SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

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Nouvelle loi Avia, un retour de la censure de masse ?
Dessin d'Azco. Retrouvez plus de ses dessins sur l'Agora du Poing ou sur le site actualiteabsurde.wordpress.com

2020-05-15 21:39:41 Source

Ce mercredi 13 mars, la nouvelle loi Avia sur la « lutte contre les contenus haineux » a été définitivement adoptée par l’Assemblée nationale.

Le texte prévoit pour plateformes et moteurs de recherche l’obligation de retirer sous 24 heures les contenus « manifestement » illicites, sous peine d’être condamnés à des amendes jusqu’à 1,25 million d’euros. De nombreuses organisations ou médias, comme le Conseil national du numérique,  la Commission nationale consultative des droits de l’Homme, ou encore  la Quadrature du Net, y voient une mesure qui incitera ces plateformes à une politique de filtrage drastique des publications par peur des sanctions ! Fait aggravant, la loi ne comporte de que très vagues dispositions pour sanctionner une éventuelle « sur-censure » des plateformes, notamment l’absence d’une amende pénale.

Pire encore,  elle exige que tous les sites Web, et pas uniquement les plateformes géantes, censurent en 1h, et non pas en 24h, les contenus signalés par la police comme relevant du « terrorisme ». Sans que cette qualification ne soit donnée par un juge, mais par la police seule. Si le site ne censure pas le contenu à temps, la police peut exiger son blocage partout en France par les fournisseurs d’accès à Internet (Orange, SFR…). La même police dont certains syndicats, après les manifs montpelliéraines suivant la mort de Steve à Nantes, traitait les manifestants de « sous-êtres humains » ! La notion de « terrorisme » est suffisamment large pour lui donner un large pouvoir discrétionnaire, par exemple contre des manifestants.  Les recours contre cette censure seront longs et hasardeux.

La nouvelle loi devrait rentrer en application au début de cet été. Pour pouvoir continuer à lire Le Poing, et d’autres médias indépendants, n’hésitez pas à diversifier les réseaux sociaux par lesquels vous le consultez. Ou rejoignez notre chaîne sur l’application Telegram, vers laquelle nous mettons un lien en commentaire sous chacune de nos publications !

Publié par anti-K

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Uber attaque en justice la Californie et sa loi requalifiant les chauffeu

Des employés administratifs d’Uber ont eu la mauvaise surprise d’être licenciés par visioconférence sur Zoom.

Des employés administratifs d’Uber ont eu la mauvaise surprise d’être licenciés par visioconférence sur Zoom.

France 2France Télévisions

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A par ça, comment ça va docteur Véran? Tranquille?

J'ai oublié de préciser dans mon titre qu'Olivier Véran, ministre de la Santé et des Solidarités -c'est son titre officiel, sans rire du tout-, était toubib hospitalier au CHU de Grenoble dans sa vie civile d'avant.

A titre subsidiaire, il était même député socialiste sous Hollande président, puis chargé de piloter un comité de réforme du mode de financement des établissements de santé sous Marisol Touraine ministre socialiste de la Santé. C'est dire qu'il a des convictions sincères en la matière. C'est d'ailleurs pour ça qu'Emmanuel Macron l'a adoubé à la Santé. Non pas à la prison. Mais vu son expérience et ses convictions, chambellan en charge de la santé des hôpitaux et de leurs patients.

Eh bien, le docteur Véran promet de "meilleurs salaires à l'hôpital" dans le cadre d'un "Ségur de la santé" qu'il débuterait le 25 mai. Dites doc, avant ou après la remise des médailles? 

Et Ségur, ça vient de la comtesse du même nom qui écrivit en 96 pages La Santé des Enfants en 1856? Parce que si c'est ça, on n'arrête pas le progrès, nom d'un capital!

A par ça, comment ça va docteur Véran? Tranquille?

Bon, je vous quitte pour ce dimanche.

Je m'en vais regarder Bfmtv filmer les plages qui se rouvrent. Je n'irai pas sur le sable de celles de Port-la-Nouvelle. Figurez-vous, au temps doré dit des 30 glorieuses, subissant le chômage endémique dans mon département de l'Aude, j'en suis parti pour trouver un boulot de privilégié à la SNCF de Mantes-la-Jolie, à plus de 100 km aujourd'hui de Port-la-Nouvelle. A plus de 100 km également des plages normandes pour le quartier populaire du Val-Fourré toujours à Mantes-la-Jolie. C'est parfois con la vie.  Non?

Mais heureusement, je regarde Bfmtv. Demain soir, une émission spéciale sur l'ex-banquier d'affaires au turbin confiné dans son palais de l'Elysée. Merci Bfmtv!

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Buno Lemaire refuse de rétablir l’ISF pendant que le gouvernement fait des cadeaux au patronat

Au quatrième jour, ce jeudi sur BFMTV, Bruno Lemaire, estime que l’économie française « redémarre doucement » et exclu le rétablissement de l’ISF et toute hausse d’impôts. Le gouvernement entend bien faire payer la crise aux travailleurs et les plus précaires tout en protégeant le patronat et les grandes entreprises.

Ce n'est pas aux travailleurs de payer la crise !

Crédit-photo : Thomas SAMSON / AFP

Ce jeudi, le ministre de l’Economie déclarait au sujet du déconfinement sur BFMTV que l’économie française redémarrait « doucement », écartant la possibilité de rétablir l’ISF, ce qui serait pour lui, un acte de pure démagogie. Alors que, pendant les deux mois de confinement, l’économie française a perdu un tiers de son activité et connaît aujourd’hui une chute de son PIB de près de 6%, annonçant une crise économique n’ayant d’égale que celle de 1929, le gouvernement entend bien faire payer la crise aux travailleurs et les plus précaires tout en protégeant le patronat et les grandes entreprises.

Selon ses mots, « il s’agit d’une crise violente, durable, l’affaire d’années, pas de mois » que la France s’apprête à vivre et une fois encore, la responsabilité est mise sur les travailleurs qui devront travailler plus pour sauver le capitalisme français. Devant une crise d’une telle ampleur, et alors qu’une partie de la gauche proposait le rétablissement de l’ISF, supprimé par le gouvernement en 2018, le ministre de l’Economie a tout simplement exclu cette possibilité ainsi que celle de toute hausse d’impôts. « La politique fiscale que nous avons menée a rendu le pays plus attractif, a amené des investissements, a donné de la croissance et de la prospérité » s’est-il félicité pour justifier le refus du gouvernement de rétablir cet impôt sur les grandes fortunes, car selon lui, l’ISF « n’a jamais enrichi la France ni amélioré sa prospérité économique ». Le rétablir serait donc un acte de « pure démagogie ». Pourtant cette « prospérité » qui découlerait de la politique fiscale menée depuis près de quatre ans, les classes populaires n’en ont jamais profité... Entre casse de l’hôpital public et attaques permanentes envers les travailleurs, la dernière en date étant la réforme des retraites rejetée par une grande majorité de la population, il semblerait que la réalité soit bien éloignée de ce que veut bien faire croire Bruno Lemaire, dont la politique profite davantage au patronat.

Avec un plan de relance exceptionnel de 110 milliards d’euros pour les entreprises auquel s’ajoutent 300 milliards de prêts par l’Etat, ainsi qu’un second plan de 18 milliards d’euros pour relancer le secteur du tourisme à l’approche de l’été, l’Etat affiche ses priorités, en débloquant des sommes colossales pour certains secteurs choisis de l’économie, au détriment des travailleurs et des travailleuses, relayés au second plan. Face à ce gouvernement qui privilégie les intérêts du patronat au mépris de la vie des travailleurs et veut faire payer la crise aux classes populaires, il s’agit d’imposer la mise en place d’un impôt progressif sur les grandes fortunes et les entreprises pour financer en partie l’hôpital public, mis à mal par la pandémie mais surtout pas des décennies politiques néo-libérales.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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35h, fonction publique : Olivier Véran veut casser les acquis sociaux et le statut des hospitaliers

Ce matin, Emmanuel Macron rendait une visite surprise à l’hôpital de la Pitié Salpêtrière, accompagné d’Olivier Véran, ministre de la Santé. Interpellé par des soignants sous-payés, ce dernier s'est illustré en remettant en cause les 35h et le statut de la fonction publique.

Danger public !

Alors qu’Emmanuel Macron rendait une visite surprise à l’hôpital de la Pitié Salpêtrière, le ministre de la Santé Olivier Véran s’est illustré en remettant en cause les 35h et le statut de la fonction publique. Face à une soignates qui insistait sur le fait qu’un certain nombre de personnels hospitaliers devaient travailler à côté de l’hôpital pour boucler les fins de mois, le ministre a jugé opportun de remettre en cause les 35h : « N’est-ce pas incohérent de maintenir les 35 heures alors que certains, pour gagner plus, travaillent en dehors, en toute illégalité ? » Alors qu’un soignant, Thomas Similowski, venait de l’avertir sur la pauvreté des personnels des hôpitaux, en affirmant que « ce ne sont pas des petites augmentations qui feront les choses, il faut un choc salarial », Olivier Véran n’a pas semblé relever l’idée d’une augmentation de salaire. Pour lui, afin de résoudre le problème de la pauvreté des hospitaliers, il suffirait de travailler plus afin de gagner plus, si toutefois les heures supplémentaires venaient à être payées.

Ceci n’étant pas possible dans le cadre de la fonction publique, le ministre s’est empressé de remettre cette dernière en cause également, s’interrogeant sur le maintien du « cadre unique de la fonction publique ». Olivier Véran a ainsi été clair dans sa pensée : pour lui, il faut casser le statut de la fonction publique, puis augmenter la durée du temps de travail.

Olivier Véran n’est pas le seul à souhaiter remettre en cause ces acquis sociaux. Selon un article du Figaro, depuis le début du confinement, la droite est revenue à la charge quant à la question du temps de travail. Ainsi, le sénateur LR de la Vendée Bruno Retailleau considère que « tout assouplissement des règles sera bienvenu. Il faudra nécessairement travailler plus pour gagner plus, pour relancer la machine économique ». La présidente de la région francilienne, Valérie Pécresse, estime elle qu’« il va falloir qu’on se retrousse tous les manches, c’est clair ». Enfin, pour le président des Républicains, Christian Jacob, il faudrait « sortir du carcan des 35h » par le biais d’une annualisation du temps de travail, ce qui pourrait faire remonter le temps de travail hebdomadaire à 40h. Pourtant, les 35h ne semblent être un carcan que pour le patronat, qui, s’il le pouvait, emploierait une main-d’oeuvre pour un temps de travail illimité, si cela pouvait faire augmenter ses profits.

Mi-avril, le patron du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, avait déjà déclaré qu’il faudrait « bien se poser la question tôt ou tard du temps de travail, des jours fériés et des congés payés pour accompagner la reprise et faciliter, en travaillant un peu plus, la création de croissance supplémentaire ». Ce matin, le dirigeant de la CPME, François Asselin, a par ailleurs affirmé que « viendra un temps où il faudra peut-être se poser la question : mon pays a fait beaucoup de choses pour moi, qu’est-ce que je pourrais faire pour mon pays ? » et que travailler « un peu plus » pourrait être « l’une des réponses ». Une question que devrait se poser François Asselin lui-même, et en aucun cas les infirmières, les aides-soignantes, les éboueurs, les caissières ou encore les livreurs qui ont démontré depuis le début de la pandémie que c’étaient eux qui faisaient tourner le pays.

Ce sont ces mêmes travailleurs précaires qui sont aujourd’hui dans le viseur du gouvernement et du patronat et qui vont payer la crise pour limiter la perte de profits des capitalistes. La remise en cause des 35h et de la fonction publique s’inscrit dans cette volonté de faire de ces travailleurs une variable d’ajustement face à la crise. Pourtant, alors que la crise économique a provoqué une augmentation drastique du nombre de chômeurs tandis que les secteurs essentiels comme les hôpitaux sont en tension, la solution consisterait à embaucher et former les chômage dans ces secteurs. Une solution qui réglerait à la fois le problème du chômage de masse et celui de la surcharge des secteurs essentiels. Mais le système capitaliste a ses raisons que la raison ignore...

Crédit-photo : LUDOVIC MARIN / AFP

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Covid-19: un salarié de Monoprix perdant-perdant

Rappelez-vous les queues dans la grande distribution lors du début du confinement et les salariés, tout comme les clients, sans aucune protection sanitaire.

Si le petit commerce avait baissé rideau, la grande distribution, libre et non faussée dans notre société capitaliste, était ouverte à tous les vents et ne vendaient pas que des produits de première nécessité. Mais bon prince, celle qui augmentait de façon faramineuse son chiffre d'affaires, promettait une prime de 1 000 euros à ses salariés seuls face au covid-19.

Depuis 19 ans, Zouhir bosse au Monoprix des Passages, à Boulogne-Billancourt dans les Hauts-de-Seine, au rayon des fruits et légumes. Il raconte: "Je n'avais pas de gants alors que les clients manipulent les produits. On nous donne un masque par jour alors qu'on travaille six heures". Il est infecté par le coronavirus et hospitalisé 15 jours en avril. De ce fait, sa prime de 1 000 euros est calculé par rapport à son temps de présence chez Monoprix. Monoprix qui en outre ne prend jamais des informations sur la santé de son salarié hospitalisé.

"Ils ne pensent qu'à l'argent alors qu'ils ont fait un chiffre d'affaires phénoménal", renchérit Zouhir dans le Parisien du 12 mai 2020. Selon la CGT, le chiffre d'affaires de l'enseigne a bondi de 200, voire 300 points par rapport à l'an dernier. "C'était Noël tous les jours. En parallèle, l'augmentation salariale est de 0,8% depuis le 1er mai. On ne va pas continuer à ramasser les miettes!"

Je ne lui fait pas dire et ce qui est vrai pour Monoprix sur la prime dite "exceptionnelle" est vrai partout dans la grande distribution.

A moins que le palais de l'Elysée offre une breloque aux travailleurs de la grande distribution. Vous savez bien, comme pour le personnel de la Santé publique.

Covid-19: un salarié de Monoprix perdant-perdant

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Macron accroché par les infirmières à la Pitié Salpêtrière, les personnels ne se contenteront pas de calins, de primes, de promesses ... pour demain.

Les personnels de santé à l'avant-garde du combat commun qu'il va nous falloir mener !

Publié par FSC

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« Masques périmés depuis 2001 » et bas salaires, Macron face à la colère des soignants

« On n’a pas de matériel, on n’a rien ! » En visite à la Salpêtrière, Macron s’est fait interpeller par des soignantes qui dénoncent le manque de moyens humains et matériels dans les hôpitaux. Quant à la prime, « c'est gentil, mais ce qu'on veut c'est la revalorisation » des salaires, lui a lancé l'une d'elle.

Edito

Emmanuel Macron s’est déplacé ce vendredi pour une visite surprise à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, sans caméras. Pour rappel, lors de sa dernière visite dans ce même AP-HP fin février, un médecin avait alerté sur les risques face au Covid-19, liés au délabrement du système hospitalier : « le risque est grand parce que le système des hôpitaux publics est actuellement en partie sinistré. En d’autres termes, les moyens qu’il faut injecter pour qu’il y ait des personnels pour s’occuper des lits, c’est des moyens qui sont urgentissimes ».

A l’époque le chef de l’État avait promis qu’il serait « au rendez-vous ». Mais ces deux derniers mois auront prouvé le contraire à de nombreuses reprises : manque de masques, de blouses, de tests de masse, de respirateurs, de lits, et de personnels. Une promesse non tenue que lui ont fait remarquer deux infirmières lors de sa visite : « avant même le Covid, on était déjà désespéré depuis des années », avant de continuer au sujet de leur rémunération « la prime c’est gentil mais ce qu’on veut c’est la revalorisation [des salaires] » avant de terminer en attaquant Emmanuel Macron sur la gestion scandaleuse des masques par le gouvernement : « pourquoi actuellement on travaille avec un masque qui est périmé depuis 2001 ? »

 

 

Des interpellations directes face auxquelles Emmanuel Macron a répondu par des bégaiements. Qu’aurait il pu répondre alors que comme le relève la Drees (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques), le gouvernement a supprimé plus de 4.000 lits dans les hôpitaux entre 2017 et 2018. D’autant plus que le « mea culpa » du président de la république, qui a affirmé ce vendredi matin avoir été « convaincu qu’on était en train de changer les choses » tout en faisant observer que cette erreur stratégique le plongeait dans une situation « très cruel pour [lui]-même » semble bien hypocrite au regard des réponses apportées à la souffrance des soignants. Alors que ces derniers dénoncent les bas salaires et le manque de moyen, tel que le Pr Thomas Similowski, chef du service de pneumologie de La Pitié-Salpêtrière qui n’a pas manqué de souligné qu’« une infirmière qui commence est à la limite de la pauvreté », la prime Macron est loin d’être à la hauteur. En effet, cette prime dont le gouvernement a annoncé qu’elle pourra aller de 500€ à 2.000€ semble bien dérisoire par rapport au risque encouru par les soignants pendant les derniers mois. En première ligne, ils ont risqué leur vie et l’ont trop souvent perdu dans la lutte contre la pandémie, exposés sans protections efficaces, et tout ce qu’Emmanuel Macron leur promet, c’est de revenir à un salaire de misère une fois la crise terminée.

Pire, alors que pendant la visite présidentielle à La Pitié, une soignante regrettait le fait que beaucoup de personnels étaient contraints de compléter leurs revenus en faisant des « ménages » par exemple, faute de pouvoir survivre à Paris avec leur seul salaire, le ministre des Solidarités et de la santé également sur place, Olivier Véran craque et déclare : « n’est-ce pas incohérent de maintenir les 35 heures alors que certains, pour gagner plus, travaillent en dehors en toute illégalité ? » avant de remettre en question le « cadre unique de la fonction publique », avec dans le viseur le statut des travailleurs de la fonction publique en particulier hospitalière. Une opération de communication pour le gouvernement qui s’est ainsi transformé en véritable insulte pour les personnels soignants dont la première revendication consiste à demander des embauches massives face à la crise de l’hôpital public, à laquelle il s’agirait de répondre par le recrutement et la formation des trop nombreux travailleurs qui se retrouvent aujourd’hui au chômage des suites de la crise économique plutôt que par l’allongement du temps de travail du personnel hospitalier déjà surmené. Devant quasiment faire de la médecine de guerre, ces derniers ont besoin de renforts humains et de moyens, pas d’un défilé du 14 juillet, ni des dons de congés, comme le soulignait mercredi le porte-parole de l’Association des médecins urgentistes de France : « les urgences sont d’avoir des collègues supplémentaires pour pouvoir alléger notre charge de travail au quotidien, donc des embauches et surtout pas des dons de jours de RTT comme ça a été proposé ».

Si plus de deux mois après la propagation massive de l’épidémie dans l’hexagone où près de 28.000 personnes ont trouvé la mort, principalement du fait de l’impréparation chronique du gouvernement et de sa gestion catastrophique de la crise sanitaire à l’image du scandale des masques, cette opération de communication semble belle et bien ratée pour le gouvernement, alors que depuis la levée du confinement, les soignants sortent dans la rue pour exiger plus de moyens, des augmentations de salaires et des embauches massives, comme à Toulouse ce lundi où un millier de personnes étaient rassemblées devant le CHU, ou à Paris ce jeudi où des soignants ont manifesté devant l’hôpital Robert Debré.

publié par REVOLUTION PERMANENTE

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L’assemblée vote la précarisation des CDD et intérim sous prétexte de lutte contre le Covid

Dans le cadre du projet de loi « portant diverses dispositions urgentes face à l’épidémie de Covid-19 », l'Assemblée Nationale a voté ce vendredi la possibilité de déroger aux règles de renouvellement des CDD et intérim jusqu'à fin 2020. Un pas de plus vers la dictature patronale sous prétexte de lutte contre le coronavirus.

Dictature patronale

Muriel Pénicaud, ministre du Travail. Crédit photo : Arnaud Journois

Depuis le début de la crise sanitaire, le gouvernement n’a cessé de faire des cadeaux au patronat pour limiter la perte de profits : versement de 100 milliards d’euros pour sauver les entreprises, chômage partiel pris en charge par l’État, augmentation du temps de travail et attaque des congés payés prévues par la loi d’état d’urgence sanitaire...Une fois de plus, les victimes de la crise sanitaire et économique sont les salariés et les plus précaires, transformés en une variable d’ajustement face à la crise.

Ce vendredi, les députés ont voté de nouveaux textes pour faciliter le renouvellement des CDD et de l’intérim pendant la période de crise. Ces textes prévoient l’assouplissement de l’encadrement juridique du recours aux CDD et aux intérimaires. Si aujourd’hui, les contrats précaires sont dans une certaine mesure encadrés par la loi, ces nouveaux textes viennent faciliter la tâche au patronat en lui permettant de disposer plus facilement d’une main d’œuvre flexible. Jusqu’à présent, les CDD ne pouvaient être renouvelés que deux fois, et pour une durée maximale de 18 mois dans la plupart des cas. Avec l’adoption de ce projet de loi, le recours aux contrats précaires est grandement facilité pour les patrons : selon Médiapart, une simple « convention d’entreprise » pourra fixer « le nombre maximal de renouvellements possibles pour un contrat de travail à durée déterminée » et « fixer les modalités de calcul du délai de carence entre deux contrats ».

Ainsi, le gouvernement précarise encore plus les CDD et les intérimaires. Encore une fois, ce sont les plus précaires qui vont payer la crise économique qui se profile, ces mêmes travailleurs précaires qui ont été en première ligne face au virus depuis le début de la crise sanitaire. Ce sont en premier lieu des salariés en contrats courts, partiels ou intérimaires, qui, pour certains, ont connu une surcharge de travail durant le confinement - livreurs, caissières, auxiliaires de vie et aides soignantes… - et qui, pour d’autres, ont vu leurs contrats prendre brutalement fin. Pour adapter la main d’œuvre aux besoins du patronat, ce sont ainsi 49% des CDD qui n’ont pas été renouvelés.

Si Muriel Pénicaud a souligné que cette « mesure n’existe que jusqu’au 31 décembre », elle pourrait bien être renouvelée et inscrite définitivement dans la loi, comme l’a été l’état d’urgence. Nous devons refuser que les précaires jouent le rôle, de manière temporaire ou non, de variable d’ajustement pour sauver et maximiser les profits du patronat. Avec la mise en place de ces nouvelles mesures, ce sont les femmes, les jeunes et les immigrés, ceux qui sont le plus concernés par les contrats précaires, qui vont être touchés. La première revendication dont devraient se saisir les travailleurs est l’interdiction des licenciements et le partage du travail entre toutes et tous avec maintien du salaire.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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De son côté, l'Amérique de Donalod Trump a tenté d'acheter le laboratoire allemand Curevac, lui aussi dans la recherche d'un vaccin. Le business est toujours plus fort que les besoins sanitaires de notre planète. Le jour d'Avant comme le jour d'Après.

Sanofi, géant pharmaceutique made in France, est coté au CAC 40 de Paris. Il en est même un champion. Il reçoit chaque année des centaines de millions d'euros d'argent public au titre du Crédit d'impôt recherche et du Crédit d'impôt sur la compétitivité et l'emploi. Cela ne l'a pas empêché de saborder l'emploi et de vendre des laboratoires de recherche. Sanofi est également l'un des 3 plus gros bénéficiaires de la manne d'argent public déversée par la BCE aux entreprises dans l'UE du capital. Mais de l'argent public de dingue sans aucune contrepartie.

Le palais de l'Elysée et ses supplétifs ont beau crier "Ô rage, ô désespoir, ô Sanofi ennemie" à l'encontre du Big Pharma français. Mais le président de Sanofi n'est autre que Serge Weinberg. Celui-là même fit embaucher l'énarque Emmanuel Macron dans la banque d'affaires Rothschild en 2008, après que ce dernier fut très haut fonctionnaire et rapporteur adjoint de la commission pour la libération de la croissance française(sic).

Je n'ai pas  en stock de dessin du locataire actuel de l'Elysée s'époumonant à cor et à cri que le jour d'Avant ne sera jamais le jour d'Après.

Je n'ai que celui du candidat socialiste François Hollande et celui-ci, président, prit un ex-banquier d'affaires comme secrétaire-adjoint de l'Elysée, puis comme ministre de l'Economie et des Finances. Pour mémoire.

 
Sanofi (de France) priorise son éventuel vaccin anti-covid-19 aux USA

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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SOURCE : Rapport de force

Crise sanitaire sous contrôle

ouvrier à la coopérative Scop-Ti

 

 

Réduction du temps de travail, horaires décalés, mise en place précoce de mesures sanitaires. Ce sont quelques-unes des dispositions prises pour poursuivre la production de thés et d’infusions à l’usine de Gémenos. Et si l’autogestion ouvrière n’avait pas à pâlir de sa gestion du Covid-19, en comparaison de celle confuse de l’État ou des entreprises privées. Pour en savoir plus, nous avons interrogé Olivier Leberquier, le président du conseil d’administration de Scop-Ti.

 

Vous avez fait le choix de poursuivre votre activité malgré la crise sanitaire. Comment cette décision a-t-elle été prise ?
 

Nous nous y sommes pris dès fin février, au commencement des soupçons de risque de pandémie, en travaillant sur un plan de continuité de l’activité, en lien avec notre médecin du travail. Nous avons consulté l’ensemble des coopérateurs pour savoir quelles dispositions on prenait. Début mars, une assemblée générale s’est tenue à l’extérieur, sur la pelouse, là où nous faisions nos AG pendant la lutte, en essayant de se mettre le plus à distance possible les uns des autres. C’est là où nous nous sommes demandé : est-ce que l’on tire le rideau et attend que cela se passe, avec toutes les conséquences économiques que cela aurait pu avoir ? On ne cache pas que cela compte.

Nous avons décidé avec l’ensemble des présents d’un maintien de l’activité, avec comme mot d’ordre de mettre le paquet et la priorité sur la santé des coopérateurs et de leur famille. Pas question de faire n’importe quoi ! Il n’y a aucun coopérateur à qui il a été imposé de venir ou de ne pas venir, parce que tout le monde n’a pas la même situation familiale et les mêmes contraintes. Chacun est responsable et prend la décision en fonction de ce qu’il estime être le mieux pour lui.

Nous avons donc travaillé le plan de maintien de l’activité et un plan renforcé au niveau sanitaire. Tous les endroits dans l’entreprise ont été renforcés pour pouvoir tenir les gestes barrière dans les meilleures conditions.

 

Concrètement qu’avez-vous mis en place ?
 

En ce qui concerne la production, nous ne sommes pas les uns sur les autres. Au plus fort de l’activité, il y a eu 280 salariés à l’époque d’Unilever, aujourd’hui nous sommes 40 salariés, dans une usine de 12 000 m², où toutes les lignes ne tournent pas.

Il y a d’abord eu le renforcement du plan de nettoyage de l’entreprise, la mise en place des gestes barrières, les recommandations de ne plus se saluer, de ne plus se toucher, d’éviter les rassemblements autour de la machine à café. Cela a été aussi des consignes renforcées pour les personnes extérieures à l’usine comme les transporteurs. Nous avons également mis en télétravail les quelques postes qui permettaient de le faire et avons fait en sorte qu’il n’y ait pas plus d’une personne par bureau pour les postes administratifs qui ne pouvaient pas travailler à distance.

L’analyse de risque que nous avons faite a fait ressortir qu’il fallait éviter tous les lieux dits : salles de pause, vestiaires, réfectoire. Par conséquent, nous avons décidé de réduire les horaires de travail à 5 heures par jour et de constituer deux équipes qui ne se croisent pas : une de 6 h à 11 h du matin, l’autre de midi à 17 h. Et nous qui sommes en horaire de journée, nous faisons le lien sur la production entre 11 h et midi, pour que les machines continuent à tourner entre les deux équipes. Ainsi, les équipes ne se croisent pas dans les vestiaires. En finissant à 11 h, l’équipe du matin ne mange pas sur place. Cela lève aussi un des risques de contamination. Ceux qui viennent de loin dans l’équipe qui commence à midi mangent sur place. Mais ils ne sont que deux et le réfectoire est suffisamment grand.

 

Et pour ceux qui ne viennent pas travailler ?
 

Nous avons sollicité l’activité partielle pour les coopérateurs qui ne viennent pas travailler. Sur 41 salariés, entre 25 et 30 sont présents sur le site en fonction des semaines. Par exemple, une coopératrice a sa mère avec elle. Depuis le début du confinement elle ne vient pas travailler, nous ne lui demandons pas d’attestation ou quoi que ce soit !

 

Les mesures ont-elles évolué avec le temps ?
 

Cela a été progressif avec l’évolution de la crise sanitaire, nous n’avons pas pris toutes les dispositions en un seul coup. À partir du confinement, nous avons interdit l’accès à l’usine : ne viennent que les salariés et les transporteurs. Pour ces derniers, nous leur avons fourni des masques que nous utilisions déjà du temps d’Unilever pour le changement des produits, s’ils n’étaient pas équipés par leur patron. Quand mi-mars nous nous sommes aperçus du stock que l’on avait, nous avons fait l’inventaire de tous nos équipements de protection individuelle (EPI) : masques, blouses, charlottes.

Nous avons décidé d’en faire don pour les gens en première ligne, notamment les personnels de santé. Nous en avons donnés plus de 15 000 aux hôpitaux de Marseille et d’Aubagne, à des médecins généralistes et des ambulanciers. Nous en avons juste conservé un petit stock de 700. Il est à disposition des coopérateurs qui le veulent, et nous nous sommes fabriqué 400 masques en tissu.

Pour le reste, étant dans une usine agroalimentaire, nous avons déjà pas mal de normes sanitaires. Tout ce qui relève de l’hygiène fait partie des choses dont nous avons l’habitude. Ce que nous avons fait, c’est d’en rajouter à certains endroits de l’entreprise : des distributeurs de gel devant chaque bureau, devant le réfectoire, aux portes où entrent les transporteurs. Le risque zéro n’existe pas, mais je pense que nous avons mis tout ce qu’il fallait pour que cela se passe le mieux possible. À ce jour, nous avons eu zéro cas, ni chez les coopérateurs ni chez leurs proches.

 

Y a-t-il un assouplissement des mesures avec le déconfinement du 11 mai ?
 

Avec le déconfinement tel qu’il est fait, et les risques d’amplifier la contamination, nous mettons un plan de nettoyage renforcé. Nous modifions nos horaires pour cela en faisant une demi-heure de plus par équipe : de 6 h à 11 h 30 pour l’une et de 12 h 30 à 18 h pour l’autre. Mais nous arrêterons la production à 17 h pour consacrer la dernière heure à désinfecter. Nous maintiendrons cela jusqu’à la fin juin. Nous avons décidé que tant qu’il n’y aura pas d’amélioration très importante, nous resterons sur cette organisation du travail. Pour nous la priorité, c’est la santé des coopérateurs et de leur famille. On s’organisera !

Depuis le début, nous avons fait avec ceux qui étaient là en organisant le travail en fonction. Cela se passe plutôt bien et nous avons maintenu l’activité. Nous réfléchissons à nous accorder un petit souffle autour du jeudi de l’Ascension parce que cela a été fatiguant.

 

Les décisions ont-elles continué à être prises collectivement ?
 

C’est ce qui nous manque un peu parce que nous avons l’habitude de nous réunir et de discuter. Là, nous n’avons pas pu le faire depuis début mars et le premier plan de continuité. Tous les vendredis, le conseil d’administration communique avec tous les coopérateurs pour qu’ils aient l’ensemble des informations pour faire un point, et éventuellement modifier un certain nombre de choses.

C’est le comité de pilotage et le conseil d’administration qui communiquent et adaptent l’organisation, comme pour le changement d’horaire à compter du 11 mai pour faire du nettoyage renforcé. Nous en avions parlé 15 jours avant et avions envoyé un mail, puis une proposition plus précise une semaine plus tard. Nous avons échangé avec ceux qui étaient là. Les autres pouvaient réagir par mails et nous dire s’ils y étaient favorables ou pas, ou s’ils avaient d’autres idées. En fonction de tous ces échanges, nous avons pu prendre la décision. Mais ce n’est jamais gravé dans le marbre. Si nous nous apercevons que cela crée des difficultés, nous pouvons faire marche arrière. Nous ajustons au jour le jour.

Publié par FSC

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
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