SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Référendum unilever, une petite mise au point

Nous tenons à rectifier certains propos suite au dernier tract de fo. Ils affirment que « lors du dernier CSE, la CGT a annoncé que de leur côté 80% des salariés étaient contre la signature, d’où notre surprise ! »

Effectivement, il y a de quoi être surpris puisque nous n’avons jamais tenu ce discours.

D’où sort ce chiffre !!!

Ils n’ont rien compris !!!

En toute tranquillité et si vous avez des doutes, la CGT vous propose de venir au local afin d’écouter l’audio du CSE, ainsi vous vous rendrez compte de qui « fabule » !

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Des pâtes, des pâtes, oui mais à quel prix!

On peut toujours singer cette pub pour des pâtes d'une certaine marque. Mais l'heure n'est plus à la rigolade avec l'inflation qui galope plus vite que la haute marée sur la côte. Et ni dans le programme présidentiel de Macron, ni dans celui de MLP, trace d'une conférence nationale sur l'augmentation générale des salaires et des pensions, encore moins pour un coup de pouce au Smic, avec une loi pour contraindre 171 branches à respecter le salaire minimum dans les minimas.

 

Pour en revenir à l'augmentation des produits alimentaires de première nécessité: légumes frais +30%; beurre + 26,6%; pâtes +15,31%; viande surgelée +11,34%; farine +10,93%; huile 9,98% ou moutarde + 9,26%, etc. etc.

Augmentations dues au capitalisme, soit par les effets de la guerre, soit par des stocks entretenus par grands producteurs et distributeurs afin de faire exploser les prix et leurs profits. Un exemple: l'envolée du prix des pâtes ne provient pas du blé qui devrait être moissonné en Ukraine et qui ne le sera pas à cause de l'agression militaire poutinienne sur ce pays.

L'accord électoral paraphé, comme sur un coin de table entre la poire et le fromage, entre Lfi, Eelv, Ps et Pc entérine le blocage des prix. Comme Macron a fixé le blocage des tarifs de l'énergie après les avoir fait explosés depuis le début de l'année. J'ai lu également sur les paraphes desdits futurs potes à l'Assemblée nationale : le Smic à 1400 euros.

Bon, la CGT revendique 2 000 euros brut. Mais c'est la CGT et ni Lfi, Eelv, Ps ou Pc ne l'a contactée à ce sujet, ni pour imposer dans les conventions collectives nationales des minimas égaux au Smic en salaire et pas en prime ne comptant pas dans le calcul de la retraite.

L'accord a été signé le 3 mai 2022. Un symbole me dit-on pour l'anniversaire de l'avènement du Front populaire en France.

Si on revient à l'histoire sociale marquante en notre pays, on peut retenir que ni les socialistes, ni les communistes, et moins encore les radicaux, n'avaient dans leur programme respectif l'octroi de congés payés. Ce n'est que par la grève et l'occupation des entreprises que cette revendication fut un droit conquis.

Ceci dit, le bocal de cornichons a-t-il augmenté dans les étals? Je crois qu'il y en a en vente, pas chers, du côté de Marseille. Mais je peux me tromper.

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Hausse de 15% du prix des pâtes, 10% de l’huile : il faut augmenter les salaires !

Des taux jamais vu depuis 2008, 5% d’inflation prévue cet été… Ce mois-ci, l’inflation augmente une nouvelle fois de manière inédite, battant de nouveaux records, notamment sur les produits de première nécessité. Pendant ce temps, les salaires, les aides sociales et les retraites, eux, n’augmentent pas.

Inflation

© AFP/JOEL SAGET

Depuis le début de l’année, l’inflation fait son grand retour sur le marché mondial, et notamment celui des produits de première nécessité. Ce mois-ci, l’augmentation des prix d’un mois sur l’autre vient d’atteindre un record depuis le début de l’année d’après IRi : d’abord à +0,07 points de progression en janvier, elle était à +0,42 points en février, puis +0,89 points en mars, et enfin +1,4 points en avril. Au total, l’inflation s’élève ainsi à 2,89% comparé au même mois de l’année précédente. Et pour les seuls produits alimentaires, elle atteint +3,01%.

Près de 90% des produits alimentaires concerné

« Comme pressenti depuis plusieurs semaines, l’inflation frôle les 3% sur avril au global des PGC FLS [Produits de Grande Consommation : alimentation, hygiène personnelle, entretien] et les atteint sur les produits alimentaires (+3,01%), constate Emily Mayer, directrice business Insight d’IRI.

Elle ne concerne ainsi plus « seulement » les pâtes, les huiles ou la farine, mais « […] touche à ce jour plus de 90% des catégories PGC FLS et atteint des niveaux très élevés sur de plus en plus de produits. »

Par type de produits, c’est l’inflation des pâtes qui est devant les autres, dépassant les +15,31% en avril. D’autres produits affichent aussi une inflation à deux chiffres ou pratiquement, comme les viandes surgelées (+11,34%), les farines (+10,93%) ou les huiles (+9,98%).

« La progression de l’inflation comparativement à mars est très forte sur la viande et le café. Les catégories de papier (essuie-tout, papier toilette, mouchoirs) sont sur des niveaux élevés de progression de prix autour de +6%. » détaille Emily Mayer.

Une course qui n’est pas près de s’achever selon elle : « Avec la réouverture des négociations sur certains produits dans les semaines à venir, l’inflation pourrait atteindre +5% au début de l’été en grandes surfaces, un niveau qui n’a plus été vu depuis 2008. ». En effet, les négociations entre industriels et distributeurs avaient abouti mi-mars sur un accord d’une hausse moyenne de 3%. Or, ce chiffre est déjà dépassé et l’augmentation faramineuse des matières premières induira forcément une augmentation du prix final.

Comme le rappelle l’IRi, l’avenir de cette hausse des prix dépendra de l’issue de la guerre en Ukraine. En effet, la guerre en Ukraine couplée aux sanctions économiques contre la Russie ont provoqué des pénuries de l’énergie ainsi que des matières premières agricoles telles que le blé, le maïs, le tournesol, le colza par exemple, provoquant des répercussions sur toute la production alimentaire. Cet effet papillon est le principal responsable de l’inflation en cours.

Les travailleurs ne doivent pas payer la crise !

Mais ce n’est pas aux travailleurs de payer la crise et les conséquences de la guerre. Pour faire face aux augmentations de prix, les salaires doivent être indexés sur l’inflation et augmentés, tout comme les prestations sociales et les retraites.

Face à cette situation, l’hypocrisie du gouvernement n’a pas de limite, à l’instar des 33,64 euros d’augmentation sur le SMIC ou les 1,8% d’augmentation de certaines aides sociales accordées ce 1er mai - et toujours rien pour les retraites. Ces augmentations sont bien inférieures à l’inflation, provoquant une baisse des salaires réels.

La réponse se trouve au contraire du côté des travailleurs et des classes populaires, qui multiplient les grèves pour les salaires depuis des mois. Dans le secteur de l’aéronautique à l’usine Mecachrome, les salariés sont en lutte depuis trois semaines pour exiger l’augmentation de leurs salaires d’au moins 7%. De même chez le sous-traitant d’Airbus 3A, les travailleurs font grève pour mettre la pression sur les NAO et arracher une hausse des salaires.

Ces mobilisations sont exemplaires et donnent la voie à suivre. Mais pour les mener à la victoire, il y a urgence à construire un plan de bataille conséquent et rompre toute logique de dialogue social comme le font actuellement les directions syndicales qui accompagnent la réélection de Macron à L’Elysée. Ce sera la seule façon de faire face à l’inflation et arracher l’augmentation généralisée des salaires, loin des illusions électorales qui laissent entendre qu’une augmentation de salaire s’obtiendra avec un bulletin dans l’urne aux législatives en juin.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
« Ça a été le mépris de trop » : Chez Amazon Logistique, les braises de la colère sont encore chaudes

15 jours après la grève historique qui a touché l’intégralité des sites d’Amazon Logistique en France, la direction tente de jouer la carte de la division. Pourtant, la colère est toujours profonde, et les quelques « concessions » de la direction sont loin des revendications initiales des grévistes. C’est pourquoi un nouvel appel à la grève pour ce lundi 2 mai a été lancée par l’intersyndicale.

En grève ce 2 mai !

Crédits photo : Page facebook de la CGT Amazon France Logistique

Début avril, les ouvriers de l’ensemble des 8 sites d’Amazon Logistique de l’hexagone entamaient une grève inédite sur la question des salaires. L’objectif ? Obtenir à minima 5 % d’augmentation générale, ce qui dans un contexte de forte inflation et de croissance à 0 % est un combat pour ne pas perdre du salaire dans un secteur où la norme est au bas salaire et au recours massif aux contrats précaires.

Une grève inédite qui exprime une colère profonde dans le secteur de la logistique

De part son ampleur et sa simultanéité, le mouvement de grève a surpris jusqu’à la direction d’Amazon. « Il y a eu un basculement. Des collègues qui ont 10 ans de boite ont fait grève pour la première fois. Ça a été le mépris de trop » nous explique ainsi Robin, militant CGT sur le site de Montélimar. En soi, la grève de début avril chez Amazon témoigne d’un premier « réveil ouvrier » dans un secteur, la logistique, où les traditions de lutte sont encore à construire. Toutefois, ce mouvement s’inscrit aussi dans d’autres mouvements de la logistique à l’international. On peut penser aux grèves victorieuses du nord de l’Italie en 2011-2013 ou, plus récemment, à la victoire historique que représente la création du premier syndicat Amazon aux États-Unis. Un événement majeur qui témoigne d’un « changement de conscience dans la jeunesse précarisée » outre-Atlantique.

Face à la situation, la direction d’Amazon a revu sa position, proposant dans le cadre des négociations annuelles obligatoires (NAO) du 14 avril dernier, une augmentation de 3.5 % au lieu des 3 % initialement mis sur la table. « Les négociations de cette année, c’était pour ne pas perdre, c’est là que c’est inadmissible » dénonce Antoine Delorme, délégué syndical CGT de Amazon Logistique à Châlons-sur-Saône, avant de poursuivre : « On nous a annoncé un doublement de la prime de départ en retraite, de 1500 à 3000 € brut. Mais jusqu’à maintenant c’était une prime interne appelé « The Offer » qui est à hauteur de 8000€ brut à partir de 5 ans d’ancienneté. La direction propose aussi le 13ème mois pour tous et le statut d’agent de maîtrise pour les techniciens informatiques. Mais ces « acquis » ne concerneraient qu’une centaine de salariés et, surtout, ces prétendues « avancés » sont déjà inscrites dans la convention collective ».

La direction cherche à diviser les grévistes : œuvrer à l’unité est un enjeu majeur !

En parallèle de ces propositions, la direction d’Amazon Logistique a fixé un ultimatum : les organisations syndicales doivent signer, ou non, l’accord avant le 3 mai. Et dans le cas de figure où les NAO ne débouchaient pas sur un accord, la direction laisse planer la menace du passage en force… en revenant à la proposition faite avant la grève de 3 % d’augmentation ! Une honte lorsqu’on sait que les 3.5 % sont très loin des aspirations des salariés et qui s’apparente à une tentative de faire subir une défaite « à contre-temps » aux grévistes.

Avec cette stratégie, la direction vise avant tout à semer la division. En effet, l’une des grandes forces du mouvement, et qui a été un élément important dans la réussite de la grève, c’est que l’ensemble de l’intersyndicale, regroupant la CAT, la CFDT, la CFE CGC, Force Ouvrière la CGT, la SNATT et Sud, avait conjointement appelé à la mobilisation début avril. L’objectif est assez limpide : accentuer la pression afin de diviser le front syndical et étouffer la colère qui est encore forte. Dans le même temps, il est clair que la « contre-offensive » de la direction d’Amazon Logistique vise à diviser plus largement les grévistes dans leur ensemble, en cherchant à clore le débat en laissant dans le paysage la perspective d’une « avancée » de façade.

En ce sens, l’appel à une nouvelle journée de débrayage et de grève de l’Intersyndicale, publiée ce 1er mai, à la veille de la fin des négociations est un point positif permettant d’affiché une unité dans l’action face à la direction. Tout l’enjeu réside dans la consolidation de cette unité et son élargissement pour permettre de contre-carrer les manœuvres de la direction et de répondre d’une seule et même voix.

Une unité qui dépasse les frontières syndicales et soit celle de l’ensemble des grévistes, syndiqués ou non. Dans ce cadre, l’organisation d’assemblée générale regroupant l’ensemble des salariés afin de collectivement débattre du cours du conflit et de décider des suites permettrait de défaire la stratégie de division de la direction. L’ensemble des organisations syndicales peuvent à ce titre jouer à plein le rôle « d’outil au service des salariés », participer au débat tout en s’engageant à respecter les décisions des assemblées générales. Ce premier pas d’auto-organisation permettrait non seulement de contre-carrer l’offensive de la direction, mais pourrait aussi permettre de répondre fermement et ainsi ouvrir la perspective d’une satisfaction des revendications de l’ensemble des grévistes.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Le 1er mai 1891, malgré les interdictions patronales, les grévistes défilent dans cette cité du textile du Nord, pour réclamer la journée de 8 heures. Une bousculade, des tirs… Neuf manifestants meurent, martyrs de la cause socialiste naissante.

Le 1er mai 1891 à Fourmies (Nord), neuf manifestants, âgés de 11 à 30 ans, sont tombés sous les balles de l’armée. Rue des Archives/Tallandier

Le 1er mai 1891 à Fourmies (Nord), neuf manifestants, âgés de 11 à 30 ans, sont tombés sous les balles de l’armée. Rue des Archives/Tallandier

Ils ne se laisseront pas intimider par les agitateurs. En faisant placarder, en cette fin avril 1891, des affichettes sur les murs de Fourmies (Nord), les patrons des 37 filatures de la cité lainière font passer le message : les grévistes seront licenciés sur le champ. Le droit de cesser le travail a beau être légal en France depuis 1864, les industriels font encore la loi. D'ailleurs, le maire de la ville, Auguste Bernier - lui-même directeur d'une usine - a demandé au préfet d'envoyer l'infanterie, histoire de dissuader les fauteurs de trouble. Deux régiments de ligne, les 84ème et 145ème, s'installent sur la place centrale de Fourmies et à Wignehies, le bourg voisin, dans la nuit du 30 avril.

Pourquoi tout ce ramdam ? A lire le programme de la manifestation prévue le lendemain, ils n'ont pourtant aucune raison de se tourmenter : le programme de la journée, vendredi 1er mai, n'a rien de subversif, avec spectacles, repas fraternel, délégation en mairie, pour porter les doléances, et même un bal, pour lequel il a été demandé une permission de minuit. Sans oublier, bien sûr, un défilé pour réclamer la journée de 8 heures et une hausse des salaires. Du fait de la crise qui frappe durement le textile dans les années 1880, les rémunérations ont drastiquement baissé (parfois de moitié !) dans les usines insalubres de la ville.

Ne pas exciter la colère sourde des damnés de la laine

Voilà donc des mois que le feu couve sur les braises d'une misère de plus en plus crasse. Très implantés dans la région, les socialistes guesdistes (du nom de leur chef de file, Jules Guesde) multiplient les efforts pour y fédérer les fileurs tisserands, qui triment toute l'année dix à douze heures par jour, six jours sur sept. Paul Lafargue, le gendre de Karl Marx et cofondateur avec Guesde du Parti ouvrier (PO), est même venu personnellement haranguer les masses prolétaires mi-avril. Mais pas question pour ces révolutionnaires d'exciter la colère sourde des damnés de la laine. « Union, calme et dignité », recommandent, à mesure qu'approche le jour J, les responsables locaux du PO.

 

Nous y sommes. Dès 4 heures du matin, les meneurs, guère intimidés par les menaces patronales, sont à pied d'œuvre pour rameuter les troupes et convaincre les non grévistes de débrayer. Vers 9 heures, les esprits s'échauffent devant la filature de « La Sans-Pareille ». Des coups sont échangés avec les gendarmes à cheval, cinq manifestants sont incarcérés au commissariat. Une heure plus tard, leurs rangs ont grossi pour exiger, en vain, la libération des camarades. « C'est les 8 heures qu'il nous faut ! C'est nos frères qu'il nous faut ! », crient-ils, enhardis par la propagande anticapitaliste des leaders.

Près d'une minute de mitraille devant l'église

Vers 11 heures, de nouvelles troupes de tirailleurs débarquent de Maubeuge. Si les gendarmes, synonymes de répression, n'ont pas la cote, l'armée, elle, reste très populaire. Et les soldats sont pour l'essentiel des gars du pays. « L'armée avec nous », applaudissent les manifestants. Dans l'après-midi, beaucoup, lassés, ont fini par rentrer chez eux. Mais sur la place, les pierres fusent, la foule pousse vers les forces de l'ordre… « Feu, feu », ordonne alors le commandant Chapus.

Un portrait de Maria Bondeau, égérie de ce 1er mai sanglant à Fourmies. Collection de l’écomusée de l’Avesnois
Un portrait de Maria Bondeau, égérie de ce 1er mai sanglant à Fourmies. Collection de l’écomusée de l’Avesnois Rue des Archives/Tallandier

Simples sommations pour se dégager ? C'est ce qu'on croit, mais une trentaine de manifestants restent à terre devant l'église après la mitraille, qui a duré moins d'une minute. Kléber Giloteaux, 19 ans, qui portait le drapeau tricolore, en tête des grévistes, a été la première victime du tout nouveau fusil de l'armée, un Lebel à neuf coups, qui démontre son efficacité : neuf manifestants, âgés de 11 à 30 ans, ne se relèveront pas, dont la jeune Maria Bondeau, qui deviendra l'égérie de ce 1er mai sanglant à Fourmies.

«Sur le pavé de Fourmies, une tache innocente qu'il faut laver à tout prix»

La une du « Petit Parisien » du dimanche 17 mai 1891 (collection privée). Bianchetti/leemage
La une du « Petit Parisien » du dimanche 17 mai 1891 (collection privée). Bianchetti/leemage Rue des Archives/Tallandier

Trois jours plus tard, les obsèques réunissent 40 000 personnes, pendant qu'à l'Assemblée, la polémique fait rage entre les partisans de l'ordre et ceux de la justice sociale. Parmi eux, le député Georges Clemenceau, s'exclame : « Il y a quelque part, sur le pavé de Fourmies, une tache innocente qu'il faut laver à tout prix ».

Et aujourd'hui, que reste-il de ce vendredi rouge ? Un souvenir de plus en plus lointain derrière lequel défilent encore les cortèges du 1er mai. Mais plus guère de filatures, hélas. Toutes emportées, à Fourmies comme ailleurs, par les crises et la mondialisation qui ont fait table rase - plus redoutablement que le fusil Lebel - de tout un pan du passé ouvrier.

Le parisien.Fr

Publié par CGT FACEBOOK COMPIEGNE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Le SMIC en un an aura augmenté de 5,9%.

Et UNILEVER, multimilliardaire, verse 1,1% d'augmentation générale pour les salariés de l'usine Le meux !

 

A compter du 1er mai 2022, le Smic va augmenter. Le Smic horaire brut s'établira à 10,85 euros, soit 1 645,58 euros par mois sur la base de 35 heures, et 1 302,64 euros net. Cette revalorisation du Smic résulte de la hausse de l'inflation, confirmée à 4,5% sur un an en mars 2022 par l'Insee vendredi dernier. L'augmentation des prix à la consommation est la conséquence directe de la reprise économique mondiale sous tension après la crise sanitaire du coronavirus. Elle s'est accélérée en raison de la guerre en Ukraine, qui a provoqué une flambée des matières premières. 

 

Pour rappel, le Smic avait déjà été rehaussé de 0,9% en janvier dernier après une hausse exceptionnelle de 2,2% en octobre, déjà due à l'inflation. Sur un an (de mai 2021 à mai 2022), le Smic aura augmenté de 5,9%, soit 72 euros net. 

Le smic va rattraper les autres salaires !

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Champion d'Europe, champion d'Europe: pas avec le Psg, mais en accidents mortels du travail!

Capture d'écran sur laTribune.fr

Ils ne vous en parlent pas sur les téloches d'infos. Et ni Macron ni l'héritière de son père n'a évoqué ce drame humain dans leur campagne présidentielle respective. Il ne faut surtout pas hérisser le poil des patrons, en tant que fidèle commis du capital, à droite comme à son extrême.

 

Pourtant, la France est le leader européen de la mort au travail. "Le patronat français  est le pire d'Europe", constate un collectif composé de la CGT, de Fsu, de solidaires et d'associations progressistes, groupe de travail dans lequel la Cfdt est absente.

Ce groupe intersyndical et associatif recense plus de 7 000 accidents handicapants ou mortels au travail  dans la période 2019-2020 en France. Une hécatombe sans compter  les accidents non recensés dans la fonction publique, chez les travailleurs indépendants, parmi les autoentrepreneurs, chez les travailleurs détachés ou les livreurs, les chauffeurs

Bon, la CES, machin-truc confédéral des syndicats européens, présidé par la Cfdt française, a mis les pieds dans les plats. Non mais! Elle souhaite, et pas revendique, "des actions concrètes" menées par Bruxelles "en matière de formation, d'inspection et de sanctions pour mettre fin aux accidents mortes" à la Saint Glinglin, pardon "d'ici à 2030".

De son côté, l'ex-banquier d'affaires et ancien ministre des plus importants sous Hollande président socialiste, réélu, dans son plan de prévention 2022-2025 des accidents graves cet mortels, est plutôt de la communication que de la volonté à reverser l'impunité des employeurs.

Mais dans cette dernière élection présidentielle, beaucoup ont oublié que les droits conquis l'ont été par la lutte et parfois dans le sang. Et sans la masse en mouvement, réfléchie et consciente, le meilleur discours ou les plus beaux députés ne sont pas grand chose contre la loi des marchés.

Champion d'Europe, champion d'Europe: pas avec le Psg, mais en accidents mortels du travail!

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

(CercleFinance.com) - Le chiffre d'affaires a augmenté de 11,8% à 13,8 milliards d'euros au 1er trimestre 2022, incluant un effet de change positif de 3,5% et 0,6% des acquisitions nettes de cessions. La croissance sous-jacente des ventes a été de 7,3 %.

Les marchés émergents ont progressé de 9,5% avec une contribution de 10,1% des prix, avec des volumes légèrement négatifs. Les marchés développés ont augmenté de 4,1%. L'Amérique du Nord a progressé de 8,5 %, grâce à des hausses de prix et de volumes, tandis que les ventes ont augmenté de 0,7 % en Europe.

' Nous nous attendons maintenant à ce que la croissance sous-jacente des ventes en 2022 se situe dans le haut de la fourchette précédemment guidée de 4,5 % à 6,5 %. Nous prévoyons que la marge opérationnelle sous-jacente pour le premier semestre se situera dans notre fourchette de 16 % à 17 % pour 2022. En raison de l'augmentation prévue des coûts au second semestre, nous nous attendons actuellement à ce que la marge opérationnelle sous-jacente pour l'ensemble de l'année se situe au bas de cette fourchette ' indique le groupe.

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Unilever: hausse de 11,8% du CA à 13,8 MdsE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Elon Musk, milliardaire américain le plus riche au monde, rachète Twitter

Capture d'écran

Pour 40 petits milliards de ses dollars. Et de se proclamer le Zorro de la démocratie avec ce rachat puisque:

 

"La liberté d'expression est le fondement d'une démocratie qui fonctionne, et Twitter est la place digitale publique où tous les sujets vitaux du futur de l'humanité sont débattus."

Les Afro-américains, les Amérindiens et autres Chicanos apprécieront sûrement cet élan de liberté sur la Libre Amérique et pourquoi pas sur tout l'univers.

Moi, je rêve franchement d'un autre monde. Et vous?

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Convocation pour un entretien préalable à sanction pouvant aller jusqu’au licenciement d'un salarié Unilever Le meux

Un salarié (réception magasin habillage) a reçu la semaine dernière une convocation pour un entretien préalable à sanction pouvant aller jusqu'au licenciement !

 

L'entretien aura lieu le mardi 3 mai 2022 à 14H30

 

Afin de refuser cette ambiance de peur, travailler avec le risque de recevoir des avertissements, voire pire, nous appelons les salariés à un débrayage de courte durée à partir de 14H20 devant le poste de garde de l'usine pour témoigner de votre soutien et surtout pour envoyer un message fort à notre direction que nous refusons de travailler en permanence avec une épée de Damoclès suspendue au-dessus de notre tête !

On ne se laissera pas intimider

Notre seule force, la Solidarité

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Examinons les résultats officiels de l'élection présidentielle

Fort du soutien de toutes les forces politiques de tous bords, y compris du PCF, et de tous les médias, Emmanuel Macron est élu à nouveau à la Présidence de la République...Seule l'Union populaire de Jean-Luc Mélenchon n'avait pas appelé à voter pour l'hôte actuel de l'Elysée.

Les Administrateurs du CAC 40 et les PDG des grandes entreprises vont pouvoir sabler le cham pagne.

Mais les chiffres sont les chiffres : 

  • Emmanuel MACRON
    LREM
     
     
     
     

    58.54 %

    18 779 641 votes

     
  • Marine LE PEN, RN, 41.46%

  •  

     

     

    41.46 %

    13 297 760 votes

     

    source : ministère de l'Intérieur

     

     

 

 

 

D'autres chiffres mesurent mieux

l'état réel de l'opinion :

Participation et abstention à l'élection présidentielle : France

Participation71.99%Abstention28.01%

 
  • 48 752 500inscrits
  • Votes blancs6.35%2 228 044 inscrits
  •  
  • Votes nuls2.25%790 946 inscrits
  •  

source : ministère de l'Intérieur

 

 

Donc Emmanuel Macron, sur 48.752.500 électeurs inscrits n'a obtenu que 18.779.641 voix en sa faveur !

Et sur ce nombre, des millions d'opposants à sa politique ont voté cependant pour lui pour "barrer la route au fascisme", ce qui réduit considérablement le score de ses partisans, en minorité dans ce pays, prenant en considération les 3millions de Français qui ont voté "blanc" ou "nul' , soit un tiers des électeurs.

Ceci étant, Macron a été élu à nouveau président de la République.

Pourquoi cependant, le président, le plus détesté de la Vème République a-t-il été réélu ?

Parce qu'il avait le soutien total de "l'Etat profond", c'est-à-dire de l'ensemble des forces économiques et politiques qui sont aux manettes de notre pays. Ce sont elles qui disposent de l'appareil de production - pour faire court  - avec les administrateurs des sociétés du CAC 40, le grand capital financiarisé et mondialisé . ce sont eux qui ont boosté Macron à l'Elysée en 2017, et qui veulent lui renouveler sa feuille de route pour les cinq ans à venir.

Cette classe des "super riches" dispose de l'ensemble des moyens audio-visuels de l'information et influence massivement l'opinion. Ce qu'on a pu observer durant la dernière campagne électorale en fabriquant un grand méchant loup pour susciter un réflexe de peur et de résignation au profit de Macron.

Aussi, la solution mise en avant par Jean-Luc Mélenchon  pour contrecarrer la politique à venir du président de la République - un "troisième tour électoral" avec les prochaines élections législatives - est un piège, si sa stratégie s'arrête-là.

Au mieux une opposition parlementaire de sa majesté. 

Ce n'est pas que l'alliance politique proposée par le leader de la France Insoumise soit mauvaise en soit. Mais se limiter à une option électorale pour changer notre société,  c'est créer l'illusion dans une partie de la population, et le scepticisme dans l'autre. C'est sous-estimer la capacité du pouvoir en place avec ses médias de mener campagne en diabolisant le projet, comme on vient de le voir ces dernières semaines.

C'est surtout créer l'illusion qu'un changement profond du rapport de forces puisse se faire sur les bancs de l'Assemblée

Les dernières expériences du pouvoir "à gauche" avec Mitterrand en 1981, et avec Jospin en 1997, sont négativement concluantes.

Par contre, si l'objectif de Mélenchon est de créer un mouvement de masse qui se fasse entendre dans la rue et dans les entreprises pour appuyer un projet de transformation sociale dans notre pays, tout changerait. L'Assemblée, élue sur cette base, ratifierait les nouvelles lois imposées par le peuple en mouvement.

Cette perspective est ouverte par les 30 millions de Français qui n'ont pas voté Macron.

Telle est l'alternative qui s'offre au lendemain du scrutin du 24 avril.

 

Jean LEVY

Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Présidentielle 2022: jamais l'extrême droite n'a été aussi puissante avec 41, 5% des suffrages exprimés

Communiste italien mort dans les geôles mussolinienne

Ce dimanche, l'extrême droite progresse de 7,5% sur la présidentielle de 2017. Elle récolte même la majorité absolue des suffrages exprimés dans des territoires d'outre mer peuplés à majorité de descendants d'esclaves africains. En métropole, l'extrême droite obtient aussi la majorité absolue dans les Ardennes, le Vaucluse ou la Meuse. Pour l'extrême droite, le 3e tour, c'est les législatives et la campagne débute dès ce lundi.

Cgt, Fsu, Solidaires, Unsa, Unef et des mouvements de jeunesse appellent à un Premier mai 2022 combattif et revendicatif.

C'est maintenant et pas à saint Glinglin qu'il faut combattre les idées nauséabondes de l'extrême droite.

C'est maintenant que les luttes sociales doivent s'amplifier contre Macron, ex-banquier d'affaires réélu pour gérer loyalement le business du capitalisme. C'est maintenant, quand l'abstention, les votes blancs et nuls sont les plus importants depuis la présidentielle de 1969, qu'il faut analyser et surtout comprendre ce profond désaveu des citoyens.

Sinon, en 2027, l'extrême droite sera au pouvoir.

On peut toujours croire en des députés les meilleurs à l'Assemblée nationale pour contrer les commis des marchés. Mais sans la base réactive et conquérante du monde du travail, salariés, sans-emploi et retraités, dans la cité et les entreprises, les lendemains heureux ne seront jamais pour demain.

ET

Présidentielle 2022: jamais l'extrême droite n'a été aussi puissante avec 41, 5% des suffrages exprimés

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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