SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

 

 
BEAUVAIS ce VENDREDI 23 OCTOBRE, de 9h à 15h,sur
 
le parvis de la Gare SNCF, les cheminots CGT
 
 
organisent un véritable Bureau d'embauche, avec collecte de CV et de lettres de motivation, pour pallier aux sous-effectifs et pour améliorer le service public dû aux usagers.

Les représentants CGT des cheminots s'engagent à faire remonter auprès de la Direction de la SNCF tous les CV, toutes les demandes d'embauche qui leur parviendront, alors que la Direction de la SNCF prétend ne pas parvenir à réaliser les embauches nécessaires.

Avis à toutes celles et tous ceux qui sont en recherche d'emploi, il manque sur la Région Nord de Paris :

- de vendeurs aux guichets
- d'agents d'accueil dans les gares
- d'agents assurant le départ des trains
- de contrôleurs de train
- d'agents de maintenance des trains
- de spécialistes en signalisation, téléphones etc..
- d'agents de maintenances des voies, caténaires etc...
- d'agents de postes d'aiguillage
- d'agents affectés à la police ferroviaire
etc...


Pour ne plus entendre : "Madame, Monsieur, bonjour, votre attention s'il vous plait, par suite d'un incident d'exploitation, nous sommes dans l'obligation de supprimer votre train..."

N'hésitez pas à passer discuter, échanger avec les cheminots, vous renseigner, les soutenir aussi dans leur bataille pour l'emploi et le service public !
n'hésitez pas passer l'info autour de vous !

Cordialement, 
Thierry AURY
conseiller municipal de Beauvais, 
élu au Conseil d'Agglomération du Beauvaisis
 
Publié par FSC

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Unilever-Retour à la croissance au T3, toujours pas d'objectifs à court terme

LONDRES, 22 octobre (Reuters) - Unilever a fait état jeudi d'une reprise plus forte que prévu de ses ventes au troisième trimestre, portées par les marchés émergents où le groupe anglo-néerlandais génère la plupart de son chiffre d'affaires.

Sur la période, les revenus du fabricant de savons Dove, de la mayonnaise Hellmann et du shampoing Tresemme a augmenté de 4,4% sur un an alors que les analystes tablaient sur une hausse de 1,3% selon un consensus fourni par la compagnie.

Il ressort à 12,9 milliards d'euros, contre les estimations des analystes de 12,7 milliards d'euros (15,05 milliards de dollars).

Les ventes dans les marchés émergents ont augmenté de 5,3% par rapport à l'an dernier, alors que celles dans les marchés développés ont augmenté de 3,1%.

Comme son concurrent Nestle, Unilever a fait une série d'acquisitions pour avoir une présence majeure dans les catégories à forte croissance, comme la beauté et l'alimentation végétarienne et végane, réduisant en même temps celle dans des rayons moins dynamiques comme le thé et la margarine.

Nestle a fait état mercredi d'une nette accélération de ses ventes au troisième trimestre, revoyant ses objectifs à la hausse.

Unilever, qui avait retiré son objectif annuel de ventes en raison des incertitudes liées à la pandémie, s'est refusé jeudi à donner des perspectives à court terme. "Le climat dans lequel nous sommes en train d'opérer restera imprévisible dans le court-terme, alors nous allons garder la vitesse et l'agilité de notre réponse", a déclaré le directeur général Alan Jope dans un communiqué, ajoutant être "perplexe face à ceux qui parlent d'un redressement rapide".

En Amérique du Nord, le marché clé d'Unilever, la croissance a été portée par une hausse de la demande pour des aliments consommés à la maison.

"Le changement vers la consommation à domicile offre une bonne impulsion au secteur et compense l'exposition au marché de la consommation sur place," ont observé des analystes de Bernstein.

En Bourse, le titre Unilever gagnait jeudi dans la matinée 0,5% à Londres et plus de 1% à Amsterdam.

Unilever, qui prévoit de réorganiser sa structure avec une seule entité basée à Londres, prévoit d'achever cette intégration le mois prochain en dépit d'un projet de loi présenté par un parti de l'opposition néerlandaise concernant une taxe sur le capital ("exit tax"). (Martinne Geller, version française Flora Gomez, édité par Blandine Hénault)

 

Publié par investir.lesechos.fr

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La proposition qui passe mal...

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Depuis lundi matin, une dizaine d’employés occupent l’Ehpad Saint-Joseph de Cachan pour obtenir le retrait d’un projet de réorganisation du temps de travail, dénonçant un chantage à l’emploi. Un rassemblement de soutien est organisé ce mercredi

 

Rien ne va plus à l’Ehpad Saint-Joseph de Cachan, géré par l’association Monsieur Vincent. Qu’est-ce qui a mis le feu aux poudres dans cette maison de retraite qui accueille une centaine de résidents ? Selon l’union départementale CGT de la Santé et de l’action sociale du Val-de-Marne, la direction a posé un ultimatum au personnel. « En gros, c’est soit vous acceptez de travailler plus sans contrepartie ou bien nous vendons l’établissement. Ils veulent que le personnel soit présent sur l’établissement pendant 12 heures en incluant deux heures de repos théorique, qui ne sont pas payées, mais au cours desquelles ils doivent être prêt à intervenir sur demande. En général, la contrepartie à cet allongement de la durée de présence, ce-sont des jours de repos compensateurs. Là où ils seraient en droit d’en réclamer 92, la direction n’en propose que 43. C’est un scandale, c’est de l’esclavage », résume Barbara Filhol, secrétaire départementale de la CGT Santé Social.

Après des opérations de tractage auprès des familles de résidents les 15 et 17 octobre, une vingtaine d’agents ont entamé une grève lundi matin, à 6h45, en s’installant dans une salle de convivialité, en rez-de-chaussée de l’établissement. La direction locale a indiqué aux manifestants qu’ils seraient reçus par les instances nationales mercredi, tout en mettant à leur disposition un négociateur, et en déployant des vigiles. « Nous respectons les gestes barrières, la distanciation sociale, nous sommes des femmes d’une quarantaine d’année, responsables. Il est méprisant de mettre autant de zèle à vouloir nous faire partir alors que nos revendications sont claires et que nous ne perturbons pas le fonctionnement du site. Et le chantage continue puisqu’un médecin est venu nous menacer de faire évacuer les résidents si nous ne levions pas le piquet », poursuit la syndicaliste.

 

Publié par FSC

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En grève depuis vendredi dernier, la section locale de la CGT s'est mobilisée ce mardi devant l'usine Orano Malvési pour dénoncer le recours à la sous-traitance pour les opérations de maintenance sur le site alors que les négociations sont en cours au niveau national concernant la pénibilité et le travail de nuit. 

 

Publié par FSC

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Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

SOURCE :

https://www.macommune.info/eau-energie-services-des-federations-cgt-appellent-a-la-greve-le-3-novembre/

 

 

"Les grandes manœuvres sont lancées dans les Groupes du CAC 40 afin d’accroître le profit des actionnaires et du monde de la finance. C’est le cas avec la vente des 29,9% d’Engie dans Suez à Veolia ou le plan de casse d’Engie porté par Jean-Pierre Clamadieu (président d’Engie)", dénoncent les cinq fédérations CGT (FNME, FNSCBA, Service public, métallurgie et transport) dans un communiqué.

"Tous les salariés du service public ou des secteurs privés seront malheureusement impactés?! Les statuts professionnels sont menacés et tous les usagers de l’eau, de l’énergie, des services énergétiques, du traitement des déchets seront impactés par les dégradations des activités", ajoutent-elles en appelant à cette journée de grève et de mobilisation "face à toutes ces attaques".

 

Rassemblements en région

 

À Paris un rassemblement est prévu devant le siège d’Engie, suivi d’une manifestation dans le quartier de la Défense où se trouvent également les sièges de Suez, EDF, RTE, Enedis et GrdF. D’autres rassemblements sont prévus en région a précisé Yohan Thiébaux, coordinateur CGT d’Engie.

"Le virage stratégique annoncé par le président du conseil d’administration, avec l’accord du gouvernement (…) fait peser un risque de démantèlement important sur le groupe : vente de l’eau et de la propreté (Suez); vente de deux tiers de Solutions dès le début 2021 soit environ 71 000 salariés; séparation de la production électrique thermique (Electrabel et ses filiales y compris en France)", dénonce la CGT d’Engie dans un autre communiqué.

"Pendant plus d’un mois, nous avons vu les salariés de Suez se débattre pour sauver leur entreprise (…). Depuis plusieurs jours, nous voyons les prises de position de certains groupes comme Bouygues, Spie, Total… désireux d’acheter nos activités en triant celles qui les intéressent et les autres", poursuit le syndicat, en appelant, elle aussi, à la mobilisation le 3 novembre.

(Avec AFP)

 

Publié par FSC

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Témoignage. Fermeture des bars : "J’ai
 
du continuer à travailler
 
clandestinement"

 

Malgré la fermeture des bars et restaurants, certains ont du poursuivre le travail en arrière boutique, illégalement, dans de mauvaises conditions. Témoignage d'un salarié.

Précarité

Le 12 octobre, la préfecture de la région Occitanie Haute-Garonne émettait l’arrêté qui établissait la fermeture des bars, restaurants, et salles où le rassemblement de personnes permettrait la propagation de la COVID. Les intérêts économiques des restaurateurs et commerçants se voyaient menacés et quatre jours plus tard, le tribunal administratif annonçait la réouverture de bars et restaurants sous certains mesures.

D’autres, voyant leurs intérêts économiques menacés, ont préféré la « clandestinité ». Quoiqu’il en soit, ce sont toujours nous, les travailleurs, qui risquons le plus.Je suis étudiant à l’Université et salarié à mi-temps. J’enchaîne deux jobs, le samedi et le dimanche dont dix heures par semaine dans une salle qui accueille du public. Pour ce travail, mon CDD a déjà été renouvelé deux fois, dont la dernière fois pour 6 mois.

Après l’arrêté du 12 octobre, les patrons se doutaient qu’il devraient fermer, et même s’ils étaient très réticents, ils ont cependant dû fermer officiellement. Néanmoins, ils trouvent toujours le moyen de continuer à nous faire travailler clandestinement. Ils nous ont annoncé que nous devons continuer de venir travailler, que l’établissement continuera à recevoir des groupes de clients qui auraient réservé à l’avance.

Moi j’étais obligé d’y aller, de faire mon travail : accueillir le public et nettoyer. Le responsable m’a dit que je devais travailler normalement, comme d’habitude. Je ne peux pas refuser et risquer de perdre mon travail. Je dois payer mon loyer, les charges, mes études (heureusement que j’ai commencé la fac il y un an sinon avec les augmentations des frais d’inscription pour les étrangers je n’aurais pas pu continuer mon master). Je n’ai aucun autre moyen de financement, je n’ai ni bourse, ni ma famille qui peut m’envoyer de l’argent. Mon seul revenu, c’est mon travail.

Le premier samedi après la fermeture officielle, les clients qui avaient réservé en avance sont venus. Ils connaissaient le plan et la marche à suivre au moment d’arriver à la porte. La façade cachait la porte de la salle. L’accueil sans lumière, les volets fermés... Sur la porte qui devait toujours être fermée à clefs depuis l’intérieur étaient affichés deux mots : le premier pour des renseignements téléphoniques, et le dixième indiquait où sonner pour appeler l’accueil.

Dès l’heure de l’ouverture de la salle, j’ai discuté avec le responsable pour lui dire que je n’étais pas d’accord avec ce qu’ils faisaient, que c’était illégal. Il faisait tout pour que les clients ne le sachent pas, me faisait des signes pour m’indiquer de baiser la voix, pour éviter que les clients présents puissent m’entendre. Il m’a aussi dit qu’il était sous les ordres des patrons et qu’ils étaient conscients du risque (équivalent -comme il l’a déclaré-à une « simple amende »). Il m’a dit que je ne risquais rien, que tous les risques étaient pour eux. A leurs yeux, le risque est purement économique, sans que ne rentre en ligne de compte les risques d’infection.

Pendant la journée, j’ai comptabilisé environ quarante ou cinquante personnes à l’intérieur. Au moment où je nettoie, je vois que l’issue de secours est aussi bien fermée, empêchant les gens de sortir en cas de danger.

Je suis totalement dégoûté et trop mal à l’aise. Ils mettent les vies des clients, et surtout les nôtres en danger : celles des salariés précaires qui n’ont que leur travail pour vivre, qu’on a que notre travail pour vivre chaque jour. Ils sacrifient la santé des clients, la santé et le revenu quotidien de leurs salariés, pour conserver leurs profits.

Crédit photo : Maxppp - Philippe de Poulpiquet

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Nokia Lannion. Les salariés en grève
 
contre 402 suppressions de postes

 

Alors que de nombreux plans de licenciements ont été annoncés ces derniers mois dans la « Silicone Valley » Bretonne (Brittany Ferries, Hop !, Nokia), les salariés de Nokia Lanion s’étaient donnés rendez-vous ce mardi pour manifester contre la suppression de 402 postes sur le site. Une action symbolique de nettoyage était prévue mais c’était sans compter sur la direction qui a fait fermer le site … Dépossédés de leur outil de travail, les salariés ne comptent pas pour autant laisser ce massacre à l’emploi se poursuivre !

 

Nos vies pas leurs profits

Crédits photo : DAMIEN MEYER

A l’appel des organisation syndicales, les salariés du site Nokia de Lannion avaient prévu une action symbolique de nettoyage du site qu’ils estiment laissé à l’abandon par leur employeur. En effet une très grande majorité des employés sont actuellement en télétravail et le site de Lanion est aujourd’hui le symbole de l’abandon de l’emploi (1200 postes supprimés en France) par le constructeur Finlandais sur les sites Français qu’il préfère déplacer vers des pays ou la main d’œuvre est moins chère.

Après plusieurs réunions stériles avec le gouvernement et les représentants de l’entreprise les salariés restent déterminés et continuent à s’opposer à ces suppressions d’emplois qui frappent particulièrement la région. Au-delà des pertes d’emplois directes, c’est toute l’économie de la région qui est affectée par ces délocalisations, ainsi que les futurs candidats au travail, suivant actuellement une formation, dans le secteur des télécoms. Un plan de licenciements qui, comme le redoutent les élus et habitants de la région, pourrait également donner des idées à son concurrent Orange, deuxième employeur de la ville devant Nokia.

Arrivés au point de rendez-vous pour la manifestation, les employés du géant Finlandais ont trouvé les grilles du sites fermées, la direction utilisant le prétexte des conditions sanitaires pour empêcher l’action de ses salariés.

Un plan de secours est alors trouvé et les 402 travailleurs et leurs soutiens partent alors en direction du pôle emploi pour y déposer 402 CV, action symbolique visant à dénoncer la catastrophe à venir.

Comme l’explique Loïg Chesnais-Girard (président de la région Bretagne) à Franceinfo : « Le départ de Nokia est un scandale dans la période. L’entreprise Nokia s’est installée en reprenant Alcatel, puis cinq ans après, après tous les moyens qui ont été mis sur la table de la part de l’Europe, de l’État, de la région, cette entreprise s’en va pour des pays low-cost. »

Cette attaque de Nokia envers ses employés, et celle, plus largement, de l’ensemble du patronat qui cherche à sauver ses profits sur le dos des salariés, démontre l’urgence d’un plan de bataille pour l’ensemble des travailleurs dont la santé et l’emploi sont menacés par la crise sanitaire et économique. Si les actions symboliques sont un premier pas dans la contestation de ces plans de licenciements en cascade, cette tactique est loin d’être suffisante pour empêcher de détruire les vies de plusieurs centaines de travailleurs et de leurs familles. Face à l’illusion des négociations, les travailleurs de Nokia doivent, ensemble, exiger un plan de bataille concret de la part de leurs directions syndicales. Une lutte coordonnée donc à l’ensemble des sites concernés et même du secteur plus généralement, avec un plan de bataille qui pose comme revendication centrale, non-négociable et sans conditions : zéro licenciement.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Bridgestone. 400 emplois supprimés : le
 
scandaleux "plan alternatif" du
 
gouvernement

 

Lundi, la ministre déléguée à l’industrie Agnès Pannier-Runacher, a présenté un « scénario » de sauvegarde de 400 emplois sur les 863 que compte site de Béthune. Un plan qui nécessiterait un investissement de 100 millions d’euros et des sacrifices de la part des salariés. Face à la détermination de la multinationale à fermer le site et à l’inconsistance du plan gouvernemental, le rapport de force demeure seul à même d’ouvrir des perspectives pour les travailleurs

 

NON A LA FERMETURE ET AUX LICENCIEMENTS

Crédits photo : AFP

Lundi, la ministre déléguée à l’industrie Agnès Pannier-Runacher, a présenté un « scénario » de sauvegarde de 400 emplois sur les 863 que compte site de Béthune. Un plan qui nécessiterait un investissement de 100 millions d’euros et des sacrifices de la part des salariés. Face à la détermination de la multinationale à fermer le site et à l’inconsistance du plan gouvernemental, le rapport de force demeure seul à même d’ouvrir des perspectives pour les travailleurs.

Le 16 septembre dernier, le fabricant de pneus Bridgestone, numéro un mondial de son secteur et ses 27 milliards de chiffre d’affaire l’année dernière, annonçait brutalement la fermeture de son site et la cessation de toute activité, ainsi que son intention de mettre sur carreau les 863 salariés qui restent du site, après avoir été des milliers. Ce lundi donc, la ministre déléguée de l’Industrie présentait un « plan alternatif ».

A l’issue d’une réunion avec les élus locaux, et les représentants des salariés, le gouvernement dévoilait un projet face à la fermeture totale du site souhaitée par le groupe nippon. Face à la direction de l’équipementier qui a condamné le site industriel du nord du Pas-de-Calais, l’Etat après avoir fait réaliser une contre-expertise par le cabinet Accenture table sur la sauvegarde de la moitié des emplois et un investissement de 100 millions d’euros.

La secrétaire d’Etat aux industries, accompagnée de Xavier Bertrand, président LR des Hauts-de-France, et des représentants des salariés a défendu un plan qui « vise à maintenir une production de 3 millions de pneus sur le site de Béthune au moyen de nouvelles machines-outils qui permettront à Bridgestone de gagner en agilité entre les productions de pneus à faible valeur ajoutée et les autres à plus forte valeur ajoutée », et qui « s’attaque aux deux aspects critiques du site : son déficit de productivité, conséquence de dix ans de sous-investissement ; et le positionnement sur un marché (les pneus de petite taille) en perte de vitesse » explique-t-on au cabinet de la ministre.

Un plan inacceptable : en finir avec les illusions d’une résolution de la crise par les voies institutionnelles

Ce plan alternatif du gouvernement est loin d’être une réponse aux inquiétudes des salariés.Agnès Pannier-Runnachier a déjà prévenu que le « sauvetage » du site ne pourrait se faire sans « un effort collectif, un effort de productivité et une restructuration non négligeable ». Ainsi pour le géant industriel l’effort s’annonce minimal, un investissement de 100 millions, pour les salariés la donne s’annonce différente, plus de la moitié perdront leur emploi.

Un scénario qui rappelle celui de Bari, site industriel de Bridgestone qui avait du faire face le 4 septembre 2013, à l’annonce brutale de se fermeture. Après sept mois de négociations, les directions syndicales et les élus locaux avaient signé un plan de « sauvegarde » de l’usine. Dans l’affaire 377 postes étaient supprimés sur 935, les salaires étaient diminués de 30% et la quasi-totalité des acquis sociaux des travailleurs du site étaient supprimés. Et alors que la direction du groupe s’est déclarée prête à « examiner » la proposition du gouvernement, le scénario de Bari revient nécessairement sur le devant de la scène.

Dans la continuité de sa prise de parole du 13 octobre dernier, la ministre déléguée à l’industrie a déclaré que le gouvernement était prêt à investir mais a refusé de répondre à la question de son contenu, « ce n’est pas le sujet. Le sujet c’est de savoir s’il y a un bon projet industriel ». Et en réalité, si l’on peut imaginer le gouvernement mettre la main à poche, et réunir les 100 millions d’euros demandés pour éviter une fermeture pure et simple du site, au regard de la forte charge symbolique et politique de ce dossier, les promesses gouvernementales restent pour l’heure floues et surtout subordonnées à la position du groupe Bridgestone. Or, comme la multinationale l’a précisé dans un communiqué fin septembre, elle reste déterminée à fermer le site dont elle prétend qu’il nuirait à sa compétitivité. « Le projet de cessation totale d’activité est toutefois la seule option qui permettrait de répondre à la surcapacité de production structurelle de Bridgestone et donc de sauvegarder la compétitivité de ses opérations en Europe. » écrivait en effet Bridgestone Europe le 21 septembre dernier. Une position que le groupe n’a toujours pas infirmé, et s’il a déclaré vouloir « examiner » le plan du gouvernement, la possibilité que celui-ci devienne réalité est très hypothétique :« Cette possibilité repose sur des hypothèses qui nécessitent d’être détaillées et travaillées » explique l’équipementier dans un communiqué

Ce plan proposé par les élus et le gouvernement est le signe d’un net recul par rapport aux promesses et déclarations qui avaient succédé à l’annonce de la fermeture. Le 16 septembre dernier le gouvernement et la Région s’étaient empressés de dénoncer la mesure. Dans un communiqué commun, Elisabeth Borne, ministre du travail, Agnès Pannier-Runnacher, ministre de l’industrie, et Xavier Bertrand, président de la Région interpelaient le groupe et appelaient à cherche des plans alternatifs. La Région comme le gouvernement se présentaient alors comme ceux, qui en jouant la partition de la négociation, à l’échelle française et européenne, allaient permettre de sauver les emplois et l’usine.

En axant le combat sur les « scénarios alternatifs » ou sur la recherche d’un repreneur, en transférant la lutte dans les salons feutrés, en déléguant la bataille à des discussions d’expert, le gouvernement aura réussi à désamorcer la conflictualité. En témoigne le communiqué de l’intersyndicale locale le 21 septembre dernier dans lequel le plan de bataille se résumait à « la recherche de solutions alternatives » en s’appuyant sur le « soutien » du gouvernement : « Un « plan A [pour] sauver l’usine en obtenant de l’invertissement », un « plan B [pour] participer aux discussions autour d’un éventuel repreneur, limiter un maximum les suppressions de postes » et un « plan C [pour] accompagner au maximum les salariés dans le cadre de la fermeture de l’usine ». Dans aucun des trois cas, mention était faite à la possibilité d’une bataille offensive contre la fermeture du site, puisqu’était privilégié le cadre du dialogue social. L ’intersyndicale locale se borne donc pour l’instant à « un accord de méthode » et à la recherche d’un compromis en misant sur l’aide du gouvernement. Cette stratégie conduit à faire profil bas, comme l’a démontré la marche « silencieuse » du 4 octobre dernier, où apparitions politiques et syndicales étaient interdites, quitte à décourager des travailleurs syndiqués d’autres entreprises, comme Cargill, de venir manifester leur soutien. A l’heure où Bridgestone, n’est pas revenu sur son annonce de l’impossibilité d’une issue autre que la fermeture totale du site, et alors que le « scénario » du gouvernement n’est pas favorable aux travailleurs, il est grand temps de poser la question d’un programme radical et d’une stratégie offensive.

Dialogue social ou rapport de force » ?

Ce matin après le dévoilement du scénario gouvernemental et l’annonce et de la « nécessaire réorganisation » du temps de travail et des équipes de nombreux syndicalistes étaient sonnés, Jacky Francoeur ( Sud chimie) se dit « fataliste […] Ce n’est qu’une proposition, pour l’instant la direction a seulement accepté de l’étudier. Mais, que l’on y soit favorable ou pas, de toute façon, pour nous, c’est ça ou la fermeture totale ». Il ajoute « L’État dans cette affaire est un peu comme nous, et nous n’oublions pas non plus que les différentes lois votées depuis des années ont été faites pour permettre à ces grands groupes de faire ce qu’ils veulent ».

Les illusions que la classe politique avait cherché à véhiculer sont terminées. La survie du site ne viendra ni du gouvernement ni du dialogue social. A rebours de toute illusion dans la classe politique (on se souvient de la façon dont Emmanuel Macron et Marine Le Pen avaient instrumentalisé la lutte des Whirpool à des fins électorales, pendant l’entre-deux tours), c’est sur leurs propres forces que les salariés doivent compter. L’attente d’un repreneur ou d’aides de l’Etat a trop duré. La force des ouvriers de Bridgestone, c’est la grève, leur nombre et la possibilité de faire tourner les machines ou non, d’occuper le site pour empêcher le démantèlement. Rien de tout cela n’est possible dans les salons feutrés de l’Elysée, dans le cadre du dialogue social, et alors que les deux premiers mois de négociation ont, pour l’instant, accouché de la promesse de la destruction d’au moins la moitié des emplois.

Dans ce combat, il n’y a pas d’autre perspective que la prise en main de l’usine par les travailleurs. Si la direction de Bridgestone montre sa détermination dans cette guerre de classe à privilégier leurs profits avant nos vies, nous devons opposer la nôtre en toute indépendance de classe. Dans ce combat il n’y a pas d’autre solution réaliste que la prise en main de l’usine par les travailleurs. Pour sauver Bridgestone, il s’agit de construire par une forte mobilisation, la perspective de la nationalisation sous contrôle ouvrier du site. Le premier pas à faire est celui de rompre avec tout cadre de dialogue social pour enfin imposer un véritable rapport de force;

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Après la barbarie assassine sur Samuel Paty, pour réfléchir. Toujours et encore.
Après la barbarie assassine sur Samuel Paty, pour réfléchir. Toujours et encore.
Après la barbarie assassine sur Samuel Paty, pour réfléchir. Toujours et encore.

Et pour ne rien oublier dans quelle société nous vivons:

Après la barbarie assassine sur Samuel Paty, pour réfléchir. Toujours et encore.
Après la barbarie assassine sur Samuel Paty, pour réfléchir. Toujours et encore.

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

 

Le personnel de la clinique psychiatrique nantaise n’en revient pas d’avoir tenu si longtemps, et d’avoir fait plier le groupe australien Ramsay.

 
Elles sont arrivées avec la pancarte du jour « Clinique du Parc, 35e jour de grève », en ajoutant un sous-titre oral « dont 29 consécutifs »… Ce n’était pas prévu, mais ce 15 octobre la soirée de soutien a aussi été l’annonce de la fin de conflit. Elles réclamaient 100 € d’augmentation, elles ont signé pour 60 € net, une prime « exceptionnelle » de 100 €, plus un accord sur la prime habillage/déshabillage, inscrite dans la convention collective, mais jamais versée, et une prime à l’intéressement.

« Physiquement, moralement et financièrement, ça commençait à être dur même si nous avons eu énormément de soutien. On en est à plus de 9000 messages sur notre groupe WhatsApp », note Fanny, secrétaire administrative depuis 11 ans. « Nous ne voulions pas un résultat clivant, excluant. C’était la même chose pour tout le monde, point barre : agents de service, administratifs, soignants, même le cadre qui n’a jamais été en grève… » Fini la musique sur le piquet de grève, les confettis, les délires au mégaphone.

Le collectif n’était pas préparé à une si longue grève. « Nous avons commencé le 16 juin et l’on tout de suite vu qu’on n’était pas entendues. Une prime de rentrée et des tickets resto, ce n’est pas ça qu’on voulait. À la rentrée nous sommes parties en grève reconductible, et nous avons eu aussitôt une forte mobilisation à tous les postes, administratif, agents hospitaliers, psychologues, infirmières, aide-soignantes » lâche Khadija, infirmière depuis un an.

 
Des salaires 300 à 400 € inférieurs au public

 

La lutte « pour une meilleure considération des soignants » demande aussi une revalorisation des salaires. Une aide-soignante touche par exemple 1150 € net par mois avec un week-end de garde malgré 5 ans d’expérience, une infirmière avec 15 ans d’expérience gagne 1500 € net par mois avec un week-end de garde également : « C’est 300 € à 400 € de moins que dans le public, alors que les gens sont persuadés que dans le privé on gagne mieux… », soupire Khadija. Exerçant en libéral, les médecins n’ont pas fait grève. Mais ils ont soutenu le mouvement, certains passant tous les jours voir les grévistes.

« Et puis là, surprise : la direction nous a réquisitionnées en nous envoyant des huissiers à domicile pour nous remettre la lettre… Même au personnel en arrêt de travail… » En fait, dans le privé, et sans notion de danger imminent, le personnel ne peut pas être légalement réquisitionné. « On a même tenté de me réquisitionner sur un contrat que je n’avais pas encore signé », rigole Olivier, infirmier en remplacement depuis trois ans et demi, en contrats d’un à trois jours. Le tout assorti d’intimidations : « On nous a dit qu’on risquait 6 mois de prison et 10 000 € d’amende. Il paraît que ça venait d’un courrier de l’ARS (Agence régionale de santé) qu’on a demandé à voir et qui ne nous a jamais été montré… »

« Quand la direction s’est rendu compte que la manœuvre avait échoué, décision a été prise de transférer les patients ailleurs, dans des villes aux alentours, mais jusqu’à Rennes et Laval à 110 et 135 km de Nantes. Nous ne pensions pas que la direction viderait la clinique. C’est de la psychiatrie, beaucoup d’écoute, d’entretiens, de relationnel… Nous connaissons nos patients. Le jour du ballet des ambulances, nous étions très tristes. C’était du gâchis… » Évidemment, la direction de Ramsay a tenté le grand classique de la culpabilisation en parlant de « vraie prise en otage des patients ».

 

Une grève exemplaire
 

Fanny n’en revient pas : « La solidarité a été formidable ». Syndicale, amicale, militante… Au B17, lieu autogéré nantais situé à 800 m de la clinique, la soirée de soutien est à l’initiative du groupe des Féministes révolutionnaires qui a fourni croissants et café et prêté son mégaphone très apprécié par le piquet de grève.

Dans cette clinique pratiquement sans syndiqué·es, les grévistes ont découvert que leurs déléguées du personnel ne s’investissaient pas dans la grève. Et comme la direction ne voulait parler qu’avec ces représentantes connues, beaucoup de temps a été perdu. Mais l’auto-organisation a plutôt bien fonctionné. Si le mouvement a été bien suivi, plusieurs facteurs y ont contribué : les personnels non remplacées (aide-soignante de nuit, responsable hospitalière, responsable qualité…) ont mis un surcroît de pression. La dégradation des conditions de travail, le sous-effectif, l’absence de formation, les salaires au ras des pâquerettes ont cristallisé une énergie qui couvait.

« Et puis la mauvaise foi, les coups bas de la direction ont bien aidé à renforcer la cohésion d’un groupe qui fonctionnait déjà bien ensemble, très soudé. La division n’a jamais pris. Même avec les médecins ça n’a pas marché quand la direction leur a raconté : “Vous ne savez pas ce que les grévistes disent sur votre compte…” La grève a resserré les liens. Nous avons prévu une fête de fin de grève. On va se prendre un week-end, en louant un gîte pour être entre nous… » La solidarité a été formidable. Bon, 60 € d’augmentation, ce n’est peut-être pas énorme… Elles parlent à la fois de victoire et de défaite : « Nous perdons une petite bataille, mais la guerre n’est pas finie ».

La clinique du parc est le seul établissement psychiatrique privé à Nantes. Une cinquantaine de salariées, à 90 % des femmes, pour un établissement du groupe Ramsay santé, filiale du groupe australien Ramsay Health Care qui a en 2014 racheté la Générale de Santé en partenariat avec Crédit Agricole Assurances. Le chiffre d’affaires annuel de Ramsay Santé a grimpé de 51,7 % au bilan de juin 2019, et de 44,4 % (1,93 milliard d’euros) lors de la publication des chiffres en févier dernier.

 

Publié par FSC

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Se syndiquer CGT ?

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