SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

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Les salariés de MBF Aluminium occupent depuis vendredi 21 mai leur entreprise • © Quentin Carudel / France Télévisions

Les salariés de MBF Aluminium occupent depuis vendredi 21 mai leur entreprise • © Quentin Carudel / France Télévisions

A Saint-Claude dans le Jura, les ex-salariés de MBF Aluminium ont le projet de créer une SCOP, une Société Coopérative Ouvrière de Production. Les ex-salariés sont partants, l’Etat et la Région pourraient suivre financièrement. Reste à trouver de nouveaux clients.

Le feuilleton MBF se poursuit à Saint-Claude, dans le Haut-Jura. Vers une issue heureuse ? Les ex-salariés de la fonderie qui fabriquaient des carters de moteurs et pièces de boîte de vitesse, l’espèrent. L’histoire pourrait s’écrire maintenant sous d’autres lettres, après MBF, place à la SCOP ?

Une SCOP, c’est une Société Coopérative Ouvrière de Production, une entreprise dont le capital est majoritairement détenu par les salariés, les coopérants, qui possèdent aussi le pouvoir de décision. Celle-là pourrait s’appeler Alutech-Europe. Ce nom n’est pas encore définitif… Comme beaucoup d’autres éléments dans ce dossier. 

Certains salariés n'ont plus de payes depuis deux mois

250 salariés ont été licenciés à la suite de la liquidation judiciaire prononcée le 22 juin par le tribunal de commerce de Dijon. Tous ? Non, pas tout à fait. 26 d’entre eux, sont « protégés » par leur statut syndical, donc pas licenciables. Résultat, ces 26 personnes ne touchent plus de salaire depuis le 13 juillet, car l’ancienne société n’a plus d’argent pour les payer. Seule l’inspection du travail peut les licencier. Ce sera fait très prochainement : les premiers courriers ont été reçus en fin de semaine dernière, les autres devraient suivre… et leurs indemnités de licenciement également.

Une Scop, la solution ?

Une Scop pourrait voir le jour : 80 ex-salariés ont assisté à la réunion de présentation du projet menée par Nail Yalcin, de la CGT. Il insiste : « Le projet repose sur trois pieds : les salariés, le carnet de commande et le rôle de l’Etat et de la Région. Pour les salariés, c’est sûr, ils nous suivent. Une centaine est déjà partante pour la Scop. Chaque coopérant devrait mettre 3.000 euros, le montant n’est pas encore défini, pour entrer au capital. Une somme qui peut être perçue lors des licenciements. La région, quant à elle, nous a indiqué qu’elle entrerait au capital à hauteur d’un tiers. C’est ce qui a été promis par Marie-Guite Dufay, la présidente PS, pendant la campagne électorale ».

Concernant l’Etat, le préfet du Jura a rendu visite aux ex-salariés en fin de semaine dernière. Nail Yalcin l’a trouvé « intéressé par le projet, surtout que l’emploi dans le Haut-Jura se porte mal » L’Etat pourrait consentir des prêts, des avances remboursables… Si les salariés de MBF avaient bénéficié d’une exposition médiatique forte, en pleine campagne régionale, l’année électorale présidentielle ne peut pas leur nuire. Ils espèrent bien actionner, aussi, ce levier-là.

Ne pas compter que sur Renault et Stellantis

MBF a coulé, en partie, parce que le carnet de commandes était rempli par seulement deux clients, Stellantis et Renault.  Il faut donc diversifier la clientèle. Et déjà créer un service commercial. Le délégué CGT est prolixe sur le thème : « On doit trouver d’autres clients dans l’automobile mais aussi dans d’autres secteurs comme les 2 et 3 roues, les tracteurs ou encore le ferroviaire et l’aéronautique. On n’oublie pas également l’électro-ménager, où notre savoir-faire peut être utilisé. Par exemple, pour les fers à repasser de Seb. Ou encore pour le mobilier urbain, comme les poteaux, l’éclairage.»

Les concepteurs du nouveau projet envisagent même de changer… de matières premières : « Pourquoi ne pas travailler le cuivre, ou d’autres matériaux ? » avance Nail Yalcin.

Beaucoup d’argent nécessaire

Sur les 250 salariés que comptait MBF avant la liquidation judiciaire, environ 120 d’entre eux pourraient faire partie de l’équipe de départ.

Les machines, actuellement en leasing donc n’appartenant pas aux anciens dirigeants, pourraient être rachetées pour 4,5 millions d’euros. La première année, la masse salariale est évaluée à environ 5 millions.

Prochaine date importante : la cour d’appel de Dijon doit examiner le 14 octobre la liquidation judiciaire sur le fond car les salariés ont fait appel de cette décision.

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La casse se poursuit donc !

Ce qui explique en partie les campagnes désignant les personnels soignants comme irresponsables dans la lutte contre la pandémie sous couvert de lutte pour la vaccination et de pression contre la minorité qui la refuse

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SOURCE : le compte Facebook du Collectif Inter hôpitaux

Les médecins des urgences et du Samu de l'hôpital de Tarbes estiment aujourd'hui ne plus avoir les moyens d'exercer leur travail correctement, faute d'effectifs suffisants. Ils menacent de démissionner si des engagements ne sont pas pris par la direction de l'hôpital.

S'ils n'obtiennent pas des moyens supplémentaires, 32 des 34 médecins des urgences et du Samu de l'hôpital de Tarbes, menacent de démissionner.

S'ils n'obtiennent pas des moyens supplémentaires, 32 des 34 médecins des urgences et du Samu de l'hôpital de Tarbes, menacent de démissionner.  © MaxPPP/PHOTOPQR/LA DEPECHE DU MIDI/LAURENT DARD

Ils sont tiraillés entre leur mission de service public et leur épuisement. Mais déterminés aussi à se faire entendre. 32 des 34 médecins des urgences et du Samu de l'hôpital de Tarbes menacent aujourd'hui de démissionner en bloc s'ils n'obtiennent pas des moyens supplémentaires.

Une activité accrue des urgences

"La situation sanitaire est complexe dans les Hautes-Pyrénées" explique Stéphane Lère, chef du pôle des urgences de l'hôpital de Tarbes et directeur médical du Samu des Hautes-Pyrénées. "Comme dans beaucoup de départements ruraux, le manque de médecins généralistes se traduit par une activité accrue des urgences. Il y a aussi une suractivité des urgences avec la crise du Covid et un manque de personnel. Il y a un épuisement des équipes." 

Sans compter 

la fermeture des urgences de la polyclinique de l'Ormeau,

décidée cet été et prolongée en septembre, qui se traduit "par 30 à 40 passages supplémentaires par jour aux urgences de l'hôpital".

Aujourd'hui, nous n'avons plus les moyens d'assumer toutes nos missions. On les assume, mais mal.

Stéphane Lère, chef du pôle des urgences à l'hôpital de Tarbes

Manque d'effectifs

 

Les médecins ont fait les comptes. Il manque aujourd'hui 8 postes de médecins urgentistes à l'hôpitalCette absence est en grande partie due à la conjoncture : il n'y a pas de candidats pour ces postes. Mais elle est aggravée par le manque de personnel paramédical et le manque d'équipements techniques. 

"Comme partout, l'activité des urgences et du 15 augmente de 5% par an mais à moyens humains constants", explique Stéphane Lère. "Nous avons besoin des recruter des auxiliaires de régulation médicale au Samu, des infirmiers, des aides-soignants et des manipulateurs radio aux urgences. Et on a besoin de matériel. Il faudrait par exemple un scanner supplémentaire. Il y en a un seul à l'hôpital de Tarbes, qui sert à la fois aux activités quotidiennes et aux urgences.

Un ultimatum

Toutes ces requêtes, les médecins des urgences et du Samu les ont mises par écrit. Dans un courrier adressé le 2 septembre 2021 au directeur de l'hôpital, au directeur de l'Agence Régionale de Santé , au préfet des Hautes-Pyrénées, au président du Conseil de l'ordre et au président de la Commission médicale du centre hospitalier, ils listent les effectifs et les moyens matériels supplémentaires indispensables pour assurer correctement leur mission. Et fixent un calendrier. Faute de réponse favorable de la part de leur direction, tous les chefs de service démissionneront le 4 octobre prochain. Ensuite, le 1er novembre, tous les médecins des urgences et du 15 démissionneront à leur tour ou demanderont leur mutation. 

Beaucoup de praticiens sont en poste depuis des années. On est très attaché à cet hôpital et c'est très dur d'aller jusque là. C'est un crève-coeur pour nous mais actuellement, on n'a plus d'autre bras de levier, hélas, pour se faire entendre.

Stéphane Lère, chef de pôle du service des urgences de l'hôpital de Tarbes

"C'est un mouvement apolitique, asyndical" souligne-t-il encore. "On tient à ce que nos demandes soient uniquement au bénéfice des patients du département.

[ça c'est une référence réactionnaire qui sous-entend qu'uen action de type syndical par exemple ne serait pas au bénéfice unique des patients du département]

Mais faute de réponse, on ira jusqu'au bout, quitte à bloquer le système. Il n'y a pas de réponse malgré nos alertes depuis plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Ce n'est pas un caprice de notre part".

Les médecins des urgences et du Samu attendent aujourd'hui un calendrier et des engagements clairs. Une première réunion avec la direction de l'hôpital a eu lieu la semaine dernière, sans résultat. Une autre est prévue le 29 septembre. 

Sollicitée, la direction de l'hôpital n'a pour l'instant pas répondu aux demandes de France 3 Occitanie.

L'ARS "très consciente des difficultés"

De son côté, l'Agence Régionale de Santé se dit "très consciente du problème". "Nous ne sommes qu'en copie du courrier adressé à la direction de l'hôpital mais on travaille avec elle depuis plusieurs mois pour voir comment on peut avancer sur l'organisation des urgences et ce qu'on peut proposer. Il y a beaucoup de problèmes avancés qui ne peuvent pas se résoudre du jour au lendemain : pour les sous-effectifs dans le médical, nous sommes limités par les ressources et c'est une situation nationale. Ensuite, il y aussi un principe de réalité, la tenue d'un budget. L'enveloppe globale allouée par l'ARS au centre hospitalier est en augmentation ces dernières années et il est demandé à la direction de l'hôpital un effort de rationalisation sur sa répartition", explique Manon Mordelet, directrice par interim de l'ARS des Hautes-Pyrénées.

"On travaille depuis le mois d'avril sur les difficultés des urgences dans le département" poursuit Manon Mordelet, "le problème d'effectifs est lié à une conjoncture nationale, il y a une réelle dificulté à trouver des effectifs médicaux, c'est le cas partout en France et la crise du Covid a encore aggravé la situation".

Nous sommes vraiment conscients des difficultés. De mois en mois, on travaille à trouver des solutions. C'est un travail qui prend du temps. L'ARS a déjà beaucoup travaillé avec la direction de l'hôpital et les médecins urgentistes. Des choses vont encore s'écrire. 

Manon Mordelet, directrice par interim de la délégation ARS des Hautes-Pyrénées

Pour tenter de répondre "sur le fond", l'ARS organise ce jeudi 23 septembre une conférence territoriale de santé à Tarbes. Cette table ronde réunira des élus locaux, les membres de droit du Conseil de santé, la préfecture, des représentants syndicaux et des urgentistes pour débattre de la situation des urgences sur tout le territoire "et trouver des perspectives".  

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SOURCE : Objectif GARD

 

 

Rassérénés par leur victoire contre un maire gardois qui voulait imposer le pass sanitaire à tous les agents de sa commune, les membres de la confédération départementale des syndicats CGT des territoriaux du Gard étaient réunis à La Grand'Combe ce vendredi. L'occasion d'élire leur nouvelle coordinatrice et d'établir les axes de travail pour les trois prochaines années, avec déjà des batailles à mener dès le début du mois d'octobre.

"On est assez fiers d'avoir gagné notre combat contre le maire de Saint-Laurent-d'Aigouze", embraye d'emblée Isabelle Payen, nouvelle coordinatrice de la confédération départementale des syndicats (CDS) CGT des territoriaux du Gard, fraîchement élue lors du congrès de rentrée qui s'est tenu ce vendredi dans la salle Marcel-Pagnol de La Grand'Combe.

Quelques jours plus tôt, le tribunal administratif de Nîmes a rendu son verdict : il suspend la note de service de l'édile saint-laurentais imposant à tout le personnel de sa commune de présenter un pass sanitaire sous peine de sanctions. "Une victoire comme celle-là fait jurisprudence à l'échelle nationale", apprécie Isabelle Payen. Et d'enfoncer : "La CGT sera toujours aux côtés des agents pour la défense de leurs droits."

Ainsi, alors qu'elle a mené les débats lors de ce congrès marquant la rentrée des territoriaux du Gard, la nouvelle coordinatrice de la CDS a donné les prochaines orientations à suivre, coconstruites avec les membres composant l'auditoire. L'un d'entre eux a pointé du doigt la"dégradation des conditions de travail des agents", évoquant un "harcèlement" grandissant et des "pressions"récurrentes, notamment au regard de la vaccination.

 
Plusieurs manifestations déjà planifiées

"Certains de nos supérieurs nous répètent "fais toi vacciner, fais toi vacciner!" à longueur de journée", indique Martine Sagit, secrétaire de l'union locale de la CGT d'Alès. Et d'ajouter : "On oublie trop souvent que les agents territoriaux ont joué un rôle crucial pour le fonctionnement du pays pendant la pandémie. Idem lors des récentes inondations. Quand il a fallu prendre un balai pour aller nettoyer, on était au rendez-vous."

Par ailleurs, près de 80 ans après la création du statut de fonctionnaire, une transformation profonde de la fonction publique se profile avec la loi du 6 août 2019 qui prévoit notamment un retour aux 1 607 heures. La CGT y est farouchement opposée. "En travaillant 1 607 heures, on va nous faire travailler gratuitement. C'est une régression sociale car on va nous enlever des congés payés", résume amèrement Isabelle Payen. "C'est la mise à mort du service public par le Gouvernement. Tout ça pour essayer de faire des économies alors que la pandémie a montré qu'il y avait de l'argent", complète Alain Martin, membre de la CGT alésienne.

Et la CDS n'en a pas fini avec ses batailles. La première d'entre elles est fixée au 1er octobre, dès 10 heures, devant la sous-préfecture d'Alès. À l'inverse de la mobilisation prévue le mardi 5 octobre, toujours devant la sous-préfecture alésienne, ce premier rendez-vous ne concernera "que les retraités". Car après "une augmentation de 0,4 point des retraites de base au 1er janvier 2021, et d'1 point pour les complémentaires, alors que les prix ont augmenté de 1,6 point, le compte n'y est pas", aux yeux de la CGT, qui milite pour des pensions de retraites qui ne soient "pas inférieure au Smic" et indexées sur l'évolution du salaire moyen.

Corentin Migoule

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Comment s'étonner dans ces conditions des résistances à la vaccination y compris dans les personnels de santé ?

La casse des hôpitaux se poursuivant !

Hier sur la 5 dans l'émission C politique les témoignages émouvants et d'une aide médicale de près de 30 ans de métier et d'un médecin ont montré que dans nombre de cas  les motifs de ce refus ne peuvent être amalgamés au comportement lui aussi réel d'irrationalité et de dit "complotisme" auguisé par l'extrême droite.

Les motivations en sont diverses mais elles nous semblent s'enraciner dans la défiance politique (le médecin faisait le lien avec les motivations de l'abstentionnisme massif aux élections) à l'égard du pouvoir et des institutions.

Méfiance désignée par les tenants du système comme un rejet injustifié des " élites", MAIS qui de fait résulte des mensonges récurrents des classes dominantes et des médias sous leur contrôle.

ET des incohérences manifestes de la lutte contre la pandémie : CAR comment justifier par exemple le déploiement (effectivement efficace) de la vaccination dans les seuls pays "riches" tandis que demeure le verrou des brevets défendu par bigfarma et l'ostracisme idéologique et géopolitique à l'égard des vaccins chinois, russe et cubain?

ALORS que l'impératif d'efficacité exigerait une vaccination mondiale n'écartant aucun pays et aucun peuple et aucune possibilité ?

MAIS il est vrai qu'on touche ici à l'incapacité du capitalisme à offrir une réponse globale et juste aux questions essentielles auxquelles est confrontée l'humanité !

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Christophe Prudhomme, porte parole de l'Association des Médecins Urgentistes de France (AMUF), nous annonce ce scandale :

 

! Il y a aujourd'hui plus de démissions dans la santé que de candidats à l'embauche.
Entretien avec Stéphane Sahuc, rédacteur en chef à l'Humanité, à l'occasion du débat "L’hôpital public, un an après le Ségur" à la fête de l'Humanité 2021.

VIDEO à l'adresse :

http://www.aloufok.net/sante200921.mp4

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Alors que la fermeture de l'usine Knorr de Duppigheim (Bas-Rhin) est programmée pour fin septembre, les salariés manifestent dans le centre ville de Strasbourg ce lundi 20 septembre.

Une centaine de salariés de Knorr manifestent à Strasbourg. © Radio France - Marie Maheux

Une centaine de salariés de Knorr manifestent à Strasbourg. © Radio France - Marie Maheux

Une centaine de salariés de l'usine Knorr de Duppigheim (Bas-Rhin) manifeste à Strasbourg ce lundi 20 septembre. L'entreprise qui compte 261 salariés doit fermer à la fin du mois de septembre.  

En août, un accord a été trouvé entre le propriétaire du site alsacien, Unilever, et trois syndicats pour un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE). L'accord propose aux salariés du site de soupes industrielles "plus de 80 postes disponibles au sein des sites Unilever en France". La CGT et FO ne l'ont pas signé. 

Les salariés de Knorr protestent contre le plan de sauvegarde de l'emploi. © Radio France - Marie Maheux

Les salariés de Knorr protestent contre le plan de sauvegarde de l'emploi. © Radio France - Marie Maheux

Publié par www.francebleu.fr

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Sous-marins australiens: après la gifle de Biden à la France, son allié indéfectible, notamment au sein de l'OTAN

Plus sérieusement, l'opinion de la CGT de Naval-Group:

Sous-marins australiens: après la gifle de Biden à la France, son allié indéfectible, notamment au sein de l'OTAN

Note de ma pomme: pas trouvé de communiqué CFDT Naval-Group sur son site, number one pourtant des syndicats dans cette entreprise. Le locataire de l'Elysée n'est pas intervenu non plus, lui qui participe au commandement militaire de l'Otan. Ceci expliquerait-il cela?

 

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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SOURCE : L'Insoumission

Par Danielle Simonnet

Les cadeaux d’Anne Hidalgo aux milliardaires Bernard Arnault, François Pinault et Xavier Niel

La maire de Paris socialiste se prépare à annoncer sa candidature à l’élection présidentielle. Le précédent Président socialiste, François Hollande, s’était fait élire en annonçant que son véritable ennemi serait la finance, pour in fine bien la servir. Le résultat fut l’élection de son pur produit et serviteur, Emmanuel Macron, grâce à qui les intérêts des puissants oligarques milliardaires n’auront jamais été aussi bien défendus dans toute l’histoire de la République. Y a-t-il autre chose à attendre de la probable future candidate Anne Hidalgo ? Cette note vise, à partir de quelques exemples parisiens, d’évaluer à cet égard le bilan de l’action municipale de la maire socialiste vis-à-vis de certains de ces oligarques milliardaires. Et si les amis d’Hidalgo étaient précisément les financiers ? 

Anne Hidalgo et Bernard Arnault, un vieil idylle

Commençons par Bernard Arnault, l’homme le plus riche de France et la deuxième fortune mondiale. C’est un grand adepte des paradis fiscaux, de l’optimisation et de l’évasion fiscale. Si l’homme d’affaire est amateur d’art et collectionneur, son engagement dans le mécénat suit surtout une stratégie visant à améliorer l’image du groupe LVMH et accroître son rayonnement à l’international. 

Pour le milliardaire, comme pour nombre d’oligarques, il est essentiel de tisser des liens avec le politique, de droite comme de gauche. Et côté PS, dans l’équipe de Bertrand Delanoë-Anne Hidalgo, ça tombe bien, c’était un de leurs objectifs. Christophe Girard, l’ancien adjoint à la culture et maire du 4e, est en partie à l’époque choisi pour cela. Celui qui fut à EELV avant de rejoindre le PS a occupé des fonctions de premier plan au sein de la maison Yves Saint Laurent et du groupe LVMH jusqu’en 2016.

Un immense terrain à prix cassé pour la Fondation Vuitton à Paris

Bernard Arnault avait déjà obtenu pour le groupe LVMH de la Mairie de Paris l’exploitation du jardin d’acclimatation dans le bois de Boulogne par le biais d’une délégation de service public. En 2006, le Conseil de Paris va lui permettre de construire sa “Fondation Vuitton” qui sera inaugurée en 2014. Une convention de 55 ans au profit de LVMH est établie sur un terrain appartenant à la Ville et jouxtant le jardin d’acclimatation, contre une redevance de 100.000€ par an. Au vu de la superficie de 11.100m2, c’est pas cher payé, soit une redevance de 9€/m2/an.

À titre de comparaison, la redevance versée par la FFT pour la convention d’occupation de Roland Garros est d’environ 60€/m2. La largesse est de taille ! Mais surtout, Bernard Arnault va pouvoir profiter du cadre fiscal du mécénat induit par la loi Aillagon. La Cour des comptes en novembre 2018 a révélé que la construction du bâtiment qui devait initialement coûter 100 millions d’euros va voir sa facture exploser à près de 800 millions d’euros au total. Du fait de l’avantage fiscal permettant de défiscaliser 60% de l’argent investi, il en coûtera 518M€ à l’Etat.

Le musée des Arts et traditions populaires offert sur un plateau à LVMH

Celui qui a détruit tant d’emplois, tant de vies et tout le savoir-faire français de l’industrie du textile par sa politique de délocalisation va reprendre, tout un symbole, le musée des Arts et traditions populaires pour en faire sa maison LVMH- Arts-talents-patrimoine… Le bâtiment de l’ancien Musée national des Arts et Traditions populaires qui était installé dans le Bois de Boulogne, lui aussi attenant au jardin d’acclimatation, appartenait à la Ville et avait été concédé à l’État en 1954, par une convention arrivant à échéance en décembre 2014. Ce musée avait été fermé par l’Etat, et ses collections avaient été transférées au MUCEM à Marseille en 2011. Le bâtiment, depuis cette date, avait été laissé sans utilisation, muré en juin 2013 et laissé à l’abandon.

L’État va finalement verser une indemnité de 10 millions d’euros (un montant visant à permettre de réaliser les travaux de réhabilitation du bâtiment) à la Ville de Paris, pour la reprise du bâtiment. Mais plutôt que de recréer un établissement culturel municipal, certains parlaient d’un musée sur l’esclavage, la ville va le céder à LVMH, sans aucune mise en concurrence pourtant imposée à la moindre association culturelle. Et le “projet culturel”, normalement exigé, sera des plus sommaires. La ville va lui offrir les 10 millions d’euros perçus par L’État et établir une convention d’une durée de 50 ans pour une redevance en retour très faible de nouveau pour le groupe LVMH. Il s’agit de 150.000 euros par an, pour plusieurs milliers mètres carrés de surface, soit environ de nouveau 9€ le m2 par an, plus un faible pourcentage du chiffre d’affaires, alors qu’une partie des activités pratiquées dans le lieu (évènementielles et de restauration) sera très lucrative et bien rentable. A titre de comparaison, le prix des loyers commerciaux le plus faible dans le 16ème arrondissement est au minimum de 270€ le m2 par an… 

Quand Anne Hidalgo prend la défense de Bernard Arnault contre ATTAC

Les investissements ont été estimés à 158 millions d’euros, bénéficiant là encore de la règle de la déduction fiscale de 60%, donc largement financés par l’Etat. Bernard Arnault peut donc s’offrir ainsi, grâce aux largesses de la ville et de l’Etat, une “Maison LVMH / Arts – Talents – Patrimoine”, mixant résidence d’artiste, salles d’exposition et de concerts, centre de documentation sur les métiers d’art et un restaurant de 1.000 m2, qui lui permettra, sous prétexte de culture, de valoriser son image. Le domaine LVMH dans le bois de Boulogne est dorénavant une vitrine plus que conséquente, nationale et internationale pour l’empire du luxe du milliardaire. 

Le 3 juillet, lors de l’inauguration de la réouverture après travaux des magasins emblématiques de La Samaritaine, l’association Attac a mené une action non violente, un tag à la gouache et des banderoles pour dénoncer le gang des profiteurs. Pendant la crise sanitaire, alors que la pauvreté explose, ces milliardaires ont en effet augmenté de 68% leur fortune ! Bernard Arnault, lui, a vu ses avoirs personnels augmenter de 62 milliards d’euros, tout en poursuivant des licenciements et ses placements dans les paradis fiscaux ! Mais, Anne Hidalgo, côte à côte avec Emmanuel Macron pour flatter l’indécent milliardaire, fut parmi les premières personnalités politiques à dénoncer le vandalisme de l’association… En cohérence, elle a choisi son camp, celui des milliardaires fraudeurs du fisc, la gôche anti gouache pro LVMH…  

Les cadeaux d’Anne Hidalgo à François Pinault

Juste après Bernard Arnault, impossible de ne pas mentionner François Pinault, autre milliardaire. François Pinault a lui aussi utilisé des sociétés écrans situées dans les paradis fiscaux des Antilles néerlandaises pour cacher un quart de sa fortune pendant une vingtaine d’années, évitant ainsi d’être assujetti à l’impôt sur le revenu jusqu’en 1997, sans compter les stratégies d’optimisation fiscale réalisées depuis. 3ème fortune française et 59ème au niveau mondiale en 2012, avec une fortune personnelle estimée à 8,5 milliards de dollars et une fortune professionnelle de 8,1 milliards d’euros, rien que ça. Pour François Pinault, impensable de ne pas accéder lui-aussi à sa propre fondation dans la capitale. Et ce que les milliardaires rêvent à Paris, Anne Hidalgo l’exauce.  La maire de Paris lui a ainsi permis de réaliser la Fondation Pinault au sein de la Bourse du Commerce. 

Cette magnifique rotonde datant du XVIIIe siècle avait été cédée par la Ville de Paris à la chambre de commerce et de l’industrie de Paris-Ile-de-France (CCI) en 1949, pour 1 franc symbolique, sous réserve qu’elle y accueille des activités liées à ses missions. Fin de l’été 2015, la municipalité a demandé à la CCI de lui céder cet espace de 13.000 mètres carrés, afin d’y installer une activité emblématique, de visibilité internationale, à côté des Halles : la fondation Pinault.  En janvier 2016, alors que la CCI se retrouve financièrement au plus mal, à prévoir plus de 300 licenciements, la Ville de Paris a fait une proposition de rachat jugée satisfaisante par la chambre, laquelle se verrait céder en pleine propriété un bâtiment de 14.000 mètres carrés près de République, dont elle est concessionnaire depuis 1914. L’opération va coûter 86 millions d’euros à la ville de Paris et un dédommagement de 21 millions d’euros pour la CCI ! 

La ville, là encore, établit pour le milliardaire collectionneur, un bail emphytéotique pour 50 ans, pour un loyer annuel de 15 millions d’euros les deux premières années. Mais ce montant pouvant sembler être impressionnant revient à 1150€/m2/an, soit un loyer bien inférieur aux fourchettes hautes dans le quartier des loyers commerciaux qui sont plus autour de 2589€/m2/an. Et d’emblée, la ville a promis des loyers beaucoup moins élevés pour les années suivantes afin de tenir compte des travaux engagés.  Les coûts d’entretien et d’investissement de ce site seraient très élevés (12,3 millions d’euros entre 2009 et 2015, 4 millions nécessaires pour une mise aux normes d’urbanisme et d’accueil du public).  Mais François Pinault, en bon mécène désintéressé comme Bernard Arnault, sait user lui aussi de la loi Aillagon de défiscalisation de l’argent investi dans la fondation. Ces milliardaires savent défendre leurs intérêts au point de réussir à les faire passer pour de l’intérêt général ! 

Les liens d’Anne Hidalgo avec Unibail-Rodamco-Westfield, le premier groupe coté de l’immobilier commercial au monde

Sans chercher à être exhaustif, on ne peut traiter du rapport d’Anne Hidalgo avec les milliardaires et les grandes entreprises au top dans la financiarisation capitaliste sans traiter d’Unibail-Rodamco-Westfield, le premier groupe coté de l’immobilier commercial au monde. 

Avant d’être Maire de Paris, Madame Hidalgo a été 1ère adjointe de Bertrand Delanoë de 2001 à 2014. Un des gros dossiers d’urbanisme de l’équipe municipale  fut celui des Halles. Si les débats à l’époque ont surtout porté sur les aspects esthétiques et la Canopée, l’opération de rénovation des Halles prévoyait surtout une immense braderie, puisque ce bâtiment emblématique de Paris, porte d’entrée dans la capitale via les immenses stations de métro et RER qu’il abrite, au profit de l’entreprise Unibail.

Cette cession du centre commercial, qui a eu lieu en 2010-2011, a profité de manière aberrante à l’entreprise, aux dépens de la collectivité : la Ville a ainsi réalisé 1 milliard de travaux dans le bâtiment avant de le céder (sans contribution d’Unibail, alors que l’entreprise devait initialement contribuer pour 238M€ aux travaux, mais ce concours a été annulé). Elle cède pour 142 millions un centre commercial qui doit en valoir dans les 700 millions selon l’évaluation de la CRC en 2018, qui estime que “le réaménagement des Halles a profité de manière déséquilibrée à Unibail-Rodamco(-Westfield) potentiellement au détriment 1) des finances de la Mairie et 2) de l’intérêt public considéré plus généralement.”)

De plus, la surface commerciale a été étendue, ce qui accroît la marchandisation aux dépens de l’intérêt général et notamment à l’encontre des revendications des riverains.

Les liens de Mme Hidalgo et de son équipe avec cette entreprise ne s’arrêtent pas là : en effet, elle a décidé en 2014 de permettre à Unibail de construire au coeur du Parc des expositions qui était déjà délégué en délégation de service public à Viparis, filiale d’Unibail, la gigantesque Tour Triangle, bâtiment anti-écologique, contesté par les riverains, des élu.es (comme Alexis Corbière et moi-même à l’époque et les élu.es écologistes) et spéculatif. D’après un rapport de la CRC, publié en juin 2020, on a appris de plus que la Ville avait dans le cadre de ce projet offert un cadeau de 263 millions d’euros, sans raison, à l’entreprise Unibail !

En effet, en 2014, la Ville a résilié de manière anticipée le contrat de délégation du Parc des expositions qui la liait à Unibail, afin de signer un nouveau contrat intégrant la présence de la future Tour Triangle. La résiliation a été l’occasion d’une indemnisation d’Unibail à hauteur de 263 millions d’euros, pour le dédommager de cette résiliation anticipée… C’est pourtant l’entreprise Unibail le premier bénéficiaire, puisqu’elle a obtenu le nouveau bail du Parc des expositions et de la Tour triangle, pour une durée de 50 ans ! Après la braderie des Halles à Unibail en 2011, c’est un nouveau cadeau injustifié fait par la Ville à cette multinationale, qui va déjà profiter de larges bénéfices du fait du projet de Tour triangle (si le projet voit le jour car il est tellement à contre temps !) et qui a, selon les termes de la CRC, “durablement renforcé sa situation sur son secteur d’activité”.

Pour rendre concret ce montant, avec 263 millions d’euros on pourrait très très largement héberger et garantir un accompagnement social à l’ensemble des sans-abris parisiens et mal logés pendant 5 ans !

De plus, avec un loyer de 2 millions d’euros par an pour une durée de 80 ans (et 8 millions versés à la livraison du bâtiment), la convention est assez généreuse : rien que les 77.000m2 de bureaux prévus peuvent permettre à Unibail d’engranger environ 80 millions d’euros par an, montant qui n’inclut pas les bénéfices liés à l’espace de conférences, à l’hôtel de luxe, aux locaux commerciaux en pied d’immeuble.

Anne Hidalgo et Xavier Niel

Dernier exemple pour la route dans cette note, parlons des largesses de la ville avec Xavier Niels et sa station F. Non content de faire de la capitale la vitrine des milliardaires, du luxe, de la transformer en centre commercial géant, l’équipe municipale d’Anne Hidalgo entend en faire une vitrine de l’innovation, la capitale des start-up, de quoi faire rougir de plaisir Emmanuel Macron qui s’auto présente comme le Président de la start-up Nation. 

L’équipe se tourne naturellement vers un autre milliardaire, Xavier Niel. Il est le fondateur et actionnaire principal d’Iliad, groupe de télécommunications français, maison mère du fournisseur d’accès à internet Free et de l’opérateur de téléphonie mobile Free mobile. C’est aussi un parisien qui vit par ailleurs dans un somptueux palais dans le 16e arrondissement. 

Pour monter la station F, plus grand incubateur numérique à start-up d’Europe, la SNCF va céder la Halle Freyssinet à la Ville de Paris qui la cède ensuite au groupe Free en 2016 pour 70 millions d’euros, soit pour 1800€ le m2 dans une zone où au même moment le prix du m2 avoisinait les 8000 €. 

Pur hasard ? Jean-Louis Missika, l’adjoint d’Anne Hidalgo à l’urbanisme durant la précédente mandature, celui qui pilota en grande partie sa campagne municipale “Paris en commun”, très actif sur ce dossier, avait auparavant travaillé comme lobbyiste auprès de Free et de Xavier Niel…C’est vrai qu’il avait été en grande partie choisi pour avoir siégé dans une cinquantaine de conseil d’administration de grande entreprises et notamment chez free. Son soutien lors de la présidentielle à Emmanuel Macron n’avait en aucun cas entaché leur collaboration politique.

Si la station F peine à fidéliser les 1000 start-up promises du fait de nombreuses difficultés pour garantir l’efficacité des services promis et de bonnes conditions matérielles (même le wifi dysfonctionne, quel comble pour le patron de Free !), la gare de la start-up nation-capitale accueille de beaux voyageurs, comme le fondateur d’Airbnb, la numéro 2 de Facebook, le PDG de Microsoft… Le jour de l’inauguration du lieu, le 29 juin 2017, en présence d’Emmanuel Macron, fut précisément le même jour où celui-ci avait déclaré “Une gare, c’est un lieu où on croise les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien.”

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
« Macron a passé son mandat à casser du cheminot ». Les cheminots reçoivent Macron à Gare de Lyon

En réponse à la venue de Macron à Gare de Lyon hier matin pour les 40 ans du TGV, des cheminots ont investi la gare pour dénoncer la casse du transport public et du ferroviaire qui entraîne la précarisation des conditions de travail et la baisse des salaires et ce alors que le matin même, le PDG de la SNCF annonçait 3000 suppressions de postes. Les cheminots ont fait face à la police qui les a nassé.

Mouvement ouvrier

Photo : Révolution Permanente

En amont des présidentielles, Macron multiplie les opérations de communication et réinstaure dans le débat public ses plans de réformes. Pour les 40 ans du TGV, créé sous le régime Mitterand, le président a fait une apparition à Gare de Lyon avec le ministre des transports Jean-Baptiste Djebbari et du PDG de la SNCF Jean-Pierre Farandou. Au programme : greenwashing et casse sociale. Macron n’a pas lésiné sur les grandes tournures de phrases vantant "une fierté industrielle" et "une fierté humaine", illustration du "génie français", au service de l’aménagement du territoire.. Tandis que ce même matin, Farandou annonçait la suppression de 2000 à 3000 postes au sein de la SNCF soit 1.5 à 2 % des effectifs de la SNCF. Comme le dit Anasse Kazib, cheminot syndiqué à Sud Rail et candidat aux présidentielles, à Révolution Permanente : « Il est venu s’arroger l’histoire du chemin de fer. Ce chemin de fer qui a été fait à la sueur et au sang des cheminotes et des cheminots pendant des décennies et des décennies… Voilà c’est la bourgeoisie qui s’arroge l’histoire du prolétariat et de la classe ouvrière et notamment des cheminots. »

Macron a ensuite dévoilé la maquette de la motrice du TGV M, longtemps appelé "TGV du futur", qui devrait être sur les rails en 2024. Ce nouveau TGV, commandé chez Alstom, ne sera pas plus rapide que les dernières rames circulant sur le réseau français mais serait plus confortable et écologique. Une mesure totalement cosmétique compte tenu des plans de licenciement massifs au sein de la SNCF et de la privatisation des services qui rendront les billets plus chers alors que le train est l’un des moyens de transport les plus écologiques.

Afin de dénoncer l’hypocrisie d’un gouvernement qui ne fait que précariser et s’attaquer aux droits des travailleuses et travailleurs des transports public et pour s’opposer la privatisation des services publics des cheminots étaient présents ce matin, accompagnés de salariés de la compagnie de bus Transdev dont de nombreux dépôts sont actuellement en grève contre la casse et de grévistes de l’Infrapôle. Deux banderoles ont été lâchées pendant le discours de Macron et de nombreux manifestants en gilet de travail se sont rassemblés dans le Hall 1 de la Gare.

La police a nassé les manifestants qui ont finalement réussi à forcer le passage.

Ce rassemblement s’inscrit dans une période enclenchée par la réforme ferroviaire de 2018. Actée et fixée à 2023, l’ouverture à la concurrence du marché du transport ferroviaire, vient ouvrir une brèche potentielle dans le modèle de la compagnie. Dans ce cadre, elle est déjà mise en concurrence par des compagnies comme Transdev, qui vient de se voir octroyer l’exploitation d’une ligne de TER par la région PACA, une mesure qui concerne pas moins de 244 cheminots. Quatre autres régions de France ont également annoncé leur volonté d’expérimenter l’ouverture à la concurrence de leur TER (Grand-Est, Hauts-de-France, Ile-de-France et Pays-de-la-Loire) dans une logique d’expansion à échelle nationale. Comme nous le disions : la question n’est pas tant de savoir quelle entreprise privée remportera les appels d’offre mais plus de comprendre que le morcellement ligne par ligne de la SNCF historique détruit l’aménagement homogène du territoire, dégrade la sécurité (qui ne fait jamais bon ménage avec les profits) et tend vers l’augmentation progressive du prix du billet (comme en Angleterre) car les appels d’offre ultra compétitifs poussent à réduire artificiellement les prix pour les emporter, tout en sachant que tôt ou tard les entreprises privées et leurs actionnaires réclameront des retours sur investissement.

La spécialisation par ligne qui va ouvrir à la concurrence est une attaque frontale contre les droits du travail sachant que cela va conduire à des augmentations des cadences et des temps de travail, couplées à des suppressions de postes. Farandou ayant annoncé la couleur dès ce matin. Tout cela se couple aux réformes bulldozers de la macronie qui s’attaque aux régimes spéciaux des cheminot.e.s et remet au goût du jour la question de la réforme des retraites. Comme le dit Fabien Villedieu syndiqué à Sud Rail : « Macron a passé son mandat à casser du cheminot. Il a cassé les transports publics et nos retraites... ».

Cette situation fait écho à la grève menée par les salariés de l’entreprise Transdev du dépôt de bus de Seine et Marne. La réorganisation interne de l’entreprise se faisant aux frais des conditions de travail des salariés qui doivent multiplier les heures et voient leur salaire baisser. Ces attaques vont s’étendre progressivement à tous les travailleurs du transport, et notamment en premiers lieux aux agents de bus de la RATP.

Comme l’explique Anasse Kazib, il est aujourd’hui plus que jamais nécessaire de se battre pour « le projet d’une seule entreprise des transports public, sous contrôle des travailleurs et des usagers et la gratuité pour tous. Pour en finir avec le dumping social, la casse des transports et l’impact routier sur le climat. #Presidentielle2022 »

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
VIDEO. "Il sait pas si il va détruire 2000, ou 3000 vies" : Anasse Kazib répond au PDG de la SNCF

« Supprimer 2000 à 3000 postes, c’est pas un drame ! », c’est ce qu’annonçait Jean-Pierre Farandou le PDG de la SNCF ce matin. Anasse Kazib, cheminot et candidat à la présidentielle, réagit à cette attaque sociale du gouvernement, qui poursuit son offensive envers les travailleurs du rail.

Suppressions d'emplois

Invité sur RMC à l’occasion des 40 ans de l’anniversaire du TGV, Jean-Pierre Farandou, PDG de la SNCF, annonce que « pour la productivité et la compétitivité », il prévoit « entre 1,5% et 2% de suppressions de postes » dans l’entreprise publique, soit « entre 2 000 et 3 000 ».

L’annonce est passée comme une lettre à la poste au micro de Jean-Jacques Bourdin, alors qu’il s’agit bien d’une attaque immense contre les travailleurs du rail. Farandou a même ajouté que « supprimer 2000 à 3000 postes, c’est pas un drame ! ».

Anasse Kazib, aiguilleur à la SNCF et candidat à la présidentielle pour Révolution Permanente, a réagi dans une vidéo sur son compte Twitter :

En pleine crise, Anasse dénonce «  l’ignominie de telles suppressions d’emplois dans un pays où il y a déjà 6 millions de chômeurs et 10 millions de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté  ». «  Alors qu’on nous parle de services publics qu’il faudrait relancer après la crise, d’investissement dans les transports ferroviaires, de développer le rail pour l’écologie… Pendant ce temps qu’est-ce qu’ils font ? Ils annoncent, comme tous les ans, crise ou pas, des suppressions d’emplois.  »

Et en invoquant la «  compétitivté du groupe  », le PDG de la SNCF n’essaye même pas de justifier ces suppressions d’emplois par l’habituel motif des « difficultés économiques ». Et c’est parce qu’il sait bien, comme l’explique Anasse, que «  la SNCF fait des profits records chaque année  ». En 2019, le groupe avait dégagé près de 5,7 milliards d’euros de bénéfices. Le PDG ne s’embête pas non plus à établir un chiffre précis «  2 000 ou 3 000 emplois  » insiste Anasse, «  c’est-à-dire que le mec ne sait même pas si il va niquer 2 000 vies, ou 3 000 vies !  ».

Cette attaque envers les cheminots est loin d’être anodine. Ce plan de suppression d’emploi tout juste annoncé vient compléter une série d’offensives menées depuis des années par le gouvernement contre les travailleurs du rail. «  La fin du statut, de l’embauche en CDI, le gel des salaires, la réforme des retraites  », et par-dessus tout, le processus de privatisation de la SNCF orchestrée par le gouvernement avec l’ouverture à la concurrence. Cette «  concurrence  », qui permet à Farandou de justifier 3 000 suppressions d’emplois dans un service public, c’est une concurrence que le gouvernement a volontairement fait entrer dans l’entreprise à l’occasion de la réforme du rail effective le 1er janvier 2020.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
L’impunité en marche. Alain Griset, ministre des PME, restera au gouvernement même s’il est condamné

Alain Griset, ministre délégué chargé des petites et moyennes entreprises (PME), est cité à comparaître devant le tribunal correctionnel mercredi 22 septembre pour omission de déclarations de patrimoine et d’intérêt incomplètes, avec un dossier de plus en plus lourd qui remettent à la table la question d’abus de confiance. Malgré tout, Macron a expliqué que le ministre gardera son poste tant qu'il « lui fait confiance ».

Impunité

Tatiana Magnani

Il s’agit d’un nouveau membre du gouvernement placé sous le feu des projecteurs pour des faits de corruption, Alain Griset, ministre délégué chargé des petites et moyennes entreprises (PME), devra comparaître devant le tribunal le mercredi prochain pour « déclaration incomplète ou mensongère de sa situation patrimoniale » et de « ses intérêts ».

Le ministre, en poste depuis un an, est visé par la justice depuis l’année dernière suite au contrôle des déclarations des patrimoines de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) qui a fait part d’une omission dans sa déclaration des participations financières détenues dans le plan d’épargne en actions (PEA) qui s’élevaient à 171 000 euros. Une grande partie du montant (130 000 euros), n’avait en effet rien à faire sur son compte, et provenait de la vente de parts d’une société civile immobilière détenues par la Confédération nationale de l’artisanat et des services (CNAMS) Nord, où Griset a présidé de 1991 jusqu’à sa nomination au gouvernement. L’ensemble des éléments lui a valu un signalement de Tracfin.

Si pour Griset et ses proches, il ne s’agissait que d’une « maladresse », l’enquête ouverte en parallèle par le Parquet de Lille rend compte d’autres opérations non mentionnées par la HATVP, réalisés entre 2018 et 2020, sur les comptes bancaires du ministre et de la CNAMS Nord. Plusieurs autres manquements sont à noter dans deux des déclarations rectificatives de patrimoine et d’intérêt ce qui démontre que ces « maladresses » se répètent souvent.

Mais l’élément nouveau dans l’affaire Griset rapporté par Libération, c’est que la ligne de défense du ministre, selon laquelle les six membres du bureau de la CNAMS Nord avaient convenu de lui confier 130 000 pour qu’ils le placent sur son PEA. Selon Philippe Leporcher, ancien sécretaire général de la CNAMS Hauts-de-France, les élus n’étaient pas au courant du placement du montant sur son compte et qu’il n’a pas cherché à régulariser la situation et valider l’opération auprès de l’assemblée générale de la CNAMS Nord. « Lors de l’AG de début 2020, Alain Griset a reconnu qu’il avait placé l’argent. Il n’avait pas le choix car l’expert-comptable et moi-même nous en étions rendus compte à l’automne 2019. Mais à aucun moment, il n’a dit que c’était sur son compte personnel, ce qui traduisait pourtant le bilan comptable », raconte Philippe Leporcher, secrétaire général CNAMS.

Alors qu’une telle convocation est rarissime pour un ministre en exercice et menace son avenir au gouvernement, le protagoniste ne semble pas inquiet et affiche une pleine confiance envers le procès. Interrogé ce lundi sur France Info, il affirme « J’ai eu la confiance renouvelée du président de la République, du Premier ministre, je les en remercie ». Une telle déclaration témoigne de l’impunité dans laquelle se trouve les hommes et les femmes politiques appelés devant le tribunal. Par ailleurs, l’affaire Griset s’inscrit dans un long sillage des faits de corruption de la classe politique, à l’égard d’Eric Dupont-Moretti ou encore Jean-Paul Delevoye, qui même en cas de condamnation comptera avec la confiance du gouvernement.

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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