SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Les Gilets jaunes bloquent des raffineries et font face à la répression

Ce mardi 19 février, plusieurs raffineries et routes du pays ont été bloquées par des Gilets Jaunes. La réponse du gouvernement ne s'est pas faite attendre bien longtemps. A coups de lacrymogènes, parfois en tirs tendus et occasionnant des blessés, la répression policière s'est abattue sur eux.

Grève et blocage

Seulement quelques jours après l’acte 14, des actions ont été entreprises par les Gilets Jaunes un peu partout en France. Le retour de blocages locaux d’axes routiers ou de raffineries vise à redonner de la visibilité aux revendications Gilets Jaunes et à instaurer un nouveau rapport de force face au gouvernement qui ne veut rien lâcher et qui fait tout pour décrédibiliser le mouvement. RT France rapporte plusieurs blocages de routes et de raffineries dans les Bouches-du-Rhône, en Charente-Maritime, sur la route de Lorient en Ille-et-Vilaine, à Gennevilliers dans les Hauts-de-Seine ou encore à Donges en Loire-Atlantique.

Et c’est notamment à Donges qu’une large action de blocage de raffinerie a eu lieu à l’appel des Gilets Jaunes mais aussi de la CGT, de Solidaires et de la FSU. La CGT a notamment appelé à un arrêt du travail matinal des Salariés de la raffinerie Total de Donges pour se joindre au blocage, se disant en accord avec la revendications d’une augmentation du pouvoir d’achat portée par les Gilets Jaunes.

Le rendez-vous était donné à 4h du matin pour commencer le blocage. Vers 7h30, entre 200 et 300 personnes étaient présentes selon les chiffres donnés par un représentant syndical. L’objectif était de bloquer les camions de la raffinerie afin de la paralyser. Gilets jaunes et salariés ont notamment fait des feux de palettes sur le rond-point des « six croix » et celui « du canon ».

Face à ce blocage stratégique, les raffineries pétrolières étant un secteur clé de l’économie, les forces de l’ordre n’ont pas tardé à intervenir. Des nombreux jets de gaz lacrymogènes ont été effectués pour tenter de déloger les occupants. Par ailleurs plusieurs blessés sont a déplorer, victimes de cette répression policière, comme on peut le voir avec la photo de ce jeune homme qui a prit un tir tendu de grenade lacrymogène.

Grève et blocage

Crédits photo : Street Medics Nantes

Le blocage du site a peu à peu été dégagé sous les coups de la répression policière.

Après trois mois de mobilisation, les Gilets Jaunes restent déterminés à faire entendre leurs revendications, notamment sur la hausse du pouvoir d’achat. Comme ils le scandaient ce mardi à Donges « on ne lâche rien ». Le blocage de points stratégiques de l’économie est une perspective pour la lutte des Gilets Jaunes, d’autant plus s’il est couplé d’un appel à la grève dans ces mêmes secteurs afin d’imposer un réel rapport de force matériel face au gouvernement. Quoi que Macron et ses relais médiatiques puissent dire du mouvement pour tenter de le « brunir », la détermination est toujours bel et bien là afin d’obtenir plus de justice sociale.

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Christophe Dettinger, en semi-liberté, est sorti de prison

A l'issue du procès qui s'est tenu la semaine dernière, Christophe Dettinger a été condamnée à 12 mois de prison ferme en semi-liberté ainsi que 18 mois avec sursis. Aujourd'hui Christophe a pu sortir de prison et retrouver sa famille. Il devra néanmoins retourner tous les soirs dans sa maison d'arrêt.

La force de la solidarité "gilet jaune" !

image : page Facebook "Soutien à la famille Dettinger"

La sortie de Christophe Dettinger, mobilisé dans le mouvement des gilets jaunes était attendue. Ce matin, sa famille attendait les retrouvailles.

Cet ex-boxeur gilet jaune, condamné pour avoir frappé deux gendarmes lors de l’acte 8 des Gilets Jaunes. Cet acte visait à protéger des manifestantes des agressions policières subies toutes les semaines à l’encontre des gilets jaunes.

Interrogé par les journalistes à sa sortie de prison, il n’a pas tenu à commenter très longuement sur la peine prononcée lors de son procès. Mercredi matin, il a prononcé quelques mots devants les caméras de BFMTV : « J’ai toujours une peine à faire, c’est toujours pénible. Je n’ai pas été libéré comme ça. Maintenant c’est le prix à payer ».

Son avocate a précisé que Chistophe Dettinger fera « une vidéo lui-même, qui sera mise en ligne ultérieurement » afin de remercier les nombreux soutiens. En effet, le soutien du boxeur par les Gilets Jaunes a été immédiat étant donné la répression féroce qui s’abat sur eux depuis le début du mouvement. En effet, la détention en prison jusqu’à son procès puis la peine décidée par le tribunal est vécue comme une injustice énorme au regard de la différence de traitement judiciaire évident entre lui et Benalla qui courait toujours en liberté. De même, les forces de police jouissent d’une liberté totale de réprimer et mutiler. 140 enquêtes IGPN ont été ouvertes pour violences policières depuis début novembre et aucun policier n’est à l’heure d’aujourd’hui maintenu en détention provisoire ou inquiété.

Le procureur de la République réclamait une peine exemplaire lors du procès mercredi dernier : deux ans fermes. C’est en partie grâce au large soutien reçu par les Gilets Jaunes que le juge a prononcé une peine moins lourde que celle souhaitée par le procureur.

Ainsi, chaque matin pendant un an, le héros du mouvement des Gilets Jaunes devra quitter le centre de détention pour se rendre à Arpajon, où il exerce en tant que fonctionnaire territorial mais « ses horaires sont très stricts puisqu’il doit regagner le centre de semi-liberté de Corbeil-Essonnes juste après son travail », a indiqué son avocate. Une peine moins lourde certes, mais pas la relaxe. Les Gilets Jaunes continuent de demander sa libération totale.

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Après Blanquefort, Ford annonce la fermeture de l’usine de São Bernardo do Campo au Brésil

Mardi 19 février, Ford a annoncé par surprise la fermeture du site de São Bernardo do Campo, dans l’Etat de São Paulo au Brésil ainsi qu’au renoncement de ses activités de poids lourds en Amérique Latine. Ce sont 2800 travailleurs qui sont menacés par la fermeture du site, ainsi qu’au moins 2000 emplois indirects. En France, cette nouvelle scandaleuse fait écho à la lutte des ouvriers de Ford Blanquefort en Gironde, pour la sauvegarde de leur usine et de quelques 900 emplois directs, après que le géant automobile se soit désengagé du site et ait refusé sa reprise.

Patrons voyous !
2800 ouvriers et 2000 travailleurs indirects sur le carreau

Ford a annoncé mardi 19 février cesser l’activité de l’usine Ford de São Bernardo do Campo, ouverte en 1967 dans la région du Grand ABC (Etat de São Paulo) connue pour son industrie automobile. La région est en effet le siège de plusieurs constructeurs comme Mercedes-Benz, Ford, Volkswagen ou General Motors.

Cette décision va impacter la vie de 2 800 travailleurs directs et leurs familles, mais aussi 2000 travailleurs indirects, selon la préfecture de São Bernardo. La marque annonce également l’arrêt de ses activités de poids lourds en Amérique Latine. La marque justifie cette annonce comme « une étape importante dans le retour à la rentabilité durable de ses opérations en Amérique du Sud ». Une fois les stocks écoulés, de nombreux modèles seront ainsi retirés du marché brésilien comme la Ford Fiesta, Cargo, F-4000, et F-350.

Patrons voyous !

Entrée de l’usine de Ford de São Bernardo do Campo. Crédits : Edu Guimarães/ SMABC

Vers une aggravation des conditions de travail sous le gouvernement Bolsonaro

L’annonce de la fermeture du site de Ford fait aussi écho à l’annonce de General Motors d’appliquer la réforme du code du travail de 2017 sur ses sites, l’un des projets de loi les plus controversés du précédent gouvernement de Michel Temer. En effet, la réforme autorise désormais de faire passer des conventions collectives au-dessus de la loi nationale, permettant ainsi à l’employeur d’imposer localement des journées de travail de 12h, mais aussi le morcellement des congés, l’accroissement des temps partiels, la possibilité de faire travailler des femmes enceintes dans des locaux considérés insalubres, la facilitation de la tertiarisation, et aggrave la précarité des travailleurs intérimaires. General Motors a ainsi menacé de quitter le pays si les travailleurs n’acceptaient pas son plan d’attaques, ce par quoi les travailleurs de Gravataí (Etat de Rio Grande do Sul) ont répliqué par une mobilisation qui a contraint la direction de GM à reculer, le 1er Février. La direction cherchait par la nouvelle législation à diminuer ses coûts en réduisant les salaires des nouvelles embauches, et par l’agencement des horaires de travail. Mais après s’être réunis en Assemblée Générale, les travailleurs avaient bloqué l’usine et fait plier GM.

Au Brésil, les attaques menées par ces multinationales multimilliardaires, qui visent à saigner les travailleurs brésiliens, sont menées avec la complicité du gouvernement d’extrême-droite Jair Bolsonaro, grand allié du patronat, qui dans la continuité des attaques anti-sociales de Michel Temer avait déclaré en campagne que « le travailleur devra choisir entre plus d’emplois sans droit, ou tous les droits sans aucun emploi ». Par ailleurs, les capitalistes attendent avec impatience les attaques de Bolsonaro contre les droits du travail, notamment la très impopulaire réforme sur les retraites, qui vise à abaisser l’âge de départ à la retraite ou plutôt, dans un pays où les classes populaires ont une espérance de vie peu élevée, de les faire travailler jusqu’à leur mort.

En France et en Europe, Ford aussi s’attaque aux travailleurs !

L’annonce de la fermeture de l’usine de São Bernardo do Campo et de l’arrêt de son activité de poids lourds en Amérique Latine, s’inscrit dans une restructuration de l’activité mondiale de la multinationale qui a d’ores et déjà des conséquences sur la vie de milliers d’ouvriers et de leur famille notamment en Europe. En France, cette fermeture fait écho à la lutte des ouvriers de Ford Blanquefort dont Philippe Poutou, ex-candidat à la présidentielle du NPA, contre la fermeture du site de Ford Aquitaine Industries (FAI) qui menace l’emploi de près de 900 ouvriers et 4000 emplois induits. Ford Europe a par ailleurs déjà refusé une première fois la reprise de l’usine. A ce titre, les ouvriers de Ford Blanquefort organisent un concert contre la fermeture de l’usine le samedi 2 Mars, auquel nous invitons un maximum de personnes à participer.

Aux vues de la situation, et notamment de l’arrêt de la production de véhicules « non rentable » en Europe, il se pourrait qu’à l’avenir, d’autres sites européens soient menacés. En réalité, ces restructurations s’insèrent avant tout, pour le géant américain, dans une situation d’augmentation des tensions commerciales entre les différentes puissances capitalistes, prêtent à sacrifier les travailleurs sur l’autel de la concurrence. Les multinationales comme Ford -qui ont par ailleurs reçu des millions de subventions publiques pour « maintenir les emplois », notamment en France- continuent de fermer leurs portes avec la complicité des gouvernements sous prétexte d’un manque de rentabilité, et malgré des chiffres d’affaire colossaux. Face à ces attaques qui broient la vie de milliers de travailleurs et de travailleuses et leur famille à travers le monde, la solidarité internationale semble indispensable !

Patrons voyous !

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Les grèves locales pour exiger une augmentation des salaires se multiplient

On voit depuis quelques semaines se multiplier des grèves locales.Une série de conflits offensifs s’inscrivant dans le contexte explosif des Gilets Jaunes.

Nos vies valent plus que leurs profits

Crédit Photo : NR, Sébastien Gaudard - Piquet de grève des salariés du site Poulain, près de Blois

« Tous les grands groupes vont distribuer des primes, parce qu’ils ont vraiment eu peur à un moment d’avoir leurs têtes sur des piques. Ah oui, les grandes entreprises, quand il y avait le samedi terrible, là, avec toutes les dégradations, ils avaient appelé le patron du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, en lui disant : « Tu lâches tout ! Tu lâches tout, parce que sinon... ». Ils se sentaient menacés, physiquement. » Cette déclaration provient d’une journaliste du quotidien patronal L’Opinion et fait suite à l’annonce du 10 décembre de Macron d’encourager les entrepreneurs à fournir une « prime exceptionnelle » de fin d’année. Un moyen évidemment de ne pas pousser vers une augmentation de salaires, seule mesure à même d’offrir durablement de meilleures conditions de vie à tous les travailleurs.

Cette prime facilitée par le gouvernement, car défiscalisée et désocialisée, a effectivement souvent été proposée par le patronat comme mesure du moindre mal face à la perspective de mouvements de grèves massifs. Hier nous écrivions dans un article consacré aux dividendes records pour les actionnaires, « c’est avec empressement que le Medef, terrifié dans ce climat de révolte, a saisi la main tendue par l’Élysée. Les plus grands groupes français ont ainsi concédé, sous pression de la lutte des classes, à leurs salariés la « prime Macron, » à l’image de Total (1.500 euros de prime pour l’ensemble de ses salariés), SFR (1.000 euros pour 12.000 de ses salariés), L’Oréal (à hauteur de 1.000 euros), suivis par de nombreux industriels : « ArcelorMittal, Renault, PSA, Vinci, Airbus, Safran, EDF ou encore Sanofi, qui ont tous indiqué qu’ils avaient accordé une prime à leurs salariés. » (Les Échos). Pourtant dans de nombreuses entreprises, les primes ont été beaucoup plus faibles, voire absolument inexistantes. C’est le cas de la grande distribution où Carrefour ou Auchan n’ont donné qu’une prime avoisinant les 200€ suite à la mobilisation des gilets jaunes. A Castorama, plusieurs syndicats ont ainsi appelé, le 31 janvier dernier à une journée de grève et de débrayages dans toute la France estimant que la prime de 300€ destinée aux 20 000 salariés du pays était insuffisante. 



Mouvements de grève pour des hausses de salaire et jonction avec les gilets jaunes

A Blagnac, près de Toulouse, environ 200 salariés de l’entreprise Derichebourg Aéronautique, un sous-traitant d’Airbus ont débuté un mouvement de grève, ce mardi 19 février devant le siège social de l’entreprise. Des gilets jaunes sont venus en soutien alors qu’une première grève avait été entamée le 12 février avec 120 salariés. En pleines NAO (négociations obligatoires annuelles), les ouvriers veulent une augmentation de salaires de 50€/mois, une prime Macron de 1000€, et
« la renégociation des primes sur l’intéressement et la participation ». Ils prévoient de reconduire le mouvement si leurs revendications ne sont pas satisfaites.

Lundi 18 février 2019, dès 7 h du matin, des salariés du site Poulain, à Villebarou près de Blois, ont quant à eux entamé une action de débrayage, répondant à une décision, prise vendredi dernier, des représentants des salariés de plusieurs sites du groupe Carambar and Co (qui appartient notamment au fonds Eurazeo). Puis, une cinquantaine de salariés ont tenu un piquet de grève devant les grilles de l’usine, passant la nuit sur place. Mardi, la grève s’est poursuivie alors qu’une majorité des 130 salariés ont participé au mouvement. La revendication est claire : une revalorisation salariale générale et pérenne. Pour les délégués syndicaux Ludovic Garnier (CGT), Pascal Chollet (FO) et Aurélien Lambert (CFDT), interrogés par La Nouvelle République : « La direction nous indique que les négociations NAO sont terminées… pas pour nous ! On nous propose des primes, mais pas d’augmentation pérenne. ».

Dans l’agro-industrie, les salariés de l’usine Saipol de Grand-Couronne (Seine-Maritime) se mobilisent depuis plusieurs semaines pour revendiquer des hausses de salaires. Le site de Montoir-de-Bretagne (Loire-Atlantique) est par ailleurs bloqué. Les grévistes veulent une augmentation générale des salaires de 7% après qu’ils aient été gelés pendant 4 ans. Le versement d’une prime exceptionnelle de 1500 euros et l’ouverture anticipée des NAO font également partie des revendications.

Dans la chimie, à Villefranche-sur-Saône (Rhône), les salariés de Bayer sont quant à eux entrés dans leur onzième semaine de grève contre le licenciement du délégué CGT et pour de vraies augmentations de salaire. Une grève tournante est mise en place depuis le 10 décembre, jour de la dernière réunion des NAO. Ekrem, membre du CHSCT (comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail) et syndiqué CGT explique à L’Humanité : « On avait fait des propositions de 100 euros pour tous les salariés, mais la direction n’a pas voulu en discuter. Et, à la place, notre délégué revient avec une mise à pied ». Gaétan Cornut-Chauvinc, délégué CGT, secrétaire du CHSCT et membre du comité central d’entreprise de Bayer, aurait « intimidé » des cadres du groupe. L’intéressé affirmant que c’est « un dossier monté de toutes pièces ». Un cas de répression sur une figure syndicale qui rappelle l’acharnement et la répression que subissent de nombreux syndicalistes combatifs à l’instar de Gaël Quirante de Sud Poste Hauts de Seine.

Dans l’Hérault et le Gard, 30 chantiers seraient touchés par une grève des ouvriers de Sogea sud bâtiment. 90 des 140 salariés de la filiale de Vinci seraient en grève pour des augmentations de 3% sur les salaires, 2€ supplémentaires sur la prime quotidienne pour l’habillement, le paiement des jours de carences mais plus généralement une amélioration des conditions de travail et une réduction des inégalités salariales.

Cette multiplication des conflits à échelle locale s’inscrit dans la continuité du mouvement des gilets jaunes qui a donné des sueurs froides au patronat. Bien que la journée du 5 février n’ait pas débouché sur une dynamique de grève générale dans tout le pays, ces luttes offensives pour une amélioration des conditions de vie se multiplient à échelle locale. Le mouvement des gilets jaunes n’est certainement pas étranger à ces luttes ouvertes face au patronat. Alors que celui-ci a eu des sueurs froides, c’est le moment pour s’engouffrer dans cette brèche, et passer à l’attaque en réclamant une hausse des salaires pour tous les travailleurs.

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VIDEO. Dijon : un Gilet jaune cogné par un CRS, sa tête heurte violemment le mur

A Dijon, lors de l'acte 14, un Gilet jaune qui prenait des photos s'est fait violemment frappé à la tête, celle-ci heurtant le mur, mis en joue par un flashball. Il est de nouveau pris à partie et agressé par la police pour lui casser son appareil. Alors que de nouveau le black-out médiatique bat son plein sur le mouvement des Gilets jaunes, ou sur les violences policières, nous relayons ci-dessous une vidéo avec des ralentis. Le Gilet jaune va porter plainte de même que la LDH.

Violences policières

Crédits photos : © Infos Dijon

A Dijon, rue de la Préfecture, un Gilet jaune a de nouveau été victime de violences policières extrêmement brutales lors de l’acte 14 des Gilets jaunes. Boris, la victime gilet jaune explique dans sur France 3 région "suivre alors pacifiquement la manifestation et réaliser des photos."

"J’étais devant eux à prendre des photos", explique le Gilet jaune. Et ce jusqu’au moment où le Gilet jaune est frappé, sans aucune raison, par un policier. Le Gilet jaune explique à France 3 : "Je ne les ai pas cherchés, je ne les ai pas provoqués non plus. Depuis le début, j’étais devant eux à prendre des photos. Donc là, je pense que j’étais un peu la victime facile. Ce qui est désolant, c’est que c’est des gens qui sont censés représenter l’ordre et la loi."

Les images tournées initialement par un journaliste du site Infos Dijon ont été montées au ralenti par des Gilets jaunes. On y voit l’intégralité de la scène mis au ralenti ainsi que la scène suivant ou on voit qu’il est poursuivit pour lui casser son appareil photo. Le "syndicat" de police Alliance n’hésite pas à justifier les violences policières affirmant ... que "c’est une intervention normale". Une enquête serait cependant ouverte. De son côté, le Gilet jaune compte porter plainte de même que la LDH, choqué par ces violences policières.

Le reportage de France 3 Région :

 

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République : Union sacrée et instrumentalisation de la lutte contre l’antisémitisme

Manifester avec le gouvernement et Edouard Philippe, de Hollande à Dupont-Aignan en passant par Laurent Wauquiez dans un rassemblement anti-raciste ? C’était… à République. Commémoration de Pétain, déchéance de nationalité, déclarations racistes sous toutes leurs formes, sont quelques-uns de leurs différents actes d’un progressisme à toute épreuve ! Si le Rassemblement National était invité, Marine Le Pen a finalement décliné l’invitation pour instrumentaliser la lutte contre l'antisémitisme de son côté. Si ce n’est pas une surprise, le problème, c’est lorsque ceux, qui se revendiquent de la gauche de la gauche de LFI au PCF en passant par Ensemble !, jusqu’à la CGT, FO, et Solidaires, se joignent à cette opération d’instrumentalisation de la lutte contre l’antisémitisme qui, en définitive, vise à en finir avec le mouvement des Gilets jaunes.

Front républicain et instrumentalisation

Dans le jargon politique, l’arc de force est une des données utilisées pour déterminer le volume de force à même d’être mobilisée dans toute lutte face au gouvernement ou au patronat sur des questions sociales et économiques, antiracistes, ou sur le terrain des droits démocratiques. En théorie, plus il est large, à savoir plus il y a d’organisations progressistes qui s’engagent dans la lutte, plus il permet de mobiliser un volume de force à même de défaire nos ennemis, qu’il s’agisse du gouvernement et ses relais, du grand patronat, ou plus généralement, des classes dominantes au pouvoir.

Le problème, cependant, c’est lorsque cet arc de force devient si large qu’il inclut ceux-là même qui sont les « architectes » des inégalités sociales et font le creuset du racisme sous toutes ses formes. Dans le cadre de ce rassemblement contre l’antisémitisme, une lutte antiraciste, l’arc de force allait du PS jusqu’à Debout La République, à LREM et jusqu’à potentiellement le RN de Marine Le Pen, qui était la bienvenue.

Pour aller droit au but, comment imaginer lutter contre le racisme avec Wauquiez ou encore Ciotti qui « demande qu’on interdise les manifestations [des Gilets jaunes] samedi prochain » ? Comment encore imaginer manifester avec le premier ministre Edouard Philippe, chef d’un gouvernement qui a participé… à la réhabilitation de Pétain à celle de Mauras ? Comment lutter contre l’antisémitisme avec l’invité qui a décliné l’invitation le RN (ex-FN) qui a participé des années durant à la montée de l’antisémitisme avec les propos Jean-Marie Le Pen. Quelques-uns de ses propos sont présents dans un article de L’Obs intitulé « Oui, Jean-Marie Le Pen a bien tenu des propos antisémites »

Front républicain et instrumentalisation

Non, ce n’est pas à République qu’il s’agissait de lutter réellement contre l’antisémitisme. Il s’agit en réalité de son instrumentalisation à des fins d’unité nationale. Une manifestation où participe la moitié du gouvernement, celui qui a institutionnalisé l’état d’urgence, fait voter la loi anti-casseurs, qui réprime et mutile à vie au flashball et au LBD les manifestants, qui exerce ses violences policières contre le mouvement social et multiplie les violences racistes.

Loin de mobiliser contre l’antisémitisme, cette opération réchauffée d’unité nationale grotesque servira comme une opération de blanchiment des premiers responsables, des années durant, de la banalisation du racisme sous toutes ses formes, y compris de l’antisémitisme. Définitivement, pour lutter contre l’antisémitisme, ce n’était pas place de La République qu’il fallait se trouver.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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La proposition du MEDEF : une « prime » pour « récompenser » la précarité

On croirait lire le Gorafi. Mais non, c'est bien le patron du MEDEF, Geoffroy Roux de Bézieux, qui a formulé une « proposition alternative » au bonus-malus sur les contrats courts : plutôt une « prime » pour « récompenser » la précarité.

La course à la précarité

Les négociations sur l’assurance-chômage sont au point mort entre le patronat et les directions syndicales. En cause : le problème du recours, devenu quasi systématique, aux contrats courts par les entreprises. À tel point que la ministre du Travail elle-même, qu’on soupçonne peu d’être du côté des salariés, évoquait un « retour aux journaliers », tant ont explosé les CDD qui n’ont duré qu’une seule journée (ce qui est le cas de 20 % des CDD signés en 2017).

En effet, au cours de sa campagne, Emmanuel Macron avait fait de l’instauration d’un bonus-malus sur les contrats courts un cheval de bataille ; proposition aujourd’hui contestée par les principales organisations du patronat, le MEDEF en tête. Refusant tout compromis éventuel sur l’instauration d’un bonus-malus, le patronat a même quitté un temps les négociations pour protester contre cette proposition.

La réponse du MEDEF aux contrats courts ? Une « prime » pour « récompenser » la précarité. Ce sont les termes mêmes de Geoffroy Roux de Bézieux, qui détaille le plan qu’il envisage (à partir de 3:30 sur la vidéo), sur le plateau de France Inter le 14 février dernier : « Maintenant, nous, on fait une proposition alternative au bonus-malus dont on pense que c’est un destructeur d’emploi. Et ce qu’on propose c’est que les salariés qui enchaînent plusieurs contrats courts avec le même employeur et dans le même mois, se voient payer à partir d’un certain nombre de contrats courts, une prime, prime dite de précarité, qui serait payée par l’employeur et qui serait en quelque sorte la récompense financière de cette précarité, de cette flexibilité. »

Oui, on a bien entendu. Une « prime » à la précarité et à la flexibilité – et qui ne serait, de surcroît, versée qu’au bout de « plusieurs » contrats courts. De quoi faire de la précarité non plus un problème structurel, mais bien un mal (un défi, même, voire un « challenge »), que seuls les plus « courageux » oseront affronter (et qu’il faudra, en conséquence, récompenser), les autres, nécessairement des « profiteurs », voire des « assistés », devant être traqués. De quoi monter les précaires les uns contre les autres.

Et si c’est le gouvernement qui pourrait bien reprendre la main sur les questions d’assurance-chômage au cas où les négociations entre directions syndicales et patronats venaient à ne pas déboucher sur un accord, il ne faut pas s’y tromper : ce monde dans lequel la « précarité » serait récompensée est bien ce même monde vendu par Macron d’une ultra-précarité généralisée dans lequel il faudra « traverser la route » pour un travail (à court sûr précaire).

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Cet avocat de 32 ans est de plus en plus populaire au sein des « gilets jaunes ». Il est notamment apprécié pour ses qualités oratoires qui lui permettent de porter sur la scène médiatique les revendications du mouvement. Près de 60.000 personnes suivent sa page Facebook.

 

Publié par EL DIABLO

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AMBOISE : La grève chez les postiers CGT
Le syndicat CGT a lancé, hier matin, la grève illimitée qu’il avait annoncée au centre courrier d’Amboise pour protester contre un projet de réorganisation de la distribution du courrier sur les secteurs d’Amboise-Bléré-Montlouis-Vouvray (lire notre édition du 13 février). 

Une petite trentaine de personnes s’est retrouvée entre les grévistes, les représentants de l’union locale CGT et quelques Gilets jaunes devant le centre de tri de la Boitardière. 
Hier, la direction annonçait 14 grévistes sur les 110 personnes travaillant à La Poste sur ce secteur. Des négociations se sont entamées, hier après-midi, au cours d’une réunion entre les représentants CGT et la direction.

Publié par FSC

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Nous voulons vivre de notre travail. C’est la phrase la plus entendue durant ces derniers mois. Il est essentiel d’augmenter les salaires bruts et les pensions. L’argent existe, les entreprises du CAC 40 ont réalisé 93 milliards d’euros de bénéfices en 2017 (57 milliards ont été distribués à leurs actionnaires), ils pourraient dépasser 100 milliards en 2018. Pourtant, ce sont elles qui bénéficient le plus des aides et exonérations de l’État payées par nos impôts.

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« Les salariés de Carrefour vont perdre tous les accords collectifs »

L’annonce, en janvier, avait été un véritable coup de massue pour les salariés du groupe Carrefour, qui se mobilisent ce samedi.

INTERVIEWLes salariés de Carrefour sont toujours mobilisés contre le plan présenté par leur PDG Alexandre Bompard, qui prévoit 2.400 suppressions de postes via des départs volontaires, la fermeture de 273 magasins anciennement Dia, mais aussi le passage d’hypermarchés en location-gérance. C’est sur ce dernier point que Force Ouvrière appelle samedi à la mobilisation, explique Jean-Yves Chaussin, délégué central de FO.

Avec ce nouveau statut, quels avantages vont perdre les salariés ?

« Ils vont perdre tous les accords collectifs, donc c’est une perte de pouvoir d’achat, par la remise en question d’un certain nombre d’éléments de salaire et de rémunérations substantielles : la participation, l’intéressement… Cela va aussi être une dégradation des conditions de travail, puisque dans nos accords, on avait encadré des mesures permettant d’améliorer les conditions de travail. On avait par exemple un accord sur le travail du dimanche, basé sur le volontariat. Demain, les salariés pourront être obligés de travailler le dimanche. Et s’ils refusent, c’est alors un motif de licenciement, sans indemnité ».

Est-ce que la perte de pouvoir d’achat a été chiffrée ?

« Oui, c’est 20% du brut annuel en perte de pouvoir d’achat. C’est comme si les salariés remettaient un chèque aux actionnaires en disant ‘on va se sacrifier, on vous donne notre rémunération, nos avantage sociaux, et vous, vous maintenez vos dividendes… »

Que dit la direction ?

« Rien ! C’est bien là le problème. Le dialogue n’est pas rompu, mais le dossier n’avance pas ».

Publiez par anti-k.org

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Victoire pour la CGT de chez Amazon et une quarantaine de salariés

VICTOIRE DE LA CGT AMAZON

Depuis fin 2015 la CGT Amazon a engagé le combat au prud'hommes pour faire reconnaitre le statut cariste des salariés au niveau 5 de la convention collective statut T3 chez Amazon.
Une quarantaine de salariés se sont lancé et ont constitué des dossiers avec l'appui de la CGT Amazon.

Le 18 décembre dernier 6 premiers dossiers ont été plaidés au Tribunal des Prud'hommes d'Orléans concernant les salariés du site de Saran

Le délibéré est tombé ce matin et les 6 dossiers ont été GAGNES.

Rattrapage de salaire, dommages et intérêts, rattrapage sur 13ème, 6 actions Amazon et 500€ d'article 700. Chacun des 6 salariés a gagné entre 23000€ et 36000€ en moyenne. Et cerise sur le gâteau chacun est reclassé au niveau T3 niveau 5 de la convention collective ce qui représente un gain mensuel d'environ 400€

La lutte continue, le 2 mai se tiendra l'audience pour 7 salariés du site de Sevrey sur les 26 qui ont déposés un dossier, 4 salariés du site de Douai ont également saisie les prud'hommes.

ON LÂCHE RIEN

Publié par CGT FACEBOOK COMPIEGNE

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