SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Les dividendes et rachats d'actions des sociétés du CAC 40 ont atteint leur plus haut niveau historique en 2021

Selon les données publiées par la lettre de Vernimmen, la somme des dividendes versés en numéraires (donc hors dividendes versés en actions qui ont représenté l'équivalent de 30,5 milliards d’euros) et des rachats d'actions réalisés par les sociétés du CAC 40 a atteint un nouveau record en 2021. Ainsi, ce sont 69,4 milliards d'euros qui ont été versés aux actionnaires du CAC 40, un chiffre en très forte progression par rapport à 2020 (+93%).

Même en écartant l'exercice 2020, année particulière, car marquée par des incitations gouvernementales à ne pas verser de dividendes (incitations pas toujours suivies), la hausse est très forte : +15% par rapport à 2019. Les versements de dividendes et rachats d'actions sont particulièrement concentrés sur quelques groupes. Six d'entre eux concentrent ainsi la moitié des dividendes et rachats d'actions du CAC 40 : L’Oréal (12,3 Md€), TotalEnergies (7,1 Md€) et Sanofi (4,4 Md€), Stellantis (4,2 Md€), AXA (4 Md€) et ArcelorMittal (4 Md€).

Ces chiffres illustrent deux choses. Premièrement, la très bonne santé économique et financière des grands groupes dont les profits cumulés, selon l’estimation réalisée par l’agence Bloomberg à partir des prévisions des analystes au 28 janvier, devrait atteindre les 137 milliards d’euros en 2021 (contre 39 Mds€ en 2020). Deuxièmement, cette performance économique et financière profite d'abord aux actionnaires. Le taux de distribution des entreprises du CAC 40, soit la part du profit distribuée en dividendes aux actionnaires, s'est ainsi établi à 64 % en 2021. Cette part monte à 98 % en tenant compte des rachats d'actions...laissant 2% seulement du profit dans les caisses de l'entreprise. Les actionnaires de ces groupes ont également pu profiter de l'envolée des cours de bourse du CAC 40, qui a dépassé les 7 000 points fin 2021, pour la première fois de son histoire. Cela signifie que 1 000 € investis dans les 40 principales entreprises cotées à la bourse de Paris en 1987  (année de la création du CAC 40) valent 7 000 € aujourd’hui.

Pour les 5 millions de salariés des entreprises du CAC40, ces 69 milliards d'euros de coût du capital représentent l'équivalent d'une enveloppe annuelle de 14 000€ par tête. Dans un contexte de reprise économique et de hausse importante de l'inflation (+2,8% fin décembre 2021 avec des prévisions jusqu'à +3,5% au cours de l'année 2022), cette exubérance du coût du capital, dont les entreprises du CAC40 nous donnent ici une illustration, pose avec acuité la question du partage des profits des entreprises et de la hausse des salaires. Il n'est pas à douter que ce seront les enjeux des mois à venir.

 

Publié par JDS

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

LES SYNDICALISTES ALERTENT et appellent à soutenir la pétition :

https://energie-publique.fr

 

La privatisation de l'électricité nuit gravement à votre facture !

Les salariés et leurs représentants des CSEC EDF et Enedis vous alertent sur le lien entre l’augmentation des prix de l’électricité et la privatisation du secteur de l’énergie.

La baisse générale des prix promise par l’ouverture à la concurrence n’a jamais eu lieu. Au contraire, elle a fait place à un mouvement massif de hausse tarifaire. Entre 2006 et 2020, les tarifs de l’électricité ont augmenté de 60% (étude INSEE).

L’envolée des prix sur le marché est devenue à tel point incontrôlable que certains concurrents sont aujourd’hui dans l’incapacité d’assurer leurs livraisons d’électricité et appellent directement leurs « clients » à redevenir des « usagers » d’EDF.

Face à cela, la seule réponse de l’État est de continuer l’affaiblissement d’EDF en obligeant l’Entreprise publique à vendre sa production d’électricité à perte à ses concurrents, via le mécanisme de marché absurde de l’Arenh.

Les dernières mesures gouvernementales viennent amplifier ce mouvement.

Si « le bouclier tarifaire » (augmentation du volume d’Arenh, baisse des taxes) permet à très court terme une limitation de la hausse des tarifs, ces mesures viennent impacter à long terme la viabilité d’EDF. Là où l’entreprise compte déjà 13 milliards d’euros de pertes dues à l’Arenh, ces décisions amputent de nouveau ses comptes de 8 milliards d’euros.

Cette situation révèle  l’échec complet de l’ouverture à la concurrence imposée au service public de l’électricité.

Ce processus de privatisation a gravement remis en cause l’indépendance énergétique française et est à la source de l’explosion des prix de l’électricité.

La seule solution pour une électricité accessible au prix maîtrisé et stable c’est la renationalisation d’EDF et la sortie du marché de l’électricité :

Vidéo explication hausse des prix

Continuons à faire grandir la mobilisation pour exiger :

 le bilan des 25 dernières années d’ouverture à la concurrence

 la sortie de l’électricité du marché pour relever les défis climatiques et garantir des prix maîtrisés

 l'abandon du système concurrentiel et le retour au service public de l’énergie garantissant notre indépendance énergétique

 

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Le nombre de demandeurs d'emploi sans aucune activité a baissé de 12,6 % en un an, cocoricorisent le ministère de l'Emploi(sic) et son valet, la direction de Pôle Emploi. Mais ces chiffres, dans un contexte évident de campagne présidentielle, doivent être scrutés en détail.

 

La baisse de 12,6 % ne concerne que les chômeurs de catégorie A, ceux qui n'ont aucune activité. Mais cela ne signifie pas que toutes les personnes concernées aient trouvé un emploi durable et de qualité.

En effet, le nombre des chômeurs de catégorie C a lui augmenté de 8,6% en un an. Cette catégorie regroupe les personnes qui ont travaillé plus de 78 heures sur un mois. Salariés à temps partiel ou en contrat court, ils ne peuvent pas vivre de leur seul salaire et restent donc inscrits comme chômeurs, à la recherche d'un autre emploi, plus rémunérateur ou plus pérenne.

Les salariés les moins qualifiés subissent une reprise par l'emploi précaire. Or, ce sont précisément sur ces travailleurs précaires que pèse la récente réforme de l'assurance chômage, en réduisant leurs allocations. Ils sont désormais plus contraints de répondre favorablement à une offre d'emploi, même si elle ne correspond pas à ce qu'ils cherchent.

Les radiations administratives, prononcées envers des chômeurs dont Pôle Emploi considère qu'ils n'ont pas respecté leurs obligations, ont augmenté de 44 % en un an.

"Il y a une reprise de l'emploi mais avec une reprise de la précarité", résume Denis Gravouil, du bureau confédéral de la CGT.

Du coup, concernant le chômage, ce qu'aurait dû dire le gouvernement :

Chômage en baisse; le gouvernement manipule les chiffres

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

CGT RATP était en direct.

1 j 
Rassemblement des agents en cours qui expriment leur colère face à la provocation de la Direction. + 0,4 % hors salaire fixe. INACCEPTABLE !


LA RATP PRÉVOIT UNE NOUVELLE GRÈVE DANS LES TRANSPORTS À LA RENTRÉE
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Par Graziella L. · Publié le 19 février 2022
 
https://www.sortiraparis.com/
 
Après la journée noire dans les transports de ce vendredi 18 février, le trafic a repris normalement. Mais les syndicats de la RATP indiquent que la discussion est « au point mort » et envisagent une nouvelle grève à la rentrée.

Le trafic est revenu à la normale ce samedi matin, mais devrait bientôt être de nouveau interrompu. Le représentant du syndicat SUD Rail, Fabien Villedieu, a déclaré à RMC que les grèves s’arrêteraient « à partir du moment où on écoutera les salariés« . Il décrit une « colère froide qui monte » et qui risque de mener à de nouvelles grèves le 7 mars 2022, à la rentrée. « On ne s’interdit rien et la rentrée pourrait être chaude« , prévient Laurent Djebali, de Force ouvrière, alors que la direction de la RATP a indiqué que les négociations annuelles étaient « terminées« .

Les organisations syndicales réclament 3% d’augmentation par an, tandis que la direction a proposé 0,4%, un souci au regard de l’inflation car « le pouvoir d’achat des salariés a fondu en 10 ans », selon Arole Lamasse, secrétaire général de l’UNSA-RATP. La suite du mouvement de grève sera définie « dans les 15 prochains jours« , après cette grève historique et massive qui a mené à la fermeture de 8 lignes de métro parisiennes, un jour de départ en vacances.

Publié par anti-K

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Macron et la réalité

Publié par anti-K

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
En France, ce 18 février, les grèves se multiplient dans tous les secteurs : RATP, Total, Dassault Aviation, RATP, Assurances
En France, ce 18 février, les grèves se multiplient dans tous les secteurs : RATP, Total, Dassault Aviation, RATP, Assurances
En France, ce 18 février, les grèves se multiplient dans tous les secteurs : RATP, Total, Dassault Aviation, RATP, Assurances
Grève à la RATP vendredi 18 février :
le trafic sera interrompu sur huit lignes de métro

Le trafic sera également très perturbé sur les lignes A et B du RER. Six lignes de métro ne seront que partiellement ouvertes, uniquement aux heures de pointe.

En France, ce 18 février, les grèves se multiplient dans tous les secteurs : RATP, Total, Dassault Aviation, RATP, Assurances
En France, ce 18 février, les grèves se multiplient dans tous les secteurs : RATP, Total, Dassault Aviation, RATP, Assurances

Plusieurs sites de Total étaient affectés jeudi par un mouvement de grève lancé par la CGT et lié à des négociations salariales, qui dans certains cas s'est ajouté à des blocages de "gilets jaunes", ont indiqué des sources concordantes.

Jeudi soir, à l'issue d'une journée de négociations salariales avec l'Ufip (Union française des industries pétrolières), les syndicats FO et CGT ont appelé les personnels "du secteur pétrolier à intensifier la grève, engager des arrêts d'installation, bloquer les expéditions, la production et la distribution".

Ils réclament dans un communiqué le "maintien de primes" et l'"ouverture immédiate" de négociations salariales "dans les groupes et entreprises du pétrole".

"Les expéditions de produits des raffineries de Normandie, Grandpuits et Donges sont bloquées en raison d’un mouvement social lié aux négociations annuelles obligatoires qui ont lieu aujourd'hui au niveau de la branche", avait auparavant indiqué une porte-parole de Total.

"Le dépôt de la bioraffinerie de La Mède est également concerné", avait-elle ajouté.

Selon des sources syndicales, ce dépôt des Bouches-du-Rhône était paralysé jeudi par une grève à l'appel de la CGT, plusieurs salariés salariés grévistes occupant le rond-point d'accès à la plateforme Total, déjà bloquée par des "gilets jaunes".

Selon Fabien Cros, élu CGT, la grève de 24 heures reconductible était suivie par 87% des salariés postés (en équipes successives alternantes, ndlr) jeudi matin. "Aucun produit pétrolier n'entre ou ne sort du dépôt", a-t-il indiqué à l'AFP, précisant que quelque 150 grévistes CGT distribuaient des tracts sur le rond-point d'accès au site, où une cinquantaine de "gilets jaunes" avaient installé depuis plusieurs jours un barrage filtrant.

- "ras le bol total" -

A la raffinerie de Feyzin (Rhône), Michel Lavastrou, délégué CGT, a fait état d'une "grève depuis mardi", également liée aux négociations salariales de branche en cours. "L'impact sur la production est limité puisque le mouvement n'a été lancé qu'il y a 48 heures", a-t-il précisé.A

A Donges, la CGT comptabilisait "65 à 80% de grévistes" en moyenne sur les trois équipes devant se relayer sur 24 heures à partir de mercredi soir, selon le délégué syndical Christophe Hiou. Durant ce mouvement non reconductible, "l'ensemble des débits" ont été diminués et "aucun camion ou bateau" n'a quitté la raffinerie, mais ni l'usine ni l'oléoduc qui dessert le dépôt de Vern-sur-Seiche, au sud de Rennes, n'ont été arrêtés totalement, a-t-il précisé.

Jeudi après-midi, la direction avait elle recensé 61,1% de grévistes au sein de l'équipe travaillant de 13H à 21H00.

 

Emergence supplément Sud-Ouest | le Bonsens

Economie : la grève ne faiblit pas chez Dassault Aviation
Le carnet de commandes déborde mais les usines tournent au ralenti : depuis deux mois, des salariés de Dassault Aviation font grève et retardent la production pour réclamer des hausses de salaire

Alors que le groupe Dassault vient d’annoncer un nouveau contrat Rafale avec l’Indonésie, pour une quarantaine d’appareils au total, la grève lancée en décembre dernier se poursuit. « Le personnel est très remonté et on n’est pas près de lâcher », assure Paul Jasper, délégué syndical CFDT à l’usine d’Anglet (Pyrénées-Atlantiques).

 

Cible de la colère des syndicats CFDT, CGT et FO : un accord salarial signé le 17 décembre entre la direction générale et l’Unsa et la CFE-CGC (majoritaires à eux deux) prévoyant une hausse de salaire générale de 1,8 % pour les non cadres, agrémentée de 1,2 % d’augmentations individuelles.

Inacceptable pour les syndicats

Un geste inacceptable pour les trois syndicats après une année 2020 sans augmentation générale des salaires et seulement 0,5 % en 2021, en pleine crise du Covid.

D’autant que le carnet de commandes de l’avionneur compte davantage d’avions d’affaires Falcon qu’avant la crise sanitaire et d’importantes commandes pour l’avion de combat Rafale, comme celle passée en décembre par les Emirats arabes unis avec 80 Rafale. Jeudi, l’Indonésie a à son tour commandé 42 Rafale, avec une première tranche portant sur six appareils.

 

Salaires : le climat se tend dans la banque et l'assurance

Des appels à la grève fleurissent dans certains réseaux, comme chez CNP Assurances ou Crédit Mutuel Arkea, pour protester contre la politique salariale. Malgré les accords déjà conclus, les syndicats demandent plus d'efforts de la part des directions, alors que les grands groupes enregistrent des bénéfices record.

SNCF

 

Calendrier des jours de Grève  février 2022

 

Grève SNCF Aquitaine : Trafic perturbé sur TGV, Inoui, TERs, Intercités, du jeudi 17 février 20h, le vendredi 18 février toute la journée, et le samedi 19 janvier jusqu'à 8h. Des perturbations sont annoncées. Les prévisions trafic ci dessous

 

Grève et manque de personnel (crise sanitaire) sur les réseaux TERs et Transilien les jeudi 17 février, vendredi 18 février, samedi 19 février, dimanche 20 février, lundi 21 février : le trafic est perturbé sur les TERs en régions, RERs et certaines lignes de banlieues en Ile de France

 

LES GRÈVES EN COURS

Grève des bus et trams Stan à Nancy du 31 janvier au 22 mai 2022

🗓 Du 31/01/2022 au 22/05/2022
📍 Lieu : Nancy

Grève des bus et trams Ginko à Besançon depuis le 28 janvier 2022

🗓 Depuis le 28/01/2022
📍 Lieu : Besançon

Grève des AESH du Val-de-Marne dès le 10 janvier 2022

🗓 Depuis le 10/01/2022
📍 Lieu : Val-de-Marne

Grève des bus et trams Ginko

     Depuis le 28 janvier         

     Lieu  Besançon

    

 depuis le 28 janvier 2022

Grève des bus et trams Stan à Nancy du 31 janvier au 22 mai 2022

Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

REPRIS du compte twiter du PRCF

 

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
David Bongard (à gauche) devant l’entrée du tribunal judiciaire de Compiègne, le mardi 4 janvier pour défendre la demande d’expertise du CSE. - (Photo Marielle Martinez)

David Bongard (à gauche) devant l’entrée du tribunal judiciaire de Compiègne, le mardi 4 janvier pour défendre la demande d’expertise du CSE. - (Photo Marielle Martinez)

Le premier appel pour collecter des témoignages tourne court. La faute à une réception trop hachée. «  Hachée, comme les conditions de travail  », rebondit, sarcastique, Pierre qu’on tente de joindre (prénom modifié). Ce salarié d’Unilever travaille sur les lignes de production du site du Meux, d’où sortent du shampoing et du dentifrice, une usine près de Compiègne qui compte 287 CDI. Il déplore des tâches de plus en plus lourdes à effectuer. La cause ? Les coupes dans les effectifs d’intérimaires notamment, entrant dans le cadre d’un «  plan de modernisation  », selon les termes de la direction, mis en place il y a deux ans. Trente postes ont été supprimés sur une centaine dans la nouvelle organisation.

«  Cela devient très compliqué pour poser des vacances, on a du mal à prendre nos jours de repos supplémentaires  », décrit Pierre, contacté une deuxième fois, avec plus de succès.

« Les gens se baladent avec des boîtes de médocs, des ceintures dorsales »

Cet ouvrier d’une quarantaine d’années, en trois huit, fait état de douleurs aux genoux, aux épaules, aux coudes : «  Je me suis retrouvé en arrêt à cause de tendinites et de lumbagos. Les gens se baladent avec des boîtes de médocs, des ceintures dorsales. La modernisation annoncée dans la réorganisation du travail, c’est de la poudre aux yeux. Si on m’avait dit que ce serait comme ça, quand je suis entré, je n’aurais pas signé. Avant, j’étais content d’aller au travail. »

Agnès (prénom modifié), une vingtaine d’années d’ancienneté, a dû prendre plusieurs mois d’arrêt suite à une épicondylite (tendinite au coude). «  Je touche un salaire net de 1 700 euros par mois. Il faut charrier les cartons, les manipuler, les poser sur le tapis… C’est un geste répétitif et douloureux. Il y a des choses que je ne peux plus faire chez moi, comme me servir de l’ordi, ça me fait mal. Avant, on avait le temps d’aider les collègues, les nouvelles recrues ; maintenant, on ne l’a plus. » Selon Agnès, les aménagements annoncés par l’entreprise ne compensent pas : «  On a des transpalettes électriques qui tombent en panne ; et quand on tire, ce n’est pas électrique. Et tout ce qu’on demande coûte trop cher.  »

La CGT, syndicat majoritaire sur le site, tire la sonnette d’alarme sur les conditions de travail et leur impact. Un questionnaire a été réalisé auprès des salariés, sur le sujet, avec 139 réponses. «  Les retours ont été alarmants, beaucoup de stress, de douleurs. Dans les faits, l’automatisation a changé très peu de chose, indique David Bongard, secrétaire CGT du comité social et économique (CSE). Deux personnes effectuent la même quantité de travail que trois avant.  » Le syndicat a décidé de passer à la vitesse supérieure. Le CSE a ainsi demandé une expertise pour «  risque grave  », s’appuyant sur le Code du travail. La direction s’y est opposée et a saisi le tribunal qui a tranché en sa faveur (voir ci-contre).

« La réduction de personnel pèse aussi sur les bureaux »

«  Le fait d’être à flux tendu sur les postes, dans le temps, ça fait craquer les gens, souligne Pascal Carcel, syndicaliste FO. La réduction de personnel pèse aussi sur les bureaux et les services périphériques. Des robots ont été mis en place, mais il y a des problèmes sur l’un d’eux, qui change les étuis. » Et Pascal Carcel de conclure : «  On reste vigilant. Il faut remettre de l’humain ; on n’arrête pas de nous rabâcher qu’on est un centre de coûts.  »

Contactée à plusieurs reprises, la direction n’a pu être jointe.

La direction refuse l’expertise, le tribunal va dans son sens

Le comité social et économique (CSE) d’Unilever, sur le site du Meux, a voté une expertise pour risque grave, suite aux conséquences de la réorganisation du travail (le projet Muda) sur la santé des salariés. La direction a saisi le tribunal judiciaire de Compiègne pour faire annuler la délibération. L’audience civile s’est tenue le mardi 4 janvier. Le jugement, rendu le mardi 1er février, tranche en faveur de la direction.

Le tribunal considère que les résultats du questionnaire santé distribué aux salariés ne sont pas suffisamment significatifs pour caractériser l’existence d’un risque grave. «  Les attestations de témoins et la pétition versées aux débats tendent à démontrer une fatigabilité accrue chez certains salariés depuis la mise en place du Muda, courant 2019  », reconnaît la juge. En revanche, «  les risques dénoncés sont globalement les mêmes que ceux qui ont mené à l’organisation d’une première expertise, dont les conclusions semblent toujours d’actualité, ce que la direction, qui met en avant les actions déjà réalisées et les initiatives en cours pour prévenir les risques de troubles musculo-squelettiques (TMS) et psychosociaux, ne conteste pas  ». La magistrate se réfère à un rapport rendu en mai 2018, après déjà une demande d’expertise du CSE.

Enfin, le tribunal relève l’absence d’indicateur comme des alertes du médecin du travail et retient le manque de chiffres «  tels qu’une hausse de l’absentéisme, des accidents du travail ou des signalements TMS  ». La CGT n’exclut pas d’engager un recours.

Publié par courrier-picard.fr

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

 

La RATP a fait état lundi d'un "désaccord" persistant avec les syndicats sur la question des salaires à quatre jours d'une grève unitaire, la direction disant avoir proposé une augmentation moyenne de 2,7% en 2022.

Direction et syndicats "ont convenu d'un constat de désaccord alors que doit se tenir cette semaine un deuxième cycle d'audiences sur les NAO (négociations annuelles obligatoires, NDLR) ainsi que la séance de négociation en multilatérale" vendredi, a affirmé la RATP dans un communiqué.

Ce texte a été diffusé après une rencontre entre la direction et les quatre syndicats représentatifs (CGT, FO, Unsa et CFE-CGC). Ces derniers, avec la quasi-totalité des autres organisations syndicales de la régie, ont lancé pour vendredi un appel à la grève afin de demander une revalorisation salariale substantielle.

Selon ces syndicats, la direction générale de l'entreprise publique a proposé pour l'année en cours une augmentation de 0,4% "à saupoudrer en diverses mesures sociales".

Mais la direction a contesté ce chiffre, évoquant pour 2022 "une augmentation de 2,7% des rémunérations en moyenne" après 2,1% en 2021, et une indemnité de "maintien de pouvoir d'achat" visant à compenser l'inflation.

Cette hausse est un mix entre l'avancement et l'ancienneté (+1,8%), des mesures catégorielles (+0,5%) et les mesures transverses qui concernent l'ensemble des salariés de la RATP (+0,4%). C'est sur ce dernier chiffre que s'appuient les organisations syndicales pour contester la proposition de la direction.

Cette dernière a en outre fait miroiter un intéressement qui "pourrait être supérieur à celui des années précédentes". "Ces dernières années, l'intéressement a été d'environ 1.000 euros net annuels", a-t-elle précisé.

D'après la direction, "ce sont donc plus de 100 millions d'euros qui seront redistribués aux salariés en 2022" au total.

De son côté, la CGT, premier syndicat du groupe, demande 3% de revalorisation annuelle sur les trois prochaines années.

Sans attendre mercredi soir, quand elle donnera une évaluation des conséquences de la grève sur le trafic, la RATP a invité lundi "tous les voyageurs qui en ont la possibilité à différer leur déplacement sur le réseau" vendredi.

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Grève chez Louis Vuitton. 5 maroquineries se mobilisent pour exiger une augmentation des salaires

Ce sera la deuxième grève au sein du groupe LVMH en quelques mois. Après Sephora, ce sera ce jeudi au tour des salariés de Louis Vuitton de se mettre en grève contre un plan de la direction visant à augmenter le temps de travail. Une occasion d’exprimer des problèmes bien plus profonds pour les salariés.

Augmentez les salaires !

Crédits photo : Miguel MEDINA / AFP

Ce jeudi 10 février, les salariés de Louis Vuitton sont en grève suite à l’appel de la CGT et de la CFDT. Ce seront au total cinq des dix-huit maroquineries du groupe qui se sont mobilisées à travers la France afin de protester contre un plan de la direction qui cherche à imposer un nouvel accord sur le temps de travail, autrement dit, à dégrader les conditions de travail déjà très difficiles.

Ainsi, comme le rapporte le Monde, les syndicats revendiquent « une revalorisation salariale  », expliquant par la même occasion que «  le taux horaire d’un salarié ayant quinze ans d’ancienneté  » est de « 14 euros  », à peine plus que le SMIC. Bien loin de l’image « bling-bling » véhiculée par la marque, la réalité des salariés est tout autre, comme l’alarment les syndicats mentionnant la pression et les cadences infernales imposées par la direction.

Cette mobilisation n’est pas la première au sein du groupe LVMH qui a engrangé 64,4 milliards d’euros en 2021. Des chiffres exorbitants réalisés pendant la crise sanitaire grâce aux salariés qui ont dû travailler dans des conditions très difficiles du fait de la situation sanitaire.

En effet, comme l’exprimaient déjà les salariés de chez Sephora, appartenant également à LVMH, engagés dans une grève en novembre dernier, ces bénéfices faramineux iront directement dans les poches des patrons et des actionnaires, et en aucun cas dans celles des travailleurs. « Bénéfices records pour les actionnaires, 0 euro pour les salariés  »,«  Bernard Arnault, partage le magot !  » pouvait-on lire déjà à l’époque sur les pancartes des grévistes.

Cette nouvelle grève, qui fait écho à celle des salariés de Séphora, résonne également avec celles réalisées par les travailleurs de Décathlon, Leroy-Merlin ou encore Labeyrie, en fin d’année dernière. Tout autant d’entreprises dont les salariés étaient en seconde ligne durant la crise du COVID-19 et qui relèvent la tête face à leurs conditions de travail continuellement dégradée malgré l’effort demandé pendant la crise. Un phénomène qui exprime une réelle colère dans un secteur qui n’a pourtant pas l’habitude de se mobiliser.

En ce sens, afin de répondre aux aspirations des salariés qui n’en peuvent plus du mépris du patronat qui n’a fait que s’enrichir, le CAC 40 ayant encore réalisé des bénéfices record, il faut imposer une lutte déterminée pour espérer gagner comme l’ont fait les salariés de Neuhauser qui ont obtenu des embauches et une diminution du temps de travail !

Plus largement, il faut imposer une augmentation généralisée des salaires ainsi qu’un véritable partage du temps de travail entre toutes et tous. Contre l’hypocrisie du grand patronat qui n’a pour objectif que d’élargir ses marges sur le dos des salariés, exigeons l’ouverture des livres de comptes pour dévoiler à tous les profits astronomiques qu’ils ont réalisés sur la sueur des travailleurs !

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Grève massive pour les salaires : trois usines Lustucru à l’arrêt

Depuis lundi soir, 90% ouvriers des usines Lustucru dans le Rhône et la Loire sont en grève pour exiger une augmentation de salaires. La colère est généralisée et après deux ans de crise sanitaire les bénéfices record ont mis le feu aux poudres.

Conditions de vie

Crédit photo : BFM

Depuis lundi, les sites de Lorette, de Communay et de Saint-Genis-Laval, dans le Rhône et la Loire, sont paralysés par une grève de 90% des ouvriers de ces usines Lustucru. La revendication au cœur de la lutte : une augmentation des salaires de 150€ bruts par mois. Une représentante de l’intersyndicale –CGT, FO, UNSA- confiait ce vendredi à l’AFP : « Les trois sites de production et le site logistique répartis entre Lorette (Loire), Communay et Saint-Genis-Laval, dans le Rhône, qui comptent 420 salariés, sont toujours à l’arrêt à l’issue de cinq réunions infructueuses de négociations annuelles obligatoires des salaires pour 2022 ».

La colère est généralisée, et les bénéfices record touchés par les actionnaires ont mis le feu aux poudres. Et pour cause le groupe Ebro Foods, propriétaire de Lustucru, a vu ses bénéfices nets augmenter d’environ 36% grâce à la crise sanitaire et, selon Le Progrès : « le chiffre d’affaires 2021 de l’entreprise, qui dépasse les 150 millions d’euros, aurait affiché une progression de plus de 8 % pour un bénéfice (avant intérêts et impôts) de plus de 10 millions d’euros. » Sans surprise les travailleurs n’ont pas vu la couleur de cet argent, c’est ce que confiaient des grévistes au micro du même journal : « Ils ont affiché dans les locaux que l’entreprise venait de réaliser une année exceptionnelle, avec un record des ventes. Déjà, l’entreprise tournait bien, mais c’est encore mieux depuis la crise sanitaire… Nous aussi, on veut notre part du gâteau. Ils font des bénéfices énormes et ne veulent pas partager. »

De plus, selon Christophe Giraud, conducteur de machine, représentant du personnel et délégué FO pour France bleu « Ils sont en train d’agrandir le site pour pouvoir y produire de la farce, c’est une extension à plus de 13 millions d’euros. Donc ils ont les moyens. C’est bien d’investir dans l’entreprise, mais il faut aussi penser aux salariés ».

Et c’est pour défendre leurs droits et leurs conditions de vie que les travailleurs se sont mis en grève. A la très minime augmentation de 50€ proposés dans le cadre des Négociations Annuelles Obligatoires, ils opposent et exigent une hausse généralisée de 150€ bruts par mois. Mais selon Stéphane Bonnet, salarié sur le site de la Lorette et délégué syndical central FO, pour le Figaro : « À l’issue d’une réunion infructueuse qui s’est tenue jeudi après-midi, la direction nous a dit qu’elle ne voulait pas reprendre les négociations. Donc, la grève se poursuit jusqu’à la semaine prochaine. » Selon les grévistes, ce mouvement pourrait durer, d’autant plus que, comme explique Mehdi, conducteur de ligne qui gère les machines de production, à France bleu « On n’a rien à perdre, avec nos bas salaires… On charbonne du matin au soir, l’usine tourne sept jours sur sept, et à la fin on ne récolte rien. On se sent comme des pions. »

Cette grève est loin d’être isolée : les mouvements pour la revalorisation des salaires se multiplient dans divers secteurs, le groupe LVMH est secoué par une grève dans cinq maroquineries, dans l’aéronotique chez Satys Cornebarrieu des revendications semblables se font entendre ou encore dans le secteur automobile avec la grève d’ISS, sous-traitant de PSA-Poissy. La grève des salariés du groupe Lustucru est un mouvement de plus dans la séquence actuelle où les travailleurs et les travailleuses sont de plus en plus nombreux à se mettre pour revendiquer des salaires à la hauteur d’une vie digne.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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