SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux

L'importance que prend l'épidémie du coronavirus, les questions profondes auxquelles elle touche,, (pendémie, mondialisation, relations internationales, systèmes de santé, rôle des médias ...) les campagnes médiatiques dont elle est l'objet nous concernent directement, concernent le monde du travail et le positionnement des organisations syndicales.

Dans la mesure aussi où incontestablement les médias occidentaux, ses journalistes système ont affiché globalement une forme de racisme anti-chinois et ... anti-communiste (pour eux en tout cas le "régime" chinois n'est pas conforme à la concurrence libre et non faussée du capitalisme) trace persistante de l'esprit colonial-civilisationnel et des ressorts de la guerre froide.

Pour s'en tenir à un seul exemple le vocabulaire employé pour décrire le même confinement des populations afin de contenir l'épidémie, s'agissant d'un côté de la Chine et plus récemment de l'Italie est profondément marqué par le deux poids deux mesures :

  • pour la Chine il s'agit de parias, de pestiférés
     

    le correspondant de France Inter à Wuhan parle lui de ville fantôme, fait allusion à la peste de Camus tandis que le géopolitologue de service de France Inter Pierre Haski parle lui de gestion autoritaire de l'épidémie de coronavirus en Chine pour mieux l'opposer à ce qui serait une gestion "démocratique" de la crise dans les pays capitalistes.
  • pour l'Italie les mêmes mesures de confinement sont décrites sous des mots  nettement plus doux  : habitants sous cloche, confinement sans que jamais soit établi un rapport entre la situation et le système économique, le capitalisme, l'Union européenne.

 

Réflexion de Danielle BLEITRACH sur son site :

ce que devrait nous apprendre l’épidémie de coronavirus

La première leçon devrait être le caractère contre-productif de la xénophobie.

Il ne suffit pas de dire que le racisme, la xénophobie c’est moralement inacceptable, que cela a conduit aux pires expériences des siècles derniers… Ou encore que “le plus jamais ça” était une nécessité et que l’on a trop tendance à l’oublier au fur et à mesure que les faits historiques s’éloignent de nous.Quand fait rage la manipulation des mémoires, celle qui confond non seulement victimes et bourreaux, mais cause et effet. Visiblement à défaut d’un peuple conscient, nous avons les ingrédients habituels d’un peuple que l’on transforme en pitre ivre pour mieux l’opprimer et on appelle cette grande peur du déclassement: le populisme , un peuple exhibé pour la grande satisfaction des “élites”. Bon il est trop tard passons à un autre niveau, celui des dangers réels.

On voit aujourd’hui un racisme, entretenu par nos médias et par l’alliance atlantique, par le complexe industrialo militaire qui en France a la particularité de posséder une partie de la presse, avoir des effets dangereux en matière de réponse à l’épidémie: où mène la haine des masses, l’inculture, les nouveaux ingrédients de la guerre froide?

Les effets économiques de la manière dont on a prétendu en finir avec la Chine et sa croissance, parce que c’était bien de cela qu’il s’agissait, sont dévastateurs pour l’économie mondiale, pour la France en particulier dont le tourisme a déjà baissé de 30%, mais il y a aussi les produits de luxe ; la mise en sommeil du marché chinois alors même que Trump a décidé de surtaxer par exemple nos vins n’a pas fini d’impacter notre économie déjà en crise.

Mais il y a pire, alors que la Chine adoptait une attitude de transparence et de communication des faits à toute la communauté scientifique dont nos propres scientifiques, en particulier ceux qui comme l’institut pasteur œuvrent dans le domaine public, ne cessent de se féliciter, les rumeurs politiciennes et l’anticommunisme, le péril rouge venu en renfort du péril jaune sont allés à contrario de ce qu’il fallait faire.

Cette épidémie demeure encore une inconnue et il y a toute chance qu’elle soit relativement bénigne mais il est évident que nous allons connaitre d’autres épidémies dont certaines risquent d’avoir des effets plus dévastateurs et s’y préparer en créant d’abord les conditions de collaboration entre scientifiques est indispensable, c’est ce qui s’est mis en place et l’on a pu mesurer à cette occasion le rôle irremplaçable d’un secteur de recherche et d’un système de santé hors du profit. J’ajouterai que le système chinois qui combine une dynamique capitaliste désignée comme le marché et l’encouragement à l’initiative individuelle avec une organisation collective très forte, a dans cette occasion activé la deuxième caractéristique et mis en sommeil la première. La crise d’anti-totalitarisme de nos médias est donc une imbécillité supplémentaire.

La xénophobie est simplement l’art de créer des paniques stupides, le contraire de ce qu’il faut faire. Le cas le plus évident est celui de ce bateau de tourisme laissé en rade du japon, dans les pires conditions et où l’épidémie est rapidement passé de 10 à 630, c’est la politique de l’autruche.

En effet, les mesures de confinement prises à Wuhan avaient surtout pour vocation d’empêcher les gens de se ruer vers des hôpitaux publics où les conditions n’étaient plus maîtrisées et qui devenaient les pires foyers de contamination pour la population mais aussi pour le personnel soignant. Donc il a fallu créer les conditions d’une maîtrise à ce niveau-là. L’apprentissage des gestes comptant également. Les gens devaient attendre en cas de symptômes d’être pris en charge par une ambulance équipée et conduits dans des lieux adaptés, construits en quelques jours.

Et enfin, il y a un problème dans cette épidémie comme souvent dans les cas viraux, on ignore le dénominateur réel des porteurs de virus. Des décès, des maladies peuvent ne pas être comptabilisées pendant un temps et simplement se révéler seulement quand l’épidémie est officiellement détectée, cela semble le cas de l’Italie, mais aussi de la Chine et bien d’autres pays. Donc il faut attendre beaucoup d’informations pour savoir la dangerosité réelle. Paradoxalement plus il y a d’infections, plus le nombre de morts devient limité avec la dangerosité, mais plus le traitement s’avère se compliquer. Donc il faut arrêter d’interpréter ce que les scientifiques eux-mêmes tentent de mettre à jour pour y faire face et étudier ensemble ce qui est efficace et ce qui ne l’est pas, les sources et les moyens.

La seconde leçon est le caractère indépassable de la mondialisation.

Un des danger des futures épidémies réside dans les pays qui n’ont pas les moyens sanitaires de détecter et de soigner les épidémies. On ne fera pas face à ce danger par la fermeture des frontières, c’est une illusion. Les Chinois expliquent que le principal geste de soin à apprendre est celui de se débarrasser des vêtements de protection en sortant des chambres de décontamination. Ils ont aidé à cet apprentissage en répandant de la farine sur les combinaisons. L’analogie est juste, un virus a la volatilité de la farine et celui-ci y compris véhiculé par des porteurs sains est déjà partout y compris en France.

Donc la seule réponse juste est dans la lutte contre le sous-développement partout et chacun mesure bien à quel point la xénophobie va a contrario de cet objectif.

Mais il y a plus, cette épidémie risque de nous confronter au caractère artificiel de l’économie telle que l’impulsent les Etats-Unis. Pour faire simple, cette économie vit des dépenses militaires et de sa capacité à produire de la monnaie, le tout sans rapport avec une production effective. Le symptôme en est l’impossibilité de relever les taux d’intérêt et une masse financière de capitaux énormes est à la recherche d’effets spéculatifs. La Chine était le seul contrepoids à cette économie d’une fragilité extrême.

Cette épidémie peut avoir des effets momentanés, si elle s’arrête, les effets de cet arrêt seront rapidement compensés comme cela s’est passé dans d’autres cas. Si elle se poursuit, nous risquons à cause de ce qu’est l’économie financiarisée dominante un effondrement proche de ce qui s’est passé dans les années trente et qui a engendré on le sait la deuxième guerre mondiale. L’apparition d’économies socialistes y compris l’URSS ayant été un facteur de régulation qui a maintenu “l’impérialisme stade suprême du capitalisme” en état de survie.

L’imbécillité des effets de panique et des rumeurs sur une telle situation n’est évidement pas à démontrer.

La troisième leçon est la nécessité de lutter contre un autre aspect de ces formes de régression intellectuelle qui malheureusement vont avec la montée de l’extrême-droite, il faut que nous ayons une vision progressiste de l’écologie.

si la préoccupation écologique est essentielle celle-ci doit arrêter de nous conduire à la régression et à la haine de l’humanité. Il y a deux facteurs qui doivent être intégrés à l’écologie ce sont l’humanisme, la compréhension des relations humaines, des sociétés et surtout la science.

Qui ne mesure à quel point les campagnes anti-vaccins, obscurantistes inspirées par des rumeurs complotistes sont des dangers. On a justement dit que la grippe tuait plus que le coronavirus, oui mais les effets se surajoutent. Alors si nos compatriotes reprenaient le chemin des vaccins se serait une protection parce que plus il y a de personnes vaccinées plus une population est protégée.

Mais il y a plus, le fantasme d’une nature vierge que l’homme détruirait est une imbécilité, ce que l’on appelle la nature est tout aussi fabriquée par l’intervention humaine que nos villes et un des problèmes auxquels nous sommes confrontés est l’abandon autant que les pratiques désastreuses sur ce jardin entretenu et développé depuis des millénaires. Les forêts réellement vierges sont invivables, elles contiennent des potentiels épidémiques monstrueux.

La quatrième leçon que nous devrions méditer est qu’en France le principal danger auquel nous sommes confrontés est la destruction systématique qui a été opérée contre notre hôpital public. Donc la conscience de la mondialisation des problèmes doit s’accompagner de politiques nationales de développement de soins et de recherche.

Déjà les urgences n’arrivent plus à accueillir l’ordinaire des malades, imaginons une épidémie et la panique provoquée par cette information de la rumeur… C’est là le véritable problème et Patrick Pelloux a bien raison de nous mettre en garde.

Ce n’est pas au niveau de l’UE et de son alignement des services publics sur le bas que l’on résoudra les problèmes de la lutte contre les épidémies, même si une coordination des informations est utile. Il en est de cette question comme celle de l’écologie, le refus de la régression ne doit pas ignorer que beaucoup de problèmes exigent un traitement très localisé, à l’échelle communale comme à celui de la nation.

La dernière leçon est que les communistes devraient retrouver le solide bon sens de l’intérêt public, de la confiance dans la science, dans le refus imbécile des a-priori contre les autres peuples sous couvert de “démocratie” et se battre pour le socialisme.

Danielle Bleitrach

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Et encore: "Beaucoup des professionnels croisés au Salon de l’agriculture sont outrés après les révélations concernant les rémunérations des hauts dirigeants de la direction."

Du coup, ce dessin qui n'est pas de la FNSEA, le syndicat patronal de l'Agriculture:

Lu dans le Parisien: «Ils sont déconnectés» : les salaires des dirigeants la FNSEA fâchent les agriculteurs

En revanche, dans le journal catholique La Croix, cette capture d'écran lorsque notre révérendissime président de la République coupe le ruban inaugural de ce Salon de l'Agriculture.

Lu dans le Parisien: «Ils sont déconnectés» : les salaires des dirigeants la FNSEA fâchent les agriculteurs

Si vous ne le saviez pas, la dame, tenant le ruban, qui se tient à côté d'un ex-banquier d'affaires, promu à l'Elysée par le capital, n'est autre que la patronne de la FNSEA. Mais après tout, peut-être que le dit Salon fait la part belle aux industriels de l'agriculture au détriment de la nature et des petits oiseaux. Non?

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

On aurait tendance à oublier la droite sarkozyste dans le combat de classes contre la droite macroniste. Pourtant, le premier ministre de Nicolas Sarkozy comparait ce lundi devant un tribunal correctionnel. Lui et son épouse encourent 10 ans de taule et la bricole de plus d'un million d'euros d'amende.

François Fillon: des marches du palais de l'Elysée à celles du palais de Justice

La capture d'écran ci-dessus explique les inculpations par 3 juges d'instruction. Pardon, la formulation judiciaire a été changée en "mise en examen", ça fait mieux lorsque des cols blancs franchissent les marches d'un palais de justice.

Et drapé par la présomption d'innocence, le héros de la droite sarkozyste est venu le 30 janvier dernier sur France 2, dans l'émission Vous avez la parole, se montrer plus blanc que blanc dans cette affaire. Ben oui, selon que vous serez grand ou petit, une téloche dite publique vous offre un temps d'antenne ou pas.

Dame Pénélope Fillon devra se défendre d'une autre casserole à ses basques. Celle d'avoir rempli un emploi de "pure complaisance" comme conseillère littéraire de la Revue des deux Mondes, propriété du milliardaire Marc Ladreit de Lacharrière, ami intime du couple Fillon. Ledit Ladreit de Lacharrière a déjà avoué la chose à la justice et accepté la procédure du "plaider-coupable". Et bonne fille, la justice dite du peuple souverain ne l'a condamné qu'à 8 mois de taule avec sursis et à 375 000 euros d'amende.

Une demande de renvoi du procès va être formulée par les avocats des époux Fillon. "En soutien au mouvement de grève contre la réforme des retraites"Sans rire du tout.

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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La lutte contre le projet de RETRAITES toujours là !

Le procès FILLON reporté face à l'action des avocats même si BELOUBET et MACRON ... ne veulent pas :)

Car le pouvoir à l'Assemblée comme vis-à-vis des avocats est toujours sourd et aveugle !

Et contrairement à ce que les médias colportent il s'agit d'un mouvement qui se bat pour le RETRAIT de la contre-réforme donc comme un élément du mouvement d'ensemble !

RAPPEL : TWITTER COMPLICE du pouvoir !

 

Publié par FSC

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Un intéressant témoignage syndical de la CGT sur la manière dont l'information est contrôlée sur le service public où par exemple seuls les rédacteurs en chef qui décident de la hiérarchie de l'information.

Un véritable système de contrôle et d'information orientée avec par exemple une censure complète sur la 2 de la grève à RADIO FRANCE qui a pourtant duré plusieurs semaines !

Une télé macroniste en quelque sorte !

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Mélenchon DÉGOMME la retraite à points (avec humour) !

Mélenchon DÉGOMME la retraite à points (avec humour) !

En meeting à Toulouse avec Manuel Bompard le 20 février 2020, Jean-Luc Mélenchon a littéralement dégommé la retraite à points voulu par Emmanuel Macron. Il a expliqué combien le plan du président de la République était bancal : rien n’est connu dans la retraite à points ! Ni la valeur d’achat du point, ni celle de sa revente. Avec humour, il a détaillé le caractère absurde de la situation et a expliqué qu’au final, ce serait le gouvernement qui déciderait de tout avec un unique objectif : l’équilibre financier !

Publié par anti-K

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Montpellier. Un ouvrier de 20 ans mort sur un chantier

Un ouvrier âgé de 20 ans est mort écrasé sous la chute d'une plaque de coffrage pesant plus de trois tonnes ce jeudi matin sur un chantier dans le nord de Montpellier. Loin d'être un « accident » du travail isolé, cette tragédie s'inscrit dans un longue liste de travailleurs morts ou blessés gravement, souvent invisibilisés et classés au rang de « fait divers ».

LE TRAVAIL TUE !

Crédits Photo : LP/J.-G.B.

C’est à 9h du matin que le drame est survenu. Sur un chantier en construction dans la rue de Georges-Denizot, un jeune ouvrier est mort, un de plus... Mort sous l’effondrement d’une énorme plaque de coffrage pesant plus de trois tonnes. Un choc tellement violent que ce dernier est décédé avant même que les secours arrivent.

Ce drame ne peut être réduit à un simple accident du travail. On le sait, les conditions de travail dans le bâtiment, en plus de dégrader progressivement la santé des travailleurs (poussière, bruit, charges lourdes, tâches répétitives, produits nocifs etc...) les mettent très souvent en situation de danger direct (travail en hauteur, risques d’effondrements etc...). Malgré les multiples normes et outils « sécurisés » imposés aux ouvriers, particulièrement à ceux du bâtiment, le travail n’en reste pas moins dangereux et pour certains mortel. Le secteur du BTP reste le plus touché avec 42 % des travailleurs de la construction qui déclarent avoir déjà été victime d’un accident du travail.

Plus globalement en France, un travailleur sur quatre s’est déjà blessé sur son lieu de travail. Selon des statistiques publiées en 2017 par Solidaires (prenant en compte les accidents du travail, les maladies professionnelles et les accidents liés au trajet) le travail a fait plus de 20 000 morts en France depuis l’année 2000.

Hormis ces quelques statistiques, il reste cependant très dur de se faire une idée précise et réelle sur les accidents et la mortalité au travail. Comme l’affirmait un article du journal Le Monde en juillet 2019 : « Il n’existe aucune donnée précise pour rendre compte du nombre global d’accidents mortels du travail en France ». Il existerait seulement « les chiffres de l’Assurance-maladie (qui) ne rendent compte ni des accidents du travail dans la fonction publique, ni de ceux qui surviennent aux travailleurs indépendants ou ubérisés. »

Face à cette absence de données sur la question, des initiatives comme
la page « Accident du travail : silence des ouvriers meurent » tentent de recenser à partir de différents articles de presse régionale les nombreux morts au travail. Un récent tweet de leur part dresse un bilan du recensement de l’année 2019 : 412 morts, 644 blessés graves, 1056 victimes recensées en tout. Mais c’est encore sans compter les nombreux suicides directement reliés aux conditions de travail. Pour ce dernier cas, c’est d’autant plus dur d’avoir des chiffres précis, car la plupart ne sont pas reconnus comme accident du travail, même dans certains cas plutôt explicites. Pourtant on le sait bien, de France télécom à LaPoste en passant par la SNCF, des centaines de suicides sont directement reliés aux méthodes managériales, sans pour autant qu’elles soient toutes reconnues comme accident du travail.

Le décès de ce jeune ouvrier de 20 ans est loin d’être un cas isolé. Ce n’est pas une inattention ou une erreur personnelle qui en est à l’origine, mais bien l’organisation et les conditions dangereuses de travail.

Toutes nos condoléances aux proches et à la famille de ce jeune ouvrier.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

A part Procter & Gamble, la majorité des grands groupes ont vu leur chiffre d'affaires diminuer en 2019 au rayon entretien au profit des petites marques écologiques. C'est Unilever qui accuse les plus fortes pertes. LSA vous dévoile les gagnants et les perdants du rayon par groupe et par marques.

Les consommateurs ont préféré les produits d'entretien écologiques en 2019. Unilever est le groupe dont le CA a le plus reculé.© 123rf/dmitrimaruta

Les consommateurs ont préféré les produits d'entretien écologiques en 2019. Unilever est le groupe dont le CA a le plus reculé.© 123rf/dmitrimaruta

En 2019, c'est l'offre écologique qui a séduit les consommateurs au rayon des produits ménagers. Ainsi, en cumul annuel mobile (CAM) à P12 2019, selon Iri, le chiffre d'affaires de l'entretien écologique était en hausse de 18% alors que les produits "conventionnels" voyaient leurs ventes baisser de 2,3%. Et cela se reflète évidemment dans les résultats des principaux acteurs du rayon. A part Procter & Gamble qui réalise une excellente année grâce notamment à ses marques de soins du linge (Dash, Ariel et Lenor), la grande majorité des grands groupes ont vu leur chiffre d'affaires baisser. La plus forte chute est enregistrée par Unilever: -21,7 millions d'euros. Ce mauvais résultat est principalement dû au recul des grandes marques d'entretien d'Unilever : Sun (-8,5 M d'euros), Cif (-2,9 M d'euros) et Skip (-2 M d'euros). Malgré les bons résultats de sa lessive Le Chat et des blocs WC Bref, Henkel (-11,9 M d'euros) pâtit du fort recul de X-Tra et de Mir. A l'opposé, tous les spécialistes de l'entretien écologique sont en croissance. Rainett (Werner & Mertz) est la marque qui a réalisé la plus forte croissance du rayon entretien en 2019. LSA vous dévoile les gains et les pertes de chiffre d'affaires des principaux groupes et des principales marques en 2019.

Le classement selon les gains et les pertes de chiffre d'affaires des principaux groupes:


Les gagnants et les perdants du rayon entretien en 2019 par groupes

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Par LSA

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Un peu d'histoire sur la police

Dans les mois précédant le débarquement allié en Normandie, le Conseil national de la Résistance s'était adressé ainsi à la police française.

La reconstruction nationale, la nécessité d'affirmer face à ses alliés l'aptitude de l'Etat républicain "rentré chez lui" à gouverner et à rétablir l'ordre, la guerre qui n'est pas encore terminée invitent à passer sous silence les épisodes les moins glorieux de cette histoire durant l'Occupation et le régime collaborationniste de Pétain. Effacée, par exemple, la rafle du Vél d'Hiv de 1942 (13 152 interpellations de personnes de "race juive"). Oubliées les brigades spéciales de la Préfecture de police comme les sections des affaires politiques (SAP) de la Sûreté nationale constituées en partie par les policiers des brigades mobiles de police judiciaire et bien d'autres exactions criminelles de la police française.

Dans son édition du 19 août 1999, l'Express révèle des documents inédits qui réveillent la mémoire de cette époque. Ils donnent de l'histoire de la police française, et parisienne, durant cette période dramatique une vision qui permet de dépasser les légendes - roses ou noires - qui ont cours à son sujet. Il s'agit de près de 15 000 dossiers d'épuration comprenant les comptes rendus des commissions et les enquêtes judiciaires engagées contre les policiers collaborateurs. 

En conclusion, l'Express écrit: "Finalement, ces archives révèlent quelques vérités gênantes dont l'une est méconnue, sinon occultée: la répression antijuive et anti-résistants n'a pas été le seul fait de brebis galeuses, notamment des brigades spéciales, mais tous les services de police y ont peu ou prou participé. Et, au sein des services traditionnels, le zèle de certains fonctionnaires «ordinaires» a causé plus de victimes que les services «spéciaux». A l'inverse, certains policiers ont sauvé l'honneur en créant, plus tôt qu'on ne le croit généralement, des réseaux de résistance. "

En lien, la totalité de l'article:

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Renault Flins, une usine menacée pour les profits des actionnaires ?

La direction de Renault l’a annoncé, il va y avoir du dégât côté emploi chez les ouvriers du groupe. Prétextant des résultats mauvais, les actionnaires toujours grassement payés veulent fermer des sites. Renault Flins pourrait être dans le collimateur.

AUX CAPITALISTES DE PAYER LEUR CRISE !

La semaine dernière, la direction du groupe Renault a annoncé des mesures drastiques à venir pour faire face à une situation financière compliquée suite à l’exercice 2019. Pour la première fois depuis 2009, le groupe a perdu de l’argent (141 millions d’euros). Cela n’a tout de même pas freiné le constructeur quand il s’agissait de verser 312 millions aux actionnaires. De même, le prochain directeur général qui va prendre les rennes en juillet prochain, Luca de Meo, débauché de chez Seat, recevra un salaire plus élevé que celui de Carlos Ghosn : 1,3 million par an, qui pourrait être augmenté possiblement (à coups de stock-option et de primes) à 5,85 millions (avalisé par le CA et donc par son premier actionnaire : l’Etat français) ! Les capitalistes ne connaissaient pas la crise.

Ce ralentissement du marché mondial de l’automobile est dû à plusieurs facteurs. Après 10 ans de croissance, suite au sauvetage des groupes par les États et les bureaucraties syndicales qui ont appuyé l’établissement d’accords de compétitivité pour éviter l’effondrement financier de ces groupes, le marché connaît une contraction. Sans entrer dans les détails, les capitalistes qui investissent dans l’automobile, ont été freinés lorsque leurs magouilles écologiques ont été révélées chez Volkswagen (Renault et PSA, pas encore condamnés, ont pourtant eu des gouttes de sueur sur le front), les quelques mesurettes et normes écologiques viennent aussi imposer quelques réglementations dans la production.

Mais à plus large échelle, c’est la situation géopolitique mondiale qui joue à plein. Les groupes français étaient sur les starting-blocks pour investir en Iran, un des plus gros marchés en potentiel, mais la politique agressive de Trump a freiné les ardeurs. De même les tensions avec la Chine (dont la croissance vertigineuse, en stagnation désormais, boostaient l’ensemble du secteur à échelle mondiale), et les velléités protectionnistes d’un certain nombre de puissances impérialistes, USA en tête, et à plus court terme le Royaume-Uni avec le Brexit, placent beaucoup d’incertitudes sur ces marchés. Rajoutons à cela le défi et la concurrence acharnée pour le passage à l’électrique sur fond de déclin du diesel, moyen pour certaines marques d’aérer et de diversifier un marché sur-saturé.

Dans ce contexte, et avec les péripéties de Carlos Ghosn, le groupe Renault a eu une actualité mouvementée. Pour ne rien arranger à leurs affaires, l’épidémie de coronavirus va paralyser pour une durée indéterminée l’usine de Wuhan. Pour faire face aux « difficultés économiques » et continuer à garnir les poches des actionnaires, le groupe se prépare à faire payer la crise aux travailleurs, ceux qui produisent les voitures, les assemblent, ceux qui produisent les richesses. La directrice par intérim, Clotilde Delbos, avait insisté, pour le groupe il n’y pas de « tabou ». A l’évidence, les désastres (sur la santé des travailleurs, en termes économiques, écologiques etc.) causés par les capitalistes, ce ne sont pas à eux de les payer. « Il est clair que nous n’arriverons pas à atteindre nos réductions de coûts sans que cela touche la moindre personne sur les 180 000 employés de Renault ».

Ainsi, de nombreuses usines à travers le monde sont menacées, alors que Renault n’en a pas fermé depuis 1997 : c’était en Belgique, les ouvriers avaient lutté de longs mois contre le groupe pour le maintien de leurs emplois. Si Renault, à l’inverse de certains de ses concurrents comme PSA, n’a pas recouru à cette destructions de moyens de production, ils n’ont pas hésité à couper dans les emplois, et à obliger les salariés à se plier à des accords de compétitivité pour travailler plus et gagner moins.

Si les mesures concrètes qui doivent permettre d’économiser deux milliards d’euros en trois ans sur le dos des ouvriers, certains sites semblent déjà être dans le collimateur. Les usines en Grande-Bretagne, en fonction des suites du Brexit, l’usine Renault de Wuhan, l’usine Nissan de Barcelone. Les noms des sites de Douai (59) et de Flins (78) en France reviennent également chez de nombreux observateurs qui estiment que leur rendement n’est pas maximal. Douai devrait obtenir des marchés avec le développement des moteurs électriques, avec une plate-forme qui sera installée en 2021. Flins de son côté, qui a déjà vu l’assemblage de la nouvelle Clio partir pour la Turquie et la Slovénie en février dernier, fait face à un avenir quelque peu obscur puisque la Nissan Micra, qu’elle assemble, est globalement un échec commercial, tandis que les lignes de la Zoé, marque de fabrique du site, devraient être concentrées à Douai à terme.

Cela signifie-t-il une fermeture prochaine du plus gros site de Renault en France, une usine ouverte dans les années 50, qui a embauché jusqu’à 22.000 personnes, et dans laquelle travaille un peu plus de 2500 ouvriers et plus de 1000 intérimaires ? « La situation de Renault n’est absolument pas catastrophique, ils ont de l’argent, les voitures se vendent, ils s’en mettent plein les poches mais nous il faut absolument qu’ils nous mettent la tête sous l’eau. Il n’en est pas question, on va se battre contre cette direction et leur rapacité » affirme la CGT Renault-Flins à France Bleu Paris.

Avec Ford Blanquefort (33) qui vient de fermer, l’usine Michelin de la Roche-sur-Yon (85) qui va fermer dans l’année, PSA Saint-Ouen, Hérimoncourt etc. C’est aux capitalistes de payer leur crise, à tous les niveaux. Toutes leurs mesures, à commencer par celles qui attaquent aujourd’hui les retraites et le chômage, jusqu’aux fermetures d’usine, servent à ce que les travailleurs et les classes populaires paient les pots cassés. Ces combats sont liés, et cela doit éclairer également les pressions qui peuvent exister sur les salariés du privé, notamment de l’industrie, qui voudraient se mettre en grève ou alors qui verrait un danger premier face aux fermetures d’usine et quelque chose de plus lointain en ce qui concerne les retraites, retraites qui n’en méritent quasi plus le nom pour quelqu’un qui a fait de l’intérim une grande partie de sa vie.

La période de complications économiques mondiales qui s’ouvre pourrait entériner une tragique période de fermetures de sites et de licenciements massifs, comme cela a été le cas après la crise de 2008-2009. Il est vital pour le mouvement ouvrier de lier ces combats et de se poser, d’un point de vue stratégique, la question des mots d’ordre à avancer, des moyens de se mobiliser pour réaliser l’unité des travailleurs, unité mise à mal par les divisions de l’exploitation capitaliste (sous-traitance, contrats courts, intérim etc.). C’est aussi sur la base de ces constats durant le mouvement des retraites, (et sur le sujet qui nous concerne ici, il est clair que les grandes concentrations industrielles notamment de l’automobile ont été les grandes absentes) que la coordination RATP-SNCF s’était adressée aux ouvriers de PSA à Poissy.

Avec la même logique, elle appelle désormais, avec la CGT Énergie et la CGT Raffinerie Grandpuits à une rencontre en vue de se coordonner avec tous les secteurs qui sont prêts à entamer une deuxième manche, pour une grève reconductible, tous ensemble, en même temps contre Macron et les capitalistes qu’il représente !

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Alstom rachète la branche ferroviaire de Bombardier : A qui profite la fusion ?

Lundi 17 février 2020, l'entreprise Alstom dirigée par Henri Poupart-Lafarge a racheté pour six milliards d'euros la branche ferroviaire de l'entreprise canadienne Bombardier. Si les deux entreprises fusionnent pour se hisser à la deuxième place mondiale du marché du train, les travailleurs eux ne bénéficieront pas de cette ascension.

LICENCIEMENTS EN VUE

Crédits photo : Simon Dawson

Pour son PDG, la fusion d’Alstom et de Bombardier permettra de concurrencer sur le marché du train le géant chinois CRRC. Pour nous, et au vu des méthodes connues et avouées des multinationales, cette fusion conduira l’entreprise à devoir accroître ses bénéfices pour « être à la hauteur » du premier mondial CRRC et donc à faire des « sacrifices ». Ces « sacrifices » nous le savons, ne se feront pas du côté des actionnaires, mêmes si Bouygues (le premier d’entre eux) ne se verra attribuer que 10% des parts, mais bien du côté des salariés qui se verront imposer des restructurations budgétaires. Celles-ci signifiant forcément des licenciements et autres aménagements de production avec pour excuse l’avancée de l’entreprise sur le marché financier.

Henri Poupart-Lafarge explique lui-même qu’une politique de synergie (ré-organisation de la production) est inévitable à moyen terme. Déjà avec Alstom Transports il a fait passer les bénéfices de l’entreprise de 4% à 8% en sept ans. Ces exploits dont se vantent les politiques canadiens et français comme Bruno Le Maire ministre de l’économie, qui se réjouit de la fusion et de la place que l’entreprise va acquérir dans la « concurrence internationale », sont toujours synonymes de plus d’exploitation, de conditions de travail dégradées pour les travailleurs à qui cette « concurrence internationale » ne profite pas.

Pour les usines du Valenciennois dans le Nord de la France, où deux usines des deux entreprises sont présentes, les salariés ne savent pas quel sera leur sort après la fusion. Un employé interrogé par France 3 parle de l’incertitude qui règne : "On ne sait pas quel est le plan d’Alstom. C’est facile de racheter un groupe ou une branche ferroviaire, mais qu’est-ce qui va se passer derrière ?". Le responsable de la CGT métallurgie du département, lui aussi interrogé par France 3, parle de suppressions de postes inévitables en précisant : "On a un savoir-faire d’un côté, on a un savoir-faire de l’autre. Je pense qu’il y aura des échanges et Alstom prendra certainement ce qui lui manque mais après, au-delà de ça, qu’est-ce qu’on va faire des salariés ?".

Nous ne sommes pas dupes quant au devenir des salariés de ces deux énormes entreprises que sont Alstom et Bombardier, comprenant en tout à elles deux 76 000 salariés. En effet c’est toujours les travailleurs qui subissent le prix d’une “incroyable croissance des bénéfices” et d’une capacité de “concurrence internationale”.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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