SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Cette volonté se manifeste avec éclat chez AIRBUS, chez RENAULT ...

Et ce n'est pas le dialogue social, l'acceptation des  Accord de Performance Collective (APC)   , l'acceptation du chantage aux fermetures, aux délocalisations qui va permettre d'enrayer cette machination funeste.

Ce que révèle la situation : le marché est impuissant à faire face à la crise.

L'intervention de la puissance publique est une nécessité.

Mais l'oligarchie, le patronat et le pouvoir macronien entendent utiliser les deniers publics et les mettre au service des seuls intérêts actionnaires, sans bien sûr sans la moindre contrainte.

Mettant l'argent public, celui des citoyens sous la dépendance des seuls intérêts privés, sous couvert de la sauvegarde des " entreprises stratégiques".

Au-delà donc de la question de la défense urgente et primordiale de l'emploi ce qui est en jeu c'est le contrôle par les travailleurs eux-mêmes de la production, de ses finalités afin de la soustraire aux prédations du profit capitaliste.

 

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INDUSTRIE, ce qui ne change pas c'est la volonté politique patronale et du pouvoir de faire payer la crise aux travailleurs

Dans le secteur de l’aviation la cure d’austérité continue. Après Boeing, Daher, General Electric ou encore Bombardier c’est au tour du géant français d’annoncer un vaste plan de réduction d’effectifs. La résolution d’une crise historique semble devoir se penser sur le dos des travailleurs pour le patronat du secteur, à l’heure où les salariés font de plus en plus figure de variable d’ajustement.

Vendredi 24 avril, le président exécutif de Airbus envoyait un courrier à l’ensemble de ses salariés. Guillaume Faury revenait sur la crise traversée par l’entreprise pendant le confinement, qui a conduit à une chute de 30 % de l’activité du groupe. Le président de l’exécutif expliquait : « « Nous avons agi rapidement pour obtenir des lignes de crédit supplémentaires de quelque 15 milliards d’euros. Elles nous donnent la souplesse et le temps nécessaires pour adapter et redimensionner notre entreprise. Mais nous devons maintenant agir de toute urgence pour réduire nos dépenses, rétablir notre équilibre financier et, en fin de compte, reprendre le contrôle de notre destin. »

Un courrier qui dessinait encore alors des perspectives extrêmement floues mais qui déjà laissait présager d’une suppression d’effectifs et d’une vague de licenciements. Le samedi 20 juin l’envoi d’un nouveau mail de Guillaume Faury venait confirmer cette hypothèse. Le président du groupe, estimant que le niveau de trafic aérien ne serait pas retrouvé avant 2023 « au mieux », « voire 2025 » avance que des décisions « amères et difficiles » seront prises « avant fin juillet ». Le groupe qui a déjà réduit sa production de 40% pour 2020 et 2021 annoncera « avant fin juillet » un nouveau « plan d’adaptation ».

 

18 000 postes menacés ?
 

Airbus devrait très sévèrement réduire ses effectifs. Se justifiant par les pertes de liquidité de l’entreprise, Guillaume Faury explique : « L’ampleur de la crise du COVID-19 pour notre secteur impose à Airbus de s’adapter. Cette adaptation signifie en fait une réduction significative du format de notre entreprise ».

Ainsi l’ampleur des coupes pourrait s’avérer particulièrement terrible, 10 000 à 13 000 emplois seraient menacés. A Toulouse, au siège du groupe on estime même que celles-ci pourraient concerner 18 000 emplois : « Tous les ans, Airbus renouvelle environ 6000 postes suite à des départs en retraite. L’idée serait de ne plus les remplacer pendant deux à trois ans. En ajoutant des mesures pour stimuler les départs volontaires, Airbus pourrait supprimer plus de 18.000 postes, sans détruire l’emploi existant ».

Une vague de suppressions d’emplois qui s’accompagne d’une revue de projet pour le groupe. Le constructeur a déjà annoncé renoncer au projet de l’E-Fan-X, un prototype d’avion hybride à propulsion électrique, et au programme NIS, qui travaillait à l’élaboration d’une nouvelle nacelle pour ses A320. Près 400 emplois seraient directement concernés par cette décision.

Des suppressions d’effectifs qui font craindre à une véritable onde de choc dans l’ensemble du secteur et qui menace directement les sous-traitants de l’aéronautique. Avant même cette annonce, de nombreux prestataires avaient vu leurs contrats interrompus, et des intérimaires leurs emplois disparaitre. Eric Marlot notait il y a quelques semaines pour France 3 Occitane :« « Si Airbus est touché de plein fouet, l’onde de choc se propage jusque chez les sous-traitants, très nombreux en Occitanie. Les plus petits d’entre eux pourraient même ne pas s’en remettre. Certes, les fluctuations de cadence sont monnaie courante dans l’aéronautique et les sous-traitants sont habitués à devoir faire face à des périodes de forte activité suivies de périodes plus calmes mais c’est la première fois qu’ils sont confrontés à une telle crise. ». Ce sont donc en réalité bien plus que 18 000 emplois qui pourraient être menacés par le plan de restructuration d’Airbus annoncé pour fin juillet.

 

Un plan de relance à 15 milliards et de milliers de licenciement
 

La décision d’Airbus d’un plan de restructuration massif est choquante alors qu’il y a quelques semaines le gouvernement actait d’un plan de relance de 15 milliards d’euros dans le secteur. Le mardi 9 juin, Bruno le Maire détaillait en grandes pompes le plan de relance de l’industrie aéronautique. Le ministre de l’économie annonçait donc 15 milliards pour « sauver des emplois » et « transformer des PME ».

Derrière ce discours rassurant, le plan de Bruno Le Maire vient donc avaliser les suppressions d’emplois par dizaines de milliers qui se préparent dans le secteur aéronautique. Après Renault et Air France, Airbus s’engage à mettre en œuvre toute sorte de plans de réajustements, de suppressions de postes, de licenciements. Une nouvelle démonstration que ces milliards d’euros données au grand patronat ne servent en aucun cas à « maintenir l’emploi » mais bien à engraisser les grands capitalistes qui feront payer le cout de la crise aux travailleurs.

 

Ce n’est pas aux salariés de payer la crise
 

Airbus s’apprête donc à rejoindre la liste des acteurs majeurs de l’aéronautique à avoir annoncé des suppressions d’emplois. Si le secteur de l’aéronautique est particulièrement affecté par la crise économique, les directions d’entreprises, à l’image d’Airbus, tentent de la faire payer aux salariés. Cette situation est inacceptable d’autant plus quand on sait que ces mêmes entreprises se sont engraissés d’argent public moyennant le CICE et autre aide tandis qu’ils ont versés années après années des dividendes qui restent dans les poches des actionnaires et disposent de fonds de trésorerie considérables.

Face à l’argument du risque de faillite des grands groupes de l’aéronautique ou de l’automobile, face au chantage à la banqueroute il convient d’exiger de contrôler les livres de comptes, de savoir les profits, salaires, dividendes et parachutes dorés versés aux dirigeants. Alors qu’en moyenne depuis 2009, le secteur aéronautique génère une marge d’un peu plus de 10% (EBIT), et donc de plusieurs dizaines de milliards d’euros par an, les patrons utilisent l’argument économique pour faire payer aux travailleurs la crise. Gaëtan Garcia, militant au NPA-RP, et travailleur dans le secteur de l’aéronautique écrivait dans nos colonnes : « si les patrons insistent sur les difficultés économiques, on ne connaît rien sur l’ampleur de celles-ci ni sur la stratégie qu’ils comptent adopter. Où sont passés les milliards de profits accumulés depuis des années ? En moyenne depuis 2009, le secteur aéronautique génère une marge d’un peu plus de 10% (EBIT), soit plusieurs dizaines de milliards d’euros. 40 milliards en 2017 par exemple (on parle bien ici de bénéfices, et pas du chiffre d’affaire). Ces bénéfices sont d’ailleurs de plus en plus concentrés dans les donneurs d’ordre, Boeing et Airbus, qui font jouer la concurrence entre sous-traitants. Ils ont donc beau jeu aujourd’hui d’utiliser la « fragilité des petits sous-traitants » comme argument. »

Face aux suppressions d’emplois, aux baisses de salaires, il s’agit de lutter pour l’interdiction des licenciements parce que les travailleurs n’ont pas à être une variable d’ajustement. En ce sens, il convient de suivre l’exemple des salariés de Derichebourg, qui mènent une bataille exemplaire contre le chantage à l’emploi de leurs patrons ( plus de 700 licenciements ou APC- Accord de Performance Collective), et font la démonstration que seule une réponse ouvrière sans compris avec le patronat permettra d’espérer une sortie de crise qui aille dans le sens de notre classe. Ainsi dans la perspective d’une crise économique historique il s’agit d’exiger la nationalisation des entreprises qui licencient ou baissent les salaires, sous contrôle des ouvriers, une perspective qui se présente comme la seule issue contre le risque des faillites, et des licenciements au nom des profits.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE et sur FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Le capitalisme appelle gentiment plan de sauvegarde de l'emploi ce dégraissage massif dans l'effectif de ses salariés pour conforter ses profits. Et des syndicalistes usent du terme plan social dans leur jargon de partenaires très sociaux du capital.

 

Quant à l'ex-banquier d'affaires, promu justement par le Marché dans le palais présidentiel de la République, il ne s'en tient qu'à composer avec ledit Marché. Avec ses ordonnances de 2017, pire, existe l'Accord de Performance Collective: APC, baisse des salaires et des conditions de travail ou la porte.

Bref, pour satisfaire le business et les actionnaires, le massacre de l'emploi a débuté. Airbus, Nokia, Renault, HSBC, etc, etc, sans parler des coupes sèches parmi les intérimaires et la sous-traitance.

"L’accord de performance collective : un accord de tous les dangers ?", titre FO sur son site officiel. Le point d'interrogation prend ici toute sa valeur. En effet, FO montre toute son opposition à l'APC: Elle voit dans l’APC "une atteinte à un bien au sens du protocole n°1 de la CEDH, dans la mesure où l’accord collectif touche à la rémunération du salarié, élément majeur du contrat de travail, qui peut être assimilée à un bien. (...)"

Or, chez Derichebourg Aéro, FO avalise l'Accord de performance collective, puisque majoritaire avec 55% des voix dans l'entreprise.

C'est à dire la suppression de primes constituant une partie importante du revenu mensuel des travailleurs comme les paniers repas, la prime kilométrique ou encore la prime de journée de travail. Une baisse de quasi 20% de salaire pour certains dans un contexte de chômage partiel et dans l’incertitude de l’emploi. En effet, même l'APC signé, rien ne garantit  que l’emploi ne serait pas attaqué dans les prochains mois.

En 1947, FO avait quitté la CGT et s'était installée en France dans le camp du syndicalisme réformiste, celui qui trouve toujours du grain à moudre afin d'accompagner le capitalisme dans sa survie. Pour troubler plus encore le monde des travailleurs, elle s'était appelée longtemps CGT-FO. Ceci n'est pas qu'un point d'histoire et la résignation mène toujours fatalement dans l'impasse.

 

Pour ma part, je choisis plutôt cela !

Crise sociale entre licenciements et précarité

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Baisse et taux unique pour l’impôt sur les Sociétés (IS), un cadeau aux actionnaires et aux grands groupes

L’impôt sur les sociétés est une taxe prélevée sur le résultat annuel des entreprises qui réalisent leur activité commerciale habituelle sur le territoire français.

  • Pour les petites et moyennes entreprise (PME) dont le chiffre d’affaires est inférieur à 7,63 millions d’euros, un taux réduit à 15% était appliqué sur les 38 120 premiers euros de bénéfices.
  • Un taux à 28 % s’appliquait pour l’ensemble des PME jusqu’à 75 000 euros de bénéfices.
  • Pour les autres entreprises, un taux de 28 % était appliqué pour les 75 000 premiers euros de bénéfices, et 33,33 % au-delà.
Baisse et taux unique pour l’impôt sur les Sociétés (IS), un cadeau aux actionnaires et aux grands groupes

Il avait été décidé en 2016 de réduire le taux à 28% pour toutes les sociétés d’ici 2020. E. Macron et son gouvernement vont plus loin dans ce mouvement en fixant le taux cible à 25% en 2022. Le taux réduit de 15 % est maintenu.

Par cette réforme, le gouvernement prétend lutter contre l’évasion fiscale (50 milliards d’euros par an), car elle réduirait l’écart entre la taxation des bénéfices en France et la taxation des bénéfices dans le reste de l’Union européenne (taux moyen pondéré d’IS de 25,6 %, France exclue).

 

Mensonge !

 

Toujours plus pour les grands groupes et la

 

finance !

 

Le système fiscal français favorisait déjà les grands groupes qui ont une forte tendance à la financiarisation de l’économie au détriment des PME (qui ont un impact plus favorable en matière d’emploi et de salaires). L’instauration d’un taux unique à 25 % va amplifier ce phénomène.

Nombre d’entreprises bénéficient de niches fiscales dont le coût est estimé à 90 milliards pour 2017. La plus scandaleuse fut le Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) qui a coûté 16 milliards en 2017. Ce cadeau va être pérennisé en le transformant en baisse directe de « charges » patronales.

Quand à l’évasion fiscale, la réalité de la part de l’IS dans le PIB est la conjugaison d’un taux et d’une assiette : si le taux est plus fort en France que dans d’autres pays européens, l’assiette y est bien plus étroite. Le résultat est que le rendement de l’IS est plus faible en France que dans nombre de pays « développés » (2,5 % du PIB en France contre une moyenne de 2,9 %, selon l’OCDE).

De plus, les entreprises françaises préfèrent distribuer des dividendes aux actionnaires plutôt que d’investir. Une étude de l’AGEFI souligne qu’en 15 ans le volume des investissements relativement aux profits distribués a été divisé par deux.

Dans ces conditions, baisser l’IS encourage la logique actionnariale. Il vaudrait mieux que l’argent demeure dans les caisses publiques plutôt que de gonfler la rémunération des financiers.

Le différentiel entre les recettes IS 2017 et la projection du Projet de Loi de Finances 2018 affiche un manque à gagner pour l’État, à ce titre, de presque 8 milliards d’euros. C’est autant de financements qui manqueront aux politiques publiques pour répondre aux besoins de la population.

 

Plutôt que de gaver les grands groupes et les actionnaires, la CGT Finances publiques revendique :

 

  • La modulation de l’IS en fonction du comportement des entreprises en matière de salaire, d’emploi, d’investissement productif ou de préservation de l’environnement ;
  • L’abandon des exonérations et crédits d’impôts dont l’inutilité sociale et économique a été avérée ;
  • L’harmonisation de la fiscalité par le haut en Europe pour limiter l’évasion des profits des transnationales ;
  • Une véritable lutte contre les paradis fiscaux en taxant les flux financiers à destination ou en provenance de ces territoires, en obligeant les utilisateurs des paradis fiscaux à rendre des comptes, notamment en rendant publique leurs données bancaires et en les obligeant à publier des informations pays par pays ;
  • La redéfinition des conventions fiscales internationales pour bloquer l’évasion fiscale et cesser d’organiser la taxation de valeur dans les pays d’origine des capitaux et des centres de décisions.

Publié par financespubliques.cgt.fr

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

L’ampleur du massacre de l’emploi se précise chez Airbus. C’est dans un mail adressé aux 140 000 salariés d’Airbus que le président du groupe a cherché à préparer les esprits. Des décisions « amères » et « difficiles » qui se traduiront par la suppression de 10 000 à 18 000 emplois. Un nouveau carnage social avec la bénédiction de l’Etat et ses 15 milliards d’aide au secteur aéronautique.

Massacre de l’emploi : « Airbus pourrait supprimer plus de 18.000 postes »

Crédits photos : afp.com/PASCAL PAVANI

Dans le secteur de l’aviation la cure d’austérité continue. Après Boeing, Daher, General Electric ou encore Bombardier c’est au tour du géant français d’annoncer un vaste plan de réduction d’effectifs. La résolution d’une crise historique semble devoir se penser sur le dos des travailleurs pour le patronat du secteur, à l’heure où les salariés font de plus en plus figure de variable d’ajustement.

Vendredi 24 avril, le président exécutif de Airbus envoyait un courrier à l’ensemble de ses salariés. Guillaume Faury revenait sur la crise traversée par l’entreprise pendant le confinement, qui a conduit à une chute de 30 % de l’activité du groupe. Le président de l’exécutif expliquait : « « Nous avons agi rapidement pour obtenir des lignes de crédit supplémentaires de quelque 15 milliards d’euros. Elles nous donnent la souplesse et le temps nécessaires pour adapter et redimensionner notre entreprise. Mais nous devons maintenant agir de toute urgence pour réduire nos dépenses, rétablir notre équilibre financier et, en fin de compte, reprendre le contrôle de notre destin. »

Un courrier qui dessinait encore alors des perspectives extrêmement floues mais qui déjà laissait présager d’une suppression d’effectifs et d’une vague de licenciements. Le samedi 20 juin l’envoi d’un nouveau mail de Guillaume Faury venait confirmer cette hypothèse. Le président du groupe, estimant que le niveau de trafic aérien ne serait pas retrouvé avant 2023 « au mieux », « voire 2025 » avance que des décisions « amères et difficiles » seront prises « avant fin juillet ». Le groupe qui a déjà réduit sa production de 40% pour 2020 et 2021 annoncera « avant fin juillet » un nouveau « plan d’adaptation ».

 

18 000 postes menacés ?

 

Airbus devrait très sévèrement réduire ses effectifs. Se justifiant par les pertes de liquidité de l’entreprise, Guillaume Faury explique : « L’ampleur de la crise du COVID-19 pour notre secteur impose à Airbus de s’adapter. Cette adaptation signifie en fait une réduction significative du format de notre entreprise ».

Ainsi l’ampleur des coupes pourrait s’avérer particulièrement terrible, 10 000 à 13 000 emplois seraient menacés. A Toulouse, au siège du groupe on estime même que celles-ci pourraient concerner 18 000 emplois : « Tous les ans, Airbus renouvelle environ 6000 postes suite à des départs en retraite. L’idée serait de ne plus les remplacer pendant deux à trois ans. En ajoutant des mesures pour stimuler les départs volontaires, Airbus pourrait supprimer plus de 18.000 postes, sans détruire l’emploi existant ».

Une vague de suppressions d’emplois qui s’accompagne d’une revue de projet pour le groupe. Le constructeur a déjà annoncé renoncer au projet de l’E-Fan-X, un prototype d’avion hybride à propulsion électrique, et au programme NIS, qui travaillait à l’élaboration d’une nouvelle nacelle pour ses A320. Près 400 emplois seraient directement concernés par cette décision.

Des suppressions d’effectifs qui font craindre à une véritable onde de choc dans l’ensemble du secteur et qui menace directement les sous-traitants de l’aéronautique. Avant même cette annonce, de nombreux prestataires avaient vu leurs contrats interrompus, et des intérimaires leurs emplois disparaitre. Eric Marlot notait il y a quelques semaines pour France 3 Occitane :« « Si Airbus est touché de plein fouet, l’onde de choc se propage jusque chez les sous-traitants, très nombreux en Occitanie. Les plus petits d’entre eux pourraient même ne pas s’en remettre. Certes, les fluctuations de cadence sont monnaie courante dans l’aéronautique et les sous-traitants sont habitués à devoir faire face à des périodes de forte activité suivies de périodes plus calmes mais c’est la première fois qu’ils sont confrontés à une telle crise. ». Ce sont donc en réalité bien plus que 18 000 emplois qui pourraient être menacés par le plan de restructuration d’Airbus annoncé pour fin juillet.

 

Un plan de relance à 15 milliards et de milliers de licenciement

 

La décision d’Airbus d’un plan de restructuration massif est choquante alors qu’il y a quelques semaines le gouvernement actait d’un plan de relance de 15 milliards d’euros dans le secteur. Le mardi 9 juin, Bruno le Maire détaillait en grandes pompes le plan de relance de l’industrie aéronautique. Le ministre de l’économie annonçait donc 15 milliards pour « sauver des emplois » et « transformer des PME ».

Derrière ce discours rassurant, le plan de Bruno Le Maire vient donc avaliser les suppressions d’emplois par dizaines de milliers qui se préparent dans le secteur aéronautique. Après Renault et Air France, Airbus s’engage à mettre en œuvre toute sorte de plans de réajustements, de suppressions de postes, de licenciements. Une nouvelle démonstration que ces milliards d’euros données au grand patronat ne servent en aucun cas à « maintenir l’emploi » mais bien à engraisser les grands capitalistes qui feront payer le cout de la crise aux travailleurs.

 

Ce n’est pas aux salariés de payer la crise

 

Airbus s’apprête donc à rejoindre la liste des acteurs majeurs de l’aéronautique à avoir annoncé des suppressions d’emplois. Si le secteur de l’aéronautique est particulièrement affecté par la crise économique, les directions d’entreprises, à l’image d’Airbus, tentent de la faire payer aux salariés. Cette situation est inacceptable d’autant plus quand on sait que ces mêmes entreprises se sont engraissés d’argent public moyennant le CICE et autre aide tandis qu’ils ont versés années après années des dividendes qui restent dans les poches des actionnaires et disposent de fonds de trésorerie considérables.

Face à l’argument du risque de faillite des grands groupes de l’aéronautique ou de l’automobile, face au chantage à la banqueroute il convient d’exiger de contrôler les livres de comptes, de savoir les profits, salaires, dividendes et parachutes dorés versés aux dirigeants. Alors qu’en moyenne depuis 2009, le secteur aéronautique génère une marge d’un peu plus de 10% (EBIT), et donc de plusieurs dizaines de milliards d’euros par an, les patrons utilisent l’argument économique pour faire payer aux travailleurs la crise. Gaëtan Garcia, militant au NPA-RP, et travailleur dans le secteur de l’aéronautique écrivait dans nos colonnes : « si les patrons insistent sur les difficultés économiques, on ne connaît rien sur l’ampleur de celles-ci ni sur la stratégie qu’ils comptent adopter. Où sont passés les milliards de profits accumulés depuis des années ? En moyenne depuis 2009, le secteur aéronautique génère une marge d’un peu plus de 10% (EBIT), soit plusieurs dizaines de milliards d’euros. 40 milliards en 2017 par exemple (on parle bien ici de bénéfices, et pas du chiffre d’affaire). Ces bénéfices sont d’ailleurs de plus en plus concentrés dans les donneurs d’ordre, Boeing et Airbus, qui font jouer la concurrence entre sous-traitants. Ils ont donc beau jeu aujourd’hui d’utiliser la « fragilité des petits sous-traitants » comme argument. »

Face aux suppressions d’emplois, aux baisses de salaires, il s’agit de lutter pour l’interdiction des licenciements parce que les travailleurs n’ont pas à être une variable d’ajustement. En ce sens, il convient de suivre l’exemple des salariés de Derichebourg, qui mènent une bataille exemplaire contre le chantage à l’emploi de leurs patrons ( plus de 700 licenciements ou APC- Accord de Performance Collective), et font la démonstration que seule une réponse ouvrière sans compris avec le patronat permettra d’espérer une sortie de crise qui aille dans le sens de notre classe. Ainsi dans la perspective d’une crise économique historique il s’agit d’exiger la nationalisation des entreprises qui licencient ou baissent les salaires, sous contrôle des ouvriers, une perspective qui se présente comme la seule issue contre le risque des faillites, et des licenciements au nom des profits.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

SOURCE : révolution permanente

Les fuites de fichiers illégaux s'enchaînent à la RATP, mettant la direction de l'entreprise dans une situation plus qu'embarrassante, elle qui voulait faire croire à un cas isolé. La découverte d'un 4e fichier, cette fois sur le centre bus d'Asnières-Pleyel, vient d'affaiblir un peu plus ses affirmations. Malaise à la direction de la RATP après la découverte d'un 4e fichier illégal de salariés

Les fuites de fichiers illégaux s'enchaînent à la RATP, mettant la direction de l'entreprise dans une situation plus qu'embarrassante, elle qui voulait faire croire à un cas isolé. La découverte d'un 4e fichier, cette fois sur le centre bus d'Asnières-Pleyel, vient d'affaiblir un peu plus ses affirmations.

 
Les pratiques illégales de la RATP ont été dévoilées ces derniers temps, révélant qu’elle procédait au fichage de ses salariés en recensant notamment le nombre de jours de grève ou d’arrêts maladies ; autant d’éléments retenus ensuite contre les salariés pour bloquer leur déroulement de carrière. Alors que la direction a voulu faire croire à un cas isolé en suspendant le directeur du centre bus de Bords-de-Marne, premier à se faire épingler, des fichiers ont été révélés sur d’autres centres, montrant qu’il s’agissait bien d’une pratique répandue au sein de la RATP, du moins au sein du département bus. Après un fichier découvert sur le dépôt de bus d’Ivry-Lebrun, c’est en effet le dépôt de Croix-Nivert-Point du Jour, dans les 15e et 16e arrondissement parisien, qui s’est également trouvé dans la tourmente. Des pratiques de la RATP d’autant plus révoltantes que c’est sur ce même dépôt qu’un an plus tôt les élus du personnel et militants CGT Cémil Kaygisiz et Michaël Libouton étaient sanctionnés de 2 mois de mise-à-pied, accusés de harcèlement envers leur direction pour leur travail quotidien en défense des salariés. Cette même direction agit quant à elle dans l’illégalité en toute impunité, puisqu’aucune mesure disciplinaire ne semble avoir été engagée à son encontre à ce jour.

Pourtant, dans une note du 4 juin 2020 faisant suite à la fuite des fichiers de Bords-de-Marne, la RATP reconnaissait elle-même l’illégalité du fichier « au regard de la loi Informatique et Libertés et au règlement européen relatif à la protection des données (RGPD) », cherchant à montrer patte blanche : « L’aspect illicite de ce fichier étant incontestable, la direction de la RATP en a immédiatement stoppé l’utilisation, et diligenté une mission d’audit ». Sa réponse toute trouvée pour se dédouaner de toute responsabilité : faire croire qu’il s’agirait d’une initiative personnelle : « Il va de soi que ce fichier est totalement contraire à la politique et aux règles de fonctionnement de la RATP ; il a été expressément retiré du processus de la commission de classement ». Les révélations en cascade prouvent néanmoins que ces pratiques sont bien plus systématiques que la RATP ne voudrait le faire croire. « On a la preuve que ce n’est pas un phénomène épisodique mais que c’est bien orchestré au sein du département bus (…) ; un acte passible de 5 ans de prison et 300.000 euros d’amende », souligne Reda Benrerbia, secrétaire général du syndicat SAT-RATP que nous avons interviewé.

Pour Ahmed Berrahal, représentant CGT sur le dépôt de bus Flandre à Pantin, où des fichiers avaient déjà été révélés en 2010, et qui vient lui-même d’être sanctionné de deux mois de mise-à-pied pour faits de grève, il est temps que ce deux-poids-deux-mesures cesse : « Pire que des voyous, ils agissent en bande organisée, et bizarrement ces gens-là sont encore dans l’entreprise ! Mais nous si on a le malheur d’être en retard ou de ne pas envoyer un arrêt maladie, c’est la porte ! » L’acharnement dont il fait l’objet s’inscrit pour lui dans la même logique : « quand tu es un militant et que tu tiens des piquets de grève, que tu dénonces des choses qui sont bien réelles... là on t’envoie en conseil de discipline pour faits de grève. Mais ces mêmes personnes qui font des fichiers illégaux, pourquoi ne sont-ils pas extradés au conseil de discipline ? Pourquoi sont-ils encore en place ? Ils doivent rendre des comptes ! »

Après la mise en demeure de la RATP par l’inspection du travail pour mise en danger de ses salariés dans le cadre de la pandémie, l’image de la direction de l’entreprise se trouve une nouvelle fois entachée par ces fichiers illégaux. Alors que la RATP criminalise l’action syndicale en sanctionnant lourdement des militants CGT comme Ahmed Berrahal et Alexandre El Gamal – qui vient d’être reconvoqué en entretien disciplinaire le 29 juin – il est plus que jamais temps de s’unir pour exiger que la direction rende des comptes, et pour imposer l’abandon des poursuites et la relaxe de tous les militants réprimés. Face aux sanctions disciplinaires, la meilleure arme restera encore et toujours la solidarité des travailleurs.

 

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Incontestablement, pour les associations écolos -et j'ose dire bobos-, les 150 Gaulois, tirés au sort, ont réalisé une avancée juridique d'importance.

Ben oui, ils proposent un double référendum sur 2 rajouts à la Constitution: "La République garantit la préservation de la biodiversité, de l'environnement et lutte contre le dérèglement climatique". Qui peut être contre?

Sauf que la Constitution grave actuellement dans le marbre que la 5e République est sociale et chacun s'aperçoit aujourd'hui où on en est sur ce sujet. Quant à notre Constitution qui accorde des pouvoirs exorbitants au président de la République, notamment celui de ne rendre aucun compte à personne, en particulier aux parlementaires soi-disant représentants de la Nation...

Le 2e rajout concerne "l'écocide", c'est à dire la condamnation de tout acte ayant causé un dommage écologique grave. Sauf que c'est déjà punissable par le Code pénal.

Bref, Macron avait institué ladite CCC en réponse à sa manière au mouvement social amené par les Gilets jaunes. Façon pour lui de mieux faire prendre les vessies pour des lanternes ou de ficher un grand coup d'épée dans l'eau. C'est comme on veut.

Greenpeace France, qui veut y croire,  affirme : "Une réponse purement symbolique aux travaux de la convention serait un désastre économique et la preuve que le président est incapable  d'emmener le pays  vers le monde d'après". Ah, le monde d'après ripoliné en vert!

Le CAC40, les 40 plus grands groupes gaulois cotés en Bourse, ont augmenté en 10 ans leurs dividendes de 70% dans notre république dite sociale. Tant que ces prédateurs, et d'autres, seront aux affaires de la France, le capitalisme aura les meilleurs jours chez nous.

Maintenant, libre à chacun de préférer un emplâtre sur une jambe de bois.

Pour autant, la France c'est toujours ça:

Convention citoyenne pour le climat: comité théodule ou pas?

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Nous continuons donc nos mobilisations, les

mardis, les jeudis et pour les deux grandes

journées d’action nationale du 30 juin et du

14 juillet.

Accord sur la santé : encore un ENFUMAGE médiatique !

Premièrement, il est clair que nous ne nous contenterons pas d’une aumône. La demande est de 300 euros nets par mois pour tous les agents. Ce n’est pas trop demander, car ce ne sera même pas suffisant pour rejoindre la moyenne des salaires des personnels de pays comparables. Une refonte des grilles de rémunérations devra donc suivre.


Deuxièmement, le gouvernement ne peut visiblement penser qu’à une seule chose à la fois car il a « oublié » nos deux autres revendications, notamment la principale qui concerne les embauches de personnels : 100 000 à l’hôpital et 200 000 dans les EHPAD. Sans embauche, aucune des promesses faites ne peut être concrétisé, notamment celle sur les remplacements.


Enfin, autre oubli, la fin des fermetures de lits, de services et d’hôpitaux. Cette revendication est incontournable et a été largement mise en avant par les citoyens qui nous ont rejoints et soutenus lors des manifestations et rassemblements du 16 juin. Par ailleurs, il s’agit aussi d’une exigence forte de très nombreux gilets jaunes qui eux aussi ont été enfumés par le fameux « grand débat » qui n’a rien changé à la politique de destruction des services publics dans les territoires.

 

Docteur Christophe Prudhomme

Praticien hospitalier SAMU 93

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CHEMINOTS CGT PERPIGNAN, train des primeurs : le gouvernement a encore menti !

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Gerzat (Puy-de-Dôme) : JEUDI 25 JUIN devant chez LUXFER !

Luxfer à Gerzat

Gerzat (Puy-de-Dôme) : JEUDI 25 JUIN devant chez LUXFER !

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Ce vendredi 19 juin, les éboueurs de l’entreprise Coved à Caen se mobilisent contre les licenciements ainsi que leurs conditions de travail. Après le licenciement de leur collègue qui a conduit à son suicide, ils ont décidé de se mettre en grève.

Grève des éboueurs à Caen suite au suicide de leur collègue licencié pour avoir bu deux bières

Crédits photo : Jacques Demarthon / AFP

Rappelons- le, vendredi 5 juin, un éboueur se donne la mort suite à son licenciement. À ce moment, nous écrivions : “Un éboueur en activité depuis plus de 26 dans l’entreprise COVED de traitement des déchets, s’est suicidé vendredi 5 juin, près de Caen. La veille, le travailleur avait reçu une lettre de licenciement motivée par un trop fort taux d’alcoolémie de 0,19g par litre de sang. En effet, cet homme et son collègue avaient accepté deux bières offertes par un client les remerciant d’avoir été présents pendant le confinement.”

Stefano Patry, travailleur pourtant essentiel et en première ligne pendant la crise sanitaire, a été remercié après ses services rendus à la société par une lettre de licenciement. En effet, le patronat, affaibli par la crise sanitaire et la crise économique, profite de ce genre de motif pour licencier en masse. À une période où les travailleurs sont affaiblis physiquement et mentalement, les licenciements et la violence patronale peuvent donner lieu à des événements dramatiques comme ce fut le cas pour ce Stefano Patry. Yannick Martin, responsable syndical CGT et collègue de Stefano Patry, explique qu’ "Avant de le licencier, ils auraient peut-être pu lui parler. Ce n’est pas normal". Pour ses collègues la mort de Stefano Patry a été un choc, dont ils peinent à se remettre : "C’est dur pour nous de perdre un collègue, c’est très dur" Un de ses collègues évoque d’autres suicides dans des entreprises de collecte d’ordures.

Mais les travailleurs ne restent pas muets face à ces injustices et à la répression plus forte que jamais du patronat. Nombre d’entre eux se sont mis en grève dans différents secteurs avec de nombreuses revendications adressées au gouvernement. Cela a été le cas des ouvriers de Renault, du personnel de santé lors de la manifestation du 16 juin et de tant d’autres. Après avoir déposé un préavis de grève pour ce vendredi 19 juin, à l’appel de l’intersyndicale CGT-CFDT, ce sont les salariés de l’entreprise Coved qui se sont mis en grève pour protester et rendre hommage à leur collègue. Plusieurs sites gérés par la société Coved Environnement ont été bloqués à Giberville et Pont-Levêque, empêchant la tournée des camions bennes. Après la mobilisation de ce vendredi, ils prévoient également un hommage à leur collègue. Ils dénoncent une politique autoritaire de la direction accompagnée de nombreux licenciements et démissions. Entre autres, un “management très dur” sans dialogue social. Mais aussi sur leurs conditions de travail, qui se dégradent : horaires extensibles, hygiène des locaux déplorable, temps de repos réduit... Ces mêmes travailleurs avaient déjà été en grève en 2017, sans aucun changement de la part de la direction.

Par ailleurs, les collègues de Stephano ont saisi l’inspection du travail et la famille de la victime souhaite porter plainte pour homicide involontaire. Le suicide de cet éboueur montre la violence dont fait preuve le patronat envers les travailleu.ses.rs ainsi que son manque de considération face aux héros et héroïnes de la crise sanitaire. Nous réclamons toujours justice pour ce travailleur.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Je ne sais pas si vous le savez, mais 150 Français, tirés au sort, sont réunis en Convention citoyenne pour le climat. Notre président va les rencontrer le 29 juin pour leur apporter des "premières réponses". En attendant, une propositions a fuité dans la presse. Pour la semaine de travail à 28h , la convention a voté NON à plus de 65%.

 

Le Figaro, journal historique du capital et de son ordre en France, semble s'en réjouir.

"Les 28 heures hebdomadaire sont «totalement déconnecté[s] de la réalité et c'est indéfendable dans le contexte actuel. Et cette mesure discrédite totalement la convention, c'est donner le bâton pour se faire battre. Si c'est proposé, ça sera rejeté et ça aura juste discrédité notre travail,» jugeait ainsi Mélanie (en séance, les membres de la convention ne sont mentionnés que par leurs prénoms).

«Le partage c'est beau mais avec la crise actuelle c'est pas possible. J'ai travaillé toute ma vie 50 heures par semaine en élevant seule deux enfants. C'est toujours les mêmes qui travaillent moins, toujours les mêmes qui travaillent plus et pour des salaires minables,» lançait de son côté Marie-Hélène en refusant la mesure. «C'est hors mandat par rapport à la diminution des gaz à effet de serre», jugeait de son côté Lionel, tandis que d'autres abondait : «Il faudrait une convention citoyenne séparée sur le travail»".

Et sur le transport des marchandises par le train ou le fluvial au lieu du tout routier? Le Figaro n'en parle pas.

Mais ça tombe bien, pour la réduction du temps de travail comme pour revaloriser le fret à la SNCF, c'est toujours NON du côté du supplétif que le capital a placé dans le palais de l'Elysée.

Convention citoyenne pour le climat et la semaine de travail à 28h? Finalement ça sera non à plus de 65%

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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