SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Liberté de manifester : le Conseil d’État invalide encore les interdictions du gouvernement

2020-07-06 12:16:00 Rapports de force

Bis repetita. Le 13 juin, le Conseil d’État invalidait le maintien des interdictions de rassemblement de plus 10 personnes sur la voie publique, lié à la loi prolongeant l’état d’urgence sanitaire du 31 mai 2020. Le lendemain, le gouvernement pondait un nouveau décret fixant l’interdiction comme règle et l’autorisation comme dérogation : les organisateurs de manifestations devaient demander aux préfectures une autorisation préalable en justifiant par avance leur respect des normes sanitaires. C’est ce décret du 14 juin que les syndicats CGT, FSU, FO, Solidaires et Unef ont attaqué, accompagnés par le Syndicat des avocats de France, celui de la magistrature, ainsi que les associations Droit au logement, Ligue des droits de l’homme et SOS Racisme.

Dans sa décision rendue publique ce lundi 6 juillet, la juge des référés renvoie le gouvernement dans les cordes en suspendant l’essentiel des dispositions du décret. « Les manifestations sur la voie publique sont soumises à une obligation de déclaration auprès des autorités […] La nouvelle version du décret du 31 mai 2020 conduit à inverser cette logique, puisque toute manifestation demeure interdite tant que le préfet ne l’a pas autorisée », explique le Conseil d’État. « En outre, le décret ne prévoit pas de délai pour que le préfet rende une décision, ce qui peut empêcher les organisateurs de saisir le juge en temps utile » rappelle la juge.

Ainsi, la haute autorité considère « qu’il existe un doute sérieux sur le fait que cette nouvelle procédure ne porte pas une atteinte disproportionnée à la liberté de manifester ». Par contre, la juge des référés n’a pas retenu la demande des requérants d’abandonner la jauge de 5000 personnes maximum pour une manifestation, fixée dans le décret du 14 juin. Cette décision n’est pas pour autant un clap de fin de cette séquence d’interdiction des manifestations. Le gouvernement a fait voter une loi de remplacement de l’état d’urgence sanitaire qui intègre les éléments du décret du 14 juin. La prochaine étape se déroulera donc devant le Conseil constitutionnel saisi par des parlementaires.

 

Publié par anti-K

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Contre l'avis des ouvriers et de la CGT un referendum consultatif avait en 2015 débouché contre promesses de maitien de l'emploi sur des reculs sociaux.

On voit ce qu'il en est de ces promesses et où conduit l'acceptation des reculs.

Aujourd'hui pas d'autre voie raisonnable pour les travailleurs que la lutte!

VOIR articles du FSC  de 2015-2016:

http://www.frontsyndical-classe.org/2016/10/smart-a-hambach-passage-aux-39-heures-payees-37-suite-au-chantage-a-la-delocalisation.html

http://www.frontsyndical-classe.org/2015/12/smart-d-hambach-l-ignoble-chantage.html

____________________

SMART e, Moselle : la preuve que l'acceptation des reculs sociaux est le contraire d'une garantie

Par Le Parisien avec AFP
Le 4 juillet 2020 

 

La direction du site automobile Smart à Hambach (Moselle) a annoncé vendredi l'intention de Daimler de vendre l'usine. La production de modèles du constructeur Mercedes devait commencer à l'automne.

« Ils vendent le site de la Smart et donc ils cherchent un repreneur. C'est énorme. Ils nous abandonnent », considère Jean-Luc Bielitz, représentant CGT sur le site mosellan qui emploie entre 1400 et 1500 salariés.


« L'entreprise a l'intention d'entamer des discussions sur une vente de son usine française d'automobiles à Hambach », explique Daimler dans un communiqué. Au vu d'une situation financière difficile, le groupe précise avoir « mis en marche de nombreuses mesures pour améliorer durablement sa structure de coûts et devenir nettement plus efficient ».

 

Fin de la production entre 2022 et 2024

 

Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, a, lui, appelé Daimler « à garder toutes les options ouvertes, y compris celle de conserver le site ». « Je souhaite que l'avenir de ce site moderne et exemplaire qui a fait le choix de la transition écologique en produisant notamment des véhicules électriques soit assuré », dit-il, rappelant que l'usine « est un site symbolique de la relation industrielle franco-allemande ».

En mars 2019, Daimler, propriétaire des marques Mercedes-Benz et Smart, avait annoncé la fin de la production de la petite citadine en France et sa délocalisation en Chine à partir de 2022. A la place, des Mercedes (notamment une citadine électrique) devaient être fabriquées à Hambach à partir de l'automne 2020. Pour adapter le site mosellan à cette production, Daimler avait décidé d'investir 500 millions d'euros. Les travaux sont toujours en cours. « Concrètement, la Smart termine entre 2022 et 2024 et on ne fabriquera pas de Mercedes sur le site de Hambach », baptisé Smartville et berceau historique de la petite voiture depuis 1998, juge Jean-Luc Bielitz.

« Un industriel doit être respectueux de ses employés et de ses partenaires publics »
« C'était prometteur, tout le monde était content de travailler chez Mercedes, d'avoir le logo Mercedes… et tout s'arrête », déplore Denis Boos, représentant CGT à Faurecia, équipementier plasturgiste. « Tous les salariés ont pris un coup sur la tête. » « Alors que la Région Grand Est et l'ensemble des collectivités publiques de Moselle n'ont cessé de soutenir la direction dans ses choix d'investissement, il est regrettable que cette décision soit prise en dehors de toute concertation et de toute discussion », ont regretté notamment le président de la région, Jean Rottner et les responsables des collectivités publiques de Moselle, dans un communiqué commun.

Ceux-ci disent avoir appris la nouvelle « par voie de presse ». « Dès cet après-midi, nous prenons contact avec la direction du groupe pour obtenir de plus amples informations et débuter le combat pour sauvegarder nos emplois », ajoutent-ils. Sur Twitter, Jean Rottner parle d'une « annonce incompréhensible sur la forme et le fond. Un industriel doit être respectueux de ses employés et de ses partenaires publics. Je serai aux côtés de la Moselle Est ».

 

« On peut faire tous les efforts qu'on veut, le groupe nous lâche après avoir tiré le maximum des salariés »

 

Les salariés ont approuvé lors d'un référendum consultatif en 2015 le « Pacte 2020 », qui prévoyait le retour à 39 heures de travail hebdomadaires, payées 37, avec un rétablissement des 35 heures en 2020. « Tout ce qu'on nous promettait, les embauches, la reprise d'activité, la pérennité du site… On peut faire tous les efforts qu'on veut, le groupe nous lâche après avoir tiré le maximum des salariés », réagit Jean-Luc Bielitz. « On s'est battus comme des diables pendant cinq ans, on a fait des sacrifices pour avoir des projets, on a eu des projets et maintenant on nous dégage ! » dénonce Mario Mutzette, délégué CFE-CGC.

Selon les syndicats, la direction a parlé d'un « potentiel repreneur », sans préciser lequel. « Dans la situation actuelle, aucun constructeur n'a besoin d'une nouvelle usine », soupire Bertrand Cederiva, autre représentant CGT. Le secteur automobile traverse une crise en raison de la pandémie de coronavirus qui a gelé les ventes de véhicules. « Si Daimler n'arrive pas à vendre des voitures, qui le pourra? », s'interroge Denis Boos, de la CGT.

 

Publié par FSC

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Castex la Casse

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Renault : non aux fermetures d’usines et aux licenciements

Source 2020-05-27 11:54:53

 

Contre les prochaines annonces de fermetures par Renault, les travailleurs de la Fonderie de Bretagne tracent la seule voie réaliste : celle de la mobilisation et de la construction d’une indispensable épreuve de force.

Le 14 février dernier, soit bien avant l’arrêt des usines lié au Covid-19, mais sous prétexte d’une soi-disant perte nette de 141 millions d’euros au titre des résultats financiers pour l’année 2019 – la première depuis onze ans – la directrice générale par intérim de Renault avait annoncé un prochain plan de réduction de ses « coûts » de 2 milliards d’euros. Faisant évidemment l’impasse sur les 24 milliards d’euros amassés au cours des 10 dernières années et les 5 milliards de dividendes servis aux actionnaires, elle prévenait : « Renault n’a aucun tabou sur les fermetures d’usines dans le monde et en France ». Et il n’aura pas fallu beaucoup attendre pour qu’on apprenne ce que le constructeur mijotait pour sécuriser la rapacité de ses actionnaires.

C’est ainsi que la semaine dernière, avant les annonces officielles qui interviendront ce vendredi 29 mai, le Canard Enchaîné nous a appris que le constructeur envisageait la fermeture de quatre sites en France : Choisy-le-Roi, Dieppe et les Fonderies de Bretagne, pour commencer et Flins un peu plus tard. Soit la destruction de près de 4.000 emplois à statut Renault auxquels il faudrait ajouter les milliers d’intérimaires, prestataires et emplois indirects, ”en même temps” – comme dirait Macron – que Renault sollicitait de l’État l’attribution d’un prêt garanti de 5 milliards d’euros.

Mais pour Bruno Le Maire, qui avait estimé si « mauvaise pour la nation » la suspension de l’activité de l’usine de Renault de Sandouville – suite à une décision de justice sanctionnant les conditions sanitaires de reprise du travail – hors de question d’assortir les 5 milliards du prêt à une quelconque obligation de garantir le maintien des sites et des emplois. Ce lundi sur BFMTV, notre ministre a tenu à préciser  : « Bien sûr que nous serons attentifs à chaque emploi, mais nous voulons laisser la possibilité à Renault d’adapter son outil de production ». En clair, alors que le chômage va exploser, c’est « open bar » pour le constructeur, avec l’octroi du prêt garanti, les bonus financés par nos impôts pour doper les ventes de véhicules et les mains libres pour restructurer, une fois de plus, son appareil de production en détruisant des milliers d’emplois !

Alors, l’espoir, il est évidemment du côté de ceux et celles qui engagent sans attendre le bras de fer contre les plans du constructeur, comme à la Fonderie de Bretagne, à Caudan près de Lorient, occupée jour et nuit depuis ce lundi 25 mai, avec l’espoir que leur combat devienne rapidement celui de tous ceux et celles qui vont être être concernés par les annonces que Renault fera ce vendredi.

Régis Louail

 

Publié par anti-K

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Le coronavirus est le partenaire officiel du MEDEF

La vraie démocratie a publié une vidéo dans la playlist Économie.

«Ils veulent maintenir la rémunération des actionnaires au lieu de maintenir les emplois dans notre pays» Fabien Roussel

Extrait de l’émission «L’invité du 18h50» diffusée sur France Info le 30/06/20

Voir d’autres vidéos de France Info : https://www.francetvinfo.fr/replay-radio/

Crédit vidéo : France Info

 

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Macron annonce une « rentrée difficile »

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Renault Lardy. Les sous-traitants en
 
grève contre les suppressions de postes

 

Après l'annonce de 4.600 suppressions d'emploi en France, la saignée continue chez le groupe Renault. En particulier chez les intérimaires, et chez les sous-traitants comme au Technocentre de Lardy où 70 emplois sont menacés et où les salariés prestataires se sont mis en grève ce jeudi.

 

5 milliards pour licencier

Technocentre de Lardy le 27 mars 2020, les salariés protester contre le maintien de l’activité en pleine crise sanitaire. Crédit Photo : LP/Gérald Moruzzi

Chez Renault le plan d’économie commence déjà a faire des ravages. Après avoir annoncé 15.000 suppressions de poste dans le monde dont 4.600 en France, et menacé de fermeture les sites de Choisy-le-Roi et Maubeuge, ce sont les sous-traitants qui risquent également de payer la facture. Au Technocentre du Lardy dans l’Essonne qui compte 60% de techniciens et 40% de cadres, ce sont plus de 500 prestataires de contrats privés qui travaillent côte à côte avec les 1.300 salariés du groupe Renault.

L’externalisation chez Renault n’est pas due au hasard. C’est un mode de fonctionnement qui va de la logistique aux bancs moteurs, pour encore précariser, mettre en concurrence les salariés et ainsi pouvoir s’en séparer quand les commandes baissent ou lorsque le groupe veut faire des économies. Comme nous le voyons aujourd’hui avec plus de 25 bancs moteurs arrêtés à à Renault Lardy où 70 salariés qui faisaient des contrôles sur ces bancs moteurs vont perdre leurs postes.

 

Le secteur recherche développement est dans le viseur de la direction du groupe Renault

 

Aujourd’hui l’ensemble des secteurs du groupe Renault sont concerné par le plan d’économie annoncé par la direction après la crise sanitaire. A Renault Guyancourt ce sont par exemple 1.500 postes d’ingénieurs qui sont menacés. Mais les suppression d’emplois seront encore bien plus importants dans la sous-traitance, où il n’y aura pas de départs volontaires mais des licenciement secs. Ainsi la CGT de Renault Lardy prévoit que la direction va vouloir supprimer 600 postes de prestataires.

 

Grève des prestataire a Renault Lardy contre les suppression de postes

 

La direction de Renault prétend que les suppression de poste et l’arrêt des banc moteur au Technocentre de Lardy n’ont rien a voir avec le plan d’économie du groupe Renault. Cependant la baisse significative de l’activité et la mise à l’arrêt des bancs moteurs sont une première depuis que le Technocentre existe. En réponse les salariés se sont mis en grève pendant une heure jeudi 2 juillet pour protester contre cette décision. Et pour cause, la saignée de l’emploi ne risque pas de s’arrêter là, puisque pour arriver aux 2 milliards d’économie sur lesquelles table la direction du groupe, elle compte faire des gains de productivité ce qui induit que de nombreux postes de travail vont encore disparaître.

 

5 milliards d’argent de prêt garanti par l’État... pour financer les plans de licenciement

 

La cure austéritaire ne fait que démarrer non seulement chez le groupe Renault, mais bien dans l’ensemble du secteur automobile. Pendant ce temps le gouvernement Macron octroie 8 milliards octroyer « pour soutenir la filière automobile » dit-il. Mais en réalité cet argent public va finir dans les caisses du patronat, tandis que les salariés vont subir les plans de licenciement, les baisses de salaires et les fermetures d’usines.
C’est pour pour cette raison que la coordination de l’ensemble du secteur est d’une urgence impérative pour imposer zéro suppression de postes, l’interdiction des licenciements, et le rejet de tous les Accords de Performance et de Compétitivité pour baisser les salaires. Des donneur d’ordre aux sous-traitants jusqu’aux précaires comme les intérimaires qui paient déjà la crise avec des vagues de fin de mission depuis le début du confinement, c’est tous ensemble qu’il s’agit de s’organiser pour refuser de payer la crise.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Macron repasse à l’attaque sur la
 
réforme des retraites

 

Dans son interview jeudi à la presse sur la suite de son quinquennat en contexte de crise économique, Emmanuel Macron a confirmé sa volonté relancer la réforme des retraites, avec la reprise de concertations cet été. Il maintient ainsi le cap des attaques anti-sociales.

 

Sans perdre de temps

Crédit photo : Ludovic Marin / AFP

Avec l’instauration du confinement, les réformes en cours au début du mois de mars ont été suspendues. C’était le cas de la Loi de Programmation Pluriannuelle de la Recherche (LPPR), du deuxième volet de la réforme du chômage et surtout de la réforme des retraites. Cette réforme a fait exploser pendant trois mois, à partir de 5 décembre 2019, une colère qui grondait depuis longtemps, qui est venue s’ajouter à la séquence ouverte par les Gilets jaunes et qui a été une véritable démonstration de force de la force de la grève, en particulier dans les secteurs du transport (SNCF et RATP) où elle a marqué le record de longévité pour une grève depuis 1968 ! Un mouvement qui a été également soutenu par une large part de l’opinion, opposée au modèle de la retraite par points, attaque mal déguisée en acte de « justice sociale » par le gouvernement.

Hier, lors d’un entretien donné à la presse quotidienne régionale, Macron se confie sur plusieurs sujets à propos de la suite de son quinquennat. Reconfinement, jeunesse, plan de relance dans l’aéronautique, convention citoyenne du climat, Ségur de la Santé, tout y passe... et la réforme des retraites fait son retour. Macron souhaite « réengager rapidement une concertation en profondeur, dans un dialogue de responsabilité associant les partenaires sociaux dès l’été ». Il se donne donc la période estivale pour préparer les attaques de la rentrée. S’il est apparu très clair sur le fait de maintenir le cap de la réforme, « « Il n’y aura pas d’abandon d’une réforme des retraites. » ; le niveau d’approximation sur les contours qu’elle va prendre reste fort. Il ajoute « Je suis ouvert à ce qu’elle soit transformée. » Transformée ? Mais comment ? Aucune précision n’est faite sur ces potentielles transformations. On sait seulement qu’il va y avoir des concertations et un « dialogue social ». Des formulations préfabriquées et un faux-semblant de discussions pour anticiper et contenir la colère accumulée avec les mobilisations de cet hiver, et la gestion catastrophique de la crise sanitaire.

En somme, rien n’est clarifié, tout est soumis à la « discussion ». Pas de précision sur l’âge pivot qui était censé être gelé, et un potentiel allongement de la durée de cotisation est évoqué, toujours avec le même flou qui plane : « Cette réforme ne peut pas être reprise de manière inchangée à la sortie de crise, mais la question du nombre d’années pendant lesquelles nous cotisons demeure posée. ». Beaucoup d’arabesques et de formulations pour un come-back d’une réforme dont le fond n’ a pas changé d’un iota : passer du calcul des 25 meilleures années (ou les 6 meilleurs mois pour la fonction publique) à toutes les années (aussi mauvaises soient-elles) avec le système par point, supprimer les régimes spéciaux faire baisser les pensions, augmenter le nombre d’années à travailler pour partir à la retraite.

Macron maintient malgré tout l’esbroufe du visage social de sa réforme en affirmant (le ridicule tue moins que l’austérité) qu’elle sera favorable aux travailleurs de « seconde ligne », « ces Françaises et ces Français engagés dans des petits emplois précaires qui ont fait tenir le pays » poursuit-il. Alors même que ce sont ces « héros de la nation » qui ont le plus subi la gestion catastrophique de la crise par le gouvernement, et qui se sont retrouvés dans des situations de grande précarité, ou ont vu leurs conditions de travail se dégrader fortement. Macron tente de cacher tant bien que mal qu’en vérité, cette réforme va précariser l’ensemble des travailleurs et des travailleuses. Il essaye de masquer que si la réforme était en application aujourd’hui, ce serait une hécatombe. Baisse des droits ouverts à la retraite lors de périodes de chômage comme des dizaines de milliers de personnes vont le vire (sans savoir pour combien de temps), de même qu’une baisse globale des pensions puisque 14 % du PIB aurait été alloué aux pensions de retraite. Pas besoin d’avoir fait de grandes écoles pour comprendre que 14 % d’un PIB qui s’effondre de 12 % comme cela va être le cas pour cette année, cela signifie une baisse généralisée des pensions à l’arrivée.

Pour tenir le cap de cette réforme malgré les remous de colère qui grondent encore et qui sont prêts à exploser à tout moment, Macron s’est bien entouré. Conscient qu’il lui fallait un allié de premier choix qui n’hésitera pas à foncer la tête la première pour venir à bout de son projet de réforme ; il profite du remaniement et du départ d’Edouard Philippe annoncé ce vendredi, pour rebattre ses cartes. Ainsi, nous apprenons vendredi matin qu’il choisit à ses côtés comme nouveau Premier Ministre, le sarkozyste Jean Castex, qui semble déterminé et dévoué pour accompagner Macron dans ses réformes les plus austéritaires. Lui-même a sur son CV quelques lignes qui en font un responsable de premier chef dans la casse de l’hôpital public, de-même qu’il était directeur de cabinet de Xavier Bertrand au ministère du Travail quand se dessinait la réforme des retraites passée sous Sarkozy.

La bourgeoisie dans son ensemble, effrayée par le potentiel explosif des réactions à la crise, veut absolument réhabiliter le « dialogue social » pour contenir la combativité qui pourrait repartir à tout moment. D’ailleurs, quand on lui demande s’il se sent responsable de la colère des mobilisations de cet hiver, Macron répond : « J’ai ma part de maladresse. J’ai parfois considéré qu’il fallait aller vite sur certaines réformes. Cela ne peut marcher que par le dialogue. » Macron joue la carte du mea-culpa, et de l’empathie. Il affiche un visage de remise en question prêt à faire des concessions. Pourtant, les quelques concessions vaguement promises ne sont que des carottes pour attirer à la table des négociations et ravir les bureaucraties syndicales qui ne demandent en général pas beaucoup pour être satisfaites.

Et pour le coup, les directions syndicales n’ont pas tardé à faire connaître leur avis. Les dirigeants confédéraux FO, CGT et CFDT critiquent la volonté de Macron de remettre la réforme des retraites sur le devant de la scène.« Ce n’est pas vraiment le bon moment de remettre ce dossier sur la table », dit Yves Veyrier, le leader de FO. Comme s’il y avait un bon moment pour faire passer cette réforme de casse sociale. Les directions syndicales ne s’insurgent pas pour les bonnes raisons. Elles se positionnent contre, certes, mais seulement derrière l’argument de l’unité nationale et de la paix sociale qui ne sont agitées que par le gouvernement qui espère faire oublier ses responsabilités en période de crise. Selon Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, « tout le monde sait que cette réforme va donner lieu à des mobilisations. Est-ce qu’on veut repartir là-dedans ou est-ce qu’on calme le jeu ? ». La situation en est-elle à calmer le jeu alors que les attaques contre les conditions de travail, contre les salaires et contre les emplois pleuvent dans tous les secteurs d’activité ? Déjà, le 13 novembre 2019 alors que la perspective d’un mois de décembre historique se profilait, Martinez appelait à la grève avec une lance à incendie en indiquant au gouvernement sur Sud radio : « on peut éviter la grève du 5 décembre ». Pourtant il n’y a jamais rien eu à négocier sans retrait total de la réforme.

Dans le contexte social actuel, et aux vues des attaques multipliées qui attendent les travailleurs, les classes populaires et la jeunesse, il apparaît de plus en plus évident que toute forme de dialogue social ne peut être qu’un piège visant à nous faire payer la crise. C’est pourquoi il est vital de préparer une contre-offensive massive, en misant sur la convergence des différents mouvements de ces derniers mois, contre la politique de Macron. A ce titre, il est indispensable d’exiger que ces directions syndicales coupent toute forme de dialogue social, et proposent un plan de bataille à la hauteur des enjeux. A ce titre, la rentrée sociale de septembre se doit d’être chaude.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
TOULOUSE, Aéronautique MOBILISATION le 9 juillet

La hache de guerre est déterrée. Entre 150 et 200 personnes se sont rassemblées, hier soir, devant la Bourse du travail, à l’appel de l’Union départementale CGT de la Haute-Garonne. Un "meeting" où les prises de paroles se sont enchaînées en guise de hors-d’œuvre avant un "grand rassemblement" prévu, jeudi 9 juillet, au rond-point Dewoitine à Blagnac. Les manifestants entendent se rendre jusqu’à l’aéroport Toulouse Blagnac et se mobiliser pour "sauver les 110 000 emplois directs" du secteur aéronautique durement éprouvé après l’annonce de 3 600 suppressions de postes chez Airbus à Toulouse.

 

"Où sont les profits ?"

 

Certes, la CGT n’est pas très représentative chez l’avionneur européen, mais la sidération est palpable chez ses délégués. "Où sont les 40 milliards d’euros de profit réalisés par Airbus ces dernières années ?" a questionné Patrice Thébault qui parle d’une "catastrophe" sur le plan social. Il pointe le "cynisme" de la direction d’Airbus "qui a organisé son plan social alors que les salariés étaient en chômage partiel".


Ironique, Véronique, déléguée CGT chez Air France, fait le parallèle "entre les 7 milliards d’euros d’aides de l’Etat et les 7 000 suppressions de postes en France". Du pain bénit pour Air France, relève la salariée, "qui rêvait de lowcostiser une partie de son activité". Les sous-traitants aéronautiques, nombreux en Occitanie et en France, disent également leur inquiétude.

Les salariés de Derichebourg Aeronautics Services, DSI, Ateliers de la Haute-Garonne et d’autres sociétés bataillent avec leur direction respective contre l’APC (accord de performance collective), qui remet à plat le statut des employés et les acquis sociaux. Mathieu, délégué syndical du groupe de génie électrique SNEF, compte mobiliser les troupes et "refuser cet APC qui nous fera perdre notre 13e mois et va supprimer la majoration des heures supplémentaires".

Robert Pollaert, employé chez Aubert-Duval, dit sa crainte de voir sombrer les "3 000 salariés de l’aéronautique en Ariège". "Encore une fois, Airbus a fait construire de nouvelles usines et ne respecte pas ses contrats", accuse-t-il. Les cabinets d’études sont aussi dans la nasse. "Ce qu’on voit arriver, c’est le pire du CDD et le pire du CDI, ce sera un contrat avec une période d’essai permanente", se désole Robert Amade.

    
Gérald Camier

 

Publié par FSC

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Macron nomme le sarkozyste Jean
 
Castex premier ministre pour faire payer
 
la crise aux travailleurs

 

Édouard Philippe a présenté ce matin sa démission. Pour le remplacer au poste de Premier Ministre, Jean Castex l'ex-conseiller de Sarkozy. Pour Macron qui annonçait jeudi vouloir relancer la réforme des retraites dès cet été, c'est sans surprise le choix d'un gouvernement de combat contre les travailleurs et les classes populaires.

 

Remaniement ministériel

Le nouveau Premier ministre Jean Castex et le président français Emmanuel Macron, à Créteil, le 9 janvier 2019. Pool via REUTERS / Ludovic Marin

La majorité présidentielle à bout de souffle

C’est après le second tour des élections municipales qu’Édouard Philippe a présenté la démission de son gouvernement. Pourtant le Premier Ministre est bien l’un des seuls membre de la majorité présidentielle à en être sorti vainqueur en s’étant fait réélire à la mairie du Havre. En dehors de cela, la déroute annoncée pour le gouvernement a bien eu lieu. Entre l’abstention record et la déculottée dans les grandes villes comme Lyon ou Paris, La République En Marche a pris une claque. Logique, après trois ans de quinquennat Macron marquée par des attaques toutes plus anti-sociales les unes que les autres, combinées à l’autoritarisme croissant du gouvernement signe de son incapacité à imposer les réformes néo-libérales autrement que par la matraque.

Car le bilan du gouvernement d’Édouard Philippe c’est d’abord les ordonnances Macron qui permettent aujourd’hui au patronat d’imposer des Accords de Performance et de Compétitivité rétrogrades par le chantage à l’emploi. Une plus grande facilité pour les licenciements également que Macron a fustigé dans la presse en regrettant « la maladie française : la préférence pour le chômage ». Mais c’est aussi la casse du service public ferroviaire en 2018, et la casse de l’université publique avec la mise en place de Parcoursup et l’augmentation des frais d’inscription pour les étudiants étrangers. De même, c’est ce gouvernement qui a baissé les APL de 5€ pour les jeunes pendant qu’il supprimait l’ISF, et qui a voulu faire payer la facture écologique aux classes populaires en augmentant les taxes sur le carburant. Autant de provocations et de signes de mépris qui ont participé au déclenchement du mouvement des Gilets Jaunes, lui-même réprimé à coups de LBD et de grenades lacrymogènes.
Sans oublier évidemment la réforme des retraites passée à coups de matraque et de 49.3, malgré l’opposition de la majorité de la population (plus de 60% contre la réforme, et plus de 70% contre l’usage du 49.3), ni la gestion catastrophique et répressive de la crise sanitaire qui a fait près de 30.000 morts en France et a participé à dévoiler les carences d’un système de santé public rendu exsangue par les classes dominantes. Une politique anti-sociale et autoritaire qui a donc abouti entre autres à déclencher deux des mouvements de contestation parmi les plus importants sous la Vème République, et n’a pas été sans incidence sur la majorité présidentielle qui s’est elle-même effritée au fil des échéances, avec le départ d’un certain nombre de marcheurs et la perte de la majorité absolue de LREM à l’Assemblée Nationale en mai dernier.
Ce n’est donc pas pour rien qu’après son départ de Matignon, Emmanuel Macron a confié à Édouard Philippe une nouvelle mission. Selon
BFM TV l’ancien premier ministre a désormais pour tâche de travailler à reconstruire la majorité présidentielle pour 2022, c’est-à-dire « de serrer les rangs du Modem, d’Agir, des Radicaux, ainsi que d’une partie des Républicains mais aussi de la gauche derrière le chef de l’Etat  ». Une unité dans les rangs présidentiels avec comme point d’équilibre le centre-droit du juppéiste Édouard Philippe, marquée par la perte d’une base sociale populaire pour la majorité présidentielle.

Faire peau neuve pour préparer les prochaines attaques anti-sociales

Pour un Président qui se rêve en Jupiter, il n’est pas évident de laisser la place à n Premier ministre. Mais Macron a très vite retenu la leçon quand le pays s’est mis à scander chaque samedi « Macron démission » : il y a besoin de fusibles à faire sauter pour ne pas sauter soi-même. Édouard Philippe a donc été mis plus en avant comme l’exécutant des grandes orientations décidées à l’Élysée. A l’instar de la réforme des retraites ou du déconfinement du 11 mai annoncé en grande pompe par le président pour pousser le gouvernement à improviser l’organisation de la reprise de l’activité économique à marche forcée, au détriment des risques sanitaires. Cependant autant la réélection du Premier Ministre au Havre et son assise à droite, que la nécessité de renouveler l’image écornée de la majorité présidentielle pour les deux prochaines années du quinquennat ont poussé Emmanuel Macron à remanier son gouvernement. A la fois pour anticiper l’ombre que pourrait lui faire Édouard Philippe en vue des élections de 2022, pour faire peau neuve et relancer les attaques anti-sociales. En effet, la crise sanitaire et économique aidant, Emmanuel Macron sait qu’il va devoir mettre les bouchées doubles pour donner des gages au grand patronat en menant l’offensive contre les droits des travailleurs et des classes populaires.

En effet, dans une interview donnée le 2 juillet et retranscrite par Le Parisien, il affirmait ainsi « il y a des plans sociaux et il y en aura ». Après avoir que son gouvernement ait annoncé qu’il faudrait « vivre avec le virus », le président de la République annonce qu’avec la crise économique, il faudra donc vivre avec les plans sociaux . Une manière de réaffirmer son objectif : faire payer la crise aux salariés et sauvegarder les profits du grand patronat. Il va falloir travailler plus, il va falloir payer la dette : la réforme des retraites et les attaques contre les autres branches de la sécu refont surface avant l’été.

Jean Castex, « le couteau suisse » du régime

Dans ce contexte la nomination de Jean Castex au poste de Premier Ministre est le moyen pour Emmanuel Macron de renouveler le visage de son gouvernement afin de se préparer à mener une nouvelle offensive anti-sociale. Un « couteau suisse » selon Franck Louvrier qui déclarait au moment de sa nomination au poste de « ministre du déconfinement » que « non seulement c’est un haut fonctionnaire qui connaît très bien l’administration, mais, avec son expérience d’élu local, il sait comment fonctionne concrètement le pays. Il a l’habitude de travailler avec tout le monde, à chaque niveau de l’État. Le genre de profil qui manque à la macronie. En cette période de crise, il en faudrait dix comme lui… »

Cet énarque, ancien collaborateur de Nicolas Sarkozy et maire LR de Prades, a d’abord été haut-fonctionnaire à la Cour des Comptes avant de devenir directeur de l’hospitalisation et de l’organisation des soins au ministère de la Solidarité et de la Cohésion sociale entre 2004 et 2006, mais aussi directeur de cabinet de Xavier Bertrand au ministère de la Santé entre 2005 et 2007, et au Travail l’année suivante. Mais l’un de ses plus grands faits d’armes reste certainement d’avoir été au cœur du processus législatif conduisant à la Loi Hôpital 2005, dont il a fait adopter le décret d’application et qui introduisait ouvertement la logique de rentabilité au sein de l’hôpital public avec notamment la tarification à l’acte et l’encadrement strict du budget des hôpitaux. Le tout en centralisant le pouvoir de décision dans les mains des directeurs administratifs des hôpitaux. Un moment charnière dans la casse du système de santé public, soumis aux lois du profit, qui n’a fait qu’empirer depuis. Et pour cause, au cours des six dernières années, ce sont 13631 lits d’hôpital qui ont été supprimés pour des questions de coût.
Mais on ne pourrait définir aussi rapidement cet homme qui n’est pas que celui qui a participé à détruire l’hôpital public et à remplacer Raymond Soubie pour conseiller Nicolas Sarkozy, en qualité de Secrétaire général adjoint de l’Élysée (2011-2012). C’est aussi un haut-fonctionnaire, cumulard notoire, qui profite gracieusement des différents mandats qu’il collectionne. Ainsi au sujet de sa dernière déclaration datant du 14 janvier 2020, L’Obs rendait compte en détail : « Président de l’Agence nationale du sport (depuis 2019), il est aussi le monsieur JO 2024 de l’exécutif en tant que délégué interministériel (depuis 2017) aux jeux Olympiques et Paralympiques et aux grands événements sportifs. Il a perçu, pour cette dernière fonction, une rémunération de 160 467 € net en 2019. Il faut ajouter ses émoluments de maire soit 22 044 € brut par an et 25 670 € brut annuel pour son mandat de conseiller départemental. Soit un total de plus de 200 000 € par an. »

On l’aura compris, avec Jean Castex la macronie s’assure de ménager son centre-droit, c’est-à-dire à peu près tout ce qui lui reste de base sociale et électorale après trois ans de quinquennat, tout en évitant de participer à construire un potentiel concurrent en vue des élections présidentielles de 2022 comme Édouard Philippe pouvait l’être. Ces dernières semaines, Macron laissait même faire dire dans la presse qu’il réfléchissait à supprimer la fonction de Premier ministre. S’il ne le supprime pas, il s’arroge les services d’un exécutant fiable qui ne sera pas trop remuant. Macron-Jupiter, même en mettant des gardes-fous veut gouverner seul.

Le monde d’après du "nouveau monde" macronien n’a donc rien à envier au monde d’avant, et ce remaniement ministériel acte la volonté de Macron de continuer à s’en prendre aux classes populaires. Après la nomination de Castex comme « ministre du déconfinement » pour organiser la reprise de l’activité économique à marche forcée et au mépris des risques sanitaire, la nomination au poste de Premier Ministre de ce haut-fonctionnaire familier des attaques contre la fonction publique et habitué à conseiller la droite dure incarnée par Nicolas Sarkozy s’inscrit dans la continuité des politiques néo-libérales et antisociales menée par Macron et le grand patronat pour faire payer la crise aux travailleurs. Macron insiste sur la cooptation des "partenaires sociaux", sur le dialogue social. Il n’y aura encore et toujours rien à trouver à négocier dans les mêmes bureaux et salons, de ces mêmes bureaucrates aux visages nouveaux. D’ores et déjà, il faut travailler à l’unité des rangs de notre classe pour faire face aux attaques qui continuent de tomber et engager la contre-offensive.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Affaire Dépakine et course aux profits :
 
l’État jugé responsable

 

Le tribunal administratif de Montreuil a jugé l’État responsable dans la prescription de Dépakine aux femmes enceintes. À l’origine de malformations congénitales et de troubles neuro-développementaux, les risques élevés de ce médicament sur les foetus des femmes enceintes étaient connus du groupe Sanofi qui le commercialise, comme de l’État. Mais dans leur course aux profits, la santé importe peu.

 

L'Etat, gardien du capital

Ce jeudi 2 juillet, l’État est reconnu responsable dans l’affaire Dépakine. Selon le tribunal administratif de Montreuil (Seine-Saint-Denis), “ l’État a manqué à ses obligations de contrôle en ne prenant pas les mesures adaptées et engagé sa responsabilité. ” comme le rapporte La Depêche, puisqu’il n’a pas assuré “ l’information donnée aux praticiens et aux malades sur la dangerosité de ces médicaments lorsqu’ils sont donnés aux femmes enceintes. ” En conséquence, l’État est condamné à indemniser trois familles à des montants de 290 000 euros, 200 000 euros et 20 000 euros, selon l’âge des enfants concernés.
 
La justice a aussi déclaré que ces mêmes responsabilités étaient partagées par le laboratoire Sanofi et les médecins prescripteurs. En effet, c’est en septembre 2016 qu’une enquête est ouverte au sujet de la commercialisation de l’antiépileptique de référance Dépakine. Elle visait à établir s’il y avait eu “ tromperie sur les risques inhérents à l’utilisation du produit et les précautions à prendre ayant eu pour conséquence de rendre son utilisation dangereuse pour la santé de l’être humain ”, suivant
Le Monde.
 
C’est la molécule valproate de sodium qui semble à l’origine du problème, commercialisée depuis 1967 sous la marque Dépakine par Sanofi, et utilisée pour répondre aux troubles bipolaires et à l’épilepsie. Lorsqu’elle est prise par une femme enceinte, le risque pour le foetus de développer des malformations congénitales et/ou des troubles neuro-développementaux est très élevé. Si ces conséquences sont connues depuis longtemps, un sondage de l’Agence nationale de sécurité du médicament
datant de 2015 avait dévoilé que 62 % des femmes traitées par la Dépakine n’étaient pas ou peu informées sur les effets, et que 94 % n’avaient pas signé le formulaire d’accord de soins.
 
Selon différentes études, le nombre d’enfants handicapés à cause du valproate de sodium est estimé entre 15 000 et 30 000. La condamnation de l’État dans le cas de ces trois familles est une première, et montre la responsabilité partagée par l’État français et le groupe pharmaceutique Sanofi. Le groupe n’hésite aucunement à mettre en péril la santé des patients lorsqu’il s’agit d’éviter la baisse des profits, de la même manière qu’il n’hésite pas à
détruire un millier d’emplois provoquant le suicide de certaines de ses employées. L’État, défenseur des intérêts capitalistes veille à ce que les profits augmentent au détriment de nos vies, et n’hésite à devenir complice lorsqu’il s’agit de fermer les yeux, comme dans le cas de l’affaire Dépakine.

La gestion catastrophique de la pandémie a montré dans quelle mesure la santé des travailleurs, des femmes et des migrants n’entre pas dans la liste des priorités gouvernamentales. Dans un monde d’exploitation et d’oppressions, la santé est un marché comme les autres où on n’hésite pas à mettre en péril des milliers de vies si cela permet d’augmenter les profits. L’industrie pharmaceutique ne devrait pas répondre aux intérêts capitalistes, mais aux intérêts des travailleurs et travailleuses, leur vie et bien-être.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Voir les commentaires

Visiteurs

470490

 

Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

Articles récents

Hébergé par Overblog