SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Denis Robert reçoit Karine Dettinger, la compagne de Christophe Dettinger.

 

Le célèbre boxeur est devenu un symbole pour les gilets jaunes après avoir défendu une jeune manifestante en s'opposant brutalement à des policiers.

 

Aujourd'hui, il subit un acharnement judiciaire et est contraint de garder le silence. Karine a décidé de venir témoigner au Média et d'en être le porte voix : une voix singulière, digne, pleine de bravoure.

Publié par EL DIABLO

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Renault chairman Jean-Dominique Senard (L) and Nissan Motors president and CEO Hiroto Saikawa (R) chat during a press conference at the Nissan headquarters in Yokohama, Kanagawa prefecture on March 12, 2019. (Photo by Behrouz MEHRI / AFP)

Renault chairman Jean-Dominique Senard (L) and Nissan Motors president and CEO Hiroto Saikawa (R) chat during a press conference at the Nissan headquarters in Yokohama, Kanagawa prefecture on March 12, 2019. (Photo by Behrouz MEHRI / AFP)

AUTOMOBILE Au total, plus de 7% des effectifs seraient concernés, notamment en Amérique du Sud et et dans d’autres régions où la rentabilité du constructeur japonais est faible

20 Minutes avec AFP

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Nissan s’apprête à annoncer plus de 10.000 suppressions d’emplois dans le monde pour tenter de redresser ses comptes, ont indiqué mardi l’agence Kyodo News et d’autres médias japonais, citant des sources internes à l’entreprise alliée avec le français Renault.

En mai dernier, lors de l’annonce de résultats annuels en net recul, le patron du constructeur japonais, Hiroto Saikawa, avait déjà promis des « réformes drastiques » susceptibles d’affecter 4.800 postes. Au total, plus de 7 % des effectifs seraient concernés, le groupe employant 139.000 collaborateurs dans le monde.

Une annonce officielle attendue jeudi

Nissan, qui forme avec Renault le premier groupe automobile mondial, devrait annoncer les suppressions d’emplois jeudi lors de la présentation de ses résultats trimestriels. Les coupes pourraient concerner des usines en Amérique du Sud et dans d’autres régions où la rentabilité de Nissan est faible, affirme Kyodo. « Nous ne commentons pas les spéculations », a réagi une porte-parole de Nissan, Momose Asuza.

Lors de son exercice 2018/2019 clos fin mars, le partenaire de Renault au sein de l’alliance avait accusé une chute de 57 % de son bénéfice net, à 319 milliards de yens (2,5 milliards d’euros), au plus bas en près d’une décennie. Et il prévoit un nouveau plongeon de moitié cette année, à 170 milliards.

Chute des ventes aux Etats-Unis et en Europe

L’entreprise a subi une chute de ses ventes aux Etats-Unis et en Europe et pâtit des tensions avec Renault, qui détient 43 % de son capital, nées de l’arrestation de son ancien patron Carlos Ghosn, qui l’avait sauvé de la faillite en 1999 avant de le diriger pendant quasiment vingt ans.

Au cours de l’exercice 2018, les ventes mondiales de Nissan ont chuté de 4,4 % à 5,52 millions de véhicules. La baisse a été particulièrement prononcée en Europe (-17,8 %) et aux États-Unis (-9,3 %).

Publié par ANTI-K

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Gare de l’Est : grève pour des embauches et les salaires

La situation dans les gares est de plus en plus intenable. La direction de la SNCF ayant supprimé des milliers d’emplois aux guichets ces dernières années, ceux-ci se sont retrouvés pris d’assaut au moment des départs en vacances.

CASSE DE LA SNCF

Nous relayons ci-dessous un article initialement publié sur le site du Nouveau Parti Anticapitaliste

Crédit photo : Photothèque Rouge /JMB

Queues interminables, opacité de la nouvelle gamme tarifaire ou même les cheminots ne s’y retrouvent pas, agressivité des usagers excédés, travaux sur les lignes et dans les gares (sur Paris Est le RER E est en travaux) ont fini de rendre totalement insupportable les conditions de travail dans les gares ces dernières semaines.

Ras-le-bol général

Ici et là des résistances s’organisent. Sur la gare de Paris-Est, les agents de vente, d’accueil et de départs des trains étaient en grève ce vendredi 19 juillet. A partir d’un groupe WhatsApp crée par un cheminot de l’Escale, l’appel à la grève s’est transformé en succès avec certaines équipes à 80% de grévistes et l’interpellation du directeur par une trentaine de cheminotEs. Pendant ce temps l’encadrement tente, tant bien que mal, de couvrir les départs des trains. Cela a déjà procuré une petite satisfaction aux grévistes de voir ceux qui sont derrière leur dos à longueur de journée « pour leur expliquer le travail » pour une fois tirer la langue sur les quais à force de courir dans tous les sens.

Il faut dire que sur Paris Est, plusieurs exemples ont donné des idées. Sur le Poste 1 (poste d’aiguillage), la direction a dû céder une prime de 30 euros par jour pour compenser la charge de travail supplémentaire dû aux travaux. Sur d’autres gares parisiennes, des primes ont été accordées pour « soulager » des conditions de travail particulièrement difficiles ces derniers temps.

Les primes ne remplaceront pas les agents au statut nécessaires dans les gares. C’est contre les destructions d’emplois à la SNCF (autour de 10 par jour en 2018) qu’il faut s’attaquer. Mais il est évident qu’après une cinquième année sans augmentation, la question des salaires est centrale et il est logique que les cheminots mettent en avant des revendications liées au « pouvoir d’achat ».

La direction de Paris Est n’ayant pas répondu favorablement, les cheminots ont décidé de rappeler à la grève la semaine prochaine avec l’objectif de contacter les autres services en gare (contrôleurs, agents Transilien, etc…).

Entre des réorganisations à tout va dans la perspective de l’éclatement de la SNCF en 5 Sociétés Anonymes au mois décembre et une dégradation des conditions de travail à grande vitesse -les deux sont liés- sans même imaginer travailler dans ces conditions jusqu’à 64 ans, c’est à court terme que ce n’est plus tenable.

Ces petits mouvements sont nombreux à la SNCF aujourd’hui. Le 19 juillet encore, les contrôleurs du Limousin se sont mis en droit de retrait. A la rentrée, avec la libéralisation des transports se jouera pour les cheminotEs une bataille déterminante, cumulée à la réforme des retraites. Ce regain de combativité même diffus, cette volonté de « ne pas se laisser faire » sont un bon signe pour la suite.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Marseille. Les grévistes de McDonald’s victimes d’intimidation policière et judiciaire

Ce mardi 23 juillet, une vingtaine de policiers ont été envoyés sur ordre de la justice dans un restaurant Macdonald de Marseille en grève. Les salariés luttent depuis 24 jours contre les licenciements économiques de 7 de leurs collègues.

JUSTICE À DEUX VITESSES

A Marseille, depuis maintenant 24 jours, les salariés du Macdonald de saint Barthélemy sont en grève contre le licenciement « économique » de 7 salariés, car pour le franchisé, Jean-Pierre Brochiero, le restaurant ne serait plus rentable. Pourtant plusieurs personnes ont été embauchées récemment, selon la mention « regain d’activité ».

Ce mardi 23 juillet, la grève a pris une nouvelle tournure avec la venue d’un huissier accompagné d’une vingtaine de policiers. L’huissier a procédé a une lecture de l’ordonnance rendue par le président du Tribunal de Grande Instance (TGI) de Marseille, qui contraint toute personne sur les lieux de laisser libre l’accès au Macdonald et qui autorise les forces de l’ordre à interpeller tout « manifestants » qui perturberait l’activité du restaurant.

La requête faite au président du TGI par Jean-Pierre Brochiero, évoque un restaurant « envahi par un groupe de personnes non-identifiées », ainsi qu’une « situation illicite et de blocage ». Comme a pu le constater l’huissier, l’accès au Mcdo n’était pas bloqué. Le restaurant n’est pas en mesure de tourner, du fait de la grève massive qui le touche, mais les personnes présentes hier matin n’entravaient en rien l’accès au restaurant. D’ailleurs l’une d’elle souligne que « le Macdonald de Saint-Barthélemy est la place du village », en effet il est l’un des rares lieux de partage toujours existant dans un quartier abandonné par les pouvoirs publics, et très touché par le chômage. Ainsi on pouvait voir des familles accompagnées de leurs enfants aux côtés des soutiens des grévistes.

Dans le même temps le journal La Marseillaise a révélé des enregistrements téléphoniques d’un haut-responsable de McDonald’s à propos de cette grève, où le mépris, les insultes pour les grévistes menacés de licenciement et la discrimination syndicale sont évidents. Un haut responsable qui n’a en rien été inquiété, alors que la forte présence policière de ce mardi, et la répression syndicale démontrent, une fois de plus, l’existence d’une justice à deux vitesses qui fait pression sur des grévistes luttant pour leurs droits et d’une police au service du patronat.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Dîners privés, dressing à 17 000 euros… De Rugy « blanchi », vraiment ?

Mardi, l’assemblée nationale remettait son rapport d’enquête sur l’affaire de Rugy, ne jugeant qu’il n’y avait pas d’irrégularités, à part, peut-être, 3 dîners jugés particulièrement excessif. De Rugy s’est exprimé dans la foulée en « homme blanchi ». Dans le même temps, Mediapart révélait de nouvelles dépenses exorbitantes…

CHERCHEZ L’ERREUR

Une douzaine de dîners organisés dans le faste avec le cercle amical ou « de travail » selon les versions, 64 523 euros de travaux de rénovation dans leur appartement, François De Rugy a frappé fort en termes d’utilisation de l’argent public. Le ministre démissionné a eu droit à une enquête parlementaire. Le verdict de l’Assemblée nationale rendu ce mardi ne pointe cependant aucune irrégularité, attestant que sur 12 repas, 9 étaient bien liés à sa fonction, les 3 autres – dont ceux de Noël et de la Saint-Valentin – étant reconnu comme dépassant un peu les frontières de l’enveloppe ministériel.

Promettant de rembourser les repas reconnus litigieux par ses pairs de l’Assemblée, De Rugy avait droit à son 20h sur France 2 ce mardi pour s’expliquer et tenter de se redorer le blason. « Je me présente devant vous ce soir en homme blanchi, blanchi de toutes les accusations qui ont été portées contre moi. » a-t-il commencé. Au même moment, Mediapart – que De Rugy s’évertue à fustiger – sortait un nouveau dossier démontrant que toutes ces dépenses n’avaient rien de « professionnel ».

Le placard à 17 000 euros et les dîners de luxe entre copains bien avérés

L’enquête réalisée par le secrétariat général du gouvernement (SGG) confirme le montant des travaux de réaménagement de l’appartement, s’élevant à 64 523 euros dont 17 000 euros pour un dressing grand luxe ainsi que 16 261 euros pour la peinture des moulures – cher le « rechampissage ». Ce que souligne l’enquête de Mediapart à ce sujet, photos à l’appui, c’est aussi que l’état réel du logement avant travaux n’avait rien à voir avec la « vétusté » que De Rugy avait décrite. Cet argent provient d’une « dotation de frais de représentation », sur le même modèle que l’indemnité de frais de mandat des députés, mais celle-ci va jusqu’à 150 000 euros par an pour chaque ministre.

En ce qui concerne les repas, au nombre de 12, 9 d’entre eux ont donc été considérés comme normaux, ne pouvant être « qualifiés de privés » et « les prestations culinaires étaient conformes aux normes habituelles » selon le rapport de la commission parlementaire. Il faudra revenir plus tard sur ces « normes habituelles » qui pour les ministres signifient homards et grands crus à plusieurs centaines d’euros la bouteille. Ce qui rend ces 9 repas « non-privés » c’est le fait que les époux De Rugy mettent en avant le fait qu’il s’agissait de « soirées thématiques » autour de la culture et des médias, du numérique ou de l’université. Des « thèmes » qui, selon un second article de Mediapartrecueillant plusieurs témoignages des convives, n’étaient pas si présents. Les invités quant à eux n’avaient pas besoin d’être spécialistes en la matière, mais seulement de connaître Séverine De Rugy pour se faire inviter à la table ministérielle. Enfin, plusieurs selfies montrent que le « cadre de travail » était bien festif. Et c’est sans parler des dîners professionnels… pour Noël ou la Saint-Valentin.

Et De Rugy se permet une plainte pour diffamation

C’est avec ce train de vie là, et les rapports couvrant complètement ces dépenses exorbitantes de l’argent public de la part de l’Assemblée nationale et du secrétariat général du gouvernement, que De Rugy dit haut et fort qu’il est « blanchi ». Loin d’en rester là, il a déposé une plainte contre Mediapart pour diffamation. Qualifiant le média de « journalisme de démolition », celui-ci a par la suite déclaré : « Oui au journalisme d’investigation, non au journalisme de diffamation […] La république de la délation, la république de la diffamation, ce n’est pas la République ». Un discours bien rôdé contre les médias lorsque des affaires concernant des hommes d’État éclatent, mais qui est à prendre d’autant plus au sérieux aujourd’hui, après que de nombreux médias ou journalistes d’investigation ont subi des enquêtes (les journalistes du Monde après l’affaire Benalla), perquisitions (notamment Mediapart), quand ce n’était pas directement la répression violente lors des manifestations Gilets jaunes.

Son avocat, Pierre-Olivier Sur, déclarait à RTL « D’un point de vue juridique, rien ne lui est reproché. Aucune règle n’a été enfreinte. C’est un homme droit, honnête, et intègre. »et ajoutait – en faisant référence aux rapports du gouvernement et de l’Assemblée nationale – que « personne ne peut venir vous dire que ce n’est pas une enquête qui aurait été faite en indépendance et en intégrité ». Et on parle bien d’une enquête réalisée par les pairs de De Rugy, des personnes recevant les mêmes privilèges et passes-droits et protégeant les mêmes intérêts que ce dernier.

S’il n’y a aucune « irrégularité », c’est qu’il y a bien un problème !

Le fait que les enquêtes du gouvernement et de l’Assemblée signalent qu’il n’y a finalement aucune irrégularité dans les dépenses du couple De Rugy n’est qu’une nouvelle démonstration du problème de fond : celui-ci de cette caste politicienne s’accordant des salaires, IRFM et autres frais de représentations se comptant en dizaines de milliers d’euros pour se permettre un mode de vie à des années lumières des classes travailleuses et populaires, et se finançant sur le dos de ces dernières. Comme nous l’écrivions précédemment, c’est bien avec toute cette caste politicienne et ses privilèges qu’il faut en finir !

La démission de De Rugy n’a pas tardé à démontrer à quel point le gouvernement marche sur des œufs et a tenté d’éteindre au plus vite le scandale qui était en train d’éclater. Édouard Philippe s’est empressé de publier une nouvelle circulaire ce mardi sur « l’exemplarité des ministres » – notamment pour éviter que tout le gouvernement se prenne de passion pour le « rechampissage » de moulures. Les travaux dépassant les 20 000 euros (!) devront être validé par le Secrétariat général du gouvernement. Voilà de beaux « principes déontologiques d’exemplarité et de sobriété ». Les ministres seront heureusement encore assurés de pouvoir travailler dans de biens beaux bureaux lorsqu’il s’agira de dévouer toute leur exemplarité et sobriété à la précarisation des travailleurs et de la jeunesse.

Image : Nature morte au homard, Jan Fijt, Musée Boymans-Van Beuningen

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
20.000 camions sur nos routes ou un train ? La ministre dela transition écologique (et des trains) va-t-elle choisir les camions ? A vous de lui imposer la bonne voie...ferrée

SIGNEZ LA PÉTITION EN LIEN CI-DESSOUS:

Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

SOURCE : http://lepcf.fr/Les-3-520-menages-les-plus-riches-de-France-planquent-140-milliards-d-euros

Par Emmanuel Lévy

Une récente étude montre que les ménages français disposent de 300 milliards d’euros dans les paradis fiscaux. La moitié en revient aux ultra-riches, ceux qui représentent 0,01% de l’ensemble des ménages. Plusieurs dizaines de milliards d’euros de manque à gagner fiscal. Les données sur la hausse des inégalités sont viciées par ce phénomène.

Les inégalités de patrimoine identifiées en France ne sont décidément que la partie émergée de l’iceberg… Que nos riches planquent leur magot dans des paradis fiscaux, on le savait. Mais une nouvelle étude récente montre que les 3 520 ménages les plus riches de France (c’est-à-dire les fameux « top 0,01% », autrement appelés les « ultra-riches ») cachent à eux seuls pas moins de 140 milliards d’euros dans des paradis fiscaux ! Soit 30% à 40% de leur galette, qui représentent 50% des avoirs français planqués au total (300 milliards) dans les paradis fiscaux. Pour avoir une idée de l’ampleur du phénomène, il faut avoir en tête que 140 milliards, c’est tout simplement 7% de notre PIB national.

Telles sont les principales conclusions pour notre pays de l’étude « Qui détient la richesse dans les paradis fiscaux. Les preuves macroéconomiques et ses effets sur les inégalités globales », publiée par trois chercheurs dont le Français Gabriel Zucman. Ce professeur à Berkeley, en Californie, est « un bébé Piketty » : l’auteur du Capital fut en effet son directeur de thèse. Ces travaux auxquels il a contribué montrent que les inégalités de patrimoine enregistrées en France, calculées sur les données fiscales fournies par Bercy, sont massivement sous-estimées, en France comme ailleurs. Officiellement en effet, nos ultra-riches, disposent de 3,8% du patrimoine total des ménages français (de l’ordre de 10.000 milliards d’euros). Mais si l’on y ajoute le 1,4% qu’ils ont placé offshore, leur galette culmine à 5,2%, soit l’équivalent de 520 milliards d’euros.

Or, si l’on se réfère au rapport du Conseil des prélèvements obligatoires de 2011 sur les impôts pesant sur les ménages, ces 3 520 ménages ultra-riches n’avaient déclaré en 2011… qu’un peu moins de 9,1 milliards d’euros de revenus. Ils n’ont donc dû s’acquitter que de moins de 2 milliards d’impôts sur le revenu, soit un très modeste taux nominal de 17,5%… Voilà une info qui tombe mal, au moment où les deux réformes fiscales majeures d’Emmanuel Macron – la baisse de l’ISF ramené à une simple super taxe immobilière et la flat tax pour les revenus mobiliers – vont profiter essentiellement à ces ménages aisés.

Justement, l’étude se penche aussi sur le fameux argument brandi par les libéraux, arguant que ce sont les impôts qui font fuir ces immenses fortunes. « Il ne peut y avoir aucun schéma clair de lecture des données, écrivent les auteurs. Le niveau des avoirs dans les paradis fiscaux ne peut pas être simplement expliqué par les différences entre les taux d’imposition ou d’autres paramètres financiers et institutionnels ». Autrement dit, n’en déplaise aux Cassandre qui passent leur vie à se plaindre des taux d’imposition, d’autres paramètres jouent à plein, comme l’attachement au modèle social ou la répression des fraudeurs. Pour preuve, l’étude relève que des pays à forte imposition comme le Danemark et la Norvège ne voient que l’équivalent de 3% de leur PIB s’enfuir offshore…

Ce grand mensonge de riches trop taxés, c’est pourtant aussi celui qui inspire les baisses d’impôts décidées par l’actuel gouvernement, ou encore la multiplication des traités de libre-échange comme le Ceta, qui entrera à 90% en vigueur le 21 septembre.

En revanche, en étudiant comment les ultra-riches se comportent dans ces pays vertueux, les auteurs réussissent à montrer une relation de causalité : plus on est riche, plus on détient de patrimoine offshore et plus on fraude proportionnellement. Sur l’ensemble des pays étudiés, les 0,01% les plus aisés cachent ainsi plus de la moitié de leur patrimoine dans les paradis fiscaux, et leur fraude représente un tiers de leurs impôts.

Ce genre d’études académiques, démontrant la concentration croissante des revenus et des patrimoines, et leur lien avec la hausse des inégalités dans les pays, se multiplie. Le graphe de l’éléphant de Branko Milanovic, que Marianne a contribué à populariser en France en le publiant dès 2014, est devenu le symbole de cette inégalité, sous-produit de la mondialisation libérale qui ronge les sociétés occidentales :

Toutes ces études convergent. A commencer par le livre de Thomas Piketty, Le capital au XXIe siècle. Elles décrivent toutes un monde fou où, grâce aux paradis fiscaux, les plus riches se soustraient à l’impôt et accumulent les richesses. Outre les dizaines de milliards d’euros de manque à gagner fiscaux – et donc sociaux – que cela représente, le phénomène rend même caduques les données fiscales sur lesquelles se fondent nos politiques publiques. Il contribue en effet à masquer la réalité d’un monde où les inégalités se creusent massivement, sous les radars.

Pendant ce temps les classes populaires, qui elles ne disposent pas des ressources pour gruger le fisc ou surfer sur les vagues hautes de la mondialisation, continuent à se paupériser.

Publié par FSC

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Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

La coopérative a besoin de trésorerie pour poursuivre sa progression

La société produit neuf thés différents et treize infusions, et compte aujourd’hui 41 salariés.

La société produit neuf thés différents et treize infusions, et compte aujourd’hui 41 salariés.

La coopérative Scop-Ti (ex-Fralib) traverse une nouvelle crise. Pas de quoi mettre la rate au court-bouillon à ses salariés coopérateurs qui en ont vu d'autres - rappelons qu'ils ont tenu la dragée haute à Unilever pendant 1 336 jours, de 2010 à 2014, alors que le géant de l'agroalimentaire avait pour projet de fermer l'usine, délocaliser la production du Thé Éléphant en Pologne et envoyer les 182 salariés de Gémenos pointer à Pôle emploi.

L'heure est moins grave, donc, mais le souci tout de même de taille. Leur société de production de thé et infusion rencontre un problème de trésorerie, et manque d'espèces sonnantes et trébuchantes pour faire face aux dépenses courantes le temps que de nouveaux projets se concrétisent - et des projets, il y en a. Le problème ne daterait pas d'aujourd'hui, selon le président de la structure, Olivier Leberquier, ancien syndicaliste CGT de Fralib qui a pris la tête de la société. "L'accord de fin de conflit avec Unilever a été signé en mai 2014, et nous avons repris la structure en Société coopérative ouvrière de production (Scop) en août de la même année, explique-t-il. Mais l'accord pour la reprise des machines puis l'autorisation d'exploiter de la préfecture ne sont arrivés qu'à l'été 2015. Nous avons donc eu une année blanche, ne pouvant reprendre la production que fin 2015. Or, cette année-là, certains coopérateurs arrivaient en fin de droits, il a fallu les embaucher. Nous avions des sorties, mais pas d'entrées..." Un décalage qui se ressentirait encore aujourd'hui...

Et aussi Le 18:18 - Gémenos : cinq ans après, les ex-Fralib vendent leur thé mais cherchent toujours la rentabilité
Aubagne : les ex-Fralib font à nouveau appel à la solidarité

Parce que côté marché, la Scop est en progression régulière depuis sa création. Son chiffre d'affaires est passé de 467 000 € la première année à 1,8 M€ la deuxième, pour atteindre les 3 M€ l'année dernière, avec une prévision de 4 M€ pour la fin 2019. "En 2018, nous avons produit 34 tonnes sous notre marque 1336, et 132 tonnes en sous-traitance", détaille le président. En effet, la coopérative travaille avec six grandes enseignes pour qui elle assure la production et le conditionnement. "Nous devrions atteindre l'équilibre l'année prochaine,assure Olivier Leberquier, un marché important devrait se concrétiser, et nous avons un projet conséquent à l'export." Entre autres. Car la jeune société ne manque pas d'idées pour faire face : "Nous devrions vendre les machines que nous n'utilisons pas, poursuit-il, et projetons de racheter le terrain à la Métropole avec l'aide de mutuelles. Cela nous ferait économiser 140 000  de loyer par an, et nous pourrions installer d'autres structures de l'économie sociale et solidaire."

Relancée début juillet, la campagne de sociofinancement leur a permis de récolter 23 000 € pour l'instant - le chiffre de 309 000 € visible sur leur site étant la somme cumulée depuis 2017. "Délibérément, nous n'indiquons pas la somme qu'il nous faut, nous dirons quand elle sera atteinte !", glisse-t-il. Tout en assurant avoir aussi fait appel aux banques : "Nous attendons leur réponse..."

Pour participer à cette campagne de sociofinancement : scop-ti.com/campagne-de-sociofinancement.html.

Par François Rasteau laprovence.com

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Ugict CGT – Réforme des retraites : les 10 points chauds du rapport Delevoye

1 – Le niveau des pensions va baisser !

Au détour de son dossier de presse, Jean-Paul Delevoye nous confirme une information essentielle : avec sa réforme, nos pensions vont chuter. Pourquoi ? Parce qu’il va mettre en place une « règle d’or » avec un blocage des ressources du système de retraites à son niveau actuel, 14 % du PIB. Le hic, c’est que le nombre de retraité·e·s va augmenter de plus d’un tiers d’ici à 2050. Si les recettes du système sont bloquées, le niveau des pensions va donc être ajusté à la baisse.

Pour la démonstration, lancer le calculateur de la baisse des retraites.

Et c’est ce que Delevoye confirme, à la dernière page de son dossier de presse, avec ses simulations :

En partant à la retraite à 62 ans, Marine, après 40 ans de travail, ne percevra que 52,6 % de son salaire de fin de carrière. À 64 ans : 62 % seulement. Il faudra attendre 66 ans pour toucher 72,1 % de son salaire de fin de carrière, c’est-à-dire ce que touchent en moyenne aujourd’hui les retraités.

Petit rappel : aujourd’hui, l’âge moyen de départ est de 62,4 ans, et la pension médiane représente 74,7 % du salaire de fin de carrière des femmes et 74,9 % (Source DRESS, les Retraites et les retraités, édition 2018) du salaire de fin de carrière des hommes…

Ci-dessous : extraits du dossier de presse “Un système universel de retraite, plus simple, plus juste, pour tous” – Préconisations de Jean-Paul Delevoye, Haut-Commissaire à la réforme des retraites / pages 14 et 22

 

 

2 – L’âge de départ en retraite va reculer, reculer, reculer…

Alors qu’aujourd’hui l’âge de départ en retraite est de 62,4 ans en moyenne, Jean-Paul Delevoye nous annonce la mise en place d’un âge pivot à 64 ans pour la génération née en 1963. Celles et ceux qui partiront à 63 ans subiront une décote de 5 %, quant à ceux qui partiront à 62 ans, ce sera 10 % sur le montant de la pension pendant toute la durée de la retraite ! Par exemple, pour Paulo cité dans le dossier de presse, la perte sera de 138 € net par mois, ce qui représente plus de 33 000 € sur l’ensemble de sa retraite (si Paulo est dans l’espérance de vie moyenne de 82 ans). On mesure combien le maintien de l’âge légal à 62 ans est hypocrite…

Ce d’autant que ce que JP Delevoye oublie de rappeler, c’est que seuls 44 % des seniors de plus de 60 ans sont en emploi. Travailler plus longtemps, ce sera donc pour celles et ceux qui peuvent. Pour les autres, ce sera chômage, minima sociaux ou minimum vieillesse… Cerise sur le gâteau, Delevoye nous annonce discrètement que cet âge pivot sera amené à évoluer en fonction de l’espérance de vie… sans réforme, grâce à la règle d’or et au système de pilotage automatique mis en place par le gouvernement. Nouvel oubli au passage : l’espérance de vie et l’espérance de vie en bonne santé, ce n’est pas pareil. En France, l’espérance de vie en bonne santé stagne à 63,4 ans en moyenne… Autrement dit, avec la réforme Delevoye, la retraite ce sera seulement quand on ne pourra plus en profiter…

Bon, il faut quand même préciser que cette histoire d’âge pivot, c’est le chiffon rouge que le gouvernement agite aujourd’hui pour mieux pouvoir annoncer demain une concession facile. Pourquoi ? Parce qu’il n’est pas besoin d’un âge pivot pour équilibrer à financement constant les comptes du système. Il suffit de réduire la valeur de service du point, en fonction des aléas de l’économie (hausse du chômage, récession,…) et de l’accroissement du nombre de retraités.

3 – Avec le système à points, on est bons pour la loterie généralisée

Le système à points de Macron, c’est simple comme une formule publicitaire : « 1 € cotisé = les mêmes droits ». Clair et transparent, non ? Euh… Il manque juste une information : ils s’élèveront à combien ces fameux droits ? La valeur des points (« valeur de service du point ») sera déterminée uniquement au moment du départ en retraite, en fonction de la situation économique et démographique. Alors qu’avec les règles actuelles la pension médiane s’établit à 75 % du salaire de fin de carrière pour une carrière complète (Source DRESS, les Retraites et les retraités, édition 2018) demain, ce sera la loterie. Nous connaîtrons en permanence le nombre de points cumulés, sans savoir le montant de pension auquel ils donnent droit…Magnifique diversion !

Et la valeur du point ne sera même pas la même pour toutes et tous, puisque cela dépendra de l’âge auquel on prendra sa retraite et du contexte économique. 1€ cotisé n’assurera donc même pas les mêmes droits à toutes et tous…

Pour mesurer l’impact sur votre pension du système à points, vous pouvez utiliser le simulateur détaillé de la CGT.

4 – L’allongement de la durée de cotisation n’est finalement pas abandonnée

Les prévisions du Conseil d’Orientation des Retraites démontrent qu’en 2025, le système accusera un déficit de 0,4 % du PIB. Refusant par principe d’augmenter les recettes, le gouvernement avait prévu d’imposer 43 annuités de cotisation à toutes les personnes nées après 1963.

Face au tollé, il a annoncé y renoncer pour cet automne, mais, le dossier de presse de Delevoye nous confirme bien que ces mesures seront à l’ordre du jour au printemps 2020.

Ci-dessous : extrait du dossier de presse “Un système universel de retraite, plus simple, plus juste, pour tous” – Préconisations de Jean-Paul Delevoye, Haut-Commissaire à la réforme des retraites / page 12

 

5 – Les ingés, cadres et tech voient venir le déclassement

Avec ce régime à point, le montant de la retraite ne sera plus calculé sur la base des 6 derniers mois dans la fonction publique ou des 25 meilleures années dans le privé, mais en prenant en compte les 43 années de la carrière. Conséquence : plus votre salaire de fin de carrière est éloigné de celui du début de carrière, plus vous serez pénalisé·e.

Ajoutons que Delevoye propose que le  système par répartition ne couvre plus les salariés que dans la limite de 3 plafonds de la Sécurité sociale au lieu de 8 plafonds aujourd’hui. 10 % des cadres ne pourraient plus ainsi cotiser en répartition sur la totalité de leur salaire, ce qui les priverait de la continuité de niveau de vie que seul le système par répartition peut leur garantir. Un problème pour nos systèmes par répartition qui perdraient une partie de leurs recettes.

Pour les ingés, cadres et tech, la conséquence sera simple : le système de retraite ne permettra plus de maintenir le niveau de vie, et il y aura un décrochage net entre le salaire de fin de carrière et le montant de la pension. Les exemples cités par Delevoye dans son dossier le confirment : Marine devra attendre 66 ans pour avoir une pension représentant 72 % de son dernier salaire… Et encore faudra-t-il qu’elle aie encore un emploi. Rappelons que seuls 30 % des salarié·e·s de 62 à 64 ans sont toujours en emploi….

Pour mesurer l’impact sur votre pension du système à points, vous pouvez utiliser le simulateur de la CGT.

6 – Les salarié·e·s les plus solvables vont devoir se tourner vers la capitalisation

Le gouvernement ne s’en cache pas. Pour maintenir leur niveau de vie, celles et ceux qui en ont les moyens seront renvoyés vers la capitalisation, l’épargne retraite et les fonds de pension. Sans aucune garantie comme l’a montré la crise de 2008 avec l’effondrement de nombreux fonds de pension.

L’intérêt ? Dégager un nouveau marché pour les assureurs et les banquiers et créer, comme le souhaite Emmanuel Macron, des « fonds de pension » à la française.

En clair : permettre aux boursicoteurs de spéculer sur nos retraites pour financiariser nos entreprises et notre travail.

Pour plus d’infos voir le décryptage “Les vrais enjeux de la réforme Macron des retraites : capitalisation vs/ répartition“.

Ci-dessous : extrait du dossier de presse “Un système universel de retraite, plus simple, plus juste, pour tous” – Préconisations de Jean-Paul Delevoye, Haut-Commissaire à la réforme des retraites / page 7

7 – La fin des régimes spéciaux et des départs anticipés

Là pour le coup c’est clair, et c’est même au cœur de la stratégie de campagne de Delevoye : mettre en avant la suppression des régimes spéciaux pour démontrer qu’enfin les salarié·e·s seront traité·e·s à la même enseigne et qu’il sera mis fin à ces « affreux » privilèges.

Tout est fait pour organiser le débat sur l’équité entre les salarié·e·s pour partager la pénurie et occulter le débat central du partage des richesses avec le capital (le financement des retraites bloqué à 14 % de PIB).

Sauf que bien sûr, l’alignement des droits se fait vers le bas. Tellement vers le bas que les salarié·e·s du privé qui sont déjà très mal lotis en matière de retraites (43 annuités, calcul sur les 25 meilleures années) y perdront aussi !

Pour l’ensemble des salarié·e·s, les mêmes règles s’appliqueront avec un âge d’ouverture des droits à 62 ans, un âge « à taux plein » (sans que l’on sache ce qu’il représentera !) à 64 ans et un calcul du montant de la retraite sur l’ensemble de la carrière. Vive le progrès social !

Les régimes spéciaux ont pourtant été construits pour prendre en compte les spécificités des professions, et notamment la pénibilité avec les catégories actives dans la fonction publique qui permettent un départ à partir de 57 ans par exemple pour les infirmières, les sages-femmes, les aides-soignantes, les égoutiers, les policiers et pompiers et des départs anticipés pour les marins, les cheminots, militaires…

À la place, le compte de prévention de la pénibilité mis en place dans le privé depuis 2015 sera généralisé. Au menu, un départ au mieux à partir à 60 ans. Et encore, il faudra avoir atteint des expositions maximales et donc n’avoir vraiment plus beaucoup de temps à vivre car :

  • Seuls 6 critères sont pris en compte : les activités exercées en milieu hyperbare ; les températures extrêmes ; le bruit ; le travail de nuit ; le travail en équipes successives alternantes ; le travail répétitif.
  • Les seuils d’exposition pour valider des points sont très élevés. Par exemple, pour valider les points liés au travail de nuit il faudra avoir travaillé 150 nuits par an !
  • Ces critères sont très défavorables aux femmes. Depuis la mise en place du compte pénibilité dans le privé 75 % des salarié·e·s qui y ont acquis des points sont des hommes (source : Haut Conseil à l’Égalité entre les Femmes et les Hommes).

8 – La triple peine pour les fonctionnaires

Le montant de la pension sera désormais calculé sur l’ensemble de la carrière et plus sur les 6 derniers mois dans la fonction publique. En « contrepartie », les primes seront intégrées à ce calcul. Sauf que leur distribution est très inégalitaire entre les fonctionnaires. Les enseignant·e·s, par exemple (qui sont à plus de 70 % des femmes), ont une rémunération très faible par rapport à la moyenne des pays de l’OCDE et n’ont quasiment pas de prime, la réforme leur sera donc particulièrement défavorable.

Pour faire passer sa réforme, le gouvernement annonce « des mesures d’accompagnement » dans la fonction publique sans plus de détails… En perspective, l’augmentation des primes déjà prévue pour l’encadrement dans la réforme de la fonction publique. Un levier pour individualiser les rémunérations et le travail, et ainsi importer le Wall Street management qui sévit dans le privé. Et une arme contre les femmes cadres qui sont bien souvent exclues des primes, du fait de critères indirectement discriminants (présentéisme, « charisme », participation aux résultats de l’entreprise…).

C’est ce qui explique que les écarts de rémunération entre les femmes et les hommes sont plus importants dans le privé et atteignent 26 % contre 19 % dans le public.

Au total, des baisses de pension très importantes, une individualisation de la rémunération et une individualisation du management…

9 – Compensation des périodes de chômage, droits familiaux… la grande incertitude

“1 € cotisé = les mêmes droits”, derrière ce slogan simpliste se cache une autre conséquence : les périodes d’inactivité subie, chômage, maternité ou maladie ne génèreront plus de droits. Delevoye nous rassure, ils donneront toujours droits à l’attribution de points, mais ces points seront financés par l’impôt, plus par les cotisations.

Première conséquence, ce sont les parlementaires qui décideront chaque année du fonctionnement de ces droits, ce qui génèrera beaucoup plus d’instabilité qu’aujourd’hui.

Deuxième conséquence, leur nature change : on passe de droits acquis et dus à tous les salarié.e.s à des aides sociales consenties au nom de la solidarité nationale, et donc pouvant être plafonnées et soumises à condition de ressources. Delevoye nous dit que ces périodes donneront droit à des points, mais il ne nous dit pas combien. Seront-ils forfaitaires, alignés par exemple sur le SMIC ce qui tirerait la pension de tous les ingés, cadres et tech vers le bas, ou comme aujourd’hui proportionnels au salaire antérieur ?

Delevoye nous indique ensuite que sa réforme sera favorable aux femmes car la majoration de 10% des pensions actuellement accordée au 3e enfant sera remplacée par une majoration de 5 % au 1er enfant. Bon, il faudrait d’abord que le gouvernement publie les études d’impact pour permettre de mesurer l’impact de l’ENSEMBLE des mesures sur les femmes et les hommes. Mais surtout, même si on ne regarde que les droits familiaux, il y a un disparu, et de taille : les Majorations de Durée d’Assurance pour enfants (ou MDA) qui permettent aux femmes de gagner deux annuités de cotisation par enfant dans le privé, et une dans le public. « Bizarrement » le rapport Delevoye n’en dit pas un mot ! C’était pourtant un dispositif déterminant pour permettre aux femmes d’avoir une carrière complète.

Quant à la grande avancée du minimum contributif qui atteindra désormais 85 % du SMIC net contre 81 % actuellement, Delevoye oublie de préciser que la condition pour en bénéficier sera d’avoir validé une carrière complète, et donc 43 annuités, pour l’instant… Nombre de salarié·e·s et notamment de femmes, seront donc au minimum vieillesse.

10 – À L’avenir, même plus besoin de réforme pour baisser les retraites

Le meilleur pour la fin. Avec sa « gouvernance innovante », la réforme Delevoye se présente comme la dernière réforme des retraites. Fini les réformes régressives et les remises en cause de nos droits alors ? Et non… Agnès Buzyn le dit « je sais combien les français sont attachés à notre système de retraites », elle sait surtout combien la mobilisation est forte en cas de réforme régressive et peut emporter un gouvernement ou un Président, comme l’a été Jupé après 1995 ou Sarkozy après la réforme de 2010. L’objectif c’est donc de mettre en place une règle de pilotage automatique qui permettra de baisser le montant des pensions ou de retarder l’âge de départ en retraite, en fonction de l’espérance de vie et de la situation économique. Bizarrement, cette règle de pilotage ne permettra pas de revoir les ressources à la hausse et d’augmenter les cotisations ou les prélèvements sur le capital pour financer nos retraites… Quel manque d’imagination pour une gouvernance « innovante » !

Conclusion : l’augmentation des ressources, grande absente !

Tout au long de ce touffu dossier de presse, et du dossier de 150 pages qui l’accompagne, il y a une possibilité qui n’est surtout pas abordée : l’augmentation des ressources dévolues à notre système de retraites. C’est pourtant ce qui permettrait d’éviter de déclasser et paupériser tous les retraité·e·s… Et c’est aussi simple que supportable. Pour maintenir le niveau des pensions à leur niveau actuel, il suffirait d’augmenter de 0,2 % le taux de cotisations, jusqu’en 2042. Concrètement, cela voudrait dire chaque année 4,4 € de cotisations mensuelles en plus pour un salaire de 2 000 €, par exemple. Et pour financer les propositions de la CGT, c’est-à-dire le droit à la retraite dès 60 ans avec au minimum 75 % de son dernier salaire, il faudrait augmenter de 0,4 % le taux de cotisation, soit 8 € de cotisations mensuelles en plus pour un salaire de 2 000 €… dont seulement 3,20 € correspondant à la part salariale de la cotisation et 4,80 € sur la part patronale.

Publié par  Ugict CGT info@ugict.cgt.fr via info.ugict-cgt.fr Le 22/07/2019

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Le secrétaire général du syndicat Vigi, Alexandre Langlois, a été sanctionné le 21 juin dernier d'une d'exclusion temporaire de douze mois, dont six avec sursis. Une décision effective depuis ce jeudi, que ce gardien de la paix, affecté au Renseignement territorial des Yvelines, va contester devant le tribunal administratif en référé.

D'autre part, son avocat, Me Yassine Bouzrou, annonce qu'il va déposer plainte ce vendredi pour son client contre le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, pour « discrimination syndicale aggravée ».

 

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Berger se surpasse 

Rien ne l'arrêtera sauf le mouvement populaire.

Rien ne l'arrêtera sauf le mouvement populaire.

A propos de l'anéantissement de notre système de retraite, le gourou orange  a déclaré :

"Ce rapport montre qu'un système universel de retraites est possible, qu'on peut y passer et que ça peut se faire dans une volonté d'avoir un système plus juste".  (Berger sur RMC et BFM TV)

 

Quand les dieux de la crapulerie désigneront un ambassadeur, c'est lui qui aura les lettres de créance.

Rédigé par Canaille le Rouge

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Comment se faire financer

sa fortune

par les taxes et impôts

payés par les contribuables

directs ET indirects de France

IR, IF, TVA, TICPE etc. pour gaver la 2e fortune de la planète

C'est une page de Blog de Médiapart qui a maintenant plus d'un an mais qui prend un éclairage singulier dans le moment où la presse croupion s'esbaudit de voir que les prédations économiques et culturelle font de l'exilé fiscal N°1  la 2e fortune planétaire.

Derrière l'affichage obscène d'une richesse qui écœure - 10 fois le budget de la culture, des dizaines de milliers d'années de SMIC - comment et par qui pour que l'argent ruisselle vers ses coffres il  a été politiquement et fiscalement aidé. 

FONDATION LOUIS VUITTON,UN MÉCÉNAT AUX ALLURES DE DÉTOURNEMENT D’ARGENT PUBLIC

Le mécénat des entreprises explose. La maison Louis Vuitton possède sa propre fondation et bénéficie de conditions fiscales avantageuses. Le groupe est aidé par un réseau politique et un espace médiatique puissant. Bernard Arnault, se pose en ferveur défenseur de la culture. Nous sommes en droit de nous interroger sur la sincérité de ses intentions...Thierry Paul Valette

Tout d'abord le chef d'entreprise est connu pour ses positions concernant l'exil fiscal notamment en Belgique. Sa vision de l'art commence déjà par l’art de payer moins d’impôts. C'est certainement pour cette raison que c'est l'ensemble des Français qui paye plus de la moitié le coût de la fondation, à savoir plus de 100 millions d'euros chaque année.

Pour rappel, l'État avait pris en charge 610 millions d'euros de travaux sur les 800 qu'avaient couté les 11000 mètres carrés. Qui dit "Charge de l'État" dit contribuable. Le groupe de Bernard Arnault, qui selon une ONG compte dans les paradis fiscaux plus de 200 filiales, peut ainsi déduire de ses impôts 60% de l'argent investi dans la fondation Louis Vuitton.

Nous pouvons déjà conclure que la marque Louis Vuitton est financée par l'État. Cette fondation possède son logo LV accroché sur la façade. À l'entrée du bâtiment des mallettes Vuitton sont elles aussi accrochées. S'agit-il d'une simple erreur de décoration ou d'une campagne de promotion ? Le cadre fiscal du mécénat est strictement règlementé et n'a pas du tout vocation à servir de vitrines promotionnelles de surcroît aux frais des Français. À ce jour, aucune action n'a été intentée devant une juridiction compétente.

Ce qui frappe aussi c'est la situation financière de la fondation. Ses rétrospectives sont parfois des succès mais ne rapportent pas beaucoup d'argent. La fondation est structurellement déficitaire. En 2016 on pouvait estimer les bénéfices à seulement 16.5 millions d'euros. En 2015, les frais de fonctionnement de la fondation s'élevaient à près de 80 millions d’euros. Un mystère demeure, celui ou l'argent passe. Les frais d’entretien de la structure n'expliquent pas à eux seul ce montant.

En son temps l'installation, de la fondation au cœur du bois de Boulogne , avait soulevé quelques questions. Des complicités avec des élus importants auraient permis la réalisation du projet. Le PDG du groupe LVMH a toujours entretenu d'étroits rapports avec les différents Président de lar République, de François Hollande à Emmanuel MACRON. Pour preuve, les règles d’urbanisme à Paris avaient changées par un vote à l’Assemblée nationale d'un amendement comme par magie sur mesure.

Thierry Paul Valette

Rédigé par Canaille le Rouge

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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