SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Castaner pose au milieu de trente personnes sans masque mais pour lui pas d’interpellation policière

Mercredi, lors de la visite d’une usine de masques à Annoeullin dans le Nord, Christophe Castaner apparaît sur une photo sans masque, et entouré d’une trentaine de personnes. Le comble pour le ministre de l’Intérieur d’un gouvernement qui met actuellement en place un déconfinement répressif.

DECONFINEMENT A DOUBLE VITESSE

Alors que le gouvernement martèle la population avec « la responsabilité individuelle », ces propres ministres ne respectent même pas les gestes barrières. Christophe Castaner, qui visitait une usine de l’entreprise Mortelecque à Annœullin (Nord)fabriquant des masques, a en effet posé sur une photo, entouré d’une trentaine de personnes, sans masque.

Alors que pendant la visite, il n’hésitait pas à dire « les Français sont responsables, civiques et ils veilleront à ce que tous les efforts faits par le collectif de la Nation, ne soient pas perdus par des comportements idiots », il ne se gêne pourtant pas de prendre une photo dans laquelle il ne respecte aucun gestes barrières.
Un « comportement idiot » qui a fait du bruit sur Twitter, les internautes dénonçant l’absurdité de la situation, avec un Castaner respectant les gestes barrières face aux caméras, mais qui se relâche dès qu’elles disparaissent, et ce dans une ville placée en zone rouge :

Le cabinet du ministre de l’intérieur s’est rapidement exprimé, en exprimant des « regrets », et en expliquant que « cette photo prise, à la demande des couturières fières de leur travail, n’aurait pas dû être prise dans ces conditions » et que « les règles de distanciation physiques sont impératives et les habitudes dures à changer ». Une justification qui tient difficilement la route, surtout quand on voit la gestion autoritaire de la crise par le gouvernement, qui infantilise constamment la population, jouant sur la culpabilité individuelle pour justifier la répression.

Effectivement, le plan de déconfinement préparé par le gouvernement prévoit un renforcement de l’appareil répressif, notamment concernant… les gestes barrières ! Dans les transports publics, le port du masque devient obligatoire à partir du 11 mai, et ce sont 20.000 membres des forces de répression qui y seront déployés, tout cela en autorisant également la sécurité ferroviaire à dresser des contraventions de 135€, pour non-port de masque.

Alors que Castaner n’a qu’à présenter des excuses pour être acquitté, ceux qui sont obligés de prendre les transports en commun pour retourner travailler doivent déjà se procurer des masques à prix exorbitants, et s’ils n’en ont pas les moyens, eux se verront verbalisés de 135€ et n’auront pas d’occasion de s’excuser ou de se défendre dans la presse !
Face au gouvernement qui enchaîne scandale sur scandale concernant la gestion de la crise et qui permet aux riches et aux puissants de contrevenir à toutes les lois tant qu’ils s’excusent (et il en va de même pour l’évasion fiscale...), il est nécessaire de s’organiser dès maintenant pour que les travailleurs et travailleuses ne payent pas la crise des capitalistes !

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
VIDEO. La police interdit une distribution gratuite de masques dans le 18ème arrondissement de Paris

C'est ce qu'on pourrait appeler un scandale dans le scandale. La gestion des masques par la France est probablement la plus calamiteuse qu'on puisse trouver parmi tous les pays frappés par le Covid19. Et cette séquence qui s'est passée au 18ème arrondissement de Paris n'a fait fini de montrer toute l'étendue de ce fiasco sanitaire qui continue de coûter des centaines de vies chaque jour.

Nouveau scandale
 

Vidéo filmée par Acta et Cerveaux Non Disponible

Le propriétaire d’une boutique de couture connue sous le nom de Barakatou qui se situe près du métro Château Rouge a décidé de distribuer gratuitement des masques aux riverains pour leur permettre de s’approprier sans risque l’espace public et notamment en prévision du 11 mai, date à laquelle les masques seront obligatoires dans les transports. Mais c’était sans compter sur une intervention policière munie de fusil d’assaut qui a stoppé net cette solidarité. Pourquoi ? L’opération organisée par le gérant ne serait pas réglementaire. Cela ferait presque sourire s’il n’y avait un enjeu majeur de santé publique derrière ces masques. En plus de refuser la distribution gratuite et massive des masques dans l’intérêt général, l’État prive les plus démunies de la solidarité organisée par d’autres pour qu’ils puissent eux aussi se protéger contre le virus tant redouté.

Le message est clair. Il n’y aura pas de masques gratuits, mais uniquement payants auprès de la grande distribution qui continue ainsi de se gaver jusqu’à l’indécence. La pénurie de masques l’a conduite en effet à augmenter les prix de ces derniers les rendant inaccessibles pour une grande partie de la population. Étudiants, smicards, bénéficiaires du RSA, tous ces précaires se retrouvent ainsi privés de masques sans pouvoir compter sur la solidarité de quelques-uns qui se dévouent pour en distribuer sur leurs deniers personnels.

L’arrêt de la distribution gratuite de masques vise ainsi à créer la rareté de cet équipement pourtant indispensable ce qui à terme participe à son renchérissement. C’est ainsi que les masques sont devenus en pleine pandémie une véritable machine à cash pour la grande distribution qui a déjà engrangé des profits vertigineux depuis le début de la pandémie. Le malheur des uns fait le bonheur des autres, un proverbe tellement vrai car la peur de la mort et du chaos ont rendu ces multinationales le point de passage obligé pour s’équiper de denrées alimentaires et maintenant de masques à des prix prohibitifs.

Le profit roi continue donc de se décliner sous toutes ses formes même lorsque l’humanité est en péril. Pandémie ou non, toutes les occasions sont bonnes pour faire des affaires et l’exemple des masques nous en apporte encore la triste démonstration.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
 
Allez, top départ pour le déconfinement à l'école, le 11 mai
Allez, top départ pour le déconfinement à l'école, le 11 mai
Allez, top départ pour le déconfinement à l'école, le 11 mai
Allez, top départ pour le déconfinement à l'école, le 11 mai
Allez, top départ pour le déconfinement à l'école, le 11 mai
Allez, top départ pour le déconfinement à l'école, le 11 mai
Allez, top départ pour le déconfinement à l'école, le 11 mai
Allez, top départ pour le déconfinement à l'école, le 11 mai

Et la toute dernière. Rien à voir avec l'école. Mais je la trouve bien concernant le personnel soignant. Non?

Allez, top départ pour le déconfinement à l'école, le 11 mai
Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Ah décidément, c’est drôle les anagrammes !

Publié par anti-K

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Résultat de recherche d'images pour "Les grands patrons allemands et Hitler Janvier 1933 Images Photos"

Non Hitler et les nazis ne sont pas un accident de l'Histoire, mais le produit des konzerns allemands qui voulaient dominer l'Europe !

UN PRIX GONCOURT

ignoré des médias

Non Hitler et les nazis ne sont pas un accident de l'Histoire, mais le produit des konzerns allemands qui voulaient dominer l'Europe​​​​​​​

QUI RACONTE COMMENT LES GRANDS PATRONS ALLEMANDS
ONT FAIT LA COURTE ECHELLE A HITLER
POUR LUTTER CONTRE LE COMMUNISME ET DOMINER L'EUROPE

Autour de la table dressée par Vuillard, 24 grands patrons allemands du secteur industriel (Siemens, Krupp, Opel) vont rallier la cause d'un Adolf Hitler fraîchement élu, qui par opportunisme, qui par conviction.

Vuillard travaille sur la crête de ce qui meut des hommes en coulisses.

De l'autre côté de la Manche, une autre antichambre du pouvoir, on déjeune avec Churchill, Chamberlain, Ribbentrop, les Alliés qui ne le sont pas encore. Et comme dans La Bataille d'Occident et Congo, la narration tourne autour d'un moment précis, l'instant qui fait le point de bascule vers l'histoire à venir, dont nous savons, nous, les conséquences.

Et c'est ce jeu qui fait le suc de Vuillard.

Le récit historique, bref, percutant, jongle avec les alliances politiques et économiques certes, mais les narre surtout avec une impertinence virtuose qui va chercher du côté du cocasse, de l'absurde, pour rendre, enfin, toutes les diableries qui se cachent sous les képis.

 

Extrait 

UNE RÉUNION SECRÈTE 

Le soleil est un astre froid. Son cœur, des épines de glace. Sa lumière, sans pardon. En février, les arbres sont morts, la rivière pétrifiée, comme si la source ne vomissait plus d'eau et que la mer ne pouvait en avaler davantage. Le temps se fige. Le matin, pas un bruit, pas un chant d'oiseau, rien. Puis, une automobile, une autre, et soudain des pas, des silhouettes qu'on ne peut pas voir. Le régisseur a frappé trois coups, mais le rideau ne s'est pas levé.                    
Nous sommes un lundi, la ville remue derrière son écran de brouillard. Les gens se rendent au travail comme les autres jours, ils prennent le tram, l'autobus, se faufilent vers l'impériale, puis rêvassent dans le grand froid. Mais le 20 février de cette année-là ne fut pas une date comme les autres. Pour – tant, la plupart passèrent leur matinée à bûcher, plongés dans ce grand mensonge décent du travail, avec ces petits gestes où se concentre une vérité muette, convenable, et où toute l'épopée de notre existence se résume en une pantomime diligente. 
La journée s'écoula ainsi, paisible, normale. Et pendant que chacun faisait la navette entre la maison et l'usine, entre le marché et la petite cour où l'on pend le linge, puis, le soir, entre le bureau et le troquet, et enfin rentrait chez soi, bien loin du travail décent, bien loin de la vie familière, au bord de la Spree, des messieurs sortaient de voiture devant un palais. On leur ouvrit obséquieusement la portière, ils descendirent de leurs grosses berlines noires et défilèrent l'un après l'autre sous les lourdes colonnes de grès.

L’Allemagne nazie a sa légende. On y voit une armée rapide, moderne, dont le triomphe parait inexorable. Mais si au fondement de ses premiers exploits se découvraient plutôt des marchandages, de vulgaires combinaisons d’intérêts ? Et si les glorieuses images de la Wehrmacht entrant triomphalement en Autriche dissimulaient un immense embouteillage de panzers ? Une simple panne ! Une démonstration magistrale et grinçante des coulisses de l’Anschluss par l’auteur de Tristesse de la terre et de 14 juillet.

Résultat de recherche d'images pour "Les grands patrons allemands et Hitler Janvier 1933 Images Photos"
 

Ils étaient vingt-quatre, près des arbres morts de la rive, vingt-quatre pardessus noirs, marron ou cognac, vingt-quatre paires d’épaules rembourrées de laine, vingt-quatre costumes trois pièces, et le même nombre de pantalons à pinces avec un large ourlet. Les ombres pénétrèrent le grand vestibule du palais du président de l’Assemblée ; mais bientôt, il n’y aura plus d’Assemblée, il n’y aura plus de président, et, dans quelques années, il n’y aura même plus de Parlement, seulement un amas de décombres fumants.

Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Scandale à la RATP. Les salariés fichés et discriminés pour grève, arrêts maladie, grossesse...

Un mail plus que compromettant pour la RATP vient de fuiter, révélant que celle-ci procède à un fichage de ses salariés, sur le dépôt de bus Bords-de-Marne. Tous les motifs d'arrêts de travail, qu'il s'agisse de grève, d'arrêts maladies ou même de grossesses sont ainsi retenus contre les agents pour bloquer leurs salaires. Une discrimination scandaleuse qui semble être monnaie courante dans l'entreprise de transports parisiens.

La direction prise la main dans le sac

C’est la CGT RATP qui a révélé l’affaire, en dévoilant un mail du directeur du centre bus des Bords-de-Marne à Neuilly-Plaisance (93), daté du 9 avril, en pleine crise sanitaire. Pour augmenter ses profits et bloquer les avancements de carrière de ses agents, la RATP n’hésite pas à les cataloguer dans un fichier totalement illégal, sur des critères de « production » qui discriminent les agents ayant exercé leur droit de grève ou ayant été en arrêt maladie, état de grossesse ou tout autre motif d’arrêt de travail. Un scandale qui montre bien que derrière les beaux discours glorifiant les « Héros du quotidien » en première ligne du Covid19, la RATP se préoccupe davantage de ses profits que de garantir le service public, et ce à n’importe quel prix.

Tract de la CGT RATP Bus et UGICT

« Une stratégie 100% production »

On découvre ainsi un mail digne du management de n’importe quelle entreprise privée, où l’on juge les agents en des termes qui font froid dans le dos, quand l’on pense aux risques encourus sur le terrain en ces temps de pandémie. « Production » est le maître-mot, et chaque agent analysé méticuleusement selon sa capacité à produire « du kilomètre », au point d’être qualifié de « nul vs prod » ou de « super agent ». Les salariés prêts à faire des heures supplémentaires sont ainsi valorisés au détriment de ceux présentant des inaptitudes ou ayant participé à la grève de cet hiver. La chasse aux arrêts maladies est ouverte, et le directeur s’en vante sans scrupule auprès des cadres du dépôt : « On a réussi à faire passer cette unité d’une stratégie 100% maladie à une stratégie 100% production ». Autant dire que le mal-être au travail des salariés ne semble pas l’inquiéter outre mesure. C’est pourtant bien là que la cause des arrêts maladies est à chercher, comme en témoigne Ahmed Berrahal, délégué CGT RATP au dépôt de bus Flandre : « quand un machiniste est en arrêt maladie c’est qu’il a été agressé par exemple, ou qu’il a des problèmes de dos, de bras... un agent qui roule pendant 10-15 ans a mal partout, c’est bien connu. Et pour le remercier, la direction le fiche pour qu’il n’ait pas d’augmentation de salaire. C’est une honte ! ». Il poursuit : « Mais ça ne m’étonne pas d’eux ! Quand elle nous dit pendant ce confinement qu’on n’a pas besoin de masques, pour après changer de version... on voit bien que sa seule préoccupation c’est le fric et pas les salariés ! »

La direction prise la main dans le sac
Chiffre d’affaire en hausse pour la RATP, sur fond de bas salaires bloqués

Il n’est de secret pour aucun agent RATP que les « commissions de classement » annuelles, au cours desquelles ils sont évalués pour déterminer s’ils pourront bénéficier ou non d’évolutions de carrière, sont basées sur la seule logique de la rentabilité. A vrai dire, il est de plus en plus difficile de voir son salaire progresser dans cette entreprise aux profits pourtant faramineux, avec un chiffre d’affaire de 5,704 milliards d’euros en 2019 pour le groupe RATP, soit une hausse de 2,5%. L’augmentation de salaire de 12,5% de la PDG Catherine Guillouard passant d’une rémunération annuelle de 400.000 à 450.000€, n’était d’ailleurs pas passée inaperçue. Le contraste est brutal avec le salaire d’un chauffeur de bus, se situant entre 1495€ et 1800€, malgré la pénibilité du travail en horaires décalés, la nuit, les week-end et jours fériés, et ses conséquences pour la vie de famille. Des salaires par ailleurs bloqués depuis 4 ans, tandis que les cadres et directeurs de centre, aux salaires situés entre 6000 et 10.000 euros, se voient primés pour leurs gains de productivité. Pour Ahmed et son syndicat la CGT RATP, les revalorisations de salaires devraient être automatiques : « Si on est tous solidaires, on pourra faire plier cette direction et imposer que tout le monde passe à l’ancienneté ! »

Dans cette entreprise où la mission de service public disparaît peu à peu au profit d’une pure logique de « production », tout prétexte semble valable pour faire des économies et engranger des bénéfices. Cette méthode de fichage a d’ailleurs connu des précédents dans l’entreprise, comme le rappelle Ahmed : « Aujourd’hui c’est à Bords-de-Marne mais on sait que c’est partout ! Par exemple on avait découvert qu’en 2010 au dépôt de Flandre les agents étaient fliqués avec des dossiers sur les arrêts maladies ou l’inaptitude ». La RATP n’en est donc pas à son coup d’essai. Des méthodes de management qu’on retrouve d’ailleurs à la SNCF, épinglée à plusieurs reprises pour le fichage de ses agents, notamment sur les réseaux sociaux. Rien d’étonnant à ce que deux entreprises publiques en voie de privatisation aient les mêmes pratiques de pression managériale.

Le directeur démasqué est d’ailleurs bien conscient de l’illégalité de ses pratiques, puisqu’il alerte les cadres : « attention à l’étanchéité du fichier ». Il insiste également à plusieurs reprises sur l’enjeu à ne pas parler de « grève », critère « polémique » qui fait pourtant l’objet d’une « colonne » dans son fameux fichier. Cela ne l’empêche pas de se préparer à remettre le couvert : « L’année prochaine on fait la même en plus préparé ». On notera aussi comment la direction de la RATP favorise les élus de syndicats prêts à se compromettre : « une place pour M. dans le cadre des relations UNSA »... un aveu que l’UNSA RATP n’a pas jugé utile de commenter dans son dernier tract sur le sujet.

La course aux profits, un danger en temps de crise sanitaire

En pleine pandémie, cette course à la rentabilité montre aux yeux de tous le danger auquel elle expose les salariés des transports comme les usagers. Comme le dénonce Ahmed, « on est un service public, on ne peut pas être soumis à une logique de productivité, on est au service des usagers ! La RATP n’est même pas en capacité d’offrir des masques gratuits aux usagers, alors qu’elle est en capacité de préparer pour le 11 mai un arsenal de contrôleurs, GPSR [agents de sécurité RATP] avec la police pour aller les sanctionner dans nos bus avec des PV de 135€ parce qu’ils n’auront peut-être pas eu la chance de trouver un masquer ou les moyens de s’en payer un ».

Pour ce syndicaliste réprimé, dont le conseil de discipline a été reporté à l’après-confinement, ce nouveau scandale remet également au devant de la scène la nécessité de se mobiliser contre la répression : « Pour un arrêt maladie reçu soi-disant hors délai ou pour le moindre retard, on passe en disciplinaire, mais quand des directeurs nous fichent avec des fichiers illégaux, eux ils sont toujours en place, c’est ça qu’il faut dénoncer ! » Un deux-poids deux-mesures qui, on l’espère, devrait mettre le feu aux poudres à l’heure où les salariés de la RATP sont en première ligne du Coronavirus. A l’approche du 11 mai, on ne peut en effet pas dire que les conditions soient réunies pour garantir la sécurité des salariés et des usagers dans les transports en commun, véritable foyer de contamination.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Crise de l’aéro. Rolls-Royce pourrait supprimer jusqu’à 8000 emplois

Alors que le secteur a connu des profits faramineux ces dernières années, face aux premiers signes de ralentissement, le patronat décharge brutalement la crise sur le dos des salariés.

Interdiction des licenciements

Crédit photo : Mark Kobayashi-Hillar/Wikipédia

Le géant anglais Rolls-Royce a annoncé qu’il pourrait supprimer jusqu’à 8000 emplois par suite de la crise économique qui suit la pandémie de Covid-19. Ces suppressions devraient concerner les chaines de fabrication de moteurs d’avions du constructeur, faisant écho aux limitations importantes du trafic aérien pendant un confinement qu’on peut qualifier de mondial. Comme pour les autres entreprises qui licencient, il s’agit de faire payer la crise aux travailleurs.

Les mesures prises pour endiguer la propagation de la pandémie de Coronavirus ont accéléré et approfondi la crise latente du secteur aéronautique. Car au-delà de très bons résultats cette dernière décennie, Airbus et Boeing sont en grande difficulté, par exemple le groupe européen a enregistré 481 millions d’euros de pertes en ce début d’année. Boeing de sont côté connaissait déjà une crise importante suite au fiasco du 737 Max dont des défauts de fabrication sont à l’origine de plusieurs crashs et ont obligé la compagne à clouer au sol des milliers d’appareils. Récemment le géant nord-américain a annulé son acquisition de la branche civile du constructeur aérien brésilien Embraer et a annoncé 16 000 suppressions d’emplois.

Mais ces grands groupes répercutent aussi leurs pertes sur leur sous-traitants comme le groupe Daher qui a annoncé la suppression de 3000 emplois.

Les conséquences de cette crise du secteur aéronautique, qui prendra sans doute beaucoup de temps avant de revenir aux niveaux connus ces dernières années, frappe également les compagnies aériennes. Ainsi, Rayanair a annoncé 3000 suppressions d’emplois et IAG, qui travaille avec la British Airways, 12 000 suppressions de postes. Plusieurs compagnies aériennes sont d’ailleurs en grande difficulté, y compris les plus puissantes.

Dans l’aéronautique, Rolls-Royce est spécialisé dans la fabrication de moteurs pour les avions long-courriers. Cette portion du trafic aérien sera certainement la plus lente à retourner à la normale. Ainsi, du fait du ralentissement de l’activité et d’un futur proche pour le moins incertain, le groupe à décidé de supprimer 8000 emplois.

De cette façon, le patronat fait payer la crise aux travailleurs en répercutant sur eux les pertes liées au ralentissement économique. Tout d’abord, il s’agit de ne pas prendre la parole du patronat pour argent comptant. Quid des profits accumulés pendant des années, surtout dans l’une des filières qui avaient été largement épargnées par la crise de 2008-2009 ? La première chose à demander aux entreprises est l’ouverture des comptes.

En ce sens, il faut aussi se rappeler le débit de l’épidémie de Covid-19 notamment dans la région de Toulouse quand les patrons de l’aéronautique voulaient faire travailler les ouvriers pour produire des pièces pour des avions qui ne volaient déjà plus.

Ensuite, il convient d’exiger l’interdiction des licenciements. Dans le cas de Rolls-Royce, il faut aussi aborder le sujet de la production elle-même. La crise qui touche le secteur aérien pose directement la question de la redirection des lignes d’assemblage vers d’autres productions, sous le contrôle des travailleurs et en accord avec les besoins. Par exemple, les usines de moteurs d’avions pourraient dans la situation actuelle produire des respirateurs ou du matériel médical.

Ces mesures ne sont qu’une part de ce qu’il faut impose au patronat dans la crise. En effet, nous ne pouvons pas compter sur eux pour trouver une sortie de crise acceptable pour l’ensemble des travailleurs et des exploités. C’est dans ce but, que nous proposons un ensemble de 12 points d’urgences.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Uber licencie 3 700 personnes, soit 14% des ses employés

Accusant une baisse d’activité en raison de la crise sanitaire, le géant américain Uber a annoncé un plan de licenciement massif, et se débarrasse de 14% de ses salariés. En parallèle, il annonce investir 170 millions de dollars dans Lime, société de location de trottinettes électriques.

États-Unis

Crédit photos : David Paul Morris / Bloomberg via Getty Images

Plan de licenciements massif chez Uber

La généralisation des mesures de confinement dans le monde ne réussit manifestement pas à Uber. Si le groupe a accru ses activités de livraisons depuis le début de la pandémie (commandes de plats, courses, parfois même colis et objets personnels), ses services de transports en voiture ont pâti de la baisse des déplacements.

L’entreprise américaine a donc pris la décision de réduire ses coûts en supprimant 3 700 emplois parmi ses salariés chargés du recrutement et du renseignement des clients. 3 700 licenciements : ce chiffre vient s’ajouter aux nombreux travailleurs qui, même s’ils ne sont pas officiellement “salariés” par l’entreprise, dépendent d’elle pour vivre.

En effet, les chauffeurs uber sont au statut de contractuels. En Californie, une nouvelle loi impose d’ailleurs à l’entreprise d’embaucher les chauffeurs en tant que salariés, avec toutes les garanties que ce statut implique aux États-Unis (notamment des congés payés et une assurance maladie). L’entreprise refuse de se soumettre à la législation, et de nombreux chauffeurs ayant attrapé le coronavirus en transportant leurs clients se retrouvent aujourd’hui sans emploi, et dans l’incapacité de régler leurs frais médicaux.

Le patron de la multinationale, Dara Khosrowshahi, a également annoncé qu’il renonçait à percevoir son salaire jusqu’en décembre 2020. Un sacrifice admirable pour un homme dont le salaire annuel s’élevait à 45 millions de dollars en 2018… Espérons qu’il n’ait pas trop de mal à boucler ses fins de mois.

Ce n’est pas aux travailleurs de payer la crise !

Moins de 24h après cette annonce, le groupe Uber, en si grande difficulté, annonce pourtant investir la modique somme de 170 millions de dollars dans la start-up Lime, qui gère des trottinettes électriques en libre service.

Bizarre, vous avez dit bizarre ? En réalité, la stratégie d’Uber, aux États-Unis comme en France, est de faire payer la crise à ses salariés. Aux États-Unis, 30 millions d’Américains ont déjà perdu leur emploi depuis le début de la crise. Dans le cas d’Uber, ce sont à la fois les travailleurs employés et les les contractuels plus précarisés qui en font les frais.

Le PDG d’Uber le dit d’ailleurs ouvertement : ce plan de licenciements a pour objectif d’ajuster les “coûts (taille des équipes et superficie des bureaux) afin qu’ils correspondent à la réalité de notre activité (nos réservations, nos recettes et nos marges)”. En clair : nos profits, pas vos vies. Les investisseurs par ailleurs bien accueilli la nouvelle : le cours de l’action Uber a augmenté de 4 % après l’annonce du plan de licenciements.

Des entreprises comme Uber surexploitent déjà des travailleurs précaires, souvent très jeunes, en les employant comme chauffeurs ou livreurs au statut d’auto-entrepreneurs ; et si leurs salariés à temps plein sont un peu mieux lotis, ils n’en sont pas moins sacrifiables en temps de crise. Les premières victimes sont les employés américains de l’entreprise, mais le bruit de plan de licenciements dans d’autres pays où est implanté le groupe court déjà.

Aux États-Unis comme en France et dans le reste du monde, les capitalistes veulent nous faire payer la crise ; aux USA, perdre son emploi en temps de crise sanitaire est une double peine car, sans système de sécurité sociale, les travailleurs se retrouvent souvent sans assurance maladie. À l’international, il est impératif d’interdire les licenciements liés au coronavirus, car les travailleurs ne sont pas responsables de la gestion catastrophique de la crise sanitaire. Notre santé et nos moyens de subsistance aujourd’hui ne sont plus garantis par le système de production capitaliste, et ils ne peuvent être défendus que par les travailleurs eux-mêmes.

Nos vies valent plus que leurs profits !

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

SOURCE : Révolution permanente

En cette période de confinement, comme bien d’autres entreprises, la direction de la Fnac Darty s’organise pour faire payer à ses salariés l’arrêt de l’activité économique.

Ainsi, cette dernière tente d’imposer pour la reprise une modulation annuelle du temps de travail, précarisant et flexibilisant toujours plus ses salariés. En effet, l’entreprise envisage une baisse de fréquentation lorsqu’elle va rouvrir ses magasins.

Ainsi, elle tente de faire passer un accord qui va reconfigurer le temps de travail des salariés, introduisant des semaines basses, effectuées lors des baisses de fréquentation, et des semaines hautes, pouvant aller jusqu’à 43 heures par semaines. « Avec ce nouvel accord, je pourrais avoir certaines semaines à 25 heures et d’autres pourraient monter jusqu’à 43 heures » explique un salarié de l’entreprise. Cet accord est prévu pour durer un an, jusqu’au 10 mai 2021.

Le document émanant de la direction et que France Info s’est procuré déclare que cette dernière « garantie » : « que les semaines de 43 heures ne soient pas accolées et que les semaines hautes ne dépassent pas le nombre de huit semaines consécutives ». Mais ceci n’est en rien une garantie pour les salariés, qui vont devoir assumer des semaines avec une charge de travail et des cadences infernales. Une mesure aujourd’hui rejetée par les salariés et par quelques unes de leurs organisations syndicales, notamment la CGT.

De plus, cet accord tend également à « priver les salariés de jours de congés payés et de RTT », selon le communiqué de la CGT Fnac.

 

Pour faire passer cette attaque, la direction n’hésite pas à exercer un chantage sur les salaires. En effet, Marc Pietrosino de la CGT Relais à la Fnac a témoigné auprès de France Info : "L’entreprise veut qu’on accepte l’accord sur la renégociation de nos horaires de travail lors de la reprise de l’activité, si on veut recevoir la totalité de notre salaire.

En cette période de confinement, les salariés de l’enseigne en chômage partiel ne touchent que 70% bruts de leurs salaires. La direction a refusé jusqu’à présent de compléter les 14% du salaire qui n’est pas pris en charge par l’État. Et ce quand bien même celle-ci est « le premier grand groupe français à avoir bénéficié du dispositif de prêt garantis par l’État, en obtenant 500 millions d’euros de plusieurs banques. L’État garantissant 70% de ce prêt », toujours selon le communiqué de la CGT Fnac. Ces prêts venant « renforcer une trésorerie déjà solide et portent les liquidités du groupe à plus d’un milliard d’euros ».

Quand bien même l’entreprise fait des profits faramineux et qu’elle reçoit un prêt financier non négligeable de la part de l’État, celle-ci refuse donc de verser une indemnité supplémentaires à ses salariés qui font face à une perte de salaire considérable. Et l’on sait déjà, les témoignages ne manquent pas, que nombre de travailleurs se retrouvant aujourd’hui en chômage partiel font face à de grandes difficultés pour finir les mois, répondre aux besoins de leurs familles, de leurs enfants...

La direction, sans aucun scrupule, n’hésite donc pas, après avoir plongé ses salariés dans la précarité en refusant de prendre à leur charge la part du salaire non versé par l’État, à profiter clairement de cette précarisation dont ils sont responsables pour faire ce qu’ils veulent des salariés. Leur imposant des conditions de travail toujours plus précaires et dures.

Cette situation démontre une nouvelle fois que les milliards d’euros versés par l’État aux grandes entreprises, comme dans le plan d’urgence économique mis en place dans le contexte de la crise sanitaire, ne servent pas les intérêts des travailleurs mais sont uniquement mises en place pour sauver les profits et capitaux de ces entreprises. Des profits qu’ils tentent de préserver toujours au détriment des salariés et de leurs vies.

Concernant ce prêt de l’État, la direction de la Fnac a mis en avant qu’il servirait à « sécuriser la liquidité du groupe », et à « préparer la reprise des activités ». La « sécurisation » de leurs liquidités sont effectivement assurés. Concernant la reprise de l’activité, celle-ci se fait se fait encore une fois au détriment des conditions de travail des salariés, utilisés comme toujours comme variable d’ajustement pour préserver profits et économies du patronat.

Publié par FSC

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

SOURCE : Révolution permanente

En cette période de confinement, comme bien d’autres entreprises, la direction de la Fnac Darty s’organise pour faire payer à ses salariés l’arrêt de l’activité économique.

Ainsi, cette dernière tente d’imposer pour la reprise une modulation annuelle du temps de travail, précarisant et flexibilisant toujours plus ses salariés. En effet, l’entreprise envisage une baisse de fréquentation lorsqu’elle va rouvrir ses magasins.

Ainsi, elle tente de faire passer un accord qui va reconfigurer le temps de travail des salariés, introduisant des semaines basses, effectuées lors des baisses de fréquentation, et des semaines hautes, pouvant aller jusqu’à 43 heures par semaines. « Avec ce nouvel accord, je pourrais avoir certaines semaines à 25 heures et d’autres pourraient monter jusqu’à 43 heures » explique un salarié de l’entreprise. Cet accord est prévu pour durer un an, jusqu’au 10 mai 2021.

Le document émanant de la direction et que France Info s’est procuré déclare que cette dernière « garantie » : « que les semaines de 43 heures ne soient pas accolées et que les semaines hautes ne dépassent pas le nombre de huit semaines consécutives ». Mais ceci n’est en rien une garantie pour les salariés, qui vont devoir assumer des semaines avec une charge de travail et des cadences infernales. Une mesure aujourd’hui rejetée par les salariés et par quelques unes de leurs organisations syndicales, notamment la CGT.

De plus, cet accord tend également à « priver les salariés de jours de congés payés et de RTT », selon le communiqué de la CGT Fnac.

 

Pour faire passer cette attaque, la direction n’hésite pas à exercer un chantage sur les salaires. En effet, Marc Pietrosino de la CGT Relais à la Fnac a témoigné auprès de France Info : "L’entreprise veut qu’on accepte l’accord sur la renégociation de nos horaires de travail lors de la reprise de l’activité, si on veut recevoir la totalité de notre salaire.

En cette période de confinement, les salariés de l’enseigne en chômage partiel ne touchent que 70% bruts de leurs salaires. La direction a refusé jusqu’à présent de compléter les 14% du salaire qui n’est pas pris en charge par l’État. Et ce quand bien même celle-ci est « le premier grand groupe français à avoir bénéficié du dispositif de prêt garantis par l’État, en obtenant 500 millions d’euros de plusieurs banques. L’État garantissant 70% de ce prêt », toujours selon le communiqué de la CGT Fnac. Ces prêts venant « renforcer une trésorerie déjà solide et portent les liquidités du groupe à plus d’un milliard d’euros ».

Quand bien même l’entreprise fait des profits faramineux et qu’elle reçoit un prêt financier non négligeable de la part de l’État, celle-ci refuse donc de verser une indemnité supplémentaires à ses salariés qui font face à une perte de salaire considérable. Et l’on sait déjà, les témoignages ne manquent pas, que nombre de travailleurs se retrouvant aujourd’hui en chômage partiel font face à de grandes difficultés pour finir les mois, répondre aux besoins de leurs familles, de leurs enfants...

La direction, sans aucun scrupule, n’hésite donc pas, après avoir plongé ses salariés dans la précarité en refusant de prendre à leur charge la part du salaire non versé par l’État, à profiter clairement de cette précarisation dont ils sont responsables pour faire ce qu’ils veulent des salariés. Leur imposant des conditions de travail toujours plus précaires et dures.

Cette situation démontre une nouvelle fois que les milliards d’euros versés par l’État aux grandes entreprises, comme dans le plan d’urgence économique mis en place dans le contexte de la crise sanitaire, ne servent pas les intérêts des travailleurs mais sont uniquement mises en place pour sauver les profits et capitaux de ces entreprises. Des profits qu’ils tentent de préserver toujours au détriment des salariés et de leurs vies.

Concernant ce prêt de l’État, la direction de la Fnac a mis en avant qu’il servirait à « sécuriser la liquidité du groupe », et à « préparer la reprise des activités ». La « sécurisation » de leurs liquidités sont effectivement assurés. Concernant la reprise de l’activité, celle-ci se fait se fait encore une fois au détriment des conditions de travail des salariés, utilisés comme toujours comme variable d’ajustement pour préserver profits et économies du patronat.

Publié par FSC

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Scandale. Neuhauser finit par jeter plusieurs palettes de denrées alimentaires

Pour la direction de Neuhauser, le profit l’emporte sur la solidarité. Il y a peu, la Direction Neuhauser Folschviller avait reculé sur sa décision de détruire environ 1200 palettes de denrées alimentaires propres à la consommation, sous la pression des salariés. Aujourd’hui, elle jette quand même plusieurs dizaines de palettes ! Un scandale que nous tenons à dénoncer.

Nos vies pas leurs profits

Fin avril, la direction de Neuhauser annonçait une décision révoltante, celle de jeter à la poubelle entre 800 et 1200 palettes de denrées alimentaires. Mais face à la pression grandissante des salariés par le biais de leurs élus CGT et du relais médiatique sur Révolution Permanente, la direction faisait machine arrière et se voyait obligée de promettre d’en faire don à diverses associations et par la suite, aux particuliers. Une décision que la direction a été forcée de prendre mais qui lui permettait de redorer son blason déjà bien entaché.

Du point de vue des salariés et de leurs élus, c’était une solution évidente et une victoire : le gaspillage était évité et, au moment où de nombreuses familles de travailleurs ont du mal à remplir leurs frigos, des dizaines d’associations allaient pouvoir les aider.

Suite à un partage massif d’un post sur la page Facebook CGT Neuhauser, avec plus de 800 partages, un grand nombre d’associations, ravies de participer à ce projet, sont entrées en contact avec les élus CGT du site.

Afin de pouvoir mettre à exécution le projet, la CGT a demandé à la direction de lui fournir un inventaire détaillé de ces palettes, apprenant dans la foulée que certaines avaient déjà été jetées par dizaines et ce, dans la plus grande discrétion bien avant que nous ne soyons alertés et puissions organiser toute alternative.

Après avoir longuement tergiversé, la direction a finalement laissé entendre qu’effectivement de nombreuses palettes avaient été expédiées pour une « revalorisation des déchets » avaient en réalité des Dates Limite d’Utilisation Optimale (DLUO) bien plus longues que celles annoncées, certaines allant jusqu’à février 2021.

De plus, les explications hasardeuses de la direction laissent à penser que d’autres palettes auraient été, elles-aussi, expédiées et ce bien après sa promesse de redistribuer ces produits.

La décision de suspendre cette « revalorisation des déchets », puisque c’est de cela qu’il s’agit d’après la direction, coïncide avec l’annonce du gouvernement de l’autorisation de réouverture des discounters (Noz, Action, etc).

Force est de constater qu’encore une fois, la direction Neuhauser Folschviller fait son profit au détriment de la population touchée par la précarité, induite (ou aggravée) par la crise sanitaire, préférant grappiller des miettes sur ces centaines de palettes de produits surgelés propres à la consommation qu’elle considère comme des « déchets revalorisables ».

Cependant, grâce au rapport de forces mis en place par les salariés et les élus CGT NEeuhauser la direction a été mise face à ses responsabilités et forcée à tenir ses engagements envers les associations. Elle évoque un « sacrifice altruiste » de ses possibles bénéfices au profit des associations, un cynisme abject quand on sait qu’après avoir attendu que la CGT s’engage auprès des nombreux particuliers des alentours, elle refuse catégoriquement de leurs donner le moindre produit, y compris à ses propres salariés.

En guise de justification, elle avance des arguments plus que douteux tel que « le souci de traçabilité » ou encore « les risques bactériologiques d’une mauvaise gestion dans la conservation des produits » (respect de la chaîne du froid, mauvaise cuisson à cœur, …).

Fidèle à sa ligne de conduite, la direction préfère miser sur un hypothétique profit induit par la possible réouverture des discounters et sur les faibles revenus que lui rapporte une « revalorisation de déchets », tout en s’accaparant les mérites d’une action caritative dont elle n’est nullement l’initiatrice, bien au contraire.

Mais les salariés sont fiers d’avoir empêché que la direction jette ces centaines de palettes qu’elle avait bien prévu de mettre à la poubelle, grâce à leur action collective. Parce que c’est nous qui produisons, c’est à nous de décider ! Et ils ne comptent pas se taire face à ce nouveau scandale d’une direction assoiffée de profits. Nous allons continuer de construire le rapport de forces pour préparer les combats à venir.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Voir les commentaires

Visiteurs

481311

 

Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

Articles récents

Hébergé par Overblog