SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Ce samedi sur le site pétrochimique de Lavéra dans les Bouches-du-Rhône, l'intersyndicale qui réclame toujours "le retrait pur et simple"de la réforme des retraites souhaitée par le gouvernement, a organisé un grand meeting unitaire. Objectif : préparer et renforcer la mobilisation du 17 décembre.

Par Marc Civallero
Publié le 14/12/2019 à 16:33

Les porte-paroles et les secrétaires généraux des syndicats du département des Bouches-du-Rhône, mobilisés dans le mouvement de grève, depuis le 5 décembre, contre le projet de réforme des retraites du gouvernement, se sont retrouvés sur le site pétrochimique de Lavéra pour un meeting unitaire.

Objectifs : durcir les actions de grève et préparer la manifestation du 17 décembre, mardi prochain.

Les participants ont tout d'abord expliqué que le choix de la plateforme pétrochimique de Lavéra n'avait rien d'anodin " c'est un haut lieu de lutte, emblématique de l'unité public/privé" ont-ils expliqué . Des syndicats qui souhaitent aussi montrer qu'ils défendent "l'intérêt général et non pas des revendications catégorielles"

Pour Olivier Mateu secrétaire général de l'UD CGT 13, " les modalités de grève vont se durcir la semaine prochaine, une semaine qui va être bouillante" il explique à notre équipe l'analyse que son syndicat fait de cette réforme 

 

 

Pour Serge Reynaud, agent de la Poste et co-secrétaire de "solidaires 13" "les réformes mises en place à la Poste doivent servir de retour d'expérience"

Serge Reynaud co-secrétaire

Enfin pour la porte-parole de la FSU 13, Caroline Chevé ( enseignante) cette réforme "c'est l'affaire de tous et pas seulement celle des régimes spéciaux"


Caroline Chevé porte-parole FSU 13 à Lavéra

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

« Tout le monde comprend bien que quand on vit plus longtemps il faut travailler plus longtemps. Certains sont en grève parce qu’ils ne comprennent pas tout », a déclaré le ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer, le 2 décembre dernier sur RTL. Les dernières réformes des retraites prévoient d’ailleurs un allongement des durées de cotisation nécessaires pour obtenir une retraite à taux plein jusqu’en 2025, allongement basé sur les projections d’évolution de l’espérance de vie du scénario démographique central de l’Insee.

Or, ce que l’on constate depuis 2015 défie ce scénario : l’évolution effective de l’espérance de vie à 60 ans (en trait rouge épais sur le graphique) se situe très en dessous de ce scénario central, pour se rapprocher voire, dans le cas des femmes, passer sous le scénario bas de l’Insee. Autrement dit, l’espérance de vie à 60 ans a quasiment cessé de progresser.

Espérance de vie : le grand ralentissement

Dans un tel contexte la proposition du gouvernement d’allonger encore davantage que prévu les durées de cotisation nécessaires pour avoir droit à une retraite à taux plein d’ici 2025 ne peut – à juste titre – être perçue que comme une provocation et une volonté de baisser les revenus des futurs retraités.

En toute logique, compte tenu des résultats constatés depuis 2015 en matière d’espérance de vie c’est exactement l’inverse qu’il faudrait faire : à savoir ralentir l’allongement des durées de cotisations prévu d’ici 2025. Mais on n’en prend sans doute pas le chemin.

GUILLAUME DUVAL

Publié par anti-K

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Mediapart

Mediapart

Un pays bloqué, un désordre général, une société une fois de plus violentée. Depuis l’été 2017, ce pouvoir est l’organisateur d’incessants troubles à l’ordre public. Sourd aux compromis comme aux demandes sociales, il impose par les violences policières et avec le soutien d’une majorité godillot un projet néolibéral. Jusqu’à quand?

Insensiblement, la France s’acclimate à une violence sociale inédite. Inédite, car ses fractures et ses conflits présentent deux nouveautés. La première est la longue durée d’une crise sociale multiforme commencée quelques mois à peine après l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République. La seconde est qu’il s’agit d’un choix délibéré du pouvoir politique d’exacerber les tensions. Protégé par les institutions de la Ve République, ce pouvoir a décidé d’avancer seul et d’imposer ses réformes, sans ou contre la société.

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Publié par anti-K

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Je le dis aux étudiants : mardi, sortez ! Je le dis aux enseignants : mardi, sortez ! Je le dis aux infirmiers : mardi, sortez ! Je le dis aux gilets jaunes : mardi sortez ! Il faut le dire à tout le pays : c'est maintenant ou jamais, mardi, sortez !

 

François Ruffin

Le 13 décembre 2019

 

Publié par EL DIABLO

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« Sur la raffinerie, on est en grève à 90% ». Fabien Cros, CGT Total La Mède

Fabien sourit, quand on lui demande si les raffineurs de Total La Mède, dans les Bouches-du-Rhône, comptent durcir le mouvement. « On est en grève à 90%, compliqué de durcir plus que ça ! En revanche, on inscrit la grève dans la durée ».

PANNE SÈCHE DANS LES BOUCHES-DU-RHÔNE

Pas un seul produit ne sort de la raffinerie-dépôt de La Mède, près de Marseille. « Aucun moyen de livraison ne part du site, raconte Fabien Cros, élu CGT, et secrétaire CSEC raffinage-Chimie du groupe Total. En temps normal on fait 150 camions par jour, 3 à 5 trains par semaine, et 3 à 4 transferts par pipeline par semaine également. Les trains approvisionnent Toulouse et sa région, les Bouches-du-Rhône et les départements limitrophes sont livrés par pipeline, une partie du territoire par camion. Et là, depuis mercredi, rien ne sort, ni wagon, ni camion, ni par pipeline ».

La mobilisation sur le site est générale. « Au niveau des salariés qui sont en quart, c’est-à-dire en 3x8, on est à 90% de grévistes. Les personnels journaliers des autres métiers, eux, se mobilisent à un très haut niveau également, les journées de mobilisation ».

A La Mède, la détermination est au rendez-vous. « Toutes les huit heures, à chaque prise d’équipe, on vote la reconduction. On a fait en amont un boulot militant de décryptage de la réforme, mais en réalité tout le monde était au courant. Tout le monde savait déjà que cette réforme est absolument néfaste, pour nous comme pour le reste des salariés ».

La Mède a subi un plan social d’importance, en 2015, et les raffineurs tiennent à leur outil de travail. Dans les faits, ce sont eux qui décident ce qui doit - ou pas - sortir. « Et il y a un effet domino, bien entendu, car il y a une forte imbrication du tissu industriel. Ce qui ne sort pas de chez nous, au final, c’est autant qui n’approvisionne pas les autres boites qui dépendent de nos produits. Au niveau interprofessionnel, avec la CGT, la mobilisation est très large. Avec les cheminots, bien entendu, mais aussi les transports publics, les hôpitaux, les télécoms, le port, les enseignants, les boîtes du privé et l’ensemble de la pétrochimie, parce que nous ne sommes pas les seuls ».

Les stocks, eux, baissent à vue d’œil. « L’Etat le sait, parce qu’il commence à taper dans les stocks stratégiques, pour essayer de limiter l’impact du mouvement. C’est un signal d’alarme, pour le gouvernement, conclut Cros. Pour nous, un signe d’encouragement, à continuer, tous ensemble ».

Propos recueillis par JB Thomas

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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« C’est pas un bras de fer, c’est la guerre ». Eric Sellini, CGT Total

Les raffineurs sont dans la bataille. La presse et le gouvernement essayent de minimiser l’impact, mais il est bien là. Entretien avec Eric Sellini, Coordinateur CGT du Groupe Total.

LES RAFFINEURS SONT DÉTERS !

Quatre raffineries sur huit paralysées ce vendredi. « Et il y en aura davantage la semaine prochaine, puisque les camarades prévoient de radicaliser le mouvement, déclare Eric Sellini, Coordinateur CGT du Groupe Total. Les blocages d’expédition vont se poursuivre. Du coup dans les prochains jours on risque d’être un peu embêtés. Enfin, les patrons ».

5% des stations impactées, pour l’instant, selon la presse ? « C’est une façon de mettre le couvercle sur la marmite, poursuit Sellini. Il suffit de prendre quelques exemples. En région parisienne, au jour d’aujourd’hui, le dépôt de Gennevilliers est vide. Il n’y a plus de combustible. Pour le réseau Total, c’est catastrophique. S’il y a du réapprovisionnement, ce sera en très petites quantité. Et, de toute façon, les camions, avec la circulation, ne peuvent pas faire leurs tournées habituelles. Pour la Bretagne, la situation va devenir de plus tendue aussi. La raffinerie de Donges a repris, mais les copains vont rebloquer en début de semaine prochaine. A chaque fois, c’est des millions de litres qui ne sortent plus, et il n’y aura plus de carburant sur le gros dépôt de Rennes ».

La détermination est au rendez-vous. Si le combat actuel est mené par tout le monde, c’est pour tout le monde que se battent les raffineurs. « Alors, bien sûr, pour nous aussi l’impact de la réforme serait terrible. Dans un groupe comme Total, où nous avons des accords de très haut niveau, pour 25 ans de quart, les raffineurs bénéficient de cinq ans d’anticipation, au cours desquels ils sont en pré-retraite avec un statut de salarié du groupe. Avec les deux ans de la réforme, qu’est-ce qu’il va se passer ? Mais la question n’est pas là uniquement. La réforme concerne tout le monde, et au niveau de la CGT, c’est la première fois depuis très longtemps qu’il y a une volonté de toutes les fédérations et de tous les secteurs de ne rien lâcher ».

La nervosité a fini par atteindre le patronat, et ce par-delà les déclarations du Medef.
« Dans tous les grands groupes, que ce soit au niveau de l’industrie gazière, dans la chimie, dans l’énergie, les grands patrons ont reçu la consigne d’essayer de faire des appels du pied, souligne Sellini, citant plusieurs exemples. Ils essayent de négocier, au cas par cas. En même temps, ils disent qu’ils n’ont pas des masses de marge de manoeuvre, alors comme ça, les choses sont claires. Mais encore une fois, le combat nous concerne toutes et tous, et on ne va pas aller négocier, secteur par secteur ».

La semaine prochaine s’annonce décisive chez les raffineurs et au niveau global.« Ce gouvernement n’hésite pas à mettre la vie des gens en danger, en faisant rouler des trains, les transports, Paris, avec des non-grévistes et des cadres. Jamais la répression n’a été aussi importante. Ils sont prêts à tout. Ce n’est pas un bras-de-fer qui a commencé, c’est une guerre, conclut Sellini. Mais on a de quoi faire basculer la situation, tous ensemble, avec les transports ferroviaires, les raffineurs et tous les autres grévistes. C’est la semaine prochaine que tout va se jouer ».

Propos recueillis par JB Thomas

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Si encore quelques uns croyaient au père Noël avant l'heure, soit ils aiment prendre des vessies pour des lanternes, soit ils se rangent dans le camp des riches et du capital

Le premier ministre annonce du tous perdants et la jeunesse sacrifiée par le capital
Le premier ministre annonce du tous perdants et la jeunesse sacrifiée par le capital

Ci-dessus, deux photos de la manif de Mantes-la-Ville à Mantes-la-Jolie, ce mardi  10 décembre. L'Union locale CGT de la région mantaise avait appelé à une manifestation qui eut un franc succès.

Communiqué CGT suite aux annonces du premier des chambellans d'un ex-banquier d'affaires en location à l'Elysée:

L’allocution du Premier Ministre confirme et aggrave les propositions contenues dans le rapport Delevoye.

La CGT constate que le gouvernement reste sourd aux exigences exprimées par les millions de salariés, jeunes, retraités, privés d’emploi, mobilisés massivement depuis des semaines et soutenus majoritairement par l’opinion publique.
C’est le choix du sacrifice de la jeunesse de notre pays qui est assumé par le gouvernement.
Le gouvernement non content de faire une réforme systémique annonce une modification des paramètres de départ en retraite dès l’année prochaine entrainant le recul de celui-ci.
Ainsi, toutes les classes d’âge et toutes les professions du public et du privé sont concernées par les mesures annoncées par le Premier ministre. Le gouvernement tente la division des salariés, y compris dans la même entreprise et la même profession.
Le gouvernement ne remet pas en cause le blocage des 3 leviers de financement que sont : les 14% du PIB consacré au financement, le plafonnement à 120 000 euros annuel des salaires soumis à cotisation et l’augmentation des recettes indispensables à l’amélioration du système actuel.
Cela dans un contexte où 6 millions de retraitables sont attendus d’ici 2042. Il apparait donc clairement que la variable d’ajustement serait la valeur du point et donc la baisse du niveau des pensions.
Par ailleurs, le gouvernement décide d’une réforme et confie aux « partenaires sociaux » le soin de sa mise en œuvre et d’en gérer les conséquences pour l’ensemble de la population, sous le contrôle des orientations budgétaires du gouvernement. Dès lors, ressurgissent les méthodes anti-démocratiques avec la volonté de vouloir passer par ordonnances et décrets des arbitrages essentiels pour l’avenir de nos retraites.
Le gouvernement maintient le cap sur la suppression des 42 régimes spéciaux et particuliers tout en précisant que certains secteurs bénéficieraient d’un traitement particulier. Cette mesure est aussi une négation de la reconnaissance de la  pénibilité au travail. La CGT revendique la prise en compte de la pénibilité du travail par des départs anticipés avant 60 ans pour les salariés du privé comme du public.   
Avec ces mesures, les femmes restent les grandes perdantes de cette réforme quoi qu’en dise le Premier ministre. La CGT exige la mise en place immédiate de l’égalité salariale entre les hommes et les femmes telle que la loi le prévoit déjà.
Ajoutons à cela, la tentative de recycler des mesures déjà existantes (minimum de pension à 85% du Smic (soit 1000 euros), pension de réversion, allocation vieillesse des parents au foyer,…) comme des avancées sociales.
Le Premier ministre avait prévenu qu’il n’y aurait pas d’annonces magiques, le contenu de sa prise de parole le confirme.
Il y a donc nécessité à amplifier et élargir le rapport de force et ce, dès demain, jeudi 12 décembre et mardi 17 décembre 2019.

Montreuil, le 11 décembre 2019

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
photo d'illustration

photo d'illustration

 

Cette vidéo (de 2019) mérite d’être écoutée jusqu’au bout ( le calvaire ne dure qu’1 minute et 20 secondes )... Elle fait la démonstration que Macron nous prend vraiment pour des imbéciles... Il explique pourquoi il ne faut pas travailler au-delà de 62 ans .

 

Publié par EL DIABLO

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Publié dans #RATP, #15ème, #Actualités - Alternative politique

En plein mouvement de grève contre la réforme des retraites, la radio RMC a affirmé le 11 décembre à l'antenne que les agents RATP "gagnaient en moyenne 3 700€ par mois". Un mensonge de plus au compte d'une radio habituée aux erreurs et approximations, mais rassurons-nous, toutes allant dans le sens du patronat et du gouvernement. A confondre journalisme et recherche du buzz à tout prix, on ne peut guère attendre autre chose de leur part !

Remontés par cette provocation de la part de la radio, les agents grévistes du dépôt RATP du 15e de Croix-Nivert, rejoints ensuite par des agents de plusieurs dépôts d'Ile-de-France, se sont rendus jeudi 12 décembre devant le siège du groupe Altice situé dans le 15e arrondissement pour faire entendre leurs voix.

Malgré des émissions au concept faussement populaire où tout le monde est censé pouvoir s'exprimer, un droit de réponse en direct à l'antenne a été refusé aux camarades de la CGT du dépôt. Après discussions, les deux journalistes Eric Brunet et Laurent Neumann ont dû descendre  pour s'expliquer avec les grévistes.

VOIR vidéo ci-après -------->


Plus facile de répéter en boucle toute la journée les inepties de l'idéologie dominante bien au chaud dans un plateau que face à des travailleurs en lutte !

Publié par FSC

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Vous avez dit régime UNIVERSEL ?

Publié par FSC

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VIDEO. La police réprime le piquet de grève du dépôt RATP du Barrage à Saint-Denis, les profs et les étudiant.e.s solidaires des grévistes

Au lendemain des annonces d’Edouard Philippe, la police a réprimé le piquet de grève du dépôt de bus RATP du barrage à Saint-Denis. Mais les soutiens, étudiants de Paris 8 et profs du 93 restent nombreux.

CONSTRUIRE LA GRÈVE GÉNÉRALE

La veille, le mercredi 11 décembre, Édouard Philippe faisait son allocution sur le projet de loi concernant la réforme des retraites. Il a ainsi évoqué notamment l’instauration d’un « âge d’équilibre » à 64 ans accompagné d’un système de « bonus-malus ». Loin de contenter les grévistes, ces annonces n’ont fait que durcir leur détermination à lutter jusqu’au retrait total de la réforme, sans négociations. En effet, dès le lendemain, de nombreux piquets de grève se sont renouvelés sur différents dépôts RATP (Pleyel, Aubervilliers, Lagny…). Mais devant la ténacité des grévistes de la RATP, de la SNCF, et des profs, la répression se durcit. Depuis les annonces du premier ministre, les blocages, même filtrants, sont de plus en plus réprimés. Les policiers, restés à distance les jours précédents, interviennent désormais pour déloger le piquet de grève, comme ils l’ont fait sur plusieurs autres dépôts, à Ivry, Pleyel, Flandres, et Pavillon-sous-Bois. Face à ces manœuvres du gouvernement pour tenter d’affaiblir le moral des grévistes, la convergence entre les secteurs mobilisés montre une détermination intacte.

En effet, cette nouvelle journée de mobilisation nous montre, outre cette répression, une solidarité très présente dans cette période de construction de la grève générale, mêlant des travailleurs et des étudiants mais également des corps de métiers peu habitués à se rencontrer tel que la RATP et les enseignants.

De plus, les initiatives sont nombreuses pour contribuer à transformer cette grève en une grève populaire, à-même d’entraîner dans la lutte tous les secteurs de la société, publics comme privés, prêts à se battre pour une vie plus digne. En ce sens, l’auto-organisation et la convergence pour le retrait pur et simple de la réforme, sans négociation, pourrait se construire autour d’une coordination entre les grévistes d’Ile-de-France, de la pérennisation d’une véritable caisse de grève, de rencontres festives entre les piquets du 93, en invitant des musiciens sur les piquets, ou encore en établissant un système de garderie pour permettre à tous de se mobiliser.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Paris 5 décembre 2019 (photo: El Diablo)

Paris 5 décembre 2019 (photo: El Diablo)

Mobilisation de décembre 2019 : « Ne nous regardez pas… REJOIGNEZ-NOUS ! »
Par Évariste

Ce slogan, repris dans les cortèges du 5 et du 10 décembre, pourrait bien résumer la situation dans le camp de la grève. Certes, l’entame du jeudi 5 a été une réussite grandiose, certes la région francilienne, cœur économique du pays, est en partie paralysée. Constatons également que l’Éducation nationale est à la pointe du combat et que le secteur hospitalier rentre progressivement dans la danse. Toutefois, examinons l’état du rapport de force avec réalisme, tout en restant optimistes : le trafic routier n’est pas touché par des barrages systématiques, les raffineries ne sont pas encore suffisamment perturbées pour imposer un régime sec en essence et gasoil et les transports en commun hors région parisienne sont certes impactés par le mouvement mais sans provoquer pour l’instant une paralysie des métropoles régionales. Bref, nous sommes encore loin d’une grève générale interprofessionnelle. Le mouvement tient aujourd’hui par l’acharnement des personnels de la SNCF et de la RATP. Disons-le clairement, cette conjoncture est dangereuse en soi. Il est essentiel que le « Front de grève » s’élargisse dans les jours prochains. Sinon les grévistes du rail se retrouveront progressivement isolés puis réduits.

Parlons clair : la généralisation de la grève est possible, ce n’est pas une utopie. Pour s’en convaincre, il suffisait de voir les cortèges du mardi 10 décembre. Partout en France, les manifestations ont été massives, offensives, pugnaces et suffisamment autodisciplinées pour éviter de tomber dans les provocations policières pourtant nombreuses.

 

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Publié par EL DIABLO

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Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
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