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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #INFO importante usine

Lors du CE du vendredi 24 juin, nous avons interpellé la direction sur la précarité qui est toujours en hausse et le renouvellement des contrats à la semaine n’arrange en rien au bon déroulement de l’usine et néglige les conditions de travail. Nous avons proposé à la direction de faire de longs contrats sur les postes où l’on connait très bien les besoins sur l’année. (Proposition que nous relançons chaque année)

 La direction nous répond qu’elle est entrain d’étudier sur l’externalisation des services afin de réduire le nombre d’intérims. Nous avons très bien compris la vision de notre direction, c’est de réduire les coûts sur la main d’œuvre en faisant appel à de la sous-traitance comme par exemple GSF, c’est déjà le cas à Saint Vulbas (produit SUN).

La direction n’a aucune limite quand il s’agit de faire des économies, on connait tous la différence sur les salaires entre un intérimaire et une personne travaillant chez GSF, le taux horaire n’est pas du tout le même ainsi que les primes. En faisant appel à la sous-traitance, la direction vise à baisser les coûts au plus bas (sans parler de la remise en cause des contrats annuels ou triennal) et il est difficile à croire qu’en payant une personne moins cher, la prestation sera de la même hauteur que nous connaissons actuellement.

 Quel coefficient aura cette personne, quel sera le détail de son contrat, pourra t-il intervenir comme le fait actuellement un approvisionneur intérimaire ainsi que les interventions sur les machines, les transfos… ?

Les postes visés  aujourd’hui seraient les approvisionneurs mais qui nous dit que leur étude ne va pas plus loin, c’est une remise en cause de plusieurs fonctions, personne n’est à l’abri.

On comprend maintenant le terme de notre direction quand elle dit « il faut être compétitif » ceci se résume à plus de profitabilité au détriment des salariés, encore une fois.

 On voit venir la direction du genre, vous n’êtes jamais content on essaie de réduire la précarité et de titulariser les postes et encore maintenant vous trouvez à redire. On n’est pas dupe, si ce genre de système se met en place, c’est une nouvelle dégradation des conditions de travail, une remise en cause des coefficients et des salaires.

On a vu le résultat autour de nous d’avoir externalisé certains services, la remise en cause de certains prestataires et de leurs prestations entre autres GSF, la maintenance, service sécurité, service informatique et service paie…

Si c’est ce genre de ressources que la direction compte mettre en place eh bien elle se fout de nous !

 Pourquoi dans une période où le sous effectif est flagrant, la direction s’oriente-t-elle vers la sous traitance plutôt que d’embaucher ?

L’externalisation et la sous-traitance permettent au patronat de forcer son avantage dans la lutte qui l’oppose aux salariés. En divisant les travailleurs en filiales et sociétés distinctes, il fragilise les solidarités entre salariés. A l’inverse, la concentration des salariés dans une même entité place les capitalistes face à l’opposition frontale d’un ou plusieurs syndicats organisant le personnel. C’est un avantage considérable pour porter des revendications salariales ou lutter contre des licenciements. C’est ce rapport de force qui a permis, par le passé, d’obtenir toute une série d’acquis pour les salariés des grandes entreprises : des progrès dans les conditions de travail, des minima salariaux supérieurs à la convention collective, des primes de treizième voire de quatorzième mois, des droits syndicaux qui vont au-delà de ceux prévus par le code du travail, etc.

En termes de gestion, cela peut paraître irrationnel. Mais c’est au contraire rigoureusement planifié, dans le but de diviser les salariés et de tirer les conditions de travail et les salaires vers le bas. Cet émiettement des contrats a pour effet de verser des micro-salaires à des salariés qui se trouvent employés pour à peine quelques heures par semaine. Cette précarité favorise la soumission des travailleurs.

Comment faut-il le voir ?  Aux yeux de notre directeur il y en va de la pérennité du site !

On nous bourre le crâne avec la compétitivité et l’avenir du site pour pouvoir justifier leur manière de faire et ceux malgré les 29 millions d’€ de bénéfice pour l’exercice de 2010(résultat usine de Le-Meux et Saint Vulbas), ce n’est jamais assez, que faut-il de plus !

 

                                                                                                                          

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