SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Retraite, chômage... Castex veut relancer le « dialogue social » mais il n’y a rien à négocier !

 

Les grands chantiers de réformes antisociales devraient reprendre à l'aune du dialogue social réactivé par le premier ministre ce jeudi. En pleine crise sanitaire et économique, il faut refuser toute négociation sur le dos de nos acquis sociaux.

Seule la lutte paie

Crédit photo : AFP

Jeudi 21 janvier, le gouvernement relançait le processus de concertation avec les « partenaires sociaux » : organisations patronales et syndicales sont reçues dans les prochains jours pour évoquer tour à tour les mesures mises en place au cours de la crise sanitaire et économique (chômage partiel, télétravail, dérogations au couvre-feu...) et les grands chantiers de la Macronie qui s’approche de la fin de son mandat présidentiel. En autres points à l’ordre du jour, les réformes de l’assurance-chômage et du système de retraite.
 
La confédération des PME, reçue ce jeudi, affirme avoir rencontré un premier ministre à l’écoute quand il s’agit d’offrir un soutien financier au patronat et assouplir la législation encadrant le travail le dimanche en période de couvre-feu. Concernant l’assurance-chômage, la CPME défend sa ligne sur son site, à l’issue de ces négociations : « le bonus-malus, la dégressivité, le calcul du salaire journalier de référence et les modalités d’ouverture et de rechargement des droits. La question de la gouvernance de l’assurance-chômage, et donc de l’Unédic pourrait être mise sur la table. »
 
Laurent Berger, patron de la CFDT sera quant-à-lui reçu ce vendredi, tandis que d’autres rendez-vous seront programmés la semaine prochaine. FO devrait être reçu le 29 janvier et la CGT le 2 février, selon Ouest France. L’objectif de ces concertations : organiser la troisième « conférence du dialogue social » depuis que Jean Castex a été nommé premier ministre. 
 
Pour le gouvernement, l’enjeu est de taille. En effet, si la crise est venue bousculer considérablement le calendrier des réformes, les chantiers en cours sont potentiellement explosifs : la grève massive, notamment dans les transports, avait déjà fait vaciller la macronie sur sa réforme des retraites avant le premier confinement, repoussée à une date ultérieure et non fixée. D’autre part, la très contestée réforme de l’assurance-chômage a été annoncée pour avril 2021. Pour le gouvernement, cette nouvelle année marque la dernière année pleine au gouvernement, avant les présidentielles de 2022. En ce sens, l’objectif est d’avancer sur ces réformes anti-sociales dans un contexte où l’immense majorité de la population, les travailleurs et la jeunesse, ont déjà vu leurs conditions de vie et de travail fortement dégradées par les conséquences de la gestion désastreuse de la crise. C’est donc à un exercice d’équilibriste que se livre le premier ministre, en donnant une apparence de dialogue et d’ouverture avec les organisations qu’il reçoit, pour mieux faire passer les attaques antisociales voulues par le gouvernement.
 
Le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, l’a d’ailleurs affirmé clairement : « Oui, il faut une réforme des retraites expliquait-il sur la chaîne Première mercredi. Dès que les difficultés économiques seront derrière nous, qu’on aura commencé à retrouver de la croissance, le moment sera venu de régler un certain nombre de difficultés structurelles du modèle français, dont les retraites ».
 
Le gouvernement profite donc de la passivité des directions syndicales dans la période pour essayer de faire avancer son rouleau-compresseur de réformes contre les plus précaires. En effet, les organisations sensées représenter les intérêts des travailleurs restent l’arme au pied dans un contexte où les travailleurs et la jeunesse ont tout à gagner à se mobiliser autour d’un plan de bataille commun contre Macron et sa gestion désastreuse de la crise et à refuser toute négociation. 
 
C’est pourtant la voie du dialogue avec le gouvernement, bien plus que celle de lutte d’ensemble contre les réformes, que semblent privilégier Philippe Martinez et Yves Veyrier. Le numéro un de la CGT a véhiculé un grand nombre d’illusions sur les possibilités ouverte par ce semblant de dialogue social : « il était temps, puisqu’on parle beaucoup de concertation. Il ne faut pas que ce soit que des mots » a-t-il déclaré sur Sud Radio ce jeudi, à propos de sa rencontre avec Jean Castex planifiée le 2 février.

Les directions syndicales s’apprêtent donc à aller négocier le passage de réformes qui ont été pourtant combattue sur le terrain pendant des mois par les travailleurs. Aider le gouvernement à préparer le passage de réformes antisociales en pleine période de crise, ne sert pourtant que son propre agenda politique et celui des grandes entreprises.

Par ailleurs, on l’a bien vu sur le terrain de la bataille contre les licenciements et suppressions de postes : les négociations individuelles ne permettent pas d’assurer le rapport de force pour empêcher le désastre social. Face à un gouvernement qui sert les intérêts des entreprises en leur offrant des milliards sans aucune contreparties, il faut imposer le retrait des attaques par la lutte. Comme le font les travailleurs de Grandpuits par exemple, mais aussi les travailleurs qui ont répondu à l’appel de la CGT TUI, contre les licenciements. Une date à laquelle se sont ralliés plusieurs syndicats CGT et qui réunit notamment les grévistes de la raffinerie Grandpuits, les ouvriers de l’industrie automobile de SKF ou encore ceux du géant pharmaceutique Sanofi. Mais la confédération a refusé d’appeler à cette date en dépit de la volonté clairement exprimée à la base de riposter collectivement. 

Cette date du 23 janvier, contre les licenciements, pourrait être un point de départ pour une riposte d’ensemble face aux attaques du gouvernement, il n’y a rien à négocier à Matignon ! C’est ce qu’exprimait Adrien Cornet, délégué CGT à Grandpuits, à propos de l’appel du 23 contre les licenciements : « actuellement il y a 700 plans sociaux en France, les travailleurs doivent prendre conscience qu’ils ont le rapport de forces parce qu’ils ont l’outil de travail entre les mains et le meilleur outil c’est la grève ! Ce matin il y avait des piquets à Avallon chez SKF, à Lattes chez Schneider Electric, et tous ces secteurs en lutte doivent s’unir. C’est pour ça qu’on a répondu à l’appel des TUI, et qu’il faut construire une coordination des boîtes en lutte ! ».

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

"66 millions de procureurs, et moi, et moi, et moi" qui suit le meilleur entre tous les meilleurs. Ainsi le locataire de l'Elysée a semblé répondre aux critiques justifiées sur sa gestion de crise aux ordres du patronat.

Espèce de procureurs: la réponse de Macron au grand n'importe quoi de sa gestion de crise du coronavirus

Capture d'écran

 

Après, les masques, les tests, revoilà les masques, Olivier Véran, praticien hospitalier dans le civil et adoubé en charge de la Santé, vient de signer un décret interdisant le port du masque fait maison.

 

Celui qui fut découpé et cousu dans les chaumières au début de l'épidémie puisque la 5e puissance mondiale manquait de masques. Lesdits masques ne protègent rien ou presque. Près d'un an après l'apparition du coronavirus, encore heureux de s'en apercevoir!

Alors, des masques homologués gratuits? Ben non, le business est libre et non faussé en France!

Pour la distanciation garde-barrière, c'est désormais 2 mètres et plus un mètre. Et des tests PCR pour entrer en France que l'on soit de l'UE du capital ou hors du même enclos européen capitaliste. Hier encore, tout quidam de l'UE pouvait aller et venir en France.

Et maintenant, cerise sur la pandémie,  des centres de vaccination  obligés de fermer, faute de doses, quand le docteur Rantanplan, pardon le docteur Véran jure que toute la population française sera vaccinée à l'été prochain.

Ce jeudi, Jean Castex, l'inoubliable premier chambellan du palais de l'Elysée, veut relancer le "dialogue social". Avant ou après le couvre-feu, votre excellence? Et avec un test PCR négatif pour parapher qu'il n'y a toujours rien à négocier?

"66 millions de procureurs", a tonné l'ex-banquier d'affaires que le capital et d'autres ont posé sur un trône présidentiel en mai 2017. Oui, le clone de Jupiter est en colère grave. On ne reconnait pas assez que sa valeur dépasse le nombre de ses années. 

- M.... alors, semble dire Emaneul Macron, il faut donc avoir 78 piges, tel Djo Biden, nouveau big boss des USA, pour être adulé par les médias du monde entier ?

 

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Papeterie de Bègles. ETEX se désengage, 91 emplois menacés

La Papeterie de Bègles, usine historique de la ville détenue par le groupe Etex, est en proie à un PSE qui concerne l'ensemble du personnel si aucun repreneur n'est trouvé. Ce sont 91 emplois, et par conséquent familles, qui sont menacés.

Suppressions d'emplois

Crédits photo : photo D.B.

À Bègles près de Bordeaux la papeterie, qui est une usine historique de la région installée depuis 1929, est menacée de fermeture après l’annonce du groupe Etex de son désengagement du site. La papeterie qui fabrique du papier au plaque de plâtre est passée par plusieurs propriétaires dont notamment le groupe Lafarge avant d’être rachetée en 2011 par le groupe Etex, qui a annoncé sa volonté de se désengager de l’usine avec possibilité de reprise, tout en engageant un PSE pour l’ensemble du personnel avec comme date butoir le 30 mars de cette année. Le 14 janvier, Etex a annoncé qu’aucune offre de reprise n’avait été proposée et que, par conséquent, les possibilités de continuer l’activité sont de moins en moins plausibles ce qui concrétisera la mise à la porte des 91 salariés du site et pas moins de 300 emplois induits dans les alentours.

Depuis une dizaine d’années, les salariés et les sections syndicales, au plus proche de l’outil de production, avaient lancé plusieurs droits d’alertes faisant savoir que des investissements étaient nécessaires afin de pouvoir continuer une activité productive sur plusieurs années. Investissement que le groupe Etex n’a jamais effectué alors même que, selon le cabinet d’expertise commandité par l’intersyndicale du site (Filpac CGT, CAT et CFDT), le groupe a effectué près de 600 millions d’euros d’investissement productifs sur d’autres sites (notamment à Carpentras ou à Bristol). De plus, toujours selon la même source, le groupe fait 2,9 milliards de chiffre d’affaires et a distribué en 2020 près de 48 millions d’euros de dividende.

Cela est d’autant plus scandaleux que la papeterie a un rôle écologique important, en produisant entièrement à partir de papier et carton recyclé. Ce sont 88 000 tonnes de papiers qui sont recyclés à l’année, pour une production de 75 000 tonnes, nous confie Daniel Castanon de la Filpac CGT.

Face à ce constat, les organisations syndicales ont interpellé les pouvoirs publics et produit un mini-film pour faire entendre leur volonté de conserver leurs emplois et de maintenir la production du site. Plusieurs actions vont être mises en place dans les semaines à venir et 100% des salariés ont exercé un droit de retrait. Dans cette perspective, il est d’autant plus nécessaire de dénoncer l’attitude criminelle des grands groupes comme Etex, qui en l’occurrence va laisser 91 familles sur le carreau, et d’exiger l’interdiction des licenciements, ainsi qu’un investissement massif pour permettre la poursuite de la production à la papeterie de Bègles dont l’activité est d’intérêt écologique.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Grève chez Carambar : les travailleurs en lutte pour défendre leurs salaires

Depuis deux mois, les salariés de l’usine Carambar conduisent un mouvement pour empêcher une baisse de 25 % de salaire, que la direction tente d’imposer à la faveur d’un PSE.

Patrons-voyous

Chez Carambar, les salariés se sentent trahis. Début novembre, alors que la direction de l’entreprise annonce qu’elle compte transférer l’usine historique de la marque située à Marcq-en-Baroeul (Nord), dans un autre site à Bondues à 8km pour regrouper ses activités, les salariés ne se doutaient pas que derrière cette manœuvre, la direction allait tenter de rogner sur leurs salaires tout en diminuant les effectifs. Ce n’est qu’au cours des discussions avec les syndicats que les ouvriers ont découvert le pot aux roses : ce transfert se ferait via un PSE, supprimant 9 postes au passage, et les salariés devraient changer de contrat, passant sous la direction de Lutti. En effet, les deux marques sont possédées par la même holding, Eurazeo, qui avait racheté il y a trois ans Carambar et d’autres marques associées.

André Jorisse, secrétaire du CSE et élu Force Ouvrière, ne décolère pas de la façon dont la direction a fait les choses : « On nous a vendu un déménagement de site, mais on nous a annoncé un PSE pour les 114 salariés du site, avec 9 suppressions de postes. Au début, la direction ne nous a même pas annoncé [la baisse de salaire], ce n’était pas écrit dans les documents du plan social. Et le problème, c’est qu’ils veulent nous faire signer des contrats Lutti, avec la baisse de salaire qui va avec, entre 10 % et 25 % ». Ces baisses de rémunération, que la direction justifie comme nécessaire économiquement, ont amené les salariés à faire une dizaines de journées de grève depuis décembre, ainsi que plusieurs débrayages, menant à un amenuisement important des stocks du confiseur : lors de la deuxième semaine de janvier, seule 13 % de la production prévue est sortie des lignes, au point que les stocks fondent. « On estime que des salariés qui travaillent à Marcq-en-Baroeul, qui vont devoir relancer la production là-bas, ne devraient pas fournir l’effort de changer de site et de devoir s’adapter à un nouveau lieu et de nouvelles conditions de travail, tout ça pour moins 10 à 25 % de salaire  » justifie le syndicaliste.

Dans cette situation, même la DIRECCTE (Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi), l’organisme qui se charge de l’application du Code du Travail notamment, a jugé que la manière dont se passait ces transferts étaient inacceptables. Cité par Le Point, le directeur de celle-ci trouve « insoutenable le niveau du manque à gagner et a demandé à Carambar & Co de mettre en place un dispositif pour le pallier  ». Les annonces de baisse de salaires ont créé d’autant plus de colère que le rachat de Carambar s’était accompagné d’une promesse de redécollage de l’entreprise : « Il y a trois ans, le groupe Eurazeo a racheté la marque Carambar en nous disant qu’ils allaient redresser la marque, pour au final trois ans plus tard nous faire un plan social » nous explique André Jorisse. Mais une fois de plus, les « promesses » du patronat semblent de bien vains mots, à l’image des centaines de PSE qui se multiplient partout en France.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

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Publié par EL DIABLO

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

SOURCE : L'Humanité

 

 

Après une nouvelle journée d’actions, les syndicats d’EDF sont reçus à l’Assemblée ce mercredi.

Dans cette longue partie en cours pour mettre en échec le projet Hercule, l’intersyndicale de l’énergie tente de conserver un coup d’avance. Après la nouvelle journée de grèves et d’actions de ce mardi, qui a plus mobilisé que le dernier temps fort du 17 décembre, les porte-parole des fédérations de la CGT, CFDT, CFE-CGC et FO sont attendus ce mercredi à l’Assemblée nationale. À l’initiative du député PCF Sébastien Jumel et du groupe GDR, ils défendront leur rejet du démantèlement d’EDF auprès d’un large panel de parlementaires allant de Julien Aubert (LR) à Marie-Noëlle Battistel (PS), Adrien Quatennens (FI), Delphine Batho et Matthieu Orphelin (ex-EDS). Là encore, le tempo importe : la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, devrait être auditionnée en commission à l’Assemblée le 4 février, suivie du PDG d’EDF, Jean-Bernard Lévy, le 10.

« Un droit pour tous les usagers »

Face au projet de refonte du système énergétique français, chaque point compte. Les syndicats pensent en avoir marqué un nouveau ce mardi. À la mi-journée, la direction d’EDF estimait la mobilisation au même niveau que celle de décembre 2020. L’objectif était donc atteint pour les représentants des agents électriciens et gaziers. D’autant qu’aux rassemblements sur les sites de production ou devant les entreprises se sont ajoutés quelques coups d’éclat. À Paris, près de 200 agents CGT ont déposé symboliquement des compteurs Linky devant le siège parisien de la République en marche au son de« L’électricité et le gaz, c’est pas pour le privé ! C’est un droit pour tous les usagers ». En région lyonnaise, plusieurs centaines de salariés se sont rassemblés devant la centrale hydroélectrique de Villeurbanne-Cusset, où une « baisse de charge » a été organisée. Des rassemblements d’ampleur ont aussi eu lieu devant la centrale thermique de Cordemais, en Loire-Atlantique, et devant le barrage de Bort-les-Orgues, entre Corrèze et Cantal.

« Nous avons réussi à inscrire ce mouvement social durable dans l’espace public. Maintenant, il faut maintenir la pression,souligne Thierry Zehnder, coordinateur des luttes à la CGT mines-énergie.Car si la ministre s’est engagée devant le Sénat à ne pas faire passer le projet Hercule dans un cavalier législatif intégré au dernier moment à sa loi “convention citoyenne sur le climat”, elle n’a donné aucune assurance sur le fait que le gouvernement ne ferait pas voter une loi en urgence ouvrant la voie à des ordonnances. En plus du retrait du projet Hercule, nous demandons un large débat public sur l’énergie qui ne soit pas guidé par des questions financières. »

par  Stéphane Guérard ,
 
Publié par FSC

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SOURCE : L'Humanité

 

La multinationale prévoit de supprimer près de 2 000 postes en France dont une partie fera l’objet d’un transfert dans une société créée ex nihilo à des conditions sociales moins-disantes.

Il n’en est pas à son premier conflit social et, pourtant, cette fois-ci, Serge Kerloc’h n’en revient pas.« C’est du jamais-vu »,lance le syndicaliste CGT, salarié chez IBM à Nice. Ce mercredi, c’est d’ailleurs devant les portes de son entreprise que l’intersyndicale (CGT-CFDT-CFTC-Unsa) appelle à la mobilisation. Au cœur de la colère des salariés, le nouveau plan de restructuration concocté par la direction étatsunienne de la multinationale et décliné partout dans le monde. Pour la seule filière France, c’est« la suppression de 40 % à 50 % des effectifs au troisième trimestre 2021 »qui est en jeu. Près de 2 000 salariés sont menacés.

Si la finalité du plan est en elle-même un désastre social, la stratégie que la direction a mise en œuvre pour y parvenir est tout aussi scandaleuse.« Ils ont choisi de mener de front deux restructurations différentes,détaille Serge Kerloc’h.D’abord un plan social de 1 250 postes et, en parallèle, le transfert d’un millier de salariés dans une nouvelle société créée ex nihilo. »Cette nouvelle entité, NewCo, sera d’abord une filiale à 100 % d’IBM, avant, d’ici douze à quinze mois, de devenir indépendante.« On ne sait rien de cette entreprise, qui n’existe d’ailleurs pas encore. La seule chose qui est sûre, c’est qu’elle se verra attribuer les activités d’infogérance (services aux entreprises – NDLR) »,explique Marc Salis, de l’Unsa IBM. Et ce qui est sûr aussi, c’est que NewCo ne dépendra plus de la convention collective de la métallurgie comme IBM, mais de celle applicable aux bureaux d’études techniques, aux cabinets d’ingénieurs-conseils et aux sociétés de conseil, la convention Syntec, bien moins protectrice.

La stratégie, c’est de ne conserver que l’intelligence artificielle

José Sainz en rirait presque si ce n’était pas si tragique.« Depuis 1998 et la grande vague de délocalisation du manufacturing (fabrication d’ordinateurs – NDLR) en Asie, nous n’avions pas connu un tel plan »,se souvient ce technicien maintenance, embauché chez IBM il y a trente-quatre ans et représentant de la CGT au CSE central.« Cette nouvelle boîte, NewCo, devrait à terme récupérer 100 000 salariés sur les 300 000 que compte le groupe dans le monde. La stratégie d’IBM, c’est de ne conserver que l’intelligence artificielle, très rentable et avec un portefeuille de gros clients, et de se séparer du service aux entreprises, son business à l’ancienne, qui est en déclin partout dans le monde »,note le syndicaliste. Et, pourtant,« IBM fixe à sa nouvelle filiale un objectif de croissance constante »,poursuit José Sainz,« ce qui est impossible dans les conditions de marché actuelles ». Nul besoin de chercher midi à 14 heures, l’équation, pour Marc Salis, est vite résolue :« Quand on opère ce genre de transfert à grande échelle, c’est pour virer tout le monde »,en conclut le syndicaliste. À 57 ans, il fait partie de ces salariés « transférables », trop jeunes pour bénéficier du plan de départs anticipés à la retraite.

 

Des salariés qui vont perdre énormément en changeant d’office de convention collective. « Le forfait de rémunération de nos astreintes techniques va être divisé par trois et nos interventions en week-end vont être minorées… En tout, les salariés qui passeront d’IBM chez NewCo vont perdre 30 % de leur rémunération », assure Marc Salis. Et, au bout du compte,« dans les douze à quinze prochains mois, les salariés NewCo seront menacés d’un plan social low cost »,prévient Frédéric Michelis, représentant de la CFDT au CSE central. Car,« en menant de front le PSE et la création de NewCo, la direction télescope sciemment les calendriers. Ainsi, les salariés d’infogérance qui seraient candidats au départ – ou le cas échéant licenciés – risquent d’être transférés chez NewCo avant la fin des négociations du PSE. Leur départ sera donc acté dans la nouvelle entité, gérée par la convention Syntec,qui prévoit deux fois moins d’indemnités de départ que celle de la métallurgie », explique José Sainz.

Une stratégie qui exaspère Serge Kerloc’h.« Nous sommes face à une tentative de démantèlement complet »,s’agace le cégétiste, qui rappelle que le plan social n’a aucune justification économique :« Les résultats 2020 d’IBM sont meilleurs que les deux années précédentes, l’entreprise verse 4 milliards de dollars de dividendes par an et perçoit, en France, 20 millions d’euros annuels de crédit impôt recherche (CIR) et 4 millions d’euros de Cice. »

par  Marion D'allard 
 
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Jeudi 4 février 2021

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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