SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Officiel : le gouvernement dégaine le 49-3 ! Les directions syndicales doivent proposer un plan de contre-offensive immédiat !

Ce samedi, Edouard Philippe a pris la décision d’utiliser l’article 49.3 de la Constitution pour imposer la retraite par points sans vote au Parlement. Face à ce coup de force du gouvernement, il est nécessaire d’opposer immédiatement une riposte générale par la rue et par la grève ! Il faut exiger des directions syndicales un plan de contre-offensive à la hauteur de ce coup du gouvernement qui use d’une des armes les plus anti-démocratiques de la Vème République !

RASSEMBLEMENT 18H30 PLACE HERRIOT À PARIS

C’est désormais officiel : Edouard Philippe a affirmé l’usage de « l’article 49.3 de la Constitution » pour imposer la réforme des retraites sans vote à l’Assemblée. « C’est le vœu du gouvernement, c’est le vœu de la très grande majorité d’entre vous », a expliqué le Premier ministre devant l’Assemblée des parlementaires. « Conformément à l’article 49 alinéa 3 de la Constitution de 1958 et après en avoir obtenu l’autorisation du Conseil des ministres du 29 février, j’ai décidé d’engager la responsabilité du Gouvernement sur le projet de loi instituant un système universel de retraites », est-il expliqué sur le compte Tweeter du Premier ministre.

 

 

Conformément à l’article 49 alinéa 3 de la Constitution de 1958 et après en avoir obtenu l’autorisation du Conseil des ministres du 29 février, j’ai décidé d’engager la responsabilité du Gouvernement sur le projet de loi instituant un système universel de retraites.

 

« Toutes les oppositions sont légitimes, toutes les contestations sont exprimées, mais dans le respect du débat démocratique (...). Je n’ai pas l’impression que ce soit le cas », a lancé Edouard Philippe cherchant ainsi à justifier l’usage des plus anti-démocratiques du 49.3.

La décision a été prise ce samedi lors d’un Conseil des ministres en milieu de journée avant d’être annoncée à l’Assemblée National. Le gouvernement a donc mis ses menaces à exécutions pour maintenir son calendrier et finir d’adopter le texte en première lecture avant les élections municipales et la trêve qui débutait le 6 mars. Comme annoncé, les menaces sont mises en exécution : le 49-3 va donc être utilisé pour faire adopter le projet de loi sans vote. Plus tôt ce matin, l’Assemblée nationale avait voté l’article 7 du projet de loi de réforme des retraites concernant les régimes spéciaux notamment de la SNCF, de la RATP, des Opéra de Paris, etc.

Les débats se sont arrêtés par suite de l’annonce du Premier ministre du recours au 49.3 devant l’Assemblée. La procédure d’usage du 49.3 laisse 24h aux parlementaires pour déposer une motion de censure « avant 17h35 » dimanche. Elle doit être signée par 58 députés. Une fois la motion de censure déposée, celle-ci doit être débattue à l’Assemblée nationale dans les 48 heures. En cas de vote de la motion de Censure, le gouvernement doit démissionner.

Riposter immédiatement dans la rue ! Les directions syndicales doivent proposer un plan de bataille !

Le mouvement contre la réforme des retraites a démontré une détermination et une longévité très importante, marquée notamment par la grève reconductible historique des grévistes de la RATP et de la SNCF. Après avoir perdu la bataille de l’opinion majoritairement opposée à la réforme, le gouvernement, pourtant majoritaire à l’Assemblée Nationale, a choisi, à dessein, un nouveau ce coup de force, cette fois-ci, sur son propre terrain, celui des institutions parlementaires.

Face à « ce coup » dans l’Assemblée en usant d’une des armes des plus anti-démocratiques de la Vème République, il est indispensable de répondre à la hauteur de l’offensive bonapartiste. La riposte du monde du travail et de la jeunesse, qui pour partie reste toujours mobilisés, ou prêt à l’être, doit être immédiate, par les méthodes de la lutte de classes, par la rue et par la grève.

En ce sens, il s’agit d’exiger des directions syndicales, et plus globalement, de l’ensemble des organisations du mouvement ouvrier, de dénoncer cette nouvelle offensive contre les droits démocratiques qui vise à imposer une réforme largement rejetée par la majorité de la population. Il s’agit de préparer un plan de bataille à la hauteur de ce coup de force du gouvernement en construisant un mouvement permettant de construire le « tous ensemble » par la grève reconductible.

Pour cela, nous ne pouvons pas attendre une journée de grève de 24h le 31 mars pour une grève nationale de masse. Pour cela, nous pouvons nous appuyer sur les mobilisations du 5 mars dans l’enseignement supérieur, du 8 mars, du 14 mars pour construire une riposte à la hauteur. Pour cela, les confédérations syndicales se devraient de déclencher une réunion d’urgence dès ce soir pour penser un plan de bataille à hauteur de cette attaque.

Ce soir 18h30, un premier rassemblement a été appelé par l’UD CGT Paris « à partir de 18h30 côté place Concorde ».

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NAO 2020 UNILEVER usine Le meux
NAO 2020 UNILEVER usine Le meux

Les prochaines dates des réunions NAO : 

 

Mardi 10 mars 2020 et le mardi 24 mars 2020

NAO 2020 UNILEVER usine Le meux
NAO 2020 UNILEVER usine Le meux

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PSA condamné pour faute inexcusable à Sochaux

Suite à l'exposition d'un ouvrier à l'amiante, PSA a été poursuivi ... mais c'est le procès de l'exploitation capitaliste qui doit être fait !

ASSEZ DE VIES BROYÉES

Le groupe automobile a été condamné à verser plus de 100 000 euros à un ouvrier atteint d’un cancer broncho-pulmonaire. Celui-ci, âgé de 75ans, avait été exposé à l’amiante pendant 30 ans à la fonderie de Sochaux. Après de longues années, le pôle social du tribunal de Belfort a jugé que la maladie était d’ordre professionnel et condamné PSA. Cependant, l’entreprise a 1 mois pour faire appel. La victoire juridique contre les patrons n’est donc pas encore totalement acquise. Mais comme le souligne l’avocate Florence Monteret-Amar : «  le secteur fonderie a exposé ses ouvriers à divers agents pathogènes : amiante mais aussi azote, poussière de fer, fumée de soudure  », le scandale, c’est celui du travail dans ces conditions qui rendent les salariés malades à cause de l’amiante comme des autres expositions, avec des cadences infernales pour faire des gains de productivité.

Le scandale de l’amiante va bientôt faire 100 000 morts mais aucun responsable

L’association l’ADEVAM de franche-comté tire la sonnette d’alarme ; quand bien même il y a des condamnations, cela ne fera pas vivre plus longtemps les salariés atteints de cancer. Le responsable ? C’est bien la course aux profits, l’organisation du travail et les conditions dans lesquelles travaillent les ouvriers dans des secteurs à haut risque pour avoir des salaire plus élevés ou tout simplement avoir du boulot. C’est bien le capital et les entreprises qui, pour toujours réduire les coûts et faire du gain, lésinent sur la sécurité, quitte, à terme, à faire mourir les salariés. C’est bien le procès d’un système qu’il faut pointer, celui du capitalisme qui broie des vies ; il ne peut être question de perdre sa vie à vouloir la gagner, et pour faire vivre les siens. C’est pourquoi il faut attaquer le mal à la racine et combattre pied à pied ce monde qui ruine nos vies.

Crédit photo : © CHARLES PLATIAU

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« Je pars au travail avec la boule au ventre. » Témoignage d’un camarade hospitalier

Militant à Révolution Permanente et hospitalier, notre camarade Ernest Everhard nous livre son point de vue sur la situation des hôpitaux. Une réponse à Emmanuel Macron et son nouveau monde… Agent dans un service traitant les cas de corona virus, voilà la réalité du quotidien que rencontrent les hospitaliers, n'en déplaise à Emmanuel Macron.

L’HÔPITAL BRÛLE

Getty / ER Production Limited

Travaillant depuis quelques années déjà je peux voir au quotidien la chute d’un service public autrefois reconnu dans le monde entier… Emmanuel Macron ne dupe plus personne, nous savons tous d’ores et déjà les conséquences de ces politiques d’austérité, amenant à la dégringolade systématique du service public, ainsi que les agents en faisant parti.

Autrefois si content d’aller travailler, je pars tous les jours avec une boule au ventre. La cadence de travail augmentant alors que les effectifs diminuent, la pression voire le harcèlement (intégrer cet article : https://www.revolutionpermanente.fr/Bordeaux-Les-laboratoires-un-autre-etage-dans-l-enfer-des-CHU) de l’encadrement, cocktail explosif amenant au mal être au travail. Il ne se passe plus un jour sans qu’un de mes collègues pleure. Les arrêts maladie s’enchaînent dû au fameux burnout, une épidémie disent certains collègues faisant référence au corona virus. Pour ma part cela s’apparenterait plus à une infection nosocomiale, une infection qui se contracte au sein d’un établissement de santé...

La charge de travail augmentant alors que les effectifs ne cessent de diminuer, s’ajoute à cela le défi actuel du corona virus. Comment le président Macron et son gouvernement peut défendre avec tant d’aplomb que les services sont capables de gérer une éventuelle pandémie, alors que les grèves sectorielles s’accumulent pour dénoncer la dégradation des conditions de travail des infirmiers, les manips radio, les brancardiers, sans oublier les urgentistes... La prise en charge des patients en est évidemment affectée, ce qui donne aux infirmiers de « couloirs » un rôle prédominant dorénavant. Il en est aussi le cas pour les laboratoires d’analyses qui rencontrent la même difficulté à prendre en charge les prélèvements.

L’hôpital brûle et les agents contiennent l’incendie à l’aide de sceaux d’eau, et le matériel manque. Il devient évident que si l’hôpital public tient encore debout ce n’est que par la volonté de ses agents, à tous les niveaux. Le collectif inter urgences l’a démontré au cours de l’année passée mais se sont retrouvés face à un mur. Le collectif inter-hopitaux en est à ses balbutiements et ne doit pas repartir de zéro, et pour cela doit tirer les conclusions du CIU.

Mais que font les syndicats ? Moi-même syndiqué à la CGT, je veux dénoncer cette stratégie de ces grèves sectorielles, chaque service s’imbriquant l’un l’autre. Comment ne pas établir un plan de bataille "tous ensemble", afin de sauver l’hôpital public contre la privatisation lente et douloureuse des hôpitaux, les laboratoires en premier ?

Dans les deux mois de grève historique qu’a connu la France, le monde hospitalier s’est montré pour sa part quelque peu distant voir inexistant, grave erreur. La réforme des retraites touche directement le personnel hospitalier, les problèmes musculo-squelettiques étant récurent pour les personnels dans les services de soin exposé, et ce, très rapidement. L’hôpital public et le système de santé ne peut être sauvé sans l’esprit combatif de ses agents et des usagers. Il en va de réellement « généraliser la grève ».

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Lorsqu'il a quitté la SNCF, le 31 octobre dernier, le Parisien écrivait:"Il a débarrassé son bureau et enlevé lui-même le petit carton avec son nom qui était fixé à l'entrée". Et aussi, "En fermant la porte, peut-être a-t-il eu un petit pincement au cœur, en apercevant au loin, le technicentre du Landy, à Saint-Denis, installé en bordure des voies, là où la compagnie entretient les TGV qui circulent sur le réseau Nord, les Eurostar et les Thalys." Ben oui, sortez les mouchoirs et essuyez vos larmes, Guillaume Pepy quittait la SNCF...

Retraite qui n'a pas trop duré, puisqu'il entre dans le cercle des dirigeants du groupe Lagardère, en prenant la tête de son comité stratégique, avec notamment la gestion de ses boutiques implantées ou à implanter dans les gares.

Voilà, la boucle est bouclée pour l'ex-patron de la SNCF. En charge du rail public français, il avait co-écrit les différentes réformes ferroviaires qui l'avait sabordé: celle de 2014 avec Hollande président et en 2018 avec Macron président. Le statut des cheminots également cassé, il avait atomisé le service Gares et Connexions et transformé les gares en espaces commerciaux privés. La reconversion de Guillaume Pepy est donc toute faite en intégrant le cercle directorial d'un groupe privé chargé notamment d'investir les espaces privatisés des gares et des connexions de la SNCF.

Le Parisien écrivait encore dans son article du 31 octobre dernier: "Que va devenir Guillaume Pepy, qui, à 61 ans, n'a pas encore atteint l'âge de la retraite ? « On va lui trouver quelque chose », assurait, il y a encore quelques semaines, un ministre. L'intéressé, lui, a prévu « un break conséquent en 2020 », sans plus de précisions."

En fait de break conséquent, soutenu par le pouvoir des riches et du capital, Guillaume Pepy a trouvé rapidement un costume au service de la loi des affaires et du marché unique. Et cela lui va comme un gant. Et au moins, lui n'a pas retourné pour autant sa veste.

Un ancien président de la République entre également au conseil de surveillance du Groupe Lagardère: Nicolas Sarkozy. Normal, les deux hommes se connaissent bien. Le , Sarkozy président l'avait nommé patron de la SNCF avec comme priorité que celle-ci entre "tout entière dans l'ère du développement et de la concurrence".

Guillaume Pepy, ex-président de la SNCF, entre au conseil de surveillance du groupe Lagardère: sa reconversion dans le privé n'a pas trop tardé

Oui, ce dessin avait bien raison!

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Air France-KLM : 290 millions de bénéfice net en 2019, 1 500 emplois supprimés d’ici 2022

La compagnie aéronautique a prévu de supprimer 1500 postes d’ici fin 2022 alors qu'elle a enregistré 290 millions d'euros de bénéfice net l'an passé.

LA COURSE AUX PROFITS

Crédit photo : AFP/Archives - Joël Saget

Les employés déplorent les conditions de travail qui se durcissent, la pression de la direction et des salaires qui n’augmentent pas. L’argent ne manque pourtant pas dans les caisses d’Air France : tous les compteurs sont au vert, il n’y a aucune crise financière au sein de la société ; la crise sociale en revanche est bien réelle. Alors quelle est la raison de ces licenciements ?

La sacro-sainte compétitivité. Le patron d’Air France-KLM, Ben Smith, avait dévoilé l’an dernier un plan quinquennal pour soi-disant redonner au groupe aéronautique une position de leader en Europe.
Avec une baisse de 31% des bénéfices net en 2019, le groupe a décidé de dégraisser. Il est à noter que malgré cette baisse, Air France-KLM a enregistré 290 millions d’euros de bénéfice en 2019.

Pour faire des économies, il a été décidé de supprimer 1 500 postes d’ici 2022. Cela concerne exclusivement le personnel au sol. Hors de question de toucher aux dividendes des actionnaires ou de baisser le salaire du PDG Ben Smith.

Ce dernier a été nommé après la démission de Jean-Marc Janaillac, suite à l’échec des négociations lors du mouvement social de 2018 pour une augmentation des salaires de 7%, salaires bloqués depuis 2012. Ben Smith lui n’a pas eu besoin de faire grève. Sa nomination a été accompagnée d’une valorisation salariale pour le PDG. Il touche trois fois plus que son prédécesseur.

Ben Smith peut gagner chaque année jusqu’à 4,25 millions d’euros.
A titre de comparaison, un ouvrier au SMIC pendant 40 ans gagnerait au total 585 000 euros, soit plus ou moins 2 mois de salaire du PDG. Benjamin Smith aurait-il la capacité de travailler autant en 2 mois qu’un ouvrier en 40 ans ?

Avec ces suppressions de postes, la direction d’Air France-KLM souhaite grappiller des miettes. L’objectif à moyen terme pour le groupe est d’augmenter son trafic, ce qui veut dire plus d’avions, plus de passagers, plus de réservations mais avec de moins en moins de personnel au sol. Ce qui signifie plus de travail pour moins de salariés. Si le PDG d’Air France voulait perdre sa chemise il ne s’y prendrait pas autrement.

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PSA : la prime de 4100 euros pour les bas salaires est un mensonge !

Alors que PSA engrange des bénéfices records, les médias font leurs choux gras de la prime d’intéressement que le groupe a annoncé verser à ses salariés. Mais il s’agit en réalité d’une grande arnaque.

3,584 MILLIARDS DE BÉNÉFICES

Crédit photo : ER

Le groupe PSA vient d’annoncer un record encore plus important que l’année dernière en termes de bénéfices, qui s’élèvent à plus de 3 milliards. Les médias n’ont de cesse d’évoquer le versement d’une prime annoncée pour ses salariés, en faisant croire à leurs lecteurs que PSA s’engage à verser une prime énorme à l’ensemble des salariés du groupe. Mais en réalité, il s’agit d’une grande arnaque. Les critères d’attribution de la prime vont exclure une bonne partie des salariés intérimaires et les sous-traitants, qui ne sont pas salariés chez PSA mais qui travaillent quotidiennement pour le groupe. Ces critères excluent également les travailleurs malades puisque le versement dans la prime d’intéressement est conditionnée au présentéisme. En clair, si tu es trop malade dans l’année ou en grève, tu perds sur ta prime.

Autant dire que dans les ateliers, l’annonce n’a pas déclenché d’explosions de joie. Car si, évidemment, cet argent est en réalité l’argent des salariés et non pas celui de PSA, et qu’il devrait nous revenir de droit, ce qu’il faudrait ce sont de véritables augmentations de salaires, et non pas des primes aléatoires.

Ils nous donnent des miettes

En effet, le 25 février s’est déroulée la deuxième réunion sur les salaires durant laquelle, au bout de plusieurs heures de discussion, PSA a annoncé 1,6 % d’augmentation générale. Pour un salarié qui touche 1300 euros par mois, c’est 21 euros net en plus. Et bien entendu plus tu gagnes, plus l’augmentation est élevé, ce qui relève d’une injustice flagrante. C’est pourquoi la revendication d’une hausse de salaire uniforme est toujours la meilleure, puisque le pourcentage nuit aux petits salaires. Et avec des profits aussi élevés que ceux de PSA, c’est 400 euros de plus qu’il faut, pour tout le monde, pour vivre mieux. Une revendication qui paraît juste, puisque le salaire de Carlos Tavares, lui, va encore augmenter… et pas de 1,6 %. Le montant exact de son augmentation sera dévoilé fin mars.

La prime pour les uns et la déprime pour les précaires et les sous-traitants

Mais la campagne menée par PSA dans les médias autour de la prime vise surtout à faire oublier les plans de suppressions d’emplois. Plus de 20 000 salariés ont dû quitter l’entreprise et des usines ont fermé leurs portes : voilà aussi ce qui explique le chiffre d’affaires toujours aussi bons. Il s’agit désormais de faire des voitures avec toujours moins de monde et une précarisation des postes en chaînes de montage où les conditions de travail sont dignes du Moyen Âge.

En ce qui concerne la prime d’intéressement et son versement, il s’agit de regarder ce qu’elle recouvre dans les détails. Et c’est tout de suite moins intéressant que ce que rapporte Carlos Tavares aux journalistes. Tout d’abord, les fameux 4100 € sont en brut, et englobent la « prime Gilets jaunes » de 600 €, qui va être intégralement remboursée par le gouvernement au groupe PSA. Prime Gilets jaunes à laquelle les intérimaires du groupe vont certes à avoir droit… à condition qu’ils aient travaillé du 1er mars 2019 au 29 février 2020. En réalité, au vu du nombre de licenciements d’intérimaires, très peu d’entre eux vont la toucher.

Si l’on retire ces 600 € de prime, remboursée par le gouvernement, des 4100 € annoncés, on tombe déjà à 3500 € bruts, soit 3164 € nets. Et comme il s’agit d’une prime d’intéressement, qui baisse en fonction des absences pour maladie notamment, ça veut dire zéro absence sur toute l’année pour ceux qui espèrent toucher ces 3164 €. Une somme que les intérimaires, dans tous les cas, ne toucheront pas puisqu’ils ne sont pas salariés chez PSA.

Avec ces rapides calculs, c’est la propagande de PSA qui en prend un coup, quand le PDG parle d’une prime pour les bas salaires, alors que les moins bien lotis sont précisément les intérimaires, dont le salaire s’élève en moyenne à 1100 euros. Des intérimaires qui sont exclus de cette prime, alors même que chez PSA, un salarié sur trois est en intérim. Il s’agit en réalité d’un mensonge de la part du patronat et des médias, en ce qui concerne les plus démunis et les précaires, à l’instar des sous-traitants qui travaillent dans les usines – tels que ISS, STPI et bien d’autres – et qui ne percevront rien non plus.

Mais pour les actionnaires tout va bien

Avec ce nouveau record en termes de profits, les grands gagnants sont les actionnaires qui eux ne triment pas sur les chaînes pour faire les voitures. Pour le groupe PSA, le dividende par action va passer de 0,78 euros a 1,23 euros soit +58% , ce qui fait que les actionnaires vont se partager le petit magot de 1,1 milliards, au lieu de 750 millions en 2019. Cet argent extorqué par l’exploitation est une déclaration de guerre contre l’ensemble des salariés, fixes comme précaires, qui eux n’arrivent pas à boucler les fin de mois alors que l’argent coule à flot.

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La réforme 100% santé : une usine à gaz pour notre système de sécurité sociale

Depuis le 01 janvier 2020 nos lunettes et bridges sont mieux remboursés mais à quel prix ? La réforme "100% santé" est pensée pour un système de santé qui donne de plus en plus de place aux assureurs de santé privés qui comptent bien prendre leur revanche sur le système de sécurité sociale. Explications.

À COUPS DE RÉFORMES
Règle n°1 : quand le gouvernement Macron fait une réforme, il faut toujours se méfier

C’était déjà le cas pour la réforme de l’Aide Adulte Handicapé (AAH). Début 2019, dans un contexte d’indignation exprimé à travers le mouvement des Gilets Jaunes, Macron arguait, pour sa défense, d’une réforme contenant l’augmentation de l’aide perçue par les personnes en situation de handicap - restant toujours sous le seuil de pauvreté -. En fait, cette même réforme impose aux bénéficiaires vivant en couple une baisse significative de leur allocation, voire une suppression de l’aide si les revenus du conjoint dépassent 2 243 € nets par mois.

Un petit pas en avant, trois pas en arrière...

100% santé : le compromis de la mutualité et la pression des assureurs privés à but lucratif

Le système de sécurité sociale n’a pas fini de prendre les coups du gouvernement. En effet, la ministre de la santé Agnès Buzyn nous offre la réforme « 100% santé ». Nous pouvons nous réjouir d’une marche en faveur de « l’accès de tous les citoyens à des soins de qualité » par la prise en charge de certains soins par nos mutuelles (aussi appelées complémentaires santé) qui rembourseront d’ici 2021 certaines lunettes à 100% (montures et verres), certains soins dentaires (bridges et couronnes) et une baisse de 250€ supplémentaire du reste à charge sur les prothèses auditives.

« Mutuelles »… vous avez dit mutuelles ?! C’est en fait une torsion du gouvernement pour piller toujours plus notre système de santé. Pour rappel historique, en 1947, seulement deux ans après la construction du système de protection social, les mutuelles ont gagné une bataille qui leur a permis d’assurer la protection complémentaire santé. C’était alors un premier compromis avec le secteur privé.

La problématique autour des mutuelles est qu’elles ne permettent pas une contribution de chacun selon ses moyens et une prestation à chacun selon ses besoins, ce que permet la « sécu ». À quoi sert un nouveau dispositif de remboursement si les malades n’y ont pas tous accès ? « Ce développement de l’assurance privée est préjudiciable au patient. D’abord parce que certains patients sont dépourvus d’assurance complémentaire car ils ne peuvent pas se la payer. C’est encore le cas de 4 % des assurés. Ensuite parce que tout le monde n’a pas la même assurance privée. Les individus ne s’assurent pas en fonction du risque, mais en fonction de leur capacité de paiement. Ce sont les plus hauts revenus qui ont les assurances les plus couvrantes » selon un article d’Alternatives Economiques.

D’autant que cette belle publicité aux complémentaires leur permet de justifier une augmentation moyenne de 10% des cotisations. Comme le dit l’économiste Frédéric Bizard, (expert en protection sociale et santé) au micro de France Inter : « C’est l’assureur privé qui va financer une partie du reste à charge [plus de 90%, la sécurité sociale ne prenant à charge que 4% de l’optique, 1/3 des dépenses du dentaire et moins de 50% de l’audioprothèse] en reportant cette dépense sur les primes des contrats payées… par les Français ».

En plus de creuser les inégalités face à la santé, les mutuelles (sociétés à but non lucratif) sont de plus en plus diluées par les sociétés d’assurances privées à but lucratif, qui comptent bien prendre le relais : « Les mutuelles ont perdu leur identité et s’alignent aujourd’hui sur les techniques des sociétés d’assurance privées. Les directives européennes et la sacralisation de la concurrence ont eu raison de la spécificité mutualiste. La mutualité perd continuellement des parts de marché au profit des sociétés d’assurance à but lucratif. Elle cherche à résister à la concurrence par des mouvements de concentration et d’alliances de très grande ampleur entre mutuelles, mais aussi entre mutuelles et opérateurs privés comme des banques » toujours selon l’article d’Alternatives Economiques. Ceci à lieu depuis 2001 lors d’une modification du Code de la Mutualité au profit des intérêts du patronat, au nom de la «  concurrence loyale et non faussée  ».

Des choix de classe : en marche vers le système de santé américain

Ceci dans un contexte de « crise » économique bien connu. En 2019, le CAC 40 a versé en dividendes de quoi financer 12 « trous de la sécu » selon le magazine Frustration. D’autant que depuis l’élection de Macron, le patronat est exonéré des cotisations sociales – et non « charges » sociales - causant une perte de financement de la sécurité sociale de 63 milliards d’euros en 2019 !

En d’autres termes, ces remboursements pourraient être financés par le système de santé en se refusant de créer une stratification des soins et une médecine à plusieurs vitesses. Ces choix politiques en défaveur de la sécurité sociale - garante d’un système de justice sociale face à la santé - sont des choix de classe : il s’agit de privilégier les intérêts du capital au détriment de l’intérêt général. Nous devons exiger la gratuité des soins pour toutes et tous par un remboursement à 100% par la sécurité sociale et par la taxation du patronat et non son exonération.

Crédit photo : Fred TANNEAU / AFP

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Le ministre de l’agriculture arrache le micro d’un journaliste après une question sur les abattoirs

Au salon de l'agriculture Didier Guillaume a été mis en difficulté par un journaliste à propos de la maltraitance animale dans l'abattoir Sobeval à Boulazac, en Dordogne.

ABATTOIR SOBEVAL

La bourgeoisie a décidément un problème avec la réalité des faits. Toute l’énergie qu’elle déploie paraît inéluctablement orientée vers le fait de dissimuler coûte que coûte la vérité, alors même qu’elle est prise le mensonge sur le bout de la langue.

C’est ainsi que le ministre de l’agriculture Didier Guillaume, une seconde après avoir arraché le micro des mains d’un journaliste de C-à-vous décidément frontal dans ses questions, déclare sous les yeux des caméras «  je vous ai pas arraché le micro... »

Nous sommes alors curieux d’apprendre quelles questions ont réussi ce mercredi 26 février, au salon de l’agriculture, l’exploit de « déborder le fan de rugby », selon Arthur Berdah du Figaro, et de libérer chez lui de tels instincts sportifs ?

Rien de moins que des questions à propos de son « double-langage », qu’il dénie naturellement. Depuis quelque temps en effet notre ministre se trouve englué dans la polémique de l’abattoir de veaux Sobeval de Boulazac et des révélations sur les traitements illégaux infligés aux animaux par souci de productivité.

Le jeudi 20 février dernier l’association L214 rend publiques des vidéos qui rendent évidentes la non-conformité des méthodes d’abattage Halal et Casher pour lesquelles Sobeval est habilité. On y voit des animaux non-étourdis égorgés, contre les règles donc qui stipulent qu’un tel traitement ne peut-être appliqué à une bête qui n’a pas été assommée préalablement.

Or nous savons désormais que le ministère était au courant de tels manquements à la réglementation et de telles pratiques ordinaires qui ne font aucun cas de la souffrance animale.

C’est depuis le ministère que par erreur sont envoyés les mails échangés en interne à l’association L214 qui communique régulièrement avec ce dernier. Cette erreur contient l’aveu de la part du ministère qu’ils étaient au courant des non-conformités (NC) : « J’ai fait la liste des NC indéniables, voire majeures relevées ! », d’après le courriel rendu public le 20 février.

Ils savaient, contrairement à ce que laissait entendre le ministère dans son communiqué officiel la semaine dernière. Tout comme la préfecture de Dordogne qui, face aux vidéos, refuse d’admettre les non-conformités, et Didier Guillaume d’affirmer que les faits et les images ne sont pas concluantes. Mais pour la classe dominante, tant que ses intérêts sont préservés, peu lui importe que les animaux soient torturés, que la terre entière brûle ou s’effondre.

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Macron interpellé : “Il faut sauver l’hôpital public, en train de flamber à la même vitesse que Notre-Dame”

Alors que, selon Macron lui-même, on se prépare à « une épidémie qui arrive », le Président de la République a tenté un coup de com’ à la Salpêtrière, où est mort le premier patient français atteint du coronavirus. Il s’est rapidement fait interpeller par un médecin, sur la crise de l’hôpital et la casse de la santé.

OPÉRATION SÉDUCTION À LA PITIÉ-SALPÊTRIÈRE

Alors que, selon Macron lui-même, on se prépare à « une épidémie qui arrive », le Président de la République a tenté un coup de com’ à la Salpêtrière, où est mort le premier patient français atteint du coronavirus. Il s’est rapidement fait interpeller par un médecin, sur la crise de l’hôpital et la casse de la santé.

Opération séduction pour un Macron qui cherche à redorer son blason. Avant de décoller pour l’Italie, il a organisé une visite surprise à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, où est mort le premier patient français atteint du coronavirus. Accompagné de son nouveau ministre des Solidarités et de la Santé Olivier Véran, l’objectif était simple : se montrer à la fois rassurant et responsable quant à l’épidémie. « On a devant nous une crise, une épidémie qui arrive, a-t-il déclaré. Cela suppose de s’organiser et de l’affronter au mieux avec la vie qui continue... »

Un coup de com’ mis à mal par l’interpellation du président par un médecin, dénonçant la casse de l’hôpital public, fortement aggravée par la politique de Macron. « Quand il a fallu sauver Notre-Dame, il y avait beaucoup de monde pour être ému. Là il faut sauver l’hôpital public, qui est en train de flamber à la même vitesse que Notre-Dame a failli flamber. Ça s’est joué à rien et là, en ce moment, ça se joue à rien »

Car pour endiguer l’épidémie qui s’étend, comment faire confiance à un gouvernement qui joue les pompiers-pyromanes, quand dans le même temps les budgets alloués à l’hôpital et à la santé sont drastiquement réduits, quand les soignants travaillent à flux tendus ?

« Vous pouvez compter sur moi, a conclu le neurologue face à Macron. L’inverse reste à prouver. »

La crise ouverte autour du coronavirus vient surtout servir de nouveau révélateur des attaques successives des services publics, et de la situation désastreuse dans laquelle sont plongés les hôpitaux. La Macronie, artisane de l’austérité dans la santé, est bien mal placée pour s’ériger en salvatrice.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Depuis ce lundi, payer l'impôt chez un buraliste est possible dans quelque 600  bureaux de tabac de 10 départements (Corrèze, Côtes-d'Armor, Corse du Sud, Gard, Loire, Marne, Oise, Haute-Saône, Yvelines, Vaucluse). Procédé étendu à toute la France au 1er juillet prochain. Alléluia, s'exclame Philippe Coy, le patron de la Confédération nationale des buralistes, "très heureux d'être attributaire de ce marché public et de donner plus de proximité aux usagers" .

Euh, et pour le fonctionnement de ce système et la confidentialité de la chose entre l'achat d'un paquet de clopes, d'un journal, d'un café, d'un jeu à gratter et pourquoi pas d'un billet de train, le tout dans un espace confiné et dans un milieu marchand pas toujours silencieux?

Pour la confidentialité, le patron des patrons des bureaux de tabac a balayé cela plus vite qu'on se brûle la langue en avalant fort cher une goutte de café sur le zinc. Les buralistes volontaires passeront un examen. Après une formation de 20 minutes sur la confidentialité, la lutte contre le blanchiment et la contrefaçon, etc, etc, ils devront réussir un test pour valider leur agrément. Euh, prêteront-ils serment question confidentialité comme un agent des impôts? Et question lutte contre le blanchiment et la contrefaçon, 20 minutes c'est pas trop pour être formé autant qu'un agent des Douanes?

Roger, t'es con ou pas? Macron et son sous-ministre Olivier Dussopt, ex-député socialiste élu en 2017, veulent sabrer largement dans la fonction publique!

En tout cas, c'est gling gling dans le goret pour les buralistes avec 1, 50 euro HT par opération. Et cette opération sera faite sur les écrans de la Française Des Jeux, laquelle qui ne fait rien gratuit, recevra de l'argent public.

La Française Des Jeux est cotée en bourse depuis novembre dernier et sa privatisation a été votée par le Nouveau monde de Macron dont Gilles Le Gendre est le patron des députés.

Et devinez qui a été nommée à la direction de la Française Des Jeux avant sa privatisation?  Madame Le Gendre, l'épouse dudit Gilles Le Gendre. Attention, la Déontologue de l'Assemblée nationale a édicté qu'il n'y avait là aucun conflit d'intérêts. Non mais, vilains démocrates qui voyaient le mal partout! Et gling gling dans le goret des époux Legendre.

La morale de tout cela, c'est qu'il n'y en pas. Normal, le nouveau monde ressemble comme deux gouttes d'eau au vieux monde capitaliste. Non?

Et en attendant, un dessin:

Payer ses impôts: le gros lot pour les bureaux de tabac et la Française Des Jeux

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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