Nos vies valent plus que leurs profits La régression sociale ne se négocie pas, elle se combat ! Les Fralib de Gémenos jusqu'à la Bonne Mère - SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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L'appel national de la CGT à venir soutenir les grévistes a été entendu

 Rien, pour l'heure, ne semble entamer leur détermination. Plus d'un an après l'annonce de la fermeture de leur usine, les Fralib ont à nouveau fait entendre leur voix hier, lors d'une journée de manifestation à laquelle ont participé près de 600 cégétistes venus des quatre coins du pays en train, en voiture ou en bus.

À l'appel de la Fnaf CGT (Fédération nationale agroalimentaire et forestière), tous se sont retrouvés hier matin devant l'usine Fralib de Gémenos, avec sur le dos un tee-shirt slogan : "Unilever tue l'emploi". Marie-José, 59 ans, salariée de Barry-Callebaut, a passé 6 heures dans le bus pour venir de Dijon. Gaëtan, 61 ans, retraité d'une cave coopérative, est arrivé de l'Aude, après cinq heures de voiture, en compagnie d'une vingtaine de "collègues de la CGT", ramassés à "Narbonne, Béziers et Nîmes".

Du Havre à Bordeaux en passant par Nantes, tous sont venus manisfester

À leurs côtés, des délégations parties du Havre, de Nantes, de Bordeaux, de Toulouse, d'Avignon, d'Arles…, issues d'entreprises comme Moët et Chandon, Bollinger, Bonduelle, Heinz ou Bleu de Bresse. Avec la même volonté affichée : "Empêcher la fermeture" de l'usine provençale et "sa délocalisation en Pologne". "Ce n'est qu'en montrant notre nombre, notre force, que l'on pourra faire fléchir des groupes comme Unilever", martelait Gaëtan en allant récupérer sa barquette de paella.

Car avant de rejoindre Marseille dans l'après-midi, les grévistes et leurs supporters ont cuit 50 kg de riz pour restaurer les troupes, gonflées à bloc par le spectacle d'Audrey Vernon. La jeune comédienne, speakerine sur Canal plus Décalé, a épousé depuis le début de l'année la cause des Fralib. En juillet, elle leur présentait son spectacle, "Comment épouser un milliardaire", au théâtre Silvain.

Sur fond de lecture des textes de Marx

Hier, tout de rouge vêtue, elle était de retour devant eux pour une lecture de correspondances entre Marx, son épouse Jenny et leur meilleur ami, Friedrich Engels. "Jouer et dire des textes comme ceux de Marx dans ce lieu (l'usine) est artistiquement intéressant, explique-t-elle. Ça n'a pas la même portée que sur une scène traditionnelle. Je suis très heureuse de venir jouer ici. C'est plus de communication avec le public, car il sait que ce que je dis n'est pas caricatural."

Le spectacle achevé, la paella engloutie, les manifestants ont pris la direction de Marseille, pour une manif en trois étapes. D'abord Notre-Dame-de-la-Garde, "parce que la Bonne Mère, c'est comme notre marque, L'Eléphant, c'est le patrimoine de Marseille, soulignait Olivier Leberquier, un des deux chefs de file des grévistes,et parce qu'il ne viendrait à personne l'idée de délocaliser ce patrimoine en Pologne ou en Belgique."

"Nous sommes loin d'être morts"

Dans la foulée, les manifestants ont rejoint la place du général de Gaulle, où siège le Medef des Bouches-du-Rhône, organisant un pilonnage en règle de la façade avec des sachets de peinture verte et rouge. Fumigènes à la main, les salariés en grève criaient sous les fenêtres du syndicat patronal "Fralib vivra". Vers 17 heures, le cortège s'est déplacé jusque sur le Vieux-Port, bloquant la circulation sur l'ex-quai des Belges, désormais baptisé quai de la Fraternité.

Juché sur un camion, Olivier Leberquier continuait de motiver les troupes. "Ils veulent faire croire que c'est la fin, mais nous sommes loin d'être morts", martelait-il avant la dislocation de la manif, assurant que "même les coups de matraque" ne leur feraient "pas baisser la tête."

En attendant que la procédure de fermeture de l'usine soit examinée par la cour d'appel d'Aix, le 19 octobre, Olivier Leberquier continue de réclamer au nom des Fralib qu'Unilever cède la marque Eléphant à ses futurs ex-salariés pour que l'usine continue de tourner. Mais ça, c'est une autre histoire.

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