SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

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CGT Alpes-Maritimes - COVID 19 : des mesures incohérentes et dangereuses socialement

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SOURCE : Actu.fr

 

 

Après Blainville-sur-Orne et Blainville-sur-Orne près de Caen, les cheminots du Calvados ont de nouveau sorti les débroussailleuses et l’huile de coude. Samedi 26 septembre 2020 le long de la voie verte à la limite de Caen et Louvigny, une vingtaine de personnes, syndicalistes CGT et sympathisants écologistes, ont mis à jour une partie d’une ancienne voie ferrée enterrée depuis des décennies.


Fermée aux voyageurs depuis 50 ans

Cette ligne Caen-Flers, longue de 60 km, avait été ouverte au XIXe siècle. Elle a été fermée aux voyageurs en 1970. Le dernier tronçon réservé aux marchandises n’est lui, plus en service depuis 1991.

« Cette ligne de train a un avenir »
« C’est une action symbolique dans le cadre de la marche pour le climat du samedi 26 septembre à Caen », explique Allan Bertu, secrétaire général CGT Cheminots de Caen.

On déterre une dizaine de mètres pour que les gens voient que l’infrastructure est en bon état. Cette ligne de train a un avenir.

L’ambition d’un nouveau fret ferroviaire


Avec ce genre d’initiative, l’objectif des cheminots est triple : proposer à nouveau aux voyageurs des lignes de train dans des secteurs enclavés. Offrir une nouvelle offre touristique – la ligne Caen – Flers traverse la Suisse normande – et surtout (re) mettre le fret à la mode : les trains de marchandises.
Pour se faire entendre, les cheminots demandent à rencontrer les responsables de la communauté urbaine Caen la mer, ainsi que ceux de la région Normandie. « On veut discuter calmement », appelle Allan Bertu.

Avec ce genre de lignes, il y a un intérêt général, social et environnemental.

« Toutes les grosses entreprises de l’agglomération de Caen pourraient faire du fret », poursuit Marc Le Rochais de la commission économique CGT des cheminots. « On pense par exemple à Agrial qui gère 350 000 à 400 000 tonnes de marchandises par an. Il y a aussi la future plateforme logistique de Carrefour à carrefour où ce sera entre 700 et 1 200 poids lourds par jour. Maintenant, c’est une décision politique »
C’est dans cette optique que la CGT a demandée à des élus de s’engager en faveur d’un pacte pour le fret ferroviaire dans l’agglomération caennaise. Maire de Giberville, Gérard Leneveu est l’un des signataires.

Une intervention au conseil de Caen la mer

Présent samedi, il a redécouvert une voie ferrée qu’il connaît bien. « J’étais conducteur de train sur cette ligne entre autres. J’interviendrai en ce sens jeudi 1er octobre au conseil d’agglomération. »

 

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"Ruptures" : L’aubaine des uns, la rancœur des autres, par Pierre LEVY

La tempête économique est déjà là. Mais le plus gros du tsunami social est annoncé pour l’automne. Au deuxième trimestre, le PIB de la zone euro a reculé de plus de 12%, et même de 13,8% en France, où 715 000 emplois ont été détruits. N’en déplaise aux amoureux de la décroissance, on ne confine pas un pays – ce qui était probablement nécessaire – sans conséquences sur l’activité, la richesse produite, l’emploi.

Certes, le virus a déclenché un effet boule de neige. Mais de nombreuses entreprises, essentiellement les grandes, n’ont pas hésité à se jeter sur l’« effet d’aubaine » en lançant des plans de restructuration qu’elles avaient dans les tiroirs avant l’épidémie. Les grands groupes français et européens se sont distingués dans l’annonce de suppressions massives d’emploi : Nokia, Airbus, Sanofi, Carrefour, Auchan… Pour sa part, General Electric a annoncé 750 suppressions de postes – un dossier qu’Emmanuel Macron connaît bien puisqu’en tant que secrétaire général adjoint de l’Elysée, il avait supervisé en 2014 la vente d’Alstom Energie au géant américain qui promettait alors de… créer 1 000 emplois.

Par ailleurs, de nombreux patrons savourent aujourd’hui les charmes d’un dispositif mis en place sous le règne de l’actuel chef de l’Etat qui permet d’exiger des sacrifices aux salariés (travailler plus pour gagner moins) sous peine d’être licenciés.

Décidément, le Covid a bon dos…

Et décidément, le Covid a bon dos : ce n’est pas lui, mais le dogme de la « transition écologique » qui justifie la suppression de liaisons aériennes intérieures – une exigence gouvernementale qui ne peut être sans conséquences sur les personnels navigants, de maintenance, au sol, sans parler des emplois indirects dans les aéroports. De même pour l’industrie automobile qui devrait subir de plein fouet la promotion des moteurs électriques, bien moins pourvoyeurs d’emploi, en lieu et place des moteurs thermiques.

Effet d’aubaine encore : le « soutien aux entreprises » représente le tiers des 100 milliards prévus par le « plan de relance » national annoncé à grand son de trompe par le premier ministre. Or aucune contrepartie en termes d’emploi n’est prévue aux cadeaux sociaux et fiscaux,...

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https://ruptures-presse.fr/actu/crise-virus-aubaine-macron-bruxelles-reformes/ 

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SOURCE : BFM TV

 

La CGT et la CFDT demandent à l'ensemble des salariés du site de Grandpuits de se rendre le 6 octobre devant le siège du groupe à la Défense.
Après le site de Donges, celle de Grandpuits va cesser son activité le temps d'une grève. La CGT de cette raffinerie de Seine-et-Marne a appelé vendredi à un mouvement le 6 octobre au lendemain de l'annonce par le groupe Total de la reconversion du site dans les énergies vertes, entrainant des suppressions de postes.

"Le combat ne va pas être facile, il faut imposer un rapport de force avec le groupe Total et on aura besoin de vous, sinon tout est perdu d'avance", a lancé Adrien Cornet, délégué CGT à la raffinerie, devant une centaine de salariés sur un des parkings du site de Grandpuits.
Pour Olivier Ducreux, délégué CFDT, présent également à l'assemblée générale, "le compte n'y est pas car beaucoup de secteurs vont pâtir de cette reconversion comme la sécurité ou les laboratoires", a-t-il déclaré.


250 postes maintenus sur 400

Les deux syndicats ont demandé à l'ensemble des salariés de se rendre le 6 octobre devant le siège du groupe à la Défense, où est prévu ce jour-là un Comité social et économique central (CSEC). Seule la CGT appelle à la grève pour cette journée.

Jeudi, Total a annoncé que "fin 2023, il n'y aura plus une goutte de pétrole sur ce site", assurant que cette reconversion n'entrainerait aucun licenciement mais des départs à la retraite anticipée et des mobilités internes vers d'autres sites.

Grâce à un budget de 500 millions d'euros, le redéploiement s'articulera autour de quatre nouvelles activités industrielles: la production de biocarburants majoritairement destinés au secteur aérien, la production de bio plastiques, le recyclage de plastiques, l'exploitation de deux centrales solaires photovoltaïques.

Seront maintenus 250 postes sur les 400 que compte aujourd'hui la plateforme de Grandpuits et le dépôt associé de Gargenville (Yvelines). Quinze emplois doivent être créés sur le site de Grandpuits dans une unité d'emballage en aval.

"Si on compte l'ensemble des postes Total, dont les contractuels absents de l'organigramme, nous sommes à 209 suppressions d'emplois chez Total", sans compter "500 emplois sous-traitants", indique pour sa part la CGT.

PS avec AFP

 

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Interview. Lubrizol 1 an après : « Il y a
 
une impunité pour ceux qui mettent nos
 
vies en danger »

 

Le 26 septembre 2019, 9 500 tonnes de produits chimiques partaient en fumée à l'usine Lubrizol. Un an après, l'incertitude règne toujours concernant les conséquences pour la santé des riverains. Collectifs et syndicats dénoncent la responsabilité des industriels et la complicité de l'Etat. Une nouvelle manifestation aura lieu ce samedi à Rouen. Interview de Gérald Le Corre, inspecteur du travail CGT et animateur du collectif unitaire Lubrizol.

 

Vidéo

Gérald Le Corre est inspecteur du travail, militant CGT et animateur du collectif unitaire Lubrizol, qui s’est monté dans les jours qui ont suivi la catastrophe à Rouen, réunissant des syndicats de travailleurs et différentes associations de défense des victimes de Lubrizol et de l’environnement. Un an après, une manifestation a lieu à Rouen ce samedi pour continuer de clamer « Lubrizol coupable, Etat complice ! » Pour Gérald Le Corre, qu’on avait vu fondre en larmes devant les médias à quelques jours de l’incendie, cette catastrophe dont les conséquences pourraient s’avérer dramatiques – cancers, malformations fœtales, etc. - était évitable : « L’Etat connaissait la situation à Lubrizol et à Normandie Logistique, mais avec ses politiques de soutien à l’économie et aux grosses entreprises capitalistes, il a décidé de laisser faire ».

Il va même plus loin, pointant les risques industriels élevés liés à une gestion capitaliste qui privilégie les profits sur la vie et la santé des travailleurs : « Le gouvernement sait très bien qu’on a des industries qui continuent à fonctionner, soit dans les processus de production, soit dans les processus de stockage qui sont d’ailleurs souvent sous-traitées, dans des conditions dangereuses. Et c’est encore pire post-covid, avec le plan de relance, avec la politique de Castex, Macron, Lemaire et cette bande-là qui a mis en place une politique criminelle contre les travailleurs, ils continuent au nom de l’économie et au nom de la reprise à dire ’on ne va pas emmerder les industriels’. (…) On l’avait déjà eu avec les accidents du travail et les morts de l’amiante, il y a cette impunité pour ceux qui continuent à mettre notre vie en danger et à tuer des travailleurs, donc il faut que ça change. Et pour ça il ne suffit pas d’avoir une bonne plateforme revendicative, il faut que cette convergence des luttes se transforme dans la rue, et c’est pour ça qu’on appelle à des rassemblements ce 26 septembre un peu partout en France ».

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APC à Valéo. Contre le chantage à
 
l’emploi et le dialogue social, imposons
 
zéro licenciement !

 

L'équipementier automobile veut imposer un accord d'austérité pour baisser le salaire des salariés, et promet en échange qu'il n'y aura pas de plan de licenciement pendant deux ans. Une promesse qui n'engage que ceux qui y croient. La régression sociale ne se négocie pas, elle se combat.

 

Aux patrons de payer leur crise

A Issoire dans le Puy-de-Dôme, des salariés de Valeo s’opposent à un accord d’austérité proposé par la direction. Teiller/FTV

C’est finalement un accord de performance collective que Valéo va imposer, pour faire passer un plan d’austérité aux salariés de groupe. Cet accord, que la direction veut faire ratifier le 29 septembre par les syndicats, viserait à diminuer de 10 % les frais de personnel de ses 30 sites en France, impactant les 13.400 salariés.

C’est un coup de massue quand on sait que le groupe n’est pas sans ressource puisqu’il a empoché 10 millions de CICE pour 2014 et a versé des sommes très généreuse aux actionnaire au fil des années. Sous prétexte d’anticiper des pertes exceptionnelles lié à la crise sanitaire, la direction du groupe propose simplement de faire payer la note aux salariés. En réalisant des économies équivalentes à 100 millions par ans pendant deux années, la promesse est de ne pas faire de PSE pendant cette période. Mais elle se garde évidemment toujours la possibilité de réaliser des suppression d’emplois, comme les 2.000 intérimaires déjà mis à la porte. La direction demandent en réalité aux salariés et à leurs syndicats de signer un chèque en blanc sous prétexte de crise sanitaire, et ainsi plonger encore d’avantage les travailleurs dans la précarité, laissant peser le spectre des fermetures d’usines après deux ans de ‘’paix sociale’’ lourdement achetée.

 

La dictature patronale et le dialogue social : deux faces d’une même pièce pour imposer des reculs immenses aux travailleurs

 

Au delà des baisses de salaires, il y a également la fin de l’intéressement. C’est à dire la fin des primes au mérite, des ‘’médailles de travail’’, mais aussi une baisse des indemnités pour les départ en retraites et la remise en cause de toutes les primes lié au travail. En simultané il y aura également un accord de compétitivité qui est en cours de négociation pour encore flexibiliser le travail avec la possibilité de faire travailler les administratif en production et la rupture conventionnel collective est toujours est toujours en place pour faire partir des salariés.

Les organisations syndicales discutent ouvertement de ces reculs sociaux dans le cadre du dialogue social et accompagnent, à travers les APC, des attaques centrales contre le monde du travail. Comme nous l’avions vu chez Dérichebourg, les accords cherchent à faire accepter les baisser les salaire, avec toujours ce ‘report des PSE’ comme pseudo contrepartie. Un véritable chantage à l’emploi. Et ça marche, puisque certains syndicats vont jusqu’à défendre eux-même l’APC. Comme c’est le cas de Pascal Phan coordinateur central de la CFE CGC à Valéo qui explique que « il faut bien avoir en tête que la direction fait une grosse concession en renonçant à tout PSE. Chez Valeo, c’est un première ! il y a probablement plus a perdre a ne pas signer qu’a signer  ».

De son côté, la CGT du groupe Valeo ne signera pas et a également appeler à des arrêts de travail dans certains de sites de production. Jean-Luc Zobéle, délégué syndicale central, argumente : le site n’a pas perdu tant d’argent et Valeo a les rein solide, rien ne justifie un APC. Mais la question est de sortir du dialogue qui mine tout et empêche un vrai coordination des salariés de l’ensemble des secteurs automobiles, sous-traitant y compris.

Face à ces attaques qui touchent l’ensemble du secteur de la métallurgie, on a pu voir des premières réponses du côté de l’aéronautique, avec des coordinations entre entreprises menacées de licenciements. Tout comme le secteur automobile va s’inspirer de l’expérience de Valéo, les travailleurs doivent s’inspirer des méthodes permettant de reprendre en main la bataille, ne laissant pas leur avenir se décider dans les salles de négociations. Quand on touche a un salariés on touche a tous ; le slogan « zéro baisse de salaire, zéro licenciement, c’est aux patronat de payer la crise » doit résonner partout où le patronat veut détruire nos vie pour ses profits

 

Publié par REVOLUTINO PERMANENTE

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A Marseille, des petits patrons
 
manifestent contre la fermeture des bars
 
et restaurants

 

Plusieurs centaines de petit-patrons ont manifesté vendredi matin contre l’annonce par le gouvernement de la fermeture des bars et restaurants. Une mesure jugée injuste tant le gouvernement a laissé filer l’épidémie. Certains interpellent le gouvernement à juste titre : « Qu'Olivier Véran commence par le début : remettre du fric dans les hôpitaux ! ». Une manifestation où de nombreux élus notamment LR, premiers instigateurs de la casse de l’hôpital public, cherchent à instrumentaliser la colère.

 

A Marseille, des petits patrons manifestent contre la fermeture des bars et restaurants

Crédits photo : Nicolas TUCAT/AFP

Plusieurs centaines de petits-patrons ont manifesté ce vendredi matin devant le tribunal de commerce de Marseille, à l’appel de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih), l’organisation patronale des restaurateurs de la région. Parmi les manifestants, principalement des restaurateurs et cafetiers marseillais qui protestent contre les nouvelles mesures restrictives appliquées à Marseille, annoncées par le gouvernement ce mercredi dans le cadre de la lutte contre le Covid-19.

Ayant été classée en “zone d’alerte maximale”, soit le dernier niveau avant l’état d’urgence sanitaire, niveau qui correspond aux zones où le taux d’incidence (le nombre de contamination pour 100 000 personnes) est supérieur à 250, le gouvernement a annoncé la fermeture des bars et restaurants à Marseille à partir de samedi, puis finalement dimanche soir, ainsi que les établissements recevant du public, à l’exception de ceux jugés capables de respecter un protocole sanitaire strict comme les théâtres ou les cinémas. Une mesure censée durer “15 jours”, et désormais « 7 jours » suite à la mobilisation.

 

Les petits commerçants, “très très en colère”

 

C’est sur fond de signaux très alarmant que ces nouvelles mesures restrictives sont annoncées par le gouvernement. Ainsi, à Marseille, le taux d’incidence est aujourd’hui de 281 cas positifs pour 100 00, et de 377/100 000 pour les personnes âgées de plus de 65 ans. Les services de réanimation accueillent de plus en plus de patients atteints du Covid, avec, selon l’ARS, 116 personnes infectées en réanimation au 24 septembre. Jeudi, toujours selon Le Monde, 40 patients restaient hospitalisés dans des services de réanimation de l’AP-HM, soit quatorze jours de plus que quinze jours auparavant. C’est dans ce contexte que le gouvernement a ordonné la fermeture des bars et restaurant pour tenter de mettre un frein à la propagation du virus dans la ville de Marseille.

Face à cette annonce, les petits-patrons expriment une colère légitime tant la stratégie du gouvernement est erratique et incompréhensibles. « Pourquoi les bars plutôt que le métro, pourquoi les restos plutôt que les facs, pourquoi les salles de sport plutôt que les théâtres ? » interroge Cecile Cornudet dans son édito. Et si le gouvernement affirme qu’il est « prouvé que les bars et restaurants sont des lieux à risque », il est quelque peu difficile d’affirmer que ces lieux seraient plus ou moins à risque que d’autres. En ce sens, parmi les lieux où se développent le plus de cluster, c’est d’abord et avant tout "l’industrie alimentaire" puis les "transports terrestres et transport par conduites" (27%), la restauration n’arrivant qu’en troisième position (20%). Plus encore, seuls 70 salariés de ce secteur auraient été exposés dans ces entreprises.

Mais c’est surtout le caractère erratique de la stratégie gouvernementale qui est à pointer. En effet, comme le pointe l’éditorialiste des Echos, depuis plusieurs semaines, le gouvernement prépare surtout les esprits à ne pas prendre les « décisions difficiles » du professeur Delfraissy pour préférer le passage de la quatorzaine à la septaine, ou pour insister la priorisation de l’économie ou encore l’allégement du protocole dans les écoles. En ce sens, cette mesure du gouvernement apparait essentiellement comme un choix arbitraire qui cherche en définitive à se couvrir quant à la progression du virus au travers une mesure forte tout en cherchant le moins possible à entraver la reprise économique.

En ce sens, cette colère des petits patrons, restaurateurs et bars est légitime tant, contrairement à la première vague, le gouvernement n’a plus « l’excuse » de la surprise, ni même ne peut s’appuyer sur les politiques austéritaires des années précédentes pour diluer sa responsabilité. Cette situation de crise sanitaire est bien la résultante de la politique du gouvernement qui, pour redémarrer au plus vite l’économie, a adopté une stratégie de circulation importante du virus comme l’expliquait Médiapart.

 

Et c’est pour quand l’argent dans les hôpitaux ? Des petits patrons interpellent Véran

 

C’est en l’occurrence ce que pointent des petits patrons quand ils interpellent le gouvernement. "Qu’Olivier Véran commence par le début : remettre du fric dans les hôpitaux !" « Ça fait six mois qu’on nous dit qu’il manque des lits, que l’hôpital ne va pas bien... il fallait anticiper », continue Noëlle au micro d’Europe 1.

Pourtant, les hôpitaux n’ont toujours pas plus de moyens, malgré une dénonciation constante depuis plusieurs années des conditions dans les hôpitaux. Un autre hospitalier de l’hôpital de la Timone, membre du collectif Inter-Urgences, témoigne ainsi : “Pour nous, la situation est beaucoup plus pénible qu’en mai. L’AP-HM me doit actuellement 700 heures de repos. Et comme nous sommes en sous-effectif chronique, je sais que je ne les prendrai pas.” Malgré cette situation, le gouvernement préfère opter pour une gestion répressive, avec des mesures restrictives, plutôt que d’investir massivement dans les hôpitaux.

En réalité, le problème se trouve dans la gestion de la crise sanitaire et économique de la part du gouvernement. Sur le plan sanitaire, le gouvernement opte pour des mesures répressives, à l’image des amendes de 135€ pour non-port du masque et des contrôles policiers permanents pendant le confinement, plutôt que d’investir massivement dans les hôpitaux. Sur le plan économique, le gouvernement a offert des milliards au patronat, alors que les petits commerçants ont été durement touchés par la crise du coronavirus, de par le confinement instauré pendant près de deux mois ainsi que les restrictions liées aux gestes barrières.

 

Les organisations patronales comme les élus LR cherchent à capter cette colère

 

Loin de ces revendications pour l’hôpital, et de toute préoccupation sanitaire, Bernard Marty, patron de l’Umih des Bouches-du-Rhône, a dénoncé dans son communiqué un “reconfinement économique” mais surtout demandé au gouvernement de « laisser le temps [aux gestes barrières] de produire leurs effets sans mettre en danger durablement l’économie et les emplois d’un territoire entier ». Une argumentation qui montre la logique derrière laquelle ce représentant de l’organisation patronale : celle de l’économie avant tout, la situation sanitaire, et la santé de la population se résoudrait elle par une hypothétique résorption « naturelle » de l’épidémie.

De même, chez la classe politique traditionnelle, on cherche à capter cette colère. Martine Vassal, présidente LR de la métropole Aix-Marseille, ainsi que Renaud Muselier, président LR de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, ont rejoint la manifestation de ce vendredi matin, dénonçant la fermeture et cherchant à se mettre comme médiation de la colère en lien avec le gouvernement. Samia Ghali, adjointe PS à la maire de Marseille déclarait elle sur Twitter : « si cette décision est maintenue, la ville de Marseille n’apportera pas son concours pour mettre en place les fermetures ». Des déclarations qui prennent un ton des plus hypocrites, et sûrement à visée électorale pour les prochaines régionales, au vu des politiques menées par les partis LR et PS auxquels appartiennent Martine Vassal, Renaud Muselier et Samia Ghali, politiques menées les années précédant le quinquennat Macron et qui ont contribué à la casse de l’hôpital public, à l’image de la loi Hirsch sous Sarkozy.

 

Une gestion répressive de la crise pour masquer le manque de moyens criant dans la santé

 

Plus encore, alors qu’Olivier Véran affirme que ces décisions “visent à protéger les marseillais”, ces mesures restrictives s’inscrivent en réalité dans l’offensive répressive et autoritaire depuis le début de la crise sanitaire, avec pour expression la plus frappante la multiplication des violences policières dans les quartiers populaires pendant le confinement.

Comme nous l’écrivions dans un précédent article, “une fois de plus, ces nouvelles mesures visent à responsabiliser et individualiser la population face à une épidémie dont elle n’est pas responsable. La fermeture des bars s’appuie sur l’idée selon laquelle les jeunes font la fête et seraient donc responsable de la reprise de l’épidémie. Cependant, les entreprises constituent les principaux clusters de l’épidémie. Ainsi, l’État se déresponsabilise dans l’évolution de l’épidémie et ses conséquences et préfère réprimer plutôt que protéger la population avec par exemple la distribution de masques gratuits à l’ensemble des habitants ou encore la mise en place de dépistages massifs.”

En effet, alors que l’épidémie de coronavirus sévit depuis maintenant huit mois, la situation dans les hôpitaux est toujours catastrophique. Le plus grand hôpital de Marseille a ainsi été inondé avec les pluies de ces derniers jours, et les services hospitaliers risquent très rapidement d’être débordés. Mais les priorités du gouvernement sont claires : fournir de l’argent aux grandes entreprises, et laisser l’hôpital public gérer la crise avec son manque de moyens en lits de réanimation et de matériels.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Travailler

Publié par anti-K

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Grâce à Macron, la famille Mulliez rachète Alinéa qu'elle avait placée en liquidation judiciaire

Ce n'est pas un tour de passe-passe. Mais tout simplement l’ordonnance gouvernementale du 20 mai, qui permet aux patrons ayant déposé le bilan de se représenter comme acquéreur devant le Tribunal de commerce. Sorti en plein confinement, ce décret avait pour objectif de relancer l'économie, en permettant à des patrons ayant coulé de reprendre leur affaire.

Banco, a dit la famille Mulliez. Alinéa, l'entreprise de meubles, qu'elle possède, est mise en liquidation judiciaire avec 992 licenciements.

Et qui la rachète? Alexis Mulliez, pdg, qui détient 15% du capital, et l'Association Famille Mulliez qui possède les 85% restants et à laquelle Alexis Mulliez, fils de son père Gérard, pdg de la galaxie Mulliez, adhère. Est-ce que vous suivez?

Propriétaire d'Auchan, Alinéa, Leroy Merlin, Kiabi, Décathlon, Cultura, Happy Chic, Pimkie, etc, etc, la famille Mulliez est à la tête d’un empire dont la fortune est estimée à 26 milliards d’euros. Ces dernières années, le groupe Mulliez a versé 2,5 milliards d'euros de dividendes et touché des millions d'euros de CICE.

Bon, dans les téloches, ils ne se sont pas trop étendus sur ce sujet. Quand on est commis du capitalisme, on se tait côté infos. Pendant ce temps, pas masquée du tout, l'Association Famille Mulliez se repositionne sur le marché libre et non faussé avec la bénédiction de la justice et aux frais du contribuable.

Comme quoi, la politique du ruissellement de Macron président, c'est toujours ça :

Grâce à Macron, la famille Mulliez rachète Alinéa qu'elle avait placée en liquidation judiciaire

En revanche, du côté de la CGT :

Grâce à Macron, la famille Mulliez rachète Alinéa qu'elle avait placée en liquidation judiciaire

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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SOURCE : L'Est Républicain

 

L’organisation syndicale a tenu sa conférence de presse de rentrée mercredi 23 septembre.

Par Alexandre BOLLENGIER 
 
Les membres du bureau de la CGT : « Fin août, le travail a repris sur les chapeaux de roues avec une accélération de la dégradation des conditions de travail. » Photo ER /Alexandre BOLLENGIER
 
La CGT de PSA a tenu sa conférence de presse de rentrée mercredi 23 septembre. Voici ce que l’on peut en retenir

« Un accord perdant-perdant »

Fin juillet, la direction du site de Sochaux a annoncé l’instauration de nouveaux horaires de travail. L’accord a été paraphé par l’ensemble des organisations syndicales, à l’exception de la CGT. « Les conditions sont assez terribles pour ceux qui travaillent de nuit », proteste-t-elle. « Les opérateurs doivent travailler 37 minutes de plus à la fin de chaque séance. Un dimanche par mois, ils sont obligés de venir travailler le dimanche soir. Ils n’ont pas le choix. Ils quittent donc l’usine le samedi matin et y reviennent le dimanche soir. »

Si la durée légale du repos est respectée (onze heures minimum consécutives entre deux vacations), « ces salariés n’ont pas vraiment le temps de récupérer et n’ont plus de vie de famille. Les heures supplémentaires ont été payées au mois de septembre, mais rien ne dit qu’il en sera de même le mois prochain car cet accord, que nous qualifions de perdant-perdant, prévoit que ces heures aillent remplir les compteurs de modulation [ils se vident et se remplissent au gré de l’évolution des carnets de commandes, N.D.L.R.]. » La CGT appuie : « Un 2e dimanche travaillé dans le mois est à l’étude. Les opérateurs seraient alors sept jours sur sept à l’usine ! »

 

Publié par FSC

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SOURCE : https://letrois.info/actualites/pour-la-cgt-il-faut-construire-le-rapport-de-force/

 

 

Les signaux sont dans le rouge. Et les mauvaises nouvelles s’accumulent. Différents syndicats CGT de sites industriels (Alstom, GE Steam, GE Gaz…) du Territoire de Belfort se sont retrouvés mardi à l’union départementale de la CGT pour réfléchir à leurs actions. Face à cette situation, le syndicat veut aussi prendre le temps de la réflexion. Et mettre sur la table l’urgence d’avoir un débat de société autour de notre industrie et de notre énergie.

« Cela fait des années que nous avalons des couleuvres et la casse continue », déplore Damien Pagnocelli, président de l’union départementale de la CGT. Mardi, il a réuni autour de lui les syndicats CGT des différents sites industriels de Belfort. Il a accueilli des militants de l’entité turbines à gaz, ceux de l’entité turbines à vapeur, mais aussi d’Alstom transport. « On butte sur des politiques publiques où il n’y a pas d’ambitions industrielles », regrette-t-il.

Les nouveaux plans sociaux annoncés dans des entités de General Electric (Hydro et Grid hier, Steam demain) sont aussi de mauvais signaux. « Cela contribue à donner le sentiment que GE détricote, dénonce Dominique Thiriet, secrétaire général du syndicat site de General Electric. GE est en train de démolir l’outil. » Dans ses mots, on entend « la crainte » de voir l’outil être « dévasté » et les compétences disparaître. Selon le syndicaliste, les citoyens doivent « reprendre la main » sur cette question de l’énergie, alors qu’il y a une « dépendance énergétique de la France », regrette Nathalie Verdeil, secrétaire confédérale, qui a assisté à la réunion. Grâce à une « nationalisation », « une expropriation », énumère Dominique Thiriet. Il pose les questions. Mais aujourd’hui, il estime que la société doit s’en saisir. 

« Il y a une conscientisation qui va évoluer », croît Cécile Verzeletti, secrétaire confédérale de la CGT, qui a participé à ce temps d’échanges. « Vous aurez à souffrir de la précarité énergétique, prévient de son côté Cyril Caritey, délégué syndical de l’entité turbines à gaz. De voir la boîte découpée, morcelée, cela fait mal quand on connaît les conséquences pour la population. » Ce n’est pas l’annonce du prolongement jusqu’en 2025 du contrat du pdg de General Electric, Larry Culp, qui devrait les rassurer. Il pourra bénéficier d’un bonus de 230 millions d’euros s’il rétablit la valeur de l’action du géant américain. 230 millions (197 millions d’euros), c’est presque 4 fois le montant de l’amende que General Electric doit régler à la France pour ne pas avoir créer 1000 emplois à la suite du rachat d’Alstom énergie en 2015. Bien loin des politiques industrielles et d’investissement qu’ils attendent.

 
« Porter une vision »

« Aujourd’hui, nous avons besoin de temps d’analyse, de réflexion pour porter une vision », poursuit Cyril Caritey,  figure du conflit social de l’an passé. Il rappelle la capacité des forces syndicales à s’appuyer sur leurs « connaissances », pour définir « une cartographie » du mix énergétique. « Arrêtons avec tous ces groupes privés qui sont en train de tout démanteler », appelle-t-il également. Dominique Thiriet met en garde aussi sur les problèmes de « communication » de General Electric. Le plan social chez Grid et Hydro est présenté comme « un plan de simplification », dénonce-t-il. Il critique également la lettre envoyée ce lundi à tous les salariés de la branche vapeur qui annonce un plan social dans le secteur du charbon, dans les semaines qui viennent. « Il annonce cela comme ça… par mail », s’étonne-t-il.

Aujourd’hui, les urgences sociales sont nombreuses. Il faut se positionner dans le débat public, pour la CGT, alors « que le Gouvernement a lancé son plan de relance et que des milliards d’argent public sont donnés, sans contreparties », replace Nathalie Verdeil. À l’échelle locale, l’enjeu est aussi de fédérer toutes les entités de General Electric. « L’avenir du site passe par fédérer les branches », adhèrent les militants. « Un rapport de force, cela ne se décrète pas, relève Cyril Caritey. Ça se construit. » Aujourd’hui, face à l’ombre qui plane sur différentes entités industrielles belfortaines, c’est même fondamental. « Seul un véritable rapport de force fera évoluer les choses », conclut Cécile Verzeletti.

Inquiétude à Alstom

La CGT a profité de cet échange pour évoquer une inquiétude chez Alstom transports. « On reproduit ce qui s’est passé en 2016 », relève Eddy Cardot, délégué syndical CGT. Il observe que l’on sous-traite une partie des commandes. Et il remarque « qu’il n’y a aucune garantie que les tranches complètes des 200 locomotives du TGV du futur soient fabriquées à Belfort ». Le contexte, marqué par le rachat de Bombardier, ne renforce pas sa confiance. Et les questions sont nombreuses autour du projet de locomotive de fret fonctionnant à l’hydrogène.

https://letrois.info/actualites/pour-la-cgt-il-faut-construire-le-rapport-de-force/

 

Publié par FSC

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