SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Acte XV : malgré un mois de « Grand Débat », la mobilisation des Gilets Jaunes repart à la hausse !

15ème samedi de manifestation pour les Gilets Jaunes, et une mobilisation qui repart à la hausse, après plusieurs semaines de stagnation voire de baisse. Et ce malgré le Grand Débat et la propagande médiatique, le contre-feu médiatique de Macron au salon de l'agriculture, les Gilets jaunes sont toujours aussi déterminés. Il en faudra cependant amplifier à une autre échelle la mobilisation pour défaire Macron, amplifier le mouvement par les grèves et la jonction avec d’autres secteurs du mouvement ouvrier.

Edito

Crédits photos :

ou bien encore l’action de Gilets Jaunes précaires à Chambord, ou Emmanuel Macron avait fêté son anniversaire.

Une mauvaise nouvelle pour le gouvernement, après une semaine d’offensive médiatique forte contre le mouvement des Gilets Jaunes. Macron lui-même n’avait pas manqué de mouiller la chemise, avec une intervention au diner annuel du CRIF, ou le président avez joué la carte de l’instrumentalisation de la lutte contre l’antisémitisme contre le mouvement social. Mais cette hausse de la mobilisation souligne aussi que le Grand Débat de Macron ne permettra pas d’en finir avec des Gilets jaunes toujours déterminé à continuer. Lancé il y a maintenant un mois, prenant la tournure d’une tournée électorale en vue des élections européennes et qui peine aujourd’hui à faire illusion.

Des violences policières, encore et toujours (plus)

Cet acte XV a été également, dans la lignée du précédent, le théâtre de multiple scène de répressions policières. Dès le début de l’après-midi, la mobilisation à Clermont-Ferrand a été arrosé à la sauce lacrymogène. Même constat à Rennes ou bien encore à Toulouse, avec une intensité encore supérieure aux actes précédent.

S’il ne s’agit pas ici de faire une liste exhaustive des actes de répression ou des noms s’ajoutant à la déjà longue liste des mutilés et blessés du mouvement, il est clair que le gouvernement, face à la persistance du mouvement et aux formes de « refus » des lois liberticides sur le droit à manifester, matérialisé par des cortèges qui, d’emblée, ont choisis des parcours « non-conventionnel », a choisi la carte de la fuite en avant.

Une situation qui traduit aussi bien l’impuissance d’un gouvernement qui n’arrive pas à éteindre le brasier social qui s’est enflammé le 17 novembre dernier, que la nécessité pour le mouvement lui-même de chercher à relancer cette dynamique de hausse de la mobilisation et d’amplification du rapport de force. Sur ce terrain-là, l’acte XV démontre que loin d’être face à un inexorable reflux, le mouvement des Gilets Jaunes est une force vive pour élargir la mobilisation à d’autres secteurs, notamment au monde du travail et à la jeunesse.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Avant l’acte 15, plusieurs centaines de Gilets Jaunes toulousain ont bloqués Amazon

Ce matin, plusieurs centaines de Gilets Jaunes toulousain s'était rassemblés devant l'usine d'Amazon, pour une action de blocage.

Action pré-manif

Crédits photo : PhotoPQR / La depeche du Midi / MAXP

La manifestation en cours dans les rues de Toulouse, rassemblant plusieurs milliers de manifestants, n’est pas le seul fait d’arme réussie des Gilets Jaunes dans la ville rose en ce 23 février. En effet, ce matin à 8h, des centaines de Gilets Jaunes ont bloqués le site d’Amazon, empêchant la sortie des camions de livraison, dans le cadre de l’acte 15.

Dénonçant à la fois l’exploitation des travailleurs d’Amazon, la répression qui sévit à l’intérieur de l’entreprise, les pratiques de fraudes fiscales du géant américain et les dégâts de leur politique sur l’environnement, les Gilets Jaunes se sont mobilisés en masse pour une action réussi. En effet, Amazon, pris au dépourvu, a vu ses camions paralysés pendant de longue heures.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
LR: Les lignes bougent… Amusant d’entendre Ivan Rioufiol, éditorialiste du Figaro s’opposer à l’insupportable ultra réac Pascal Praud et donner son opinion sur le mouvement des gilets jaunes comme « une sorte de révolution légitime, quand il pointe que la « lèpre » est bien dans la peur des bourgeois face à un peuple qui se lève. Dans le même temps, des « gauchistes » n’entendent toujours pas le tonnerre qui gronde alors que Marx exigeait des révolutionnaires qu’ils soient une plaque sensible du peuple pour qu’ils être » capables d’entendre l’herbe qui pousse « …
Gilets jaunes: Pascal Praud et Ivan Rioufol s’écharpent sur « la lèpre qui monte »
« Je vois des fascistes qui sont en train de voir des fascistes partout » s’est agacé l’éditorialiste face à son interlocuteur parlant de « lèpre qui monte. »

MÉDIAS – Vives tensions sur le plateau de « L’heure des pros. » Ce vendredi 15 février, Pascal Praud et ses chroniqueurs se sont écharpés en direct sur la radicalité du mouvement des gilets jaunes et de certains leaders de la contestation. Alors que les personnes présentes en plateau débattaient sur les nouveaux propos polémiques de Christophe Chalençon -un des porte-voix contesté du mouvement- assurant que « des paramilitaires » étaient « prêts », en France, « à intervenir » pour « faire tomber le pouvoir », le ton est rapidement monté.

L’éditorialiste Ivan Rioufol a notamment accusé Pascal Praud de contribuer au climat délétère qui secoue la France depuis plusieurs mois en stigmatisant, notamment les gilets jaunes. De quoi déclencher l’ire du principal intéressé, comme vous pouvez le voir ci-dessous.

Rowlf@Rowlfg
 
« Vous ne la voyez pas la lèpre qui monte? Eh bien vous êtes le seul, moi je vous le dis! », a d’abord lancé Pascal Praud à Ivan Rioufol en condamnant tous azimuts des propos de François Ruffin, Christophe Chalençon et Éric Drouet. « Moi je vois des fascistes qui sont en train de voir des fascistes partout en revanche! (…) j’y suis dans la rue! Et ce ne sont pas des radicaux, c’est vous qui vous radicalisez! », a pour sa part rétorqué l’éditorialiste, chroniqueur régulier de l’émission.

Mais l’échange, déjà bien tendu, ne s’est pas arrêté là. « Je vous dis que le climat aujourd’hui en France est délétère comme je ne l’ai jamais connu », a poursuivi Pascal Praud avant que Rioufol ne l’accuse de « participer » à ces tensions sociales. « Mettez un peu de nuance là-dedans, on ne peut pas faire du manichéisme à chaque fois! », a-t-il dit, provoquant la lassitude et l’exaspération -désormais caractéristique- du journaliste de CNews.

Publié par anti-K

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Manifestation Paris 23 février 2019
Manifestation Paris 23 février 2019Manifestation Paris 23 février 2019
Manifestation Paris 23 février 2019
Manifestation Paris 23 février 2019
Manifestation Paris 23 février 2019
Manifestation Paris 23 février 2019
Manifestation Paris 23 février 2019
Manifestation Paris 23 février 2019
Manifestation Paris 23 février 2019
Manifestation Paris 23 février 2019
Manifestation Paris 23 février 2019
Manifestation Paris 23 février 2019
Manifestation Paris 23 février 2019
Manifestation Paris 23 février 2019
Manifestation Paris 23 février 2019
Manifestation Paris 23 février 2019
Manifestation Paris 23 février 2019
Manifestation Paris 23 février 2019
Manifestation Paris 23 février 2019
Manifestation Paris 23 février 2019
Manifestation Paris 23 février 2019
Manifestation Paris 23 février 2019
Manifestation Paris 23 février 2019
Manifestation Paris 23 février 2019
Manifestation Paris 23 février 2019
Manifestation Paris 23 février 2019
Manifestation Paris 23 février 2019
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Manifestation Paris 23 février 2019
Manifestation Paris 23 février 2019
Manifestation Paris 23 février 2019

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Toulouse. Troisième jour de grève pour les salariés de Derichebourg Atis Aéronautique

Les salariés de la boîte de sous-traitance aéronautique sont rentrés dans le troisième jour de grève depuis deux semaines pour réclamer la hausse de salaire que la direction ne daigne pas leur accorder. Du coup, ils ont décidé qu'à la place de continuer à demander gentiment, ils allaient l'arracher.

Grève Aéronautique

Parmi le nombre conséquent d’entreprises qui se sont mises en grève ces derniers jours sur des questions de salaires, les employés de l’entreprise de sous-traitance Derichebourg Atis Aeronautique ont ouvert aujourd’hui leur troisième jour de grève. Cette grève avait à la base était l’initiative du ’’collectif en colère’’ auquel s’est rajouté le syndicat UNSA SNMAC qui appuie aujourd’hui les revendications des grévistes.

Une soixantaine de personnes se sont retrouvées ce vendredi tôt dans la matinée devant le site toulousain de Airbus, attendue par une équipe de policier, afin de montrer qu’ils sont toujours déterminés à en découdre. A en découdre contre une direction qui, malgré les revendications des grévistes continue d’user de la langue de bois pour faire plier les résistances.

Les grévistes ont des revendications claires et précises (50 euros d’augmentation générale pour tous les salariées, application de la fameuse prime macron ainsi que la demande d’un nouveau calcul concernant les primes d’intéressement et de participation que la direction ne verse plus) mais font face à une mur. La direction de Derichebourg Atis, avec, à sa tête, son président, Pascal Lannette, préfère faire la sourde oreille et rappeler à quel point pour eux, les salariées : « ne sont pas conscient des risques qu’ils prennent et font prendre à l’entreprise  ».

Ne faisant rien pour remédier à ce mépris, les deux syndicats majoritaires en ont profité pour enfoncer le clou. La CFE/CGC (le syndicat des cadres de l’entreprise) condamne ouvertement ce mouvement de grève et se contente de demander qu’une légère augmentation des salaires, n’évoquant absolument pas le retard prit sur les primes ainsi que les conditions de travail désastreuses dans lesquels se retrouvent les ouvriers. FO qui est « le syndicat-maison » de la boîte, bien adapté à la négociation avec le patron, a une position clairement plus franche sur ce sujet. Celle-ci condamne le mouvement de grève, en invoquant une possible mise en péril des négociations annuelles obligatoires.

Malgré ces difficultés, les salariés ont bel et bien répondu présent ce matin accompagné d’une vingtaine d’étudiants et Gilets Jaunes venues pour soutenir les ouvriers de la sous-traitance aéronautique, qui voient leurs conditions de travail baisser au fur et à mesure que la concurrence augmente et que le désir de rentabilité des actionnaires croît.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Ascoval : 281 ouvriers à nouveau sur la sellette

Ce jeudi, c’est Bercy qui a annoncé de nouvelles difficultés à venir pour l’aciérie Ascoval qui risque la fermeture. Un nouveau rebondissement dans cette longue histoire emprunte de lutte mais aussi d’hypocrisie gouvernementale et patronale.

Nouvelle hypocrisie du gouvernement
« Altifort a mené tout le monde en bateau ! »

Nous ne reviendrons que sur les derniers évènements concernant l’avenir cette usine de Saint-Saulve (près de Valenciennes). Nous avions déjà écrit sur la question, nous conseillons également un photo-reportage de La Voix du Nord : « Leur long combat pour sauver leur aciérie  » qui permet de situer les différents évènements antécédents, notamment les nombreuses suppressions d’emplois qui ont déjà eu lieu dans ce secteur mais aussi les batailles contre celles-ci !

Depuis le 19 décembre 2018, un répit avait été donné aux 281 ouvriers avec la reprise du site par Altifort qui s’était engagé à investir avec des fonds propres (10 millions) et de lever des fonds (25 millions). Mais à une semaine de la prochaine audience de la chambre commerciale du TGI (tribunal de grande instance) de Strasbourg, le groupe annonce ne rien pouvoir donner. Ils ont donc fait une demande de : « résolution [l’annulation] du plan de cession[reprise] d’Ascoval, et ce afin de protéger les salariés d’Ascoval et du groupe. En effet, à ce jour, les financements externes n’ont pas pu être mis en place tels que prévus lors de la validation du plan de cession »

C’est un retournement de situation catastrophique pour l’avenir du site et de ses travailleurs, l’avocat d’Ascoval Guilhem Brémond est lui déjà pessimiste : « Sauf miracle, le plan de reprise sera annulé  ». Comment expliquer cette ‘’défaillance de dernière minute’’ alors que tout le monde se félicitait de la gestion de ce dossier qui a duré de nombreuses années ?

Le groupe Altifort est évidemment pointé, que ce soit leur situation économique, mais aussi leur réelle volonté de reprendre l’aciérie, dans un article du Monde une source proche du dossier rapporte : «  Ils le savent depuis novembre, bien avant qu’ils se soient déclarés repreneur d’Ascoval en décembre. C’est ça qui est scandaleux  »
Mais d’ores et déjà le gouvernement se dédouane lui aussi en laissant parler des ‘’sources anonymes membre du cabinet de Bruno Lemaire (ministre du travail)’’, l’AFP précise donc que pour eux : « Altifort a trompé tout le monde . Le ministère a également demandé aux différents acteurs la plus grande discrétion concernant cette affaire, pour « ne pas affoler un partenaire potentiel  » confie une personne présente à une réunion à Bercy ce mercredi 20 février. Une volonté de temporiser qui est logique au vu de la situation actuelle dans le pays, le quinzième acte des gilets jaunes, mais aussi les nombreuses fermetures d’usines qui ont cours actuellement pourraient être à l’origine d’une révolte encore plus grande, nous y reviendrons.

Nouvelle hypocrisie du gouvernement

Crédit photo : PIERRE ROUANET - VDNPQR

Une nouvelle fermeture potentielle sur fond de recomposition du secteur sidérurgique

Les problématiques industrielles en France sont nombreuses mais cela fait de nombreuses années que les secteurs métallurgiques et sidérurgiques sont aux cœurs des polémiques. Pour ne donner qu’un chiffre de l’Insee issue cité dans Le Point : entre 2008 et 2017 ce sont près de 80 000 emplois qui sont supprimés, soit une chute de 17 %. C’est d’une manière générale depuis la crise de 2008, qu’à l’échelle européenne, le secteur est en peine. De nombreuses recompositions découlent de ces difficultés économiques, c’est au niveau des géants du secteur que les dynamiques changent : Arcelor Mittal tentant de racheter le groupe italien Ilva, tandis que ThyssenKrupp (Allemagne) se rapproche de Tata Steel (Inde).
De ces logiques financières ne se répandent que des catastrophes sociales, partout les réorganisations et stratégies de développement sont en contradictions.

Nouvelle hypocrisie du gouvernement

Crédit photo : Aiméee Thirion / Libération

Un gouvernement qui joue toujours la montre pour atténuer les scandales industriels

Que ce soit pour l’usine de Ford, celle des GM&S ou encore dans ce cas d’Ascoval et toutes les autres, le gouvernement affiche de manière toujours aussi hypocrite une volonté de façade d’être aux côtés des travailleurs pour sauver les emplois. Il y a eu aujourd’hui, autant d’annonces que d’échecs dans ces politiques de soi-disant maintien industriel français.
Quoi qu’ils puissent dire, Macron et Le Maire se moquent bien des travailleurs et jouent comme ils peuvent avec les temporalités pour éviter le pire. En effet, la première annonce de pérennisation du site d’Ascoval en décembre dernier tombait à pic pour repousser un nouveau scandale industriel en pleine mobilisation des gilets jaunes, de la même manière, l’invalidation du PSE pour l’usine de Ford Blanquefort repoussait pour quelques temps encore une fermeture du site maintenant proche.
Malgré la détermination de façade qu’affichait encore ce jeudi Bruno Lemaire sur BFM, concernant les cas d’Ascoval et de Ford le gouvernement est à présent dos aux murs, face à ses responsabilités dans toutes ses fermetures dont il est complice.

Crédit photo : PIERRE ROUANET Légende : L’État s’engageant à mettre cinq millions d’euros sur la table afin de trouver un repreneur. Les salariés, réunis en assemblée générale l’après-midi ont validé cet accord. Émotion, à la gare de Valenciennes où ils ont accueilli leurs représentants syndicaux, puis à l’usine. (2 février 2019)

Combiner la colère des samedis avec une réponse de classe dans les usines

Aujourd’hui, alors que les Gilets Jaunes maintiennent la mobilisation, avec évidement des problématiques importantes en discussion concernant les suites du mouvements, on voit également une multiplication des grèves locales pour des augmentations de salaires par exemple !.
C’est une dynamique dans laquelle doivent s’inscrire les mobilisations pour le maintien des emplois. L’usine d’Ascoval, comme le dit lui-même Bruno Lemaire est composée d’ouvriers avec des connaissances techniques et industrielles très poussées qui produisent des marchandises de qualités, le site entretient de bons liens avec plusieurs clients, d’autres sont en cours de rapprochement depuis la reprise de la production, les travailleurs pourraient très bien reprendre l’usine à leur compte, sous forme de nationalisation sous leur contrôle. Ce type de projet est d’une part très viable mais surtout une démonstration de la capacité des ouvriers à une large échelle. C’est par ailleurs à l’échelle de tout le secteur sidérurgique que l’on peut raisonner ainsi. Alors que la remise en cause du gouvernement est très profonde, c’est également sur le terrain économique, que les revendications peuvent avancer, la crise actuelle que traversent les gouvernants est une brèche à explorer pour avancer vers ces possibles expériences aux seins des entreprises !

Crédits photos : PIERRE ROUANET - VDNPQR (couverture)

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Air France : "Une entreprise en faillite" à cause de la grève, vraiment ? Des bénéfices records en 2018

"Une entreprise en faillite", c’est le discours dans la plupart des médias traditionnels en 2018 qui ont accusé la grève, finalement tous les chiffres sont au vert…

 
Air France KLM

Lors de la grève à Air France en 2018, la presse traditionnelle prenait un malin plaisir à diaboliser la grève : entendre parler “de crash”, “de faillite” s’était normalisé dans tous les médias. Face aux chiffres records, le discours a du changer : la grève aurait malgré tout plombé les bénéfices du groupe. Pourtant cette grève est partie au début de l’année 2018 pour réclamer des hausses de salaires car si le chiffre d’affaire du groupe est aussi élevé, les travailleurs estimaient à raison que cela était dû avant tout à leur effort et à leur exploitation au quotidien.

Il est injuste de voir une nouvelle fois les actionnaires profiter du travail et des efforts des autres, surtout lorsque l’on voit que malgré la lutte des travailleurs, les résultats du groupe sont bien loin de la catastrophe annoncée dans tous les médias traditionnels. Ces derniers ont donc du adapter leur discours tout en continuant d’incriminer la grève de 2018. Pourtant le problème des salaires n’a pas été résolu et la grève pourrait faire son retour en 2019. Sur fond de gilets jaunes qui dénoncent le coût de la vie, le renfort du mouvement ouvrier aérien serait le bienvenu, la journée du 5 Février ayant servi en ce sens a créer une convergence entre les gilets jaunes et le mouvement ouvrier. C’est pourquoi la journée de grève nationale appelée par l’intersyndicale le 16 Mars peut pousser une nouvelle fois dans ce sens : se battre ensemble contre le coût de la vie pendant que les actionnaires s’engraissent sur notre dos.

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Arrêt maladie. Nouvel attaque du gouvernement : vers un jour de carence pour tous ?

Alors que le mouvement des gilets jaunes s’élance vers sa quinzième journée de mobilisation, le gouvernement s’apprête à voter de nouvelles mesures concernant le domaine de la santé et plus particulièrement des arrêts maladies. Le gouvernement souhaite notamment mettre en œuvre un jour de carence obligatoire pour tous les salariés, du public comme du privé.

De l’argent il y en a dans les caisses du patronat…

En septembre dernier, Edouard Philippe avait commandé un rapport auprès de Jean-Luc Bérard, directeur des Ressources Humaines du groupe Safran, Stéphane Oustric, médecin généraliste et professeur des universités et Stéphane Seiller, conseiller maître à la cour des comptes, afin de chercher des mesures pour palier à la hausse de l’absentéisme et par conséquent à la hausse des dépenses d’assurance maladie.

Ce rapport a été rendu ce mercredi auprès du premier ministre et, entre autres mesures, se trouve celle de généraliser à tous les salariés un jour de carence obligatoire. Il paraît effectivement évident qu’économiser de l’argent sur la santé de travailleurs précaires qui n’oseront plus se mettre en arrêt maladie de courte durée de peur de perdre de l’argent et qui, par conséquent, s’épuiseront davantage au travail, est bien plus logique que de rétablir l’ISF, l’exit taxe, de lutter contre les détournements de fonds ou bien de soumettre à des impôts toutes les multinationales qui réalisent des milliards de profits sur le sol français sans aucune contrepartie.

Une autre mesure de ce dossier, est d’empêcher des arrêts de travail longue durée qui pénalisent l’entreprise ; le rapport propose donc des dispositifs alternatifs à un arrêt de temps complet. Il propose par exemple le concept du télétravail ou un temps partiel thérapeutique. Ces mesures illustrent à quel point le profit de l’entreprise est plus important que la santé de ceux qui y contribuent. De plus le télétravail est d’un mépris total pour le salarié souffrant et étant en arrêt maladie de longue durée, comme si le problème de santé auquel il doit faire face pouvait se résoudre simplement en supprimant le transport.

Ces mesures, comme on peut s’en douter, ravissent déjà le patronat qui s’est empressé de le faire savoir.

Ces nouvelles mesures illustrent une nouvelle fois à quel point le gouvernement n’a que faire de la misère sociale qui git sous ses yeux, tant que le patronat peut faire des profits sans entraves, que les directions syndicales continuent dans leurs inactions et que les médias l’aident à convaincre la population que ces mesures sont pour le bien du pays et pour leur bien aussi.

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Suppression de l’ISF : cette réunion secrète où Macron a obéi aux grands patrons

Si le fait que Macron soit le président des riches ne soit pas un scoop, l'actualité et les enquêtes le démontrent chaque fois mieux : Macron n'est pas seulement le président des riches, il est à leur service. C'est ce que confirme la Cellule Investigation de Radio France qui a publié aujourd'hui une enquête sur les modalités de la réforme de l'ISF.

Une fois de plus...

Si le retour de l’ISF est aujourd’hui une des principales revendications des Gilets Jaunes, Philippe Aghion, l’économiste qui a participé à l’élaboration du programme économique d’Emmanuel Macron, déplore les maladresses du président qui ont, selon lui, dérangé l’équilibre de la société, et fait émerger le mouvement des Gilets Jaunes. En effet, lorsque le projet de réforme de l’ISF a été annoncé par Edouard Philippe le 4 juillet 2017 dans un discours de politique générale à l’Assemblée Nationale, le Premier Ministre portait les grands chantiers du gouvernements, tels que l’augmentation du prix du tabac, ou encore la réforme du baccalauréat. Mais de nombreuses mesures ont été repoussées à 2019, comme la suppression de la taxe d’habitation, ou la réforme de l’ISF, ce renvoi étant justifié par Edouard Philippe par l’état des finances publiques.

« La réforme [de l’ISF] entrera en vigueur en 2019 » avait dit le premier ministre : mais alors, pourquoi cette réforme, qui vise à transformer l’ISF en un "impôt sur la fortune immobilière" (IFI) a-t-elle été appliquée à partir du 1er janvier 2018 ?
Voici tout l’objet de l’enquête de la Cellule Investigation de Radio France : initialement, le président de la république paraissait vouloir prendre son temps pour réformer l’ISF, puisque pour faire avaler la pilule, il fallait accompagner cette réforme d’un florilège de mesures visant à éviter que les "gaulois réfractaires" (cit. Emmanuel Macron) s’insurgent. Ainsi, toutes les mesures annoncées par le premier ministre sont des réformes dont le projet est d’adoucir l’arrivée de cet IFI : baisse des cotisations sociales et suppression de la taxe d’habitation, qui sont perçues favorablement par les plus défavorisés.

Mais dans cette intrigue du quinquennat Macron, un élément perturbateur intervient et va bousculer l’équilibre macronien. Trois jours après la déclaration du Premier Ministre, ont lieu les Rencontres économiques à Aix, où le report de la suppression de l’ISF et le report de la Flat Tax, une taxe plafonnée à 30% sur les dividendes, sont vécues comme une infidélité du gouvernement : Jean-Hervé Lorenzi, président du Cercle des économistes, presse à Aix le ministre Bruno Lemaire pour accélérer le calendrier de l’exécutif, tandis que d’autres utilisent leur bras long pour faire passer leur message directement à l’Élysée.
Mais selon la Cellule d’investigation de Radio France, c’est une rencontre secrète qui a lieu à l’Élysée qui a été déterminante pour la suite. Au même moment, plusieurs membres de l’AFEP (Association française des entreprises privées) qui regroupe plusieurs patrons du CAC 40, considèrent que si Emmanuel Macron n’agit pas immédiatement, il ne le fera jamais. Ces mêmes patrons se sont donc rendus clandestinement au palais de l’Élysée pour effectuer une pression sur le calendrier du quinquennat : suite à cette rencontre, Bercy a déclaré que la réforme entrera en vigueur dès le 1er janvier 2018.

Des relations pas si extra-conjugales que ça, puisque ce n’est pas un scoop que le gouvernement est à la solde des patrons. Mais c’est un élément de plus qui confirme que les intérêts du CAC 40 ont bien plus de valeur pour le gouvernement que ceux des plus précaires, comme en démontrent aussi les nombreuses attaques qui ne cessent de pleuvoir. Philippe Aghion dont on parlait au dessus, semble justement très inquiet qu’on le remarque. Pour lui, la stratégie du "bulldozer" du gouvernement est un échec puisqu’elle a donné des prétextes aux "foules haineuses" de se soulever depuis le 17 novembre : "Dans mon esprit, en même temps qu’on réformait l’ISF, on devait remettre à plat les niches fiscales" regrette-t-il. Tandis que là, il y a eu dans le même temps l’épisode de la baisse des APL, la hausse de la CSG pour les retraités, puis la désindexation des retraites sur l’inflation, et on a alourdi la fiscalité sur des gens qui ne sont pas de milieux très favorisés. C’est ce qui explique que l’ISF est devenu si impopulaire. Si on avait procédé différemment, nous aurions évité le mouvement [des "gilets jaunes", NDLR] que nous avons aujourd’hui.". Si Choderlos de Laclos décrit en 1782 dans Les Liaisons Dangereuses les relations secrètes entre libertins haut-placés, on pourrait presque voir se confondre avec la situation d’aujourd’hui, d’un gouvernement pris en flagrant délit en liaison secrète avec les patrons du CAC 40. Un gouvernement qui a peut-être trop sous-estimé la force d’un mouvement qu’il croyait avoir tué comme en 2016 ou printemps 2018, et qui ne s’attendait pas à ce que renaisse une détermination telle qu’elle pu mettre en situation de crise le gouvernement lui-même.

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Bande annonce Les coriaces sans les voraces :

https://vimeo.com/247115374

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Rassemblement en soutien à Lynda, cheminote menacée de licenciement

De nombreux cheminots se sont rassemblés en soutien à Lynda, cheminote menacée de licenciement accusée de ne pas avoir respecté la procédure pour un colis suspect... Mère de deux enfants, militante Sud Rail, elle est prête à se battre et a le soutien de ses collègues.

Répression à la SNCF

Ce mercredi 20 février, de nombreux cheminots de Sud Rail, de la CGT, mais aussi de la CFDT et des collègues non-syndiqués sont venus afficher leur soutien à Lynda face à l’acharnement patronal.

Avant de rentrer à l’entretien préalable au licenciement, dans une procédure totalement révoltante, Lynda a pris la parole devant les collègues venus la soutenir. "Aujourd’hui on s’acharne sur moi parce que je suis un trop bon agent, tellement que je fais passer l’humain avant la rentabilité", ce sont les mots avec lesquels Lynda a voulu s’adresser aux cheminots présents et à tous ceux qui voudront entendre. Ensuite, elle a conclu, "Ne vous laissez pas faire, au moins il faut que cette histoire serve à ça, à ce que les collègues comprennent qu’on ne doit pas se laisser faire". Par cette prise de parole, elle a montré une détermination sans faille. En effet, Lynda ne baissera pas la tête face à cette direction revancharde et tous les collègues qui la soutiennent non plus.

Après les premières prises de parole, notamment des camarades de Sud Rail et la CGT qui étaient présents, les cheminots ont tenu à envoyer un fort message de solidarité internationale aux cheminots maliens en grève de la faim et en défense du service public depuis deux mois.

Répression à la SNCF

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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