SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Le télétravail est la nouvelle marotte de nombreuses entreprises en cette période post-confinement, alors que l'épidémie de coronavirus circule toujours. Certaines directions des ressources humaines redoublent d'imagination pour pousser leurs salariés à travailler de chez eux. Eclairage avec les DRH de PSA, Unilever et Technicolor.

La généralisation du télétravail massif, nouveau Graal des directions des ressources humaines ?

Relativement peu commun en France avant la crise sanitaire, pas forcément apprécié des directions et encore peu réclamé par les salariés, le télétravail est désormais dans toutes les bouches. Collaborateurs comme managers entendent en faire un outil phare dans l'organisation du travail. Et pour cause, alors qu'il était pratiqué par seulement 8 % des actifs français avant le confinement (face à une moyenne européenne de 17 %), le télétravail est désormais sollicité par plus de 80 % de ces derniers. Mais sous conditions...

À l'heure actuelle, les explications sont encore multiples. Le fait de travailler chez soi peut s'avérer pratique, moins fatiguant et moins dangereux, en cette période de pandémie, qu'être obligé par exemple d'effectuer une heure de trajet dans les transport en commun. Pour ceux qui prennent la voiture, c'est autant de carburant acheté et consommé en moins. Un bon point pour son portefeuille et pour la planète. De plus, avec la généralisation des moyens de communications et de vidéoconférence, il n'a jamais été aussi simple de communiquer à distance avec ses collègues.

 

L'amour soudain du télétravail

 

Ainsi, et peut-être pour la première fois dans l'histoire du salariat, directions des ressources humaines et salariés semblent s'accorder pour réduire le temps de travail en présentiel. Pour discuter de cette nouvelle tendance, le cabinet de conseil LHH organisait une table ronde virtuelle le 21 juillet, en compagnie notamment de Xavier Chéreau, Frédéric Faure et Olga Damiron, respectivement DRH chez PSA, Unilever et Technicolor. L'occasion d'évoquer les ambitions des trois groupes internationaux en matière de télétravail.

PSA a surpris tout le monde, syndicats compris, en annonçant en mai dernier sa volonté d'imposer le travail à distance durant 70 % de la semaine, pour environ 40 000 de ses salariés. Le groupe automobile, qui compte tester le dispositif dans huit sites à partir de la rentrée, espère "accroître [son] efficience collective, individuelle et environnementale, explique Xavier Chéreau. On veut réduire de manière importante nos déplacements et notre empreinte immobilière, pour repenser les espaces de travail". La démarche doit être généralisée d'ici à la fin de l'année.

 

Une pratique sollicitée par la majorité du personnel de PSA, selon son DRH

 

Pourquoi cette soudaine frénésie du télétravail massif ? Selon des enquêtes récemment réalisées en interne citées par le DRH de PSA, 79 % des salariés y seraient désormais favorables, et 76 % seraient partants pour un rythme de 2/3 à distance et 1/3 en présentiel. Un taux qui monte à 83 % dans les équipes dans lesquelles les managers sont parvenus à conserver une bonne cohésion, notamment via des réunions virtuelles. Autre statistique encourageante selon la direction, 80 % des collaborateurs ont expliqué ne pas avoir rencontré de difficultés à travailler à distance durant le confinement. Ce serait même 85 % si on prend uniquement en compte les femmes.

La CFDT du groupe automobile avait elle aussi sondé les cadres et techniciens concernés. Résultat publié le 22 juin : un sujet "clivant", concluait pour sa part le syndicat, puisque 56% des 3372 répondants sont opposés au projet de télétravail massif, quand 44 % y sont plutôt favorables.

Durant le confinement, PSA a compté entre 36 000 et 39 000 télétravailleurs, contre un peu moins de 20 000 en 2019. Pour conserver ad vitam æternam ce chiffre, le groupe a constitué sept groupes de travail qui doivent réfléchir aux manières les plus optimales de généraliser le travail à distance dans tous les sites concernés. L'un de ces groupes est uniquement composé de salariés de moins de 35 ans, susceptibles d'apporter des "idées fraîches et nouvelles" lors des négociations avec les syndicats.

La direction l'assure d'ailleurs, l'avis de ces derniers sera toujours pris en compte pour formaliser le nouveau cadre. Des solutions individuelles pourront également être trouvées selon les particularités et les besoins de chacun. "Mais quand 80 % de la population souhaite se diriger vers l'ère du télétravail, on se doit de réfléchir à une nouvelle organisation", conclut Xavier Chéreau.

 

Les réflexions d'Unilever

 

Chez le groupe agroalimentaire Unilever, la quasi totalité des salariés non ouvriers sont en télétravail depuis début mars, soit quelques jours avant la généralisation du confinement en France. "Nos salariés du siège possèdent tous le même ordinateur portable, ce qui a été un énorme avantage. Chacun est parti avec un outil informatique en capacité de fonctionner de la même manière qu'à son bureau, témoigne Frédéric Faure, le DRH d'Unilever France.

Parce qu'ils se sont sentis accompagnés et que les équipes sont restées en contact grâce aux outils de visioconférence, les salariés ont presque unanimement estimé que les process d'entreprise fonctionnaient bien, voire mieux, en télétravail, selon des enquêtes qualitatives et quantitatives réalisées en interne. "On a vu progresser de manière considérable l'adhésion au télétravail au sein des salariés. Les gens sont plus autonomes et les réunions vont directement à l'essentiel", ajoute Frédéric Faure.

La situation est cependant plus compliquée pour les personnes travaillant en usine et les commerciaux terrains. Différentes règles ont été instaurées, comme le port du masque. De plus, si le télétravail peut améliorer la productivité, le manque de contact semble altérer de manière négative la créativité des équipes du groupe. Des réflexions ont été entamées pour tenter d'y remédier et, de manière générale, déterminer à quel rythme le télétravail sera proposé dans les prochains mois. "On réfléchit également à réorganiser le siège social, et peut-être à réduire le nombre d'open spaces", confie Frédéric Faure.

 

Technicolor envisage aussi une généralisation massive du télétravail

 

Enfin, du côté du spécialiste français de l'image Technicolor, la question de la prolongation du télétravail semble avoir été tranchée. Pour les salariés concernés, "le télétravail s'est bien passé, on espère passer à terme sur un tiers des effectifs en télétravail pendant 2 à 3 jours par semaine et une journée par mois où tout le monde est présent sur site, avec des rythmes différents, avec des lieux de partage, de rencontre", explique la directrice ressources humaines et RSE du groupe, Olga Damiron, nommée en février.

Le groupe réfléchit aussi à proposer des solutions adaptées à ses collaborateurs. "En Inde par exemple, nos salariés disposent de bureaux modernes et d'internet. Ce n'est pas forcément la même histoire quand les gens rentrent chez eux. Ils n'ont pas tous de connexion, ni même d'ordinateurs portables, raconte la DRH. En France, les limites diffèrent mais existent. Des personnes vivent dans 20 m², des femmes se retrouvent seules à gérer plusieurs enfants... Il existe des inégalités qu'il va falloir prendre en compte pour que tous télétravaillent de manière optimale".

i le bien-être des salariés entre, on l'espère, en compte dans les réflexions des entreprises et des groupes sur le télétravail, là n'est pas la seule motivation des directions. Moins de présentiel pourrait à terme permettre d'optimiser les locaux, c'est à dire de réduire les surfaces de travail physique et optimiser ainsi son parc immobilier ou diminuer ses charges locatives. Une optimisation qui ne devra pas se faire au détriments des conditions de travail.

 

Publié par usinenouvelle.com

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Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Unilever : recul des ventes du semestre de -0,1%

Annoncés ce matin, les résultats semestriels du groupe Unilever sont marqués par une baisse de -0,1% des ventes sous-jacentes, avec un recul des volumes de l'ordre de -0,3%.

En ligne avec les objectifs du groupe, le free cash flow augmente pour sa part de 1,3 milliard d'euros, porté ainsi à 2,9 milliards d'euros. Sur le seul dernier trimestre, le dividende est maintenu à 0,4104 euro par action, pour des ventes sous-jacentes en baisse de -0,3%.


'Les performances durant la première moitié de

 

l'année ont montré la véritable solidité d'Unilever.

 

Nous avons apporté la preuve de la résilience de

 

notre activité', commente le CEO du groupe, Alan

 

Jope.



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Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Unilever NL : La valeur du jour en Europe UNILEVER engrange les profits au premier semestre

Unilever gagne près de 8% 50,58 euros à la Bourse d'Amsterdam ce jeudi. Le groupe anglo-néerlandais a publié un résultat net au premier semestre 2020 de 3,28 milliards d'euros, en hausse de 13,8% à changes constants, et ce en dépit du coronavirus et du confinement. Le chiffre d'affaires a atteint 25,71 milliards d'euros, une hausse de 1,2% à changes constants, mais a reculé de 1,6% à changes courants. L'activité a notamment pâti de la fermeture de certains canaux de distributions qui ont affecté les ventes de glaces hors foyer, les services de restauration et les activités Prestige.

Les ventes sous-jacentes ont diminué de 0,1%, les volumes ayant baissé de 0,3% et les prix ayant augmenté de 0,2%. De plus, l'impact du confinement a différé selon les régions: ainsi les marchés développés ont progressé de 2,4%, tandis que les marchés émergents ont reculé de 1,9%. 

Dans les activité Beauté et Soin du Corps et Alimentation et Boissons, les ventes sous-jacentes ont reculé respectivement de 0,3% 1,7%, alors qu'elles ont augmenté de 3,2% dans les Produits Ménagers.

En début d'année 2020, Unilever avait révélé vouloir revoir son activité dans le thé, qui a généré un chiffre d'affaires de 2 milliards d'euros l'an dernier. Le propriétaire de la marque Lipton a ainsi annoncé que le processus de scission allait être engagé, et qu'il devrait s'achever d'ici fin 2021. Le groupe privilégiera les partenariats et conservera ses entreprises de thé en Inde et en Indonésie.

Enfin, Unilever a confirmé un dividende trimestriel de 41,04 centimes par action.

 

Publié par zonebourse.com

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Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
SCANDALE – Comment la Banque centrale européenne a gavé l’homme le plus riche de France

Dans un rapport rendu public lundi dernier, l’ONG Oxfam France met en lumière l’incroyable gourmandise des actionnaires et des patrons des grandes entreprises françaises, qui opèrent des ponctions énormes sur la valeur ajoutée nationale.

Bernard Arnault, l’homme le plus riche de France, la troisième fortune mondiale, gavé par la banque centrale européenne (BCE) ? Vous ne rêvez pas. La banque centrale européenne a subventionné le rachat par LVMH, groupe de Bernard Arnault, d’un joaillier américain, pour 14 milliards d’euros. À travers des programmes de rachat d’actifs financiers, la BCE subventionne bien des milliardaires. Quand elle refuse, « en même temps », d’annuler les dettes publiques et de financer la transition écologique. Ce véritable scandale démocratique est passé totalement sous les radars médiatiques. L’insoumission vous l’explique dans un court entretien vidéo avec l’eurodéputée insoumise Manon Aubry (voir ci-dessous).

La BCE subventionne le rachat par LVMH, groupe de Bernard Arnault, d’un joaillier américain pour 14 milliards d’€

 

Vous n’avez pas entendu parler du scandale Arnault / BCE dans les médias traditionnels. Même pas dans Les Échos. Ce journal, possédé par Bernard Arnault, en a fait un papier très technique. Objectif : noyer le lecteur pour qu’il ne comprenne surtout pas le scandale. « La BCE offre un festin gratuit au plus riche des français » titre l’agence Bloomberg du côté de la presse anglo-saxonne. « La BCE achète des obligations LVMH pour financer l’acquisition de Tiffany, rendant encore plus riche l’homme le plus riche de France », tacle de son côté le site financier américain Zéro Hedge. Du côté de la presse française ? À part dans la presse spécialisée, silence radio.

On parle pourtant de Bernard Arnault. L’homme le plus riche de France. Le troisième homme le plus riche du monde juste derrière Bill Gates et Jeff Bezos. Le patron d’Amazon a pris « un peu » d’avance dans la course à l’accumulation de milliards. Celui-ci a en effet empoché 24 milliards de dollars pendant le confinement. Mais Bernard Arnault peut aussi se frotter les mains. Son groupe de luxe, LVMH, vient de racheter « Tiffany & Co » : une entreprise américaine de joaillerie et d’« art de la table ». Fondée en 1837 dans Manhattan à New York, cette entreprise a atteint une cotation boursière de 14 milliards de dollars au moment de son rachat par le groupe de Bernard Arnault.

Jusque-là, rien d’inhabituel pour le n°1 mondial du luxe. LVMH est coutumier du fait et engloutit les groupes de luxe les uns après les autres. Petit détail cependant. En février dernier, LVMH a lancé une émission obligataire pour un montant de 9,3 milliards d’€ dans le but de financer l’achat de « Tiffany ». Or, depuis juin 2016, un nouveau programme d’achat d’actifs financiers a été lancé par la BCE : un programme d’achat d’obligations « corporate », émises par les entreprises de la zone euro (programme CSPP). Et c’est grâce à ce dispositif que LVMH a pu se gaver auprès de la BCE. L’insoumise Manon Aubry a été une des rares élues à dénoncer le scandale. Nous l’avons donc invitée sur l’insoumission, pour nous l’expliquer. Et comme vous pourrez le constater dans notre interview, ce n’est que le premier scandale dans l’Affaire BCE-Arnault.

 

De directrice adjointe de la BCE au conseil d’administration de LVMH : le cas Natacha Valla

 

Utiliser de l’argent public pour financer le rachat de Tiffany par LVMH ? Christine Lagarde ne voit pas le problème. La présidente de la BCE répond : « le programme de rachat d’obligation corporate (CSPP) par la BCE est collé à la photographie du marché. Les titres verts représentent 20 % du marché. Ils représentent donc 20 % de nos achats. » Le réchauffement climatique ? Que nenni ! Ce n’est pas le problème de la BCE qui se borne à reproduire fidèlement la compétition et les rapports de force du marché dans sa politique monétaire. La BCE est indépendante, on vous dit ! Indépendante des États, ça oui. Indépendante des intérêts privés et financiers ? C’est plus compliqué. Un cas illustre assez bien les passerelles et potentiels conflits d’intérêts entre dirigeants de la BCE et des plus grands groupes mondiaux.

Elle a un nom, elle a une adresse : Natacha Valla, directrice adjointe de la politique monétaire de la BCE. Enfin… elle l’était jusqu’au 30 juin 2020, jour où nous écrivons ces lignes. Dès le 1er Juillet, Natacha Valla aura rejoint le conseil d’administration… de LVMH. Après avoir lu le début de l’article, compris que LVMH a bénéficié d’un programme de rachat d’obligation d’entreprise par la BCE, vous comprenez que le cas Natacha Valla pose problème. Le groupe LVMH lui même reconnaît que l’expertise acquise par Natacha Valla à la BCE lui sera utile. Sa connaissance des dossiers sûrement également. Les conflits d’intérêts sont légion au niveau européen. Celui-ci saute aux yeux.

 

L’annulation des dettes publiques détenues par la BCE : priorité politique absolue pour ne pas rejouer l’austérité

 

Des programmes de rachat d’actifs financiers ? Incompréhensible ! La politique monétaire de la Banque centrale européenne ? Au secours ! Le sujet est confisqué par la presse spécialisée. Par les pseudos experts en économie. Mais surtout, que le peuple reste éloigné du sujet. Vu de l’extérieur du champ économique, le sujet de la politique monétaire de la Banque centrale européenne peut paraître technique et rébarbatif. Il est pourtant capital. De ces orientations découlent beaucoup d’aspects de nos vies. Le serrage de ceinture des fins de moisl’accès gratuit à l’hôpital public, à l’enseignement supérieur, aux services publics dans leur ensembleCar oui : les politiques austéritaires sont décidées au niveau de la BCE, de la Commission européenne et du FMI, la fameuse « Troïka » qui a mis la Grèce à genoux.

La BCE détient dans ses coffres l’équivalent de 18 % de la dette publique française et des différents États membres de la zone euro. La BCE détient seule le pouvoir de création monétaire dans la zone euro depuis 1998. Pourtant, elle refuse d’annuler les dettes publiques qu’elle détient dans ses coffres. Proposition portée par Jean-Luc Mélenchon à l’Assemblée nationale dans le champ politique, et par de plus en plus d’économistes dans le champ intellectuel. Aux Gaël Giraud, Laurence Scialom et autres Alain Grandjean, s’ajoutent désormais des économistes libéraux tel qu’Alain Minc ! Loin des cris d’orfraie des pseudos spécialistes des chaînes d’info en continu, cette proposition relève du bon sens. Aucune dette de cette ampleur n’a jamais été remboursée dans l’Histoire. Et avec la crise économique engendrée par la crise sanitaire, la force étatique a plus que jamais besoin de leviers économiques. Depuis des décennies, la dette publique est utilisée pour justifier les politiques austéritaires, comme prétexte pour détruire nos services publiques et privatiser des pans entiers de nos économies. Le sujet de la dette publique constitue donc une priorité politique absolue qu’on ne peut laisser aux pseudos experts. Il est temps d’une saisine citoyenne de ces questions. Car tout en découle. Il n’y aura pas de réelle bifurcation écologique sans débat sur les statuts de la BCE. Mais en attendant, silence, la BCE enrichit l’homme le plus riche de France.

Par Pierre Joigneaux.

 

Publié par anti-K

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SOURCE Anti-K

 

Le gouvernement a annoncé une baisse de 20 milliards d’euros (10 milliards en 2021 et autant en 2022) de l’imposition des entreprises. Si la crise sert d’alibi au gouvernement, qui prétend par cette baisse favoriser la relocalisation d‘activités industrielles, cela faisait en réalité longtemps que se nourrissait une polémique sur le coût des impôts dits « de production ».

 

S’il n’a pas détaillé son plan, il semble que la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) et la contribution sociale de solidarité des sociétés (C3S) soient visées. Le rendement de la CVAE s’élevait à 16 milliards d’euros en 2019, elle est affectée au bloc communal, aux départements et, surtout, aux régions. Le rendement de la C3S était de 3,89 milliards d’euros en 2019, elle est affectée aux organismes de sécurité sociale. Il est probable que d’autres impôts « de production » soient touchés, comme la contribution foncière des entreprises.

Ce nouvel allègement provoquera un manque à gagner budgétaire, avec plusieurs conséquences possibles :

une perte budgétaire pour les collectivités locales et la sécurité sociale plus ou moins importante suivant la compensation future de l’État,
une réduction des marges de manœuvres des élus locaux, déjà touchés par la suppression progressive de la taxe d’habitation et cela, alors que leurs compétences sont importantes et qu’on parle d’une nouvelle étape dans la décentralisation,
un report au moins partiel de ces allègements sur la fiscalité des ménages, ce qui va accroître le déséquilibre et l’injustice du système fiscal,
un renforcement de l’austérité budgétaire qui minera l’action publique et la transition énergétique alors que la crise et les enjeux en la matière montrent qu’il faudrait davantage de moyens budgétaires.
Le gouvernement maintient par ailleurs sa trajectoire de baisse de l’impôt sur les sociétés, dont le taux devrait passer à 25 % en 2022. Si l’ensemble de ses décisions étaient maintenues en l’état, le futur bilan fiscal du quinquennat serait éloquent avec, en 2022, plus de 30 milliards d’euros d’allègements d’impôts des entreprises.

L’orientation fiscale d’Emmanuel Macron n’aura donc pas varié avec la crise. Schématiquement, elle se résume ainsi : moins d’impôts pour les uns mais plus pour les autres, moins de protection sociale et de services publics pour tout le monde et une transition écologique faisant plus l’objet de communication que de mesures efficaces. Le mouvement patronal a une nouvelle fois satisfaction dans ses revendications : le « monde d’après » ressemble donc furieusement au « monde d’avant ».

 

par Vincent Drezet

 

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SOURCE : France Bleu Région

Une quarantaine de personnes se sont rassemblées devant l'inspection du travail à Reims ce mardi 21 juillet. Une manifestation de soutien à Anthony Smith. L'inspecteur du travail marnais suspendu depuis trois mois était convoqué devant le conseil de discipline à Paris ce mardi.


"Tous avec Anthony", c'est le message inscrit sur le masque de Zvonimir. "On voudrait que la hiérarchie de monsieur Smith prenne conscience que son travail a été correctement fait. On aimerait qu'il réintègre son travail et qu'il continue à le faire comme il l'avait fait auparavant", explique ce cheminot à la retraite, militant CGT et lui-même père d'un fils inspecteur du travail.   


Devant l'inspection du travail à Reims ce mardi matin, une quarantaine de personnes se sont réunies, à l'appel des syndicats CGT, FO, Solidaires, Sud, où encore de l'association ATTAC. Une nouvelle manifestation de soutien à Anthony Smith car l'inspecteur du travail marnais était convoqué devant le conseil de discipline à Paris, où un autre rassemblement de soutien avait lieu ce mardi.  

 

C'est une injustice  

 

Anthony Smith est accusé d'avoir désobéi à sa hiérarchie. Il a été mis à pied après avoir engagé une procédure en référé contre la direction de l'ARADOPA, l'association d'aide à domicile à Reims, alors que les salariés travaillaient sans masque au début du confinement. "Cette affaire devrait être finie depuis longtemps. Il est dans son droit le plus strict. C'est une injustice qui lui est faite et au plus haut niveau", dit Sylviane une membre d'ATTAC.   


Derrière cette affaire, c'est aussi l'indépendance de l'inspection du travail qui est remise en question. "S'attaquer à un inspecteur du travail c'est s'attaquer à tous les droits des travailleurs. Il y en a déjà peu dans ce pays, de moins en moins. Dans cette période de crise sanitaire, Anthony Smith a justement cherché à défendre la santé des salariés, dans une entreprise d'aide à domicile qui allait voir des personnes âgées. C'était d'autant plus important d'avoir des masques. Et l'ex ministre du travail Muriel Penicaud a décidé de le sanctionner, c'est ça qu'on trouve particulièrement inacceptable", explique Thomas Rose, de l'union local CGT à Reims.  

Un rassemblement de soutien avec plusieurs centaines de personnes à Paris  
Dans l'après-midi, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées devant le ministère des Solidarités à Paris, à l'appel de la CGT, SUD, FO, de la FSU et de la CNT, avant le passage d'Anthony Smith devant le conseil de discipline. Il a été sanctionné "parce qu'il a trop bien fait son travail", a dit Philippe Martinez, le leader de la CGT. Il estime que le gouvernement préfère "protéger les entreprises plutôt que la santé des salariés", rapporte l'AFP.  


Dans une déclaration commune, l'intersyndicale dénonce la volonté du gouvernement de "brider" l'inspection du travail pour "ne pas gêner l'activité des entreprises" au moment "où venait d'éclater le scandale de la pénurie de masques".   


Plusieurs élus et personnalités étaient présents dans le rassemblement parisien. Il y avait notamment Jean-Luc Melenchon et Eric Coquerel de la France insoumise, Nathalie Arthaud  de Lutte ouvrière, Philippe Martinez, le leader de la CGT, ou encore Bernard Thibault de l'Organisation internationale du travail.

 

Publié par FSC

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SOURCE : La Dépêche

Appelés à débrayer pour dénoncer un plan de licenciement, les employés de la MAEC se sont mobilisés ce lundi et ont bloqué le site de Regourd. La grève devrait se poursuivre dans les jours à venir.

 

 

 

 

 

Publié par FSC

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SOURCE : le Berry Républicain

Face aux plans de licenciements annoncés localement, la CGT lance un collectif de défense de l’emploi dans le canton florentais et organise une opération ville morte le 25 juillet.


Rosières à Lunery (72 suppressions d’emplois), Comatelec à Saint-Florent-sur-Cher (93 suppressions de postes). Alors que deux plans de licenciements frappent le canton florentais, la CGT a pris l’initiative de créer le collectif “Le bassin d’emploi de Saint-Florent-sur-Cher doit vivre”. Et annonce une opération « ville morte », ce samedi 25 juin, à 10 heures, à Saint-Florent (*) où les commerçants sont invités à baisser leurs rideaux durant la manifestation.

93 licenciements et 8 transferts en région parisienne pour l'usine Comatelec à Saint-Florent-sur-Cher

Pour Sébastien Martineau, secrétaire départemental de la CGT et Jean-Claude Gandoin, responsable CGT du comité de coordination de la métallurgie du Cher, « ce collectif a pour but de fédérer et d’organiser les salariés du bassin de Saint-Florent dans le secteur industriel. » Une manière, pour le CGT, de pallier l’absence de représentation syndicale dans certaines entreprises, notamment à Comatelec.

« Pas attendre le mauvais coup »

La centrale syndicale veut aussi impliquer les commerçants, la population. « Il s’agit d’informer sur ce qui se passe dans les entreprises et aider les salariés. On espère avoir les élus locaux avec nous », soulignent les représentants de la CGT qui voient aussi l’intérêt d’associer les bassins d’emplois voisins de Bourges et d’Issoudun (Indre). « Il ne faut pas attendre le mauvais coup, mais s’organiser et être à l’offensive », lance Sébastien Martineau.


72 suppressions de postes annoncées à l'usine de production Rosières à Lunery

Dans un territoire qui s’affaiblit sur le plan industriel depuis des années, l’enjeu est aussi de préserver « la pérennité » d’autres entreprises locales comme AFF ou encore SNWM, ainsi que « les emplois induits dans nos commerces et nos services publics, rappelle la CGT. Un emploi industriel, c’est quatre emplois induits. »

 

« Chantage du patronat »

 

Alors que les accords de performance collective, présentés comme une alternative aux licenciements dans les entreprises fragilisées par la crise, commencent à être signés, la CGT fustige ce type d’outil : « Augmenter le temps de travail et/ou baisser les salaires, à termes, ça n’empêche pas les licenciements », prévient Sébastien Martineau, circonspect aussi sur l’activité partielle de longue durée : « S’il y a de l’argent public c’est pour maintenir 100 % de l’emploi, pas pour payer les plans de licenciements », tranche-t-il. La CGT dénonce « un chantage du patronat “emploi contre salaire”. »
À l’aune de cette crise, le syndicat dénonce « des effets d’aubaine pour licencier ou revoir des accords d’entreprise à la baisse. » Si la rentrée sociale s’annonce tendue, l’été va servir d’échauffement pour la CGT. 

 

MANIFESTATION Samedi 25 juillet, à 10 heures,

place de la République,

à Saint-Florent-sur-Cher.

Thomas Migault

 

publié par FSC

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La prise de température

La prise de température est une donnée médicale, donc liée au secret médical (voir art. L.1110-4 du code de la santé publique, ci-dessous). —Si cette prise de température est faite par le médecin du travail ou l’infirmier, elle ne sera pas communiquée à l’employeur car ils sont tous deux soumis au secret médical ;—Le/la salarié-e peut refuser la prise de température. Dans tous les cas, l’employeur ou le responsable de secteur ne peut décider des mesures médicales à prendre. La sélection médicale de la main d’œuvre est interdite.

 

Dans ces circonstances, afin d’éviter toute contamination des salariés sur leur lieu de travail, la prise de température peut constituer une mesure préventive visant à écarter du milieu de travail des salariés qui auraient de la fièvre, celle-ci étant un des symptômes du coronavirus Covid-19.

 

Néanmoins, le Ministère du Travail souligne qu’un contrôle de la température à l’entrée des établissements est déconseillé, tout en précisant aussi que le Ministère des Solidarités et de la Santé recommande à toute personne de mesure elle-même sa température.

 

Il s’en explique en relevant que, isolément, cette mesure n’atteint que partiellement l’objectif visé, puisque, d’une part, la température n’est pas systématiquement observée pour le Covid-19, d’autre part, elle peut témoigner d’une autre infection.

 

Le Ministère du travail précise, enfin, que le contrôle de température n’étant pas recommandé, il ne dispose pas de caractère obligatoire de telle sorte que le salarié est en droit de refuser de s’y soumettre.

 

Si l’employeur, devant ce refus, ne laisse pas le salarié accéder à son poste, il peut être tenu de lui verser le salaire correspondant à la journée de travail perdue.

 

La prise de température

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Vers une nouvelle baisse massive de l’imposition des entreprises

Le gouvernement a annoncé une baisse de 20 milliards d’euros (10 milliards en 2021 et autant en 2022) de l’imposition des entreprises. Si la crise sert d’alibi au gouvernement, qui prétend par cette baisse favoriser la relocalisation d‘activités industrielles, cela faisait en réalité longtemps que se nourrissait une polémique sur le coût des impôts dits « de production ».

 

S’il n’a pas détaillé son plan, il semble que la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) et la contribution sociale de solidarité des sociétés (C3S) soient visées. Le rendement de la CVAE s’élevait à 16 milliards d’euros en 2019, elle est affectée au bloc communal, aux départements et, surtout, aux régions. Le rendement de la C3S était de 3,89 milliards d’euros en 2019, elle est affectée aux organismes de sécurité sociale. Il est probable que d’autres impôts « de production » soient touchés, comme la contribution foncière des entreprises.

Ce nouvel allègement provoquera un manque à gagner budgétaire, avec plusieurs conséquences possibles :

  • une perte budgétaire pour les collectivités locales et la sécurité sociale plus ou moins importante suivant la compensation future de l’État,
  • une réduction des marges de manœuvres des élus locaux, déjà touchés par la suppression progressive de la taxe d’habitation et cela, alors que leurs compétences sont importantes et qu’on parle d’une nouvelle étape dans la décentralisation,
  • un report au moins partiel de ces allègements sur la fiscalité des ménages, ce qui va accroître le déséquilibre et l’injustice du système fiscal,
  • un renforcement de l’austérité budgétaire qui minera l’action publique et la transition énergétique alors que la crise et les enjeux en la matière montrent qu’il faudrait davantage de moyens budgétaires.

Le gouvernement maintient par ailleurs sa trajectoire de baisse de l’impôt sur les sociétés, dont le taux devrait passer à 25 % en 2022. Si l’ensemble de ses décisions étaient maintenues en l’état, le futur bilan fiscal du quinquennat serait éloquent avec, en 2022, plus de 30 milliards d’euros d’allègements d’impôts des entreprises.

L’orientation fiscale d’Emmanuel Macron n’aura donc pas varié avec la crise. Schématiquement, elle se résume ainsi : moins d’impôts pour les uns mais plus pour les autres, moins de protection sociale et de services publics pour tout le monde et une transition écologique faisant plus l’objet de communication que de mesures efficaces. Le mouvement patronal a une nouvelle fois satisfaction dans ses revendications : le « monde d’après » ressemble donc furieusement au « monde d’avant ».

 

par Vincent Drezet

 

Publié par anti-K

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
"Des soins sans industrie ?" par Jean-Pierre Escaffre, Jean-Luc Maletras, Jean Michel Toulouseie ?

Si on veut comprendre pourquoi l’accord du Ségur de la santé qui a été officiellement signé le 13 juillet, est un très mauvais accord signé par les syndicats vendus, il faut lire ce livre, car comme le souligne Patrice Pelloux, la casse de l’hôpital va continuer jusqu’à la prochaine pandémie[1].

La crise sanitaire initiée par le COVID-19 a mis en plein jour le délabrement quasi-total du système de santé français. Certes nous savions que l’hôpital avait été malmené par des réformes stupides destinées à faire d’abord la place à la logique managériale, et donc à introduire toujours un peu plus le secteur privé dans la gestion des soins.

On s’est aperçu aussi que les pays qui avaient les meilleurs résultats en matière de lutte contre le COVID-19, étaient aussi les pays qui avaient su défendre une certaine de forme de souveraineté en la matière. Par exemple l’Allemagne qui avait un meilleur équipement médical que la France, mais aussi des lits de soins intensifs plus nombreux a eu beaucoup moins de morts que la France, environ 5 fois moins pour une population de 83 millions d’individus contre 67 millions.

Le bilan est sans appel, la France a fait beaucoup moins bien que son voisin d’outre Rhin. On a vu que la France manquait d’à peu près tout, des masques des appareils de respiration, de blouses et même de personnel. Même Macron a avancé que notre problème était de n’avoir pas une indépendance suffisante en la matière, qu’on ne produisait pas assez de médicaments et d’équipements médicaux sur notre territoire. Quand on remonte la longue filière du démantèlement de l’hôpital public, on retrouve à son début, en 2005 Jean Castex qui est malencontreusement devenu premier ministre ces jours-ci, prouvant ainsi que Macron ne retenait jamais rien des cruelles leçons de la réalité. 

Des soins sans industrie ?  Jean-Pierre Escaffre, Jean-Luc Maletras, Jean Michel Toulouse, Manifeste, 202 

Ce petit ouvrage se propose deux buts, d’abord montrer comment la France a détruit dans un même mouvement son tissu industriel et son système de santé. En somme pour les auteurs, en se désindustrialisant, un pays perd sa souveraineté, ce qui est mauvais pour son économie, mais en même temps il détruit son propre système de santé, or le système de santé non seulement est un atout pour le dynamisme économique – un capital si on veut – mais aussi une richesse inestimable pour les patients.

On a vu qu’un pays comme la Corée du Sud, pays très souverainiste, avait eu très peu de morts dus au COVID-19, contrairement à la France et aux Etats-Unis. Par exemple Trump qui est très critiqué pour son inaction, mais aussi pour le délabrement quasi-total du système de santé américain, voulait que le pays retourne rapidement travailler, arguant que cela serait nécessaire pour l’emploi et éponger les immenses dettes du pays. Mais cela s’est révélé impossible.

A l’inverse là où la crise a été relativement bien gérée, l’économie ne s’est pas arrêtée ou bien a redémarré rapidement. Il y a donc un lien entre souveraineté industrielle et système de santé (Allemagne, Corée du Sud, Taïwan). Autrement dit c’est quand on a un bon système de santé que l’économie prospère, et à l’inverse quand on a un système de santé médiocre que l’économie décline. Il y a donc un lien direct entre désindustrialisation et dégradation du système des soins (France, Etats-Unis). 

Des soins sans industrie ?  Jean-Pierre Escaffre, Jean-Luc Maletras, Jean Michel Toulouse, Manifeste, 202 

Les solutions proposées par les auteurs sont de trois ordres :

- d’abord ils réclament une plus grande intervention de l’Etat dans la reconstruction d’une filière industrielle qui serait orientée vers la santé, que ce soit pour le médicament ou pour l’équipement. On sait que via le CICE, mais aussi via les subventions de l’Etat, le gouvernement actuel aide directement à la délocalisation de la filière.

- ensuite reconstruire dans le domaine de la santé un pôle innovation-recherche. Cette idée pose de nombreuses questions. D’abord celle de la formation des scientifiques et des médecins qui a été laissé à l’abandon. Il est anormal que dans un pays comme la France il n’y ait plus suffisamment de médecins de spécialité dans des secteurs comme l’ophtalmologie ou la gynécologie. Mais dans tous les pays désindustrialisés c’est la même chose, les métiers de la finance sont très bien payés, ceux de la recherche scientifique, beaucoup moins.

- enfin ils proposent de revenir aux racines de la Sécurité sociale telle qu’elle avait été pensée par le CNR et par Ambroise Croizat, non seulement en réunifiant les caisses en une seule, mais aussi en redonnant le pouvoir aux soignants et aux usagers. Ce qui veut-dire clairement se sortir de la gangue du pouvoir financier et de la privatisation des lieux publics. Ce dernier point est maintenant bien documenté, et c’est ce qui anime la révolte des soignants. L’ouvrage revient sur cette manière particulière de voir le secteur privé pomper l’argent de la Sécurité sociale qui est d’abord l’argent des salariés qui ont cotisés. 

Des soins sans industrie ?  Jean-Pierre Escaffre, Jean-Luc Maletras, Jean Michel Toulouse, Manifeste, 202 

Malgré tout l’intérêt que suscite cet ouvrage, il pose deux limites. La première est celle de croire que les performances en matière de santé reposent sur le progrès scientifique et sur l’innovation.

C’est une vision « progressiste » que je ne partage pas parce qu’elle renvoie à l’idée que ceux qui ont créé les problèmes sont aussi ceux qui sont capables de les résoudre. Les auteurs ce livre mettent en avant les avancées en matière de traitement des données, en matière d’imagerie médicale, alors que probablement pour améliorer l’état sanitaire d’un pays il serait plus judicieux de reconstituer un environnement acceptable où l’air serait bon à respirer, l’eau serait potable, et où l’agriculture industrielle ne nous empoisonnerait plus.

A quoi bon vivre plus vieux, si c’est pour vivre vieux en mauvaise santé dans un EPHAD où votre vieux corps n’est plus qu’une marchandise qui permet de gras profits[2]. Un système de santé dépendant de l’industrie qui elle-même dépend du capital, finit par aboutir à ce qu’on connait aujourd’hui, notamment avec les luttes que se livrent les entreprises de Big Pharma pour imposer leurs marchandises.

La seconde limite tient à l’idéologie du progrès. C’est l’idéologie de la croissance économique. Pour ce qui concerne le domaine de la santé, on suppose que le progrès c’est de découvrir de nouvelles techniques de soin, ou de nouveaux médicaments, sans voir tout ce qui se perd de la connaissance traditionnelle de ce domaine. Cette idéologie se nourrit de deux axiomes principaux :

- d’abord l’idée selon laquelle le médicament d’aujourd’hui est forcément meilleur que celui d’hier et donc que ce dernier doit être abandonné. C’est ce qui a conduit certains à privilégier le médicament de Gilead, le remdesivir, à la place de la chloroquine prônée par Raoult ;

- ensuite que la recherche c’est forcément cher et donc qu’il y faut des milliards. On a vu tous les gouvernements du monde donner de l’argent pour découvrir un vaccin qui mettrait un terme à la pandémie du COVID-19. Trump aurait débloqué une somme de 1,6 milliards de dollars pour le groupe Novavax[3]. Dans le même temps les pays européens ont donné beaucoup d’argent à Sanofi ou à AstraZeneca. Cette démarche pose deux questions :

- d’abord pourquoi mettre autant d’argent sur la recherche d’un vaccin, alors que certains avancent que le vaccin en lui-même n’aura aucune efficacité ?

- ensuite peut-être y-a-t-il des démarches alternatives et beaucoup moins coûteuses et que le vaccin risque d’être obsolescent au moment de sa sortie ?

 

Le livre a le mérite d’ouvrir un débat sur une approche globale de la santé publique. Un système de santé ne peut pas exister en dehors d’un système économique et social particulier.

Quand la Sécurité sociale a été créée, c’était clairement une rupture d’avec le monde d’avant. Mais elle accompagnait dans son esprit l’évolution d’un système vers plus de droit et de justice pour les travailleurs. L’explosion de notre système de santé est juste la conséquence du développement du modèle néolibéral en France, en Europe et dans le monde.

Ma conclusion personnelle est que pour retrouver un système de santé cohérent qui échappe à la dictature de la rentabilité chère ç cette canaille de Jean Castex, il faut retrouver la souveraineté économique de la nation et celle-ci passe forcément par un préalable : la sortie directe et sans marchander de l’Union européenne.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Les maladies du cancer victimes collatérales de la politique de Macron

COVID-19 : LES MALADES DU CANCER VICTIMES COLLATÉRALES DE LA POLITIQUE DE MACRON

 

« Dans la plupart des régions on a demandé de stopper les dépistages du cancer du sein et du cancer du côlon. Donc depuis 3 mois il n’y a plus de dépistages en cours. L’activité est pour l’instant toujours limitée à 50 % sur l’activité chirurgicale et il est dit dans les ARS que le traitement ne reprendra vraiment qu’à partir du mois de septembre. Lorsque les consultations pourront enfin reprendre, il est à craindre qu’une vague de patients vienne surcharger les services de chirurgie et de chimiothérapie. »

 

Publié par anti-K

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