SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
VIDEO. À Paris La police
 
verbalise les soignants
 
mobilisés contre la fermeture
 
des urgences de l’Hotel-Dieu

 

Ce vendredi, alors qu’avait lieu un rassemblement devant l’hôpital de l’Hôtel Dieu à Paris pour protester contre la fermeture du service des urgences, 21 soignants et soutiens ont écopé d'une amende de 135€ par la police. Une fois de plus, le gouvernement répond aux revendications sanitaires par la répression.

 

Répression

Crédits photo : AFP / Anne-Christine POUJOULAT

Dans un contexte de seconde vague où les services hospitaliers sont chaque jour de plus en plus saturés, l’Assistance publique - Hôpitaux de Paris a décidé ce mardi de fermer le service des urgences de l’hôpital de l’Hôtel Dieu, situé en plein coeur de Paris. Pour protester contre cette décision meurtrière, plusieurs dizaines de soignants, à l’appel de la CGT ont organisé ce vendredi un rassemblement devant l’hôpital.

Pendant les prises de parole adressées aux soutiens, dans lesquelles les hospitaliers on rappelé qu’en pleine pandémie, “il y a besoin de lits, et on arrête pas de casser l’hôtel dieu, qui est au coeur de Paris, qui est un hôpital de proximité”, des policiers n’ont pas hésité à verbaliser 21 manifestants d’une amende à hauteur de 135 euros. La préfecture de police a justifié auprès de l’AFP les contraventions au titre que le rassemblement était “illégal en raison du contexte sanitaire”.

Une fois de plus, le gouvernement a montré comment il avait choisi de gérer la crise : par la répression. Après avoir encensé les “héros” de la première ligne, il dévoile sa ligne politique : casser les hôpitaux puis réprimer ceux qui protestent. Dans la droite lignée de la suppression de lits et de médecins au CHU de Toulouse préconisée par la chambre régionale des comptes d’Occitanie ou encore du Ségur de la Santé, cette nouvelle histoire édifiante montre le mépris de ce gouvernement à l’égard de ceux qui depuis bientôt 9 mois, affrontent la pandémie ainsi que les conséquences dévastatrices des politiques successives de casse de l’hôpital.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Réforme de l’assurance
 
chômage : vers une baisse de
 
40% des allocations pour
 
400.000 chômeurs

 

En pleine crise sanitaire et au début d’une crise économique d’ampleur inédite, les premières estimations de l’impact de la réforme du chômage tombent. L’allocation devrait baisser pour près des 2/3 des bénéficiaires, dont de 40% en moyenne pour 400 000 chômeurs.

 

Crise sociale

Cela n’a jamais été un secret, le gouvernement avec sa réforme de l’assurance chômage veut faire mal au chômeur et au plus précaire de la société. Cette réforme qui a notamment déjà modifié les modalités d’accès à l’allocation chômage en faisant passer le nombre de mois travaillé nécessaire pour y prétendre de 4 à 6 mois sur non plus 28 mois mais 24, et qui se veut refonder le mode de calcul du salaire journalier de référence en prenant en compte non plus seulement les jours travaillé mais bien l’ensemble des jours travaillé ou non, est une attaque historique qui va tirer fortement le chômage à la baisse.

Et c’est l’unidec, association chargé par délégation de service public de la gestion de l’assurance chômage en France, qui vient nous l’assurer en chiffres : dans l’état actuel de cette réforme c’est 1,2 millions de chômeurs qui seront perdants, dont pas moins de 400 000 qui verraient leurs allocations baisser en moyenne de 40%. D’après les informations révélé par (France Inter -> https://www.franceinter.fr/assurance-chomage-les-nouveaux-chiffres-de-l-unedic?utm_medium=Social&utm_source=Facebook&fbclid=IwAR1gFo60UQu-DSxSsAYRX3mKUPHjmwIOMOGaSZEUstozaUL1uYYe-QwEXms#Echobox=1604643025) , cet organisme paritaire, composé à la fois de représentant de salarié et de patron, évalue que l’allocation mensuelle nette moyenne chuterait de 890 euro à 535 euro. Pour 40 000 personnes celle-ci passerait de 800 à 300 euros, et pour 3 000 chômeurs la chute atteindrait jusqu’à 80% de baisse. Dans cette forme la réforme de l’assurance chômage baisserait l’indemnisation de 2/3 des allocataires et contribuerait à faire “économiser” 1 milliards d’euros en 2021. Ces chiffres ont de quoi faire froid dans le dos, surtout quand l’unidec affirme en parallèle de cela que les perdants de cette réforme vont aussi être ceux qui travaillent dans les secteurs les plus touchés par la crise sanitaire, à savoir le commerce, l’hôtellerie-restauration et la culture pour ne citer qu’eux. Ces secteurs font parti de ceux qui sont le plus concernés par les contrats courts, ce à quoi le gouvernement veut justement s’attaquer avec ce projet de réforme.

Dans un contexte de crise sanitaire avec un fond de crise économique qui n’a de comparable que 1921, où les licenciements ne font que commencer l’augmentation du chômage dans les prochains mois est certaine. Aujourd’hui de nombreux secteurs font face à une vague de plan sociaux, et les contacts précaire, les intérim et CDD ont pour beaucoup était les premiers à trinquer et à se retrouver au chômage. Dans ce sens l’Insee estime que la France va connaître une récession de 9% cette année avec un taux de chômage de la population active qui pourrait grimper jusqu’à 10% avant la fin de l’année. Face à l’aggravation de la situation sanitaire et économique, le gouvernement a à l’issue d’une rencontre avec les partenaires sociaux le 26 octobre dernier, a annoncé le nouveau report de l’application de la réforme de 3 mois qui devrait maintenant se mettre en place le 1er avril 2021. A ce titre le gouvernement c’est dit prêt à bouger sur certains paramètres, et donne satisfaction à la demande des directions syndicales en faisant appel au dialogue, tout en prévenant qu’ils n’entendent pas renoncer à la philosophie de cette loi. Avec ce nouveau confinement, où Macron tape dans sur son électorat, où l’ingérence de la crise sanitaire de la part du gouvernement est de plus en plus difficile à cacher et au moment où les tensions social ne cesse de grimper, celui-ci se voit contraint de temporiser et de jouer la montrer pour éviter tout débordement et explosion sociale.

Le gouvernement est cependant bien aidé par les directions syndicales qui une fois n’est pas coutume se trouve dans les bureaux de l’exécutif pour négocier la régression sociale et privilégie le dialogue social. Alors que nous vivons une période de profond chamboulement où le gouvernement Macron impose sa résolution de la crise made in Medef, autoritaire et raciste, ne laissant prévoir que l’augmentation de la misère parmi la majorité de la population, les directions syndicales font encore une fois rôle de contention en négociant des réformes comme celle de l’assurance chômage qui ne promet que précarité. Aujourd’hui à l’heure où les travailleurs et travailleuses sont envoyés au péril de leur vie en première ligne tout en étant menacé de licenciement par la multiplication des plans sociaux, il n’est pas seulement question de se battre contre la réforme de l’assurance chômage qui représente une réelle menace, mais bien de mettre en place un véritable plan de bataille qui impose une autre résolution de la crise que celle capitaliste, seul moyen d’empêcher que la faim et la mort soit notre quotidien de demain. Les travailleurs et travailleuses doivent prendre leur affaire en main, afin d’imposer un véritable plan sanitaire avec des moyens considérables pour l’hôpital, d’interdire les licenciements et de répartir le temps de travail en toutes et tous, seul moyen pour faire face à l’augmentation du chômage sans laisser quiconque à la rue. Cela ne passera pas par un accord à l’amiable avec le gouvernement et les grands patrons, au contraire ce qu’il faut c’est l’arracher à la bourgeoisie et s’organiser dans ce but !

Crédit photo : Dominique FAGET/AFP

 

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Prolongation de l’état
 
d’urgence sanitaire : le
 
gouvernement passe en force à
 
l’Assemblée Nationale

 

Après le camouflet de la première délibération, le gouvernement est passé en force à l'Assemblée pour prolonger l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 16 février en utilisant l'article 44 de la Constitution. L'usage de ce mécanisme anti-démocratique est à l'image de la gestion répressive de la crise.

 

Gestion répressive de la crise

Crédit photo : Bertrand Guay / AFP

Revirement de situation à l’Assemblée : après le camouflet de mardi, une « reprise en main » autoritaire dès le mercredi

Mardi dernier à l’assemblée nationale, la séance a mal tourné pour le gouvernement. Alors que celui-ci souhaitait prolonger l’état d’urgence sanitaire jusqu’à la mi-février, la droite a profité de la faible présence des élus LREM pour faire voter un amendement réduisant le prolongement au 14 décembre seulement. Alors que les députés Les Républicains ont largement voté l’instauration de l’état d’urgence sanitaire, en demandant même toujours plus de restrictions des droits démocratiques, l’occasion était trop belle pour ne pas taper sur une question qui met en grande difficulté le gouvernement : la crise sanitaire, mais aussi la fermeture des petits commerces. Une occasion rêvée, dans la course déjà lancée à la présidentielle de 2022, pour se positionner en défenseur des « fêtes de Noël », comme l’a incarnée la députée Josiane Corneloup, voire même en défenseur de la démocratie. Une hypocrisie frappante de la part d’élus qui sont parmi les premiers à réclamer des mesures xénophobes et l’instauration de mesures d’exception décuplant l’arbitraire policier, sous couvert de lutte contre le terrorisme…
Un camouflet pour le gouvernement, qui a immédiatement envoyé Olivier Véran dans l’hémicycle pour affirmer sa volonté de ne pas laisser passer la ‘manœuvre’ des élus Républicains.

Le ministre de la santé avait dans son envolé lunaire déjà affirmé que le gouvernement ferait usage de l’article 44 permettant de remettre en cause ce vote. Et ils n’ont pas perdu de temps, dès le lendemain, un nouveau vote est venu remettre en cause le précédent, accordant a la majorité la possibilité de gouverner parler ordonnance jusqu’à la date qu’ils souhaitaient initialement, le 16 février. C’est sans surprise que le gouvernement confirme sa ligne de conduite dans la période, en s’appuyant sur les leviers les plus bonapartistes de la Vème République pour avancer dans la crise latente qu’il traverse.

L’absence de plan sanitaire et divagation sur les mesures : les fissures du bloc politique s’accentuent

Le dernier point réalisé par Santé Public France ce jeudi confirme les pronostiques, l’épidémie poursuit son évolution avec un énième ‘record’ : 58.046 nouveaux cas et 367 décès qui ont été recensés dans les dernières 24h. Côté hospitalisation, sur les sept derniers jours, se sont 19.248 nouvelles personnes admissent dont 2.936 en réanimation. La situation est dramatique dans les hôpitaux, le taux d’occupation des lits évoluent toujours plus, avec déjà 80 % en région parisienne en début de semaine selon Aurélien Rousseau, directeur de l’ARS d’Ile-de-France.

Des chiffres qui sont par ailleurs inférieur à la réalité, car on fait depuis un certain temps qu’il existe un décalage dû au latente de comptabilisation. Cette fois-ci Santé Public France a d’ores et déjà annoncé que suite à « un ’embouteillage’ dans les données  », il faut prendre des pincettes avec les dernières données, tout en réaffirmant une chose certaine : « les indicateurs sont tous très à la hausse »
La courbe épidémique ne se stabilise donc pas malgré les sortis du gouvernement qui affirme que la situation est sous contrôle. La gestion du gouvernement nous mène comme prévu vers une « effroyable dynamique » pour reprendre les termes de Rémi Salomon, directeur de l’AP-HP.

Dans cette situation, le gouvernement divague, plusieurs pistes fuitent dans la presse, sont en cours de discussion, mais rien de concret ne sort. On reste pour l’instant sur le statu-quo en poursuivant un confinement pro-patronal mettant en danger l’ensemble de la population. Mais les cafouillages successifs fragilisent un gouvernement qui ne voit que par la répression.

Dans cette faillite face au virus, de plus en plus de voix s’élèvent contre la gestion gouvernementale. En interne tout d’abord, une note secrète du Directeur général de la Santé Jérôme Salomonque Europe 1 à pu consulter met en lumière les contradictions profondes du système. Dans celle ci, l’homme politique pense clairement que le confinement ne marchera pas : «  Concrètement, l’inflexion de la courbe du virus en France sera plus lente avec "un plateau haut et prolongé  ». Son constat alarmant va jusqu’à évoquer des solutions d’urgences visant à « des évacuations en train vers l’Allemagne  ». La contradiction est flagrante avec un gouvernement qui affiche publiquement une confiance dans sa gestion malgré les certitudes en internes que leurs mesures sont inefficaces.

Mais c’est aussi dans la population que la contestation monte, avec notamment le secteur de l’Éducation Nationale. Que ça soit du côté des enseignants, avec des mouvements de grèves important et des travailleurs de l’éducation qui cherchent même à imposer des protocoles sanitaires adaptés en contradiction avec leur direction. Mais aussi dans la jeunesse, où la vague de mobilisations dans les lycées expriment un ras le bol de la gestion gouvernementale. Face à l’offensive sécuritaire du gouvernement, il s’agit donc de prendre appui sur la colère pour exiger des organisations de la gauche syndicale et politique un plan de bataille contre les attaques anti-sociales et anti-démocratiques en cours.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Jusqu’à 24 millions d’euros par an : la démesure des rémunérations patronales du CAC 40

Des rémunérations patronales qui planent en haute altitude, des dirigeants dont les intérêts sont totalement alignés sur ceux des marchés financiers, des entreprises qui mentent sur la vraie mesure – abyssale – des écarts de revenus en leur sein… Tel est le tableau que dresse le deuxième chapitre de l’édition 2020 de « CAC40 : le véritable bilan annuel » de l’Observatoire des multinationales, partenaire de Basta !.

Ce chapitre apporte au débat public de nombreux chiffres inédits qui mettent en lumière la démesure des rémunérations patronales, et ce qu’elle cache : l’alignement total des dirigeants d’entreprise sur les intérêts des marchés financiers, aux dépens des salariés et du reste de la société.

La rémunération moyenne d’un patron du CAC40 aura été de presque 5 millions et demi d’euros en 2019. Comme l’année dernière, les deux premières marches du podium sont occupées par Bernard Charlès de Dassault Systèmes (24,7 millions d’euros) et François-Henri Pinault de Kering (16,6 millions). Ils sont suivi du PDG de Teleperformance Daniel Julien, nouveau venu dans le CAC40 avec 13,2 millions d’euros. Il faut environ trois années et huit mois pour qu’un smicard gagne autant que Bernard Charlès en une journée.


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La part fixe ne représente plus que moins d’un quart de la rémunération des patrons du CAC40. La part variable et les rémunérations en actions – c’est-à-dire la part de la rémunération liée à des critères financiers et boursiers – en représentent plus de 75 %, ce qui explique qu’ils gèrent leurs entreprises en fonction des intérêts des actionnaires et des marchés financiers. Cela explique aussi que les rémunérations patronales augmentent au même rythme que les dividendes, et soient désormais largement déconnectées de la paie empochée par les salariés, mais aussi de la performance réelle de leurs entreprises.

Pour compléter le tableau, les patrons du CAC40 détiennent également des actions de leurs propres entreprises, et touchent donc eux-mêmes des dividendes. Sans tenir compte des actions détenues via des holdings familiales (LVMH, Kering, Bouygues…), un patron du CAC40 a touché en moyenne plus de 500 000 euros de dividendes au titre de l’exercice 2019. Sans les réductions de dividendes liées à l’épidémie de Covid, ce chiffre aurait été encore supérieur. La palme revient à Jean-Paul Agon de L’Oréal qui touche 4,6 millions d’euros de dividendes en plus de sa rémunération officielle déjà confortable de 9,8 millions d’euros.


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Cette année, pour la première fois, les groupe du CAC40 doivent publier un « ratio d’équité » comparant la rémunération de leur patrons à celle de leurs salariés. Nous montrons qu’une bonne partie du CAC40 a procédé à une véritable arnaque en ne calculant ce ratio que sur la base des effectifs de la société mère, soit une fraction des effectifs des groupes concernés. Ces ratios sont donc totalement faussés. Certains groupes proposent des ratios plus sincères, mais seulement sur l’effectif français.

Nous proposons notre propre indicateur pour mesurer les écarts salariaux dans les groupes du CAC40. À cette aune, le groupe le plus inégalitaire du CAC40 est Teleperformance avec un ratio de 1255 (contre un ratio « officiel » de 88). Autrement dit, il faut trois ans et demi pour un salarié moyen de Teleperformance pour gagner autant que le PDG Daniel Julien en une journée. Carrefour vient en seconde place avec un ratio de 315 (à comparer avec un ratio officiel de 42).


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Avec la crise sanitaire, de nombreux dirigeants ont annoncé une réduction de leur rémunération pour l’année 2020. Mais à y regarder de plus près, ces réductions (souvent de l’ordre de 20 ou 25 %) ne portent souvent que sur la rémunération fixe, soit moins de 25 % de leur rémunération totale, et parfois pour quelques mois seulement. Une minorité de patrons a pris des engagements plus conséquents. Ces réductions de rémunération sont généralement versées aux fondations d’entreprises, c’est-à-dire potentiellement défiscalisées.

La distribution généreuse de dividendes des grandes entreprises françaises suscite un débat virulent depuis plusieurs années. Le niveau de rémunération des dirigeants est l’autre grand scandale de partage des richesses du CAC40, étroitement lié au premier.

Olivier Petitjean


À lire : « Des patrons au service de qui ? » (pdf, 6 pages), chapitre 2 de « CAC40 : le véritable bilan annuel », édition 2020. Toutes les données sont basées sur les chiffres publiés dans les Documents d’enregistrement universel 2019 des groupes.Relire le premier chapitre : « Allô Bercy ? Aides publiques : les corona-profiteurs du CAC40 » (pdf, 16 pages).

 

Ce chapitre 2 de « CAC40 : le véritable bilan annuel » est lancé en partenariat avec Politis, qui publie un dossier spécial dans son numéro du jeudi 29 octobre, avec des informations supplémentaires.

Les chapitres suivants seront publiés progressivement dans les jours à venir.

 

Publié par anti-K

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Et qu'a dit hier le docteur Olivier Véran, subsidiairement ministre de la Santé et des Solidarités, dans sa conférence de presse hebdomadaire: RIEN. Ben oui, pas de danger de s'entasser dans les transports en commun ou  à l'école, comme dans les cantines scolaires. Au boulot, il n'y a aucune contamination ni dans une seule grande surface commerciale. En revanche dans les salons de coiffure et les librairies, c'est contamination ++.

L'état d'urgence sanitaire est décrété jusqu'au 16 février 2021

Jean Socratex, pardon Castex, le maire LR du terrain, adoubé premier chambellan pour justement porter la bonne parole de Jupiter au plus près du terrain, était absent lors de la conférence de presse du chambellan en charge de la Santé. Il faut dire qu'être à deux pour ne rien dire, à moins de garnir l'écran de télévision?

En revanche, Elisabeth Borne, en charge du Travail, surtout du chômage et de la précarité, aurait dû être présente. En effet, l'état d'urgence sanitaire remet en cause le droit du travail (durée hebdomadaire à 60 heures, travail du dimanche facilité, repos quotidien réduit, imposition des congés payés, etc). Les mesures liées au reconfinement vont inévitablement accélérer les plans de suppressions d’emplois et gommer des droits conquis par les travailleurs dans les entreprises.

Avec le retour des attestations de déplacement et les restrictions imposées ici ou là, tout est interdit ou presque, sauf d'aller au boulot ou en classe.

Oui, dans une société capitaliste, seule l'économie au service des riches et du capital compte. CQFD.

 

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Il s'agit d'un appel du Comité Confédéral National du 2 novembre dernier :

 

 

 

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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CGT NANTES : le reconfinement c'est d'abord l'échec de la politique sanitaire

RECONFINEMENT, COMMUNIQUE CGT NANTES 5 NOVEMBRE 2020
jeudi 5 novembre 2020 


Le Président de la République a annoncé le 28 octobre un reconfinement jusqu’au 1er décembre, sans débat préalable avec nos représentants élus.

Cette annonce, qui correspond à ce qui se passe dans d’autres pays d’Europe, signe la faillite d’un système économique qui prône l’austérité sur les dépenses publiques, incluant la santé.

C’est l’échec flagrant des politiques dites néolibérales mises en œuvre depuis des années.

Car avant d’être une crise sanitaire il s’agit d’abord d’une crise hospitalière. Les hôpitaux publics sous-dotés ne peuvent plus faire face à un afflux de malades. 70 000 lits ont disparu en 15 ans.

Ces économies réalisées sur les services publics participent à présent à la mise en danger économique et sociale de tout un ensemble de secteurs de la société, jusqu’à des secteurs associatifs.

Tout ce qui fait lien entre les citoyens, tout ce qui permet de s’enrichir culturellement, est en danger de disparition.

Cependant ne nous y trompons pas. En portant nos systèmes publics de santé et de sécurité sociale à bout cette situation pourrait ultérieurement justifier l’application de politiques néolibérales encore pire, par exemple en livrant définitivement notre système de santé publique et notre sécurité sociale aux appétits voraces de certains grands groupes capitalistes qui aimeraient bien s’accaparer ces sommes d’argent immenses qui, pour une part, leur échappent encore. Il ne faudrait pas que la crise covid serve plus tard, après les avoir amenés au bord du gouffre financier, à justifier la privatisation de nos hôpitaux et de notre système social.

Est-ce cela le « quoi qu’il en coûte » ? Quoi qu’il en coûte pour les services publics et les plus précaires.

Par ailleurs, le contexte anxiogène dans lequel on nous fait vivre est renforcé par les actions d’extrémistes et fachistes de tous bords. Qu’ils soient religieux ou identitaires ils se répondent tous et peuvent nous entraîner dans une escalade dangereuse pour notre société. Ces divisions, qu’il faut condamner, servent les intérêts du capital en séparant les travailleurs et les peuples.

Enfin, les mesures mises en place pour lutter contre le covid ne doivent pas justifier l’augmentation de plus en plus importante de mesures portant atteintes à nos libertés.

Emmanuel MACRON devrait se rappeler qu’il a été élu en 2017 face à un parti d’extrême-droite. Ce n’est pas pour qu’une fois au pouvoir il installe toutes les mesures pouvant aboutir au totalitarisme et laisser ainsi le champ libre au grand capital.

La CGT combattra toutes les lois liberticides et anti-sociales et continuera de s’opposer à la casse sociale qui s’amplifie.

LA PRESERVATION DE LA SANTE EST UNE PRIORITE, QUI DOIT S’IMPOSER A L’ECONOMIE. ELLE NE DOIT PAS SERVIR DE PRETEXTE A LA MISE EN PLACE D’UNE DERIVE TOTALITAIRE.


 

Publié par FSC

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Dans l’éducation, un mouvement inédit
 
qui défie le gouvernement : Live
 
Facebook vendredi à 21h !

 

Ce vendredi 6 novembre à 21h, sur la page Facebook de Révolution permanente, se tiendra un live animé par Anasse Kazib où interviendront des enseignants, des personnels, des élèves et des parents d'élèves à propos du mouvement inédit en cours dans l'éducation pour imposer des protocoles sanitaires à la hauteur.

Grèves et blocages

Ce vendredi 6 novembre à 21h, sur la page Facebook de Révolution permanente, se tiendra un live animé par Anasse Kazib où interviendront des enseignants, des personnels, des élèves et des parents d’élèves à propos du mouvement inédit en cours dans l’éducation.

Une mobilisation qui défie Blanquer et le gouvernement

Après des années d’attaques sociales du gouvernement et face au manque de moyens criminels, l’hommage bâclé à Samuel Paty et l’absence de protocole sanitaire sont la goutte de trop. Ce mouvement, qui combine des grèves des enseignants et des personnels et des blocages lycéens, témoigne de processus inédits d’auto-organisation : dans de nombreux lycées et collèges, les enseignants et personnels élaborent eux-mêmes des protocoles à la hauteur de la situation sanitaire, pour éviter une fermeture des collèges et des lycées. Souvent, ces protocoles intègrent des classes en demi-groupe pour pouvoir appliquer correctement la distanciation sociale – ce qui pose aussi la question des effectifs et donc des moyens pour l’éducation publique.

Pendant ce temps, les lycéens continuent de se mobiliser pour des mesures sanitaires décentes en région parisienne mais aussi dans d’autres villes comme Nantes ou Saint-Nazaire et ce malgré les intimidations et violences policières. En réponse, l’État a opté pour la répression. Un peu partout, les jeunes se sont fait matraquer, gazer et interpeller. À Paul Eluard à Saint-Denis, 5 lycéens ont été violemment interpellés.

En réponse à cette répression, mais aussi pour donner la parole aux actrices et acteurs de ce mouvement et discuter des perspectives de cette lutte, Anasse Kazib animera une émission live Facebook vendredi à 21h.

Rendez-vous à 21h sur notre page Facebook pour le live de Révolution Permanente !

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Communiqué : 

 

Les fédérations CGT de l’énergie, des transports, de la construction, de la métallurgie et des services publics appellent à la mobilisation contre la prédation de Véolia sur Suez au sein d’Engie. Une opération qui impacterait l’emploi et pourrait entraîner à terme le dépeçage du groupe Engie.

L’heure est à la mobilisation contre le risque de démantèlement du groupe Engie. C’est en substance le message qu’ont délivré les cinq fédérations CGT lors de la conférence de presse qu’ils organisaient le 27 octobre 2020. Ces organisations ont lancé un appel à des actions et des grèves.

C’est le conseil d’administration d’Engie du 5 octobre 2020 qui a validé l’offre de Véolia consistant à s’approprier 29,9 % des parts de Suez dans Engie pour un montant de 3,4 milliards d’euros. La décision a été prise dans des circonstances particulières, puisque contrairement aux représentants CGT qui ont fait part de leur opposition lors du scrutin, trois administrateurs salariés (Cfdt) ont préféré quitter la séance avant le vote.

 

L’opération est toutefois aujourd’hui suspendue par le Tribunal judiciaire de Paris. De quoi laisser un peu de temps pour faire grandir le rapport de force. Sébastien Ménesplier, secrétaire général de la FNME CGT a indiqué que « la CGT va continuer à s’opposer à cette opération. » Et de dénoncer les risques d’une scission du groupe entre deux futures entités : « New Engie » et « New Solutions. » « Pour la CGT, il est évident qu’ainsi scindée, Engie deviendrait une proie facile, dont le futur pourrait être la fusion avec un autre énergéticien, engendrant à nouveau des suppressions d’emplois de grande ampleur. » Il pointe en premier lieu la responsabilité de l’État actionnaire et note l’incohérence de sa politique car en n’intervenant pas contre le démantèlement d’Engie il se prive d’outils pour la réussite du plan gouvernemental dit de relance.

 

Daniel Martinez, responsable de la fédération des services publics CGT a souligné l’importance de s’opposer à cette OPA pour la défense de l’emploi et du service public. « A chaque fois, ce sont les salarié-es qui sont les laissés-pour-compte de ces opérations. Nous revendiquons un vrai service public pour toutes les activités concernées. »
Fabrice Michaud de la CGT Transports a dénoncé à son tour les dangers de la mise en concurrence des salarié-es et réclame un statut unique des salarié-es du secteur. Frédéric Sanchez, secrétaire de la fédération CGT Métallurgie s’interroge sur la perspective inacceptable du démantèlement d’Engie à un moment où l’industrie traverse une crise sans précédent.

« Nous sommes ici cinq fédérations, car il est question de l’avenir de l’industrie. La responsabilité de l’Etat est ici posée. » Pour les syndicalistes, le reconfinement ne doit pas entraver l’action : « La crise sanitaire ne doit pas être un prétexte pour bâillonner la mobilisation. Si la (les) manifestation ne peut pas se tenir, on trouvera d’autres formes d’action sur les sites. »

 

 

Publié par FSC

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Macron/Castex/Blanquer/Darmanin/Véran … DEHORS !

https://aplutsoc.org/

 

Le gouvernement Macron/Castex dans la situation sanitaire présente est en train de battre les records de gabegie, d’impéritie, de nullité, de contre-productivité, tout du moins du point de vue des besoins sociaux et sanitaires. Les attentats, commis au nom de l’islamisme politique contre un professeur de l’enseignement public puis contre trois catholiques, en tant que tels, sont le seul élément qui peut encore lui apporter un semblant, sinon de légitimité, du moins d’existence sociale acceptée – ce qui rajoute au passage une touche de plus à leur caractère totalement réactionnaire sur toute la ligne!

Macron a annoncé le nouveau confinement le mercredi 28 en prétendant que la déferlante actuelle du Covid n’était pas prévisible, affirmation qui relève du grotesque et de l’inacceptable, puisque toute cette « seconde vague » était prévue, annoncée et visible. Il a plongé le pays dans un vrai-faux confinement : la vie sociale indépendante est proscrite, y compris une bonne part de la vie familiale, mais le maintien du travail dans l’enseignement (écoles, collèges, lycées), dans les crèches, dans l’industrie, dans l’agriculture, dans le BTP, et dans la plupart des services publics, reste obligatoire ainsi que le « télétravail », nouvelle forme d’exploitation à domicile sans limites précises et définies. Si vous avez le Covid ou êtes confiné comme « cas-contact », on vous prélève la journée de prétendue carence dans la fonction publique. Si vous êtes testé positif au Covid, dans de nombreux services hospitaliers, on vous maintient au travail. Mais il est interdit, sur le temps qui vous reste, et sur le temps libre des retraités, des jeunes sans emplois, des sans emplois en général, d’aller à plus d’un kilomètre de chez vous ! Comme si la promenade en extérieur était le lieu par excellence de la contagion, au moment où métro, classes de lycées à 35, cantines scolaires continuent à fonctionner alors que la restauration est fermée !

La dimension criminelle – mot pesé- de cette politique est avérée, dans les services de réanimation, et affecte non seulement les malades du Covid mais l’ensemble des personnes atteintes de maladies.

Manifestement, un certain Blanquer Jean-Michel a appris en écoutant Macron le 28 octobre, que les établissements scolaires devaient avoir un « protocole sanitaire renforcé » pour la rentrée du 2 novembre. Blanquer a pondu une nouvelle sorte de protocole : le « protocole sanitaire renforcé si vous le pouvez ». L’organisation de la contagion, assortie de la menace de la double journée de travail « présentiel/distanciel » pour les personnels de l’enseignement, s’en est suivie à partir du 2 novembre. Mais ce n’est pas tout : M. Blanquer avait, le 27 octobre, demandé à tous les établissements de la maternelle au lycée de n’accueillir les élèves qu’à partir de 10H le lundi de la rentrée, pour organiser les hommages à Samuel Paty, hommages voulus vivement par les personnels. Il n’avait visiblement pas pensé que les élèves sont souvent emmenés par les transports scolaires dès 8H, mais établissements et écoles s’étaient organisés. Une fois tout cela au point, M. Blanquer – dans le détour de phrase d’un message aux personnels – abroge vendredi soir toutes ces dispositions en prescrivant la reprise des cours aux heures habituelles, prétendant interdire toute réunion des personnels et normaliser les hommages à une minute de silence et à la lecture du premier paragraphe de la Lettre de Jean Jaurès aux instituteurs et institutrices de janvier 1888 – un document choisi car il avait été cité à la cérémonie d’hommage national du 21 octobre, à la demande de la famille d’instituteurs laïques de Samuel Paty.

Mieux encore : sur les sites ministériels, le texte de Jaurès était amputé et tronqué ! La petite phrase dénonçant «… ces examens à tous les degrés qui suppriment l’initiative du maître et aussi la bonne foi de l’enseignement, en sacrifiant la réalité à l’apparence ! », qui par anticipation décrit si bien le « Bac Blanquer », avait disparu!!!

Simultanément, le sieur Blanquer Jean-Michel désorganise la reprise et caviarde Jaurès !

Le Lundi 2 novembre, des milliers d’enseignants ont fait grève, des dizaines d’établissements ont tenu les réunions des personnels que Blanquer avait voulu interdire, et beaucoup ont lu ou reproduit et fait connaître « l’intégrale » du texte de Jaurès. Contre les vrais-faux protocoles, des AG se sont tenues notamment en région parisienne et, le lendemain mardi, les jeunes, pratiquant l’autodéfense sociale, ont commencé à bloquer plusieurs lycées. Au lycée Colbert à Paris, on a pu entendre les forces dites de l’ordre crier « écrase-le » et « gaze-le » en direction des journalistes. Le rectorat de Paris a salué la « très grande réactivité des chefs d’établissements et des forces de l’ordre ».Honte à la « réactivité » des organisateurs de la contagion, payés par nos impôts !

Blanquer avait donc le pompon, la rentrée ayant été techniquement sabotée par ses ordres et contrordres d’irresponsable dangereux, le peu d’ordre, de sérénité et de sérieux dans cette situation venant entièrement d’en bas, des personnels de l’enseignement public et de la jeunesse sous l’œil inquiet et protecteur de tout le monde du travail.

Mais arriva alors le pompon du pompon. Le vrai-faux confinement de Macron a fait fermer les librairies et les bibliothèques et médiathèques. Dans tout le pays, pétitions et demandes se sont multipliées pour qu’on ne soit pas privé de la possibilité d’acheter ou d’emprunter des livres ailleurs que chez l’exploiteur Amazon (grand pourvoyeur du Covid parmi ses employés). Qu’à cela ne tienne : ce gouvernement n’a entendu des propos de certains libraires que la plainte de petits patrons contre la concurrente « déloyale » des gros, et a ordonné de fermer les rayons livres dans les supermarchés !

Quel symbole ! Deux semaines après l’hommage national au professeur laïque de l’enseignement public Samuel Paty, ce gouvernement interdit l’essentiel de la vente et de l’emprunt des livres !!!

Mais mieux encore, il entreprend, soi-disant pour éviter la « concurrence déloyale » entre patrons, et sans aucune relation proche ou lointaine avec quelque préoccupation sanitaire que ce soit, d’interdire dans les grandes surfaces la vente de ce qui serait « non essentiel » !

Ainsi donc, nous avons à Bercy, nous avons autour de Castex, nous avons autour de Macron, de sinistres « technos » choisissant pour nous ce qui est essentiel et ce qui ne l’est pas ! Honte ! Mascarade ! Infamie !

Et cela donne … ce que cela pouvait donner : tous les produits culturels à commencer par les livres, les fleurs, la décoration, les meubles, la bijouterie-joaillerie, les jouets, les articles de sport, l’électroménager, les vêtements, les chaussures, sont interdits à la vente !!!

Et ce ramassis de cuistres ignares et dangereux oserait prétendre que ce sont là des mesures sanitaires, eux qui ont asphyxié les hôpitaux, conduisant des dizaines de milliers de victimes à la mort par étouffement !

Ils ont pensé aux plus pauvres, aux SDF ou aux jeunes migrants dits « mineurs non accompagnés » qui ont besoin de vêtements, de chaussures, souvent fournies par l’aide des organisations sociales qui suppléent à la destruction du service public – Secours populaire, Secours catholique hé oui, Réseau Éducation Sans Frontières ? Bien sûr que non …

Et que doivent penser les femmes de ce message de M. Jean Castex, bourrin de son état : défense de remplacer une culotte, mais mascara en vente libre !

Oui, l’exécutif Macron est aussi dangereux, aussi inculte, aussi antisocial, que celui de Trump et de Bolsonaro.

La période présente est dure pour la classe ouvrière et pour la jeunesse dans ce pays. Ce sont nous qui subissons la pandémie, la gabegie gouvernementale, la nullité crasse et offensante des Castex et des Blanquer, le menace démesurée et ridicule à la fois des amendes pour des déplacements nécessaires sans danger de contagion, la contagion quasi obligatoire sur les lieux de travail, et les attentats de la réaction sur toute la ligne qui ciblent professeur laïques ou fidèles catholiques. Ce sont nous, les travailleurs, qui faisons tourner la boutique.

Mais ces gouvernants ne sont pas incapables : en fait, ils servent le capital, sa seule accumulation, et se décident en fonction de ses seuls besoins. Cette période est en même temps pour nous, après les combats de ces dernières années, une riche période par ses enseignements. C’est l’affrontement social qui y mûrit, pour chasser ce pouvoir et renverser ce régime.

Macron – Castex – Blanquer, démission !

 

Publié par anti-K

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
« L’argent coule à flot ! »
 
Confinement MEDEF : coup de
 
gueule de Vincent Duse, ouvrier
 
PSA Mulhouse

 

Ouvrier sur les lignes de montage à PSA Mulhouse, Vincent Duse, militant CGT, dénonce un confinement « made in MEDEF » qui se préoccupe plus des profits du patronat que de la santé des travailleurs.

Vidéo

En effet, le groupe PSA vient d’annoncer pour le 3e trimestre 2020 un chiffre d’affaires de 12 milliards d’euros pour la division automobile, soit une hausse de 1,2%. D’ailleurs, à Mulhouse les ouvriers ont appris qu’ils devraient travailler tous les samedis matin jusqu’à la fin de l’année, en plus du 11 novembre, pour satisfaire les hausses de production planifiées par PSA. Signe que le groupe se porte bien. A l’inverse, les ouvriers, eux, se retrouvent en première ligne du Covid19 en cette deuxième vague de l’épidémie. Rien que sur l’usine de Mulhouse, il a été recensé 25 cas positifs depuis le mois d’août, et 9 cas depuis la semaine dernière. Et ce sans compter les sous-traitants qui travaillent dans les mêmes locaux, ni les cas suspects renvoyés à la maison. Aussi, pour Vincent, c’est évident : « face à cette gestion catastrophique de la crise sanitaire, on ne peut faire confiance ni au patronat, ni au gouvernement... il faut qu’on prenne nos affaires en main ! »

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Interdiction de filmer les
 
policiers : 11 affaires qui
 
n’auraient pas éclaté sans ce

 

droit

 

Le gouvernement cherche à restreindre les libertés de la presse en empêchant les journalistes de diffuser des images des forces de l’ordre en action. Révolution Permanente revient sur 11 affaires depuis l’élection d’Emmanuel Macron qui n’auraient pas pu voir le jour si la loi avait vu le jour il y a trois ans.

Loi de sécurité Globale

Crédit photo : Un pays qui se tient sage, Le Bureau, Jour2fête

1. 1er mai 2018 : Alexandre Benalla tabasse des manifestants place de la Contrescarpe

C’est sûrement l’affaire la plus emblématique du quinquennat en termes de violences policières : le 1er mai 2018, en pleine manifestation pour la Journée Internationale des droits des travailleurs, Alexandre Benalla, alors conseiller du président, s’était amusé à se déguiser en policier pour frapper des manifestants. Une affaire qui a éclaté suite à une vidéo de Taha Bouhafs, qui pourrait aujourd’hui être poursuivi pour avoir filmé la vidéo à l’origine de la première grande crise de la macronie.

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2. Geneviève Legay, 77 ans, écrasée par une charge de police lors d’une manifestation Gilets-Jaunes

Le 23 mars 2019, en plein mouvement des Gilets Jaunes, une nouvelle affaire de violences policières fait scandale. Geneviève Legay, militante Attac de 77 ans, est écrasée par une charge de CRS et a du être hospitalisée. Emmanuel Macron avait alors expliqué que « quand on est fragile, qu’on peut se faire bousculer, on ne se rend pas dans des lieux qui sont définis comme interdits et on ne se met pas dans des situations comme celle-ci ». Une position l’incriminant, suivie par le procureur de Nice, avant que soit révélé que ce dernier avait délibérément menti pour protéger le président. Le 26 mai dernier, la journaliste de Médiapart à l’origine de l’affaire a été convoquée par l’IGPN, en tant que suspecte.

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3. « Voilà une classe qui se tient sage » : 146 lycéens interpellés à Mantes-la-Jolie

Quelques jours après le début du mouvement des Gilets-Jaune, des lycéens bloquent leurs lycées en solidarité avec le mouvement. A Mantes-la-Jolie, en banlieue parisienne, 146 lycéens sont interpellés, mis à genoux, les mains sur la tête, menacés par des policiers, qui, dans une vidéos, commentent : « voilà une classe qui se tient sage ». Quelques semaines après, deux verdicts tombent : un lycéen prend six mois fermes pour justifier les exactions policières et l’IGPN déclare qu’il n’y aucune faute de la part des policiers.

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4. Fête de la musique 2019 : Steve Caniço meurt noyé après une charge policière

Une chanson antifasciste diffusé sur les Quais de Loire à Nantes lors de la fête de la musique et la police charge la foule. Bilan : Steve Caniço, 24 ans, tombe dans la Loire et se noie. Pendant plusieurs semaines, la police atermoie, ne retrouvant son corps qu’un mois plus tard. Lors de sa disparition, la préfecture nie le fait même qu’il y ait eu une charge policière contre la soirée. Pourtant, de nombreuses vidéos montrent des tirs de grenade lacrymogènes, de grenades de désencerclements. Sans celles-ci, la préfecture aurait surement pu maintenir sa version.

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5. Cédric Chouviat, mort asphyxié en criant aux policiers « J’Etouffe ! »

Le 3 janvier 2020, Cédric Chouviat, livreur, est arrêté par la police. L’intervention policière, filmée, montre trois policiers exercer un placage ventral –la même technique qui a abouti à la mort d’Adama Traoré et de George Floyd– qui va aboutir à la mort du père de famille de 42 ans. Durant son interpellation, l’homme aura répété sept fois « j’étouffe » aux policiers qui continuent à l’empêcher de respirer.

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6. La Pitié Salpétrière : la fakenews de Castaner dénonçant une attaque contre un hôpital

1er mai 2019 maintenant, le ministre de l’intérieur d’alors, Christophe Castaner, dénonce une « attaque contre un hôpital » et une « agression du personnel soignant ». En réalité, les manifestants ont été forcé par une charge de voltigeurs de tenter de fuir par l’hôpital le plus important de Paris intra-muros, s’introduisant dans l’hôpital. Mis à terre, menotté, ce sera grâce aux témoignages et vidéos récoltées par RévolutionPermanente que la fakenews du ministre sera dénonçée.

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8. Même jour, même heure, un CRS lance un pavé sur les manifestants

Pas de blessés avéré cette fois, mais une image qui ne pourrait aujourd’hui plus être diffusée sur les réseaux sociaux ou la presse : celle d’un CRS ramassant un pavé pour le lancer sur les manifestants ! Sa hiérarchie était allée jusqu’à défendre son geste, expliquant que « cela peut-être de la légitime défense ». Un des rares policiers à être condamnés pour violences, il n’avait cependant écopé que de trois mois avec sursis, tout en restant en poste.

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9. Jérôme Rodrigues, figure des Gilets Jaunes, éborgné par un tir de flashball

26 janvier 2019, une des figures du mouvement des Gilets Jaunes, Jérôme Rodrigues, est sur la place de la Bastille, en pleine manifestation. Une charge de CRS, un tir de LBD, et le gilet jaune perd son œil. L’exécutif nie dès le soir même dans les médias qu’il y ait eu un tir de LBD. L’IGPN va même jusqu’à dire que le sang recueilli sur la balle de LBD remis par Jérôme Rodrigues dans le cadre de l’enquête n’est pas le sien ! Une version qui ne pourra être démentie que par un reportage de Quotidien, qui fait bien état d’un tir de LBD au moment où Jérôme Rodrigues perd son œil.

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10. Les violences policières quotidiennes dans les quartiers populaires

Combien d’affaires de violences policières dans les quartiers populaires ont pu être mis sous la lumière grâce à la présence de photos et de vidéos ? Le nombre est incalculable, tant ces affaires se suivent et se ressemblent tristement… Une impunité policière qui persiste malgré ces vidéos, et qui ne manquera pas de se renforcer si celles-ci ne sont jamais diffusée. Que ce soit à la Goutte d’Or (Paris), à Saint Denis, aux Lilas, ou à Lyon, ces violences sont quotidiennes ne pourront demain plus être dénoncées vidéo à l’appui.
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11. Les démantèlements des camps de migrants et les violences racistes dans ceux-ci

Frapper des exilés qui fuient la guerre et la misère, détruire leurs fragiles tentes, éteindre les feux qu’ils ont allumé pour se réchauffer ou jeter leurs quelques biens : autant d’exaction auxquelles se sont livrées les forces de l’ordre lors des nombreuses évacuations des camps de migrants. Autant de violences, contre les plus démunis de notre société, qui demain seront d’autant plus invisibilisées, laissant toute latitude aux policiers pour faire ce qu’ils veulent, et condamner quiconque aurait le malheur de le dénoncer.


 

 

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Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
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