SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Trahison. FO et la CFE-CGC signent le PSE
 
chez AAA : 567 salariés licenciés !

 

Ce matin, le PSE annoncé par la direction en juillet dernier a été signé par les représentants des syndicats FO et CFE-CGC de AAA, sous-traitant aéronautique basé à Toulouse. Loin d’être une fatalité, il s’agit d’une décision criminelle dans un contexte de crise, laissant intacte les intérêts des patrons en jetant 567 salariés dans la précarité ! Ce n’est pas aux travailleurs de payer la crise !

 

Ce n'est pas aux travailleurs de payer la crise !

Crédit photo : Rémi Benoit

Les patrons en rêvaient, les représentants FO et CFE-CGC de AAA l’ont fait : 567 licenciements ou suppressions d’emplois sur un total de 1587 postes, soient près de 36% des effectifs. C’est une énorme attaque contre les salariés qui est consacrée aujourd’hui avec la signature du PSE chez AAA. Cela donne suite à la suppression des postes de plus de 800 intérimaires depuis février, n’ayant pas vu leur contrat renouvelé au sein de l’entreprise. Au total, ce sont donc près de 1400 salariés qui ont été mis à la porte dans un contexte de crise économique, particulièrement violente dans le secteur de l’aéronautique.

Loin d’être une fatalité, la signature d’un tel accord relève d’une trahison des plus criminelles de la part des représentants syndicaux censés représenter les intérêts de travailleurs. En effet, les salariés de AAA ont pourtant tenté de se mobiliser contre ce PSE dès septembre dernier, se heurtant à l’inertie des représentants FO et CFE-CGC qui se montraient déjà prêts à signer cet accord avec la direction, mais aussi à la répression de la police.

Derrière la signature d’un simple bout de papier, c’est la vie de centaines de salariés qui est directement en jeu, lorsqu’on sait les conséquences dramatiques que des licenciements peuvent avoir pour ces derniers et pour leurs familles, et ce d’autant plus dans un contexte de crise économique profonde et de chômage qui limite largement les possibilités de retrouver un emploi dans leur secteur d’activité - déjà frappé par de nombreux PSE et APC, comme chez Daher, Derichebourg ou encore Figeac Aéro - et même au-delà.

Si la sentence peut sembler inéluctable, elle n’a pourtant rien d’une fatalité. D’après une source dont nous souhaitons préserver l’anonymat, le PDG de AAA cumule plus d’un million d’euros de salaire par an, 800 000 euros pour le directeur général, et plus de 10 millions de dividendes ont été versés aux actionnaires de l’entreprise au cours des quatre dernières années. Autant dire que l’entreprise est loin d’être au bord de la faillite ! Au début du mois, le directeur général de AAA, qui est aussi un élu LR, était d’ailleurs si inquiet pour la survie de son affaire qu’il était en train…. de préparer les élections de mars 2021 dans le Calvados ! À cette occasion, en toute hypocrisie, il n’a pas hésité à faire de « beaux discours » sur l’effort fourni pendant la crise par les « cols bleus » de son entreprise, au moment même où il s’apprêtait à licencier 36% de ces derniers.

On le voit bien : en réalité, de tels plans de licenciements ont pour fonction de laisser intactes les intérêts du patronat en faisant payer aux salariés une crise dont ils ne sont pas responsables. Face à cela, et pour éviter qu’une telle situation se généralise, les salariés du secteur aéronautique ont tout intérêt à se rassembler pour faire front face aux attaques qui ne font que commencer. C’est tout le sens de l’appel à se rencontrer pour préparer la bataille, initié par un collectif réunissant syndiqués et non-syndiqués, autour d’un même mot-d’ordre : 0 licenciement et 0 baisse de salaire ! « N’attendons pas d’être les prochains, si on touche à l’un on touche à tous ! », lancent les ouvriers dans cet appel.

 

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Deux ans après sa triple mise en examen dans l’affaire des financements libyens, Nicolas Sarkozy écope d’une quatrième mise en cause, une première judiciaire pour un ancien chef de l’État : « association de malfaiteurs »

Dans association de malfaiteurs, il y a association ce qui signifie au moins deux individus comme ils disent dans la police. Et malfaiteurs est au pluriel. Si l'on comprend que Nicolas Sarkozy est l'un des individus soupçonnés, l'autre partenaire est le régime libyen qui avait pour chef Kadhafi. Et c'était dans le cadre d'un financement présumé de la campagne électorale de 2007 pour être Sarko-président.

Bon, laissons agir la Justice, comme ils disent du côté des hors-sol drapés dans la présomption immaculée d'innocence.

En tout cas, en grandes pompes, en décembre 2007, Nicolas Sarkozy, élu président de la République, recevait ledit Kadhafi pour une visite de 5 jours. Une capture d'écran sur Paris Match qui immortalisait l'instant magique et démocratique à la fois:

Nicolas Sarkozy soupçonné pour "association de malfaiteurs"

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A la veille du couvre-feu, Macron
 
augmente le budget de la police de 325
 
millions et concède une prime de nuit

 

Avec l'annonce du couvre-feu pour ce week-end, Macron déroule sa stratégie répressive de l'épidémie. En parallèle des prévisions de coupes budgétaires pour les hôpitaux, il a privilégié les cadeaux à la police, prévoyant l'octroi de 320 millions d'euros, dont 15 pour les "nuiteux". Au plus grand bonheur des syndicats, reçus ce jeudi à l'Elysée.

Etat policier
Une multitude de cadeaux aux policiers dans le cadre de l’offensive sécuritaire

 
C’est au cours d’une rencontre organisée, mardi 13 octobre, entre les représentants des policiers et le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin que ce dernier a dévoilé une série de mesures pour calmer la colère des policiers. En effet, 
"l’attaque" du commissariat de Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne) le week-end dernier ou encore la blessure d’un policier renversé par une voiture dans la nuit de mardi à mercredi, sont autant d’évènements qui attisent la colère des forces de répression.

Aussi, lors de l’échange en visioconférence, le ministre de l’Intérieur a promis une augmentation du budget de son ministère de 325 millions d’euros. Plus précisément, les crédits consacrés aux matériels et équipements vont augmenter de 15 millions d’euros, tandis que 125 millions d’euros supplémentaires ont été offerts pour renouveler les véhicules policiers et 12 millions pour remettre à neuf les commissariats. 

Également, ce sont tout un tas de petits cadeaux pour faciliter le travail administratif dans les commissariats qui ont été annoncés, tels « la généralisation du recours à des personnels administratifs pour l’accueil des commissariats, l’allégement de la procédure pour gérer les personnes en état d’ébriété, très chronophage, la suppression progressive du recueil des procurations avant chaque élection, et l’externalisation de certaines fonctions en centre de rétention administrative ». Autant de mesures destinées à dégager des effectifs pour les mettre sur le terrain. Darmanin a également annoncé l’ouverture de négociations pour la gratuité des transports pour les forces de l’ordre à partir de 2021.

Les cadeaux du gouvernement aux forces répressives ont été accueillis avec joie par les syndicats. « Le statut du travailleur de nuit est acté et enfin on a de premières indemnités » s’est réjoui Grégory Joron d’Unité-SFP auprès de l’AFP. Fabrice Vanhemelryck, secrétaire général d’Alliance a également souhaité saluer ces annonces : « S’il arrive à mener à bien tous ces projets, dans les prochains mois, on pourra enfin dire qu’il y a eu une reconnaissance du métier de policier ». Thierry Clair de l’Unsa Police a lui affirmé : « Il faut saluer ces mesures qu’on avait portées, sur lesquelles nous avions mené des négociations ». 

Si une mesure a des airs de victoire historique pour les syndicats de police, c’est bel et bien celle de l’augmentation des primes des "nuiteux" pour un budget total de 15 millions d’euros. Et pour cause, il s’agit d’une revendication de longue date des syndicats. Alors que le gouvernement radicalise sa stratégie répressive avec e couvre-feu qui vient d’être annoncée, on peut supposer qu’une telle mesure viendra assurer le bon fonctionnement ce confinement nocturne répressif.

Plus globalement en acceptant de nombreuses revendications des syndicats policiers, le gouvernement cherche à sécuriser le soutien des forces de répression. A l’heure où les plans sociaux et les attaques ne cessent de s’accumuler sur les travailleurs, le gouvernement sait qu’il aura plus que jamais besoin du soutien de son bras armé pour mater les potentielles révoltes sociales. 

Macron reçoit les syndicats ce jeudi pour approfondir l’offensive sécuritaire

 
Dans la continuité de ces cadeaux, Macron recevra ce jeudi 15 octobre pour la première fois de son quinquennat les représentants syndicaux de la police nationale. Le chef de l’Etat, qui ne veut aucune mésentente à l’aube des mesures répressives liées au couvre-feu, se sait attendu au tournant après les événements de la semaine dernière qui ont particulièrement agité la sphère médiatique et réactionnaire. L’enjeu principal de la réunion sera la consolidation de rapports qui se doivent de rester au beau fixe, tant la gestion sanitaire et de la crise économique peut engendrer un ras-le-bol généralisé de la population. C’est en effet quelques semaines après un confinement répressif de deux mois, ayant entrainé la mort d’une dizaine de personnes et des centaines de blessés entre les mains de la police, qu’avait surgi l’historique mouvement contre le racisme et les violences policières. 

Ainsi c’est la question pénale qui sera abordée dans les salons, les syndicats de police réclamant notamment la mise en place d’une peine plancher, la suppression de l’aménagement de la durée des peines, et l’allègement des procédures dans le cadre de leurs interventions. En recevant les syndicats de police pour entendre leurs revendications, qui consistent en réalité à demander toujours plus de moyens pour réprimer dans les quartiers populaires ou les mouvements sociaux, le président reprend sa place de dirigeant des opérations relatives à la crise sanitaire tout en revendiquant le premier rôle dans le cadre de l’offensive sécuritaire, terrain qu’il avait surtout laissé jusqu’à présent à Darmanin.

Dans ce cadre, il montre également fortement son soutien aux forces de police qui ont parfois remis en doute son gouvernement, organisant des manifestations pour revendiquer leur droit à réprimer. Face à l’importance de la situation pour le gouvernement de garder le soutien des forces de police, Macron veut donc désormais reprendre les rênes. Après avoir laissé son gouvernement, Darmanin en particulier, aux manettes de la politique sécuritaire du gouvernement, il revient en première ligne. 

Plus généralement ces annonces et cette visite à l’Elysée s’inscrivent dans le contexte d’une offensive sur le terrain sécuritaire et réactionnaire, avec l’instrumentalisation par la droite et l’extrême droite de l’évènement du commissariat de Champigny pour en faire un étendard de la surenchère contre les populations des quartiers populaires, faisant écho à un discours incessant du gouvernement sur l’insécurité et l’ensauvagement de la société. 
 
En pleine crise sanitaire et au début d’une crise économique qui sera très violente, Emmanuel Macron cherche ainsi à consolider une base sociale à droite et dans les rangs de la police en prévision de futures explosions sociales. Le discours du gouvernement cherche à grignoter du terrain xénophobe et sécuritaire à la droite en vue des prochaines élections, et vise aussi à justifier une répression accrue des quartiers populaires, des luttes sociales et du mouvement ouvrier. Dans le contexte social potentiellement explosif qui s’annonce, avec la multiplication des licenciements, une crise économique particulièrement forte, et une gestion sanitaire toujours plus incompréhensible et répressive, il est en effet central pour Macron de mettre tous les moyens nécessaires pour mater toute possibilité de révolte. Dès lors, ces cadeaux faits aux forces de police ont évidemment pour objectif de sécuriser le soutien du bras armé de l’état.
 
Alors que les hôpitaux et l’ensemble des services publics manquent toujours plus de moyens, que les manques en lits de réanimation sont toujours plus criants, Macron montre que la priorité de son gouvernement va à la police et à la politique réactionnaire. 

 

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Un couvre-feu contre le feu de l'épidémie de covid-19

Voilà, voilà, Il nous a parlé hier soir à la télé, les yeux dans les yeux et face à deux gentillets journalistes sensés l'interroger: L'une d'une chaine publique, l'autre d'une chaine privatisée. Mais il m'a semblé que les gentilles questions posées avaient été préparées à l'avance. Mais ne suis-je pas mauvaise langue dans une société libre et non faussée?

Macron a donc fait flamber un couvre-feu en région parisienne et dans 8 méga-métropoles françaises. Et en tout cas, aucune question des très aimables journalistes de TF1 et de France 2 sur les milliers de lits fermés qu'il faudrait ouvrir d'urgence. Pas plus de question sur la surchauffe du personnel soignant devant l'engorgement de la santé publique. Et rien sur les 4 milliards d'économies prévus en 2021 dans la branche maladie de la Sécu.

Dès lors, on aurait échauffé les oreilles d'un ex-gérant d'une grande banque internationale à lui causer de la taxe obligatoire de 18 euros à devoir bientôt aux urgences si on n'est pas hospitalisé sur-le-champ.

En revanche, il faut toujours bosser dur dans les entreprises, à l'école ou dans les universités, alors que plusieurs études prouvent que ce sont des lieux évidents de contamination. Et continuer à vous serrez comme des sardines en boite dans les transports en commun, bandes de derniers de cordée. Quant aux grandes surfaces, comme aujourd'hui, rien à signaler.

Couvre-feu donc de 21h à 6h, mais vous pouvez voyager pour les vacances.

Dans une déclaration à l'AFP, le sous-chambellan chargé du Tourisme, Jean-Baptiste Lemoyne puisqu'il faut le nommer par son nom, déclare: "Nous allons tout faire jusqu'à NoÊl puisse se dérouler. Et j'incite les Français à réserver pour les vacances de la Toussaint".

Euh, le jet privé, pour se dorer la pilule dans des îles paradisiaques et hautement paradis fiscaux, c'est remboursé par la Sécu ?

 

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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SOURCE : le site de Jean LEVY

 

 

Ce mercredi 14 octobre, le président de la République s

e faisait interwiever sur TF1 et France2 sur la pandémie qui

sévit en France depuis février dernier, et sur les moyens qu'il

envisageait pour enrayer définitivement la Covid 19 dans notre

pays.

Disons-le tout net :  Emmanuel Macron n'a pas répondu aux

questions que les journalistes ne lui ont pas posées. 

Faisons-le à leur place.

"Vous semblez craindre par dessus tout de revoir nos hôpitaux dont les couloirs seraient, comme au printemps dernier, encombrés de malades soignés pour le Covid, et que cette image de désolation fasse le tour du monde, créant pour vous une situation intenable en France.

Mais, Monsieur le Président, qui est responsable de cette situation ?

Combien avez-vous fermé de lits d'hospitalisation depuis votre installation à l'Elysée ? Car c'est bien votre politique visant à "rentabiliser" l'hôpital qui a mené à la pénurie actuelle. *

Vous nous direz que vos prédécesseurs, Sarkozy comme Hollande, en ont fait autant.. 

Certes, mais c'est vous qui avez nommé Olivier Véran ministre de la Santé, alors que ce dernier avait été chargé en 2016 par la  ministre de la Santé de l'époque, Marisol Touraine, du pilotage du "Comité de réforme du mode de financement des établissements de santé"; autrement dit de réduire les charges des hôpitaux en réduisant entre autres, le nombre de lits d'hospitalisation.

C'est donc un "spécialiste" que vous avez nommé ministre...Et il a bien répondu à  vos attentes...

D'autre part, vous annoncez, comme une évidence que le coronavirus va sévir jusqu'à l'été prochain. Cette déclaration étonne :

Ou vous n'avez guére confiance dans les mesures que vous prenez quant à leur efficacité, ou vous nous menez en bateau quant au but recherché en insufflant un climat de peur pour mieux tenir notre peuple politiquement désarmé. 

Et puis, il faudrait nous expliquer que, là où elle a commencée, en Chine pour être précis, l'épidémie s'est éteinte depuis avril dernier, et toutes les restrictions levées à cette date pour la population. Les miliers de ressortissants étrangers - dont beaucoup de Français comme le médecin Philippe Klein, établis à Wuhan, confirment cette victoire remportée dur la Covid 19. Celui-ci serait plus résistant en France, ou les moyens mis en oeuvre pour le juguler ne sont pas les mêmes à Paris et à Pékin ?

Vous avez aussi, monsieur le Président, insisté sur votre volonté de protéger notre économie en vous refusant de ptendre des mesures plus contraignantes, tel le confinement pur et dur. Donc, chacun devra normalement se rendre au travail, utiliser le métro pour s'y rendre et revenir chez lui pour faire dodo.

Il faudrait alors nous prouver qu'un atelier chez Renault, une salle des marchés,  chez Auchan le samedi matin, des transports bondés, sont bien plus salubres que le bistrot du coin...

Mais, soyons justes ! En tant que Président, vous nous avez appelés à aérer nos logements trois fois par jour, au moins...

Merci, monsieur le Président.

 

*4.172 lits d’hospitalisation complète ont bien été supprimés entre le 31 décembre 2017 et le 31 décembre 2018

 

 

Publié par FSC

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Non au couvre-feu, des moyens pour la
 
santé !

 

La mesure était sortie dans les médias comme un ballon d’essai, et Macron vient de le confirmer. Incapable de répondre à l’épidémie depuis son arrivée en France, le pouvoir n’a aujourd’hui comme unique réponse à proposer que le couvre-feu de 21h à 6h dans les zones géographiques à risque, soit l’Île-de-France et huit métropoles. Une nouvelle mesure de restriction des libertés individuelles au nom de la lutte contre le Covid-19, alors que cette deuxième vague n’a rien d’une fatalité.

NPA

Communiqué du NPA

Crédit Photo : DR

Communiqué du NPA publié initialement sur le site du NPA : ici

La mesure était sortie dans les médias comme un ballon d’essai, et Macron vient de le confirmer. Incapable de répondre à l’épidémie depuis son arrivée en France, le pouvoir n’a aujourd’hui comme unique réponse à proposer que le couvre-feu de 21h à 6h dans les zones géographiques à risque, soit l’Île-de-France et huit métropoles. Une nouvelle mesure de restriction des libertés individuelles au nom de la lutte contre le Covid-19, alors que cette deuxième vague n’a rien d’une fatalité. Le sens fondamental de cette nouvelle mesure, Macron ne s’en est même pas caché, c’est que « la vie économique », c’est-à-dire la machine capitaliste à faire travailler la majorité pour le profit de quelques-uns, ne peut pas s’arrêter, ne doit pas s’arrêter, coûte que coûte...

Dans quelques jours, nous aurons donc le droit de porter à peu près partout des masques que nous aurons dû nous-même acheter, de nous entasser dans les transports en commun et au travail, au détriment de la distanciation physique… mais par contre il sera impossible d’avoir un minimum de vie sociale, familiale, amicale, de distraction, en dehors de son boulot !

Depuis des mois, Macron et ses amis n’ont rien fait pour éviter ce rebond de l’épidémie. Sans aucune organisation, la politique de dépistage s’est effondrée, permettant juste aux labos privés de « faire du chiffre » mais pas de briser les chaînes de contagion. Et les hôpitaux n’ont eu les moyens ni de recruter ni de former pour faire face à l’épidémie. Il n’y a eu aucun plan d’ouverture de lits, comme le demandent pourtant les hospitalierEs et leurs syndicats qui se mobilisent à nouveau demain et pour lesquels Macron n’a visiblement rien à proposer. À l’évidence, le traitement sanitaire de cette épidémie, qui passe par le développement de notre système de santé, de ses établissements, n’est pas le soucis de ce gouvernement.

Le pouvoir croit-il vraiment que nous allons accepter ces mesures improvisées et incohérentes, et ces attaques contre nos droits sociaux et nos libertés alors qu’aucune politique publique sanitaire n’est réellement mise en œuvre ? C’est l’inverse de ce que fait le gouvernement qu’il faut défendre. Le NPA construira et soutiendra toutes les mobilisations portant des mesures d’urgence sanitaire et sociale : la gratuité des protections (masques…), la réquisition des laboratoires d’analyse médicale pour organiser la politique de dépistage, l’ouverture massive de lits et l’embauche de 120 000 personnels soignants à l’hôpital sur postes statutaires, avec des revalorisations salariales de 300 euros pour touTEs. Des mesures qu’il faudra leur arracher, par la lutte, jour et nuit s’il le faut.

Le NPA va prendre au plus vite contact avec l’ensemble des organisations progressistes pour construire une riposte collective aux plans que nous réserve Macron pour les mois qui viennent.

Montreuil, le mercredi 14 octobre 2020

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Roulette russe

 

 

et

 

 

protocoles thérapeutiques

 

 

lire "patronales"

Le virus est-il soluble dans les solutions managériales ? *

 -Ici, licencié par son patron (HLM de Mulhouse) pour "faute grave"pour être venu travailler alors que testé positif (les arguments - disons "exotiques"-  de la position patronale se traitent d'ores et déjà au prud'hommes du Haut Rhin).

- Là, soignants testés positifs réquisitionnés pour venir travailler à l'hôpital.

La roulette russe est devenue l'hydroxychloroquine du patronat, il en joue à haute dose.

 

Rédigé par Canaille Lerouge

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La simplification de la structure d'Unilever ouvre la voie à des grandes manoeuvres.

Par Les Echos
 
 

Le mariage est la cause principale de divorce, assurait Oscar Wilde. Il reviendra peut-être à un groupe bientôt uniquement britannique par sa cotation, Unilever, de faire mentir le poète irlandais en montrant qu'un divorce peut aussi être la principale raison d'un remariage. Pour l'instant, l'encre de la séparation d'avec les investisseurs en euro, détenant 55 % du tour de table du géant anglo-néerlandais, n'est pas encore sèche. Après le feu vert, fin septembre, des actionnaires de l'entité hollandaise appelée à se saborder, leurs homologues d'Unilever Plc ont voté lundi la « réunification », comme la nomme le groupe, de sa structure capitalistique après quatre-vingt-dix années à camper des deux côtés de la Manche. Les « Brexiteers » verront dans les scores de république bananière (plus de 99 % dans les deux cas) la confirmation de la supériorité de l'attractivité de la place londonienne, en omettant le risque d'une taxation brandie par l'opposition verte à La Haye. Soit une épée de Damoclès à 11 milliards d'euros. Si Alan Jope, le patron depuis bientôt deux ans du fabricant de Skip et Cif, n'a pas hésité à le courir, c'est parce qu'il a urgemment besoin de faire le ménage dans un portefeuille de moins en moins adapté à la montée en gamme des consommateurs des pays émergents. Le remède, assure un courtier, pourrait s'appeler Reckitt Benckiser, coté lui aussi à Londres. What a surprise !

 

À noter

Après l'approbation des actionnaires des deux entités hollandaise et britannique, la justice du Royaume-Uni sera la dernière à donner son feu vert, attendu le 30 octobre. Les actions d'Unilever NA cesseront leur cotation à Amsterdam le 20 novembre.

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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