SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Pas celui qui changea de l'eau en vin, ça se saurait. Mais le nôtre, celui de l'hôtel Matignon, choisi par un ex-banquier d'affaires pour ne pas faire du mal au capital

JC à la télé

Parce que pour le capital, ça va toujours bien. Exemple, Sanofi, un industriel pharmaceutique français dans les premiers rangs au niveau international. Pas pour un vaccin anti-covid, mais pour ses bénéfices et dividendes alloués à ses actionnaires.

Eh bien, en 2020, gonflé d'euros publics, il a annoncé hier un bénéfice annuel de 12,3 milliards d’euros, soit une progression de 4,5 milliards sur un an, tout en détruisant prochainement 1700 emplois en Europe dont 400 dans la recherche en France. Et gling gling dans la tirelire des actionnaires: 4 milliards d'euros! Cela représente 2,6 SMIC annuels pour chaque travailleur du groupe. Ou bien 68 années de Téléthon reversées aux actionnaires, vous savez cette émission caritative pour aider la recherche médicale...

Le vaccin est l'unique moyen pour combattre le coronavirus et ses nombreux variants. Le savoir médical et la recherche doivent être nationalisés et les brevets un bien commun public Pour les besoins de la Nation et pas pour les profits d'une minorité.

Sinon, cela sera toujours ça:

JC à la télé

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Unilever continue à gaver ses actionnaires en pleine pandémie

Pour l'année 2020, Unilever fait :

 

6,073 milliards d'€ de bénéfices

 

et

 

distribue sous formes de dividendes à ses actionnaires et toujours en augmentation :

 

4,279 milliards d'€

 

Unilever remercie les prolétaires.

En France, les négociations salariales (NAO) ont déjà commencé à l'usine Saint-dizier (Unilever Miko) et Unilever vient d'annoncer la couleur concernant l'augmentation générale à :

0,2 % sur le salaire de base !

Un salarié avec un salaire de base à 1650€

aura 3,3€ en plus sur sa paie !!!

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
A Paris, les raffineurs de Grandpuits, les Sanofi et les grévistes de l’Infrapôle SNCF en tête de cortège

Des milliers de manifestants ont pris la rue hier en France pour l'emploi, contre la précarité mais aussi contre l'offensive liberticide du gouvernement. A Paris, le cortège déterminé des raffineurs de Grandpuits, des Sanofi et de l'Infrapôle Paris Nord a dynamisé la manifestation, et pose la question du plan de bataille face à la crise.

Mobilisation nationale

Ce jeudi, des milliers de manifestants ont pris la rue en France à l’appel de l’intersyndicale CGT – FSU – Solidaires – UNEF – UNL pour une journée de mobilisation interprofessionnelle nationale. 20 000 personnes ont ainsi manifesté à Paris, 3000 à Marseille, 3000 à Toulouse, 2500 à Nantes, 3000 à Lyon, 1200 à Saint-Etienne, 1500 à Rennes d’après les organisateurs. Une mobilisation autour de revendications liées à l’emploi, à la dénonciation de la précarité mais aussi contre l’offensive liberticide du gouvernement.

A Paris, entre République et Nation, les traditionnels cortèges des unions départementales ont défilé, ainsi que différents secteurs mobilisés. En lutte contre le projet Hercule, les travailleurs d’EDF étaient présents, de même que les travailleurs de la culture, durement frappés par la crise. Les travailleurs sociaux de la CGT PJJ étaient présents, dénonçant notamment une réforme de l’ordonnance 45 qui annonce une gestion de plus en plus répressive de la jeunesse. Alors que les profs font face à l’insuffisance sanitaire, redoublée par le manque de moyens, l’éducation nationale était également mobilisée.

Dans la manifestation, on retrouvait également un cortège des TUI France, qui avaient organisé le 23 janvier dernier une première manifestation contre les licenciements. « On est venus rappeler qu’on allait pas lâcher l’affaire et continuer la lutte. Aujourd’hui c’est moi et mes collègues qui sommes concernés, demain ce sera nos enfants, la génération future. » raconte ainsi Yassine de la CGT TUI France.

La jeunesse, dont la précarisation accélérée par la crise a été récemment médiatisée au travers de différents suicides et du recours accru à l’aide alimentaire, était également présente dans un cortège dynamique regroupant une centaine d’étudiants. La jeunesse était également présente dans la tête de cortège, au sein du cortège des AED qui continuent de dénoncer leur précarité.

 

Alors que Philippe Martinez défilait en tête de manifestation derrière une banderole « emplois, salaires, temps de travail, retraites... relançons le social », le point névralgique de la marche se trouvait hier quelques dizaines de mètres plus loin. En effet, alors que la mobilisation parisienne était relativement routinière, elle a été marquée par la présence en tête du très dynamique cortège de boîtes en lutte impulsé par les raffineurs de Grandpuits. Équipés de leurs fameux barils, les ouvriers en lutte depuis un mois pour la défense de l’emploi ont fait du bruit et amené beaucoup de fraîcheur et de combativité dans la manifestation parisienne.

 

Pour l’occasion, deux secteurs en lutte étaient à leurs côtés. Alors que le matin se tenait le « procès de Sanofi », une action symbolique organisée par la CGT Sanofi pour dénoncer le plan de licenciements prévus par le géant pharmaceutique, les travailleurs de la recherche ont défilé aux côtés des raffineurs qui étaient venus les soutenir devant le siège de leur entreprise. « Il y a une manifestation interpro qui met en avant toutes ces entreprises où on licencie, donc pour nous c’était symbolique que les Grandpuits nous rejoignent » expliquait ainsi Jean-Louis Peyren de la CGT Sanofi. Les grévistes de l’Infrapôle SNCF de Paris Nord étaient également présents. Ces derniers, chargés de la maintenance des voies, sont en lutte depuis 18 jours pour leurs conditions de travail. « On est des travailleurs de l’ombre, on est venus se rendre visibles » expliquait ainsi Jérôme, chef de brigade et gréviste.

Pour les raffineurs de Grandpuits, cette initiative était centrale. « C’était important de manifester avec eux parce que notre stratégie à nous c’est la grève, c’est le rapport de forces. C’est pour ça qu’on a voulu organiser un cortège avec les boîtes en lutte. » expliquait ainsi Adrien Cornet de la CGT Grandpuits en direct de la manifestation. Les soutiens des raffineurs avaient également répondu présent, à l’image des étudiants en design de l’ENSCI, venus équipés de panneaux, de pancartes et de caisses de grève réalisées pour l’occasion.

 

A l’arrivée à Nation, le cortège de lutte a été accueilli par de larges applaudissements avant de réaliser un tour de la place et des prises de parole pour échanger entre grévistes. A cette occasion, Anasse Kazib est notamment intervenu pour revendiquer la jonction des secteurs, mais aussi poser la nécessité d’aller plus loin dans cette direction. « Ce cortège il a une signification, d’être un cortège inter-luttes de boîtes qui luttent contre la casse de notre outil de travail, contre la casse de l’emploi et pour le respect et la dignité » a commencé par rappeler le cheminot avant de noter : « Le problème ce n’est pas juste celui de remplir le frigo, le problème c’est celui de l’ensemble de notre camp social qui est attaqué. Quand les Grandpuits, les Sanofi, l’Infrapôle SNCF relèvent la tête, ça donne de la force à l’ensemble des ouvriers qui n’attendent qu’une étincelle pour que ça explose. A un moment donné il va falloir que nous qui avons le nombre on commence à s’organiser et à se coordonner. »

En ce sens, si plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté dans toute la France, la question du plan de bataille pour commencer à organiser réellement la colère qui existe face à la crise et lui donner des perspectives reste entière. Et l’annonce de nouvelles journées isolées ne saurait tenir lieu de réponse aux travailleurs en lutte, ou confrontés aux attaques du patronat et du gouvernement. En ce sens, la manifestation a également permis d’interpeller les directions syndicales. « Nous depuis le 4 janvier on est en train de crever en grève, et on n’a toujours pas de stratégie. Donc on dit : directions syndicales, écoutez-nous ! Il nous faut une stratégie : coordonnez les différentes boîtes, les différentes branches, mettez-nous en grève ! Et ça ça passe par un appel clair et précis à mettre les travailleurs en grève partout où c’est possible. » expliquait ainsi Adrien Cornet de la CGT Grandpuits dans la manifestation.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Prix Yvon Gattaz : l’hypocrisie des dirigeants du Medef sur les entreprises créatrices d’emplois

Ce jeudi 4 février avait lieu la cérémonie de remise du prix Yvon Gattaz, qui récompense les PDG d’entreprises créatrices d’emploi. Une séance assez comique quand on voit de nombreux PDG qui licencient en féliciter d’autres qui créent des emplois.

Hypocrisie patronale

S’il n’y avait pas 2,7 millions de chômeurs en France, le sujet porterait à sourire. Mais évidemment, en temps de crise économique, alors qu’on a compté 630 000 chômeurs de plus au dernier trimestre, voir les grandes têtes du patronat français se féliciter de la création d’emplois ne peut être que source d’interrogation. Ce jeudi se déroulait, au siège de l’entreprise Sisley, la remise des prix du prix Yvon Gattaz, un prix créé l’an dernier pour récompenser les entreprises créatrices d’emploi. 10 000€ sont remis à l’entreprise gagnante, qui droit « avoir été créée de zéro » et avoir des effectifs en croissance. Soutenu par l’école d’ingénieur Centrale Supelec, le prix est de surcroît sous le parrainage du ministère de l’économie et de la Banque de France.

Autant le dire de prime abord : la cérémonie est une farce qui alterne entre ridicule et indécence. Le titre du prix, d’abord, ne peut faire que sourire. Sous le gouvernement « start-up nation » d’Emmanuel Macron, vous pouvez concourir pour le prix « Yvon Gattaz – Start c’est bien, Up c’est mieux »… Une frivolité qui contraste avec la misère ambiante vécue par des millions de travailleurs depuis le début de la crise. Gagné cette année par une entreprise de l’industrie militaire, MC2 Technologie, spécialisée dans les drones brouilleurs.

Mais ce qui montre jusqu’au bout l’hypocrisie de la cérémonie, ce sont bien les personnes en présence. Tout d’abord, Pierre Gattaz, qu’on ne représente plus, ancien patron du Medef, qui avait promis un million d’emplois contre le CICE, des emplois qui ne sont finalement jamais arrivé. De surcroît, tout sourire, le patron de Radiall, a remis le prix final alors que son entreprise a elle-même supprimé 46 emplois à Château-Renault il y a un mois et demi. Mais les termes de suppressions d’emploi sont surtout une tradition familiale chez les Gattaz : Yvon, le père de la dynastie, qui a ouvert et clôt la cérémonie, s’est souvent illustré en la matière. Ainsi, il avait réussi, en 1986, au terme d’une bataille contre le gouvernement, à faire supprimer l’autorisation administrative de licenciement, permettant ainsi de licencier plus facilement.

Ce genre de prix montre les faux-semblants d’un patronat qui licencie à tour de bras quand cela l’arrange et jette à la porte les salariés. La preuve en est : la lauréate de la première édition du prix, l’an dernier, Coriolis Composite, a licencié en décembre un quart de ses effectifs, soit une trentaine de personnes. On passera sur un des membres du jury, Frédéric Coirier, PDG du groupe Poujoulat, qui est allé jusqu’à appeler publiquement à voter contre la CGT aux élections des représentants du personnel, jugeant leurs propositions « irréalistes ».

Après toutes ces fanfaronnades, on notera une touche finale d’indécence de la part de Pierre Gattaz. Alors qu’un étudiant pose une question sur la difficulté des entrepreneurs à avoir un équilibre de vie et une vie de famille, un autre lui répond que cela est plus facile, quand, comme Pierre Gattaz, on possède un château acheté 11 millions d’euros. L’ex-président du Medef ne se démonte pas, expliquant qu’il s’agit un château viticole, une start-up qui a déjà créé 8 emplois ! Plus que 999 992 emplois à créé, répond, sarcastiquement, un autre étudiant. Décidément, l’hypocrisie n’est jamais finie.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
En pleine crise économique et sanitaire, les députés augmentent leur dotation de 15%

La pandémie de Covid-19 a plongé l’économie mondiale dans la tourmente. L’actualité sociale est marquée par les luttes contre les plans de licenciement et les accords sur le temps de travail imposés par le patronat. C’est dans ce contexte que les députés ont décidé d’augmenter leur dotation de 15%. Il ne s’agit certes pas d’un salaire, mais cela montre la déconnexion des élus de la vie des travailleurs du pays.

Hausse des frais de timbres ?

Crédits photo : BFMTV

Une décision de l’Assemblée nationale fait polémique en ce début d’année. Les députés vont voir une de leur dotation augmenter de 15%. Cette dotation n’est certes pas une augmentation de salaire, mais rappelle la déconnexion des députés alors que l’actualité sociale est marquée par la crise du Covid-19 et ses conséquences.

Cette augmentation porte sur une dotation des députés dédiée à l’achat de timbres, de matériels informatiques ainsi qu’aux abonnements téléphoniques ou encore aux frais de taxi pour les députés et leurs assistants. Cette cagnotte va donc passer de 18 950 € à 21 700 € soit plus de 200 € par député. Officiellement, cette augmentation doit servir à faciliter l’acquisition de matériel afin de faciliter le télétravail pendant la pandémie.

Du côté des collaborateurs parlementaires, l’intersyndicale dénonce une mesure en contradiction avec les arguments présentés lors des négociations collectives, lors desquelles on leur a refusé une amélioration de leurs conditions de travail en prétextant des mesures d’austérité budgétaires. Elle rappelle ainsi que « l’humain doit passer avant le matériel ». La priorité devrait être aux conditions de travail.

Cette augmentation est une augmentation de plafond, ainsi, ce n’est pas l’intégralité des 21700€ par député qui seront dépensés. A l’heure actuelle, seul 39 des députés ont dépensé l’intégralité de leur enveloppe, en moyenne c’est 54% du plafond qui est dépensé. Pour les défenseurs de la mesures, l’augmentation du plafond se justifie par l’augmentation des frais de timbres et de matériel informatique du fait de la pandémie.

Il convient de noter que face à cette augmentation de 15%, le SMIC n’a été augmenté que de 1% cette année. De plus, absolument tous les télétravailleurs, travailleurs partiels, etc. ont eu des frais supplémentaires similaires, liés au télétravail ou au travail en temps de pandémie, y compris des fonctionnaires. Pourtant, pas l’ombre d’une augmentation pour eux pour compenser ces frais. Encore une fois, en ces temps de crises, le gouvernement prouve sa déconnexion et ses priorités.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Naturellement, cette capture d'écran n'a rien à voir ni avec le fond ni avec la forme de la chronique qui suit

A Paris en ce moment: par ici la bonne soupe

Pour autant, dans le VIIe arrondissement de Paris, dont le maire est Rachida Dati du parti de Sarkozy-Fillon, à 700 mètres exactement du palais de Matignon où crèche JC, le premier ministre, héros d'une série télévisée chaque semaine à la télé, s'élève le lycée hôtelier catholique Albert-de-Mun.

Eh bien, dans ce triangle doré Invalides-Matignon-Conseil régional d'Île-de-France, chaque jour que Dieu fait, sauf peut-être le dimanche et la fête de certains saints, ledit lycée catholique accueille une trentaine de convives à table. "En toute discrétion dont certains invités de marque", écrit Médiapart qui rajoute en citant des élèves dudit lycée catholique hôtelier:

"Malgré la fermeture administrative des restaurants, le directeur a demandé à ce qu’on continue les services du midi pour le public extérieur. Nos professeurs nous ont annoncé qu’ils étaient contre, mais qu’il fallait agir selon les ordres du directeur et donc servir les clients".

"Il y a principalement une clientèle d’affaires et des personnes âgées “riveraines du quartier” qui connaissent l’endroit"

"J’y ai déjeuné la semaine dernière mais je ne transgresse rien car ce n’est pas de ma responsabilité. Il faut poser la question au chef d’établissement. » « Nous étions trois et je n’ai pas fait attention aux autres clients qui étaient présents", a même déclaré Philippe Delorme, secrétaire général de l’enseignement catholique, est, lui, venu au mois de janvier.

Ces élèves dénoncent cette concurrence déloyale et illégale à l'heure où tous les restaurants sont formés pour cause de coronavirus. Ces mêmes élèves s'estiment également "mis en danger."

A un jet de pierre, qu'on ne lui lancera point, se trouve le ministre de l'éducation nationale et son patron Jean-Michel Blanquer. qui triomphe partout sur les ondes en criant : "RAS côté covid-19 dans les écoles et les cantines!"

Hier, JM Blanquer n'était pas présent à la série télévisée hebdomadaire: il n'y avait que JC et en guests stars: le docteur Olivier Variant, madame Borne en charge du chômage et de la précarité, madame Pannier-Runacher pour les profits des industriels pharmaceutiques et monsieur Darmanin, ministre de la police et donc du renseignement qui vérifient le respect total du couvre-feu et des interdictions allant avec l'état d'urgence militaire, pardon sanitaire.

Jean-Michel Blanquer n'était donc dans l'épisode télévisé de hier soir. Vous croyez vraiment qu'il se faisait servir à la cantine du lycée catholique privé Albert-de-Mun?

Merci à mon camarade Canaille le Rouge qui, avec son article, m'a mis l'eau à la bouche, si j'ose dire...

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

SOURCE : le site Le Vent se Lève

 

À l’initiative de L’Humanité, une trentaine d’élus, de syndicalistes et d’intellectuels ont interpelé Emmanuel Macron afin qu’Ambroise Croizat, ministre du Travail à la Libération et « père » oublié de la Sécurité sociale, entre au Panthéon. Pierre Caillaud-Croizat, porteur de la mémoire de son grand-père, a accepté de répondre à nos questions sur cette pétition, et plus largement sur l’histoire et la mémoire du seul ministre du Travail français à avoir été ouvrier.

Entretien réalisé par Léo Rosell.

LVSL – Vous faites partie des signataires de la tribune de L’Humanité en faveur de l’entrée d’Ambroise Croizat au Panthéon. En tant que petit-fils de l’ancien ministre du Travail et de la Sécurité sociale, pourquoi avez-vous soutenu cette démarche ?

Pierre  Caillaud-Croizat 

Il y a une dizaine d’année, à l’occasion d’une commémoration dans la commune de Varennes Vauzelles (Nièvre), un journaliste du Journal du Centre qui découvrait Ambroise Croizat déclarait dans son article que la place de Croizat était au Panthéon. Nous nous en étions beaucoup amusés ma mère et moi. Et puis au fil du temps, cette idée a fait son chemin et est apparue de moins en moins saugrenue. Elle est d’ailleurs très répandue sur les réseaux sociaux.

D’autre part, je fais partie du Comité d’Honneur Ambroise Croizat dont l’idée de départ est qu’un hommage national doit être rendu à Croizat. Ce comité, à l’origine de multiples initiatives, ne pourra que se satisfaire de cette démarche car en matière d’hommage national, la panthéonisation est certainement la référence suprême. 

Quand le journal L’Humanité m’a demandé ce que je pensais de ce projet, j’ai répondu que la famille était honorée et apporterait son soutien à la démarche. Mais cet avis ne doit en aucun cas se prévaloir d’une importance majeure. Croizat est un homme public, chacun devrait savoir qu’il porte sur lui une trace de son héritage, la carte vitale. L’enjeu dépasse largement le cadre familial. Alors j’ai juste fait état d’une exigence. Si Croizat est déplacé du Père Lachaise au Panthéon, Denise son épouse doit l’accompagner car ils avaient formulé le vœu d’être ensemble pour leur voyage dans l’éternité.

Croizat, c’est l’homme du collectif. Il fut fort parce qu’il n’était pas seul. L’honorer, c’est aussi rappeler le travail de ses camarades.

À titre personnel, je pense que cette reconnaissance serait amplement méritée. Comme le souligne le journal L’Humanité dans son appel, l’accès à l’éducation pour tous a marqué socialement le XIXe siècle, l’accès à un système de prise en charge de la santé publique a marqué le XXe siècle, et le nom de Croizat est associé à cette avancée majeure. 

Rien que cet aspect justifie la place de Croizat au Panthéon, d’autant plus que la Sécu n’est que la partie visible de l’iceberg : si on regarde de plus près, l’héritage législatif en matière sociale qu’il laisse derrière lui n’a pas d’équivalent à ma connaissance, avec entre autres la retraite par répartition étendue à l’ensemble de la population, le rehaussement des allocations familiales, les conventions collectives, la médecine du travail, les comités d’entreprises ou encore le statut des mineurs et des électriciens et gaziers. 

Croizat Laroque
Au centre, Ambroise Croizat, ministre du Travail et de la Sécurité sociale. Assis, à sa droite, Pierre Laroque, directeur de la Sécurité sociale. 

Toutefois, je tiens absolument à préciser un autre détail. Croizat, c’est l’homme du collectif. Il fut fort parce qu’il n’était pas seul. L’honorer, c’est aussi rappeler le travail de ses camarades, les autres responsables communistes dans les ministères et ailleurs. C’est apporter une réelle reconnaissance à tous ces anonymes qui ont construit par leur travail la grandeur de la France et qui l’ont défendue quand elle était en danger au prix d’énormes sacrifices. Et il ne faut pas oublier que si des ministres communistes ont été nommés et ont pu accomplir autant de choses, c’est grâce à l’implication du monde des travailleurs dans la Résistance.

Croizat a tiré sa force de la relation privilégiée qu’il avait avec les travailleurs en général et avec la sphère militante en particulier. Ce qu’ils ont accompli, et Croizat en est un excellent représentant, mérite la reconnaissance de la Nation.

LVSL – Le 13 septembre 2018, Emmanuel Macron avait reconnu la responsabilité de l’État français dans l’assassinat du mathématicien communiste Maurice Audin pendant la Guerre d’Algérie, quelques mois après une conférence de presse commune des députés Cédric Villani et Sébastien Jumel qui appelaient à cette reconnaissance officielle. Si la panthéonisation de Croizat pose d’autres enjeux, espérez-vous que le précédent Audin augmente les chances d’aboutir de votre pétition ?

Pierre  Caillaud-Croizat 

Très curieusement, le président Macron a réussi à m’étonner à deux reprises. Il a évoqué, lors d’un déplacement en Algérie, les méfaits et les horreurs de la colonisation, ce qui contraste avec certains de ses prédécesseurs qui en avaient souligné l’œuvre bienfaitrice et civilisatrice. Son positionnement dans l’assassinat de Maurice Audin est bien sûr à inscrire en positif dans son bilan. Cette reconnaissance était un combat porté depuis toujours par ceux qui s’étaient opposés aux comportements sauvages et brutaux des réactionnaires de tout poil qui étaient prêts à toutes les horreurs pour que l’Algérie reste française au mépris le plus total de la volonté d’un peuple souverain.

Finalement, ces hommages parfois un peu excentriques ont contribué à remettre en lumière des personnages que l’Histoire officielle avait conduits aux oubliettes, et les ont remis un tant soit peu à la place qu’ils méritaient.

Pour en revenir à Croizat, des camarades m’ont déjà interpellé sur leurs réserves par rapport à cette démarche de panthéonisation. Leur crainte repose sur une instrumentalisation du personnage que pourrait en faire le président Macron s’il donnait une suite favorable à cette proposition. C’est l’occasion de rappeler la tentative de récupération de Guy Môquet par le président Sarkozy qui, c’est vrai, m’avait choqué en son temps.

Mais finalement, ces hommages parfois un peu excentriques ont contribué à remettre en lumière des personnages que l’Histoire officielle avait conduits aux oubliettes, et les ont remis un tant soit peu à la place qu’ils méritaient. Celle des héros, qu’il s’agisse de Maurice [Audin] ou de Guy [Môquet].

S’il venait à l’idée du président Macron d’honorer la mémoire de Croizat pour mieux nous asservir ou pour mieux piller son héritage, il est pour ma part hors de question d’accompagner une quelconque démarche de cette nature. La vigilance reste donc de rigueur mais les dirigeants politiques qui cautionnent cette démarche sont suffisamment clairvoyants pour baliser et encadrer cette entreprise.

LVSL – Les représentants de toutes les forces politiques de gauche, du PCF au PS en passant par la France insoumise, EELV et les syndicats CGT et Solidaires, font partie des premiers signataires de cette tribune. Comment expliquer que la figure d’Ambroise Croizat soit aussi partagée par des organisations qui ont tant de mal à s’entendre sur un projet politique commun ?

Pierre  Caillaud-Croizat 

C’est ce qui m’a sauté aux yeux quand j’ai regardé la liste des premiers signataires. La plupart des responsables des organisations qui se réclament de la gauche ont signé cet appel. Il ne manquait qu’Olivier Besancenot. Le journal n’a peut-être pas eu le temps de le contacter avant la mise en page car lors d’un échange furtif sur un piquet de grève, il m’avait fait part de toute l’admiration qu’il avait pour le personnage.

Je ne m’étonne en rien de sa popularité et de sa capacité à dépasser les clivages. Croizat touche tous les républicains car son travail est enraciné dans une conception républicaine du vivre ensemble, dans la recherche d’un contrat social comme en son temps l’avait théorisé Jean-Jacques Rousseau.

Plus étonnant encore, l’appel de l’Huma a été relayé par plusieurs médias dont Le Figaro ou le Huffington post. Je remercie d’ailleurs Pauline Chopin pour son beau papier dans le Nouvel Obs. 70 ans après son décès, Croizat est un personnage qui irradie bien au-delà du cercle habituel des militants de la CGT et du Parti communiste.

Je ne m’étonne en rien de sa popularité et de sa capacité à dépasser les clivages. Certes, il est marqué par son identité politique, mais il touche en même temps tous les républicains, de droite comme de gauche, car son travail est enraciné dans une conception républicaine du vivre ensemble, dans la recherche d’un contrat social comme en son temps l’avait théorisé Jean-Jacques Rousseau.

Croizat discours Chartres 
© Archives familiales.
Ambroise Croizat à Chartres, le 11 août 1946 © Archives familiales.

En cela, le mode de gestion des cotisations des salariés dans la Sécu version Croizat était exemplaire. 75% de représentation des assurés et 25% de représentation patronale. L’objectif était clairement posé : ce fonctionnement devait conduire à l’émancipation des travailleurs, qui géraient eux-mêmes les cotisations dont ils étaient les propriétaires.

Dans les témoignages que je reçois, il y a une large amplitude de soutiens qui va de gaullistes à des anarchistes. Il est vrai que j’ai eu connaissance de documents qui critiquaient Croizat, mais ils sont rares, complètement à la marge et très ciblés politiquement.

LVSL – Alors qu’Ambroise Croizat, « ministre des Travailleurs », fut très populaire de son vivant, son nom est progressivement tombé dans l’oubli. Quels ont été selon vous les facteurs de ce « trou de mémoire » difficilement compréhensible lorsque l’on voit l’ampleur de son œuvre sociale et la foule impressionnante, d’un million de personnes à en croire son biographe Michel Etiévent, venue de toute la France pour lui rendre un dernier hommage lors de ses funérailles en 1951 ?

Pierre  Caillaud-Croizat 

Ceux qui à cette époque maîtrisaient l’écriture de l’Histoire officielle avaient tout intérêt à faire disparaître le souvenir d’Ambroise Croizat.

Le souvenir de Croizat est resté longtemps vivace dans les couches populaires.

Ils n’avaient aucun intérêt à mettre en valeur les idées novatrices et émancipatrices qui bousculaient les rapports de force dans une société capitaliste. Mettre en avant Croizat aurait donné du crédit aux idées communistes. De plus, il ne faisait pas partie de leur sérail. Expliquer qu’un métallo qui n’avait pas son certificat d’études a fait plus en 18 mois que l’ensemble des ministres du Travail, pour eux, ce serait se tirer une balle dans le pied.

Pour autant, le souvenir de Croizat est resté longtemps vivace dans les couches populaires. Il y a cet enterrement qui a vu défiler le peuple de France. Et puis il y a les commémorations organisées par le Parti communiste, la CGT et en particulier la Fédération de la Métallurgie. 

Ces initiatives hélas sont souvent restées cantonnées à la sphère militante et petit à petit, le temps faisant son travail, ceux qui avaient connu la période disparaissant, le nom de Croizat a fini par sortir des écrans radars, ou en tout cas par se faire de plus en plus rare.

LVSL – Toutefois, ces dernières années, sa mémoire a été invoquée de façon plus régulière, dans les milieux militants de la gauche traditionnelle, lors des mobilisations sociales et même dans le mouvement des gilets jaunes. Quel regard portez-vous sur le regain d’intérêt autour de son parcours et de son action politique ?

Pierre  Caillaud-Croizat 

Plusieurs étapes ont permis de remettre le personnage en lumière. Le livre de Michel Etiévent intitulé Ambroise Croizat ou l’invention sociale, paru en 1999 puis dans une seconde édition en 2012, a été diffusé massivement dans les milieux militants, ce qui a été un élément déterminant. De son côté, le Comité d’Honneur n’a pas ménagé ses efforts et a porté de nombreuses initiatives pour faire vivre la mémoire de Croizat.

Croizat métro
Plaque en hommage à Ambroise Croizat de la part de la RATP, Métro Porte-d’Orléans © Flickr remiforall

Puis, est arrivé en 2016 le documentaire de Gilles Perret, La Sociale, qui est une référence en matière de recadrage de l’histoire de la Sécu et qui a remis en perspective le rôle tenu par Croizat dans cette réalisation. En plus, ce film a connu un certain retentissement dans le contexte de la campagne présidentielle et de la polémique provoquée par le projet de réforme de la Sécurité sociale portée par le candidat François Fillon, ce qui a permis de démontrer l’actualité de cette question éminemment politique.

Ce regain d’intérêt pour Croizat peut s’expliquer d’une part par sa démarche universaliste, et d’autre part, par son exemplarité.

Ces gens, Michel Etiévent, Gilles Perret et les membres du Comité d’Honneur, qui pour beaucoup ont découvert Croizat, ont communiqué et les échanges sur les réseaux sociaux ont fait le reste, permettant de diffuser la figure de Croizat à un public élargi.

Ce regain d’intérêt pour Croizat peut s’expliquer d’une part par sa démarche universaliste, et d’autre part par son exemplarité, son parcours de droiture. Il est en effet pour beaucoup un exemple de probité et d’honnêteté. Fidèle à ses convictions, il ne suit qu’un seul objectif : obtenir une meilleure répartition des richesses et garantir la dignité des plus modestes. Il se fait connaître comme syndicaliste et sillonne la France en couvrant les conflits sociaux. Partout, il est égal à lui-même et ne poursuit qu’un objectif : travailler à une société plus juste.

Il finit par recevoir en retour une confiance absolue des militants qui sont très influents dans leur cercle à l’époque. Les travailleurs lui accordent leur confiance parce qu’il leur ressemble : il vient du même milieu, il parle la même langue, il vit la même dureté sociale et il subira les pires avanies pour être resté fidèle à ses engagements, à savoir une détention de presque quatre années. 

Il est attaché au rayonnement de son pays et de son passage de 18 mois à un poste de ministre, il nous laisse en héritage une œuvre sociale considérable qui fait de la France un espace plus solidaire, qui l’inscrit dans la modernité et qui élève son niveau de civilisation. À travers l’œuvre de Croizat, la valeur de fraternité contenue dans notre triptyque républicain prend tout son sens.

Dans les mouvements sociaux, il est fait de plus en plus référence à Croizat, c’est une réalité. Dans un pays où les grands vainqueurs de toutes les élections sont les abstentionnistes, à force de ne connaître que des reculs sociaux depuis des décennies, devant les nombreux exemples de politiciens corrompus, englués que nous sommes dans une crise systémique, le niveau de précarité et le chômage ne faisant qu’augmenter, beaucoup de nos concitoyens se sont détournés de la lutte, touchés par la résignation et prônant le « tous pourris ».

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Rien... ou presque rien dans les médias système ce mardi 4 février.

Dans les chaînes en continu type BFM ou LCI qui en temps " normal" quand les casseurs se livrent à leur sport préféré de violences urbaines et que pendant des heures ils font tourner les images de bris de vitrines et de voitures incendieés, hier, RIEN, NADA.

Ou quelques secondes fugaces comme d'ailleurs La 2, chaîne publique qui dans son 20 heures commet l'exploit de reléguer en sixième ou septième position sa très fugace allusion à la manifestation parisienne, sans l'ombre d'un interview de manifestant ou compte-rendu des motivations profondes de la journée.

Les informations dites nationales se concluant par de longues minutes consacrées ... aux geysers islandais.

Hiérarchie de classe de l'information dans les comités de rédaction à l'abri des regards, sous contrôle des propriétaires multi-milliardaires et de l'appareil d'état à leur service !

Une leçon de tout ça : la complicité des médias système avec les exploiteurs, avec les riches toujours plus riches dans la crise actuelle et leur crainte du rassemblement des travailleurs et de la jeunesse dans la lutte pour l'emploi et contre la précarité.

POUR une alternative à leur politique de classe au service des privilégiés!

 

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La France derrière les grilles de l'Europe

La France derrière les grilles de l'Europe

La France s'effondre. 

Certes, il y a la pandémie, mais par les vaccins, elle sera guérie

La nation est vendue aux plus offrants, ses services publics ne sont plus que l'ombre d'eux-mêmes. Et la misère se répand comme une trainée de poudre.

Tel est le bilan de décennies d'une France vassalisée par le traité de Maastricht, enchaînée à Bruxelles par la finance européenne, notre industrie détruite au profit de l'Allemagne, notre pays promis au tourisme - et "bronze-cul" de l'Europe - politique dont on mesure aujourd'hui les désastreux effets : 

la santé, comme l'éducation, le logement, les transports comme la culture sont soumis aux lois de l'argent, l'industrie larguée à l'étranger, le chômage dévastateur réduit les salariés à néant. Et pour des centaines et des centaines de milliers, pas de logement décent. Dix millions de pauvres attendent l'assistance, et combien d'entre eux font la queue à la soupe populaire.  Comme les étudiants, qui sont sans enseignement et pensent au suicide comme les paysans. Le petit commerce bouffé par Amazone montre ses rideaux fermés dans les rues de nos villes. Jusqu'aux juges et greffiers à de ne savoir pas où consulter leurs dossiers ! 

Que de monde en colère pestant, chacun pour soi, contre sa condition et contre ceux qui en sont responsables. 

Chacun pour soi ? Est-ce bien raisonnable ? 

N'est-ce pas de s'unir dont il est question ?

Les petits ruisseaux font les grandes rivières. 

Mais des esprits chagrins font la fine bouche : "Moi, ouvrier, à côté d'un juge et d'un cafetier...?  Seule la révolution prolétaire peut tout chambouler ! Marx l'a écrit, Lénine l'a proclamé...".

Mais ils ont dit aussi que le capital deviendrait financier et mondialisé. Et que dans cet état là, une crise immense éclaterait, mettant en péril de mort le monde entier. 

Nous y sommes en vérité.

Et il n'est plus temps de faire le dégoûté. L'union la plus large est nécessaire. Et, face aux banquiers, combien de prolétaires nous ont laissé les usines en désert ? 

Et pendant ce temps-là, on  entend certaines voix qui pensent aux élections, aux ententes discrètes pour changer de patron et de Macron, à un Front populaire avec des gens qui n'ont rien changé, ni dit, ni fait étant aux affaires si ce n'est la politique de nos adversaires.

C'est donc la population dans presque son entier qu'il faut mobiliser.

Qu'elle devienne gilet jaune, aujourd'hui et demain dans une fronde commune, y compris dans l'urne pour voter la rupture avec le présent, pour construire ensemble une France indépendante, un peuple souverain, une République laïque et sociale.
 

Jean LEVY

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Conférence à l’Ecole polytechnique de Bernard Arnault « LVMH, la construction d’un leader mondial Français » – Crédit : Jérémy Barande

Conférence à l’Ecole polytechnique de Bernard Arnault « LVMH, la construction d’un leader mondial Français » – Crédit : Jérémy Barande

Les 10 hommes les plus riches
ont augmenté leur fortune
de 540 milliards de dollars depuis mars 2020

 

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COMMENTAIRE DE JEAN LEVY

 

Ces statistiques dont nous faisons état sont intéressantes : elles démontrent que l'argent, il y en a en France, mais il est détenu par les grandes fortunes de la finance et de l'industrie. Celles-ci ont été acquises en s'accaparant la force de travail du monde du travail et par la spéculation . C'est de l'argent volé ! 

Or, ces mêmes détenteurs de centaines de milliards sont, directement ou indirectement aux manettes du pouvoir politique, économique et médiatique. 

Ce sont eux, disposant du monopole de l'information,  qui formatent quotidiennement l'opinion.

Ce sont eux qui ont mis à leur service les forces du maintien de l'ordre

Ce sont eux qui ont mis en place un système politique qui élimine le peuple du champ des décisions.

Comment attendre de ces milliardaires qu'ils se fassent hara-kiri, ou même qu'ils reversent au peuple un peu des milliards qu'ils lui ont volés ?

C'est donc le système qu'il faut changer !

Jean LEVY

Alors que s’ouvre le Davos Agenda, une semaine de dialogues organisée par le Forum économique mondial, Oxfam a publié un nouveau rapport intitulé « Le virus des inégalités ». L’ONG, qui s’est donné pour mission de trouver des solutions durables mettant fin aux injustices responsables de la pauvreté, révèle que la pandémie a engendré un accroissement amoral des inégalités économiques. Cette tendance touche simultanément la quasi-totalité des pays du monde, une situation sans précédent depuis plus d’un siècle.

La pandémie ayant entraîné la crise de l’emploi la plus grave depuis plus de 90 ans, des centaines de millions de personnes se trouvent désormais au chômage ou contraintes d’occuper des emplois précaires.

Selon Oxfam, plus de dix ans seront nécessaires aux personnes les plus pauvres pour se relever des impacts économiques de cette crise.

Parmi elles, puisqu’elles sont surreprésentées dans les professions précaires et peu rémunérées, les femmes sont les plus durement touchées.

« Cette crise arrive dans un monde déjà profondément inégal où une minorité de personnes, en majorité de très riches hommes blancs, accaparent l’essentiel des richesses mondiales », constate Quentin Parrinello, porte-parole d’Oxfam France.

Il a fallu à peine 9 mois aux 1000 personnes les plus riches du monde pour retrouver leur niveau de richesse d’avant la pandémie. Le rapport précise qu’à titre de comparaison, « suite à la crise financière de 2008, il avait fallu cinq ans pour que la richesse des milliardaires retrouve son niveau d’avant la crise. »

Non seulement la récession est déjà terminée pour eux, mais les dix hommes les plus riches ont vu leur fortune augmenter de 540 milliards de dollars depuis mars 2020. Une somme colossale, qui serait amplement suffisante pour financer le vaccin contre le virus pour toutes et tous.

 

France : de l'argent, il y en a, les milliardaires ont dépassé leur niveau de richesse d’avant la crise

À l’échelle mondiale, les milliardaires ont vu leur fortune augmenter de 3 900 milliards de dollars entre le 18 mars et le 31 décembre 2020. Tout simplement effarant. Leurs fortunes cumulées s’élèvent désormais à 11 950 milliards de dollars, ce qui équivaut aux montants dépensés par les gouvernements du G20 pour faire face à la pandémie. Les 10 milliardaires les plus riches ont quant à eux vu leur fortune augmenter de 540 milliards de dollars au cours de cette période – source : rapport d’Oxfam

En France, les milliardaires ont dépassé leur niveau de richesse d’avant la crise en gagnant près de 175 milliards d’euros entre mars et décembre 2020. Une somme équivalente à deux fois le budget de l’hôpital public français.

À titre d’exemple, la fortune de Bernard Arnault a augmenté de 44 milliards d’euros, soit un bond de 41 %. Il détient le titre du troisième homme le plus riche du monde selon le classement 2020 du magazine Forbes.

« L’explosion des inégalités n’est pas une fatalité et la responsabilité des gouvernements est au cœur du problème », rappelle Q. Parrinello.  « Depuis des années, ils ignorent le problème et pire, ils aggravent ce fléau »

« La pandémie de COVID-19 a été comparée à une radiographie qui révélerait des fractures dans le fragile squelette des sociétés que nous avons construites. Elle fait ressortir les aberrations et les contre-vérités que l’on entend partout : le mensonge selon lequel le libre-échange peut permettre de fournir des soins de santé à toutes et à tous, la fiction selon laquelle le travail non rémunéré qui consiste à apporter des soins à autrui n’est pas un travail, l’illusion de croire que nous vivons dans un monde post-raciste, le mythe selon lequel nous sommes tous dans le même bateau. Car si nous naviguons tous dans les mêmes eaux, il est clair que certains sont dans des méga-yachts tandis que d’autres s’accrochent aux débris qui dérivent. » analyse Antonio Guterres, Secrétaire général des Nations Unies

Pour Oxfam, la lutte contre les inégalités doit être au cœur des plans de relance et des économies post-Covid. L’ONG urge ainsi le gouvernement à réorienter sa politique en faveur d’une réduction des inégalités, à travers les mesures suivantes :

– Investir massivement dans les services publics pour assurer les besoins de base

– Revaloriser les minimas sociaux et les bas salaires, à commencer dans le secteur du soin

– Faire en sorte que les plus riches et les grandes entreprises payent leur juste part d’impôts

– Mettre en place des contreparties sociales et écologiques contraignantes pour les grandes entreprises

« Notre modèle économique permet à une élite d’amasser des richesses considérables pendant la récession la plus dramatique que nous ayons connue depuis la Grande Dépression, alors que des milliards de personnes, et notamment celles en première ligne de cette crise – peinent à payer leurs factures et à se nourrir », résume Q. Parrinello.

« Les gouvernements du monde entier ne doivent pas laisser passer cette opportunité de mettre en place un système économique plus juste et durable ».

 

 
 
Ça n'empêche pas Nicolas                             Ça n'empêche pas Nicolas
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

COMMENTAIRE DE JEAN LEVY

 

Ces statistiques sont intéressantes : elles démontrent que l'argent, il y en a en France, mais il est détenu par les grandes fortunes de la finance et de l'industrie. Celles-ci ont été acquises en s'accaparant la force de travail du monde du travail et par la spéculation . C'est de l'argent volé ! 

Or, ces mêmes détenteurs de centaines de milliards sont, directement ou indirectement aux manettes du pouvoir politique, économique et médiatique. 

Ce sont eux, disposant du monopole de l'information,  qui formatent quotidiennement l'opinion.

Ce sont eux qui ont mis à leur service les forces du maintien de l'ordre

Ce sont eux qui ont mis en place un système politique qui élimine le peuple du champ des décisions.

Comment attendre de ces milliardaires qu'ils se fassent hara-kiri, ou même qu'ils reversent au peuple un peu des milliards qu'ils lui ont volés ?

C'est donc le système qu'il faut changer !

Jean LEVY

 

Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Comment le gouvernement veut fragiliser la garantie des salaires dans les sociétés en liquidation

Dans un contexte de crise économique engendrée par la crise sanitaire qui n’en finit pas, le gouvernement vient de présenter deux avant-projets d’ordonnances visant à modifier le droit des procédures de liquidation des sociétés, qui donneraient dorénavant la priorité au paiement des honoraires des mandataires et administrateurs judiciaires au détriment des salaires des employés.

Réforme anti-sociale

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Le gouvernement a été autorisé par le Parlement à transposer une directive européenne sur la « restructuration et l’insolvabilité », applicable aux sociétés en liquidation judiciaire. Les avant-projets sont extrêmement inquiétants et vont bien au-delà de ce qui est prévu par la directive européenne.

Il faut savoir que lorsqu’une société est en cessation de paiement et est placée est liquidation judiciaire, ses créanciers doivent déclarer ce qui leur est dû aux mandataires et administrateurs judiciaires chargés de la liquidation pour espérer en obtenir le paiement grâce à la liquidation des actifs de la société. L’ordre de priorité des créanciers est défini selon des « privilèges » fixés par la loi, mais tous ne pourront pas obtenir leur dû, la société étant par hypothèse insolvable.

Le système actuel de garantie des salaires prévoit un « super-privilège » en faveur des créanciers salariés. En cas d’insolvabilité de la société en liquidation, c’est l’Association pour la gestion du régime de garanties des créances de salariés (AGS) qui, depuis 1973, se substitue à l’employeur pour honorer les dettes de salaires et s’inscrit sur la liste des créanciers pour en obtenir le remboursement. Il s’agit d’une organisation patronale mandatée par l’Unédic. Son fonctionnement est garanti par des cotisations sociales à la charge des employeurs et par les remboursements que l’AGS parvient à obtenir dans les procédures de liquidation.

Or les textes présentés par la Chancellerie visent à bouleverser cet édifice juridique garantissant le paiement des salariés. Il est envisagé de donner la priorité aux honoraires des mandataires et administrateurs judiciaires sur les dettes de salaire. Il est également envisagé d’accorder des privilèges aux établissements bancaires ayant participé à la procédure, voire de retirer les actifs immobiliers, qui peuvent constituer une partie conséquente de l’actif d’une société, des sommes récupérables par l’AGS au profit des établissements bancaires.

Cela engendrerait à coup sûr une diminution considérable des recettes de l’AGS, tandis que la fin des aides gouvernementales va provoquer de nombreuses liquidations judiciaires, ce qui va augmenter très fortement ses dépenses. Elle a d’ores et déjà souscrit une option d’emprunt bancaire pouvant aller jusqu’à 2 milliards d’euros et serait obligée d’augmenter le montant des cotisations pour maintenir son fonctionnement. Or, le patronat se mobilisera probablement contre une telle augmentation, mettant ainsi en danger le dispositif.

Ces avant-projets accordent un privilège considérable aux administrateurs et mandataires judiciaires, corps de métier aux intérêts différents de ceux des autres créanciers. Leurs honoraires dépendent en effet de la longueur de la période d’observation préalable à la liquidation qu’ils ont tendance à prolonger artificiellement au détriment de la solvabilité de la société, et donc de la société qui aurait peut-être pu être sauvée et de tous les autres créanciers, puisqu’une société en cessation de paiement ne peut justement pas honorer toutes ses dettes. Les études de mandataires judiciaires font des bénéfices pharaoniques, beaucoup de leurs pratiques sont opaques et ont déjà été visées par un rapport rendu par Arnaud Montebourg en 2001.

Le gouvernement choisit ici de privilégier des corps de métier déjà privilégiés au détriment des salariés qui se verront privés de leurs emplois alors même qu’aucune mesure sérieuse n’a été mise en place pour face à la hausse spectaculaire du chômage depuis le début de la pandémie. C’est à nous de nous mobiliser et de parvenir à imposer à la place des mesures à même de garantir la santé de tous sans faire payer le prix de la gestion désastreuse de la pandémie aux travailleurs.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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