SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
65.000 verbalisations en 2
 
semaines : Darmanin appelle les
 
préfets à... renforcer les
 
contrôles policiers

 

Alors que le ministère de l'Intérieur parle de 65.000 verbalisations depuis le début du 2ème confinement, Darmanin a demandé à l’ensemble des préfets de renforcer les contrôles policiers concernant le non-respect du confinement. La gestion répressive de la crise sanitaire continue.

 

Répression

Crédit photo : Thomas Samson / AFP

Sanitairement, la situation continue de s’aggraver. L’Europe redevient l’épicentre de la pandémie avec plus de 12 millions de cas de contaminations au covid-19 déclarées. La France est particulièrement frappée avec des hôpitaux au bord de la saturation. Mais pour le gouvernement, c’est une gestion par la répression qui doit primer dans le cadre de son logiciel pro-patronal et austéritaire, qui lui interdit de renforcer les moyens alloués à la santé pour permettre au personnel soignant de gérer efficacement la crise sanitaire.

Le 2 novembre, Darmanin se vantait ainsi au micro de Bourdin que 100.000 contrôles et 5000 contraventions avaient été réalisés depuis l’annonce du reconfinement. Hier, c’est le chiffre de 65.000 verbalisations nationalement qu’émettait le Ministère de l’Intérieur. Malgré tout, le 9 novembre, Darmanin a envoyé un télégramme à l’ensemble des préfets pour demander « le renforcement des actions de contrôles du confinement ».

Dans ce courrier, le ministre de l’intérieur précise aux préfets qu’il attend « une particulière fermeté pour faire respecter, sur le terrain, les dispositions qui concernent en priorité les rassemblements privés, les rassemblements de voie publique et la fermeture des établissements recevant du public » mais aussi « les déplacements individuels n’entrant pas dans le champ des exceptions autorisées » en insistant sur le fait que « toute personne ne disposant pas de motif légitime devra être verbalisée ».

Le gouvernement, incapable de faire face à la crise sanitaire, cherche donc, selon ses dires, à faire preuve de plus de fermeté, après « une première phase de forte volonté d’explication et de nécessaire pédagogie ». Si 65.000 amendes en deux semaines, c’est faire preuve de pédagogie, qu’est-ce que va être la fermeté ! Et certains préfets ont déjà compris le message, comme témoigne l’article d’Europe 1 qui interviewe le préfet de police des Bouches-du-Rhône, déclarant que « on va renforcer les contrôles là où vous ne nous attendrez pas ».

Le choix de l’attaque aux libertés individuelles et le renforcement de la répression est le corollaire d’un confinement imposé par le gouvernement mais moins respecté que lors de la première vague. Et pour cause, le confinement made in Medef du gouvernement, qui nie la réalité concernant les principaux lieux de contaminations, à savoir les lieux de travail et les écoles, et maintient le travail à tout prix tout en tentant d’interdire toute vie sociale a bien du mal à convaincre. Si pour Darmanin, « il faut désormais que chaque Français prenne conscience de la nécessité de respecter strictement les règles de confinement », il paraît logique que pour la majorité de la population, qui continue de s’exposer quotidiennement au virus en allant travailler, l’interdiction d’aller dîner chez un ami ou de se balader dans un quartier éloigné de son domicile apparaisse aberrante.

Et si la volonté de renforcement des contrôles par le gouvernement se focalise sur le non-respect du confinement dans le cadre privé, le gouvernement se préoccupe moins des écoles ou des lieux de travail, où ils cherchent à éviter toute contrainte et toute mesure qui demanderait des moyens supplémentaires. Un discours qui est largement contesté depuis plus d’une semaine par les personnels de l’éducation nationale et les lycéens, qui se mobilisent et notamment par la grève pour dénoncer l’ouverture des établissements sans protocole sanitaire suffisant, et qui met en danger enseignants, élèves et leurs parents. Une première réponse à la politique criminelle du gouvernement, dans le cadre de laquelle des protocoles sanitaires alternatifs ont été mis en place, passant outre les décisions du rectorat, et qui a permis de faire reculer, bien que partiellement, le gouvernement.

Face à un gouvernement qui n’a en tête que le maintient de l’économie et comme outil la répression, les profs et les lycéens ont ainsi montré la voie. Pour imposer à large échelle des mesures sanitaires à la hauteur et la reprise en main par les travailleurs et la jeunesse de la situation, c’est de la mobilisation la plus large que nous aurons besoin !


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Et ça continue !...Le groupe Printemps va fermer sept magasins en France

Ces dernières années, Le Printemps avait orienté ses ventes en direction des touristes haut de game, anglo-saxons, chinois, qataris ...et transformé ses rayons grand publics en espaces réservées aux marques de luxe.

Ce choix, guidé par le superprofit, était guidé par la répartition des activités prévues entre les états membres par le traité de Maastricht, la France priorisait le tourisme, l'Allemagne se gardait  l'industrie. ..

On mesure aujourd'hui les dégâts, fruits pourris  de cet accord... 

Et ça continue !...Le groupe Printemps va fermer sept magasins en France

 

Le groupe Printemps annonce la fermeture de sept magasins en France, des enseignes Printemps et Citadium. 450 postes seraient menacés.

Le groupe de grands magasins Printemps "prévoit la fermeture" de quatre magasins Printemps situés à Paris, Le Havre, Strasbourg et Metz, et de trois magasins Citadium (Paris, Toulon), dans le cadre d'un "plan de relance" visant à "assurer la pérennité de ses activités", a-t-il annoncé mardi.

Le groupe, qui prévoit aussi "l'adaptation et la mutualisation de certaines fonctions support", n'a pas précisé le nombre de postes menacés mais indiqué que sa priorité était "d'accompagner les salariés concernés par ce projet avec des mesures appropriées et personnalisées". "Il fera également appel à un partenaire pour la recherche de repreneurs" des magasins.

Les syndicats parlent de la suppressions de 450 postes. "On a eu un CSE ce matin, 450 emplois sont concernés par un Plan de sauvetage de l'emploi, dont 330 dans les magasins Printemps et 120 chez Citadium", a indiqué à l'AFP Jean-Jacques Liebert, délégué syndical central CGT. Ce chiffre a été confirmé par la CFDT.

Le groupe Printemps, fondé en 1865, et qui détient 19 grands magasins en France à son nom, ainsi que huit magasins Citadium, emploie quelque 3.000 personnes. "Depuis plusieurs années", explique-t-il, il "évolue sur un marché structurellement difficile et détérioré par la succession de crises conjoncturelles (attentats, manifestations des gilets jaunes, grèves)", sans même parler de l'épidémie de Covid-19 qui a réduit drastiquement les flux touristiques. Il se dit "dans l'obligation de transformer son modèle pour arrêter les pertes, s'adapter aux exigences de marché et assurer sa pérennité sur le long terme". Il entend notamment "renforcer la différenciation de son offre, "redévelopper son socle de clientèle". Et prévoit 40 millions d'euros investis chaque année sur "les deux à trois prochaines années".

(Avec AFP)

 

Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com

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Scandaleux ! 1250 intérimaires
 
licenciés chez PSA Sochaux et
 
Rennes

 

C'est reparti de plus belles. Le groupe PSA, sous prétexte de crise sanitaire et de baisse de production ponctuelle, a mis au chômage 750 intérimaires à Sochaux puisque l’équipe de week-end est supprimée temporairement sans date de reprise, et 500 à Rennes où l'équipe de nuit est suspendue.

 

La crise a bon dos

Crédits photo : DANIEL ROLAND / Crédits : AFP


1250, c’est le nombre d’intérimaire mis à la porte par le groupe PSA, à Sochaux et à Rennes. L’argument de la baisse des demandes est complètement dérisoire et sans fondement, puisque le groupe PSA ne se positionne plus sur les ventes de véhicules mais sur les gains de productivité. Mais PSA profite largement de la situation de la crise sanitaire comme l’ensemble du patronat pour dégraisser, et ce sont les plus précaires qui en font les frais. Dans la période aucune embauche ne se fait autrement que par l’appel à des contrats intérimaires. Dernièrement, une nouvelle équipe devait se monter a Sochaux et ce sont 250 intérimaire qui ont été embauchés. Une méthode très pratique puisque PSA peut s’en séparer dés lors que ses profit risquent de baisser. Idem à PSA Rennes où 500 postes vont être supprimés avec l’arrêt de l’équipe de nuit qui est composée presque exclusivement d’intérimaires. Sur un effectif de 2200 salariés, 800 sont intérimaires .

 

Des contrats précaires pour se séparer de centaines de salariés, sans faire de PSE ni de plan de licenciement

 

La situation est ainsi, puisqu’à chaque fois qu’il y a des équipes à monter et des effectifs supplémentaires à embaucher, ce sont des précaires qui le sont, et jamais en CDI. Une stratégie qui permet de pouvoir liquider des équipes entières et 500 emplois sans faire la une des journaux, puisque les intérimaires sont la variable d’ajustement utilisée à cet effet. Une stratégie qui devient la norme dans le secteur automobile, chez PSA comme chez les entreprises sous-traitantes.

Des licenciements « non officiels » qui, ne l’oublions pas, entrent dans le cadre de la crise sanitaire et des aides octroyées aux grands groupes comme PSA avec un montant de 8 milliards pour la filière automobile. Licencier des salariés intérimaires uniquement pour ne pas payer de salaires pendant cette période et augmenter encore les profits est jusque scandaleux alors que tous les feux sont au vert avec un chiffre d’affaire de 12 milliards pour le groupe PSA .

 

Des centaines de précaires pris en otage par PSA pour faire pression sur le gouvernement

 

Depuis le début de ce re-confinement light, les concessions automobiles sont fermées et PSA veut imposer leur réouverture pour pouvoir vendre à nouveau des voitures. Il s’agit là de l’argument majeur pour justifier de se séparer de centaines d’intérimaires. Dans cette situation, trois organisations syndicales ont publié un communiqué de presse pour soutenir le patron de PSA (FO , CFE-CGC et CFTC) en mettant en avant le fait que la fermeture des concessions automobile entraînera une catastrophe pour les emplois, et avançant que le protocole sanitaire chez PSA est l’un des meilleurs du pays.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’ensemble des salariés des usines PSA ne partagent pas ce constat Au quotidien, ce sont des cadences infernales dans les usines, des contaminations en masses et des postes supprimés par centaines. Le tout sans pauses ou presque pour souffler, et alors que travailler masqué augmente la pénibilité.

 

Contre les suppressions d’emplois ! Tous les salariés précaires en CDI !

 

Avec les conditions de travail actuelles, tous les intérimaires peuvent aider sur les lignes de montage. A contrario du scenario actuel et des licenciements, il serait indispensable de créer des postes supplémentaires et de baisser les cadences pour travailler dans de meilleures condition.

Pour cela, il est indispensable de rompre avec la politique de dialogue social, et d’exiger des embauches massives en CDI, pour éviter ce turn-over brutal et mortifère. Le mot d’ordre doit ainsi être 0 licenciements, d’intérimaire comme de CDI, 0 pertes de salaires, une baisse du temps de travail pour éviter les contaminations et une hausse générale des salaires, pour lutter contre les situations de précarité dans lesquelles sont plongées les travailleurs et les mêmes conditions de travail pour tous, salariés d’entreprises donneur d’ordre ou sous-traitante. Une logique qui va à l’encontre de la politique de la direction, et qui nécessiterait un rapport de force d’ampleur capable de faire plier la direction de PSA.

 

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Aéronautique : Un bond
 
boursier de 20% mais des
 
licenciements qui continuent

 

Après l'annonce d'un potentiel vaccin efficace à 90% par le laboratoire Pfizer , les bourses ont fait un bond inédit. Notamment les valeurs des secteurs les plus touchés par les restrictions sanitaires, comme l'aéronautique avec l'exemple d'Airbus qui a bondit de plus de 18%. Mais dans les entreprises, la réalité des fermetures et licenciements se poursuivent.

 

Crise sanitaire et économique, mais pas pour tout le monde

Credits : ShutterStock.com

« Un bond historique ». C’est comme cela qu’est décrite la hausse éclair des différentes bourses, dont le CAC40, dans les minutes qui ont suivi l’annonce par Pfizer et Biontech, respectivement laboratoires états-unien et allemand. « Dans l’autre sens, on appelle ça un krach, mais une telle hausse est tellement inédite qu’on a pas de mot dans le vocabulaire » s’étonnait même un éditorialiste de BFM-business.
 
Dans les valeurs les plus haussières, les compagnies aériennes (Air-France KLM écarterait même la nationalisation qui était évoquée) et les constructeurs comme Airbus, qui a terminé à plus de 18% de hausse. 
On le voit, malgré les rares annonces, lors du premier confinement, selon lesquelles les dividendes seraient suspendus (ce qui relève d’une fausse concession d’ailleurs, puisque suspendre les dividendes pour les verser aux fonds propres de l’entreprise et ainsi renforcer la trésorerie, n’empêche pas de verser le double de dividendes l’année suivante par exemple), les actionnaires ont continué à boursicoter et les patrons à faire du profit. Pour être les premiers à recueillir les fruits quand des annonces vont dans le sens d’une amélioration. 
 
À l’inverse, c’est aux salariés, d’Airbus ou des nombreux sous-traitants, qu’ils ont décidé de faire payer la crise, par des plans de licenciements massifs (annonçant 5000 suppression d’emplois pour Airbus par exemple) et même des fermetures totale d’usine, comme Simair à Colomiers, près de Toulouse. 
 
Et à l’annonce d’un possible vaccin, aucune modification de la dynamique des suppressions d’emplois. C’est même en partie ce qui explique le bond des actions, qui spécule sur un marché de retour "à la normale" plus tôt qu’ils le prévoyaient eux-mêmes (
nous avons polémiqué par ailleurs avec ces prévisions optimistes ), mais avec des entreprises "restructurées", saignées d’une grande partie du personnel.
Via d’ailleurs des plans de licenciements financés grâce à l’argent public (le fameux plan de 15 milliards pour l’aéro, qui finance surtout le chômage partiel, les PSE, et les baisses d’impôts pour les patrons).
 
Si la réponse à la crise économique se fait dans le seul l’objectif de garder les intérêts du patronat, le bond sur les bourses montre qu’une éventuelle reprise partielle de l’activité ne changerait rien à cette logique. La raison c’est que la saigné sur l’emploi et les salaires n’est pas seulement une réponse ponctuelle à la crise, mais aussi la base permettant au patronat, dans un scenario de reprise partielle, de concurrencer plus efficacement dans le marché internationale sous tension. Car si la concurrence entre capitalistes s’aggrave en temps de crise à cause de la contraction du marché, elle s’accentue encore ensuite quand la conjoncture économique semble s’améliorer : dans la course entre patrons pour avoir la main dans la plus grande partie du gâteau il est toujours mieux d’être léger en termes de « coûts du travail ». Les sacrifices que le patronat impose aujourd’hui aux salariés sous prétexte de crise seront donc aussi nécessaires demain en cas de reprise.
 
Le bond boursier a été une preuve supplémentaire que pour nos intérêts, nous ne pouvons compter ni sur des annonces de vaccin, ni sur les « aides » du gouvernement ou la bonne volonté des patrons, mais sur nos propres forces. Dans ce sens se préparer au combat des maintenant en commençant par casser la division artificielle qui règne dans le secteur à l’image du
Collectif des Salariés de l’Aéronautique il est indispensable. Tirer les bilans des luttes récentes comme celle de Derichebourg ou encore celle d’Onet Airbus, bâtir la solidarité ouvrière autour de l’objectif de lutter pour 0 suppressions d’emploi et 0 baisses de salaire ce sont les premiers pas pour donner une réponse de fond à la crise. Une réponse qui doit passer nécessairement par mettre en cause le fait que les commandes de l’économie restent dans les mans du patronat et subordonné aux intérêts d’une minorité parasitaire.

 

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Financiarisation. La stratégie antisociale des firmes du CAC 40

L’Humanité, 10 novembre 2020

 

Chute des effectifs, inégalités hommes-femmes, opacité à tous les étages… L’Humanité publie en exclusivité ce volet du rapport de l’Observatoire des multinationales, qui souligne la nécessité d’un contrôle démocratique des grandes entreprises.

 

C’est la partie immergée de l’iceberg, celle que les multinationales voudraient laisser sous la surface des flots. Lors de la présentation de leurs rapports annuels, elles communiquent volontiers sur leurs résultats financiers ou leurs engagements éthiques – désormais codifiés sous l’appellation fourre-tout de « responsabilité sociale et environnementale » (RSE). Pas sur l’étendue des destructions d’emplois ou le nombre d’accidents du travail. C’est pourtant cette réalité que s’attache à documenter l’Observatoire des multinationales, dans ce dernier chapitre de son rapport annuel.

 

1 Les dommages collatéraux de l’internationalisation

 

Plus de 4,8 millions de salariés travaillent, dans le monde, pour une entreprise du CAC 40. Ces chiffres de 2019 sont en hausse de 8 % par rapport à ceux de 2017. Pour autant, cette augmentation cache de grandes différences entre les groupes. Sur la première marche du podium, Teleperformance (331 065 salariés) et Carrefour (321 383 salariés) illustrent à eux seuls cette disparité. Car si le premier a vu ses effectifs monde augmenter en deux ans de plus de 128 %, le second affiche sur la même période, le record de destruction d’emplois (– 15 % d’effectifs). L’analyse plus fine de ces fluctuations amène en outre l’Observatoire des multinationales à conclure que « les fortes augmentations sur deux ans des effectifs sont souvent dues à des fusions plutôt qu’à de vraies créations de postes ». Et de citer : EssilorLuxottica, Safran-Zodiac ou encore Thales-Gemalto. En revanche, certains grands groupes sont « engagés dans une politique délibérée de réduction des effectifs comme Carrefour, Sanofi, la Société générale ou encore Orange ». Une liste qui fait tristement écho à l’actualité des plans de licenciement massifs annoncés ces dernières semaines dans les trois premières entreprises.

L’étude s’est également penchée sur la proportion des salariés du CAC 40 couverts par des accords collectifs et représentés par des élus du personnel. L’évolution de ce taux est révélatrice à plus d’un titre. D’abord parce que, globalement, il est à la baisse sur l’ensemble des 12 groupes qui publient leurs données, à la seule exception de STMicro en ce qui concerne la couverture de ses salariés par des accords collectifs, ainsi que de L’Oréal, Total et Bouygues sur le volet représentation des salariés. Chez Teleperformance, par exemple, seuls 20 % des salariés sont couverts par une convention collective. « On peut y voir un effet de la croissance de leurs effectifs dans des pays où les salariés sont moins bien protégés », analyse l’Observatoire. Preuve en est, le leader mondial des centres d’appels est sous le coup d’une plainte portée par le syndicat international UNI Global Union et trois organisations françaises (CGT, FO et CFDT) pour conditions de travail « choquantes et insalubres » dans 10 pays, dont la France, l’Albanie, la Grèce, la Colombie et les Philippines.

 

2 Une féminisation de façade

 

Depuis le débarquement d’Isabelle Kocher de la direction opérationnelle d’Engie, plus aucune femme ne dirige un groupe du CAC 40. Pourtant, « le CAC 40 communique beaucoup sur la cause féminine et l’égalité femmes-hommes ». Mais « si l’on regarde qui, concrètement, détient le pouvoir au sein des grands groupes, la réalité est encore éloignée de ces beaux discours », relève le rapport.

Certes, leurs conseils d’administration (CA) affichent, en moyenne, 43,4 % de femmes dans leurs effectifs. « Mais ce chiffre n’est atteint que parce que la loi les y oblige », temporise Sophie Binet, en charge de l’égalité femmes-hommes à la CGT. Promulguée en 2011, la loi dite Copé-Zimmermann impose en effet un quota minimal de 40 % de femmes dans les CA des grands groupes français. « On ne fait pas de l’égalité par le haut. Cette féminisation obligatoire ne doit pas cacher la réalité des temps partiels forcés et des inégalités salariales dont les femmes sont victimes », insiste la syndicaliste. Mais, à ce sujet, poursuit-elle « il est très difficile d’avoir des données fiables ». D’ailleurs, le rapport épingle la faible communication des grands groupes en la matière et rappelle que, s’il « existe depuis quelques années un index officiel de “l’égalité salariale”, il n’est pas toujours établi à l’échelle des groupes tout entiers (mais seulement de leurs filiales françaises). Surtout, il est structuré de telle sorte que les grandes firmes puissent facilement afficher des scores supérieurs à 80, voire à 90 sur 100 ». Pour certaines entreprises, ce « féminisme washing » tourne même parfois à l’argument commercial, « quand, comme L’Oréal par exemple, elles visent une clientèle féminine ».

Selon les chiffres de l’Observatoire des multinationales, si « en 2019, les femmes représentaient un peu plus de 38 % de l’effectif du CAC 40, 32,6 % de l’effectif cadre, elles n’étaient plus que 18,8 % dans les comités exécutifs ». En d’autres termes, le pouvoir de surveillance et de décision demeure à la main des hommes, à plus de 80 %. En outre, poursuit le rapport, « 5 groupes du CAC 40 n’ont encore aucune femme dans leur comité exécutif », dont Vivendi et EssilorLuxottica, qui « ont pourtant une majorité de femmes dans leur effectif global ».

 

3 Le trou noir des accidents du travail

 

Très prolixes en matière d’indicateurs financiers, les rapports annuels des entreprises sont beaucoup plus discrets quand il s’agit de santé au travail. L’Observatoire dévoile malgré tout les données existantes : « D’après les chiffres publiés, les activités du CAC 40 ont occasionné 55 décès accidentels au travail (ou sur le trajet pour s’y rendre) en 2019. Ce chiffre est particulièrement élevé chez ArcelorMittal (21 décès déclarés). Le groupe sidérurgique (1) est suivi par Saint-Gobain (5 décès déclarés), puis Total et Engie (4 décès chacun). Les chiffres manquent pour beaucoup de firmes de l’indice paris ien. »

Cette opacité peut s’expliquer tant par des soucis d’image de marque que par des impératifs financiers : plus le nombre d’accidents du travail augmente dans l’entreprise, plus son taux de cotisation à la branche AT/MP (accidents du travail/maladie professionnelle) de la Sécu augmente également.

L’Observatoire dévoile malgré tout des données concernant les taux de fréquence des accidents du travail (c’est-à-dire le nombre d’accidents avec arrêt par million d’heures travaillées) et leur taux de gravité (nombre de jours d’absence par millier d’heures travaillées). Sur les 13 entreprises répertoriées, Carrefour (1) se retrouve à la première place (avec un taux de fréquence de 22,75 et un taux de gravité de 0,7), suivi d’Hermès, Veolia et Teleperformance. Ces chiffres n’étonnent pas Frank Gaulin, délégué CGT Carrefour : « Les conditions de travail se sont considérablement dégradées dans le groupe depuis 2005, avec une réduction constante des effectifs. Dans la grande distribution, nous sommes confrontés à de multiples pathologies : syndrome du canal carpien (pour les caissières), nombreuses chutes et accidents avec les engins de manutention… »

 

Par Cyprien Boganda & Marion d’Allard

 

Publié par anti-K

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Nous n'avons aucune compétence scientifique pour juger de la validité ... ou non de l'annonce tonitruante et relayée à grands cris par les médias système, LCI du groupe Bouygues TF1 en tête : 

 

 

un vaccin du coronavirus serait en bonne voie de voir le jour et serait donc efficient à 90%.

Bien sûr le ravissement médiatique que cette annonce suscite est totalement étranger au fait que cette innovation émane d'une multinationale américaine (PFIZER) associée à une start-up allemande BioNTech !

Et il est totalement anodin et sans signification politique ou géopolitique que  les multiples expériences en cours émanant de Chine, de Russie  de Cuba soient raillées, dévalorisées, écartées.

Tout cela étant bien sûr étranger à toute ambition hégémonique et impérialiste et à toute avidité financière.

 

POURTANT, POURTANT,

le doute s'instille!

Complotisme piaffe déjà les médias système, inquiets de la méfiance pourtant légitime de l'opinion à l'endroit des multinationales de l'industrie pharmaceutique instruite par moult scandales sanitaires !

POURTANT, POURTANT,

 

cette annonce ne serait-elle pas prématurée et dictée par d'autres objectifs que le seul souci de la santé publique ?

Car aux dires mêmes de nombre d'intervenants en première ligne de la lutte contre la pandémie par delà l'espoir légitime d'un traitement, et de son urgence  demeurent des questions essentielles sans réponses pour l'heure, à propos de ce  vaccin annoncé :

  • quels effets secondaires en cas d'application à grande échelle
     
  • et en cas de réelle efficacité immédiate l'immunisation sera-t-elle durable ?

Questions pourtant décisives pour un usage en grand dudit vaccin!

Et dans cet entre-deux d'un espoir matiné de doutes comment ne pas être surpris de la précipitation des milieux politiques dirigeants européens et atlantiques notamment  se positionnant dès lors en demandeurs concurrents  et passant dors et déjà commande ?

Faisant par conséquent monter les enchères !

LOIN, très LOIN du souci du développement et de la production d'un vaccin mis à disposition  de l'humanité entière, sans obstacle concurrentiel, sans arrière-pensée politicienne, sans barrière financière ...

CAR les dures réalités du système capitaliste, les " eaux glacées du calcul égoïste"  surnagent déjà de manière obscène   en concomitance avec l'annonce de la découverte.

Et déjà la Bourse flambe !

 

 

La Bourse OU la santé publique il faut choisir !

Et ce n'est manifestement pas dans le cadre de la domination prédatrice du profit capitaliste que triomphera l'intérêt général des populations et la satisfaction de ses besoins de santé !

 

Publié par FSC

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En pleine épidémie, notamment dans la capitale, circulez, il n'y a rien à voir, ont sanctionné d'une amende les fonctionnaires de la préfecture de police de Paris aux manifestants installés sur le parvis de l'Hôtel-Dieu de Paris, ce vendredi 6 octobre 2020.

135 euros pour avoir manifesté contre la fermeture des urgences de l'Hôtel-Dieu de Paris

Le rassemblement, qui s'est déroulé à l'initiative de la CGT,  dénonçait la décision de l'AP-HP de fermer "temporairement" les urgences de l'Hôtel-Dieu de Paris.

Martin Hirsch, patron de l'Assistance Publique des Hôpitaux de Paris, déshabille ainsi Pierre pour habiller Paul en redéployant le personnel médical vers d'autres structures parisiennes surchargées vu la politique gouvernementale d'austérité de la Santé, aggravée dans le contexte de la pandémie de Covid-19.

Jean Castex, premier factotum du palais de l'Elysée, dans sa déclaration sur l'état d'urgence sanitaire, avait pourtant annoncé une politique de tolérance envers les manifestations revendicatives. Mais peut-on croire un pouvoir qui ne fait le jeu que du capital?

Pas encore de lettre de cachet pour être embastillé. Mais la police a scrupuleusement relevé les identités des manifestants et verbalisé à coups de 135 euros d'amende.

Et qui est Martin Hirsch, patron de l'AP-HP depuis le 13 novembre 2013, appliquant avec zèle la politique réactionnaire en matière de santé publique à Paris? On aurait pu envisager une toute autre posture de l'ancien président  d'Emmaüs France. Non?

Entré comme conseiller dans des cabinets ministériels socialistes, il se rapproche du candidat Nicolas Sarkozy "qu'il tutoie très vite", écrit le Monde du 2 mai 2020. Sarkozy président l'adoube Haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté avec rang de secrétaire d'Etat dépendant directement du premier ministre François Fillon. Tout un programme déjà!

Présidentielle de 2012, Martin Hirsch revient à ses premiers amours. Il dit voter publiquement pour le socialiste François Hollande qui l'adoube patron de l'AP-HP en novembre 2013. En 2015, il réforme le temps de travail, contre les syndicats, exceptée la Cfdt : les soignants perdent des jours de RTT. Par la même occasion, la fermeture des lits et la chute des effectifs, organisées sous Sarkozy président, se poursuivent.

Macron président conserve Martin Hirsch à son poste. Je vous en prie, ne me demandez pas pourquoi.

 

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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La Société Générale accélère sa "restructuration" et annonce ce lundi 9 novembre la suppression nette de 640 postes en France pour "redresser" sa valeur en Bourse. Une annonce qui va dans la logique prise depuis des années dans cette banque et qui démontre que les travailleurs seront toujours la variable d’ajustement des capitalistes.

La Société Générale annonce la suppression de 640 postes en France

Crédits photos : Tessier. Reuters

Alors que depuis le mois de février la Société Générale a perdu près des deux tiers de sa valeur en bourse, la banque a annoncé lundi 9 novembre dans un communiqué « la suppression nette d’environ 640 postes en France, sans départs contraints » afin de réduire ses coûts et de « protéger l’indépendance de la Société générale », c’est-à-dire surtout afin de rassurer ses actionnaires à qui elle continuera bien entendu de verser de lourds dividendes.

A l’instar de ses concurrentes, la banque souffre des effets de la crise sanitaire qui affecteraient sa rentabilité. Pourtant au troisième trimestre le groupe était dans le vert, affichant un bénéfice de [862 millions d’euros> https://www.lesechos.fr/finance-marches/banque-assurances/societe-generale-renoue-avec-les-benefices-1262215]. Par ailleurs, la banque qui compte aujourd’hui 138 000 « collaborateurs » dans le monde dont 40 000 en France n’a cessée de réduire ses effectifs au cours de ces dernières années, avant même la crise sanitaire. Déjà en avril 2019 le groupe avait engagé la suppression de 750 postes en France, ce qui avait été dénoncé par Philippe Fournil, délégué national de la CGT, comme le douzième plan social en dix ans.

Ce n’est pas un hasard si ces suppressions de postes interviennent quelques mois après l’annonce d’un programme de baisse de coûts de 450 millions d’euros d’ici 2022-2023, ceci démontre une fois de plus que les capitalistes entendent bien faire payer la crise aux travailleurs. Pour Frédéric Guyonnet, le président national du SNB-CFE-CGC (syndicat national de la banque et du crédit) ce plan est « aussi la conséquence de la future fusion des réseaux de la Société générale et du groupe Crédit du Nord », un projet qui demanderait une possible réduction d’agences et d’effectifs.

Dans ce contexte de crise économique sans précédent, la Société Générale, comme tout le reste du grand patronat, cherche à assurer ses profits et ceux de ses actionnaires dont la variable d’ajustement sont et seront toujours les travailleurs. On peut ainsi ajouter encore 640 personnes à la longue listes des millions de chômeurs à venir cette année, c’est pourquoi il est plus que jamais essentiel que les travailleurs s’organisent à la base et conçoivent un plan de bataille à la hauteur pour que ce soit aux capitalistes de payer la crise. Plus que jamais il est nécessaire de revendiquer l’interdiction des licenciements et de toute forme de suppressions d’emploi, la fin des emplois précaires ainsi que le partage du temps de travail avec une augmentation nette des salaires.

 

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