SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
« Fraude sociale » : discours médiatiques
 
anti-pauvres sur fond de cadeaux au
 
patronat

 

Dans un rapport rendu le 8 septembre, la Cour des Comptes revient sur la fraude aux prestations sociales. Médias et politiciens se sont jetés sur le prétexte pour s'indigner face à la perte représentée par cette fraude, estimée en 2019 autour de 1 milliard d’euro. Un deux poids deux mesures évident au lendemain d’un cadeau de près de 100 milliards d’euros aux entreprises…

 

Polémique

Crédits photo : THOMAS SAMSON/AFP

A la demande de la commission des affaires sociales du Sénat, la Cour des Comptes a produit un rapport sur la fraude sociale, publié hier. La Cour y pointe la gravité de cette fraude et les pertes qu’elle représenterait pour l’État. Selon le rapport : « En 2019, les principaux organismes sociaux ont détecté 1 Md€ de préjudices à ce titre ». Une estimation qui reste relative puisque la Cours des Comptes elle-même annonçait dans un rapport du 2 décembre 2019 qu’on ne peut calculer précisément le montant de la fraude sociale, étant donné la complexité des formes de fraude et des modalités de calcul obscures.

Quoiqu’il en soit ce milliard d’euros de fraude sociale « se concentrent sur le revenu de solidarité active, la prime d’activité et les aides au logement pour les caisses d’allocations familiales (CAF) ; les professionnels de santé et les établissements de santé pour les caisses primaires d’assurance maladie ; le minimum vieillesse pour les caisses de retraite ; les reprises d’activité non déclarées pour Pôle emploi » toujours selon le rapport. Une définition large de la « fraude sociale » qui a la très grande limite de mettre sur le même plan les fraudes des allocataires et celles des employeurs ou des personnels de santé libéraux comme le rappelle Yves Faucoup, travailleur social et consultant, sur son blog.

Pour faire face à cette fraude qui constitue « à la fois une atteinte au principe de solidarité et un coût financier élevé », la Cour des Comptes préconise, autour de 15 recommandations, de pérenniser les contrôles a posteriori tout en renforçant le contrôle a priori des bénéficiaires d’aides sociales par une systématisation des croisements de données, le contrôle les comptes bancaires, etc…En clair, un véritable système de flicage des pauvres, soupçonnés de chercher à « profiter » du système. Le sujet n’a dès lors pas manqué d’intéresser autant que d’indigner médias et politiciens, jamais en reste lorsqu’il s’agit de stigmatiser les pauvres.

Une campagne politique de stigmatisation des plus précaires aux accents racistes

Autrice d’un rapport sur « la fraude aux prestations sociales » l’année dernière, Nathalie Goulet, sénatrice UDI, s’est ainsi empressée d’aller sur les plateaux télés pour évoquer ce véritable drame. Sur BFM TV ou aux Grandes Gueules, la sénatrice a ainsi pu répéter l’histoire de « deux couples de roumains » qui auraient monté des dossiers de fausses grosses jusqu’à frauder 1,7 millions d’euros. Une anecdote choc, bien conçue pour scandaliser le téléspectateur et alimenter le mythe de l’étranger pauvre fraudant les aides sociales.

De fait, si la « fraude sociale » sert à stigmatiser les pauvres, elle vise aussi centralement les fraudeurs « étrangers » ou issus de l’immigration. Jean Messiha, membre du bureau national du Rassemblement National, s’est ainsi empressé de reprendre l’anecdote pour fustiger la fraude sociale immigrée. De même, Charles Prats, magistrat proche de l’extrême-droite qui s’est fait une spécialité des outrances sur la question des fraudes sociales a pu arpenter les plateaux télés pour dérouler le même type d’anecdotes.

Une véritable campagne médiatique de stigmatisation des plus précaires, dont la fraude estimée semble pourtant bien loin des milliards de fraude fiscale des grandes entreprises, ou des récents cadeaux aux patronats au travers du plan de relance, sans aucune contrepartie.

La vraie « fraude » est ailleurs…

Il existe plusieurs estimations du montant de la fraude fiscale en France, dont les fraudeurs font globalement parti des « premiers de cordées » selon l’expression du Président. L’estimation de cette fraude est de l’ordre de 60 à 80 milliards d’euros selon un rapport actualisé de Solidaires Finances publiques de 2013, dont l’actualisation en 2018 porte le chiffre à 80 à 100 milliards ! L’estimation la fraude fiscale monte à 117,9 milliards de dollars si l’on prend les estimations de 2015 de Richard Murphy pour l’Université de Londres, une fraude qui atteint selon lui environ 824 milliards pour l’ensemble de l’UE.

Si les médias et politiciens se scandalisent de cette fraude sociale, passant sous silence la fraude fiscale, on peut aussi rappeler les dizaines de milliards d’euros versés directement dans les poches du patronat. Du CICE, à hauteur de 40 milliards d’euros en 2019, aux près de 100 milliards d’euros du plan de relance dédiés au patronat, sans qu’aucune contrepartie ne soit exigé, les chiffres de la « fraude sociale », même en mettant dans le même sac celle des allocataires et celle des entreprises, font de toute façon pâle figure.

Dans la La face cachée de la fraude sociale, paru dans Le Monde Diplomatique, Philippe Warin rappelle ainsi la citation d’un rapport du Conseil d’Etat daté de 2011 : « La fraude des pauvres est une pauvre fraude ». En effet, celle-ci ne représente qu’un poids infime du manque à gagner des recettes de l’Etat, comparativement à la fraude fiscale des plus riches. Le traitement dont bénéficie en revanche la « fraude sociale » qui passionne les médias est l’expression d’une offensive idéologique continue, qui fustige les pauvres, ouvrant la voie à une gestion de plus en plus répressive et intrusive des aides sociales, en même temps qu’elle invisibilise les cadeaux au patronat.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Mardi 11h, devant le bâtiment de la brigade autoroutière de CRS, dans la zone industrielle de Toulon Est. Banderoles, drapeaux de la CGT et des autres organisations syndicales ont été déployés pour soutenir et faire acte de solidarité avec le secrétaire général de la CGT convoqué en ces murs une nouvelle fois ce matin suite à l’opération organisée le 21 décembre dernier en intersyndicale CGT FSU et Solidaires dans le cadre des journées d’action contre la réforme des retraites.

En attendant la « libération du camarade », les langues se délient : « On veut faire la peau aux militants », s’indigne Brigitte Cheinet (CGT retraités). « Aujourd’hui c’est notre secrétaire général, demain s’en sera un autre. On est dans un déni de démocratie et de syndicalisme. Si on ne se mobilise pas, ils feront ce qu’ils veulent », prévient-elle. Et de conclure : « Il faut se souvenir que l’on a eu, fut un temps, des syndicalistes qui sont allés en prison parce qu’ils défendaient les droits des travailleurs. »

« Pendant 1 heure, j’ai été interrogé sur l’action collective et intersyndicale que nous avions menée sur le péage de Bandol au mois de décembre. On m’a demandé ce que je pensais du mal que nous avions fait à ce géant du péage autoroutier qu’est Vinci », lâche à sa sortie Pascal Brun (Solidaires) qui a été auditionné avant Olivier Masini. Audition au cours de laquelle on aurait essayé de lui faire dire qu’il s’agissait ce jour-là d’une manifestation illégale. Alors que c’était bel et bien une opération d’information à destination des automobilistes, comme s’échine à l’expliquer depuis le début patron de la CGT. Ce que Pascal Brun a bien évidemment confirmé à la police.

La lutte continue

« L’affaire est classée sans suite », lance à son tour Olivier Masini. « Mais vous savez qu’il y en a une autre. Celle de Draguignan [le même type d’action d’information au péage, Ndlr] », précise-t-il, pour expliquer que les inquiétudes concernant les libertés syndicales ne sont pas éteintes pour autant. « Les cas se multiplient. On va rencontrer l’avocate cet après-midi pour évoquer différentes affaires en cours dans le Var à l’encontre d’élus du personnel », ajoute-t-il. Pour le patron de la CGT varoise, « il y a une véritable volonté aujourd’hui de criminaliser l’action syndicale ». Il prévient donc : « Il est hors de question qu’on soit muselé. Avec les chiffres qui sont annoncés pour la fin de l’année et les 1,5 million d’emplois qui risquent d’être supprimés, l’action syndicale est plus que jamais indispensable. Plus que jamais on sera là et on sera toujours présents dans la rue. ». Prochain rendez-vous le 17 septembre.

 

Publié par FSC

  

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Hotels ACCOR DOIT NÉGOCIER : rassemblement LE 8 SEPTEMBRE !
Hotels ACCOR DOIT NÉGOCIER : rassemblement LE 8 SEPTEMBRE !
Hotels ACCOR DOIT NÉGOCIER : rassemblement LE 8 SEPTEMBRE !

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Continental annonce la suppression de
 
30 000 emplois dans le monde, 11 ans
 
après la lutte des « Contis »

 

Une énième saignée de l’emploi a été annoncée, cette fois-ci par le groupe Continental, géant multinational de la production de pneumatiques. Pas moins de 30.000 travailleuses et travailleurs dans le monde seront concernés par ce plan qui représente une nouvelle attaque contre la classe ouvrière.

 

licenciements

Les plans de licenciements et les attaques contre la classe travailleuse se multiplient dans un contexte de crise économique aiguë, accélérée par la crise sanitaire. Les secteurs les plus importants de l’économie mondiale sont touchés, notamment les secteurs aéronautiques et automobiles. Après des entreprises comme PSA ou le groupe Renault, c’est au tour de la multinationale Continental d’annoncer un plan de licenciement massif concernant 30 000 emplois sur les 230 000 postes du groupe à travers le monde
 
En réalité cette annonce s’inscrit dans un plan de licenciement prévu depuis septembre 2019. Initialement, l’équipementier automobile allemand avait annoncé la suppression de 20 000 emplois, mais ce seront bien 30 000 travailleuses et travailleurs qui verront leur emploi menacé.
 
A l’heure actuelle, nous savons que 13.000 postes seront supprimés en Allemagne, où la société est basée. Le groupe a indiqué que les principales unités de production concernées seront celles situées dans les pays où « le coût de la main d’œuvre » est « élevé ». Bien que rien de plus n’ait été annoncé, nous pouvons nous attendre à ce que certains sites industriels situés en France, comme par exemple le site pneumatique de Sarreguemines dans le Grand Est, puisse être touchés par cette suppression massive d’emplois.
 
Ces attaques contre les travailleuses et les travailleurs ne se feront pas sa réaction. En effet, plusieurs séquences de luttes menées par les travailleurs pour la sauvegarde de leur emploi ont déjà éclaté à la suite des nombreux plans de licenciements annoncés. Les travailleurs des usines Renault de Choisy-le-Roi et de Flins avaient ainsi commencé à se mobiliser cet été en se mettant en grève pendant plusieurs jours pour maintenir l’activité de leurs sites.
 
Rappelons-nous par ailleurs que les travailleurs du site Continental de Clairoix avaient mené une bataille historique contre les suppressions d’emploi au moment de la vague de licenciements massifs introduite par la crise économique de 2008. La célèbre lutte des « Contis » avait été l’une des principales luttes ouvrières de ces quinze dernières années. Les salariés avaient livré une lutte exemplaire, pendant près de quatre mois, marquée par une combativité et une radicalité importante, qui si elle a permis de négocier des primes de départ, n’avait pourtant pas suffit à empêcher les licenciements. C’est pourquoi face à la crise actuelle, sans précédents depuis 1929, les organisations traditionnelles du mouvement ouvrier doivent proposer un plan de bataille à même d’unifier les travailleurs de toutes les entreprises et tous les secteurs menacés de licenciement pour refuser que les travailleurs paient la crise et pour imposer l’interdiction des licenciements.

 

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SOURCE : Le phare de Dunkerque

 

 

 

 

 

 

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Un collectif de soutien veut structurer le soutien aux salariés. La CGT interpelle la députée LREM de Cognac.

« La mobilisation va être massive le 9 septembre à Cognac !

Tout le monde (ou presque) se mobilise contre cette cupidité financière qui va détruire le monde », avance Michel Adam. Ce militant associatif fait partie des fondateurs, avec Didier Pillet et Alain Destrain, d’un collectif de soutien aux salariés de Verallia.

L’usine de Châteaubernard doit perdre un four et 80 emplois dans le cadre d’un plan de restructuration du groupe verrier (notre site Internet jeudi dernier). Le collectif a été rejoint par plus de 70 personnes, des élus, des militants syndicaux, mais aussi des représentants de tous les milieux.

Les retraités sont là

« On est là en tant que citoyens », indique Alain Destrain. Retraité de Verallia depuis 2018, il en connaît bien les arcanes. Il a été administrateur du groupe, représentant les salariés, au nom de la CGT.

« On a combattu la vente au fonds d’investissement Apollo, en 2015. Il y a un industriel qui proposait plus. Cette stratégie a été poussée par les financiers », dénonce-t-il. Retraité depuis quinze ans, ancien militant CGT, Didier Pillet regrette aussi la gestion menée quand le verrier s’appelait Saint-Gobain. « La politique du groupe, c’était puissance et proximité. On ne livrait pas à plus de 400 kilomètres, et les usines ne se faisaient pas concurrence entre elles. »


En somme, Saint-Gobain était en avance sur l’époque actuelle qui privilégie les circuits courts, auxquels elle tourne aujourd’hui le dos…

 

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Comme si la casse du service public ferroviaire ne se poursuivait pas avec les fermetures de lignes, l'ouverture à la concurrence sous pilotage de l'Union européenne.

Mais sans doute Jean-Baptiste Djebbari fait  semblant de ne pas comprendre !

 

 

"C’est un peu, j’ai l’impression, une grève par habitude et c’est dommage", déplore le ministre délégué aux Transports.

La CGT-Cheminots, premier syndicat de la SNCF, a déposé la semaine dernière un préavis de grève pour la journée nationale d'action du 17 septembre. Le mouvement a été lancé par la CGT, rejointe par la FSU, Solidaires et des organisations de jeunesse.

"J'ai du mal à comprendre très honnêtement cette grève. J'ai l'impression d'une grève par habitude. C'est dommage parce que je crois qu'en ce moment, dans un moment quand même compliqué pour la France, singulièrement compliqué pour les transports publics et notamment le mode ferroviaire, dans un moment où le gouvernement fait confiance au groupe SNCF, évidemment à ces cheminots pour investir plus que jamais dans le monde ferroviaire, a réagi Jean-Baptiste Djebbari. "Mais je note qu'ils ont décidé en liberté de faire autrement. C'est bien leur responsabilité", a-t-il ajouté.

 

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Malgré la progression du virus, les
 
personnes vulnérables
 
obligées de retourner au travail

 

Depuis le 1e septembre, la grande majorité des personnes vulnérables susceptibles de développer des cas graves de Covid-19, ainsi que les membres de leurs foyers, ne peuvent plus bénéficier des dispositifs de chômage partiel mis en place pendant le confinement.

 

Nos vies, pas leurs profits

Crédit photo : LUDOVIC MARIN AFP

Un décret publié le dimanche 30 août au Journal officiel acte “la fin des placements en activité partielle (...) des salariés partageant le domicile d’une personne vulnérable” ainsi que le durcissement très important des critères permettant de définir une personne « vulnérable ». En effet, depuis le 5 mai 2020, une grande partie des personnes dites “vulnérables”, c’est-à-dire les personnes ayant, en raison de leur âge ou de leur état de santé, un plus grand risque de développer des cas graves de Covid-19, pouvaient bénéficier d’un certificat d’isolement, ce qui leur permettait de continuer à télétravailler, où, dans certains cas, à bénéficier d’un chômage partiel. Ce n’est désormais plus le cas. Comme si elles avaient miraculeusement guéri du jour au lendemain.

Sont concernées : “les personnes qui vivent avec une personne vulnérable, celles de plus de 65 ans bien portantes, celles ayant des antécédents cardiovasculaires (hypertension artérielle compliquée, antécédent de chirurgie cardiaque...), les personnes diabétiques, obèses ou encore les femmes enceintes au troisième trimestre de grossesse” comme l’explique Franceinfo. Sachant que près d’un quart des clusters actuels proviennent d’entreprises, le message du gouvernement est clair : nos vies passent après les profits des patrons.

Au total, sept des onze critères de vulnérabilité initiaux ont été retirés du décret du 5 mai 2020. “J’étais en mesure d’isolement depuis mars. Du jour au lendemain, je ne fais plus partie des personnes fragiles et on m’envoie au travail. [...] Pourquoi serais-je moins susceptible d’attraper ce virus et d’en faire une forme sévère aujourd’hui ?” explique Louise*, atteinte d’hypertension, à Franceinfo. “Je ne comprends pas, on nous a dit que le Covid touche les poumons, mais le gouvernement enlève les malades pulmonaires de la liste des personnes à risque.” ajoute Ana, qui souffre d’une maladie inflammatoire des bronches.

Cette décision est d’autant plus aberrante que les contaminations sont en forte hausse dans le pays, et que le protocole sanitaire de la rentrée, dans les lieux de travail et d’étude, relève souvent de l’improvisation. Passant du port du masque « inutile » à son obligation désormais dans la plupart des grandes villes, la stratégie erratique et irresponsable du gouvernement continue avec une obligation du port du masque gérée essentiellement au forceps et par la répression comme en témoigne les premières amendes pour un Kinder ou encore la police du masque qui circule dans les bars et restaurants de Paris.

De plus, ce même protocole indique que des sanctions pourraient être prises en cas de non-port du masque et qui laissent ouverte la voie à l’arbitraire patronale. Cela est d’autant plus grave que le flou des règles laisse place à une interprétation large des règles : “Au sein des bureaux partagés, ou en open space, vous pouvez, selon certaines conditions, fixées en fonction du niveau de circulation du virus dans votre département, enlever votre masque de manière temporaire au cours de votre journée de travail.” Même flou pour le protocole sanitaire au cas où un employé tombe malade du coronavirus. Ses collègues doivent-ils être confinés ? Si oui, selon quels paramètres ? Si le télétravail est impossible, comment gérer la situation ?

De plus, comme à son habitude, le gouvernement laisse une marge de manœuvre au patronat pour négocier au cas par cas, en ce qui concerne les masques comme les autres mesures (télétravail, etc.) – laissant la porte ouverte à ce que des conditions encore moins favorables aux salariés soient mises en place. Si 24% des clusters sont situés en entreprise, c’est en raison de ce type de logiques, où la priorité est donnée aux profits du grand patronat plutôt qu’à la préservation de la santé, de la sécurité et des conditions de travail des salariés.

Le gouvernement est poussé par l’impératif absolu du redémarrage de l’économie, après de longs mois au ralenti, voire à l’arrêt. Cette logique de la rentabilité à tout prix est aussi celle qui a causé la destruction de l’hôpital public par les gouvernements successifs, avec les conséquences désastreuses que l’on connaît sur la gestion de la crise sanitaire ; c’est également cette logique qui fait que le gouvernement renvoie les personnes vulnérables travailler en dépit du bon sens.

La gestion erratique de Macron et ses ministres l’a prouvé : aucune confiance ne peut être accordée à ce gouvernement pour gérer la pandémie. Loin des réunions à Matignon et autres négociations avec le gouvernement, il serait absolument nécessaire que les directions syndicales mettent en œuvre un plan de bataille à la hauteur de la situation, pour l’ensemble de notre classe, contre le gouvernement et contre ce système. Ce plan de bataille devrait porter un programme avec des mesures telles que la gratuité des masques pour tous et toutes, la généralisation des tests et la fin de la gestion répressive de la crise.

 

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Quand la crise sanitaire rapporte : la vente de MASQUES a rapporté 175 millions d’euros à la grande distribution
Quand la crise sanitaire rapporte : la vente de MASQUES a rapporté 175 millions d’euros à la grande distribution

Les ventes de masques a généré 175 millions d’euros de chiffre d’affaires à la grande distribution en dix semaines, selon les chiffres de la société d’analyse des données Nielsen. Cela représente 14 % de la croissance des produits de grande consommation.

lls se faisaient rares au début de l’épidémie, désormais les masques sont présents dans toutes les grandes surfaces. Depuis le 4 mai, les enseignes de la grande distribution peuvent vendre des masques dits « grand public », en tissu lavable et réutilisable ou des masques chirurgicaux, à usage unique.

Selon les chiffres de Nielsen, une société de mesure et d’analyse de données sur la consommation, leur vente a généré 175 millions d’euros de chiffre d’affaires à la grande distribution. Cela représente 14 % de la croissance des produits de grande consommation sur les dix dernières semaines.

I

Pic de vente lors de la semaine de déconfinement

 

Pendant la semaine du déconfinement, du 11 au 17 mai, les ventes de masques ont décollé. Ils ont rapporté en seulement une semaine 37 millions d’euros de chiffre d’affaires. Les ventes ont par la suite diminué progressivement, pour stagner entre 8 et 10 millions à partir du 8 juin jusqu’au 12 juillet. Avec l’obligation du port du masque dans tous les lieux clos depuis le lundi 20 juillet, les ventes devraient repartir à la hausse dans les semaines à venir.

Rappelons que le prix des masques chirurgicaux est encadré par la loi. Le prix maximum de vente aux consommateurs est fixé à 95 centimes d’euros toutes taxes comprises l’unité.

Les ventes de gel hydroalcoolique ont rapporté 78 millions d’euros

De leur côté, les ventes de gel hydroalcoolique ont rapporté 78 millions d’euros de chiffre d’affaires. Comme pour les masques, la vente de gel a connu un pic lors de la semaine du déconfinement, avec 8 millions d’euros de ventes.

 

 

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SOURCE : le site Unité CGT

 
Unité CGT Bulletin #9
 
 
 
 
 
10, 12, 17 septembre : trois dates de mobilisation contre le régime de Macron !
 
En cette « rentrée sociale », nous mettons en avant 3 événements qui affirment la nécessité d’une riposte générale de la classe ouvrière et du peuple français contre le gouvernement et le patronat.
 
Lire notre éditorial
 
 
 
 
Vaccins cubains : Unité CGT censurée par Facebook, ce Big Brother qui nous veut du bien
 
Hier matin nous avons été informés par Facebook de la censure de notre post du 26 août sur le lancement de tests cliniques sur le vaccin cubain « Soverena 1 ». Nous revenons dans notre article sur la nouvelle politique de censure digitale du réseau social ainsi que sur les tentations liberticides du gouvernement français.
 
 
Lire notre article
 
 
 
 
Plan de relance : le gouvernement offre 100 milliards d'euros au patronat
 
Jean Castex a été clair le 26 aout lors de son intervention à l’ouverture de l’université d’été du MEDEF, l’essentiel des 100 milliards d’euros du plan de relance ira directement en « soutien aux entreprises »
 
Lire notre brève
 
 
 
 
Guerre sociale : brèves et dépêches
 
Chaque samedi, Unité CGT publiera une série (non exhaustive) de brèves complémentaires de nos articles et posts sur les réseaux sociaux sur la guerre sociale en France.
 
Lire notre article
 
 
 
 
Le capitalisme nous empêche de respirer
 
Rappelons-nous, le 2 septembre 2015, l'image du corps sans vie d’Aylan Kurdi, un enfant syrien de trois ans échoué sur une plage turque, faisait le tour du monde.
Cinq ans plus tard, tout a changé… en pire.
 
Lire notre brève
 
 
 
 
 
 
Vidéo-podcast avec Olivier Mateu, secrétaire général de l'UD CGT 13
 
Extrait : « On a proposé de travailler à une marche pour l’emploi et la dignité. D’autres professions et départements s’y inscrivent. Ça grandit petit à petit. Bien entendu on s’inscrira dans toutes les initiatives prises par la CGT, dont le 17 septembre. »
 
Ecouter l'interview
 
 

 

 
 
Vidéo-podcast avec Olivier Mateu, secrétaire général de l'UD CGT 13
 
Extrait : « On a proposé de travailler à une marche pour l’emploi et la dignité. D’autres professions et départements s’y inscrivent. Ça grandit petit à petit. Bien entendu on s’inscrira dans toutes les initiatives prises par la CGT, dont le 17 septembre. »
 
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Cuba lance les essais cliniques de son vaccin “Souverain” contre le Covid-19
 
L’île socialiste de Cuba, très impliquée dans la lutte contre le Covid-19, et plus largement dans la recherche médicale, a lancé le 24 août les essais cliniques de son propre vaccin contre le coronavirus. Baptisé Soberana 01 (“Souveraine 01”).
 
Lire notre article
 
 
 
 
Vidéo-podcast avec Amar Lagha, secrétaire général de la Fédération CGT Commerce et Services
 
Extrait : "Il faut que chaque organisation s’associe à la marche pour l'emploi et la dignité proposée par des organisations au sein de la CGT. Notre fédération en sera partie prenante".
 
Ecouter l'interview
 
 
 
 
Inde : les travailleuses de la santé en lutte !
 
Démonstration de force des travailleuses indiennes de la santé il y a quelques jours avec le puissant syndicat de classe CITU (Centre of Indian Trade Unions), affilié à la Fédération Syndicale Mondiale.
 
Voir la vidéo et lire notre brève
 
 
 
 
Vidéo-podcast avec Samuel Meegens, secrétaire à la communication de l'UD CGT 59
 
Extrait : « La lutte doit être organisée […] à tous les échelons de notre CGT pour combattre et pour gagner, c’est une idée maitresse dans le travail quotidien qu’on mène

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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