SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

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Ce n'est pas à l'Elysée, ce n'est pas à Matignon que nous obtiendrons satisfaction à nos revendications!

Le "Ségur de la santé" fait du surplace. Aucune proposition chiffrée du gouvernement sur les augmentations de salaire et les créations de postes. Ce ne sont pas des négociations qui se sont ouvertes au ministère de la Santé, mais le ronron entre "partenaires sociaux" autour de "discussions de salon", comme le dit dans son billet quotidien le médecin urgentiste CGT Christophe Prudhomme. Aujourd'hui, autre négociation, mais au palais de l'Elysée.

L'ex-banquier d'affaires et gérant de la banque Rothschild, qui y trône, a convié les syndicats CFDT, CGT, FO, CGC, CFTC et Unsa et les organisations patronales Medef, CPME, U2P, FNSEA pour soi-disant préserver l'emploi.

Après l'approbation par le pouvoir des riches et du patronat du plan de casse organisé par Renault, société dont l'Etat est le principal actionnaire, on ne peut que douter fortement de cette négociation dite sociale. Ci-dessous, Renault à Choisy-le-Roi, en lutte contre sa disparition.

Ce n'est pas à l'Elysée, ce n'est pas à Matignon que nous obtiendrons satisfaction à nos revendications!

capture d'écran

Et malheureusement, Renault n'est que l'arbre qui cache les outils made in Macron pour faire supporter la crise au monde du travail. Entre les ordres du patronat à son commis de l'Elysée (prolongation du temps travail, baisse des salaires, retour sur le 13ème mois, les rtt et les congés, précarisation et licenciements) et les revendications légitimes des derniers de cordée, depuis mai 2017, le pouvoir a choisi le côté du capital dans le combat de classes.

Qu'attend-t-on pour déconfiner les luttes? Je dis ça, mais ce n'est pas pour rien.

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Militante CGT au rassemblement parisien pour Adama Traoré: "Le syndicalisme doit être antiraciste!"

Plus de 30 000 manifestants se sont rassemblés mardi devant le Tribunal de Paris, malgré l'interdiction proclamée par la police de Castaner. Ces manifestants répondaient à l'appel du comité de soutien à la famille d'Adama Traoré,  jeune homme noir de 24 ans mort en 2016 après son interpellation. Le site Révolution permanente relaie le témoignage de Tiziri Kandi, militante CGT, en réponse à la publication par le journal d'extrême droite Valeurs Actuelles d'une vidéo dans laquelle celle-ci aurait été « conspuée et expulsée » de la manifestation. Elle revient sur ces propos mensongers et rappelle l'importance de construire les "convergences de demain".

"Deux choses doivent être dites sur cette vidéo : le rassemblement d’hier contre le racisme et contre les violences policières était un moment historique, et Valeurs Actuelles est un "media" d’extrême droite connu et reconnu comme tel. Je suis particulièrement scandalisée par cette instrumentalisation honteuse dont je fais l’objet, à propos d’un fait extrêmement marginal, qui s’est produit au moment où j’allais quitter le rassemblement.

Le fait que des manifestant-e-s présent-e-s n’aient pas apprécié de voir un drapeau CGT à la manifestation n’enlève strictement rien à la justesse du mouvement et au combat contre le racisme et les violences policières. Il est d’ailleurs judicieux qu’aujourd’hui on se pose la question de la présence et du rôle des syndicats dans la lutte antiraciste, et de notre responsabilité, tout comme la responsabilité historique de nos organisations syndicales, dans les combats antiracistes d’aujourd’hui pour construire les convergences de demain. Le syndicalisme doit être antiraciste.

Ensuite, étant animatrice des luttes des salariés du nettoyage et des hôtels, majoritairement des personnes noires, arabes, asiatiques, immigrées, ou issues de l’immigration, dont je fais partie, étant immigrée moi-même, nous avons toujours fait face à la police, sa violence et sa brutalité, dans la vie de tous les jours comme lors des luttes au travail ! À l’hôtel Holiday inn de Clichy, au campanile de Suresnes, au parc Hayat Vendôme, à l’Ibis des Batignolles. La police est toujours intervenue. Au parc Hayat Vendôme, on a été brutalisé-e-s et criminalisé-e-s juste parce que nous luttions pour la dignité, pour des augmentations de salaires et contre la sous-traitance, obligé-e-s à payer des amendes ... dans toutes ces luttes, on a été soutenu-e-s par le comité pour la justice et la vérité pour Adama.

De même, notre syndicat a été présent dans les actions et mobilisations du comité, ainsi que dans toutes les actions antiracistes, contre l’islamophobie, contre l’antisémitisme, tout comme toutes les mobilisations et les grèves contre la régression sociale et les attaques patronales qui fragilisent toujours davantage celles et ceux qui sont socialement assigné-e-s aux travaux les plus durs et les moins rémunérés et valorisés !

Je dénonce avec fermeté cette instrumentalisation honteuse par ce "torchon" fasciste" et j’affirme une fois de plus mon soutien à tous-tes les camarades partout dans le monde qui se battent contre le racisme, pour la justice, pour la convergence des luttes et pour l’union de nos forces. Pour un avenir sans exploitation et sans domination. Le syndicalisme a toute sa place dans les luttes contre les violences policières et contre le racisme, car ces violences ne s’arrêtent pas aux portes du travail, au contraire elles structurent son organisation et l’exploitation des personnes racisées. Justice pour Adama, pour Amine Bentounsi, Babacar Gueye, Ali Ziri, Ibrahima Bah, Zineb Redouane, Gaye Camara, Steve Maia Caniço, et Fatouma Kebe ! Justice pour George Floyd, justice pour toutes les victimes des violences policières et du racisme !"

Tiziri Kandi, CGT HPE

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Après les paroles sirupeuses du temps du confinement, les paroles sentencieuses sur les nécessités de l'après, chez les dirigeants économiques, les économistes à leur service et le pouvoir macronien reviennent en force comme le naturel au galop le rappel aux " impératifs" de la compétitivité économique et  la nécessité de la confiance des " investisseurs" autrement dit des actionnaires.  Mais côté

Des syndicalistes et parlementaires exigent l'abandon de la réforme de l'assurance chômage et réclament « l'indemnisation de 100 % des chômeurs », dans une tribune publiée dimanche et dont la CGT a été à l'initiative, a indiqué le syndicat.

« Nous ne voulons pas que les chômeurs se voient infliger la double peine de se retrouver privés d'emploi et de droits sociaux », écrivent la soixantaine de signataires de cette tribune, pour laquelle la CGT a été rejointe par les comités de chômeurs AC !, MNCP et APEIS, ainsi que par l'Union syndicale Solidaires et le Syndicat des avocats de France (SAF).

« Il est d'ores et déjà urgent de prolonger d'au moins un an les droits en cours et d'ouvrir des droits à toutes et tous ceux qui cherchent du travail », estiment les signataires.

Parmi ces derniers figurent les responsables syndicaux Catherine Perret (CGT) et Éric Beynel (Solidaires), les députés communistes Fabien Roussel, Marie-George Buffet et André Chassaigne, les députés LFI Jean-Luc Mélenchon, Clémentine Autain et François Ruffin, ainsi que le porte-parole de l'association Droit au Logement (DAL) Jean-Baptiste Eyraud, des sociologues et des avocats.

Le communiqué de la CGT

Ils demandent au gouvernement de « garantir le droit des chômeurs-ses à retrouver un emploi stable, et dans l'attente, à assurer la continuité de leur revenu avec le gel du décompte des jours d'indemnisation chômage versés depuis le 1er mars et l'arrêt des radiations et du contrôle de la recherche d'emploi ».

« Le gouvernement veut maintenir coûte que coûte au 1er septembre le second volet de sa réforme de l'assurance chômage, qui doit réduire de 30 à 75 % les allocations de 650 000 chômeurs, selon le chiffrage de l'Unedic », dénoncent-ils.

Mais les « conséquences économiques » de la crise sanitaire « sur la situation de l'emploi ne cesseront pas avec le déconfinement », soulignent les signataires, qui réclament aussi l'abandon de la réforme des retraites.

L'ensemble des syndicats — non seulement la CGT et Solidaires, mais aussi la CFDT — réclament l'abandon de la réforme de l'assurance chômage, et notamment le retrait de son second volet, dont l'entrée en vigueur a été reportée d'avril à septembre à cause du coronavirus.

Ce deuxième volet durcit le calcul de l'allocation pour les travailleurs alternant contrats courts et périodes de chômage.

Publié par FSC

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Après les paroles sirupeuses du temps du confinement, les paroles sentencieuses sur les nécessités de l'après, chez les dirigeants économiques, les économistes à leur service et le pouvoir macronien reviennent en force comme le naturel au galop le rappel aux " impératifs" de la compétitivité économique et  la nécessité de la confiance des " investisseurs" autrement dit des actionnaires.

Mais côté travailleurs ça ne passe pas ! 

Chez VEOLIA, dans les entreprises, c'est le temps et les exigences des actionnaires qui reviennent !
Chez VEOLIA, dans les entreprises, c'est le temps et les exigences des actionnaires qui reviennent !

Publié par FSC

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VIVE la CGT !

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Le monde d’après: très bon entretien d’Olivier Besancenot
Le monde d’après: très bon entretien d’Olivier Besancenot (NPA) face aux journalistes de BFMTV
21 mai 2020
 
Frédérick Moulin
 
FR – Le monde d’après: très bon entretien d’Olivier Besancenot, porte-parole du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) face aux journalistes de BFMTV, au Président du CPME Paris Île-de-France Bernard Cohen-Hadad ; interview de Claire Vigouroux, coordinatrice centrale syndicale FO de La Halle, 6000 salariés, en procédure de sauvegarde, à laquelle le COVID-19 a donné « le coup de grâce » – 18.05.2020 – Paris, France.

Publié par anti-K

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« Choc économique violent » : Le Maire annonce une récession historique de 11 % en 2020

Malgré une récession encore plus brutale que prévu, d’abord estimée à 8 % en 2020 avant que le ministre de l’économie annonce le chiffre de 11 % cette semaine, le gouvernement tente d’apparaître optimisme, masquant la profondeur de la crise.

Nous ne paierons pas la crise !

« J’ai la conviction absolue que nous allons rebondir en 2021 » a décrété Bruno Le Maire sur BFMTV ce mardi, après avoir annoncé l’estimation d’une récession à 11 % pour 2020, soit trois points de plus que les 8 % initialement prévus. Car si pour le ministre de l’économie « le choc de la crise a été particulièrement en France », il affirme avoir la conviction que « la stratégie adoptée [par le gouvernement] de soutien aux secteurs, d’accompagnement des salariés et de modernisation de notre tissu productif, nous permettra de rebondir en 2021 ».

Un discours au diapason avec le reste du gouvernement, qui voudrait nous faire croire que la crise ne serait que passagère, conséquence malheureuse et épiphénomène de la crise sanitaire. Pourtant, la brutale récession anticipée par l’INSEE et le gouvernement représente déjà un indice de la profondeur de la crise économique en cours. Au deuxième trimestre, la chute du PIB qui avait atteint -55,8 % au premier, pourrait atteindre environ 20 % selon l’INSEE. Cette chute brutale du PIB est évidemment due au fait que la pandémie a mis à l’arrêt des secteurs entiers, affectant les chaînes de production mondiales et interdépendantes.

Mais la situation inédite a également fait éclater d’autres contradictions propres à l’économie capitaliste, et qui n’ont cessé de s’amplifier depuis 2008. Par exemple, le décalage qui existe entre l’économie dite réelle et sa titrisation sur les marchés financiers est deux fois plus important qu’avant la crise des subprimes. D’autre part, la reprise économique post-2008 avait dans une très grande mesure reposé sur les taux de croissance à deux chiffres des pays dits émergeant, et en particulier la Chine. Mais aujourd’hui, la croissance chinoise est au plus bas, et aucun pays ne sera en mesure de jouer le même rôle qu’il y a 10 ans. Le taux de chômage actuel aux Etats-Unis est plus proche de la Grande dépression de 1929 que des chiffres de 2008.

La situation, qui combine bulles spéculatives d’ampleur, contractions des marchés financiers et récession dans l’économie réelle, vient révéler l’instabilité inhérente à un système mondial pétri d’absurdité. Dans ces coordonnées, on est en droit de s’interroger le « rebond » en 2021 promis par Bruno Le Maire cette semaine. Et plus particulièrement sur « la stratégie » adoptée par le gouvernement pour faire face à la crise économique actuelle.

Car l’objectif du gouvernement, au service du patronat, c’est avant-tout de sauver les très grandes entreprises, au détriment des TPE et des PME où les faillites s’accumulent, mais surtout au détriment des travailleurs à qui l’on compte faire payer la crise. En témoigne par exemple le prêt de 5 milliards garantis par l’État à Renault, qui menace néanmoins de supprimer des milliers d’emplois et a annoncé la fermeture du site de Choisy. Même musique dans l’industrie aéronautique, secteur épargné en 2008 mais aujourd’hui frappé de plein fouet par la crise. Et les premiers touchés par les licenciements seront les travailleurs de la sous-traitance, à l’instar des ouvriers de Derichebourg Aéro, à qui on laissait le choix pendant le confinement entre « mourir de faim ou du virus » et qui sont aujourd’hui concernés par un plan de licenciement visant à détruire 700 emplois.

Voilà ce qui se cache derrière le « soutien aux secteurs », « l’accompagnement des salariés » et la « modernisation de notre tissu productif » vantés par Bruno Le Maire ce mardi. Face à cette « stratégie adoptée » par le gouvernement pour « rebondir en 2021 », les travailleurs aujourd’hui premiers touchés par la crise économique nous montrent la voie à suivre, la seule issue progressiste face à cette récession d’ampleur. Les ouvriers de Renault Choisy sont entrés en grève reconductible et bloquent l’usine, les travailleurs de Derichebourg en grève ont organisé un premier rassemblement ce mardi qui a rassemblé plus de 150 personnes dans la région toulousaine, la manifestation à Maubeuge contre la restructuration du groupe Renault avait réuni 8000 personnes.

Cette radicalité et cette colère sont amenées à s’amplifier au fur et à mesure que pleuvront les attaques visant à nous faire payer la crise. La grève et la mobilisation sont les seuls moyens d’imposer un véritable rapport de force, refuser de payer leur facture, et surtout montrer que c’est nous qui faisons tourner le monde, et que c’est à nous de décider ce qu’il faut produire, et comment.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Le milliardaire, la bible et le fusil

Voilà comment a été immortalisé le président de la libre Amérique, à Washington, sa capitale, brandissant une bible après avoir ordonné de disperser violemment une manifestation pacifique de plusieurs centaines d'opposants devant la Maison blanche. Et dans son discours, Donald Trump a promis du plomb, du sang et des larmes envers qui ne respecterait pas son ordre au service du capitalisme dans le pays du dollar, mais aussi partout dans le monde.

Les USA s'embrasent depuis qu'un Afro-américain est mort en pleine rue, par étouffement de la part d'un policier blanc. Une fois de plus, les USA sont confrontés à des manifestations et des désordres. Des centaines de milliers d'Américains de toutes les couleurs manifestent en ce moment contre les brutalités policières, le racisme et les inégalités sociales, exacerbées par la crise du covid-19.

Dans ce pays le plus riche au monde mais sans protection sociale pour celui qui n'a pas d'argent, les millions de chômeurs et les milliers de morts par le coronavirus se relèvent parmi les défavorisés par le fric roi, ceux que le libre Amérique  dénomment Afro-américains, Latinos ou autres Amérindiens, eux confinés dans des réserves depuis l'époque de Buffalo Bill et des tuniques bleues.

Donald Trump a brandi la bible devant une église à quelques centaines de mètres de son palais présidentiel. Pas pour prier à la réconciliation nationale. Mais pour promettre l'envoi de l'armée contre ses opposants. Et il a tonitrué urbi et orbi: “Notre pays est grand. C’est ce que je pense. C’est le plus grand pays du monde. Nous allons le rendre encore plus grand. Nous allons le rendre encore plus grand et cela ne prendra pas longtemps. Ce ne sera pas long. Vous voyez ce qui se passe? Ça revient. Ça revient en force. Notre pays sera plus grand que jamais.”

Donald Trump a convié chez lui les dirigeants des pays les plus riches de la planète. La France de Macron en sera.

Hier soir, dans cette France-là, à Paris, 20 000 personnes se sont rassemblées alors que la manif était interdite par la police de Castaner.  Ces manifestants rendaient hommage à Adama Traoré, victime de violences des forces de l'ordre dans le pays des droits de l'Homme. Mais aussi à George Floyd, terrassé mortellement par la police américaine.

Le 28 juin, va voir le deuxième tour des municipales françaises. Avec ou sans le peuple une fois de plus? En tout cas, les combinaisons politiciennes semblent faire partout florès, à oublier, une fois encore, les mots Liberté Fraternité Egalité et les aspirations légitimes du peuple.

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Intéressement ????

Quelques mots sur la négociation d’un éventuel accord d’intéressement triennal.

Rien ne change.

Alors que nous demandons que les critères soient atteignables, maitrisables, simples et compréhensibles de tous, notre direction repart sur les mêmes bases que les accords précédents voire pires !

Après 3 réunions, la direction ne tient toujours pas compte des propositions de la CGT. (Nous avions proposé des critères sur le chiffre d’affaires et les dividendes, c’est une meilleure garantie par rapport aux critères de la direction)

Humainement parlant, il est très difficile de mettre une somme d’argent sur un critère qui mettra à mal l’emploi et nos conditions de travail, le tout, pour être plus compétitif aux yeux de la direction.

Comment être d’accord avec ça, alors que nous avons connu un conflit de 8 jours au sujet de la compétitivité et des réductions des coûts.

Les accords d’intéressement, c’est toujours travailler plus pour un résultat hypothétique. Et finalement, pour quelques centaines d’euros, nous nous retrouvons à dégrader nous-mêmes nos propres conditions de travail.

Il n’y a aucune négociation dans ces échanges. Nous devons juste débattre sur les critères direction et positionner le curseur de l’auto-exploitation.

Maintenant et en attendant la prochaine réunion, nous attendons le retour des salariés…

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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La fraude patronale au chômage partiel pendant la crise sanitaire s’élève au moins à 6 milliards d’euros, voilà l’information

Fin avril, Myriam* apprend qu’elle est en fait en chômage partiel depuis la mi-mars. Son employeur, le dirigeant d’un cabinet de conseil installé dans un bel immeuble parisien, les avait déclaré, elle et ses collègues, dans ce dispositif exceptionnel (dont l’appellation légale est “activité partielle”) qui permet aux entreprises de faire prendre en charge les salaires par les contribuables lorsque les circonstances provoquent la fermeture de l’établissement ou la diminution de l’activité. Ce n’est pourtant pas le cas pour Myriam et ses collègues, qui ont tous continué à télétravailler, sans même savoir qu’ils étaient en chômage partiel. 

31% des salariés en chômage partiel ont dû continuer de travailler

Son cas est loin d’être isolé. Selon l’enquête en ligne Lutte Virale, 31 % des personnes en chômage partiel ou en arrêt maladie pour garde d’enfant ont dû continuer à travailler dont 10 % déclarent l’avoir fait souvent ou tout le temps. Une autre enquête, menée par le cabinet d’expertise Technologia, a plus récemment aboutit à des résultats encore plus alarmants : plus de la moitié des élus du personnel interrogés lors de cette étude estime qu’il y a eu des abus. Le chômage partiel a donc été utilisé par nombre d’employeurs comme une façon de faire des économies sur le dos de la crise sanitaire.

Le chômage partiel est un dispositif régi par le code du travail, qui permet la prise en charge par l’Etat d’une  partie de la masse salariale d’une entreprise “lorsque l’entreprise est contrainte de réduire ou de suspendre temporairement son activité pour l’un des motifs suivants : 1° La conjoncture économique ; 2° Des difficultés d’approvisionnement en matières premières ou en énergie ; 3° Un sinistre ou des intempéries de caractère exceptionnel ; 4° La transformation, restructuration ou modernisation de l’entreprise ; 5° Toute autre circonstance de caractère exceptionnel.” (Article R5122-1).

Les médias ont beaucoup communiqué sur le chiffre de huit millions de salariés en chômage partiel et l’attention médiatique et politique a été consacrée aux individus au détriment des entreprises. Pensez-vous, tous ces gens payés chez eux à ne rien faire, c’est quand même la preuve qu’on est dans un sacré pays de gauchistes ! 

L’écrivain Sylvain Tesson, gourou randonneur, s’exclame dans une interview relayée par l’Obs, au début du confinement :

 Se rend-t-on compte de notre chance ? Pendant 15 jours l’Etat assure l’intendance de notre retraite forcée (…) L’Etat se révèle une providence qui n’exige pas de dévotions. On peut lui cracher dessus, il se portera à votre secours”.

Il finit par conclure sa diatribe par une pique aux gilets jaunes “On a subitement moins envie d’aller brûler les ronds-points, non ?”

Un dispositif (très) favorable aux employeurs

Sauf que le chômage partiel, ce n’est pas un aumône de notre généreux Etat social envers les salariés. C’est un dispositif créé en 1919 pour aider le patronat face aux aléas économiques. Il a été nettement amélioré en faveur des employeurs à partir du confinement. Auparavant, le recours au chômage partiel n’était autorisé qu’après contrôle des motifs par l’administration du travail (DIRECCTE). Désormais, l’autorisation est donnée de manière tacite et d’innombrables employeurs ont ainsi été autorisés à placer leurs salariés en chômage partiel, alors que leur activité n’avait même pas diminué. Les montants de remboursement sont aussi beaucoup plus élevés : l’entreprise peut toucher jusqu’à 31,97 € par heure chômée alors qu’auparavant le plafond était à 7,74 € ! Et cela ne s’arrête pas là : l’indemnité d’activité partielle versée au salarié est exonérée des cotisations salariales et patronales de sécurité sociale.

C’est désormais un avantage considérable pour l’employeur : plutôt que de devoir rogner sur un poste de dépense, comme… le versement de dividendes, il se voit allégé de la majeure partie de sa masse salariale. Techniquement, le contribuable peut donc être mis à contribution pour que les actionnaires ne le soit pas. Bruno Le Maire a d’ailleurs dû se fâcher tout rouge lorsqu’il a fait preuve d’une fermeté sans précédent sur la question : “J’invite toutes les entreprises qui bénéficient du chômage partiel soit à faire preuve de modération, soit – mieux – à donner l’exemple, à ne pas verser de dividendes” a-t-il tonné le 30 mars.

Certes, à court terme, le salarié y gagne aussi, puisque plutôt que de risquer le licenciement pour motifs économiques, il est maintenu en emploi. Mais c’est aussi un énorme avantage pour l’employeur, qui n’a pas besoin de renouveler sa main d’œuvre et d’en perdre les compétences à chaque grande crise.

Un laxisme médiatique et politique à l’égard des abus patronaux

La demande d’activité partielle se fait auprès de la DIRECCTE, désormais en ligne, et nécessite de démontrer la baisse d’activité. Mais l’opération n’a pas de quoi dissuader les entreprises de raconter des craques. Muriel Pénicaud a en effet clairement souhaité rassurer les fraudeurs, le 7 avril “Notre logique, c’est la confiance a priori et les contrôles a posteriori”. Sauf que les contrôles sont menés par une inspection du travail exsangue (même la très austéritaire Cour des comptes demande des renforts), dont les agents subissent des pressions de la part du ministère du travail pour être arrangeant avec les employeurs.

La pression médiatique n’est guère plus forte. Et pour cause : si le sujet est abordé depuis une semaine, pas le moindre titre ne mentionne qu’il s’agit d’une fraude patronale. Europe 1 allait même jusqu’à écrire, le 27 mai, “ces salariés qui fraudent le chômage partiel” ! Après protestation des internautes, le titre a été modifié, mais l’article n’a pas bougé d’un pouce. De bout en bout, il ne mentionne pas la responsabilité de l’employeur dans ce qui s’apparente à du travail illégal. La conclusion de la chronique, qui donne la sanction pénale en cas de fraude, ne précise pas qu’elle s’applique à l’employeur et non au salarié !

En faisant comme si le chômage partiel était une aide, une aumône de notre Etat social, pour rester “à l’abri chez soi”, la plupart des journalistes ont fait une nouvelle fois la preuve de leur inculture. D’autant plus qu’ils oublient volontairement de mentionner que les salariés au chômage partiel ne touchent que 70% de leur salaire brut alors qu’ils travaillent en fait souvent à plein temps.

6 milliards d’euros d’argent public jetés par la fenêtre

L’Etat est bien une providence, comme le dit Sylvain Tesson (à qui on recommande de retourner photographier des panthères des neiges et de la fermer) mais qui n’illumine que les grandes entreprises privées. C’est d’ailleurs déjà ce que reprochaient les gilets jaunes en dénonçant le CICE, ce crédit d’impôts de dizaines de milliards d’euros sans aucune contrepartie exigées derrières. Et depuis plusieurs semaines, l’argent magique coule à flot pour les entreprises privées, sans exigence ni contrôle. Nos pudiques journaux, toujours prompts à dégainer les chiffres de la fraude aux allocations sociales (300 millions d’euros par an aux dernières estimations), et qui ne parlaient déjà pas de la fraude patronale aux cotisations sociales, estimée entre 6,8 et 8,4 milliards d’euros par an, ne se sont pas amusés à chiffrer le montant potentiel de cette fraude au chômage partiel. Nous nous y sommes essayés :

Budgété à 24 milliards d’euros dans la dernière loi de finance rectificative votée en mars, le chômage partiel dédié à la crise sanitaire, s’il est abusif dans au moins un quart des cas comme les différentes enquêtes tendent à le montrer, serait donc fraudé à hauteur de 6 milliards d’euros. Et encore, il s’agit d’une fourchette basse, puisque les salaires concernés sont sans doute les plus élevés car à niveau cadre  – la majorité des cadres pouvant télétravailler, il est plus facile de frauder avec cette main d’oeuvre là.

La fraude patronale au chômage partiel pendant la crise sanitaire s’élève au moins à 6 milliards d’euros, voilà l’information

Des milliards d’euros de fraude patronale et ce serait à nous de travailler plus ?!

Nous avons donc potentiellement 6 milliards d’euros d’argent public balancés dans la nature, à payer à la place du patronat des salariés qui continuent de bosser en télétravail pour leur employeur et sans que celui-ci ne soit contraint d’aucune manière de faire des efforts par ailleurs. Ce chiffre est certainement sous-estimé, puisque la dépense publique en termes de chômage partiel excédera les 24 milliards, à en croire le président de la commission des finances de l’Assemblée Nationale. Mais toujours est-il que ces 6 milliards voire plus pourront donc se retrouver en grande partie dans la poche des actionnaires.

Pour donner un ordre de grandeur, à l’automne 2019 était votée la loi de financement de la sécurité sociale qui donnait à l’assurance-maladie un objectif de 4,2 milliards d’économies supplémentaires en 2020.

Que faire pour dénoncer la fraude ?

Que peut-on faire contre ça ? On veut dire : à part faire confiance à Muriel Pénicaud, dont le directeur de cabinet est un ex-membre de la direction du MEDEF, pour qu’elle tape du poing sur la table et mettent en place des contrôles drastiques dans les entreprises françaises ?

Lors d’une visio-conférence en présence de son employeur, Myriam a protesté. Il lui a répondu oh, ça va, je paie suffisamment d’impôts comme ça”. Nouvellement embauchée, elle n’a pas osé aller plus loin.

Si vous êtes salarié.e témoins et victimes d’abus de chômage partiel, prenez des captures d’écran des mails qui vous demandent du travail, des messageries instantanées, des courriers… Gardez ça sous le coude. Allez voir vos représentants du personnel, qui sont théoriquement en contact avec l’inspection du travail. Sachez, si l’on fait pression sur vous, que la loi vous considère comme lanceur d’alerte. Et vos représentants du personnel, membre du Comité Économique et Social (CSE), sont protégés du licenciement. Ils peuvent donc plus facilement vous représenter et prendre le relais de votre démarche. Si la fraude est démontrée, l’entreprise devra reverser l’intégralité de l’argent public volé, payer une amende tandis que votre employeur risque de la prison. 

La crise sanitaire aura décidément permis aux grandes entreprises de se sucrer sur le dos des citoyens, en profitant de la générosité d’un État effectivement providence… dédié aux riches. 


* le prénom a été modifié

 

Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Moins payé ou licencié: le gouvernement approuve

La compagnie aérienne à bas coût Ryanair escompte licencier 27 hôtesses ou stewards en France, si FO, unique syndicat représentatif, n'accepte pas rapidement une baisse de salaire de 10% durant 5 ans. Pour le personnel navigant rémunéré au Smic -ben oui, Ryanair est à bas coût-, ça serait une réduction du temps de travail, vu que le Code du travail interdit de payer moins que le Smic.

 

Selon RTL, la direction veut aussi baisser la rémunération des pilotes de 20%, sinon licenciement de 23 pilotes sur les 81 que compte la compagnie sur ses trois bases françaises (Bordeaux, Toulouse et Marseille). Le Syndicat national des pilotes de lignes a décidé de coopérer à la mise en place d’un accord de performance collective.

Interrogé dans l'un des médias aux ordres, Muriel Pénicaud, sinistre du chômage et de la précarité, opte pour des contrat de compétitivité entre "partenaires sociaux" à ce sujet. Et Bruno Le Maire, ministre du CAC40 et consorts, sur un autre média aux ordres, a dit que le gouvernement ne proposerait pas une loi qui interdise les licenciements.

Dans l'hôpital public, ça tombe bien, Laurent Berger, patron de la Cfdt et de la Confédération européenne des syndicats,  a  répondu présent, lundi dernier sur France info, pour négocier un « assouplissement » des 35 heures sur le dos du personnel hospitalier.

Et chez Renault, tranquille?

Pas tant que ça. Toujours sur RTL, décidément porte-voix du patronat, le pdg du groupe affirme que "La Fonderie de Bretagne n'a pas vocation à rester chez Renault". Sa cession fait partie des solutions à discuter dans le cadre d'un dialogue social avec les partenaires sociaux.

Ah, le dialogue social !

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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