SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Rencontre des salariés de l’aéro : 19
 
entreprises se préparent à la bataille

 

Ce jeudi 17 septembre, dans le cadre de la mobilisation nationale appelée par la CGT, Solidaires, FSU et les organisations de jeunesse, s’est tenue une première rencontre des salariés de l’áero à la bourse du travail de Toulouse. Pour but, commencer à casser la division qui existe dans le secteur pour à terme pouvoir avancer vers un plan de bataille d’ensemble contre les attaques du patronat.

 

« Si on touche à un on touche à tous ! »

Ce jeudi 17 septembre, dans le cadre de la mobilisation nationale appelée par la CGT, Solidaires, FSU et les organisations de jeunesse, s’est tenue un première rencontre des salariés de l’áero à la bourse du travail de Toulouse. Pour but, commencer à casser la division qui existe dans le secteur pour à terme pouvoir avancer vers un plan de bataille d’ensemble pouvant faire face aux attaques patronales.

Les raisons de cette première rencontre ne manquent pas. L’offensive du patronat visant à faire payer la crise aux travailleurs s’est fortement ressentie dans l’aéronautique et particulièrement dans en Occitanie et à Toulouse où est concentré la plupart de cette industrie. Une situation qui va à son tour se répercuter sur le tissu de la sous traitance ainsi que d’autres secteurs qui tournent grâce à l’activité d’Airbus : la maintenance, la logistique ou encore l’enseignement professionnel chargé de former des ouvriers qui n’auront tout simplement plus de postes à pourvoir.

Aujourd’hui, le secteur est touché par une trentaine de plans de licenciements et de nombreuses attaques sur les salaires via des APC (Accords de Performance Collective). La violence de ces attaques s’est exprimée de manière criante à Derichebourg, l’APC ayant entraîné une baisse de salaire d’environ 400 euros ou chez Assistance Aéronautique et Aérospatiale (AAA) où un plan de licenciement frappe 719 salariés, soit 45% des effectifs. La situation est d’autant plus grave que les directions syndicales majoritaires du secteur restent dans la passivité ou dans la conciliation complète avec le patronat, tel que l’a montré FO Derichebourg en signant l’APC contre la volonté majoritaire des salariés.

C’est dans ce contexte où les attaques historiques du patronat se combinent à la passivité générale des directions syndicales que les salariés de Derichebourg– syndiqués ou non à l’UNSA –ont pris l’initiative d’une rencontre, en lien avec des salariés de la CFDT AAA et de la section CGT des Atelier Haute Garonne (AHG), sans attendre des possibles appels d’en haut.

 

Ils ont proposé aux syndicats CGT l’organisation d’une première rencontre des salariés de la filière ouverte aux travailleurs de tout syndicat ou non syndiqués. Le but de cette première rencontre : commencer à tisser des liens, casser la division absurde qui règne le secteur entre sous-traitants et donneur d’ordre et se donner les moyens de préparer un plan de bataille conséquent.

Ils ont proposé aux syndicats CGT l’organisation d’une première rencontre des salariés de la filière ouverte aux travailleurs de tout syndicat ou non syndiqués. Le but de cette première rencontre : commencer à tisser des liens, casser la division absurde qui règne le secteur entre sous-traitants et donneur d’ordre et se donner les moyens de préparer un plan de bataille conséquent.

Pour se préparer à cela, des enseignements ne manquent pas. Les travailleurs de Derichebourg le soulignaient dans leur vidéo d’appel à la rencontre : l’importance de l’unité entre les travailleurs syndiqués et non-syndiqués, de construire des assemblés de salariés qui décident des suites de la mobilisation, de mettre, à l’image de l’UNSA SNMSAC, les syndicats au service des décisions des salariés et enfin de la nécessité de lutter par la grève et de se coordonner avec les autres boites.

La rencontre, réunissant une cinquantaine de personnes et représentant 19 entreprises avec, pour n’en citer que quelques unes, Dérichebourg, AAA, Latécoère, Thales, Airbus avion, la CIM, les Ateliers de la Haute Garonne, Mecahers, DSI... Parmi elles se trouvaient donc des entreprises sous-traitantes et donneurs d’ordres. La CGT Toray, de Tarbes, a quant à elle effectué 4 heures de route pour rejoindre la rencontre. Ceci témoigne de la volonté des salariés de casser la division artficielle qui affaiblit le secteur et la rencontre a en ce sens symbolisé un premier pas réussi.

Après un rapide échange sur la situation dans chacune de ces 19 boites, la discussion s’est dirigée sur les perspectives concrètes de la rencontre : travailler pour être plus nombreux et avoir plus d’entreprises représentés lors de la prochaine rencontre et poser les bases d’une solidarité ouvrière qui s’est exprimée sous le mot d’ordre « Si on touche à un seul d’entre nous, on touche à tous ! ».

En ce sens les salariés vont avancer vers la publication d’une déclaration résumant cette solidarité, appelant d’autres secteurs à les rejoindre et avançant la nécessité de ne céder d’aucun pouce devant l’offensive patronale et de ainsi lutter pour 0 suppressions d’emplois et 0 baisses de salaires. L’enjeu sera donc de diffuser largement cette déclaration, notamment devant les nombreuses entreprises sous-traitantes où il n’y a même pas de syndicat. Mais aussi d’incarner cette solidarité en soutenant les travailleurs d’AAA actuellement en lutte contre le plan de licenciement qui touche presque la moitié des effectifs.

Même si pour l’instant il n’y a pas encore de date, une prochaine rencontre aura lieu. Le fait que plusieurs salariés aient revendiqué cette démarche de solidarité et de lutte est un pas prometteur qui peut casser la démoralisation qui frappe le secteur du fait de l’offensive patronale et du manque d’un plan de bataille à la hauteur pour y répondre. Bien que le travail soit initial et de longue haleine, la voie est maintenant ouverte pour retourner la situation.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

 

Mineurs grévistes de 1948 : vers une

indemnisation de tous les descendants

 

Et nous n'oublions que c'est le socialiste Jules MOCH qui par anti-communisme et soumission aux intérêts des capitalistes, des patrons et de l'oligarchie qui a envoyé l'armée contre les mineurs grévistes.

 

VOIR :

http://frontsyndical-classe.over-blog.com/2016/10/mineurs-grevistes-d-1948-et-52-c-est-227-mineurs-qu-il-reste-a-indemniser.html

 

http://frontsyndical-classe.over-blog.com/2014/07/la-memoire-et-les-droits-des-grevistes-mineurs-du-pas-de-calais-en-1948.html

http://frontsyndical-classe.over-blog.com/2016/05/rappels-historiques-salutaires.html

________________

SOURCE France Culture

Plus de 70 ans après les faits, les descendants des mineurs grévistes de 1948 vont pouvoir être indemnisés, a tranché le Conseil Constitutionnel. En 1948, plus de 3 000 mineurs avaient été abusivement licenciés après avoir participé à un mouvement de grève pour protester contre une baisse de leur rémunération. Les mineurs avaient alors perdu, en plus de leur salaire, les avantages que leur conférait leur poste, parmi lesquels un logement, le chauffage et les soins gratuits.

En 2014, un texte de loi avait posé les prémices d'une compensation, reconnaissant le licenciement abusif, et allouant à chaque mineur licencié une somme de 30 000 euros. Leurs enfants pouvaient également toucher - en plus - une somme de 5 000 euros, à condition que leurs parents aient ouvert un dossier auprès de l’Agence nationale pour la garantie des droits des mineurs (ANGDM, créée en 2004). Une cinquantaine de descendants avaient alors déposé une question prioritaire de constitutionnalité, arguant notamment que leurs parents étaient morts avant la création de l'ANGDM ou n'en connaissaient pas l'existence.

Le Conseil Constitutionnel vient d'annoncer, dans un communiqué publié ce vendredi 18 septembre, qu'il jugeait "inconstitutionnelles car contraires au principe d’égalité devant la loi des dispositions subordonnant à certaines conditions le versement d’allocations réparant des atteintes portées aux droits de mineurs licenciés abusivement pour des faits de grève intervenus en 1948 et 1952". Il donne ainsi raison aux descendants des mineurs, qui pourront être indemnisés.


En 1948, une violente répression

Les grèves de 1948 s'étaient caractérisées par un important dispositif de répression, et de nombreuses violences policières. Plusieurs mineurs avaient trouvé la mort et des milliers d'entre eux avaient été blessés. C'est aussi à cette occasion que sont utilisés les premiers gaz lacrymogènes modernes en France : 


Le gaz lacrymogène : des tranchées de la Première Guerre mondiale à un usage "civil"
Dans les archives de Radio France, on peut d'ailleurs entendre le discours du ministre de l'Intérieur de l'époque, Jules Moch, remerciant les CRS et les soldats pour leur bravoure face aux grévistes, le 3 novembre 1948 : 

A l'heure où je parle, dans toute la France, aucun puits n'est plus occupé par un piquet de grève. Partout, en quelques jours ou en quelques heures, les puits ont été dégagés et le travail peut reprendre. Les hommes à la mine, les femmes dans leurs pauvres demeures, étant délivrés de l'oppression des exécutants locaux du Parti communiste. Quelques sabotages criminels, trois déraillements de train sur voies déboulonnées, quelques pétards et pierres dans une gare et des maisons, quelques grenades, des bidons d'essence lancés sur les gardes ne changeront rien au résultat : la violente malsaine de quelques énergumènes ne triomphera pas de la volonté de travail de la classe ouvrière. Ainsi, dans la France entière, des hommes libres, désormais assurés de la protection de la loi, s'insurgent contre l'oppression d'une minorité, se refusent à désorganiser plus longtemps notre économie au profit d'intérêts étrangers et lointains.

 

 

De fait, la grève se solde par un échec pour les ouvriers. Ils n'obtiennent aucune concession de la part du gouvernement. De son côté, malgré ses efforts, Jules Moch ne parvient pas non plus à briser la CGT et le Parti communiste, comme le rappelait en 2009, dans l'émission Concordance des Temps, Michelle Perrot, professeur émérite de l'Université Paris VII, spécialiste de l'histoire des femmes et du monde ouvrier :

Il faut se souvenir qu'en 1948, c'est la guerre froide qui commence. Et ce que vise Jules Moch, c'est le Parti communiste. Il ne nomme pas les trotskistes, mais il sait très bien qu'il y a eu des trotskistes dans les grèves de 47. Il dit à un moment donné "la violence de quelques énergumènes". Les énergumènes, c'est l'idée que la violence ouvrière est très minoritaire et que lui doit s'appuyer sur la classe ouvrière majoritaire. Il n'avait peut-être pas d'ailleurs complètement tort. Mais il faut voir que Moch, à cette époque-là, avec un Parti communiste très puissant, fait véritablement figure de social-traître. Il y a une véritable guerre sociale en France, qui est une guerre de classes dont nous n'avons plus idée aujourd'hui. (...) Cette époque est une époque de très grands affrontements. Il y a importation du politique dans le social. 


Les Violences ouvrières 

"Ce qui se passe aujourd'hui est sans commune mesure avec ce qui se passait en 47-48. Seule la violence était là, poursuivait-elle alors en 2009. Et aujourd'hui, non, ce n'est plus du tout la même chose. Ceci dit, on ne sait jamais comment les choses peuvent évoluer. Nous sommes encore au début d'une crise et d'une crise dont nous mesurons très mal les effets, la portée, les répercussions qu'elle peut avoir sur les restructurations du capitalisme, du marché et, par conséquent aussi, de la position respective des interlocuteurs. Par conséquent, on ne détient pas les éléments d'analyse qui vont nous permettre de voir demain".

 

Publié par FSC

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Pierre-Henri Gouyon : « On fait peur aux gens en convoquant la science afin qu’ils soient obéissants »

Regards 2020-09-18 12:16:52 ,

 
UNE MIDINALE À VOIR…
ET À LIRE…

 Sur le gouvernement de la peur 

« Ce qui suscite la peur, ça n’est pas les mesures que l’on prend, c’est la communication qu’on met autour et qui sert à justifier les mesures qui sont discutables. »

« On fait peur aux gens. On dit par exemple que 9 personnes sur 10 qui meurent du Covid ont plus de 65 ans sans dire que c’est vrai aussi pour toutes les autres causes de mortalité. »

« Beaucoup de choses sont dites et qui sont destinées à faire peur aux gens. »

« On fait peur aux gens en convoquant la science afin qu’ils soient obéissants. »

« Nos dirigeants jouent sur cette peur et les médias relaient avec beaucoup de complaisance. Et beaucoup de scientifiques acceptent de jouer le jeu. »

 Sur les mesures prises dans le cadre de la crise sanitaire  

« Il y a un état d’esprit global qui consiste à penser que les gens sont idiots et qu’ils faut leur imposer des trucs, éventuellement exagérées, de manière à obtenir le minimum. »

« Il y a très peu de cas de contagion en plein air donc le fait d’obliger le port du masque dans les rues désertes ne sert à rien. La seule justification possible c’est de dire que si on ne fait pas ça, les gens ne le feront pas ailleurs. Le résultat est l’inverse : si on oblige les gens à faire des choses qui n’ont pas de sens au bout d’un moment ils n’obéissent plus. »

 Sur le comité et la communauté scientifiques 

« Il y a un comité scientifique qui ne représente que lui-même. Il n’y a pas de débat dans la communauté scientifique qui serve à éclairer les décisions à prendre. »

« Les dirigeants n’ont pas demandé à la communauté scientifique de lui donner des réponses. »

« On peut reprocher à la communauté scientifique de ne pas s’être auto-organisée pour donner une réponse collective mais on peut aussi reprocher aux gens qui ont besoin d’avoir des réponses de ne pas avoir demandé à la communauté scientifique de s’organiser. Et ça n’a pas été demandé. »

« Si la communauté scientifique avait été sollicitée, ça aurait donné lieu à des débats contradictoires et ça aurait donné lieu à des choses très intéressantes. »

« Il faudrait discuter non seulement avec la communauté scientifique mais aussi avec les médecins, les praticiens, les généralistes et avec les citoyens pour savoir ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas. C’est ce qui manque dans notre société qui ne fonctionne que de manière descendante. »

« La gestion est tout à fait mauvaise et les mesures qui sont prises actuellement ne sont pas totalement efficaces. »

 Sur le consensus scientifique 

« La communauté scientifique sait arriver à des consensus scientifiques sur un certain nombre de points. »

« Quelques experts se sont mis en avant pendant cette crise de la Covid – comme Didier Raoult, mais il n’a pas plus de compétences qu’énormément d’autres gens en France. Mais comme il faisait semblant d’être un hors système et un rebelle alors même que pas grand monde a plus d’argent que lui pour faire tourner son laboratoire, il a réussi à capter l’attention des médias de façon tout à fait exagérée. »

« On a eu l’impression qu’il y a eu un débat scientifique mais il n’y en a pas eu. »

« Vous dites que les médias ont organisé le débat scientifique : leurs choix étaient seulement guidés par le buzz. Le débat n’a, au contraire, pas été organisé et le résultat, on le voit bien. »

 Sur la vérité scientifique 

« Dans les domaines scientifiques, on arrive à des consensus qu’on considère comme étant ce que l’on peut faire de mieux en termes de vérité. »

« La vérité scientifique concerne des faits et ne peut concerner des concepts de l’ordre du bien et du mal. »

« Quand il s’agit de savoir ce qu’il faut faire, cela dépasse largement les compétences des scientifiques. »

« Le Conseil scientifique ne représente l’ensemble des compétences de la communauté scientifique – il y avait vraiment moyen de faire mieux. »

« Quand on convoque la science pour prétendre que les solutions qui sont proposées sont les seules possibles, on abuse. »

 Sur l’éducation scientifique 

« Toute éducation est bonne : l’éducation scientifique, philosophique et à l’esprit critique. »

« A l’heure actuelle, l’éducation scientifique bat de l’aile en France : on diminue la capacité des citoyens français à connaître scientifiquement les sujets dont on parle. L’enseignement de la biologie a, par exemple, été très diminué dans les études au lycée. »

« Le XXIè siècle sera un siècle dans lequel les questions de biologie vont être très importantes, confèrent l’environnement ou les épidémies. »

« Même si les gens n’ont pas le niveau scientifique, on peut essayer de communiquer sur la science, l’expliquer et en parler – simplement, il faut se donner un peu de mal pour ça. »

« On est en train de créer une haine de la science chez certains de nos concitoyens. »

« Si la science devient un instrument de coercition, elle va devenir de moins en moins respectée – et si elle est de moins en moins respectée, ce sera n’importe quelle croyance qui prendra le dessus, ce qui est rarement bon… »

/**/

 

Publié par anti-K

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L’aberration de la privatisation des autoroutes enfin reconnue au Sénat

L'Humanité, 18 septembre 2020

La commission d’enquête du Sénat a livré les conclusions de son rapport, vendredi, sur la gestion des autoroutes, dont les concessions ont été privatisées en 2006. Elle pointe les surprofits de Vinci et Eiffage, et un manque à gagner de 6,5 milliards d’euros pour l’État. L’erreur de cette privatisation semble désormais reconnue à droite comme à gauche. Comment dès lors en sortir ?

« Position de faiblesse de l’État dans les négociations », surrentabilité pour le privé et manque à gagner pour le public. Le rapport sénatorial de la « commission d’enquête sur le contrôle, la régulation et l’évolution des concessions autoroutières » dresse un bilan au vitriol de la gestion des autoroutes, dont les concessions ont été privatisées en 2006.

L’État aurait ainsi perdu environ 6,5 milliards d’euros de recettes potentielles depuis qu’il a ouvert le capital des sociétés d’autoroute au privé (une ouverture commencée en 2002 par l’intermédiaire de Lionel Jospin, puis achevée en 2006, sous Dominique de Villepin).

17,2 milliards de profits potentiels pour Vinci et Eiffage

Côté privé en revanche, l’opération s’avère juteuse. Si l’analyse «  tend à montrer que la rentabilité économique des concessions sur la période 2006-2019 se situe légèrement en deçà des attentes », dixit le rapport, Vinci et Eiffage, principaux acteurs du secteur, devraient en revanche atteindre leur rentabilité attendue dès 2023, soit dix ans avant la fin des concessions (entre 2032 et 2036). « Au-delà de 2022, les dividendes versés atteindraient environ 40 milliards d’euros, dont 32 milliards pour Vinci et Eiffage », explique Vincent Delahaye, sénateur UDI et rapporteur de la commission d’enquête. Le coût d’acquisition en 2006 étant de 14,8 milliards d’euros, l’affaire s’avère plus que profitable.

Le sénateur de l’Essonne est également revenu sur l’épisode des négociations « secrètes » de 2015, « un mauvais raisonnement qui a donné la sensation qu’il y avait quelque chose à cacher ». Ségolène Royal et Emmanuel Macron, ministres compétents à l’époque car titulaires des portefeuilles de l’Environnement et de l’Économie, avaient accepté, pour compenser le gel des tarifs autoroutiers en 2015 voulu par Ségolène Royal, que les hausses de tarifs prévues les 1er février de chaque année soient plus importantes entre 2019 et 2023. L’accord prévoit aussi un allongement des concessions au privé, en échange de travaux à réaliser.

La négociation avait eu lieu de manière opaque, selon le souhait des sociétés d’autoroute de préserver le secret des affaires. La commission d’enquête a aussi pu auditionner ceux qui ont négocié pour leurs ministères : la désormais ministre du Travail Élisabeth Borne, directrice de cabinet de Ségolène Royal en 2015 (c’est elle qui a mené toutes les négociations, l’ex-ministre ayant admis lors de son audition avoir signé sans y avoir participé), et le secrétaire général de l’Élysée Alexis Kohler, « dircab » de Macron à la même époque.

« Le statu quo n’est pas possible »

« Face à ces constats, le statu quo n’est pas possible, juge Vincent Delahaye. Il est impératif de mieux partager les profits des sociétés d’autoroute avec l’État et les usagers pour rééquilibrer les relations entre les concédants et les concessionnaires. » Avec un rachat des concessions par la puissance publique ? « La Commission n’a pas souhaité prendre position, même si mes collègues socialistes et communistes privilégient un retour à la gestion publique », balaie Vincent Delahaye. Le rapport plaide tout de même pour un « arrêt de la prolongation des durées de concessions », le temps de «  tout remettre à plat » lors d’un « sommet des autoroutes » qui réunirait les sociétés autoroutières, l’État, les parlementaires et l’Autorité de régulation des transports. « Tout le monde a intérêt à reprendre le dialogue et à faire des compromis raisonnables », veut croire le sénateur centriste.

Trop timoré pour le groupe CRCE, dont font partie les communistes. Ses sénateurs se sont abstenus de voter le rapport, jugeant « ses propositions insuffisantes ». « Tout le monde, y compris à droite, s’accorde à dire que c’était une erreur de les concéder en 2006, mais l’option de la renationalisation a été rejetée, au nom de la dette, regrette le sénateur PCF Eric Bocquet (voir ici son entretien). Cette solution serait trop chère, Bruno Le Maire évoque un coût entre 40 et 50 milliards d’euros, mais sans qu’on sache d’où sort ce chiffre. Cet argument est farfelu, c’est surtout une question de volonté politique. »

Par Cyprien Caddeo

 

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Bridgestone. Rien à attendre du
 
gouvernement : occuper l’usine et
 
demander sa nationalisation sous
 
contrôle des salariés !

 

L’annonce de la fermeture de Bridgestone a produit un choc hier, et de nombreux politiciens dénoncent en chœur une situation dont ils sont bien souvent les premiers responsables. Dans ce cadre, la question de la perspective que vont adopter les Bridgestone dans leur combat va être centrale. Contre la recherche d’un repreneur ou le mirage des reclassements, l’idée que les travailleurs eux-mêmes reprennent le contrôle de leur outil de travail doit être posée.

 

Bridgestone. Rien à attendre du gouvernement : occuper l’usine et demander sa nationalisation sous contrôle des salariés !

Crédit photo : AFP

Une offensive choc que la classe politique tente de récupérer

La nouvelle est tombée brutalement hier : fermeture de l’usine, 863 travailleurs sur le carreau. Brutalement, mais pas de façon inattendue tant Bridgestone cherche depuis des années à liquider son usine sous couvert d’une faiblesse de « compétitivité », que le groupe japonais a lui-même sapé en cessant d’investir dans le site pour laisser pourrir l’outil de travail.

Alors que Bridgestone, groupe japonais, constitue le principal géant du pneumatique dans le monde avec ses près de 27 milliards de dollars de chiffre d’affaires l’année dernière, l’annonce a suscité une colère profonde des salariés, réactivant le souvenir des délocalisations et fermetures d’usines qui ont frappé la région Nord-Pas-de-Calais ces quarante dernières années. Après l’annonce d’hier, ils étaient très nombreux à se réunir ce matin devant leur usine pour montrer leur détermination à empêcher la fermeture de l’entreprise.

« Il est hors de question que cette usine ferme, on se battra, l’emploi c’est le plus important qu’il peut y avoir. J’ai passé ma vie ici, on ne peut pas laisser partir ça, c’est notre patrimoine, c’est des anciens mineurs qui sont venus ici quand Charbonnages de France a fermé. C’est une famille. » a ainsi expliqué dans une intervention un délégué CGT de l’entreprise. Aux côtés des salariés de Bridgestone, les Cargill, qui combattent un plan de 183 licenciements, étaient également présents, de même que les travailleurs de différentes usines de la région.

Immédiatement après l’annonce, le gouvernement et la Région se sont empressés de dénoncer la mesure. Dans un communiqué commun, Elisabeth Borne, ministre du travail, Agnès Pannier-Runacher, ministre de l’industrie, et Xavier Bertrand, président de la Région, appelaient hier Bridgestone à « prendre ses responsabilités » et à ce que soient étudiés tous les « scénarios alternatifs à la fermeture du site ». Une interpellation pour le moins hypocrite de la part d’un gouvernement qui, dans le cadre de son plan de relance, n’a cessé de lutter pour éviter toute contrainte sur le versement des aides publiques concernant le maintien de l’emploi.

Malgré tout, il apparaît clairement que la Région comme le gouvernement vont tenter de jouer cette partition de la négociation, à l’échelle française et européenne, pour s’assurer un contrôle sur la bataille à venir. Centrer le conflit sur les « scénarios alternatifs » ou sur la recherche d’un repreneur a en effet l’intérêt de désamorcer la conflictualité, en déléguant le combat à des discussions d’experts et à des réunions feutrées… Sans revenir sur l’ensemble des réactions face à la situation, les Bridgestone vont devoir rapidement choisir quelles méthodes et quelles revendications ils adoptent. Sur ce point, dans un contexte de crise économique profonde, la question d’un programme radical et d’une stratégie offensive doit être posée ouvertement.

Face aux promesses du gouvernement, les Bridgestone ne peuvent avoir confiance qu’en leurs propres forces

Dans leurs discours devant l’usine Bridgestone, Adrien Qatennens (LFI) et Fabien Roussel (PCF) ont dénoncé hier avec justesse les « larmes de crocodile » du gouvernement. Tandis que le député LFI du Nord a revendiqué le remboursement des aides publiques, le secrétaire général du PCF est de son côté revenu sur l’impact que constituerait la fermeture de l’entreprise. Evoquant l’exemple de Metaleurope, liquidée en 2003 en laissant sur le carreau 830 salariés et les « promesses de réindustrialisation » jamais tenues, il a insisté sur la nécessité de lutter pour que « tous les emplois soient maintenus » sans se satisfaire d’aucune « promesse ».

De fait, les « promesses » du gouvernement et des institutions ont montré à maintes reprises leur capacité à mener les salariés dans l’impasse à l’image, récemment, des Whirlpool dont le projet de reprise appuyé par Xavier Bertrand et Emmanuel Macron, alors ministre de l’économie, s’est révélé un artifice qui n’a jamais vu le jour et a fini par faire faillite, jetant dans le chômage une grande partie des salariés que les élus et le gouvernement s’étaient félicités à l’époque d’avoir sauvés. Pourtant, ces discours laissent dans l’ombre un enjeu central, la question de la stratégie et du programme à opposer aux « promesses » et à adopter pour créer le rapport de force le plus important possible qui permettra de maintenir les emplois.

Sur ce plan, l’élément central à souligner, c’est que quelques soient les acteurs qui vont tenter de s’impliquer sur le dossier, les travailleurs de Bridgestone ne pourront en définitive compter que sur eux-mêmes pour nouer un véritable rapport de force. La nécessité de prendre en charge la lutte, et de ne pas laisser les élus, le gouvernement et tous ceux qui veulent se positionner sur le dossier la récupérer à leur profit, est fondamentale. Elle devra aller de pair avec l’unité des salariés qui doit se forger à la base, par l’auto-organisation en assemblée générale, outil essentiel pour que l’ensemble des travailleurs menacés prenne une part active au combat.

Cette unité à la base est un point de départ fondamental qui ouvre de larges possibilités pour déployer les méthodes de la lutte de classe face à un patronat voyou. Pour cela, la grève est évidemment un outil fondamental. Pourtant, face à une annonce de fermeture de site, la question de l’occupation de l’usine et de la reprise en main de l’outil de production devra rapidement être posée. Cette méthode, radicale, constituerait une démonstration immense, celle de la volonté des travailleurs de refuser activement la fermeture annoncée, et de faire fonctionner leur entreprise sans, et même contre, ses patrons.

Une telle stratégie pourrait avoir un écho immense chez tous les travailleurs menacés de licenciements. Or, l’unité à construire pour nouer un rapport de force, c’est aussi l’unité avec l’ensemble des travailleurs attaqués. A un moment où la crise économique s’abat sur de nombreux secteurs, une alliance avec l’ensemble des travailleurs en lutte, et plus largement tous ceux qui font face aux attaques dans le cadre de la crise, sera un facteur essentiel pour briser l’isolement et renforcer leur combat. De Cargill à Auchan en passant par General Electric, Alinea ou AAA, de nombreux secteurs font face à des menaces de licenciement ou à des attaques contre leurs conditions de travail, et constituent autant d’alliés avec lesquels la bataille contre la fermeture de Bridgestone et contre les licenciements doit être menée. Une telle unité et coordination à la base des secteurs en lutte constitue un des facteurs qui a manqué en 2010 pour permettre aux nombreuses luttes, déterminées mais isolées, de passer à un stade supérieur et de triompher.

Auto-organisation, méthodes de la lutte de classe, unité des secteurs en lutte, le combat des Bridgestone qui s’annonce devra également poser la question du programme revendicatif que les salariés entendent défendre. Alors que Bridgestone a avancé la promesse de reclassements internes ou externes, des pré-retraites ou la recherche d’un repreneur, la tentation est forte de s’en tenir à des mesures modérées, en espérant que celles-ci aient d’autant plus de probabilité d’advenir. Dans les années 2010, cette logique a conduit de nombreuses équipes syndicales à privilégier la négociation des indemnités de départ sur le maintien de l’emploi par « réalisme ». Dans les faits, une telle approche tend souvent à affaiblir la lutte tout n’offrant que de maigres perspectives. A l’aube d’une crise économique très profonde et alors que les plans de licenciement se multiplient, comment croire aux reclassements de centaines de salariés ? Et même en cas de victoire, les indemnités, aussi importantes soient-elles, révèlent bien souvent leurs limites pour assurer des revenus à moyen-terme. Les Continental en ont fait les frais à leur époque après une lutte héroïque.

Dans le cas de Bridgestone, au rassemblement d’hier devant l’usine, un délégué CGT affirmait ainsi clairement : « On ne laissera pas partir cette usine comme ça. C’est des années de labeur, de galères, de bons moments. » Dès lors, la revendication de la nationalisation sous contrôle ouvrier mérite d’être posée d’emblée, et non comme un ultime recours. En effet, la lutte pour un repreneur ouvre des perspectives souvent très incertaines, et il est fréquent qu’après quelques années les projets finissent par s’effondrer. Dans le même temps, cet objectif conduit à privilégier des méthodes de négociation et ainsi à limiter le rapport de force que les travailleurs peuvent imposer. A l’heure où l’Etat verse des dizaines de milliards d’euros aux grandes entreprises, revendiquer la nationalisation sous contrôle ouvrier constitue une mesure très offensive mais loin d’être impossible. Un des délégués CGT de Bridgestone semblait d’ailleurs l’envisager hier lorsqu’il expliquait sur le piquet : « Si l’Etat débloque une enveloppe pour des millions, qu’il nous donne des millions. On va montrer qu’on est capable de faire des pneus et de fournir un marché pour la France et l’Europe, sans les patrons, on est capables de le faire ! »

Une proposition radicale qui mérite d’être prise au sérieux, à condition de s’inscrire dans une stratégie offensive à la hauteur. En 2010, revenant sur le la lutte contre la fermeture de Philips Dreux dont il avait été le principal dirigeant, Manuel Georget, dirigeant de la CGT Philips, tirait le bilan suivant : « Nous pensons qu’en plus de méthodes radicales les travailleurs doivent se donner des objectifs radicaux. Face à une fermeture d’usine, ne pas se résigner à négocier les meilleures conditions de départ, mais lutter pour empêcher tout licenciement. Ce programme est le seul qui permet d’unifier toutes nos luttes aujourd’hui dispersées et nécessite en même temps la mise en place d’une coordination au niveau national, voir international, pour aboutir. » Une telle logique, à rebours de celle qui prévaut aujourd’hui alors que les luttes restent isolées, dans l’attente d’un plan de bataille, doit être discutée et envisagée par les Bridgestone.

Dans une période marquée par la multiplication des attaques contre les travailleurs, il n’y a aucun doute que le choix d’une telle stratégie ferait des Bridgestone le moteur d’une contre-offensive plus large de notre classe. Une telle ambition constitue en réalité la seule réponse à la hauteur de l’attaque qu’incarne la fermeture de Bridgestone dans un contexte de crise.

 

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Activité partielle de longue durée : le
 
gouvernement veut modifier le dispositif
 
pour faciliter les licenciements

 

Alors que les concertations sur le décret mettant en place le dispositif d’Activité partielle de longue durée prennent fin, le gouvernement souhaite modifier en faveur du patronat ses conditions. Les employeurs pourraient ainsi licencier sans devoir rembourser les aides perçues dans le cas où leurs « perspectives » se trouvent dégradées par rapport au moment de la signature de l’accord.

 

Encore des cadeaux

Depuis le début de pandémie, le gouvernement a mis en œuvre une réponse pro-patronale à la crise. Si dans le cadre du plan de relance de 100 milliards d’euros les baisses d’impôts de production apparaissent de façon particulièrement éclatante comme des cadeaux aux employeurs, il n’en va pas autrement du prétendu « bouclier anti-chômage » promis par Jean Castex.

En effet, alors que le gouvernement revendique les différents dispositifs de chômage-partiel mis en place depuis le confinement en mettant l’accent sur la préservation des emplois, il ne cesse de les modeler dans le sens le plus favorable possible aux employeurs.

Alors qu’un décret portant sur l’Activité partielle de longue durée (APLD) fait l’objet de concertations ces dernières semaines, dans le cadre de la prolongation de ce dispositif, le gouvernement a à nouveau démontré que, plutôt que l’emploi, c’est bien la défense des intérêts économiques des employeurs qu’il vise prioritairement.

A la dernière minute, le gouvernement modifie le décret en faveur du patronat

Discuté avec les directions syndicales et patronales depuis la rentrée, le décret et l’ordonnance portant sur l’APLD vise à en prolonger la durée ainsi qu’à en maintenir le niveau, en revenant sur la décote qui avait été annoncée lors du premier décret passé en juillet dernier pour les accords signés après le 1er octobre. Ainsi que l’avait annoncé sur BFM TV Elisabeth Borne jeudi dernier, le gouvernement a choisi de « maintenir le niveau de prise en charge, donc un reste à charge limité à 15% pour l’employeur, sans limite jusqu’au délai qui est prévu pour négocier ces accords d’activité partielle de longue durée, jusqu’à l’été prochain. » Alors que cette mesure avait des visées incitatives, et malgré le caractère très favorable du dispositif, le gouvernement semble ainsi peu enclin à faire peser la moindre contrainte sur le patronat.

Pourtant, le gouvernement semble prêt à aller encore plus loin. En effet, dans une nouvelle version du décret, soumise à la Commission nationale de la négociation collective, le gouvernement a apporté une modification mardi 15 septembre à son projet. « Le gouvernement souhaite apporter une nouvelle modification au dispositif de l’activité partielle de longue durée en prévoyant que le remboursement des sommes dues par l’employeur en cas de licenciement d’un salarié placé en APLD, ou d’un salarié dans le champ de l’engagement en matière d’emploi, ne sera pas exigé si les perspectives d’activité se sont dégradées par rapport à celles prévues dans l’accord collectif ou le document de l’employeur pris sur le fondement d’un accord collectif de branche étendu » a-t-il expliqué rapporte l’agence AEF dans une dépêche.

Une modification loin d’être anodine puisqu’elle revient sur l’unique disposition contraignante du dispositif d’ALPD, contenue dans l’article 2 du décret du 28 juillet dernier, qui dispose que « l’autorité administrative demande à l’employeur le remboursement à l’Agence de service et de paiement des sommes perçues pour chaque salarié placé en activité partielle spécifique et dont le contrat de travail est rompu, pendant la durée de recours au dispositif, pour l’une des causes énoncées à l’article L. 1233-3 du code du travail. » En clair, en cas de licenciement économique de salariés au chômage-partiel l’employeur était jusque-là sanctionné d’une obligation de rembourser l’aide perçue, une contrainte déjà minimale puisqu’elle ne concernait que la « durée de recours au dispositif », laissant tous les espaces aux employeurs pour licencier des salariés à l’issue du recours au chômage partiel.

Avec la modification défendue par le gouvernement, l’employeur pourrait se prévaloir d’une « dégradation » de ses perspectives économiques pour justifier des licenciements et ainsi éviter toute sanction. Un « assouplissement » qui révèle à lui seul les intentions du gouvernement : donner aux patrons les outils les plus larges pour financer sa baisse d’activité en le contraignant le moins possible.

Un gage supplémentaire au patronat qui n’a pas manqué de faire réagir les directions syndicales, qui ne cessent ces dernières semaines de réclamer d’illusoires « contreparties » aux cadeaux au patronat. « Le ministère a décidé unilatéralement d’assouplir les conditions de remboursement des aides pour les entreprises dans le cadre de l’APLD ; par contre, il n’a toujours pas introduit l’engagement de l’employeur au maintien dans l’emploi des salariés en chômage partiel de droit commun qui avait été acté lors du sommet social du 24 juin à l’Elysée » a ainsi expliqué aux Echos, Michel Beaugas, secrétaire confédéral de FO en charge de l’emploi.

En plein « dialogue social », l’urgence d’un plan de bataille des travailleurs est plus claire que jamais

Si la modification proposée par le gouvernement n’est pas encore actée, elle souligne à nouveau l’urgence d’un plan de bataille face à la crise et aux licenciements. En effet, par-delà ses annonces sur l’emploi, le gouvernement sait que les grandes entreprises réclameront, dès la fin des dispositifs temporaires d’activité partielle, des licenciements massifs et travaille à écarter toute contrainte en ce sens.

Or face à cette situation, aucun plan de bataille ne se dégage pour le moment. S’il s’agit de travailler à faire du 17 septembre un point d’appui, cette journée sans lendemain ne constitue en rien une réponse face à l’ampleur de la situation. Celle-ci exigerait à la fois un programme radical, de refus des licenciements et de toutes les attaques contre les conditions de travail, de partage du temps de travail, de nationalisation sous contrôle ouvrier des entreprises menacées de fermeture, ainsi qu’un plan pour les imposer en coordonnant pour cela l’ensemble des entreprises et secteurs attaqués ou menacés par la crise.

Or, un tel objectif entre en contradiction avec l’attitude des directions syndicales. Depuis le confinement, celles-ci assument un « dialogue social » quasi-permanent avec le gouvernement dans l’espoir d’arracher quelques concessions dans le cadre des mesures de relance et autres dispositifs de soutien à l’économie. Or, il faut bien le dire, ce travail de « concertation » est loin d’avoir porté ses fruits. A chaque annonce du gouvernement, les directions syndicales de la CFDT, FO ou la CGT se retrouvent ainsi à dénoncer l’absence de « contreparties » tout en continuant d’accepter le dialogue social. Des prêts garantis, qui n’ont pas empêché des milliers de licenciement comme chez Renault ou Air France au plan de relance de 100 milliards d’euros, centré presque totalement sur des mesures de soutien aux employeurs, le gouvernement affiche une politique pro-patronale décomplexée. Pire, localement, le respect du dialogue social à conduit des sections de la CFDT ou de FO à accepter de signer des accords constituant des attaques brutales contre les conditions de travail comme cela a été le cas chez Derichebourg du côté de Force Ouvrière.

Du côté de la CGT, de nombreuses sections luttent sur le terrain contre les attaques qui se multiplient. Lors de sa conférence de presse de rentrée, Philippe Martinez a de son côté pointé la façon dont le patronat instrumentalise les dispositifs de soutien à l’activité au service d’un chantage aux conditions de travail. « Souvent les entreprises conditionnent l’APLD à un accord de performance collective avec notamment de la modération salariale voire la suppression de primes, le chômage partiel de longue durée étant noyé dans des mesures de modification de l’organisation du travail et suppriment même en même temps des emplois dans certaines entreprises » a-t-il expliqué. Pourtant, dans le même temps, la confédération qui appelle à une date de mobilisation ce jour se maintient dans une logique de dialogue social et de pression impuissante sur le gouvernement.

Dans le contexte de crise que nous connaissons, le maintien du dialogue social constitue autant une impasse qu’un frein à l’émergence d’un véritable plan de bataille pour lutter contre la crise. De la part de la CGT, qui continue de dénoncer la politique du gouvernement et de défendre de nombreuses revendications progressistes comme l’abaissement du temps de travail ou l’augmentation des salaires en vue d’affronter la crise, l’acceptation du dialogue social devient plus coupable à chaque plan social annoncé.

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Un courrier de la mairie de Mantes-la-Jolie, du département des Yvelines et du GPS&O, 3 feuilles du mille-feuilles politicien dirigé par la droite, m'avait invité à me tester au labo Cerbaliance, bd du maréchal Juin, que ledit groupe privé avait définitivement fermé dans la capitale du Grand-Paris-Seine&Oise. Eh bien, j'ai été testé positif au capitalisme.

On m'a alors enclin à pousser une porte et je me suis retrouvé dans l'artère principale de Mantes-la-Jolie remplie à ras bord de gens qui manifestaient. Surprise, j'y ai reconnu mes voisins et tout mon quartier. Et autre surprise, j'y ai reconnu mon cousin, qui resté en Languedoc, vote pour l'extrême droite malgré son patronyme espagnol. Comme moi, il descend des "Espangouins", ainsi les bons Français, de droite et de son extrême, dénommaient-ils les ouvriers immigrés espagnols venus vendre leur force de travail à très bas prix dans les vignes tenus par les propriétaires terriens français.

Mais le réveil a sonné pour éteindre mon rêve. Même s'il est vrai, je ne cherche pas à débattre avec n'importe quel commis du capitalisme. La société capitaliste, je la combat toujours.

Et en tout cas, cette bd reste toujours d'actualité:

Communiqué du blog de Roger Colombier: je viens d'être testé positif!

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Bon, ce n'était pas l'ampleur souhaitée dans l'urgence de la lutte des classes, mais il y avait la qualité. Les téloches d'infos ont préféré vous passer la conférence de presse d'Olivier Véran, sinistre des Solidarités de la Santé, pour l'excellence de son boulot contre le covid. Chacun appréciera. Mais pourquoi il était revêtu comme un employé des pompes funèbres?

En tout cas, je préfère cela:

Manifs unitaires hier dans toute la France

A Paris, 10.000 personnes selon les organisateurs et 4.800 selon la préfecture de police chère à Macron ont manifesté, masqués et très encadrés par les forces de l'ordre, de la place de la République à Nation.

L'excellent Gérard Darmanin, qui remplace au ministère de la police le non moins execellent Christophe Castaner promu chef des députés du palais de l'Elysée,  a comptabilisé 179 actions en province.

A Toulouse, la CGT a recensé 3 000 manifestants et la police, 1 400. Ils étaient un millier, toujours selon la police à Marseille, entre 2.000 (police) et 4.000 (CGT) à Lyon, 850 (police) à 1.500-2.000 à Bordeaux, 650 à 1.500 à Saint-Etienne ou encore 1.500 à 3.000 au Havre.

Dernière info: Le très excellent Jean-Pierre Pernaud, qui présentait le journal de 13h sur TF1 depuis je crois avant JC, le quitte. Il est remplacé par Marie-Sophie Laccarrau qui officiait sur France 2, dite publique, à la même heure. Elle se barre sans doute sur la chaîne de Bouygues au non de la presse libre et non  faussée. Non ?

 

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

SOURCE : le site CGT confédéral

MAIS par delà les mesures immédiates de refus de la politique macronienne, ce qui est en jeu et qui relève de la " double besogne syndicale " c'est la lutte pour un autre fonctionnement de l'économie et de la société : pouvoir des travailleurs, nationalisations, propriété collective des grands moyens de production, mise au pas de l'oligarchie qui n'a jamais fonctionné à l'intérêt général ...

Des objectifs qui avec la crise sanitaire et sociale sont plus que jamais à l'ordre du jour pour en finir avec l'injustice, la misère ...

___________________

 

PUBLIÉ LE 16 SEP 2020
TEMPS DE LECTURE : 3 MIN.
Toyota, BASF, Amazon, Apple... une poignée d'entreprises ont réalisé des bénéfices exceptionnels pendant la crise, soit 109 milliards de dollars de plus que leurs bénéfices moyens réalisés au cours des quatre années précédentes, a dévoilé l'Oxfam dans un rapport publié le 10 septembre. Une grande partie de ces bénéfices vont être reversés aux actionnaires, creusant plus profondément les inégalités.
Le monde d'après a le goût amer du monde d'avant 

Alors que la pandémie a privé 400 millions de personnes – dont une majorité de femmes – de leur emploi, et plongé un demi-milliard de personnes dans la pauvreté, les grandes entreprises ont su tirer profit de la crise.

Dans un rapport publié le 10 septembre, l'Oxfam dévoile que 32 multinationales ont enregistré cette année une haussespectaculaire de leurs bénéfices : 109 milliards de dollars de plus que leurs bénéfices moyens réalisés au cours des quatre années précédentes. Une large partie de ces bénéfices a été reversé aux actionnaires.

En France, le CAC 40 aura versé au moins 37 milliards de dividendes pendant la crise

En mai dernier, la CGT avait demandé la suspension des dividendes, en particulier pour les entreprises bénéficiant du chômage partiel. « Les dividendes record versés aux actionnaires contribuent à creuser les inégalités, dans la mesure où ils sont principalement destinés à des personnes déjà fortunées au lieu d’être utilisés pour augmenter les salaires, et où ils incitent les PDG à s’inscrire dans une démarche de recherche de profit à court terme », note l'Oxfam.

La pandémie a plongé l’économie mondiale dans une récession historique, les dividendes record versés aux actionnaires en amont de la crise ayant fragilisé les entreprises. Pour voler au secours de l'économie, le gouvernement français s'apprête à distribuer des milliards aux entreprises, sans condition de maintien de l'emploi ou des salaires.

De fait, son plan de relance s'adresse en premier lieu aux entreprises, notamment à travers l'exonération d'impôts de production. Le porte-parole de l'Oxfam, Quentin Parrinello, rappelle que « sans conditions, les aides publiques risquent de renforcer encore davantage la mainmise des actionnaires sur les choix stratégiques des entreprises, accroître la déconnexion avec l’économie réelle et retarder la transition écologique. La première des priorités est de ne pas signer de chèque en blanc aux grandes entreprises ».

Ainsi l'ONG demande au gouvernement et aux parlementaires de conditionner l’octroi de l’ensemble des crédits du plan de relance à la mise en place d’objectifs socioécologiques pour les grandes entreprises :

  • - refuser la baisse aveugle des impôts de production ;
  • - publier un plan de transformation de l’entreprise vers une réduction de l'empreinte carbone ;
  • - interdire le versement de dividendes et de bonus PDG pour le prochain exercice budgétaire (2021) ;
  • - ne pas faire peser le financement du plan de relance sur les plus pauvres et au contraire mettre à contribution celles et ceux qui ont le moins pâti de la crise.

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Publié par anti-K

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Le gouvernement ne change pas de stratégie

Les médias aux ordres vous l'avaient pourtant bien bassiné en long, en large et en travers. Ce vendredi, Macron allait vous annoncer des préconisations importantes contre le rebond du coronavirus. Il fallait ce qu'il fallait avec un triste record de 10 561 contaminés en 24h. Eh bien non, pas de Macron dans les téloches d'infos continues. Mais son clone, jean de son prénom, posé comme son chef de gouvernement.

Et celui-ci ne s'est pas trop cassé la tête -jeu de mot peut-être facile-, mais rien de sensationnel. En revanche 2 000 embauches à l'assurance maladie et aux ARS pour un contrôle policier des patients. Et sous quel statut ces embauches, sous le sceau de la précarité tant qu'on y est? Les médias aux ordres n'ont pas questionné le palais de l'Elysée.

2 000 contrôleurs mais pas 2 000 embauches dans les hôpitaux et les epahd.

Et, par exemple, à Mantes-la-Jolie, capitale  du Grand-Paris Seine-et-Oise, ville dirigée par un maire de droite et dont le conseiller départemental est la patron du conseil départemental des Yvelines, élus du parti de Sarkozy-Fillon, toujours pas de labo d'analyses pour tester les patients. Ben oui, entre la droite de Sarkosy-Fillon et celle de Macron, c'est bonnet blanc et blanc bonnet.

Les gilets jaunes ont retrouvé la rue ce samedi. 2 500 à Paris selon la préfecture de police. On aime ou on n'aime pas. Mais l'ex-ministre de la police, l'ex-socialiste Christophe Castaner, a été recasé patron du groupe des députés godillots. Lui, l'individu chef de la grande répression de violences et de mutilations contre le mouvement social. Oui, la stratégie du gouvernement ne change vraiment pas.

Côté business, ça roule pour la richissime famille Mulliez. Association Familiale Mulliez est son nom déposée. Pas du tout cotée au CAC 40. Mais toujours des milliards d'euros en poche et même à l'étranger via l'évasion fiscale. Et toujours de l'argent public en cadeaux. Eh bien ladite AMF licencie et va licencier à tour de bras.

Le gouvernement ne change pas de stratégie

Pour ma part, je revendique vraiment un autre monde. Et vous?

 

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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