SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Mais aussi des squats et des greniers, dixit Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé-Pierre. Cette organisation humanitaire a publié son rapport annuel, ce lundi 1er février 2021, sur le mal-logement en France. Le covid-19 aggrave la précarité à Paris, sensée être la ville-lumière, et sur tout le reste du territoire. La Fondation redoute en plus les conséquences de la crise économique qui s'ajoutent à celles de l'épidémie et du mal-vivre.

C'est son 25e rapport annuel et rien ne s'est arrangé en 2020 sur le mal-logement qui touche à des degrés divers plus d'un habitants sur cinq.

Soit pour Paris:

Crise sociale et sanitaire: des gens sortent des caves à Paris pour demander des aides

De son côté, l'Observatoire des inégalités souligne que la pauvreté explose en France dans son rapport 2020-2021. Plus d'un enfant sur 10 le subit. Les jeunes sont en première ligne. Hors étudiants, 22 % des jeunes de 18 à 29 ans vivant seuls figurent parmi les pauvres. Jusqu’à 25 ans, ils n’ont pas droit à un minimum social.

Le Smic n'a été augmenté que de 0,90%, les pensions de retraite de 0,4%. Le livret A est toujours maintenu à 0,50%.

En revanche au 1er février 2021, en cette période hivernale, l'électricité augmente de 1, 6% et le gaz de 0,9 % pour les usagers utilisant le gaz pour la cuisson, de 2,1 % pour un double usage cuisson-eau chaude, et de 3,7 % pour les foyers qui se chauffent au gaz.  Quant au coût global de la vie?

Pendant ce temps, les droites perpétuent leur tambouille, pendant que les queues s'allongent devant les associations humanitaires, comme l'écrit Canaille le Rouge dans son blog:

Crise sociale et sanitaire: des gens sortent des caves à Paris pour demander des aides

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
"Rallumer la flamme de la solidarité". Les grévistes de Grandpuits se rendent à la raffinerie de Normandie

Pour un débrayage massif les 3 et 4 février, la solidarité entre les raffineurs se construit. Après la rencontre avec le dépôt de Genevilliers, le comité de grève de la raffinerie de Grandpuits ainsi qu'Adrien Cornet, le délégué CGT ont rencontré, ce 29 janvier, les travailleurs de la plus grande raffinerie de France : la raffinerie de Normandie qui répond présent à l'appel des Grandpuits.

Lutte de Grandpuits

La raffinerie de Normandie, au Havre, c’est près de 1600 travailleurs Total, la plus grande raffinerie de France, la seule qui ne soit pas concernée par un projet de « reconversion écologique » par Total. C’est dans cette usine que se sont rendus ce vendredi 29 janvier les raffineurs en lutte de la raffinerie de Grandpuits qui se battent contre la volonté du géant pétrolier de reconvertir le site en lieu de production de bioplastique, biocarburant et pyrolyse. Dans le but de « rallumer les feux de la solidarité entre les raffineries » en rejoignant la lutte le 4 février, date de la manifestation interprofessionnelle, comme l’explique Adrien Cornet, le délégué CGT. Une solidarité réaffirmé par Alex, délégué CGT du site normand « A Grandpuits ils réaffirment des valeurs que certains voudraient enterrer. La fierté et la solidarité ouvrière, les comités de grève. Je suis fier de ce qu’ils font ». La solidarité des raffineurs de Normandie passe aussi par le don de 4000 euros dans la caisse de grève de Grandpuits. Les grévistes du comité de grève de Grandpuits ont donc fait ce premier pas dans les salles des différents secteurs de la raffinerie, guidés par les élus de la CGT du site.

Une bataille à rejoindre pour des conditions de travail et de vie dignes

En effet, rallier le combat de la raffinerie de Grandpuits c’est rallier un combat pour l’intérêt de tous ceux qui travaillent pour Total, employés ou sous-traitants. C’est se battre pour des conditions de travail dignes. Quand on sait en effet qu’un incendie a ravagé tout un secteur de l’immense raffinerie de Normandie, au sujet duquel les syndicats dénoncent le manque de moyens mis dans la sécurité du site, le parallèle peut être vite établi avec la petite raffinerie de Grandpuits dans lequel une réduction des équipes de pompier est prévue pour le site reconverti, un site Seveso seuil haut.

Rejoindre le mouvement contre la suppression d’emploi sous un prétexte écologique que veut imposer Total c’est aussi se battre pour une vie digne. La rencontre en effet, avec Olivier, ancien raffineur de la raffinerie de Flandres qui a subi une mutation forcée sur le site normand a fait ressortir les risques psychosociaux très lourds d’un plan social. Il raconte, ému : « C’est la famille qui prend en premier. Ma femme n’a pas pu me rejoindre tout de suite, mon fils avait trois ans, il n’avait plus de père, c’est ce qu’il disait. On a du lui prendre un psy » .

Après Grandpuits, à qui le tour ?

En effet, Grandpuits vient s’inscrire dans la liste des raffineries dont les emplois sont menacés par Total. La raffinerie de Flandres en 2010, celle de Carling en 2017 et celle de La Mède en 2019, ont subi une fermeture pour la première, mettant sur le carreau plus de 300 travailleurs dont 80 d’entre eux ont subi une mutation forcée à des centaines de kilomètres de chez eux, et des restructurations et reconversions pour les deux autres, supprimant des centaines d’emploi. Ces successions de plans sociaux s’inscrivent bien dans une statégie continue de Total de faire toujours plus d’économies sur le dos des travailleurs. « Nos destins sont liés. « Aujourd’hui c’est Grandpuits, mais le seul objectif de Total c’est de casser l’emploi, attaquer les conditions de travail. C’est nos vies que Total met en danger. » expose Adrien Cornet lors des prises de paroles devant la raffinerie C’est ainsi qu’un plan de départ volontaire concernant des centaines de salariés du siège de la Défense est aussi en cours. Après Grandpuits, donc, qui sera sous le joug de Total qui supprime des postes à tour de bras, au cœur de la crise sanitaire alors même que le groupe continue de verser 7 milliards de dividendes.

Face à la stratégie patronale qui cherche à agrandir ses marges sur le dos des travailleurs en pleine crise sanitaire, c’est une réponse coordonnée que nous devons opposer. Dans ce cadre, la journée interprofessionnelle du 4 février est une étape pour la convergence de tout le secteur pétrochimique et au-delà. C’est d’un plan de bataille d’ampleur et d’une réponse à la hauteur dont nous avons besoin, construisons la !

Pour soutenir les raffineurs en lutte, faites vous aussi un don sur la caisse de grève en ligne

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Sauf la France de Macron, tous les grands pays industrialisés ont leur labo pharmaceutique et leur vaccin anti-covid-19. Chez nous, on n'a donc pas de recherche et d'innovation, mais on a JC:

Combien vaut ce vaccin dans la vitrine, ouah, ouah (air bien connu)

Ceci dit, combien coûtent les différents vaccins que l'UE du capital a acheté au nom du marché toujours libre et non faussé? Vous ne saurez jamais.

Les eurodéputés ont droit à 45 minutes, sans téléphone pour ne pas filmer et sous le regard d'un vigile pour dépouiller 60 pages déjà édulcorées par Bruxelles, quand les labos pharmaceutiques ont donné leurs contrats à déchiffrer. Ben oui, ils n'y sont pas obligés du tout.

En revanche, c'est sûr, pas de pénalités financières si ARN messager, Moderna, Pfizer-BioTech ou Astrazenaca faillissent à leur signature au bas d'un contrat marchand.

Mais Napomacron, l'enfant prodigue de la France qui abonde en fric public Sanofi privé KO debout, menace de lancer des actions en justice pour obtenir d'AstraZeneca les doses contractuelles. Clément Beaune, notre sous-ministre chargé des affaires européennes, a tonitrué "S'il y a eu une préférence qui a été donné aux Britanniques par le britannique labo AstraZeneca, c'est un problème". Bon, Même pas peur a rétorqué le labo britannique, surtout depuis le Brexit et la Cour de Justice européenne dont n'est plus assujetti le paradis fiscal qu'est le Royaume-Uni.

En attendant, la Hongrie, membre à part entière de l'UE, va acheter du vaccin russe, pas accrédité par Bruxelles. L'autorité vaccinale de l'Allemagne recommande aucune injection d'AstraZeneca aux personnes de plus de 65 ans. En Italie,  ce vaccin est déconseillé pour les plus de 55 ans.

Et côté gestion de la crise sanitaire :

Combien vaut ce vaccin dans la vitrine, ouah, ouah (air bien connu)

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

SOURCE : L'Humanité

 

En Ariège, un ex-cadre d’une société d’extraction minérale, victime de discrimination syndicale, a obtenu que son départ soit imputé aux torts exclusifs de son entreprise. Imerys s’acquittera de plus de 300 000 euros de dommages et intérêts.

C’est une décision assez rare pour être mise en lumière : le 22 janvier, la cour d’appel de Toulouse a reconnu que la démission d’un salarié consécutive à des faits de discrimination syndicale devait être requalifiée en rupture du contrat de travail aux torts exclusifs de l’employeur.

Une confirmation, et même un renforcement, du jugement de première instance rendu par le conseil de prud’hommes de Toulouse, fin 2018. À l’époque, le tribunal avait reconnu uniquement la violation du statut protecteur et pas la discrimination syndicale. L’entreprise de fabrication et de transformation de minéraux industriels qui l’employait devra s’acquitter de 303 000 euros de dommages et intérêts vis-à-vis de son ancien cadre.

« Du jour au lendemain, j’ai été traité comme un pestiféré »

 

Pendant dix ans, la carrière de Thierry s’était en effet déroulée sans accroc majeur. Responsable de gestion de production pour la société Talc de Luzenac (Ariège), puis gestionnaire de la chaîne d’approvisionnement pour Imerys, le groupe qui rachète son précédent employeur, le cadre semble donner satisfaction à sa hiérarchie. Jusqu’aux élections professionnelles de 2015, où Thierry devient élu au comité d’entreprise, délégué du personnel adjoint et mandaté par la CFE-CGC dans son entreprise.« J’ai été, du jour au lendemain, traité comme un pestiféré au travail : on chronométrait mes pauses-cigarettes ! Sans compter que j’ai perdu la quasi-intégralité de mes missions en quelques mois, alors que j’avais toujours obtenu d’excellents résultats »,explique-t-il.

Évincé des réunions de service, dépouillé de dossiers stratégiques, entravé dans la prise de ses congés, bloqué dans son évolution de carrière, lésé sur l’octroi de primes, le syndicaliste CFE-CGC se rend compte, en novembre 2015, qu’on l’a tout bonnement fait disparaître de l’organigramme de l’entreprise. Début 2016, en état anxio-dépressif, le cadre est placé en arrêt maladie avant de prendre acte de la rupture du contrat de travail en juin, dénonçant ces pratiques de discrimination syndicale à son encontre.« Le lien entre les mesures de rétorsion subies par (ce salarié) dans le cadre de l’exécution de son travail et la détention par lui de mandats électifs et syndicaux est établi par la concomitance entre la dégradation de ses conditions de travail et la suppression de son poste sans alternative sérieuse et la détention par lui de mandats électifs et d’un mandat syndical »,pointe la cour d’appel dans sa décision.

«J’espère que cette affaire pourra servir à d’autres »

« Il est impensable qu’un grand groupe comme Imerys se permette, en 2015, de traiter de cette manière un salarié au motif qu’il serait syndicaliste, traitement d’une telle violence que le salarié a dû démissionner de ses fonctions sans avoir ni travail ni indemnités de chômage »,souligne le conseil du salarié, maître Xavier Sauvignet, du cabinet Boussard-Verrecchia & Associés.

« J’espère que cette affaire pourra servir à d’autres qui, comme ce fut le cas pour moi, pâtissent au quotidien de leur engagement pour la communauté de travail »,insiste le salarié lésé, qui se dit soulagé d’avoir gagné en appel. Au vu des nombreuses menaces de sanctions ou de poursuites qui pèsent sur les syndicalistes à l’heure actuelle, ce genre de décision pourrait inciter les entreprises à user de plus de prudence vis-à-vis des salariés protégés.« La violation du statut protecteur est l’un des seuls cas où la justice impose des dommages et intérêts punitifs, pour dissuader les employeurs d’user de ces pratiques »,indique maître Sauvignet.

par  Loan Nguyen ,
 
Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

SOURCE : La CGT Infocom

 

JEUDI 4 FEVRIER, STOPPONS LES CORONA-PROFITEURS 


Les organisations CGT, FSU, Solidaires, Unef, UNL, MNL, FIDL appellent à une journée de grèves, manifestations et mobilisations pour la préservation et le développement de l’emploi et des services publics, contre la précarité.

Stoppons la valse des licenciements et revendiquons des solutions concrètes et immédiates, notamment :
 la suspension de tous les plans de suppressions d’emploi en cours ou survenus durant l’année 2020 ;
 la conditionnalité de toutes les aides publiques au maintien ou à la création d’emplois et leur contrôle ;
 la suppression des dividendes versés aux actionnaires des grands groupes pour l’année 2020, soit l’équivalent de 60 milliards d’euros qui doivent être réorientés pour le social, l’économie, l’environnement ;
 le développement des services publics sur l’ensemble du territoire par la création de 500 000 emplois dans la Fonction publique, dont près de la moitié dans la santé et l’action sociale ;
 la réduction du temps de travail à 32 heures sans perte de salaire pour travailler moins, mieux, toutes et tous.
 une autre réforme de l’assurance chômage avec l’ouverture de droits à toutes et tous, y compris pour les jeunes en recherche du premier emploi ;
 une sécurité sociale professionnelle permettant un déroulement de carrière progressif quels que soient les aléas de la vie au travail.

Tous ensemble, partout en France, exprimons notre colère et revendications ! Stoppons la régression sociale et démocratique 
 

CARTE DE FRANCE DES RENDEZ-VOUS

I C I

 

EXEMPLES :

 

 

 

 

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
La CGT SOISSONS vers le 4 FEVRIER

La CGT appelle à manifester le jeudi 4 février à Soissons pour dénoncer la gestion de la crise sanitaire et une politique de santé qu’elle ne juge pas à la hauteur.

 

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

LIEN:

[jpg] CGT-NOKIA-30-01-2021

 

Publié par EL DIABLO

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Avec le télétravail, les entreprises font des économies sur le dos des salariés

Alors que des milliers de salariés font face à la difficulté de devoir travailler à distance tout en devant réussir à gérer vie professionnelle et personnelle, le patronat en profite pour réaliser des économies sur le dos des salariés. Une situation validée par un accord sur le télétravail accepté par la quasi totalité des syndicats qui laisse les mains libres au patronat.

Patrons-Voyous

Crédits : ( AFP / VALERY HACHE )

La crise sanitaire à laquelle nous faisons face depuis un an est synonyme d’une adaptation dans notre façon de travailler qui s’illustre notamment par le télétravail. Cette nouvelle façon de travailler de chez soi, qui concerne 1 salarié sur 5 et qui se poursuit en 2021, impose à ces derniers des frais matériels parfois conséquents : chaises de bureau, encres et papier pour l’imprimante, mais aussi chauffage pour pouvoir rester au chaud pendant la période hivernale. En effet, selon Capital, on assiste à une augmentation de +35% de gaz et +20% d’électricité dans les ménages entre le 25 octobre et le 25 novembre 2020. 

Tandis que les salariés questionnent leurs patrons quant au remboursement de ces frais, certains font la sourde oreille ou s’indignent. D’autres vont même jusqu’à faire signer un avenant à leurs employés qui les font renoncer à se faire rembourser de ces dépenses supplémentaires. si certaines rares entreprises ont mis en place des indemnisations ; la plupart n’en font rien alors même que cette crise sanitaire leur permet de réaliser des économies ! Les employés étant de moins en moins présents dans les locaux, les entreprises réduisent leur surface et payent moins cher la location de ces locaux. Plutôt que d’indemniser logiquement leur salariés en contrepartie, les entreprises ont décidé de jouer la sourde oreille.

Comme solution proposée, l’Urssaf a mis en place un barème indicatif pour permettre aux employeurs de verser une allocation de télétravail pouvant aller jusqu’à 50 euros par mois et par salarié mais exonérés de cotisations sociales, à condition que le télétravail soit encadré par une convention ou un accord collectif au sein de l’entreprise, ce qui n’est pas toujours le cas. 

Chaque entreprise fonctionne donc au cas par cas, une situation provoquée par le flou juridique qui entoure les ordonnances de Macron concernant le Code de travail, supprimant la disposition suivante : « l’employeur [était] tenu à l’égard du salarié en télétravail (…) de prendre en charge tous les coûts découlant directement de l’exercice du télétravail » (Article 1222-10). Le patronat profite de ce flou juridique pour ignorer les demandes d’indemnisations de leurs employés. Alors même que des avocats expliquent que ce flou est une excuse car en réalité, donner à son employé les ressources nécessaires pour pouvoir accomplir sa tâche relève d’un principe et ce, même dans une situation exceptionnelle telle que la crise actuelle. 

Pour pouvoir contraindre leur employeur, les salariés peuvent s’appuyer sur l’arrêt de 2010 de la chambre sociale de la Cour de cassation qui indique que « les frais qu’un salarié justifie avoir exposés pour les besoins de son activité professionnelle et dans l’intérêt de l’employeur doivent lui être remboursés sans qu’ils puissent être imputés sur la rémunération qui lui est due ». Le patronat joue dès lors sur le fait que peu de salariés saisiront les prud’hommes par peur de perdre leur emploi dans une situation difficile, par méconnaissance ou encore parce que les procédures sont longues.

La jurisprudence est souvent une façon de flouter des mesures sans en donner le cadre commun comme pourrait le faire une loi. C’est notamment le cas du dernier accord national intersyndical, signé par l’ensemble des organisations exceptée la CGT, sur le télétravail, conclu en novembre dernier et qui rappelle à l’employeur la nécessité de couvrir les frais professionnels, mais sans apporter plus de précisions. L’accord, qui renvoie vers un dialogue social d’entreprise par entreprise, ne garantit donc pas aux employés qu’ils recevront les indemnités qui leurs sont dus. L’ accord est qu’il ne contraint absolument pas le patronat à quelconque indemnité et constitue seulement un “rappel”, histoire de pondre un accord qui illustrerait la bonne volonté du patronat de construire des structures correctes à ses employés.

Après plusieurs séances de négociation, le patronat avait en effet obtenu gain de cause avec un accord « ni prescriptif ni normatif ». En clair, un accord qui ne contraint à rien, avant tout une synthèse de l’existant et un renvoi vers le dialogue social entreprise par entreprise pour préciser les modalités d’application. L’ensemble des organisations, à l’exception de la CGT (précisément pour cette raison d’absence de cadre commun pour tous), ont accepté le texte proposé par les organisations patronales (Medef, CPME et U2P).
Les salariés doivent donc s’en remettre à des négociations dans l’entreprise menées dans les CSE (Conseil Social et Économique) et à des accords locaux. Une autre source de stress pour des employés déjà surchargés par le travail et par un télétravail difficile.

Une nouvelle fois la réalité de la situation en plein télétravail montre que ce n’est pas d’un accord fantoche avec le patronat dont les travailleurs ont besoin mais d’un plan de bataille pour interdire les licenciements, partager le temps de travail sans perte de salaire jusqu’à éradication du chômage et augmenter les salaires et les pensions. On ne fait pas reculer le patronat et avancer notre cause en discutant avec le patronat mais en le combattant pied-à-pied, par la grève, que l’on soit amené à travailler dans la boîte ou à la maison !

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Hier soir, ayant probablement peur de l’appel par les paysans à une nouvelle marche vers le Parlement le 1er février appuyée par une grève des fonctionnaires et des employés de banque ce jour-là, le gouvernement d’extrême droite de Modi a mobilisé ses milices de gangsters fascistes appuyées par des forces paramilitaires et des policiers en nombre, soutenus par une importante campagne de presse inventant de toutes pièces des pseudo-violences paysannes, coupant également internet dans l’Haryana pour faire évacuer de force un des campements paysans aux portes de Delhi, Ghazipur.
C’était la porte ouverte à l’évacuation de tous les campements et à une répression en masse.
En même temps, le gouvernement faisait arrêter un certain nombre de leaders paysans et envoyait ses troupes pour bloquer les autres campements de Singhu, Tikrit et d’autres afin qu’ils ne puissent pas soutenir ceux de Ghazipur.
Par ailleurs il faisait évacuer des campements plus petits et massait des troupes auprès de tous les péages autoroutiers occupés dans l’Haryana tout en faisant matraquer violemment des enseignants qui manifestaient dans le le Tripura…
Il n’avait pas compté sur la détermination des paysans.
Appelés à la résistance jusqu’au bout par les leaders paysans et notamment Rakesh Tikait déclarant qu’il ne quitterait Ghazipur qu’avec une balle dans la tête, devenu le héros du moment, des paysans se levaient en masse et partaient de partout avec de très nombreux jeunes, de leurs villages de l’Haryana, du Rajasthan, de l’Uttar Pradesh, du Pendjab pour commencer à atteindre la porte de Ghazipur vers minuit. Ils mettaient alors en fuite les bandes de gangsters fascistes du pouvoir tandis que les policiers et les forces paramilitaires jugeaient plus prudent de plier bagages et de se sauver également.
Le coup de force a échoué. La marche en avant des paysans et leurs soutiens vers la révolution continue.
 
Le camp de Ghazipur :
 
Les policiers matraquent les enseignants :
 
Des paysans arrivent de partout en pleine nuit à Ghazipur :
 
Des paysans sont arrivés toute la nuit et il n’y a jamais eu autant de monde à la porte de Ghazipur :
 
La police ayant fait couper l’eau et l’électricité à Ghazipur, les paysans amènent des citernes d’eau :
 
 
aplutsoc2 | 29 janvier 2021
 
Publié par anti-K

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
L’idéal serait un nouveau confinement…

Publié par anti-K

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Stelia Aerospace : pas de licenciements… mais 704 suppressions de postes !

Pas de licenciements, mais une saignée en suppression d’emplois. Chez Stelia Aerospace, l’objectif des 704 suppressions de postes a été atteint, au terme de négociations source de précarisation pour les travailleurs et de détérioration des conditions de travail.

Crise économique

Particulièrement impacté par la crise économique qu’a fait exploser le COVID 19, le secteur de la production aéronautique a connu un lourd ralentissement productif faute de commande des compagnies aériennes. Dans ce contexte, les patrons des grands groupes dont Airbus ou ses filiales comme Stelia ici, avaient annoncé des milliers de licenciements pendant que des milliards issus du plan de relance leur étaient alloués.

A Stelia 704 emplois étaient menacés sur les différents sites (290 à Méaulte, 201 à Saint-Nazaire, 95 à Rochefort, 82 à Mérignac et 36 à Toulouse). Cependant Cédric Gautier, le président de Stelia Aerospace s’est réjoui en milieu de semaine d’un PSE qui a abouti sans aucun licenciement. Mais derrière cet effet d’annonces, les travailleurs ne sont pas moins lésés puisque même sans licenciements “secs” il s’agit d’emplois supprimés.

Ce n’est pas tout, elle a récemment mis en place le dispositif APLD, l’activité partielle longue durée. Il s’agit d’un chômage partiel à long terme dont le but serait de garder le savoir-faire tout en s’adaptant à la baisse d’activité. En réalité ce dispositif revient à subventionner les actionnaires pour ne pas affecter leurs profits, mais les salaires quant à eux ne restent pas intact, au contraire. L’APLD réorganise l’ensemble de l’usine et ses salariés, avec de nouvelles contraintes en termes d’horaires mais surtout une réduction de celles-ci, avec la réduction de salaire qui suit - qui plus est payé par les aides de l’Etat et l’Unedic.

Ce dispositif a participé au renforcement du PSE “sans licenciement” en évitant de forcer certains départs. Dans le même temps, une série de mesure ont été acté, comme les départs non remplacés (attrition naturelle avant PSE), ainsi que les mesures d’âge (retraite et pré-retraite) ou de mobilités, permettant de déplacé des travailleurs sur les différents sites du groupe. Ainsi, selon les informations publiées dans La Dépêche, l’objectif des 704 suppressions de postes est rempli !

« Nos efforts ont payé. Nous avons mené à bien l’exécution de notre plan de sauvegarde de l’emploi sans avoir recours aux départs contraints, conformément à nos objectifs » a ainsi déclaré Cédric Gauthier. « Je souhaite souligner le sens des responsabilités de l’ensemble des équipes Stelia Aerospace et des partenaires sociaux » a ajouté le président du groupe.

Pourtant, pour les travailleurs de Stelia Aerospace, ce sont des concessions importantes et des conditions de travail détériorées qui ont été scellées. En effet, c’est avec 704 postes en moins qu’il sera question de faire tourner la boutique, avec une potentielle surcharge de travail à la clef. Ainsi, ce sont bien les travailleurs qui portent sur leurs épaules l’ensemble du poids de la crise

De ce point de vue, l’accord passé avec la direction n’est pas une victoire, et démontre l’impasse totale à laquelle mène la logique d’un dialogue social sans combat par les méthodes ouvrières, c’est à dire par la grève et l’action. Une leçon d’autant plus importante que la crise économique n’en est qu’à ses prémisses, et que les plans de licenciements et de suppressions de postes vont se poursuivre et s’amplifier dans les mois à venir.

A l’inverse de cette logique de négociation de la régression sociale, il s’agit au contraire de se battre contre les licenciements et suppression de postes, avec une logique de coordination entre les boites attaqués pour organiser la contre-offensive. A Grandpuits les raffineurs subissent la même logique de la part d’Eric Pouyanné (PDG de Total) qui compte masquer la délocalisation de la raffinerie et la suppression de 700 emplois par un plan de reconversion faussement écologique. Or ce n’est pas d’accepter le moindre mal qu’ont décidé les ouvriers de Grandpuits, mais plutôt de s’organiser et lutter dans une grève dure contre le groupe aux profits mirobolants afin de lui imposer 0 licenciements, 0 suppression d’emplois et 0 acquis en moins. Une bataille exemplaire qui résonne comme un exemple à suivre pour l’ensemble des travailleurs victimes des attaques du patronat, prêt à tout pour leur faire payer le coût de la crise.

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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