SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Et de ce fait confirme le fonctionnement des institutions européennes à la concurrence libre et non faussée en faveur du dumping fiscal.

Une leçon de choses infligée à ceux qui invoquent l'Europe sociale et l'harmonisation fiscale sans voir que les traités européens légalisent cette concurrence et ce dumping !

SEULE la lutte des peuples, la sortie des traités et de l'union européenne, construction au service exclusif des puissants, des multinationales, du capitalisme sur notre continent sont à même de créer les conditions d'une lutte réelle contre la fraude fiscale et les privilèges accordés aux grandes entreprises, notamment US !

En lien avec la lutte pour une issue démocratique et révolutionnaire à la crise du système!

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

PAS D'ILLUSION :

 

Le premier ministre change de ton et de méthode parce qu'il y est contraint.

En raison des circonstances exceptionnelles que nous vivons et parce qu'ils craignent les luttes qui déjà ont entravé leurs projets (Gilets jaunes, grèves sur la contre-réforme des retraites ...).

Ils sont à la recherche d'un consensus en donnant des gages notamment à la CFDT ( séparation du principe même de la contre-réforme des retraites de son financement) pour tenter de faire accepter par l'opinion et les travailleurs la poursuite de leurs contre-réformes.

 

 

Leur report ne signifie donc absolument pas un renoncement à les mettre en oeuvre : il s'agit pour eux de gagner du temps en attendant le moment propice pour prendre l'initiative.

Et n'oublions pas que c'est au 49-3, à la veille du confinement, sans même un passage au parlement qu'ils ont fait passer la loi sur les retraites qui demeure une épée au dessus des droits des salariés et des pensionnés!

Le " dialogue sociale" qu'ils brandissent à tout bout de champ n'est pour eux que le moyen de parvenir à leurs fins en tentant d'obtenir de la part des organisations syndicales l'approbation de leur politique en utilisant en particulier le cheval de Troie qu'est la CFDT dans le monde du travail.

Ce qui est à l'ordre du jour ce n'est donc pas de conjuguer dialogue social et mobilisations comme l'indique le communiqué ci-après de la direction confédérale, pour la bonne raison que le dialogue social est essentiellement un outil de démobilisation et d’institutionnalisation des organisations.

SEULE l'action, la lutte sont en mesure de stopper les contre-réformes et de renouer avec les CONQUIS sociaux.

plus que jamais donc :

 

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La déclaration confédérale de la CGT :

 

 

Conférence sociale : des premiers reculs à confirmer grâce à la mobilisation sociale
PUBLIÉ LE 17 JUIL 2020 TEMPS DE LECTURE : 2 MIN.
Conformément à ses engagements, le Premier ministre a reçu ce jour les organisations syndicales et patronales pour une « Conférence du dialogue social », confirmant ainsi les propos de son discours de politique générale qui placent le dialogue et la démocratie sociale aux cœurs des enjeux sociaux, économiques et environnementaux de la période.
Sur la forme, la CGT note un changement de méthode et une meilleure considération des organisations syndicales comme actrices incontournables sur les sujets du travail, de l’emploi des jeunes, de la lutte contre le chômage et de la relance de l’économie.

Sur la méthode de travail présentée, la CGT prend acte avec satisfaction des engagements du Premier ministre concernant les projets de réformes de l’Assurance Chômage et des retraites. Au-delà d’un « simple » report de calendrier, c’est le contenu même de ces réformes qui sera ouvert à discussions/négociations.

Assurément, les mobilisations sociales de 2019 et 2020 ont lourdement influencé ce choix politique qui n’est en rien du seul fait de la crise sanitaire. C’est bien la démonstration que seul le dialogue social conjugué à un rapport de force permet des avancées pour le monde du travail.

La construction inédite de réunions de « suivi et d’évaluation » au plan national et en territoire est aussi à saluer. Les organisations syndicales territoriales auront en ce sens un rôle prépondérant.

La CGT s’inscrira dans l’ensemble des rendez-vous nationaux comme en territoire et organisera, autant que de besoin, les mobilisations sociales les plus larges afin de réellement peser sur chacun des dossiers.

Mais ces premières avancées ne peuvent cacher l’obstination gouvernementale et patronale qui considère le salaire comme l’ennemi de l’emploi.

Le Premier ministre refuse toute augmentation du smic et des minima sociaux !

Avec en plus un patronat bien plus prompt à recevoir des aides et des exonérations sans contreparties, à verser des dividendes aux actionnaires qu’à augmenter les salaires, le retour à la croissance via la consommation des ménages est impossible.

Plus que jamais, la mobilisation sociale doit se faire entendre pour une politique publique d’investissement, pour l’emploi, pour les salaires et la diminution du temps de travail, pour notre système de protection social et nos retraites... C’est tout le sens de l’appel à la mobilisation et à la grève du 17 septembre prochain !

 

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Castex donne des gages aux partenaires sociaux sur les retraites et l'assurance chômage  17/07/2020 


  
La ministre du Travail Elisabeth Borne et le Premier ministre Jean Castex, sur le perron de Matignon le 17 juillet 2020 à ParisLa ministre du Travail Elisabeth Borne et le Premier ministre Jean Castex, sur le perron de Matignon le 17 juillet 2020 à Paris ( Bertrand GUAY / AFP )
Après avoir clamé sa foi dans le "dialogue social" lors de sa déclaration de politique générale, le Premier ministre Jean Castex a donné des gages vendredi aux partenaires sociaux en acceptant de "détendre le calendrier" sur les réformes des retraites et de l'assurance chômage.

"En détendant les calendriers, cela permet d'éviter les sujets qui fâchent", a commenté le président du Medef Geoffroy Roux de Bézieux, au sortir de cette "conférence du dialogue social" qui succède à des rencontres bilatérales la semaine dernière.


Première satisfaction pour les syndicats et le patronat qui avaient tous repoussé l'idée de reparler rapidement du dossier des retraites: les concertations sur ce thème sont repoussées "au moins jusqu'à la fin de l'année".

Comme réclamé par le Medef notamment, M. Castex a annoncé aux participants qu'il saisirait de nouveau le Conseil d'orientation des retraites (COR) à la rentrée afin d'évaluer la situation financière des régimes actuels en distinguant la partie liée à la crise en cours du déficit structurel.

Selon une estimation provisoire du COR dévoilée en juin, le déficit pourrait approcher les 30 milliards d'euros cette année, un chiffre mis en avant par l'exécutif pour justifier la nécessité de prendre des mesures.

Croissance françaiseCroissance française ( AFP / AFP )
"Nous continuons de croire qu'un système universel est plus juste mais la priorité n'est pas celle-ci aujourd'hui", a redit le patron de la CFDT Laurent Berger qui veut se concentrer sur "la lutte contre le chômage, le maintien de l'emploi, la lutte contre la paupérisation" et a vu "une vraie sincérité du Premier ministre dans sa conviction du dialogue social".

Autre satisfaction: le report jusqu'au début 2021 de la totalité de la réforme de l'assurance chômage, y compris les mesures déjà entrées en vigueur le 1er novembre qui durcissent les conditions d'ouverture de droits (avoir travaillé six mois pendant une période de 24 mois, au lieu de 4 mois sur 28) et de leur rechargement.

Jean Castex s'était dit prêt, la semaine dernière, à "décaler" cette réforme dont les syndicats réclament l'abandon pur et simple alors que l'Unédic pronostique la destruction de 900.000 emplois d'ici à la fin de l'année.

"En train de changer"

Les syndicalistes sortent de la réunion à Matignon avec les partenaires sociaux et le Premier ministre, le 17 juillet 2020 Les syndicalistes sortent de la réunion à Matignon avec les partenaires sociaux et le Premier ministre, le 17 juillet 2020 ( Bertrand GUAY / AFP )
Le Premier ministre, arrivé à Matignon avec une réputation de négociateur, a salué "le sens des responsabilités des partenaires sociaux" et "la qualité du dialogue", alors que ceux-ci s'étaient sentis largement marginalisés pendant les trois premières années du quinquennat.

"Tout cela ne préjuge pas d'un accord global. Il y aura, on le sait, des divergences (...) mais il faut d'abord savoir nous parler, nous respecter, et fixer des voies et des chemins pour l'avenir", a-t-il plaidé, promettant sur les retraites "une nouvelle méthode".

"Il semble que quelque chose soit en train de changer dans la méthode du gouvernement", a même lancé le président de la CFE-CGC François Hommeril, qui a habituellement la dent très dure envers l'exécutif. "C'est un discours de gaulliste social qui rompt avec Macron, c'est déstabilisant", a commenté le numéro un de FO, Yves Veyrier, auprès de l'AFP.

Le Premier ministre a garanti un "calendrier extrêmement exigeant", d'abord sur l'emploi et également "pour arrêter et finaliser le plan de relance" auquel les partenaires sociaux seront étroitement associés.

Des concertations auront lieu dès la semaine prochaine au ministère du Travail sur l'emploi des jeunes, dont 700.000 sont attendus sur le marché du travail à la rentrée.

Il s'agit de fixer les modalités de la réduction annoncée du coût du travail de 4.000 euros par an (prime ou exonération de cotisations) qui doit concerner chaque jeune de moins de 25 ans employé par une entreprise. Le Medef a demandé que cette mesure ne soit pas limitée à 1,6 Smic, une question en suspens. Les syndicats sont hostiles par principe aux exonérations qui affaiblissent le financement de la Sécurité sociale, et craignent des effets d'aubaine.

Pour les nombreuses concertations à venir (financement de la protection sociale, dépendance, assurance chômage, travailleurs détachés, partage de la valeur, etc), dont certaines seront déclinées territorialement (plan de relance, transition écologique), un agenda sera envoyé aux partenaires sociaux en début de semaine prochaine.

La CGT, qui avait annoncé dès la semaine dernière une journée de mobilisation et de grève le 17 septembre, a dans un communiqué, fait rare, "pris acte avec satisfaction des engagements" du Premier ministre sur les retraites et l'assurance chômage, notant "un changement de méthode et une meilleure considération des organisations syndicales".

 

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CHU TOULOUSE : Quand ... SEULE la lutte paye !

Ils déploraient dans leur missive de ne pas avoir les ressources nécessaires pour pouvoir «assurer» leurs «missions face aux besoins de la population». En réaction, le CHU de Toulouse et l'Agence régionale de santé (ARS) Occitanie se sont engagés, vendredi, à pérenniser des moyens supplémentaires mis en place pendant la crise du Covid-19.

Les médecins ont pris acte de cet engagement, tout en affirmant «regretter» «qu'il ait fallu en venir à des procédés aussi radicaux pour avoir droit de cité». Ils assurent qu'ils resteront «attentifs» à ce que «le dialogue demeure ouvert entre les instances hospitalières et régionales d'une part, et nos services d'autre part».

«Il est bien triste d'avoir dû envisager de quitter l'hôpital pour en défendre les valeurs», ont-ils ajouté dans leur communiqué. 

 

Publié par FSC

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La propagande gouvernementale et médiatique affirment que les mesures de chômage partiel étaient destinées à conserver les savoir faire dans les entreprises y compris après le confinement.

Sur le terrain la réalité est tout autre et les plans de licenciements avoués ou masqués,, les licenciements d'opportunité se multiplient parallèlement aux cadeaux au patronat, aux exonérations de cotisations et d'impôts, les travailleurs étant de fait appelés à payer la crise.

Pas d'autre voie que la lutte et la résistance !

 

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Cinq licenciements chez Kerpont industrie à Rédéné

L’entreprise de décolletage Kerpont industrie, installée à Rédéné, va supprimer cinq emplois, sur un effectif total de 29, à la fin du mois. Selon la CGT, la crise ne justifie pas une décision aussi rapide.


L’annonce est tombée le 2 juillet. Elle a été officialisée le 8 juillet lors d’un comité social et économique (CSE). La direction de Kerpont industrie a confirmé le licenciement de cinq des 29 salariés dès la fin du mois. « Quatre opérateurs-régleurs et un magasinier sont concernés », détaille David Le Gadic, délégué syndical CGT et élu au CSE.

« Depuis l’ambiance est pesante dans l’entreprise. Il y a un mélange de colère, d’incompréhension mais aussi de peur », témoigne le délégué syndical, qui s’étonne de cette décision soudaine. « Le chiffre d’affaires a chuté en avril mais, depuis la fin du confinement, il y a une légère reprise. On pensait que le chômage partiel, toujours en application à raison d’une journée par semaine, suffirait à passer le cap », confie-t-il. Mais l’entreprise de mécanique de précision travaille pour des secteurs très impactés par la crise sanitaire : l’aéronautique (34 % de la production), l’industrie du poids lourd (35 %), l’automobile (12 %) et le nautisme (8 %). « Avec les cinq suppressions de postes, on va revenir au niveau de l’effectif de 2019… un an avant la crise sanitaire », souligne le représentant du personnel.


« Des licenciements d’opportunité »

 

Implantée dans la zone industrielle de Kerpont, à Caudan (dans l’agglomération de Lorient) depuis sa création en 1975, Kerpont industrie a déménagé, en août 2019, dans la zone d’activités de Kerfleury, à Rédéné, dans des bâtiments neufs et plus grands, avec l’ambition de développer son activité. L’union locale de la CGT et la fédération de la métallurgie, qui soutiennent les salariés, dénoncent « des licenciements d’opportunité ». Elles rappellent que tous les dispositifs mis en œuvre pour sauvegarder les emplois n’ont pas été utilisés. « Notamment l’aide accordée aux entreprises à la formation des personnels. 

Le patron de l’entreprise retrouvera-t-il des compétences après la crise ? », interroge la CGT, qui déplore, par ailleurs, que la direction de l’établissement fragilise les élus du personnel. « Deux des cinq salariés licenciés sont des élus CGT au CSE ». L’union locale a décidé d’alerter le députe de la circonscription sur la situation.

« Nous l’invitons à soutenir les salariés quoi qu’il en coûte, comme l’a dit le Président de la République ! » Les entretiens individuels préalables aux licenciements sont prévus la semaine prochaine. « Nous n’en resterons pas là ! Il y aura des actions », prévient la CGT. Sollicitée par la rédaction du Télégramme, la direction de l’entreprise n’a pas souhaité donner suite.

 

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La réforme du chômage va aggraver l’état de santé des demandeurs d’emploi

2020-07-15 09:47:05 Source

 

Maladies chroniques et cardiovasculaires, mal-bouffe, diabète, dépressions : le chômage n’est pas bon pour la santé. Avec le durcissement de l’accès aux indemnités, l’état de santé des plus précaires risque de se dégrader encore davantage.

Que vont devenir les centaines de milliers de personnes qui verront leurs indemnités chômages amputées si la réforme prévue par le gouvernement venait à s’appliquer en septembre prochain, alors même que se profile un nouvel afflux massif de demandeurs d’emploi à l’automne ? Et comment celles et ceux qui ne pourront prétendre à aucune indemnité vont-ils faire ? Une seule certitude : leur état de santé risque de s’aggraver. Car le chômage n’est pas bon pour la santé. Peu documenté, le sujet mérite pourtant que l’on s’y penche, il concerne en effet plusieurs millions de personnes.

 

Stress, maladies cardiovasculaires et surmortalité

 

14 000. C’est le nombre de morts directement causées par le chômage, chaque année, en France. Ce chiffre, issu de la première étude française sur la santé des chômeurs, est sorti en 2015 [1]. « On a longtemps résumé la surmortalité des chômeurs à la question des suicides, décrit le chercheur Pierre Ménéton, qui a dirigé l’étude. Cette problématique existe, bien sûr. Elle concerne plusieurs centaines de personnes chaque année, mais la surmortalité est en réalité bien plus vaste. Elle est due en premier lieu aux pathologies cardiovasculaires, plus fréquentes chez les demandeurs d’emploi. » Aux comportements addictifs – tabac et alcool – plus répandus, s’ajoutent le stress et l’angoisse dont l’étreinte s’aggrave à mesure que la durée de chômage augmente.

À cela s’ajoutent les défauts de soins. 31 % des femmes et 29,8 % des hommes à la recherche d’un emploi renoncent aux soins pour des raisons financières, contre respectivement 15 % et 11 % des personnes ayant un emploi [2]. D’autres sont terrifiés à l’idée de ne pas consacrer l’intégralité de leur temps à la recherche d’un emploi. « J’ai renoncé à une hospitalisation pour mon diabète, par peur de passer à côté d’une offre d’emploi intéressante, de ne pas pouvoir me rendre à un entretien », rapporte ainsi une femme. « Certains médecins sont compréhensifs, raconte Mélanie, interrogée lors de l’étude. Mais tous ne jouent pas le jeu. Une professionnelle m’a incitée à suivre des séances de sophrologie et à prendre des médicaments non remboursés. Tout cela à un coût… inaccessible lorsque l’on perçoit le chômage. »

 

Dépressions et mauvaise alimentation

 

Au chômage de longue durée, Mélanie confie avoir des « problèmes de sommeil et de stress qui s’accompagnent de maux de dos, de problèmes de digestion, d’angoisse et de palpitations » [3]. « Il est plus difficile de se nourrir correctement en période de chômage. On se tourne vers des enseignes à bas coût. Le coût des aliments est ma priorité et non plus la qualité de mon alimentation », témoignent des demandeurs d’emploi. « Le chômage impacte négativement les habitudes de vie, souligne Pauline Simon de l’association Solidarités nouvelles face au chômage (SNC), Le manque d’activité physique et les mauvaises habitudes alimentaire constituent des sur-risques pour la santé. »

Aux repas manqués, ou de mauvaise qualité, peuvent succéder des épisodes boulimiques, ou des pertes d’appétit. « Le fait d’être au chômage est particulièrement mal vécu psychologiquement, insiste Pierre Ménéton. Les personnes au chômage sont plus dépressives, elles ont davantage de troubles du sommeil. Et c’est vraiment lié au chômage, puisque l’on ne retrouve pas ces problèmes de santé parmi les retraités ou les mères au foyer par exemple, qui sont des personnes également sorties du monde du travail. » 24 % des hommes et 26 % des femmes qui ont été au chômage ont connu des épisodes dépressifs, contre 13 % et 22 % pour les personnes qui travaillent [4].

Le chômage fait aussi des victimes collatérales, au sein de la famille. Le « non-recours à la CMU par exemple peut avoir un impact sur les enfants », éclaire Pierre Ménéton. « L’angoisse diffuse des enfants a un impact sur leur avenir scolaire », rappelle Jacqueline Farache dans une étude remise au conseil économique, social et environnemental (Cese) à propos des conséquences du chômage. Mais les enfants mineurs ne sont pas les seuls concernés. Le chômage des jeunes est une source d’angoisse pour leurs parents, voire leurs grands-parents.

 

« Perdre son emploi c’est perdre son identité sociale, voire sa valeur sociale »

 

« C’est une période souvent vécue comme un traumatisme, témoigne auprès de Basta ! Jacques Baugé, médecin à la retraite et accompagnant de personnes au chômage au sein de l’association SNC. Il y a l’inconnu de l’avenir, et le fait de ne pas avoir de réponse aux diverses candidatures ou démarches que l’on entreprend. Au bout d’un certain temps, une vraie lassitude s’installe. » Jacqueline Farache relève que « la recherche d’emploi est une obligation assortie de contrôles, une norme juridique, sociale et subjective, une épreuve usante plus qu’un programme ».

« Découragée, seule et anxieuse, cette longue période sans travail n’a fait que renforcer mon manque de confiance en moi, ma culpabilité et ma déprime », illustre une demandeuse d’emploi. Si les personnes sont si touchées, c’est parce que « le travail a une fonction identitaire très importante, souligne Jacques Baugé. Sans travail, le collectif disparaît. On change de position vis-à-vis de ses enfants et de son.sa conjoint.e. Il faut meubler le temps, c’est loin d’être évident. Le confinement l’a bien montré : c’est difficile de gérer son temps quand il n’y a pas de repère. »

« Perdre son emploi c’est perdre son identité sociale, voire sa valeur sociale. Cette réalité est très prégnante en France où la population se distingue par un véritable investissement dans la valeur travail qui vient parfois supplanter d’autres dimensions de la vie. Les enquêtes d’opinion mettent en avant un attachement au travail bien plus fort en France que dans d’autres pays européens », souligne Jacqueline Farache.

 

La stigmatisation des chômeurs aggrave leur stress

 

Contrairement à une idée reçue, ce ne sont pas le temps libre et les loisirs qui occupent une place prépondérante dans la vie des Français.es, mais plutôt le travail. Il est mis en avant par tous les groupes sociaux, y compris par les demandeurs et demandeuses d’emploi. « Au-delà de sa fonction rémunératrice, les Français.es pensent que le travail est un vecteur d’épanouissement ou de réalisation de soi. Ils sont 78 % à l’affirmer, contre 47 % des Suédois.es, 48 % des Allemand.e.s ou 58 % des Anglais.es, cite Jacqueline Farache. En conséquence, le chômage est particulièrement mal vécu par les personnes car il porte atteinte à l’image qu’elles ont d’elles-mêmes. »

Ce surinvestissement de la valeur travail accentue l’épreuve de la stigmatisation. « Le regard de la société sur les chômeurs est très sévère, rappelle Pauline Simon. Quand on a pas de travail on s’isole et on a honte. Beaucoup de gens ne sortent plus. » Parmi les pistes avancées par celles et ceux qui accompagnent les chômeurs : une vaste campagne d’information sur les effets dévastateurs des jugements dévalorisants qui constituent « une véritable charge mentale souvent difficile à supporter pour les individus », selon le rapport du Cese.

 

La réforme qui s’annonce va entraîner des problèmes de santé massifs

 

« Quand le contexte social est favorable, avec par exemple de bonnes indemnités, on amortit les effets négatifs du chômage », remarque Pierre Ménéton, très préoccupé par la réforme annoncée, « qui ne parle absolument pas de santé, pas plus que la réforme des retraites… »  « Nous avons de grande inquiétude concernant cette réforme qui va précariser les plus fragiles, appuie Pauline Simon. Les chômeurs sont extrêmement angoissés à l’idée de voir leurs indemnités réduites. « Ils veulent qu’on se suicide », disent certains d’entre eux. » « On a vu l’activisme des pouvoirs publics sur la question du Covid-19, conclue Pierre Ménéton. Ils sont également très actifs sur la question de la sécurité routière. C’est d’ailleurs très bien. Mais pourquoi ne font-ils rien pour ces millions de chômeur dont l’état de santé est très dégradé ? » 

 

Nolwenn Weiler

 

Publié par anti-K

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
La compagnie American Airlines annonce
 
25 000 licenciements au mois d’octobre

 

Les annonces de licenciements massifs se multiplient dans tous les domaines d’activités et particulièrement dans le secteur aérien, fortement touché par la crise économique. Alors qu’elle a accumulé des profits considérables pendant des années, la compagnie American Airlines compte supprimer 25 000 postes dès le mois d’octobre.

 

Crise de l’aéronautique

Crédits photo : Wilfredo Lee, AP

 

Les travailleurs et travailleuses sacrifiés pour les profits des actionnaires !

 

La compagnie American Airlines vient d’annoncer le licenciement de 25 000 de ses 130 000 employés dès le mois d’octobre.

En avril dernier, l’État fédéral Américain mettait en place un plan d’aide de 50 milliards de dollars pour les compagnies aériennes : la moitié sous forme de subventions, destinées à rémunérer les salariés, et l’autre partie sous forme de prêts. En contrepartie, les directions ne doivent pas mettre au chômage technique ou licencier avant le 30 septembre, mais en attendant, celles-ci poussent les salariés à des départs anticipés à la retraite ou des départs volontaires.

Ainsi, en pleine crise sanitaire et économique, c’est aux salariés qui n’en sont absolument pas responsables, qu’on demande de choisir entre perdre leurs emplois ou… perdre leurs emplois.

Par ailleurs, les grands patrons des compagnies aériennes américaines se permettent de demander des milliards de dollars d’argent public, alors que ceux-ci ont dépensé des dizaines de milliards ces dernières années pour racheter leurs propres actions et ainsi augmenter leurs bénéfices, et « ont préféré récompenser leurs actionnaires plutôt que de se préparer à des temps plus compliqués »

Par exemple, à la suite de la crise financière de 2008, American Airlines a pu profiter d’une hausse de la demande dans le secteur aérien et d’une augmentation des prix sur le marché intérieur. Ainsi, depuis 2014, l’entreprise a racheté 15 milliards de dollars de ses propres actions, et fait grimper son endettement à 30 milliards. Rappelons notamment que l’entreprise américaine est prête à tout pour sauver ses bénéfices et n’hésite pas à mettre ses usagers en danger. En effet, les Etats-Unis sont l’un des pays les plus touchés au monde, mais American Airlines a tout de même décidé de remplir totalement ses avions en pleine flambée de l’épidémie de coronavirus.

Les grandes entreprises n’ont donc pas besoin d’être renflouées par de l’argent public avec les profits qu’elles ont pu engranger ces dernières années sur le dos des salariés. Ces milliards de dollars remis entre les mains des dirigeants des grandes compagnies aériennes ne permettent pas de sauver des emplois mais de conserver les profits des patrons intacts.

 

L’ensemble des salariés du secteur aérien mondial concernés par les licenciements

 

Les mesures de confinement liées à la pandémie de coronavirus ont entraîné une interruption puis une importante réduction du trafic aérien dans le monde entier. Aux États-Unis, comme partout dans le monde, de vastes plans de licenciements ont été annoncé dans ce secteur tandis que d’autres ont déjà eu lieu : Air France-KLM compte supprimer 7585 postes d’ici 2022 ; la compagnie américaine United Airlines annonce 36 000 licenciements ; l’entreprise allemande Lufthansa va licencier 22 000 travailleurs.

Face à cette répression patronale, les travailleurs de Hop ! à Morlaix, (filiale régionale d’Air France) ont bloqué l’usinedès le 3 juillet contre la fermeture du site et les licenciements massifs. Un rassemblement a également eu lieu le 8 juillet pour les soutenir.

Le trafic aérien fonctionne toujours au ralenti et va continuer à baisser jusqu’en 2022, on peut par conséquent douter de sa reprise normale.

Les classes dominantes vont donc continuer de faire payer les salariés à coups de licenciements massifs, de chantage à l’emploi, de baisse de salaires et d’acquis sociaux. C’est pourquoi il est urgent d’imposer au patronat l’interdiction des licenciement, et de toute mesure visant à faire payer la crise sanitaire et économique aux travailleurs.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Discours de politique générale : Le premier ministre annonce un virage... à 360° ! Rien pour les « premiers de corvée » !
Discours de politique générale : Le premier ministre annonce un virage... à 360° ! Rien pour les « premiers de corvée » !

Publié par FSC

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Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Aéronautique : la moitié des salariés
 
licenciés chez Mecafi

 

242 licenciements pour 500 employés, c’est le plan de restructuration qui est tombé mercredi dernier dans cette entreprise de sous-traitance aéronautique. Frappée comme tout le secteur par une crise profonde et à l’aube d’une période de crise économique majeure, la direction a décidé de sacrifier la moitié des travailleurs de Mecafi dans sa course au profit.

 

Crise dans l’aéro

Crédits photo : FTV 

242 licenciements pour 500 employés à Mecafi, c’est le plan de restructuration qui est tombé mercredi dernier lors d’un CSE exceptionnel. Mecafi est une entreprise sous-traitante de l’aéronautique du groupe Nexteam à Châtellerault, qui produit des pièces de précisions principalement pour les moteurs d’avion de Safran. Frappée comme tout le secteur de l’aéronautique par une crise structurelle profonde depuis le début de l’épidémie et à l’aube d’une période de crise économique majeure, la direction de Nexteam a décidé de sacrifier la moitié des travailleurs de Mecafi dans sa course au profit.

Depuis le début mois de juin et la reprise de l’activité dans l’usine, les employés de Mecafi redoutaient un éventuel PSE evoqué par la direction, dans lequel 30 % des emplois étaient menacés. Mercredi 8 juillet dernier, la direction de Mecafi a annoncé son plan de restructuration de l’entreprise qui prévoit finalement 242 licenciements, soit près de la moitié des 500 salariés qui y travaillent encore aujourd’hui. Une attaque qui va frapper de plein fouet les Châtelleraudais qui perdront leur travail dans une période de chômage croissant, où l’heure n’est pas à l’embauche.

En effet, alors que l’État a versé des milliards ces derniers mois pour « sauver » l’industrie aéronautique, l’ensemble des entreprises du secteurs licencie à tour de bras, faisant ainsi payer la crise aux travailleurs. C’est d’ailleurs Safran, le principal donneur d’ordre de l’usine Mecafi, qui a récemment supprimé plus de 15 000 postes à l’étranger, et qui en France tente d’imposer une baisse massive des salaires grâce au recours au chômage partiel.

Des attaques qui, dans le sillage des APC à Derichebourg, à Blanc-Aero, et du PSE d’Airbus, suivi par Stélia et ATR, montrent bien la nécessité d’un plan de bataille commun du secteur face aux attaques patronales que sont les baisses de salaire et les licenciements.

Car si la direction de l’usine de Châtellerault aujourd’hui a peur pour ses profits, c’est bien parce que Safran hier annonçait des suppressions massives de postes, et donc une baisse du carnet de commandes pour les entreprises sous-traitantes dont fait partie Mecafi. C’est donc un combat commun que doivent mener les salariées de Safran et de Mecafi face aux réductions d’effectif ; ainsi que les salariés au sein des grandes filiales aéronautique donneuses d’ordre et les salariés sous-traitants du secteur qui risquent des plans de licenciements massifs, voire des fermetures de site.

L’exemple de la mobilisation coordonnée pour la fermeture des usines non-essentielles en Haute-Garonne pendant le confinement afin de protéger la santé des travailleurs et de leur famille ; et plus récemment l’exemple de la grève menée par les ouvriers de Derichebourg sont autant de signaux positifs en vue de ce qui pourrait être une lutte d’ensemble des ouvriers des entreprises de l’aéronautique, donneuses d’ordres ou sous-traitantes, avec un plan de bataille coordonné pour les milliers de personnes qui ne comptent pas se laisser faire face aux attaques patronales qui s’enchaînent, plus dévastatrices les unes que les autres.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Exonération de charges, baisse des
 
impôts de production... le "nouveau
 
chemin" pro-patronal de Jean Castex

 

Le Premier Ministre a délivré hier son discours de politique générale. Un propos marqué par l’annonce de très nombreuses mesures, taillées pour contenter l’aile gauche de la majorité autant que la droite. Pourtant, derrière la multiplicité des annonces, la continuité d’une politique pro-patronale sur le terrain de la relance économique et des réformes apparaît comme le véritable fil à plomb du programme du gouvernement.

 

Cap 2022

Crédit photo : Martin Bureau / AFP

Après l’interview en forme de mea culpa d’Emmanuel Macron le 14 juillet, critiquée pour son absence de mesures concrètes, Jean Castex délivrait hier à l’Assemblée Nationale son discours de politique général. Pendant une heure, le nouveau Premier Ministre, au profil très technocratique, a égrainé de très nombreuses mesures pour tenter de dessiner les « 600 jours » restant avant la fin du quinquennat.

 

Du Plan Vélo à la lutte contre l’islamisme : un nouvel « en même temps »

 

Après avoir introduit son discours en rappelant le caractère historique de la crise traversée par la France qui « a mis en lumière de manière très crue, nos difficultés et parfois nos défaillances, y compris au sein de l’appareil d’Etat », Jean Castex a dessiné pendant une heure l’agenda de son gouvernement. Un véritable patchwork, qui additionne les mesures, et dont la cohérence semblait surtout résider dans la nécessité pour le gouvernement de tenir ensemble les différentes franges de la base sociale et de la majorité présidentielle pour préparer 2022.

Ainsi, après avoir affiché l’ambition consensuelle de « réconcilier les France », notamment la « France rurale » et la « France des banlieues », Jean Castex a immédiatement pointé les « ennemis de la France » à abattre : « terroristes, extrémistes, complotistes, séparatistes, communautaristes. » Multipliant les thèmes gaulliens, Castex a ainsi tenté de s’adresser à la fois à la gauche de la majorité et à la droite.

Pour dialoguer avec la frange de centre-gauche de la majorité, Castex a mobilisés des thèmes gaulliens, à l’image de la « participation » mais aussi de l’annonce de la création d’un « Commissariat Général au Plan », et misé centralement sur l’écologie ainsi que sur quelques annonces « sociales ». Outre la promesse de revaloriser le « territoire » par un nouvel acte de décentralisation, la mise en place de repas à « 1€ » dans les CROUS pour les étudiants boursiers, ou la revalorisation de 100€ de l’allocation de rentrée, Castex a ainsi longuement développé des mesures écologiques éparses : lutte contre l’« artificialisation des sols », « croissance écologique », « Contrats de Développement Ecologique », « Plans Vélo », régulation de la publicité, rénovation thermique des bâtiments. Un plan de 20 milliards d’euros sur lequel parie le gouvernement pour reconquérir une partie de son électorat séduit par EELV et déçu par le macronisme.

« En même temps », Jean Castex a largement investi le terrain régalien et celui des réformes pour s’adresser à la droite. La « lutte contre l’islamisme » et contre les « minorités ultra-violentes [qui] s’en prennent aux forces de sécurité » a ainsi suscité un tonnerre d’applaudissements dans l’assemblée, et Castex a promis une réponse « de l’Etat ferme », annonçant au passage un projet de loi « contre les séparatismes ». L’armée a également fait l’objet d’un hommage appuyé, le Premier Ministre saluant la « remontée en puissance historique de nos armées » et affirmant sa volonté de leur apporter « tous les moyens matériels et humains nécessaires pour conduire leur mission ». Sur le terrain de la Justice enfin, le Premier Ministre s’est saisi du thème très droitier de « l’impunité » de la « petite délinquance » pour annoncer la mise en place de « juges de proximité spécialement affectés à la répression des actes d’incivilités du quotidien. »

Pourtant, si l’enfilage de ces mesures peut donner l’impression d’un grand écart entre la gauche et la droite, la cohérence apparaît de façon très nette sur le terrain de l’emploi et du projet de relance économique, qui sera la colonne vertébrale de la politique du gouvernement face à la crise à venir, mais aussi en ce qui concerne la réforme des retraites. Par-delà les appels du pied à gauche et à droite, qui tiennent en partie de la communication, le projet économique du gouvernement s’ancre dans une orientation pro-patronale assumée.

 

Face à la crise économique, un projet pro-patronal assumé

 

Si Jean Castex a présenté l’emploi comme « la priorité absolue des 18 prochains mois », c’est en acceptant comme préalable les licenciements et les faillites, contre lesquelles le gouvernement a souhaité mettre le moins de barrière possible dans le cadre des mesures annoncées les derniers mois. Ainsi, les milliards d’euros d’aides et de prêts garantis pour les entreprises du transport aérien (Air France), de l’aéronautique (Airbus, Daher) ou de l’automobile (Renault) ont été versés sans conditions et suivis de plans de licenciements. De même, le dispositif de chômage-partiel de longue durée autorise les licenciements à condition que ceux-ci soient votés dans le cadre d’un accord majoritaire avec les syndicats.

Les 100 milliards d’euros de nouvelles mesures annoncées par Castex s’inscrivent largement dans la continuité de cette approche pro-patronale. Pour favoriser l’embauche des jeunes, le gouvernement a ainsi choisi d’offrir au patronat des baisses de charge à hauteur de 4000€ par an pour l’embauche de jeunes de moins de 25 ans touchant des salaires allant jusqu’à 1,6 fois le SMIC. De même, 40 milliards d’euros seront destinés au patronat de l’industrie, comprenant notamment des baisses d’impôts de production. Des mesures qui sont à mettre en perspective avec les annonces concernant directement la jeunesse. Derrière les repas à 1€ au CROUS pour les étudiants, une mesure « choc » conçue pour marquer l’opinion, le gouvernement n’a rien d’autre à offrir que 400.000 contrats précaires à durée déterminé (contrats d’insertion et services civiques) et 200.000 formations qualifiantes sans promesses d’embauches à ceux qui seront en premières lignes des conséquences de la crise économique.

De même, Jean Castex a tenu a réaffirmé son attachement aux très néo-libérales réformes héritées du gouvernement Philippe. Concernant la réforme des retraites, le Premier Ministre a expliqué souhaiter « la disparition à terme des régimes spéciaux » tout en renvoyant la discussion à ce sujet à la concertation. De même il a salué les réformes Blanquer sur l’école, mais aussi promis de mener à terme la Loi de Programmation Pluriannuelle de la Recherche (LPPR), réforme visant à accentuer les logiques de financement dans l’enseignement supérieur ainsi qu’à créer de nouveaux statuts précaires pour les enseignants-chercheurs, deux réformes qui ont suscité de fortes mobilisations dans l’Education Nationale et chez les enseignants-chercheurs ces derniers mois.

 

Un « nouveau chemin » dont le cap reste identique : une offensive d’ampleur contre le monde du travail

 

Ainsi, si Jean Castex a tenté d’articuler un programme de mesures permettant de contenter les différentes ailes de sa majorité, c’est sans surprise dans la stricte continuité du projet néo-libéral macroniste que se situera le nouveau gouvernement. Et si le Premier Ministre a tenu a réitéré son appel à un changement de méthode et à la concertation, c’est pour mieux pallier les fragilités de son gouvernement et faire face aux dangers qui l’attendent.

En effet, si le projet du nouveau gouvernement a recueilli 345 votes favorables, un score positif pour l’exécutif, ce projet devrait rapidement faire face à la réalité de la rue. En ce sens, la manifestation des soignants d’hier pour dénoncer l’imposture du Ségur aux côtés des Gilets jaunes, est exemplaire de la colère qui existe dans toute une partie de la population. De même, les plans de licenciements qui se sont multipliés ces dernières semaines ont souvent fait face à des réactions exemplaires des salariés qui, de TUI France à Nokia en passant par la MCA Maubeuge se sont mobilisés et ont agrégé autour d’eux de nombreux soutiens. Du côté de la jeunesse, les mobilisations massives contre les violences policières et le racisme d’Etat et les réactions vives et immédiates à la nomination d’un « gouvernement de la honte » démontrent d’une large politisation qui pourraient s’avérer explosive dans un contexte où les jeunes sont menacés d’une aggravation de la précarité déjà rampante qui les touche.

Dans un tel contexte, le maintien des directions syndicales dans un « dialogue social » renouvelé pour discuter de l’ensemble des orientations de la suite du quinquennat est un pilier central pour éviter l’explosion en anesthésiant le mouvement ouvrier. Cette perspective doit être combattue activement par tous les travailleurs et syndicalistes combatifs, qui devraient exiger des directions syndicales l’arrêt de toute négociation avec ce gouvernement au service des patrons, et la construction d’un véritable plan de bataille à même de faire converger les colères contre le gouvernement. Un plan qui doit partir du refus radical que les travailleurs ne paient la crise, et articuler des mesures aussi fondamentales que l’interdiction des licenciements, le partage du temps de travail et la lutte pour l’embauche des précaires.

 

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400 000 contrats précaires : le "cadeau"
 
de Macron à la jeunesse

 

Annoncées par Macron le 14 juillet et confirmées par Jean Castex, les mesures du gouvernement pour favoriser l’emploi des jeunes ne promettent que des emplois précaires pour les jeunes et des avantages économiques pour les entreprises…

 

Jeunesse en colère

Crédits photo : Nicolas Tucat / AFP

Lors de son interview du 14 juillet, Macron a expliqué vouloir répondre aux plans sociaux déjà entamés et ceux à venir grâce à un plan de relance de 100 milliards euros supplémentaires. Dans ce plan de relance « notre jeunesse doit être la priorité » n’a pas hésité à affirmer le Président tout en assumant qu’il y aurait « une augmentation du chômage massive », confirmant le chiffre de 900.000 demandeurs d’emplois supplémentaires d’ici la fin de l’année annoncé par l’INSEE. Pourtant au-delà du discours, le « plan de relance pour la jeunesse » ne promet rien de bon pour les 700 000 nouveaux entrants sur le marché du travail en septembre prochain.

Que contient ce plan de relance pour la jeunesse ?

Les intentions de l’exécutif pour « favoriser l’embauche » chez les jeunes, portent sur cinq dispositifs, dont une partie avaient déjà été annoncés. Ainsi, Macron comme Jean Castex dans son discours de politique général, ont évoqué le financement d’exonérations de charges pour les entreprises auprès des jeunes salariés « à faible qualification » pour les emplois jusqu’à 1,6 Smic et pour une durée d’un ou deux ans. Cette mesure pro-patronale va de paire avec le renforcement des primes à l’apprentissage, qui a été voté pour près d’un milliard d’euros selon l’Opinion. Deux mesures qui sont de véritables cadeaux aux entreprises.

Outre ces mesures discutées depuis plusieurs semaines, Emmanuel Macron et Jean Castex ont annoncé de nouveaux dispostifs. Ainsi 300 000 « projets et contrats d’insertion » vont être créés pour « aller chercher les jeunes qui sont parfois les plus loin de l’emploi ». Alors qu’il s’était montré hostile à ces contrats financés à 75% par l’Etat, en en supprimant les deux-tiers à sa prise de fonction en 2017 en fustigeant notamment leur rôle d’insertion réel.

De fait, ces contrats aidés ne sont que des solutions de court terme et ne garantissent en aucun cas un emploi pérenne pour les jeunes puisqu’ils sont limités dans le temps, s’inscrivant ainsi dans les nombreux emplois précaires auxquels est condamnée une grande partie de la jeunesse. Le patron du MEDEF, Geoffroy Roux de Bézieux, qui valorise le retour au recours à ce type de contrat en période « difficile », l’a lui-même avoué en expliquant sur France 2 que « le risque qu’à la fin du contrat, le jeune en question ne trouve pas d’emploi  »…

Cette problématique est encore plus prononcée pour ce qui est des 100 000 contrats de service civique supplémentaires annoncés dans les six mois qui viennent, qui compléteront les 140 000 contrats actuellement ouverts. Ce type de contrat « volontaire » dérogeant au salariat traditionnel sont particulièrement précaires : les missions sont indemnisées à 580 euros par mois pour une durée de travail pouvant aller jusqu’à 32 heures par semaines. Par ailleurs un seul contrat de service civique peut être réalisé, pour une durée allant de 6 à 12 mois maximum.

Alors que 700.000 jeunes arriveront sur le marché du travail à la rentrée, les contrats aidés comme les services civiques auront la vertu d’en retirer temporairement 400.000 des chiffres du chômage, mais une telle mesure ne constitue en rien une réponse au chômage des jeunes et à la précarité qu’elle ne va que contribuer à étendre un peu plus.
En complément de ces emplois, le gouvernement a annoncé l’ouverture de 200 000 places dans des formations qualifiantes supérieures « pour permettre à un jeune qui n’a absolument aucune issue, aucune perspective d’embauche, de poursuivre un peu ses études avec un accompagnement social ». Là encore, ces formations Macron ne donnent pas de solution financière et d’emploi stable à la jeunesse, mais permettent de repousser l’arriver sur le marché de l’emploi de centaine de milliers de jeunes, quand, en parallèle, le marché de l’emploi est de plus en plus saturé au fil des plans de licenciements organisés par le patronat et facilités par les ordonnances Macron.
Finalement ces dispositifs n’assurent en aucun cas la survie, l’emploi et le bien-être de la jeunesse mais s’inscrivent dans la continuité de la logique pro-patronale des plans précédents. Trois choses peuvent être sauvées à travers ce « plan de relance pour la jeunesse » : le chiffre du chômage qui est temporairement ramené vers le bas ; les profits du patronat qui bénéficient de ces aides d’État et des exonérations, à l’image du plan précédent comprenant le dispositif de chômage partiel ; et la logique de libéralisation des conditions travail où le droit du travail est piétiné, la concurrence accentuée en même temps que la paupérisation de notre classe, au bénéfice du grand patronat et du gouvernement. C’est ce monde-là que Macron veut offrir à la jeunesse.

 

Macron et son gouvernement ne feront rien pour les intérêts de la jeunesse et de notre classe

 

Hier, le nouveau premier ministre, Jean Castex, a confirmé les annonces de Macron devant l’assemblée nationale lors de la présentation de la feuille de route du gouvernement pour les prochains mois. Une nouvelle annonce a été faite pour la jeunesse : des repas à 1 euro seront mis en place dans les restaurants universitaires pour les étudiants boursiers quant en parallèle. Une mesure taillée pour communiquer, mais qui apparaît bien maigre si on la compare aux centaines de milliards d’euros des plans de soutiens aux entreprises successifs ou encore à la « suppression totale de la taxe d’habitation pour les 20 % de Français les plus aisés - qui était attendue d’ici à 2023 -, en signe de solidarité  », simplement repoussée comme le rapporte le journal Les Échos.

Alors que Macron avait entamé son quinquennat en réduisant les APL de 5€ pour les étudiants, le plan du gouvernement ne brille pas par sa radicalité et ne promet que des miettes et des emplois précaires à la jeunesse. Avec ces effets d’annonce, le gouvernement entend contenir la colère d’une jeunesse particulièrement touchée en temps de crise, et qui s’est mobilisée pour obtenir elle aussi la prime Covid-19, mais aussi contre les violences policières ou pour dénoncer la nomination du « gouvernement de la honte ». Mais ces mesures ne permettront pas de mettre fin à la précarité qui frappe les jeunes, et appelle au contraire ceux-ci à se mobiliser aux côtés du monde du travail dans la rue, pour refuser que les travailleurs ne paient la crise et pour exiger l’interdiction totale des licenciements et le partage du temps de travail entre tous sans baisse de salaire. Seul ce combat peut dessiner des perspectives progressistes pour la jeunesse qui risque sinon d’être à nouveau une variable d’ajustement dans la crise.

 

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La Sécurité sociale, l’assurance chômage et les retraites en danger !
La Sécurité sociale, l’assurance chômage et les retraites en danger !

Le choix très libéral du gouvernement de défiscaliser et désocialiser primes et heures supplémentaires avait déjà fragilisé les budgets de la protection sociale.

Le grand coup de frein sur l’activité économique a fait le reste : des trous abyssaux pour la Sécurité sociale, l’Unédic et les retraitesUne dette sociale encore accentuée par certaines mesures prises par l’exécutif pour faire face à la criseUne cure d’austérité pourrait bien être imposée dès cet automne.

 

C’est un trou, c’est une crevasse, c’est une tranchée, que dis-je une tranchée… c’est un abysse ! Pour l’année 2020, l’ex-ministre de l’Action et des Comptes publics Gérald Darmanin tablait sur un déficit de 52 milliards d’euros pour la Sécurité sociale. Au lieu de 5,4 milliards prévus initialement. Du jamais vu ! Même pendant la crise économique consécutive au krach boursier de 2008. Un rapport de la Commission des comptes de la Sécurité sociale (CCSS) du mois de juin estime lui le trou à 31 milliards pour la seule branche maladie de la protection sociale, contre 1,46 milliard l’an dernier.

De leurs côtés, les comptes del’Unédic, l’organisme qui indemnise les demandeurs d’emploi, plongeraient de 25,7 milliards en fin d’année, au lieu de moins 0,9 milliard pronostiqué pour 2020 et un retour à l’équilibre qui était attenduen 2021. Au lieu de cela, la dette cumulée atteindrait 63,1 milliards en décembre. Enfin, le système de retraite ne sera pas épargné. Ses finances passeraient également dans le rouge selon une projection du Conseil d’orientation des retraites : -29,4 milliards au lieu de -4,2 milliards cette année.

 

Les recettes s’écroulent, les dépenses s’envolent

 

C’est le trait commun à la Sécurité sociale, à l’Unédic et aux caisses de retraite : elles sont financées principalement par les cotisations sociales versées par les salariés et les employeurs. Or, la chute du produit intérieur brut, estimé à 11 % pour l’année 2020, devrait provoquer la destruction de 1,2 million d’emplois. C’est autant de cotisations manquantes pour l’ensemble de la protection sociale. Autre élément pesant sur les recettes : la baisse estimée à 5,7 % du salaire moyen sous l’effet de l’utilisation massive par les employeurs du dispositif d’activité partielle. Qui dit moins de salaires dit également moins de cotisations.

Mais surtout, l’activité partielle, où l’État paye les salariés à la place des entreprises, n’est pas soumise à cotisations. Seules une CSG à un taux réduit et la CRDS sont versées par exemple à la Sécurité sociale. Au bout du bout, l’addition est salée : les pertes totales en cotisations sont estimées à 25,1 milliards d’euros par la Commission des comptes de la Sécurité sociale. Et même à 42,8 milliards en ajoutant les recettes provenant des impôts. Les absences de cotisations de millions de salariés, dans le but avancé de sauver entreprises et emplois, ont eu les mêmes effets sur les comptes de l’Unédic et sur ceux du système de retraites. Pour l’Unédic, le manque à percevoir s’élève déjà à 4,1 milliards au 12 juin. Mais ici, l’activité partielle, c’est le double effet Kiss Cool. Moins de recettes d’un côté, avec l’assèchement des cotisations, et plus de dépenses de l’autre, puisque l’État fait porter à l’Unédic le financement à hauteur d’un tiers du coût total du chômage partiel. Soit un trou de 12,9 milliards d’euros pour ce seul poste, représentant 52 % de son déficit. Enfin, la Caisse nationale d’assurance vieillesse prévoit elle un manque de cotisations de 10 milliards en 2020.

En plus des recettes en bernes, les dépenses ont largement augmenté pour la Sécurité sociale comme pour l’Unédic. Pour cette dernière, en plus du surcoût lié à l’activité partielle, le nombre de demandeurs d’emploi inscrit en catégorie A, celle des chômeurs n’ayant pas du tout travaillé, a augmenté de plus d’un million en deux mois. Ajouté à la mesure gouvernementale prolongeant jusqu’au 31 mai les indemnités des chômeurs arrivés en fin de droits pendant le confinement, l’Unédic a dépensé 7,3 milliards supplémentaires. De son côté, la Sécurité sociale a vu ses dépenses s’envoler avec la crise sanitaire. Les besoins matériels des hôpitaux et plus largement du secteur de la santé en masques, tests, primes, heures supplémentaires ont fait grimper les dépenses de 12 milliards.

 

Un gouvernement

qui n’aime pas trop les cotisations sociales

 

Comme avant la crise du Covid-19, les cotisations sociales servent d’une certaine façon au gouvernement de variable d’ajustement pour ses politiques économiques. Exonération ici, pour booster la compétitivité des entreprises, allégement là, sensés favoriser les embauches. Un détournement qui oublie que les cotisations sociales servent avant tout à financer la protection sociale des Français. Déjà en janvier 2019, les heures supplémentaires sont désocialisées. Fini les cotisations. Et à la place d’une augmentation du SMIC qui aurait participé à remplir les caisses de la protection sociale, en réponse à la crise des gilets jaunes, des primes sans cotisations. Des mesures qui ont déjà fait passer le déficit de la Sécurité sociale de 1,9 milliard en 2019 à 5,1 en 2020.

Aucun changement de cap lors de la crise sanitaire. La création de l’activité partielle ne génère pas de cotisations. Au lieu de concentrer les dettes sur l’État, celui-ci en transfère une partie sur la Sécurité sociale. Même tendance avec les primes Covid, elles aussi désocialisées. Même philosophie avec les mesures pour soutenir l’économie : le versement des contributions sociales des entreprises est étalé dans le temps. D’abord imaginé par l’exécutif pour le temps du confinement, celui-ci pourra être différé de 36 mois. Une mesure dont le coût est chiffré à 5 milliards et dont le manque à gagner n’est pas compensé par l’État, considérant que les cotisations finiront pas entrer dans les caisses. Sauf évidemment celles des entreprises qui auront mis la clef sous la porte entre temps.

En plus de cet étalement, 3 milliards d’exonérations patronales ont été décidées pour les TPE et PME de secteurs touchés tels le tourisme, la culture, le sport ou l’événementiel. Un trou dans les caisses de la protection sociale que l’État est censé compenser cette fois. Et l’histoire devrait encore se répéter. Pour favoriser l’emploi des jeunes et améliorer la compétitivité des entreprises, le gouvernement réfléchit à un mécanisme d’exonération des charges salariales sur plusieurs années. La note pourrait dépasser 10 milliards d’euros, et les déficits se creuser d’autant.

 

L’austérité pour payer les dettes ?

 

Techniquement et le temps de la crise du Covid-19, le plafond des dettes « autorisées » de l’Agence centrale des organismes de Sécurité sociale (ACOSS) a été relevé de 39 à 95 milliards d’euros pour éviter un défaut de trésorerie et une incapacité à régler la facture sanitaire.

Mais pour la suite : « il n’y a pas d’argent magique ».

C’est ce qu’assurait Emmanuel Macron à une infirmière réclamant des moyens en 2018. Cela vaut pour la protection sociale comme pour le budget de l’État dont le déficit doit passer de 93 à 220 milliards d’euros selon le troisième projet de loi de finances rectificatif.

« À la sortie de cette crise, il faudra faire des efforts, le redressement sera long et il passera par le désendettement du pays », expliquait déjà Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie le 10 avril 2020. Une orientation non démentie depuis par le gouvernement ou le chef de l’État. Un désendettement qui risque de peser sur les assurés sociaux. Le gouvernement a fait le choix de ne pas rapatrier ces dettes liées à la pandémie dans le budget de l’État. Au contraire, il a transféré 136 milliards de l’ACOSS vers la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades). Avec pour conséquence, une baisse des dépenses aux dépens des assurés sociaux pour rembourser les dettes.

Pour les caisses de retraite, le gouvernement n’a pas attendu pour ressortir sa réforme de l’hiver. À partir du 17 juillet, Jean Castex recevra les représentants des salariés et des patrons pour trouver plusieurs dizaines de milliards.

Là aussi, pas question pour l’État de rapatrier les dettes dans son budget, même si une bonne partie d’entre elles sont consécutives à ses choix politiques. Ceux qui ont contribué à assécher les recettes.

À la place, l’exécutif ressort un allongement de la durée de cotisation pour un départ plus tardif à la retraite. Enfin, les demandeurs d’emploi ont encore du souci à se faire. La trajectoire financière de l’Unédic plombée par l’activité partielle pourrait servir de prétexte à ne pas adapter les deux volets de la réforme de l’assurance chômage. Et ce, malgré le désastre social qu’ils représentent et que l’Unédic a confirmé dans un de ses rapports au printemps. 

 

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"Parti seul, après avoir fait 216h de nuit
 
dans le mois". Hommage à Henri, gilet

 

jaune et militant CGT

 

Intérimaire travaillant de nuit jusqu'à l'usure pour éponger ses dettes, le combat d'Henri, militant CGT et Gilet Jaune décédé brutalement à 56 ans, nous rappelle pourquoi nous nous battons contre une société profondément injuste. Nous nous joignons à la peine de ses proches et relayons l'hommage rendu en sa mémoire par l'assemblée des Gilets Jaunes de Saint-Ouen.

A l'un des nôtres

"Ce soir je chiale. Notre Camarade, Henri, Gilet Jaune de Saint-Ouen et militant CGT nous a quitté. Il avait 56 ans. Son dernier combat était contre la réforme des retraites et il ne verra jamais la sienne. Il est tombé malade, intérimaire, il s’est retrouvé dans la merde financièrement.

Obligé de contracter des dettes pendant cette période pour tenir. Pour les rembourser, pendant le confinement, il s’est mis à bosser de nuit, comme un malade, pour pouvoir survivre.

Henri, il pensait tout de même qu’il y avait toujours plus en difficulté que lui, alors il trouvait toujours des plans pour récupérer de la bouffe pour les plus démunis et toute autre méthode que les pratiquants du système D comme débrouille connaissent.

Henri est parti seul, dans son petit studio de banlieue après avoir fait 216h de nuit dans le mois. Henri est mort et je pense au chant des partisans. Je pense à sa résistance face à cette horrible machine qu’est l’exploitation de l’homme par l’homme. Alors ce soir je vais hurler et pleurer. Parce que l’injustice qu’il a toujours combattue a fini par le tuer. Et je chanterai :

’Ici, chacun sait ce qu’il veut, ce qu’il fait quand il passe
Ami, si tu tombes, un ami sort de l’ombre à ta place,
Demain du sang noir séchera au grand soleil sur nos routes
Chantez, compagnons, dans la nuit la liberté nous écoute.’

Merci pour vos nombreuses marques d’affection et de soutien. Merci pour Henri. Merci aussi pour tous les Henri de France et de Navarre. Aux Petites Gens, aux Sans-Dents, à Ceux Qui Ne Sont Rien, nous sommes reconnaissants.

Assemblée des Gilets Jaunes de Saint-Ouen, le 11 juillet 2020"

 

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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