SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Une vidéo qui montre bien la sous-estimation, les mensonges et les dénis à la fois du pouvoir et des chiens de garde médiatiques dès le départ de la pandémie.

On comprend aussi pourquoi à présent pour masquer ces profondes dérives, ils s'en prennent à la Chine dérivant dans un complotisme qu'ils ne cessent par ailleurs de dénoncer ... chez les autres!

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Une tranche crue de témoignage d'une soignante

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Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
11,7 milliards d’économies en 10 ans : comment l’Etat a dépouillé l’hôpital
Les hôpitaux ont subi près de 12 milliards d’euros de coupes budgétaires dans la dernière décennie, planifiées par les différents gouvernements d’année en année. Des moyens qui font aujourd’hui défaut pour faire face à l’épidémie de coronavirus.

Une longue saignée avant la crise. Les plans d’économies se sont succédé ces dernières années dans les hôpitaux publics et privés, afin de répondre aux objectifs de dépenses fixés par le gouvernement d’année en année. Au total, les établissements de santé ont subi près de 12 milliards d’euros de coupes budgétaires en dix ans. Cette cure d’austérité s’est fortement intensifiée sous le quinquennat de François Hollande, et s’est maintenue à un niveau élevé depuis l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron. Autant de moyens qui manquent aujourd’hui pour faire face à l’épidémie de coronavirus, alors que les soignants sont confrontés depuis des années à un manque de lits et de personnels.

L’austérité dans les hôpitaux est planifiée à travers un instrument budgétaire dédié : l’Objectif national de dépenses d’assurance maladie, ou Ondam, un acronyme omniprésent dans les revendications des soignants. Créé en 1996 par le gouvernement Juppé, cet indicateur est fixé chaque année par la loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) élaborée par l’exécutif. Il sert de cadre à la politique de santé, en définissant le montant des dépenses que la collectivité doit prendre en charge. Mais sans établir une enveloppe bloquée : les remboursements de l’Assurance maladie ne sont pas coupés s’ils dépassent l’objectif. « L’Ondam a été créé pour contenir les dépenses de santé, rappelle Rachel Bocher, psychiatre et présidente de l’Intersyndicat national des praticiens hospitaliers (INPH). Il correspond à un raisonnement budgétaire primaire, plutôt qu’à une logique de soin« . L’Ondam est subdivisé en sous-objectifs par secteurs, dont un pour les hôpitaux.

HAUSSE SOUS CONTRAINTE

L’Ondam augmente chaque année, d’une LFSS à l’autre. Mais moins que l’évolution « naturelle » des dépenses des hôpitaux, qui s’accroissent pour suivre les besoins de santé de la population. « Cette progression est liée à la hausse de la population et de la part des personnes de plus de 65 ans, ainsi qu’à l’explosion des maladies chroniques depuis 30 ans« , détaille Rachel Bocher. La hausse des charges des hôpitaux qui se produirait en l’absence de mesures nouvelles d’économies est calculée dans chaque LFSS, et tourne autour de 3,5% par an. « Et c’est une estimation basse« , pointe Rachel Bocher. Or, la hausse de l’Ondam fixée chaque année est bien inférieure, à 2,3% en moyenne sur la dernière décennie.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Dans le public et le privé, ils s’attaquent à nos droits pour nous faire payer la crise

Une ordonnance gouvernementale permet d’amputer 10 jours de RTT aux agents de la fonction publique. Il est temps de préparer la riposte.

Aux capitalistes de payer

Crédits photo : LUDOVIC MARIN / AFP

L’état d’urgence sanitaire décrété au début du confinement et permettant au gouvernement de légiférer par ordonnances a été accompagné d’un ensemble de mesures. De véritables attaques faites aux travailleurs et aux couches les plus populaires de la population, qui s’articulent autour de 2 volets : la restriction des libertés individuelles d’une part, visant à faire respecter le confinement de manière autoritaire ; d’importantes attaques au droit du travail et une extension du pouvoir patronal d’autre part, pour limiter la perte de profits des capitalistes.

La loi relative à l’état d’urgence sanitaire vise à faire payer la crise aux travailleurs

En d’autres termes, il s’agit pour le gouvernement, aux côtés des grands patrons, de faire payer les deux aspects de la crise – sanitaire et économique – aux travailleurs. La logique de cette loi d’urgence sanitaire était clairement affiché par Edouard Philippe lui-même lorsqu’elle a été adoptée, le 22 mars dernier : il s’agissait de mettre en place « un dispositif inédit et massif pour protéger les compétences des entreprises »

Malgré l’illusoire promesse de Pénicaud d’en faire des mesures provisoires, le caractère temporaire des mesures mise en œuvre pour l’état d’urgence sanitaire n’est pas inscrit dans le projet de loi. Les mesures visant à faire peser sur les travailleurs les conséquences de la crise représentent ainsi un important cadeau au patronat : attaques des congés payés, limitation du temps de travail…

Pour justifier cet « effort » à sens unique imposé aux salariés, le gouvernement s’est fendu d’un discours appelant à l’unité nationale, à l’effort commun. C’était notamment le sens de l’intervention de Gérald Darmanin au micro de Radio Classique peu après l’adoption du projet de loi : « Lorsqu’on peut prendre des jours de congés pour pouvoir refaire vivre notre pays […] au lendemain de cette crise […], je pense que ce sera une pierre à l’édifice que chacun doit avoir ». Un effort de guerre à sens unique puisqu’à l’heure où le gouvernement fait un don de 45 milliards d’euros aux entreprises, le sous-traitant aéronautique Daher supprime 3000 emplois.

Des ordonnances permettant aux patrons de s’attaquer aux RTT et aux congés payés

Certaines boîtes, par le biais d’accords de branche et d’entreprise, ont déjà commencé à s’attaquer aux jours de repos et aux congés payés de leurs employés. La SNCF par exemple a déjà pris des dispositions pour faire payer la crise aux cheminots, en ayant la possibilité de leur imposer durant le confinement jusqu’à 5 jours de « repos » décomptés de leurs congés annuels.

Une attaque au droit du travail permise par les ordonnances gouvernementales, qui va également peser sur les plus précaires. Durant leurs congés, les travailleurs au statut ou en CDI sont habituellement remplacés par des travailleurs en contrat court. L’amputation de leurs jours de repos ou de congés aura donc aussi un impact à large échelle sur l’offre d’emploi, puisqu’il y aura moins de travailleurs en congé à remplacer.

L’injustice de telles mesures est largement dénoncée parmi les travailleurs concernés : « Alors je me tape, le ménage, la bouffe, les cours des enfants et les courses en mode scaphandrier ; je suis confinée à la maison toute la journée, craignant pour ma santé et celle de mes proches et au final j’apprends que mon patron me considère en vacances ! »

Une attaque étendue à la fonction publique

Le gouvernement a décidé d’étendre ce type d’attaques à l’ensemble des fonctionnaires d’État qui ont bénéficié d’une autorisation spéciale d’absence (ASA) s’ils étaient dans l’impossibilité de télétravailler où s’ils devaient garder leurs enfants de moins de 16 ans. Une disposition permise par une ordonnance passée en conseil des ministres ce mercredi 15 avril.

Il s’agit d’une mesure rétroactive : 5 jours de RTT seront décomptés du solde des fonctionnaires sur le mois de confinement écoulé, et 5 jours de plus seront imposés dans le mois à venir. Si les agents de la fonction publique concernés ne disposent pas assez de RTT, ils pourront voir jusqu’à 6 journées décomptées de leurs congés annuels.

Au total, il s’agit donc de 10 jours de repos enlevés de force aux salariés, dans l’objectif clair qu’ils travaillent deux fois plus à l’issue du confinement : « Une fois la crise passée, aux côtés des salariés du secteur privé placés comme eux en situation de confinement, les agents publics auront un rôle important à jouer pour relancer l’activité dans notre pays et cela nécessitera la mobilisation et l’implication de l’ensemble des agents. Il convient donc d’anticiper dès à présent cette sortie pour garantir la continuité des services publics en évitant toute désorganisation » explique le rapport de présentation de l’ordonnance.

Les organisations ouvrières restent l’arme au pied

L’ensemble de ces attaques d’ampleur visant à faire peser sur les travailleurs les conséquences de la crise méritent une riposte à la hauteur et coordonnée. Mais ces mesures, sous couvert de « dialogue social » et « d’unité nationale », ne provoquent pas grand bruit du côté des directions syndicales.

Pire, elles ont même été accompagnées par certains syndicats comme la CFDT. Berger, en tête de file, accepte de négocier la régression sociale plutôt que de la combattre, en demandant seulement que ces attaques soient « sur une période la plus limitée possible correspondant à une nécessité ou urgence absolue de production pour assurer la sécurité de la Nation et assurer la continuité de la vie économique et sociale ». Une prise de position qui s’aligne clairement sur la logique d’unité nationale, comme si les travailleurs avaient les mêmes intérêts et la même responsabilité que le patronat et le gouvernement face à la crise.

Du côté des syndicats plus contestataires même si certaines revendications portées par la CGT sont justes, la confédération n’a apporté que très peu de soutien aux salariés qui se battaient localement pour faire fermer leurs entreprises, qui exerçaient massivement leur droit de retrait dès le début du confinement. Une attitude passive, d’adaptation à l’unité nationale, de la part des directions syndicales, à l’heure où il faudrait au contraire préparer la riposte face aux]attaques que le gouvernement et le MEDEF nous préparent.

Dans ces coordonnées, les travailleurs, ne disposant d’aucune garantie quant aux conditions de reprise du travail, en première ligne face à la crise – notamment dans la santé et la grande distribution – et qui en subissent déjà les conséquences, à l’instar des 3000 salariés de Daher menacés de licenciement, doivent se préparer à l’affrontement. Une lutte qui doit passer par un refus catégorique de l’unité nationale, par une préparation et une coordination du monde travail qui refuse toute forme de corporatisme et de division par secteur ou par entreprise, et par l’exigence des directions du mouvement ouvrier qu’elles préparent un plan de bataille à la hauteur de la situation.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Les soignants ne veulent pas de primes mais une réelle revalorisation des salaires !

En lieu et place de la prime de 500 à 1500 euros promise aux soignants au travers du « plan d’urgence économique », ces derniers revendiquent la revalorisation de leurs salaires !

Opération de com' ratée !

Crédits photo : Corentin Fohlen pour Libération

On veut la revalorisation des salaires infirmiers et pas l’aumône !

Lors de la présentation du « plan d’urgence économique » visant à « sauver l’économie » face à la crise sanitaire et économique qui se profile, le gouvernement a insisté sur le volet social pour tenter de masquer la réalité de leur politique. A savoir verser des milliards aux entreprises pour préserver les profits du patronat et donner des miettes aux travailleurs aujourd’hui en première ligne. Ainsi, au cœur de leurs annonces, une prime allant de 500 à 1500 euros qui sera versée au personnel hospitalier.

Derrière les effets d’annonces, cette prime est évidemment insuffisante et loin de répondre à l’une des revendications centrale pour laquelle le personnel hospitalier s’est battu pendant plus d’un an : une revalorisation nette de l’ensemble des salaires. C’est une « revalorisation du salaire infirmier et pas l’aumône » dont on a besoin, a déclaré Thierry Amoureux, porte-parole du syndicat national des professionnels infirmiers.

Si le gouvernement a tenté à travers ces annonces de calmer la gronde qui existe au sein du personnel soignant qui se retrouve, après des années de casse de l’hôpital public, dépourvu de moyens suffisants pour faire face à la pandémie, l’opération est un échec. Apporter comme seule réponse à la crise en cours une prime qui sera reversée de manière inégalitaire entre les soignants, est, et apparaît, aux yeux de tous comme largement insuffisant. En effet nombre de soignants, collectifs et syndicats, ont dénoncé l’insuffisance de ces mesures et le budget toujours aussi dérisoire alloué à la santé.

Le « plan d’urgence économique » initial, mis en place par le gouvernement à la mi-mars, allouait déjà un budget dérisoire à la santé, à savoir 2 milliards d’euros contre 43 milliards pour l’économie. La tendance reste la même aujourd’hui. Si le budget de ce plan a fortement augmenté, ce n’est effectivement pas le cas du budget alloué à la santé. Les primes annoncées, qui coûteront au total 1,3 milliards d’euros, sont les seules miettes, avec la revalorisation de 50% des heures supplémentaires, lâchées au personnel hospitalier.

« On continue à payer des aides-soignantes au SMIC alors qu’elles ont une place indispensable dans le système de soins »

Face à ces annonces, les réactions de personnels de la santé ont été nombreuses sur les réseaux sociaux. A l’instar du docteur Marty qui, dans une vidéo sur Cnews, met lui aussi en avant la nécessité de revaloriser les salaires, tout en augmentant les moyens pour l’ensemble des hôpitaux : « On continue à payer des aides soignantes au SMIC, alors qu’elles ont une place indispensable dans le système de soins. Que leur métier est le plus difficile. Et on continue à filer des primes. C’est une mascarade, excusez-moi mais franchement c’est indécent ».

Concernant les salaires, ces derniers sont en effet très précaires au vu du travail effectué par le personnel hospitalier. Une aide soignante à l’échelon 1, touche en début de carrière, un salaire brut de 1541,70 euros. Un infirmier en soin généraux touche quant à lui 1827,55 euros brut en début de carrière. La dernière revalorisation du salaire infirmier remonte à 2010, au moment de la réforme Bachelot. Une augmentation de 150 euros brut par mois, qui était d’ailleurs une concession faite uniquement dans le but d’imposer en échange l’allongement de l’âge de départ à la retraite. Passé à ce moment-là de 55 à 62 ans.

« Ce qu’on veut, c’est une revalorisation du point d’indice, on attend le président au tournant »

Face à ce gel du point d’indice, une infirmière du CHU de Nantes déclare, dans le journal Le Monde : « Ce qu’on veut, c’est une revalorisation du point d’indice. On attend le président au tournant, car une prime, ça ne compte pas pour notre retraite ».

Les collectifs inter-urgences et inter-hôpitaux ont également réagit, dans un communiqué commun sorti ce mercredi 15 avril aux annonces du gouvernement : « On réaffirme les revendications portées depuis plus d’un an par les personnels hospitaliers, syndicats et collectif : une augmentation du nombre de lits et de structure, un recrutement massif de personnel et une revalorisation de salaire de 300 euros net pour rendre effectif ce recrutement ». Ajoutant que l’objet de cette prime « vise à atténuer la dette du gouvernement pour carences fautives dans la protection de ses employés, ayant conduit à des situations traumatisantes de contaminations en série des personnels et de leurs familles ».

Face à une prime qui divise les soignants, la nécessité de revaloriser l’ensemble des salaires

Ce qui est également décrié chez le personnel hospitalier, c’est le versement inégalitaire de ces primes, le « tri » effectué dans le versement, selon les mots de Thierry Amoureux du Syndicat nationale des infirmiers. Affirmant garder en mémoire « la prime de 800 euros par an accordée lors du plan Hôpital » en novembre 2019, qui « n’a concerné que 4 départements sur 100 et seulement 11 % des infirmiers des hôpitaux, ceux du premier échelon ». Une politique qui divise les soignants et qui avait été à l’époque fortement dénoncée.

La prime promise par le gouvernement réponds à cette même logique. Seuls les personnels des départements les plus touchés par l’épidémie et ceux des services qui ont accueilli des malades du coronavirus toucheront la prime de 1500 euros. Les personnels des autres centres moins affectés toucheront une prime de 500 euros.

« Notre pays, aujourd’hui, tient tout entier sur des femmes et des hommes que nos économies reconnaissent si mal »

Ces déclarations de Macron tenues lundi soir, sous un air de repentance, sont cruellement vraies. La crise sanitaire met à nu de manière criante le fait que les travailleurs des secteurs essentiels sont indispensables au bon fonctionnement de la société, à l’instar des soignants, des caissières, des travailleurs du transport, du nettoyage, mais qu’ils sont aussi ceux qui sont le plus méprisés et précarisés par le gouvernement et le patronat.

Mais si le gouvernement ne cesse de rendre hommage à ces travailleurs en première ligne, ce dernier n’est absolument pas prêt, au-delà des mots, a leur lâcher autre chose que des miettes. Au contraire, avec la crise économique qui se profile, tout tend à montrer qu’ils se donnent les moyens de nous la faire payer. Loi d’urgence sanitaire qui instaure l’allongement de la semaine de travail à 60 heures et la possibilité de supprimer les congés, « plan d’urgence économique » qui alloue des milliards aux grandes entreprises pour sauver leurs intérêts économiques et rien pour les travailleurs.

Certaines entreprises, comme Daher, mettent déjà en place des plans de licenciements massifs. Face à ça, il est central de s’organiser et de revendiquer, entre autres, l’interdiction des licenciements, la revalorisation des salaires, l’embauche en CDI de tous les intérimaires, qui sont les premières variables d’ajustement quand il s’agit de faire payer la crise à notre camp.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Menaces et chantage à l’emploi : pour Amazon, plutôt fermer que réduire son activité

Condamné en justice à limiter ses activités aux produits essentiels, Amazon a décidé de fermer temporairement plutôt que de perdre en rentabilité. L’entreprise accuse l’action syndicale de cet arrêt et en a profité pour faire du chantage à l’emploi à demi-mots.

Covid-19

Crédits photo : INA FASSBENDER / AFP

Mardi, Amazon a été contraint par le tribunal de Nanterre de ne plus livrer que des articles “essentiels”, sous peine d’une amende d’un million d’euros par jour, le temps d’assurer des conditions sanitaires qui protègent la santé des salariés. Cette décision fait suite à une action en justice intentée par l’union syndicale Solidaires (Sud) ; le tribunal a jugé que le maintien de l’activité normale d’Amazon mettait ses salariés en danger, puisqu’elle ne permettait pas de respecter les distances de sécurité entre les travailleurs. Le personnel mobilisé avait plusieurs fois dénoncé les mesures de protection insuffisante mises en place par Amazon, et plusieurs appels à la grève et au droit de retrait avaient été lancés. L’entreprise a fait appel.

Fermeture temporaire d’Amazon : le festival des larmes de crocodile

Mais elle ne s’est pas contentée de réduire son activité aux 10 % de son activité que représentent les ventes de produits essentiels. Amazon a décidé de complètement cesser ses activités, plutôt que de suivre les recommandations du tribunal. « Je le regrette beaucoup, déclare Frédéric Duval, directeur général d’Amazon France, à franceinfo. Évidemment nous faisons appel de la décision. L’action syndicale qui a conduit à ce résultat aura des conséquences. De nombreuses personnes en France pourront ne plus pouvoir, comme vous le disiez, recevoir des colis dans cette période de confinement et puis des milliers de salariés et de collaborateurs vont devoir rester chez eux ». Traduisons : nous préférons fermer plutôt que de risquer de ne pas être rentable, et ce sont nos employés qui vont payer la facture.

Rappelons que le géant américain a systématiquement refusé les droits de retraits des salariés, les qualifiant d’absences non-justifiées, et donc non payées. Quand les salariés refusent de mettre leur santé en danger, Amazon a recours massivement aux intérimaires dans ses entrepôts, travailleurs si précarisés qu’ils ne peuvent se permettre de refuser des offres d’emploi, peu importe les conditions.

Selon Le Monde diplomatique, « en France, durant la semaine du 2 au 8 mars, la croissance des ventes en ligne a été quatre fois supérieure à celle des commerces physiques, pourtant pris d’assaut. Depuis, la tendance s’accentue et Amazon, qui capte habituellement 20 % des achats en ligne des Français, se taille la part du lion ».

Et cette hausse de l’activité ne concerne pas que la France. Car pendant que les employés se battent pour être protégés au travail, le confinement semble être une aubaine pour Amazon et notamment pour son principal actionnaire Jeff Bezos, plus riche milliardaire du monde, qui a vu sa fortune augmenter de 24 milliards de dollars grâce à cette hausse d’activité.

Chantage à l’emploi et menaces

« L’action syndicale qui a conduit à ce résultat aura des conséquences » : cette phrase est sans équivoque. Fidèle à ses bonnes vieilles traditions anti-syndicales, Amazon rejette la responsabilité de la fermeture sur la mobilisation des travailleurs, et les menace de répression. « Cette semaine, nous demanderons aux employés de nos centres de distribution de rester chez eux. À plus long terme, nous évaluons l’impact de cette décision pour eux et notre réseau logistique français. » Comprenez : parce que vous avez osé protester, vous allez payer.

Aux États-Unis, Chris Smalls, un employé d’Amazon, a été renvoyé après avoir organisé un débrayage pour dénoncer le manque de mesures de précautions et de protection dans les entrepôts. L’entreprise de Jeff Bezos est une habituée de ce genre de pratiques. Des notes internes ayant fuité évoquent des stratégies pour salir l’image du militant : « Il n’est pas très intelligent et il ne sait pas s’exprimer. […] La première étape de notre riposte devra consister à expliquer en détail pourquoi la conduite de l’instigateur était immorale, inadmissible et sans doute illégale, et ce n’est qu’ensuite que nous pourrons sortir nos éléments de langages habituels sur la sécurité des travailleurs. »

Une stratégie que l’on retrouve aujourd’hui en France, où les travailleurs mobilisés sont accusés à demi-mot d’être responsables de la perte d’activité de leurs collègues, de la faillite des petites entreprises dépendantes d’Amazon, et du malheur des personnes attendant un colis (peut-être essentiel) qui ne sera pas livré.

« Ils ont quand même eu le culot de nous augmenter de 2 euros bruts de l’heure pour aller travailler pendant le confinement : c’est le salaire de la peur ! De jour en jour, je vois de plus en plus de voitures sur la route en allant travailler, c’est clair que le patronat est en train de faire reprendre au mépris de la santé des travailleurs. Pour autant, je pense qu’ils voient que les antagonismes de classe deviennent de plus en plus apparents, que les gens sont en colère contre le gouvernement mais aussi contre les patrons qui les forcent à revenir au travail », nous expliquait Robin Collignon, délégué syndical CGT à Amazon, dans une interview.

À l’image des transports, la livraison à domicile recouvre des activités très différentes. A-t-on besoin de produits non-essentiels pour vivre ? Non. A-t-on besoin de produits non essentiels pour vivre bien ? Sans doute. Mais dans la situation actuelle, l’activité en grande partie non-essentielle d’Amazon tourne à bloc et engrange des milliards supplémentaires dans la fortune des actionnaires, aux dépens des travailleurs insuffisamment protégés et qui risquent leurs vies dans des entrepôts.

La livraison à domicile se révèle cruciale pour certaines personnes âgées, handicapées ou vulnérables au Covid-19 ; ces cas mis à part, cette activité doit être dans sa grande majorité stoppée pour enrayer la progression du virus et sauver des vies. Comme nous l’avons revendiqué pour les transports publics, il est urgent que les salariés prennent leur sécurité en main, par le biais de commissions d’hygiène avec droit de regard, de contrôle et de veto sur tout ce qui touche à l’activité dans l’entreprise. Ceci pour le bien de l’ensemble de la population. Un jour peut-être jugerons-nous chaque euro gagné par Amazon, au regard du nombre de vies que cela aura coûté, nous n’oublierons rien. Nos vies valent plus que leurs profits.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Au regard par exemple de la faiblesse des salaires pour les personnels hosptaliers, une prime est toujours bonne à prendre. Mais en ce qui concerne par exemple le salaire  des infirmiers, la France se situe à la 28e place sur 32 au sein de l'OCDE, l'organisation internationale des pays riches de notre planète.

Côté aide-soignants, toujours par exemple, c'est une chute de 40% des inscriptions à l'entrée des écoles et des postes non pourvus en particulier dans les Ehpad. Et rappelez-vous le bâton contre les manifestations revendiquant des moyens et une revalorisation salariale pour la santé publique.

Et toujours pas de rétablissement de l'ISF ou de participation à l'intérêt commun des banques et des assurances. Et toujours du pognon de dingue en dividendes pour les actionnaires. Et demain, sinon déjà aujourd'hui, des reprises de travail forcés dans des conditions incertaines de sécurité.

Pour relancer la consommation des ménages et donc l'économie, il faut une conférence nationale -gouvernement-patronat-syndicats- sur les salaires, les pensions de retraite et les prestations sociales. Et pas lancer à la volée des carottes plus ou moins juteuses pour diviser et toujours mieux régner. Il faut aussi embaucher et améliorer les conditions de vie et de travail.

Sinon, le temps d'Après cela égal à celui d'Avant. Et le bâton sera d'autant plus fort pour que le CAC 40, mais pas que lui, retrouve son appétit d'ogre.

Qu'on se le dise durant ce confinement pour agir d'ores et déjà. La lutte des classes n'attend pas et la meilleure des lettres ouvertes à un président de la République, ex-banquier d'affaires et commis à ce poste par le capital, pour qu'il change de politique, n'est qu'un voeu pieux. La lutte des classes attend des actes de la part de ceux qui revendiquent à juste titre la justice, la démocratie et le progrès social.

A moins de se contenter de ça. Même avec un support ripoliné en vert.

Prime pour engagement contre le covid-19: après le bâton, aujourd'hui la carotte. Et demain à nouveau le bâton

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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2020-04-14 20:18:49 Source

Nous vous proposons d’aller sur notre play-liste You-Tube

 

vous y trouverez Le documentaire Gilets Jaunes de Crolles

Notre appel en Vidéo et son texte écrit

Publié par anti-K

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Plan d’urgence : des milliards pour les entreprises, des miettes pour les soignants

Ce 15 avril, le gouvernement a annoncé une forte augmentation du budget du plan d'urgence économique. S’il a mis l'accent dans sa communication sur les primes destinées aux fonctionnaires et les aides aux précaires, celles-ci apparaissent dérisoires au regard du budget alloué aux entreprises.

Pro-business

Crédit photo : Michel Euler / POOL / AFP

Ce 15 avril, Gerald Darmanin, ministre de l’Action et des Comptes Publics et Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, ont présenté leur « Plan d’urgence économique » au Conseil des Ministres et à la commission des finances de l’Assemblée Nationale. Le projet devrait être voté vendredi à l’assemblée nationale et mardi prochain au Sénat.

Le plan, dont on entend parler depuis plusieurs jours déjà, va faire passer à 110 milliards les 45 milliards d’euros initialement prévus pour « sauver l’économie ». Une évolution qui fait suite à l’assombrissement de la perspective économique, avec une crise économique dure qui s’annonce. Bercy attend désormais une chute de 8% du PIB alors que nous ne sommes qu’au début de la crise. A titre de comparaison, après la crise de 2008, le PIB avait reculé de 2,2%. Face à ce constat, le gouvernement continue dans la droite lignée de sa gestion pro-patronale avec un plan qui fait la part belle au soutien aux entreprises.

Le plus gros du budget pour préserver les profits des « entreprises stratégiques »

Dans ce sens, le gouvernement a notamment augmenté son enveloppe pour financer le chômage partiel de plus de 8 millions de personnes, pour qu’elle atteigne 24 milliards d’euros. Une mesure qui concerne évidemment les salariés, mais qui permet surtout à un grand nombre de patrons et d’entreprises – y compris les plus grosses – de ne pas mettre la main à la poche et de préserver leurs bénéfices, qui se chiffrent pourtant en milliards d’euros pour certaines.

En parallèle, le gouvernement a annoncé une aide de 20 milliards destinée au financement des « entreprises stratégiques » françaises qui pourraient être en difficulté. Une mesure présentée par Bruno Le Maire en commission de finance comme stratégique pour faire face à la concurrence : « la protection de nos entreprises les plus stratégiques, l’Allemagne le fait, nous le faisons également, car ces entreprises ont perdu de la valeur sur les marchés et pourraient être rachetées à vil prix par des puissance étrangères ou des fonds étrangers ».

Au-delà des entreprises que le gouvernement juge stratégiques à son économie, pour lesquelles les aides se comptent en dizaine de milliards d’euros, le gouvernement a eu un geste pour les PME, particulièrement touchées par la crise économique. Le montant du fonds va ainsi passer de 1 à 7 milliards d’euros, et le montant maximum de l’aide pour chaque petit entrepreneur de 2 000 à 5 000 euros. Le gouvernement va également faire passer de 75 millions d’euros à 1 milliards le fond de développement économique pour les Entreprises de Taille Intermédiaire et a débloqué un fond de 500 millions d’euros pour que les PME qui n’ont pas eu de prêts puissent en contracter auprès de l’Etat.

20 milliards pour les capitaux des grandes entreprises : 1,3 pour le personnel hospitalier

Présentant son plan d’urgence, le gouvernement a par ailleurs insister sur un volet « social » déjà évoqué par Macron lors de son discours lundi. Au centre des annonces : une prime qui variera entre 500 et 1 500 euros pour certains personnels hospitaliers. Une aide restreinte cependant puisque seuls les personnels des départements les plus touchés par l’épidémie -30 d’après le premier chiffre donné par Olivier Véran- et ceux des services qui ont accueilli des malades du coronavirus dans les départements moins touchés pourront prétendre à la prime de 1 500 euros. Les personnels des autres centres moins affectés toucheront une prime de 500 euros. S’ajoute à cela une revalorisation des heures supplémentaires à hauteur de 50 %.

Une autre prime a été également annoncé à destination cette fois-ci des fonctionnaires nationaux hors personnel soignants. Ce sont près de 400 000 agents qui pourraient toucher une prime dont le montant maximum sera de 1 000 euros. L’enveloppe attribuée pour ces primes est fixée à 300 millions d’euros, ce qui, si on fait la division, revient à une moyenne de 750 euros, bien inférieur à la fourchette haute annoncée pour le moment.

La dernière aide concerne les familles : le 15 mai sera versée aux familles bénéficiaires du RSA ou de l’allocation de solidarité spécifique (ASS) une aide de 150 euros, à laquelle pourront s’ajouter 100 euros supplémentaires par enfants. Les familles bénéficiaires des Aides Personnalisées au logement (APL) pourront également toucher une aide de 100 euros par enfant.

Des aides qui ont suscité des réactions très mitigées des concernés. Interrogé par France Info Thierry Amouroux, porte-parole du Syndicat national des professionnels infirmiers explique ainsi : « Souvent il y a des effets d’annonce, mais c’est plutôt l’oncle Picsou qui verse les primes ». Sur les réseaux sociaux, de nombreux soignants ont également souligné que les primes ne remplaceraient pas de véritable hausses de salaires. Même son de cloche à propos des aides sociales, à propos desquelles Florent Guéguen, directeur de la FNARS, toujours pour France Info, note : « c’est un geste positif mais qui ne comble pas les dépenses supplémentaires et les pertes de revenus qui sont très élevées notamment chez les familles populaires et dans les quartiers populaires ». Des niveaux d’autant plus insuffisants si on les rapporte aux aides apportées aux entreprises. Ainsi, l’enveloppe annoncée Véran pour les personnels hospitaliers s’élèvera à 1,3 milliards d’euros, pour le reste des 400 000 fonctionnaires, 300 millions d’euros : ce qui fait donc 1,6 milliards d’euros pour les fonctionnaires au cœur de la crise, qui mettent leur vie en jeu pour que les activités essentielles à la (sur)vie de la société soit assurées, pour plus de 20 milliards d’aides pour les capitaux des grandes entreprises « en difficulté »…

Alors que l’importance de la récession qui nous attend se dessine de plus en plus clairement, ces primes et ces aides ne donnent par ailleurs aucune garantie de sécurité d’emploi et de conditions de travail dignes, ni aux soignants, ni aux fonctionnaires, ni même à tous les travailleurs et travailleuses du privé qui se retrouvent au cœur de la crise, à faire fonctionner les secteurs essentiels. De fait, quand des licenciements massifs se profilent, à l’image de ce qu’a déjà annoncé l’entreprise Daher, c’est l’interdiction des licenciements ou l’augmentation des salaires qui devraient être à l’ordre du jour, pas des primes ponctuelles qui semblent servir à faire passer la pilule de la mauvaise gestion de la crise et d’années d’attaques contre le service public et le Code du Travail. Pourtant, les travailleurs le savent, de telles mesures ont peu de chance d’être offertes par le gouvernement, il ne les concèdera que par la lutte !

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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