SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

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SOURCE / Initiative communiste

En première ligne pour assurer la distribution au cœur de la pandémie de covid-19 mais avec toujours des salaires de misère malgré les profits records de la multinationale, les travailleurs de  ont fait entendre leurs revendications pour de meilleurs salaires et conditions de travail ce samedi 3 avril. À Carrefour , le PRCF69 était à leur coté pour leur apporter le soutien communiste, et donner la parole, dans une  vidéo, à Antoine, délégué CGT de Carrefour Vénissieux.

La fédération CGT du  au coté d’autres syndicats de la CGT, par exemple l’UD-CGT des Bouches-du-Rhône ou la CGT santé, la CGT Cheminots, de la CGT énergie ou encore la CGT services publics, appelle à un journée de grève et  ce jeudi 8 avril

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Quant au fond cette résistance à la levée des brevets n'est pas l'absence de volonté politique!

A l'inverse c'est l'expression politique de l'oligarchie  de faire prévaloir les principes mêmes de fonctionnement de l'économie capitaliste : d'abord le profit et la domination des intérêts d'une caste minoritaire .

L'objectif du mouvement populaire et du syndicalisme de classe étant de soustraire le domaine de la santé (comme de biens d'autres secteurs stratégiques) à la loi du profit et au calcul "des eaux glacées" !

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SOURCE : Bastamag

 

par

 

Même en pleine pandémie, les entreprises pharmaceutiques décident seules du prix des vaccins et de qui les produit. Cette course aux profits menace l’accès aux soins. Entretien avec Olivier Maguet, auteur de La Santé hors de prix.

L’épidémie de Covid repose la question de la toute puissance des grandes entreprises pharmaceutiques quand il s’agit de décider à quel prix et à qui elles vendent leurs médicaments et vaccins. Dans son livre La santé hors de prix : l’affaire Sovaldi, paru fin 2020, Olivier Maguet, chargé de mission bénévole à Médecins du monde, donne à comprendre le pouvoir des labos à partir de l’exemple du médicament contre l’hépatite C qui a été mis sur le marché en 2014 à un prix tel — 41 000 euros la cure en France— que le gouvernement français avait alors décidé de le rationner. Entretien.

Basta ! : Qu’est ce qui vous a poussé à vous intéresser aux prix des médicaments ?

J’ai longtemps travaillé sur la prise en charge des usagers de drogues, qui sont touchés par des infections au VIH et au virus de l’hépatite C. Quand le traitement du Sovaldi est arrivé contre l’hépatite C, son prix constituait un obstacle pour l’accès aux soins des populations vulnérables. Je me suis intéressé à la question des prix des médicaments via cette situation sanitaire concrète.

En quoi le cas du Sovaldi est particulièrement emblématique ?

Quand le Sovaldi est apparu en 2014, il a posé aux pays du Nord, à hauts revenus, un problème que les pays du Sud connaissaient de longue date, celui de la barrière financière dans l’accès aux soins. Ce problème avait été très visible pour le VIH, avec même un procès intenté par 39 groupes pharmaceutiques contre le gouvernement sud-africain quand ce pays a décidé d’introduire des versions génériques des traitement contre le VIH [le procès a eu lieu en 2001, les entreprises ont finalement retiré leur plainte au cours du procès, ndlr.]. Des sociétés civiles et des ONG se sont alors fortement mobilisées. Mais personne ne regardait encore ce qui se passait au Nord où on continuait à payer le prix fort. Il y a bien eu une petite alerte en France en 1996 quand sont arrivées les trithérapies, qui étaient assez chères. Le Conseil national du sida a eu l’idée de proposer un tirage au sort aux malades du sida pour pouvoir en bénéficier, en disant "on ne pourra pas tout payer". Il y a eu une levée de boucliers, et finalement, tous les malades ont pu avoir accès à la trithérapie. Puis la question du prix des médicaments a de nouveau été enterrée [1].

En 2014, quand arrive le Sovaldi, c’est une vraie révolution thérapeutique, puisque ce traitement guérit toutes les hépatites C. Mais il est vendu à 41 000 euros la cure en France. Donc, la ministre de la Santé d’alors, Marisol Touraine (PS), a pris des arrêtés pour mettre en place un rationnement du médicament et le réserver aux personnes les plus gravement atteintes par le virus de l’hépatite C. C’était un rationnement administrativement organisé. Pour la première fois dans l’histoire de la Sécurité sociale depuis 1945, le gouvernement exclut de l’accès à un traitement la moitié des malades. Cela n’était jamais arrivé avant. On savait qu’il y avait des pratiques de rationnement dans les hôpitaux, en particulier sur certains traitements anti-cancéreux. Mais cela restait de la responsabilité de l’équipe soignante, même si elle était contrainte par le budget. Le Sovaldi représente ce point de bascule où les économies du Nord n’ont plus été en mesure de se payer des traitements hors de prix. Le combat pour l’accessibilité aux médicaments est alors aussi devenu celui de pays riches.

La manière dont le prix extrêmement élevé du Sovaldi a été fixé, que vous décryptez dans l’ouvrage, est-elle révélatrice de ce qui se passe dans l’ensemble de l’industrie pharmaceutique ?

Le moment Sovaldi a été un révélateur puissant de la dérive de l’écosystème du médicament. Une dérive qui prend ses origines dans les années 1970 et 1980. Le secteur du médicament n’a pas échappé à la financiarisation de l’économie et à la recherche de profit le plus rapide possible. Les industriels pharmaceutiques sont devenus complètement dépendants des brevets, et les brevets sont devenus des actifs financiers objets de spéculation extraordinaire.

 

« La fin inéluctable de ce système sera de se retrouver avec deux ou trois grandes entreprises pharmaceutiques d’un côté, et la faillite des systèmes de sécurité sociale de l’autre »

 

Les groupes pharmaceutiques se sont coupés de leur propre recherche — Sanofi en est l’exemple en France. Le seul moyen qu’ils ont de se développer est d’acheter des brevets, au prix fort. Pour le Sovaldi, le groupe Gilead a acheté un brevet pour des milliards de dollars. Avec le Sovaldi, pour la première fois, nous avons des preuves de tout cela. Car le Sénat états-unien a engagé une commission d’enquête sur le prix. Les États-Unis, en raison d’une politique extrêmement restrictive vis à vis de l’usage des drogues, connaissent une sur-incarcération des usagers. Or, les systèmes de santé des prisons fédérales ont l’obligation de prendre en charge les coûts des soins de leurs détenus.

C’est dans ce contexte que le Sovaldi est autorisé aux États-Unis en décembre 2013. Quelques mois après sa commercialisation, début 2014, les budgets de santé des prisons fédérales sont déjà épuisés. Le Sénat et sa commission des finances voient bien qu’il y a un problème. La commission d’enquête sénatoriale rend son rapport en décembre 2015. Grâce à ce rapport, nous avons pu avoir accès à des documents qui normalement restent inaccessibles car protégés par le secret industriel. Pour la première fois, nous avons eu les preuves de ce que nous, les ONG, avancions depuis des années.

On voit dans ces documents que la stratégie de Gilead a été de payer très cher un brevet. Ensuite, l’entreprise voulait vendre très vite et très cher le traitement, car la concurrence allait arriver. Une des pièces produites par cette commission d’enquête est la reproduction d’un powerpoint présenté lors d’une réunion du comité spécial de fixation du prix du Sovaldi, mis en place par Gilead en 2013. On y voit des fourchettes de prix avec un code couleur du vert au rouge qui détermine quel prix serait acceptable du côté des acheteurs. C’est comme cela que le Sovaldi est commercialisé à 84 000 dollars la cure de trois mois aux États-Unis, parce que c’est le seuil à partir duquel tous les indicateurs d’acceptabilité passaient au rouge. Dans ce tableau, il n’y a aucune référence aux dépenses réalisées pour développer le traitement, ni aux dépenses de recherches et développement.

 

« Dans la philosophie des brevets telle qu’elle est formulée par les révolutionnaires états-uniens et français au 18ème siècle, c’est un outil de progrès social »

 

Le Sovaldi a explosé les taux de rentabilité de l’industrie du médicament. Mais 85 % des bénéfices nets ont été réinjectés dans cette machine folle pour acheter d’autres brevets. Le reste, 15 %, ont été distribués aux actionnaires. On est dans une spirale inflationniste où il faut disposer de toujours plus d’argent de plus en plus vite pour acheter des brevets de plus en plus cher. La fin inéluctable de ce système sera de se retrouver avec seulement deux ou trois grandes entreprises sur le marché pharmaceutique d’un côté, et la faillite des systèmes de sécurité sociale de l’autre. Et des systèmes de santé à deux vitesses partout dans le monde : des gens qui pourront se payer des traitements hors de prix et d’autres non. Les leçons de l’histoire du Sovaldi sont plus que jamais d’actualité. Nous sommes toujours dans le même système, qui ne cesse de se renforcer. Il y a certes eu des annonces des nos dirigeants sur la Covid, mais pour l’instant, rien n’a changé.

Aujourd’hui, des pays, des élus, des ONG, le directeur de l’Organisation mondiale de la santé, demandent de lever les brevets sur les vaccins contre la Covid. Faut-il totalement en finir avec le système de brevets ? Une industrie pharmaceutique continuerait-elle à inventer de nouveaux médicaments sans le système des brevets ?

Il n’y a pas que le brevet, l’histoire a montré qu’il existe d’autres mécanismes d’incitation à l’innovation. Il y a les primes, les concours publics. Sans même aller sur des mécanismes alternatifs, le brevet lui-même a des règles. Aujourd’hui, on voit que le brevet est utilisé avant tout comme une arme commerciale pour acquérir des positions dominantes sur les marchés et des positions de force dans les dialogues avec les payeurs, qui sont les pouvoirs publics. La négociation sur le prix du médicament ne se fait pas sur les vertus thérapeutiques, elle se fait avec l’arme du brevet : si l’État ne donne pas l’argent demandé par l’entreprise qui détient un brevet, l’entreprise répond : « Je commercialise ailleurs et personne d’autre ne pourra te proposer ce médicament, parce que tu m’as accordé un brevet ». Mais les États peuvent reprendre la main sur les brevets.

Beaucoup de médicaments qui obtiennent un brevet ne respectent pas le critère de l’inventivité, obligatoire pour un brevet. Donc, de nombreux médicaments ne méritent pas ces brevets. En plus, si un brevet même mérité est détourné de son principe, l’État peut agir. Dans la philosophie des brevets telle qu’elle est formulée par les révolutionnaires états-uniens et français au 18ème siècle, c’est un outil de progrès social. La contrepartie, c’est que l’inventeur met à disposition du plus grand nombre son invention. Quand un industriel du médicament refuse de fournir un médicament parce qu’un État ne paie pas assez cher, c’est contre l’esprit des brevets. Les États ont des outils à leur disposition pour s’opposer à cette mauvaise utilisation. La France a, par exemple, associé à sa loi sur les brevets de 1959, reprise dans la loi de 1968, un dispositif dit de « licence d’office », qui consiste à casser le brevet pour ouvrir la voie à un concurrent si l’industriel qui détient le brevet vend son médicament à un prix anormalement élevé qui en empêche l’accès aux plus grand nombre.

 

« La France pourrait changer la donne en tapant du poing sur la table avec une licence d’office bien sentie, tout en recadrant la recherche publique »

 

Les États peuvent aussi agir en amont. L’État est le premier incubateur du secteur pharmaceutique, en finançant les startups et via la recherche publique, qui bénéficie directement à ces startups. L’homme qui a créé la startup Pharmasset – celle qui a vendu le brevet du Sovaldi – est ainsi un pur produit de la recherche universitaire aux États-Unis. Quand l’État met de l’argent dans une startup, il peut prendre des participations dans son capital pour avoir des minorités de blocage. L’État peut aussi inscrire très clairement dans les conventions de subvention des obligations de prix quand le produit final sera commercialisé. Ces leviers sont déjà à disposition des gouvernements. Ils pourraient les utiliser tout de suite.

Mais le gouvernement français n’a jamais utilisé la licence d’office ?

Jamais. Il en a un agité la menace sur le cas de la pilule abortive à la fin des années 1980. Quand sort la pilule abortive [dite RU 486], les mouvements anti-avortement intégristes s’y sont opposés. Le laboratoire producteur [Roussel-Uclaf] a pris peur et renoncé à la produire. Le ministre de la Santé d’alors, Claude Évin (PS), a menacé de recourir à la licence d’office pour ouvrir la production à un concurrent même si celui-ci n’avait pas le brevet. Car il y a deux motifs à l’utilisation de la licence d’office pour un médicament : être vendu à un prix anormalement élevé, ou être mis à disposition du public dans des quantités insuffisantes. La menace avait rapidement poussé le labo à relancer ses lignes de production [2]. En 2014, au sujet du Sovaldi, Marisol Touraine a publiquement dégradé la valeur de la licence d’office, en refusant catégoriquement de l’utiliser et en la comparant à une "arme atomique". Elle porte une responsabilité politique dans le retard pris dans l’utilisation par les pouvoirs publics des outils à disposition pour garantir l’accès aux médicaments.

Jusqu’en 1959, les médicaments étaient exclus du régime des brevets en France. Revenir à cette situation est-il inenvisageable aujourd’hui au vu de l’internationalisation du secteur pharmaceutique ?

C’est compliqué. Le marché est aujourd’hui extrêmement encadré par des conventions internationales. Un pays tout seul ne peut pas s’extraire des brevets, car la norme juridique économique du brevet s’impose aux États signataires des accords de Marrakech, ceux qui ont institué l’Organisation mondiale du commerce [en 1994]. Mais rien n’empêche nos dirigeants politiques de porter dans un cadre diplomatique, par exemple à l’OMC, la revendication de l’accessibilité des médicament à tous, la revendication d’un monde où la santé publique prime sur la propriété privée. La parole d’un président français, d’une chancelière allemande, ou d’un pape, a encore du poids. La France pourrait aussi changer la donne en tapant du poing sur la table avec une licence d’office bien sentie, tout en recadrant la recherche publique.

L’Inde et l’Afrique du Sud mènent une initiative au sein l’Organisation mondiale du commerce pour lever tous les brevets sur les vaccins, traitements et outils de diagnostics contre la Covid. La France, l’Allemagne, les États-Unis, la plupart des pays riches s’y opposent. Quel regard portez-vous sur ce positionnement ?

Je trouve ça lamentable mais ça ne m’étonne pas. Nous n’avons pas aujourd’hui la classe politique qui a la volonté, le courage, d’engager ce débat. Or, tant que les lignes ne bougent pas dans les pays du Nord, ça ne marchera pas. Le combat politique sur le sujet doit être mené dans nos parlements, lors de nos élections, dans les pays riches, pour placer cette question au cœur des discussions politiques et faire en sorte qu’on ait bientôt une nouvelle génération d’élus qui changent de braquet.

Recueilli par Rachel Knaebel

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Encore la Commune de Paris...par Bruno GUIGUE
Encore la Commune de Paris...par Bruno GUIGUE

Commune de Paris – L'élection des mandataires du peuple – 26 mars 1871 –  Les Ami(e)s d'Henri Guillemin

 
par Bruno Guigue

 

L’ÉTINCELLE DU 18 MARS

 

LES LEÇONS DE LA COMMUNE (I)

 

Commémorer le cent cinquantième anniversaire de la Commune, à quoi bon ? Célébrer l’insurrection héroïque du peuple parisien, raviver la mémoire de ce magnifique soulèvement contre la trahison nationale et l’oppression sociale, oui certes. Mais à quoi aura servi cet héroïsme, si l’on n’en tire aucun enseignement pour le présent ? Le meilleur hommage qu’on puisse rendre aux Communards, c’est de considérer leur histoire avec lucidité. C’est de rendre justice à ces hommes et à ces femmes immolés par le capital, sans tomber dans l’apologie béate que facilite l’omission des faiblesses et des contradictions.

 

C’est de relire l’histoire de la Commune sans parti pris hagiographique, en la resituant dans le champ d’une lutte des classes qui continue aujourd’hui.

 

Comme l’écrit Lissagaray, le meilleur historien de la Commune : ce serait «un ennemi» celui qui «flatterait, bâtirait de fausses légendes soi-disant révolutionnaires», il serait «aussi criminel que le cartographe qui, pour les combattants de demain, ferait des graphiques menteurs».

 

Certains trouvent qu'on en parle un peu trop, comme François Furet, grand-prêtre de l'idéologie dominante appliquée aux études historiques, pour qui «aucun événement de notre histoire moderne n'a été l'objet d'un pareil surinvestissement d'intérêt, par rapport à sa brièveté».

 

Mais selon quel critère juger l'investissement dont fait l'objet un événement historique ? Il y a fort à parier que Furet a le sien, et qu'il est différent du nôtre. Difficile, aussi, de parler de la Commune sans prendre le risque de l’anachronisme . Même ses contemporains ont senti l’énigme qui se cachait derrière les repères accoutumés. «Qu’est-ce donc que la Commune, ce sphinx qui tarabuste si fort l’entendement bourgeois ?», demande Marx, partisan enthousiaste de l’insurrection parisienne. Révolte patriotique, assurément.

 

C'est même ce qui, avec la laïcité, fait clairement consensus chez les Communards. Révolution sociale esquissée, ou rêvée ?

Aussi, bien sûr, et non sans contradictions.

 

Tragédie humaine, à la fois terrible et grandiose, la Commune de 1871 s’inscrit dans la longue série des épisodes révolutionnaires qui scandent l’histoire du peuple français. Mais son martyre fait aussi partie du patrimoine historique de l’émancipation humaine. «Le Paris ouvrier, avec sa Commune, écrit Marx, sera célébré à jamais comme le glorieux fourrier d’une société nouvelle» ; et «le souvenir des martyrs de la Commune est conservé pieusement dans le grand cœur de la classe ouvrière». Aussi n’appelle-t-elle pas seulement un geste commémoratif : elle nous invite surtout à méditer son expérience, à tirer les leçons politiques de son échec.

 

Étrange déclenchement, en tout cas, que celui de cette révolution parisienne. Lorsque Thiers veut faire saisir par la troupe les canons de Montmartre, le 18 mars 1871, la réaction spontanée des gardes nationaux est une réaction patriotique, aiguisée par la colère éprouvée depuis des mois à l’égard d’un gouvernement capitulard.

 

Colère partagée par une foule où les femmes sont au premier rang, et qui presse les soldats de désobéir à leurs officiers. Sommés d’ouvrir le feu par le général Lecomte, ils mettent crosse en l’air et la tentative gouvernementale vire au fiasco. Ces 171 pièces d’artillerie ont été payées par une souscription des Parisiens, et la garde nationale les tient pour la propriété collective des habitants de la capitale.

 

Pour le gouvernement, la prise des canons de Montmartre devait d'abord être une opération symbolique. C’était le désarmement, enfin, de cette milice populaire, la garde nationale, dont l’existence était justifiée par la guerre contre les Prussiens, mais qui représentait désormais une menace pour l’ordre social.

 

Mais la saisie des canons de Montmartre, simultanément, devait servir de prétexte à une épreuve de force avec les trublions des quartiers populaires. Il s’agissait de procéder à un large coup de filet dans les milieux révolutionnaires, à l’instar de l’arrestation d’Auguste Blanqui opérée le même jour en province à la suite d’une longue traque policière. Et si jamais les prolétaires en armes s’avisaient de résister, on leur administrerait alors une bonne leçon.

 

Tel était le plan de Thiers, qui misait à la fois sur la lassitude des Parisiens et sur l’efficacité de la troupe pour mener à bien cette rafle visant à «décapiter l’extrême gauche, après avoir décapitalisé Paris», selon la formule de Guillemin.

 

Cette opération à la fois préventive et punitive, cet étouffement dans l’œuf d’un foyer d’infection révolutionnaire qui exaspère les possédants, la grande bourgeoisie et l’aristocratie terrienne l’exigeaient du gouvernement. Elles ne cessaient de la réclamer, et le plus tôt possible, pour en finir avec les fauteurs de trouble qui noyautent les bataillons de la garde nationale et menacent les «propriétés».

 

C’est ce que Thiers lui-même déclarera plus tard : «Les gens d’affaires allaient partout répétant : vous ne ferez jamais d’opérations financières si vous n’en finissez pas avec ces scélérats». Le gouverneur de la Banque de France le bombardait de lettres, le sommant de passer à l’action : «On y voit clair ; c’est la république rouge, jacobine et communiste qui a son Mont-Aventin à Montmartre. Ces gens-là ne connaissent qu’une défaite, celle de la force».

 

Mais en échouant, le coup de force gouvernemental du 18 mars provoque l’insurrection et ouvre un fossé entre Paris et Versailles. Des barricades s’élèvent de toutes parts. Les bataillons populaires de la garde nationale sont en effervescence.

 

Du côté de Thiers et de son équipe, c’est la débandade. Certes on fait placarder une affiche accusant les «communistes» de vouloir «mettre Paris au pillage» et appelant les gardes nationaux bourgeois à défendre «vos foyers, vos familles, vos propriétés». Mais cette provocation supplémentaire scelle le sort du gouvernement, discrédité pour de bon aux yeux des Parisiens.

 

La cause du soulèvement, le 18 mars, c’est ce mélange explosif : l’indignation patriotique d’un peuple trahi, subitement portée à vif par le coup de force avorté d'un gouvernement capitulard. Abandonné par Thiers, Favre et leurs comparses, Paris s’érige alors en pouvoir de substitution. Devant la fuite des autorités, le comité central de la garde nationale constate l’inanité du pouvoir, et il décide illico de le remplacer.

 

C’est ainsi qu’il faut comprendre sa déclaration du 19 mars : «Les prolétaires de la capitale, au milieu de la défaillance et des trahisons des classes gouvernantes, ont compris que l’heure était arrivée pour eux de sauver la situation en prenant en main la direction des affaires publiques».

 

Ce pouvoir, le comité central ne l’a ni désiré ni conquis. Il est tombé entre ses mains, sous la pression populaire, à la faveur de la débandade gouvernementale. Les premières décisions du comité sont la levée de l’état de siège, l’abolition des conseils de guerre et l’amnistie pour tous les crimes et délits politiques. Mais la révolution n’est pas à l’ordre du jour. Car le comité veut avant tout la sauvegarde de la République, et il sait aussi que la légalité de son entreprise est douteuse.

 

Les maires d’arrondissement proposent une médiation avec le gouvernement replié à Versailles, et le comité central participera à ces pourparlers jusqu’à leur échec provoqué par l’intransigeance de Thiers, lequel est déterminé à éteindre le foyer de la rébellion parisienne. Lors de ces discussions où se joue le sort de la future Commune, certains membres du comité central, rapporte Lissagaray, s’indignent qu’on lui reproche d’avoir fomenté la révolte. «Quoi ! On osait parler d’insurrection ! Qui avait déchaîné la guerre civile, attaqué ? Qu’avait fait la garde nationale que de répondre à une agression nocturne et de reprendre les canons payés par elle? Qu’avait fait le Comité Central que de suivre le peuple, d’occuper un Hôtel-de-Ville abandonné ?»

 

La révolution du 18 mars 1871 n’a pas besoin qu’on lui bâtisse une légende, et il faut prendre la mesure de ce qui s’est réellement passé pour tenter de comprendre la suite des événements. «Ce qui s’est passé, le voici : un essai de rafle tenté par Thiers contre les militants extrémistes et les membres du Comité central, et soudain, l’accident, l’instrument de répression qui se casse, la troupe qui entre en insubordination ; alors la garde nationale fédérée se lève, cette fois pour de bon ; stupéfaite de ce qui arrive, et de cette ville laissée à elle-même, la garde nationale en est réduite à ne compter plus que sur son Comité central pour se substituer à une administration en fuite, disparue».

 

Aucune préméditation, dans cette affaire, pas l’ombre d’un complot révolutionnaire. Si le gouvernement de la Commune fut «le gouvernement de la classe ouvrière», comme dira Marx, on ne peut pas dire que son instauration ait été ourdie dans l’ombre par on ne sait quel chef d’orchestre clandestin.

La propagande de Versailles tentera d’incriminer les militants de l’Internationale, mais cette accusation est démentie par les faits. Lisons Henri Guillemin : «La voilà, la vérité sur le 18 mars. Rien qui ressemble à une révolution concertée, préparée, exécutée par le peuple. Un groupe de bonshommes en uniforme, des espèces de délégués syndicaux se voient mués brusquement en responsables de la Cité, et ils en sont, les premiers, ahuris. Mensonge, l’affirmation de Thiers dénonçant à la population ce «comité occulte» qui «veut former un gouvernement».

 

Loin d’avoir fait le 18 mars, le Comité central l’a bien plutôt subi. Ces militaires d’occasion que des circonstances vertigineuses obligent, en coup de foudre, à jouer les ministres vont s’efforcer de faire bonne figure dans le métier qui n’est pas le leur».

 

Et pourtant, l’étincelle du 18 mars a mis le feu aux poudres. Cette révolution improvisée a soudainement changé les règles du jeu. Le comité central de la garde nationale, c’est une vingtaine d’ouvriers, d’artisans et de boutiquiers, parfaitement inconnus pour la plupart, qui donnent congé à la classe politique et prennent sa place. Immédiatement évacuée de la scène, cette coterie de politiciens dont le subterfuge consiste toujours à ramasser les fruits de la colère populaire. 1871 n’est ni 1830 ni 1848 !

 

La capture habituelle de l’événement révolutionnaire, son détournement frauduleux par les professionnels du parlementarisme bourgeois, cette fois, c'est fini ! Dès son moment inaugural, le 18 mars, c’est ce procédé qui signale la radicale nouveauté de la Commune. Ni l’assemblée réactionnaire élue le 8 février, ni le gouvernement capitulard d’Adolphe Thiers, ni les avocats républicains experts en récupération politicienne ne confisqueront le pouvoir et ne soumettront Paris, tel est le message.

 

Or il est frappant que ce pouvoir qui lui échoit inopinément, ce pouvoir dont se saisit par défaut le comité central, ce dernier ne songe qu’à le remettre aux futurs élus de la Commune. Car ce que veulent d’abord ces révolutionnaires en uniforme, ce sur quoi ils sont tous d’accord, ce sont les franchises municipales et la sauvegarde de la République.

 

Certains s’étonneront devant cette révolution qui organise des élections locales au lieu de fondre sur Versailles et d’appeler la province à l’insurrection. Mauvais procès. Les bataillons populaires de la garde nationale auraient été taillés en pièces par l’armée gouvernementale, sans parler des troupes prussiennes qui occupaient l’ouest parisien. Au comité central, une minorité voulait engager l’épreuve de force. Elle aura lieu plus tard, le 3 avril, et ce sera un désastre militaire.

 

Bien avant la journée du 18 mars, les appréhensions des futurs Communards ne manquaient pas à propos de cette épreuve de force tant désirée par les forces conservatrices. Car il n’est pas sûr du tout qu’elle tourne à l’avantage des vrais républicains, et Le Père Duchesne les met en garde : «Ils veulent nous pousser à la guerre civile ; garde à vous patriotes ! On cherche à vous mettre dedans, à vous f … encore une fois dans le pétrin».

 

Le spectre des journées de Juin 1848 plane sur Paris, et les Communards savent bien que la classe dominante, qui tient en laisse la masse des ruraux, n’hésitera pas à infliger un châtiment exemplaire à ceux qui ont osé défier l’autorité du gouvernement et mettre en péril l’ordre social. Ils ne l’ont pas lu, mais ils savent qu’elle pense, comme le royaliste Louis Veuillot, que «c’est la dernière canaille qui règne sur la capitale» et qu’«aucun accommodement n’est possible» avec des êtres qui «méconnaissent volontairement et criminellement les conditions de la paix sociale». Ou, comme le général Du Barail, que Paris est en proie à «une de ces maladies qu’on est obligé de traiter avec ces pilules qu’on appelle les boulets». Impardonnable, cette arrogance du populo qui voulait résister aux Prussiens, et qui prétend aujourd’hui faire la loi dans la capitale, sans parler de ceux qui rêvent d’une société plus juste et sont prêts aux pires excès attentatoires à la sacro-sainte propriété privée.

Oui, impardonnable.

Et durant ses 72 jours d’existence, jusqu’à son écrasement final sous le feu d’une soldatesque abrutie par l’opium du peuple, la Commune ne connaîtra pas un jour de répit.

 

 

Bibliographie incontournable :

 

Prosper-Olivier Lissagaray, Histoire de la Commune de 1871, François Maspero, 1982.

Jacques Rougerie, La Commune de 1871, PUF, 2014.

Henri Guillemin, L'avènement de M. Thiers, et Réflexions sur la Commune, Gallimard, 1971.

Karl Marx, La Guerre civile en France, 1871.

Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com

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Les grévistes de Chronodrive appellent à continuer la mobilisation contre le licenciement de Rozenn

Nous relayons ici une lettre écrite par les grévistes de Chronodrive mobilisés contre le licenciement de Rozenn. Le 27 mars, plus d'une vingtaine de salariés se sont mis en grève pour la première fois de l'histoire de l'entreprise et ont organisé un rassemblement réunissant 200 soutiens. Après cette première journée réussie, les grévistes appellent à continuer la mobilisation contre une direction qui ne répond que par le mépris.

#SoutienRozenn

Les grévistes de Chronodrive sont des jeunes travailleurs, pour la plupart étudiants en temps partiel avec une situation très précaire : Après leur première grève historique il est primordial de les soutenir dans leur combat en participant à leur caisse de grève

Lettre des grévistes aux salariés de Chronodrive

Nous, grévistes de Chronodrive, sommes fiers de la mobilisation de samedi 27 en soutien à Rozenn. Pour la première fois de l’histoire de Chronodrive, nous avons été plus d’une vingtaine à faire grève avec un rassemblement de soutien devant le magasin Basso Cambo réunissant pas loin de 200 personnes. Cette journée nous donne encore plus de détermination pour continuer la mobilisation contre ce licenciement abusif de Rozenn qui n’est autre que de la discrimination syndicale de la part d’une direction qui veut faire en sorte que, nous salariés, nous ne puissions pas nous organiser et relever la tête face à nos conditions de travail.

La grève a montré que nous sommes indispensables pour faire fonctionner les magasins : Avec quelques grévistes le magasin de Basso Cambo a eu une perte conséquente de son chiffre de commandes ce samedi. Aussi la direction a fait le choix de perdre inutilement de l’argent en embauchant des maîtres-chiens, un huissier et en faisant venir des RSM en renfort et une RH. Ces mesures montrent que notre mobilisation a un impact et que la direction a peur face à la solidarité dont nous faisons preuve.

Contre le mépris de la direction, rejoins la mobilisation !

Aussi en réponse à la mobilisation, un communiqué du CSE (le comité social et économique où est élu seulement la CFTC ) a été diffusé dans les magasins Chronodrive. Le texte affirme qu’il n’y a pas besoin « ni de grève, ni de pétition pour être entendus », pourtant le CSE n’a jamais répondu aux alertes de Rozenn sur le harcèlement sexuel, et pire encore, nous n’avons accès à aucun compte rendu des réunions du CSE depuis octobre 2020. Nous sommes effarés de voir ceux qui sont censé représenter les salariés, nous reprocher de nous mobiliser et mentir ouvertement sur leur soit disant transparence. Les élus du personnels présents au CSE apparaissent surtout comme les relais direct du discours de la direction.

Contre ce communiqué ridicule, nous réaffirmons notre volonté de continuer la mobilisation contre le licenciement de Rozenn et nous appelons l’ensemble des salariés de Chronodrive à refuser le mépris dont fait preuve notre direction en lien avec les élus du personnels. Rejoins nous pour t’organiser et construire la suite de la mobilisation !

Contactez-nous sur le facebook de la CGT Chronodrive pour plus d’infos !

Les grévistes de Chronodrive.

#SoutienRozenn

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Compiègne, TPE je vote CGT
Compiègne, TPE je vote CGT
 
 
 
🙋‍♀️🙋🏻‍♂️ TU ES SALARIÉ·E DANS UNE ENTREPRISE DE MOINS DE 11 SALARIÉS ?
Du 22 au 6 avril, c'est le moment de voter CGT pour élire tes représentant·e·s 👍

🗳 COMMENT VOTER ?
Quelques clics et le tour est joué :
connecte-toi sur le site https://election-tpe.travail.gouv.fr/ ;
clique sur le bouton « Voter » ;
authentifie-toi avec ton identifiant et ton code confidentiel reçu début mars par courrier ;
une fois ton choix fait, suivre les instructions pour valider ton vote.

📅 Le scrutin est ouvert du 22 mars à 10 heures au 6 avril à 18 heures.

Salaire, emploi, conditions de travail, formation… c'est le moment de te faire entendre

📲 Site internet TPE
https://www.cgt-tpe.fr/

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
CONSTELLIUM à Issoire (Puy-de-Dôme) : acharnement anti-CGT RASSEMBLEMENT le 7 AVRIL !
CONSTELLIUM à Issoire (Puy-de-Dôme) : acharnement anti-CGT RASSEMBLEMENT le 7 AVRIL !
CONSTELLIUM à Issoire (Puy-de-Dôme) : acharnement anti-CGT RASSEMBLEMENT le 7 AVRIL !
CONSTELLIUM à Issoire (Puy-de-Dôme) : acharnement anti-CGT RASSEMBLEMENT le 7 AVRIL !
CONSTELLIUM à Issoire (Puy-de-Dôme) : acharnement anti-CGT RASSEMBLEMENT le 7 AVRIL !

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Soirées clandestines. Qui est Pierre-Jean Chalençon, le riche organisateur "ami" du gouvernement ?

Gabriel Attal, Roselyne Bachelot, Franck Riester et même Brigitte Macron. Pierre-Jean Chalençon se targue d'avoir « beaucoup d'amis au gouvernement ». Et pas seulement, puisqu'il était également invité à l'anniversaire de Jean-Marie Le Pen avec Dieudonné. Ces liens expliqueraient-ils l'impunité dont jouit le collectionneur pour organiser des dîners de luxe en plein confinement ?

Confinement à deux vitesses

« J’ai beaucoup d’amis au gouvernement ». C’est ainsi que Pierre-Jean Chalençon se présentait dans une interview publiée le 1er février 2021 par l’influenceur Sam Zirah, citant pèle-mêle la ministre de la culture Roselyne Bachelot qu’il « connaît depuis plusieurs années et apprécie énormément », le secrétaire d’État Jean Baptiste Lemoyne, le ministre délégué Franck Riester, ou encore le député LREM Florian Bachelier, et surtout le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal qu’il appelle affectueusement « notre ami » et au sujet duquel il promettait qu’il « doit venir dîner prochainement ».

Dans le reportage diffusé par M6 le 2 avril, il déclarait sous couvert d’anonymat : « j’ai dîné cette semaine dans deux ou trois restaurants soi-disant clandestins avec un certains nombre de ministres, alors ça me fait doucement rigoler. On est en démocratie, on fait ce qu’on veut ». Des restaurants dont « l’adresse n’est connue que de quelques privilégiés » toujours selon M6 qui dévoile dans son enquête un lieu où les convives doivent débourser entre 160€ et 420€ pour profiter d’un repas, et où le personnel revendique fièrement ne pas porter de masque ni respecter les gestes barrières : « une fois que vous passez la porte il n’y a plus de Covid ». Depuis, en plus de Gabriel Attal, le présentateur télé employé par BFMTV Bruce Toussaint, ainsi que l’éditorialiste sur la même chaîne Ulysse Gosset, sont également suspecté de s’être rendu dans ce type de restaurant.

Avant que le scandale n’éclate Pierre-Jean Chalençon fortuné ne se cachait même pas d’organiser « des déjeuner ou des dîners » gastronomiques avec le restaurateur Christophe Leroy. Alors que la grande majorité de la population vit depuis un an sous le coup des confinements, couvre-feux et autres restrictions sanitaires avec la fermeture des bars et restaurants, le propriétaire du Palais Vivienne dans le très chic IIème arrondissement de Paris profitait donc de l’impunité accordée par sa fortune et ses liens avec la haute bourgeoisie et le pouvoir.

Et pour cause, en février 2020 il était invité par Brigitte Macron à l’Elysée pour un dîner avec la première dame avec qui il « échange régulièrement » selon Femmes Actuelles.Mais il n’y a pas qu’au gouvernement que Pierre-Jean Chalençon a des « amis ». En juin 2020, il était invité à l’anniversaire de Jean-Marie Le Pen où il avait posé sur une photo avec Dieudonné. S’il avait dû s’excuser pour ses frasques aux côtés de l’humoriste anti-sémite et du fondateur du Front National, déclarant « j’ai fait une erreur », ce n’est pas la seule fois où il s’est affiché aux côtés de l’extrême-droite. En effet, d’autres photos de lui en compagnie de Jean-Marie Bigard ou encore de Francis Lalanne circulent sur la toile.

Aujourd’hui, face au tollé provoqué par l’affaire, Pierre-Jean Chalençon renie ses propos et affirme qu’il faisait de « l’humour » et maniait « le sens de l’absurde », tandis que selon 20Minutes l’entourage de Gabriel Attal prétend qu’« il ne connaît pas M. Chalençon et n’a évidemment jamais participé à un quelconque dîner ou soirée ». Le ministre de l’Économie Bruno Lemaire affirme de son côté être « convaincu » que « tous les ministres, sans exception, respectent la règle, aucun n’estime avoir droit à quelque passe-droit que ce soit ».

Des déclarations qui ressemblent d’avantage à une tentative d’étouffer l’affaire qu’autre chose. Car après un an à entendre le gouvernement mettre en cause « la responsabilité individuelle » de la population pour expliquer la flambée de l’épidémie et décréter des mesures répressives à l’image des amendes de 135€ pour non-port du masque ou défaut d’attestation, cette nouvelle affaire ne peut que continuer à exacerber la méfiance vis-à-vis de la macronie et d’une gestion de crise au service des puissants.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Des dîners clandestins entre richards dans les beaux quartiers de Paris

Figurez-vous que ça existe depuis des mois dans la capitale, en plein confinement, au nez et à la barbe m'a-t-on dit, de la préfecture de police de Paris et de Gérard Darmanin, ministre en charge du renseignement intérieur auprès du Palais de l'Elysée. Des richards bambochent à qui mieux-mieux dans des hôtels particuliers que M6 en a fait un reportage en caméra cachée.

 

Du coup, le Procureur de la République de Paris ouvre une enquête judiciaire sur des luxueux restaurants -oui, il y en aurait plusieurs- qui offrent caviar, champagne, menus de grands chefs et retrait du masque obligatoire aux rupins à l'aise Blaise de la capitale à quelques pas de l'Elysée. Des menus, et pas de cantine, entre 150 euros pour l'apéro et 490 euros pour la bouffe entre gens biens qui ont du bien. Et peut-être pas qu'en Gaule...

Du coup, cette capture d'écran et je m'excuse humblement si ça ne colle pas trop avec ma chronique. Mais de retour de Rome avec les cloches, fatigué quelque peu, qui me jetterait la première pierre?

Des dîners clandestins entre richards dans les beaux quartiers de Paris

Rémy Heitz, procureur de la République à Paris a donc saisi illico presto "la Brigade de répression de la délinquance à la personne de la police judiciaire parisienne d'une enquête des chefs de mise en danger d'autrui et de travail dissimulé". Cette enquête "aura pour objectif de vérifier si des soirées ont été organisées en méconnaissance des règles sanitaires et de déterminer quels en ont été les éventuels organisateurs et participants".

Vérifier si ces soirées ont été organisées en méconnaissance des règles sanitaires, c'est un poisson d'avril ou quoi ? Et des bamboches du tonnerre de dieu, en plein Paris après 19 heures, heure fatidique du couvre-feu, dans des quartiers huppézs, si j'osais, mais que fait la police de Gérard Darmanin?

Dernièrement, Le Canard enchaîné avait pourtant révélé que du gratin de BFmtv cantinait clandestinement dans un resto -pas du coeur- à quelques pas de BFmtv. Je n'ai toujours pas entendu sur ladite télé d'infos continues si le Procureur de la République avait diligenté une enquête à la demande du ministre de la police.

Pour conclure, la 5e République française est dite sociale et démocratique. Sans rire du tout. Demandez à Cédric Herrou, passeur de frontière, solidaire avec des exilés réfugiés.

Il lui a fallu 11 gardes à vue, 5 perquisitions, 5 procès perdus par l'Etat français, en tout 5 années de luttes pour que la Cour de Cassation, diligenté une fois de plus par l'Etat français, confirme définitivement le 31 mars 2021 la relaxe de Cédric Herrou.

Ben oui, selon que vous serez simples gens ou puissants...

Et si nous renversions la table? Non?

 

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Ikea : 2 millions d’euros d’amende pour 1,2 milliard de bénéfice
Ikea : 2 millions d’euros d’amende pour 1,2 milliard de bénéfice

Depuis le 22 mars, le procès de la surveillance de plus de 400 salariés par l’entreprise Ikea se joue au tribunal de Versailles. Ce 30 mars, la procureure Paméla Tabardel a demandé des peines individuelles pour deux dirigeants du géant suédois. Ils sont accusés d’avoir collecté massivement des informations personnelles sur leurs salariés, grâce à l’appui de policiers. Trois ans de prison, dont deux avec sursis, sont ainsi requis pour Jean-Louis B., directeur général de 1996 à 2009 ainsi que deux ans de prison avec sursis et 10 000 euros d’amende pour un ex-directeur administratif et financier.

Mais la parquetière a également requis une peine pour l’entreprise elle-même, jugeant que celle-ci ne reconnaissait pas sa responsabilité alors qu’« elle est à la fois le support de cette fraude et la bénéficiaire de cette collecte de données en en tirant un avantage organisationnel ». Ainsi, le parquet requiert une amende jugée « exemplaire » pour l’entreprise : 2 millions d’euros.

La lourdeur de la sanction demandée reste à relativiser toutefois : le réseau de franchisés, qui regroupe la plupart des magasins Ikea, a réalisé en 2020 un bénéfice net d’1,2 milliard d’euros, malgré une diminution d’un tiers due au Covid.

Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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