SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

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CGT Établissement Traction Paris Sud-Est SNCF

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Le mot d'ordre du moment, tout droit sorti de l'Elysée

Après les sommations, si collectivement tu ne te disperses pas assez vite, tu seras individuellement  dispersé par les cognes.

 

 

Ces propos ont été effectivement tenu par le factotum du Medef logé à l’Élysée au frais des contribuables dont les matraqués.

 Il y a des jours qui s'installent dans la permanence où on se dit que dès que sera retrouvée la clé du hangars où rouille la machine à distribuer les baffes, après révision et remise aux normes il va y avoir de la distribution à faire.

Le mot d'ordre du moment, tout droit sorti de l'Elysée

Rédigé par Canaille Lerouge

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Acte 19 hors des sentiers. "Les voltigeurs 2.0 à l’œuvre, un GJ est plaqué au sol et arrêté"

« Ni les gaz, ni la violence répressive ne les ont stoppés. Aux cris de ‘Révolution’, les plus motivés ont réussi à faire comprendre à Castaner qu’il n’avait rien réussi aujourd’hui, sûrement pas à décider où et quand nous voulons nous exprimer. »

Mbdad

« Ni les gaz, ni la violence répressive ne les ont stoppés. Aux cris de ‘Révolution’, les plus motivés ont réussi à faire comprendre à Castaner qu’il n’avait rien réussi aujourd’hui, sûrement pas à décider où et quand nous voulons nous exprimer. »
Vendredi je me tâtais pour aller, soit au Trocadéro soit à Châtelet, selon le questionnaire fait par la « France en colère... ». Absolument pas envie de faire une Nième rando à travers un écosystème hostile, donc ce n’est pas Denfert.
Je donne RDV à Anne, conservatrice au musée Carnavalet, l’histoire de Paris. À qui je dois remettre le Gilet Jaune personnalisé « Che Guevara 17 11 2018 » d’Ernesto. Eh oui, au musée, quel honneur ! Ernesto est resté au pays ce week-end, pas de visa pour Paris.

 

RDV 13h00 Châtelet. Je suis 15 minutes en avance, je m’assois discretement sur les bords de la Fontaine des Innocents pour observer les voltigeurs 2.0 œuvrer. Une vingtaine de motos et 2 matraques embarquées pour 10 à 15 GJ, le ratio Castaner correspond pour une fois. Un GJ est plaqué au sol et arrêté, pourquoi ? Quelques badauds protestent mais 2.0 a dit ‘circulez, ta gueule’. Je n’entends pas les discussions mais je vois les attitudes et postures de cette milice qui fait baisser le regard et dévier le parcours des gens croisant par hasard cette scène d’humiliation. Je hais ce moment qui me rappelle ce que ma grand-mère a vécu durant l’occupation. Voir des gens nassés, collés contre un mur, juste être témoin muet qui ne sait pas et ne saura jamais pourquoi. Continuer son chemin pour ne pas attirer l’attention et risquer un « Ausweispapier ». En ce qui me concerne ils n’y gagnent rien d’autre que ma détermination à continuer à lutter contre ça.
Ce n’est pas ici que ça se passe. Anne m’appelle, je lui décris la scène, on décide de se rejoindre au Trocadéro pour voir si l’ambiance est meilleure.

 

13h30, je sors métro Iena. Parano d’être contrôlé à la sortie du métro Trocadéro, je descends pour remonter par le parc et ses escaliers mal foutus. Des GJ motivés communiquent par groupes, des forces de l’ordre (FDO) tournent autour, la crainte de rester dans un rassemblement non déclaré a dû faire peur, la majorité a suivi ce rassurant cortège, combien sont-ils ? Le tambour révolutionnaire est là. Les touristes alternent entre selfie tour Eiffel et photo de GJ discrètement, c’est mignon.
En attendant Anne, je discute avec des GJ sur les mesures Castaner, l’amende de 135 euros fait bien plus peur que des sentinelles ou des marqueurs chimiques. L’inquiétude est là, la dissuasion de manifester gagne de l’intensité.
Je remets le GJ « Che Guevara » d’Ernesto à Anne en compagnie des GJ avec qui je discutais, respect, petit moment de vie. Des étudiantes de l’UPEC Créteil (pour ma fille) nous proposent dans le cadre de leurs études une rencontre afin de répondre à leurs questions. Anne leur donne RDV, je préfère les inviter à nous revoir samedi prochain avec leurs questions.

 

Beaucoup de gens nous observent en fait. Certains pour nous mettre en conserves, d’autres pour en conserver l’histoire. Ces mots qui peuvent tout faire. Des TV sont là. RT France me propose, je dis non. Je n’ai pas envie, plus rien à dire. Je suis là pour ne plus avoir à y être. Macron démission. Ecrire tout ça pour me relire me suffit, thérapie.
Mike Rambo vient me demander une clope pour une copine, on discute un peu des événements du jour. J’en profite pour lui raconter le GJ « Che Guevara », le musée, la conservatrice du musée..., fier et bavard. Puis Éric Drouet qui était un peu plus loin, nous rejoint et nous propose de suivre leur groupe jusqu’à Montmartre. Anne est d’accord, je suis partant. La valeur d’un homme. Éric avec un de ses potes décide de partir devant et il est évident que c’est pour ne pas nous mettre en danger avec d’éventuels contrôles policiers à 135 euros la passe. Respect.
15h00. La tribu Gauloise prend le métro, je ne désignerai pas Obélix. Ça braille, ça rigole fort, ça chante, ça répond fermement aux grincheux et zeuses qui découvrent leurs ulcères jaunes. Un monde comme j’aime. Métro Pigalle fermé, tout le monde descend aux Abbesses. Le temps d’escalader jusqu’à place du Tertre on perd le groupe. On avance, on découvre une course à pied « les foulées du Tertre » 10km dans les pentes, plus nouveauté 2019 un parcours de GJ mobiles à éviter. Médailles méritées, on attend les nôtres.
Devant cette basilique érigée pour rappeler aux communards qu’ils finiraient GJ. Enfin beaucoup de monde, ils étaient là ! Des touristes, noyés dans la masse de GJ, sourire aux lèvres à l’idée de croiser notre histoire de France. Des GJ partout, les figures connues, dans les rues autour, sur les marches jusqu’au manège d’enfance de tous les Parisiens même de banlieues.
L’hélico perturbe les oiseaux. Anne me quitte pour rejoindre une amie. Merci pour cet après-midi.

 

16h15 Des gens qui m’ont l’air fatigués, de ne pas avoir pris le métro depuis Denfert, décident de remettre ça en mode sauvage vers les Champs Elysées, ahou ahou ahou !!!
Après avoir fait la bise à Flora je m’incruste dans le flot qui descend vers les bd Rochechouart pour constater qu’une fermeture éclair de boucliers empêchait tout passage vers l’ouest et le sud Parisien, on se dirige vers l’est. Misère, bien que le cortège s’étire à perte de vue vers l’avant et l’arrière et que le rythme des tambours présagent d’une motivation éruptive. Juste avant Barbès, des drapeaux Algériens déclenchent des « Alger, Paris, solidarité ».
Je suis jusqu’à la rue du Château Landon, où je décide de rentrer en m’incrustant dans un groupe de costards cravates pour franchir les boucliers, ça passe. Les Champs c’est derrière, je n’ai pas la motivation d’aller plus loin. Bravo à ceux qui continue.
Dans les transports un live Facebook me fait regretter mon choix. Cette manif sauvage a bien fait transpirer les FDO en les débordant dans le quartier de gare de l’Est. Ni les gaz, ni la violence répressive ne les ont stoppés. Aux cris de « Révolution » les plus motivés ont réussi à faire comprendre à Castaner qu’il n’avait rien réussi aujourd’hui, sûrement pas à décider où et quand nous voulons nous exprimer.
Malgré un nombre important et des stratégies rodées, les FDO sont dépassées encore et encore. Castaner, au prochain grand rassemblement national, tu sautes. Ces grands cortèges déambulant dans Paris ne sont qu’un mode « veilleuse » en attendant le grand RDV d’avril.
Une journée dont je garde une mauvaise vision de cette nasse à Châtelet, injuste, disproportionnée, fasciste. De ces parcours en métro avec le sentiment d’être au milieu de gens indifférents ou apeurés par ce qui se passe au-dessus de leurs têtes. Une vie sera toujours plus dure seule. Et Gandhi qui disait, environ : ce ne sont pas les méchants qui sont dangereux mais ceux qui les laissent faire. Je ne veux plus prendre le métro, j’ai peur.
Même si ce fût intéressant et riche de rencontres, la semaine prochaine je rejoindrai le gros cortège, sûrement un besoin grégaire. Ce plaisir d’avoir retrouvé tous les GJ à Montmartre m’y incite et tant pis que ce soit déclaré ou non, ne me laissez plus jamais seul ?.

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La France en pleine régression sociale : de Die à  Creil, Saint-Claude, Le Blanc et Bernay... En une vingtaine d’années, le pays a perdu 40 % de ses maternités.
Crédit photo : Maxppp
Crédit photo : Maxppp

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En 20 ans, ce sont la moitié des maternités qui ont fermé... 
Et le plan « Ma santé en 2022 » prévoit encore plus d’austérité concernant la santé.

Mardi 15 janvier, pendant le Grand Débat national en Eure, un maire aborde le dossier brûlant de la fermeture de la maternité de Bernay : Macron insiste sur le fait que ce changement « n’est mû que par la volonté de préserver la santé publique » avant de défendre « les restructurations ».

Les gouvernements successifs avaient déjà entrepris petit à petit la casse des services publics, l’un après l’autre. Aujourd’hui, le gouvernement Macron assume totalement la diminution du nombre de centres hospitaliers sous prétexte d’une restructuration. En effet, le gouvernement « veut aller vite », avec une loi portée par Agnès Buzyn qui doit être présentée le 13 février, en Conseil des ministres. Dans cette proposition de loi, c’est la réforme pour la première année de médecine, avec la disparition du numerus clausus, et la labellisation dès 2020 des petits hôpitaux de proximité pour les urgences non vitales qui sont abordées, une labellisation qui revient à la fermeture de nombreux services.

La fédération hospitalière de France, qui regroupe l’ensemble des directeurs des centres hospitaliers français, tire la sonnette d’alarme quant aux chiffres : on estime pour l’année 2018 de 850 millions à 1 milliard d’euros de déficit pour les hôpitaux publics. « C’est un déficit énorme pour des hôpitaux qui étaient à l’équilibre il y a encore six ans », regrette Frédéric Valletoux, le président de cette fédération. Mais ces chiffres ne sortent pas de nulle part, en effet, depuis 2005, les établissements de santé, qu’ils soient publics ou privés, se sont vus imposer près de 9 milliards d’euros d’économie.

« Ma santé en 2022 » : une cure d’austérité affectant de plein fouet les services de maternité

Depuis des décennies, ce sont plusieurs maternités qui ferment en France tous les ans. Mais cette fois, comme écrit plus haut, le gouvernement affirme assumer une « gradation des soins », c’est-à-dire une proximité pour les soins courants, et pour les actes plus complexes comme un accouchement ou une opération dans des services plus éloignés : c’est le pilier du système de santé que proposent Macron et Agnès Buzyn dans « Ma santé 2022 ». 

« Quand une maternité n’a plus d’obstétricien un jour sur deux, je ne suis pas sûre qu’on rende service à la population en la maintenant de façon artificielle », a justifié Agnès Buzyn. Une manière de se servir du manque de moyens alloués aux maternités… pour justifier le fait d’en allouer encore moins et faire une croix sur ces services dans de nombreux hôpitaux. En somme, tout pour ne pas fournir les fonds pour employer plus de personnels. Les gouvernements successifs, et Macron aujourd’hui, cassent de plus en plus le service public, et notamment le système de santé, éloignant encore et encore les services, demandant aux usagers de faire toujours plus de kilomètres pour se faire opérer ou accoucher, et supprimant des milliers d’emplois par ces fermetures.

« Ces derniers mois, on assiste à une véritable hécatombe, insiste Lamine Gharbi. Huit établissements ont fermé ou sont en liquidation ou en redressement judiciaire. Or quand une clinique ferme à Paris intra-muros, les patients ont un recours tout proche. Mais quand cela arrive en Ardèche ou en Bretagne, ce sont des pans entiers du service de soin de proximité qui disparaissent. »

Et avec ces coupes budgétaires, on voit encore une fois que ce sont les femmes, en tant que travailleuses ou usagères, qui sont attaquées de plein fouet. Si elles composent la grande majorité du personnel hospitalier, c’est aussi une attaque contre toutes les femmes, et parmi elles les plus précaires, qui ne pourront plus bénéficier d’un accès décent et praticable aux soins.

 
Du coté des services hospitaliers d’urgence, le rapport annuel de la Cour des comptes montre qu’il y a une certaine stabilité, mais qui devrait s’effondrer, tôt ou tard, puisque l’on préconise aujourd’hui « par souci d’économie » des fermetures de sites et des interruptions nocturnes. Pour les maternités, le bilan 2018 est scandaleux : 1369 en 1975, 814 en 1996, 498 en 2016, c’est-à-dire qu’on a à faire à une disparition de la moitié des centres en 20 ans ! Ce qui est aussi inquiétant, c’est le nombre de lits d’obstétrique, quasiment divisé par deux depuis trente ans, alors que la natalité est restée très importante.

Le projet "Ma santé 2022" n’est qu’un projet de dégradation pour les services de santé en France : de moins en moins de services pour de plus en plus de patients, et de plus en plus de zones désertées par les services médicaux. Si les gouvernements successifs laissent se décomposer le système de santé, c’est aussi pour justifier d’aller vers une privatisation et donc une santé qui ne sera accessible qu’avec le portefeuille.

La sélection à l’université, la hausse de la CSG pour les retraites, le pacte ferroviaire qui supprime le statut de cheminot et détruit les petites lignes "par souci de rentabilité", et la destruction du système de santé : une destruction programmée des services publics, pendant que Macron refuse de revenir sur l’ISF, que les cadeaux pleuvent sur le patronat, qu’ils prennent la forme de CICE ou des lois travail. Autant de raisons de continuer à se battre contre ce gouvernement des riches et des patrons, pour un système de santé et des services publics gratuits, accessibles à tous et de qualité !

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SOURCE : La Voix du Nord

Morad Belkadi

Depuis 11 h ce samedi, et pour une bonne partie de la journée, les employés de Brico Dépôt organisaient une opération de filtrage sur le parking du magasin. La CGT réclame toujours une hausse des salaires.

Les salariés organisent une opération de barrage filtrant sur le parking ce samedi et pour une bonne partie de la journée.Les salariés organisent une opération de barrage filtrant sur le parking ce samedi et pour une bonne partie de la journée.
Ils sont restés dans le silence durant deux semaines. Plus aucun communiqué, ni d’actions syndicales depuis le 1er mars. Mais ce samedi a sonné la fin de la trêve entre une partie des salariés de Brico Dépôt de Maubeuge et leur direction. «  Nous avions laissé le temps à la hiérarchie de réfléchir à nos revendications, mais ils ont fermé la porte à toute possibilité de hausse des salaires.

Publié par FSC

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Nice, la manifestante "très grièvement blessée" mais "pas dans le coma" comme "a pu le craindre" son avocat

EDIT 18h30. Suite à une violente charge policière pour l'acte 19 à Nice, la manifestante de 73 ans est à cette heure-ci toujours « très grièvement blessée ». Après avoir affirmé que la victime était dans le coma, son avocat a reprécisé qu'elle est « aujourd’hui dans un état grave mais stable » et non pas dans le coma comme il a pu le « craindre ».

[EDIT 18h30 : L’avocat de la famille a expliqué que la victime n’est finalement pas dans le coma mais dans un état grave]

Après avoir affirmé, dans un premier temps, que Geneviève Legay est « dans un état extrêmement grave puisqu’elle est dans le coma », l’avocat a reprécisé au journal Le Monde que la victime « très grièvement blessée », est « ce matin dans un état stable » et « non pas dans le coma, comme on a pu le craindre ». Selon l’une de ses filles, elle souffre de plusieurs fractures au crâne et d’hématomes sous-duraux.

Sur les vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, la responsabilité de la police dans cette grave blessure est sans appel. Suite à une charge des CRS, la septuagénaire est tombée tête la première sur un plot délimitant le parcours du tramway. Les policiers présents ont ensuite empêché les Street Medic de lui prodiguer les premiers soins malgré l’évidence de son état critique. Sa famille a annoncé son intention de porter plainte pour « violence volontaire en réunion avec arme par personnes dépositaires de l’autorité publique et sur personne vulnérable ».

Cette grave blessure intervient dans le contexte de l’escalade répressive décidée par le gouvernement en amont de l’acte 19. Interdiction de manifestations, recours à l’armée, davantage de contact avec les manifestants : Castaner avait annoncé son intention de frapper fort ce samedi 23 mars. En coulisses, le gouvernement se disait même prêt à assumer un « tétraplégique ». Cette femme n’est pas la première blessée grave, plusieurs personnes ont déjà été dans le coma, notamment pour des tirs de LBD, mais c’est la première fois que cela survient après une charge.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Christophe Dettinger suspendu et convoqué pour une commission de discipline : l’acharnement continue

Christophe Dettinger vient d’être suspendu et convoqué pour une commission de discipline dans le cadre de son travail d’agent territorial. La mairie d’Arpajon lui reproche son exposition médiatique.

Crédit Photo : Fresque BlackLines

Comme si cela ne suffisait pas. Après avoir été condamné à un an de prison, peine qu’il purge en semi-liberté, Christophe Dettinger a été suspendu de son travail d’agent municipal et convoqué pour une commission de discipline. 

Selon son avocate, les raisons ne sont pas explicitées dans la lettre qui le suspend de manière immédiate. Cependant, la mairie, contactée, évoque le « devoir de réserve » : « dans le contexte que cet agent connaît aujourd’hui, nous pensons qu’il n’était pas nécessaire de rajouter des développements médiatiques ».

Ces derniers jours, Christophe Dettinger avait saisi la justice pour récupérer la somme de la cagnotte Leetchi qui lui avait été ouverte en soutien et réclamé la somme de 3 millions d’euros pour le préjudice dû à sa fermeture anticipée par Leetchi au bout de 48h, contre un délai de 45 jours initialement prévu.

Celui-ci a également donné une interview pour l’émission de Cyril Hanouna sur C8 dans laquelle il déclare pour expliquer ses actes : « Ce jour-là, c’était trop. C’étaient pas des casseurs qu’étaient devant, c’était des gens du peuple : on s’est tous fait gazer, on s’est faits matraquer, j’ai vu cette violence policière, cette violence qui a été extrême ».

Il s’agit d’une interprétation très contestable du devoir de réserve qui est censé garantir dans la jurisprudence le respect de la hiérarchie et la neutralité du service public, dont on ne voit pas très bien en quoi elles sont en cause dans les propos de Christophe Dettinger.

Il s’agit donc d’une nouvelle escalade de l’acharnement inacceptable qui touche l’ancien boxeur, connu pour avoir fait usage de ses poings contre des policiers après des scènes de violence policières. 

L’initiateur de la cagnotte, Nicolas Alves, ami de Dettinger, a également été assigné par Leetchi en justice. Jusqu’à ce jour, la plateforme refuse toujours de donner les quelques 130.000 euros accumulés en deux jours. Le tribunal d’Evry, en Essonne, saisi, rendra sa décision le 9 avril.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Le pouvoir macronien est confronté à un puissant mouvement social remarquablement durable et qui met radicalement en cause sa politique et ses objectifs de contre-réformes (retraites, indemnisation du chômage, services publics, désertification territoriale, privatisations ...) .
En conséquence il a à la fois besoin de diviser, déconsidérer, isoler le mouvement social, donc de présenter ce mouvement sous une forme repoussante ET d'apparaître en même temps en particulier vis-à-vis de l'électorat conservateur comme le parti de l'ordre.
 
Stratégies contradictoires qui expliquent ses tergiversations et les tactiques différentes mises en oeuvre sur le terrain : tantôt laisser faire les casseurs comme en témoignent des policiers eux-mêmes et faire tourner en boucle sur les chaînes des images de désordre et de chaos, tantôt comme hier montrer ses muscles, multiplier les contrôles en amont et faire intervenir immédiatement les forces mobiles tandis que les blacksblocs sont opportunément absents.
 
La confrontation entre le mouvement populaire et ses revendications se poursuit.
Macron n'a pas l'intention de renoncer à sa politique !
Du côté des forces populaires qui continuent d'être majoritairement soutenues en dépit des manœuvres de déstabilisation il s'agit de faire converger les luttes, d'élargir le soutien pour infliger un recul significatif au pouvoir et le contraindre à renoncer à ses contre-réformes.
 
D'ouvrir la voie à une alternative politique anti-oligarchique !
L'affrontement sur ces terrains n'est donc pas prêt de s'arrêter ! 
 
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Comment Le Monde voit la journée de ce samedi 23 mars :
 
Raphaëlle Rérolle, Aline Leclerc - Le Monde - samedi 23 mars 2019
 
 

Dans l’après-midi, plusieurs milliers de « gilets jaunes » ont rejoint le cortège qui s’est élancé vers 13 heures de la place Denfert-Rochereau, dans le 14e arrondissement. Direction le Sacré-Cœur, tout au nord de la capitale.

Les violences de samedi dernier étaient au cœur des conversations des manifestants qui ont défilé dans la capitale pour l’acte XIX.

Il régnait un calme inédit depuis le 17 novembre, aux abords de la place de l’Etoile à Paris, samedi 23 mars au matin. Des touristes qui se prennent en photo, des enfants qui jouent, et de très nombreux CRS, répartis en petites grappes. Mais aucun « gilet jaune » à l’horizon. Pas plus sur l’avenue des Champs-Elysées, où l’on observe les stigmates des violences de la semaine passée.

Beaucoup de magasins n’ont pas ouvert boutique et ont choisi des protections beaucoup plus solides pour leurs vitrines que les panneaux de bois, qui s’étaient révélés détachables et inflammables le 16 mars. Vandalisé puis incendié, le restaurant Le Fouquet’s a des allures de bunker, entièrement recouvert de panneaux de métal soudés entre eux.

Pour éviter de nouveaux débordements, la préfecture de police a, pour la première fois, interdit rassemblements et manifestations sur l’avenue et autour de l’Arc de Triomphe, lieux de rendez-vous habituels des contestataires depuis quatre mois. Jeudi, le montant des contraventions encourues par ceux qui participent à une manifestation interdite est passé de 38 à 135 euros. « On n’est ni fou ni débile, on n’allait pas aller là-bas pour se prendre des amendes », témoigne Isabelle, secrétaire de 50 ans, qui a choisi, avec un groupe de « gilets jaunes » de Beauvais (Oise), de se rassembler dans la calme place du Trocadéro.

« C’est grâce à la violence qu’on a reparlé de nous »

Entre eux, les violences qui ont saccagé une partie des Champs-Elysées font débat. « J’étais contre mais finalement, ça m’a fait changer d’avis, dit Maureen, 38 ans, courtière. Parce qu’au final, c’est grâce à la violence qu’on a reparlé de nous ». « Mais en mal ! Je ne suis pas d’accord », s’indigne Isabelle, qui juge ces agissements contre-productifs. « Y a quand même des gens de la politique qui ont tiré la sonnette d’alarme pour demander des réponses pas seulement répressives », insiste Maureen. « Ce que je retiens, c’est surtout qu’on a été gazé et qu’on en a dégueulé toute la semaine », peste Laurent, 51 ans, dessinateur industriel.

Dans l’après-midi, plusieurs milliers de « gilets jaunes » ont rejoint le cortège qui s’est élancé vers 13 heures de la place Denfert-Rochereau, dans le 14e arrondissement. Direction le Sacré-Cœur, tout au nord de la capitale. Un parcours déclaré en préfecture par un groupe de manifestants qui militent pour déclarer les rassemblements hebdomadaires : ils ne l’avaient pas fait le 16 mars sous la pression des « gilets jaunes » les plus virulents, qui estiment que ces cortèges tranquilles sont inefficaces. Dans le cortège, certains font d’ailleurs part de leurs velléités de faire dévier le parcours dans des rues adjacentes pour sortir des périmètres autorisés.

Mais malgré le dispositif policier très léger encadrant la manifestation – les manifestations déclarées se déroulant souvent entre des cordons serrés de gendarmes mobiles – et le fait que les barrières de chantier, utilisées par les manifestants les plus violents pour ériger des barricades, n’avaient pas été retirées du parcours, seuls de brefs incidents ont été signalés en fin d’après-midi. Signe qu’il s’agissait bien d’un cortège pacifique, à l’instar de nombreux autres ayant manifesté depuis janvier.

Comme ils l’avaient annoncé, les blacks blocs n’étaient pas présents, et les « gilets jaunes » les plus radicaux sont restés calmes. Le ministère de l’intérieur recensait 8 300 manifestants en France à 14 heures, dont 3 100 à Paris. Des chiffres que les « gilets jaunes » jugent en général sous-estimés. L’important dispositif policier annoncé par le gouvernement avait sans doute dissuadé certains d’entre eux de faire le déplacement.

Un « ultimatum 2 » à Paris pour l’acte XXIII

Christine, qui a manifesté chaque semaine depuis le 17 novembre – sauf deux fois pour des anniversaires – n’a, elle, pas renoncé. « Pacifiste mais pas mouton », a écrit sur son gilet cette infirmière de 57 ans. « Depuis des semaines, le peuple est dans la rue mais on ne voit que les casseurs et on oublie les revendications. Alors que tout le monde est là pour la même chose : le fait qu’il n’y a plus d’argent dans nos porte-monnaie à la fin du mois, s’indigne-t-elle. On manifeste pour nos parents, pour nos enfants. Et on nous envoie la police, on nous contrôle ? Mais dans quel monde on vit ? »

Une fois encore, les violences de l’acte XVIII resurgissent dans la conversation. Beaucoup estiment que les forces de l’ordre ont laissé faire les casseurs. Christine, elle, dit apprécier le cortège apaisé de ce samedi, tout en « comprenant » ceux qui cassent. « Je finis le mois à zéro euro mais je ne suis pas à découvert. J’ai un toit, on ne vit pas dans la misère. Mais ceux qui sont à moins 500 euros à la fin du mois, qui manifestent depuis 19 semaines et qui voient que tout continue d’augmenter, que l’essence coûte aussi cher qu’en novembre, que personne ne les entend… Je comprends qu’ils en viennent à tout casser ».

Au pied du Sacré-Cœur, dans l’après-midi, se mélangent « gilets jaunes », touristes, marathoniens, un pope avec une icône à la main, des drapeaux catalans, corses, anarchistes, et un drapeau français sur lequel est écrit : « Stop taxes, stop censure, stop immigration, stop anti-France ». Tout cela cohabite un moment, au son d’une guitare et du chant « On est là, on est là, pour être vaillants et pour l’honneur d’un monde meilleur, même si Macron veut pas ». Avant que le drapeau ne soit arraché aux cris de « Les fachos dehors » et « Nous sommes tous des enfants d’immigrés ».

Vers 17 heures, alors que la manifestation commence à se disperser, un cortège repart vers le centre de Paris avant d’être bloqué sur le boulevard de Strasbourg par un rideau de CRS et de camions. Après un bref face-à-face, les forces de l’ordre tirent des grenades lacrymogènes pour disperser le rassemblement. Plusieurs poubelles sont incendiées, la vitrine d’une banque brisée et un distributeur vandalisé. Une demi-heure plus tard, les manifestants ont reflué et se sont éparpillés dans les rues alentours.

En fin d’après-midi, un policier a par ailleurs été victime d’un malaise cardiaque place de la République et pris en charge par les secours – son malaise n’étant pas lié à un affrontement avec des « gilets jaunes ».

Une semaine après l’une des journées de manifestation les plus violentes depuis le début du mouvement, Paris a peut-être malgré tout connu sa journée de mobilisation la plus apaisée. Ce qui ne présume en rien des mobilisations à venir. Des actes plus virulents sont annoncés pour les prochaines semaines, et notamment un « ultimatum 2 » à Paris pour l’acte XXIII, le 20 avril.

Publié par FSC

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Le gouverneur militaire de Paris confirme que les soldats pourront "aller jusqu’à l’ouverture du feu" pour l’acte XIX

Interrogé sur France Info ce vendredi matin, le général Bruno Leray, responsable des forces militaires mobilisées pour l’acte XIX à Paris, a confirmé que les soldats pourraient faire usage de leurs armes.

Gilets Jaunes

« Ils [les soldats] ont différents moyens d’action pour faire face à toute menace : ça peut aller jusqu’à l’ouverture du feu ». Interrogé sur France Info ce matin à propos des consignes données aux soldats qui seront sous son autorité pour l’acte XIX à Paris, le gouverneur militaire de Paris a donc confirmé la possibilité d’ouverture du feu « si leur vie est menacée ou celle des personnes qu’ils défendent ».

Ces propos font écho aux inquiétudes soulevées par plusieurs soldats depuis l’annonce de l’emploi des militaires pour sécuriser certains lieux dans la capitale ce samedi. S’inquiétant de l’absence de préparation et de matériel spécifique pour les opérations de maintien de l’ordre, un militaire de l’opération Sentinelle déclarait : « Malheureusement, il risque d’y avoir des morts ». Confronté à ces propos, le général Bruno Leroy a refusé d’y répondre. Celui-ci a toutefois précisé se voulant rassurant : « Les ordres seront suffisamment clairs pour qu’il n’y ait aucune inquiétude en la matière ».

Mais, interrogé sur le concret, les propos du militaire sont plus qu’inquiétants. D’abord, celui-ci a infirmé l’usage uniquement statique des forces : « Non, ils ne feront pas que des gardes statiques, les soldats utilisent des modes d’action qui sont extrêmement mobiles ». Avant d’évoquer le scénario d’ouverture de feu affirmant : « c’est arrivé par le passé, au Louvre ou à Orly », c’est-à-dire à l’occasion d’attentats terroristes.

Cette comparaison a de quoi renforcer les interrogations. « Notre sujet, c’est la lutte anti-terroriste », affirme le général, sous-entendant par-là que les unités ne participeront au maintien de l’ordre. Sauf que le scénario à risques évoqué par nombre d’observateurs et de militaires eux-mêmes, c’est justement celui d’une confrontation entre certains manifestants et les militaires, une crainte renforcée par le fait que les cortèges sont souvent très mobiles et désorganisés lors des actes des Gilets Jaunes. Une interrogation à laquelle les autorités gouvernementales et militaires semblent incapables de répondre.

Le général Bruno Leray affirme avoir répondu aux sollicitations de France Info sur son initiative personnelle et ne pas avoir reçu de consignes. Difficile à savoir, mais du point de vue du gouvernement, le signal politique est clair : il s’agit d’intimider les manifestants pour espérer contenir les débordements qui ont lieu lors des actes précédents. Une opération dont le risque est clair : la possibilité de l’ouverture du feu et des éventuels morts qui pourraient s’en suivre.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
UNE SEULE SOLUTION, LA RÉVOLUTION : c'est ce que pensent 39 % des Français !

Un récent sondage IFOP montre que pour près de 40% de la population, une révolution est nécessaire pour améliorer la situation du pays. Les Français sont en outre «déçus» par l’état de leur nation et s’attendent à une opposition forte entre le peuple et les élites.

Pour 39% des Français, il faudrait une révolution pour changer la situation du pays, tandis que 50% considèrent plutôt qu'il faudrait un programme de réformes, selon un sondage IFOP pour Atlantico. Seuls 3% des Français estiment qu'il n'y a pas besoin de changements […]

 

LA SUITE EN LIEN CI-DESSOUS :

 

 

Panique au Château: déjà 39% des Français veulent une révolution !

Selon un sondage IFOP pour Atlantico, 39% des Français considèrent que pour changer la situation du pays, il faudrait une révolution, tandis que 50% d'entre eux considèrent plutôt qu'il faudrait un programme de réformes. Comment expliquer cette situation comparativement aux autres pays européens ?

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Comme le souligne  François BONNET dans un article de Mediapart publié le jeudi 21 mars " Emmanuel Macron, le vertige autoritaire " ,
 
" La décision de mobiliser la troupe, samedi, pour endiguer les manifestations à Paris est sans précédent depuis les grandes grèves de 1947-48. Année après année, le mouvement social est un peu plus criminalisé et les libertés bafouées. Homme sans limites et sans mémoire, le chef de l’État franchit un nouveau pas."
L'auteur soulignant :
" Le pouvoir a ainsi choisi de s'inscrire dans cette histoire particulière de répression sanglante des mouvements sociaux. L'armée n'a jamais été appelée à intervenir dans de telles situations depuis les grandes grèves de 1947-1948.
Les communistes venaient de quitter le gouvernement, la guerre froide était engagée, et le gouvernement de la jeune IVe  République décida de pourchasser l'« ennemi intérieur ». C'est un socialiste, Jules Moch, alors ministre de l'intérieur, qui envoya les troupes pour mater les mineurs. Il mobilise 60 000 CRS et soldats pour imposer aux 15 000 grévistes la reprise du travail.
L'armée occupe les puits de mine. Bilan : plus de trois mille licenciements, six morts et de nombreux blessés (lire l'étude des Cahiers d'histoire sociale)."
 
Voie et mise et mise en scène dangereuse.
Et comme le souligne sur un autre registre Michaël Fœssel dans le grand entretien de France inter ce matin il y a une forme de parallélisme entre les années 30 et la période actuelle.
Notamment dans ce qui nous occupe ici, après les conquis du Front populaire, la pause décrétée par Léon Blum, la réaction de la revanche sociale sous le gouvernement Daladier et la substitution des réponses identitaires (fascistes, anti-communistes) à la question sociale, aux exigences démocratiques et de justice.
 
Contrairement au positionnement dont il se réclame ( les libéraux ouverts contre les nationalistes) le pouvoir actuel dans les faits se situe et s'apparente aux forces réactionnaires, tenant du maintien du pouvoir de l'oligarchie et de ses privilèges et progressivement s'engage dans la voie autoritaire.
 
Par refus de classe d'accepter de satisfaire les revendications populaires !
 
Ce dernier samedi il a laissé se déployer les violences urbaines pour mieux se présenter à présent comme le garant de l'ordre public et tenter d'isoler et discréditer les Gilets jaunes et le mouvement social.
 
Pour nous la réponse est dans l'immédiat dans le développement des luttes sociales, leurs convergences, l'union des forces populaires, le blocage des contre-réformes qu'il persiste bien sûr à vouloir appliquer !
 
Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Après deux mois d’un « grand débat » formaté en one-man-show présidentiel, Macron et son gouvernement ont été rappelés à la réalité par les manifestations massives de ce week-end. Revenu en urgence de son séjour au ski, le président a tenté une nouvelle manœuvre : opposer la « foule haineuse » des Gilets jaunes aux braves écolos qui défendent le climat. Pourtant, partout en France les mobilisations ont convergé derrière des slogans contre ce gouvernement au service des grands groupes capitalistes qui exploitent les travailleurs et la nature.

La violence des riches

Quel déluge d’indignations à propos de l’incendie du Fouquet’s ! Pour cet établissement cher à leur cœur, les politiciens appellent à une action immédiate du gouvernement. Marine Le Pen propose la dissolution des groupes d’extrême gauche, Éric Ciotti l’interdiction des manifestations et Macron lui-même promet les mesures les plus énergiques – alors même que sa loi « anti-casseurs », en réalité « anti-manifestations », vient à peine d’être adoptée. Embauchez des policiers, équipez-les, donnez de nouvelles armes à cette justice de classe qui n’enferme que les pauvres. Il faut un plan d’urgence pour sauver les Champs-Élysées !

Imaginons le même empressement à propos des problèmes que les Gilets jaunes, verts ou rouges ont justement soulevés. Un plan d’urgence pour interdire les licenciements dans les grands groupes, à commencer par les 15 000 emplois que les patrons de l’automobile s’apprêtent à supprimer au prétexte de la fin du diesel, alors qu’une telle transition nécessiterait au contraire des milliers d’embauches. Pour organiser un accueil digne aux milliers de migrants qui fuient les guerres et la misère, mais meurent en Méditerranée repoussés par les garde-côtes européens. Pour les habitants des quartiers populaires ou des campagnes sinistrées qui ne peuvent plus accéder aux services publics. Mais, face à ces questions de survie pour la majorité la plus pauvre, y’a pas le feu. Macron louvoie, contourne, organise son grand bla-bla en espérant que la colère populaire passe.

Heureusement, rien n’y fait. Le président qui devait rendre sa copie samedi dernier a eu sa réponse : un regain du mouvement des Gilets jaunes qui tient bon après quatre mois de lutte et renforce sa coordination pour que tous les ronds-points, QG, assemblées ou groupes locaux puissent taper ensemble sur le même clou.

« Si le climat était une banque, il serait déjà sauvé »

Un nouveau front s’ouvre à l’initiative des jeunes : 1 million dans le monde, dont plus de 160 000 en France, ont manifesté vendredi dernier pour dénoncer le saccage de l’environnement et l’inaction des gouvernements. Le lendemain, samedi 16 mars, des centaines de milliers sont redescendus dans la rue, dont une partie arborait fièrement un gilet jaune, contre les responsables du changement climatique.

Deux ministres de Macron se sont joints aux manifestations du vendredi, le temps de faire quelques selfies. Mais ces tentatives minables de récupération ne feront pas oublier que c’est le gouvernement qui est sur le banc des accusés. Le soir même, la majorité macroniste de l’Assemblée adoptait un amendement pour permettre aux grands groupes de la chimie de produire des pesticides dangereux jusqu’en 2025. Au-delà du symbole, c’est toute la politique de Macron qui est anti-écologiste. Parce qu’on ne peut pas concilier la protection de l’environnement et la loi du profit – et chacun sait que le président a choisi son camp.

Un petit geste pour le climat : renverser le capitalisme

Les travailleurs des grandes entreprises sont nombreux à avoir participé aux manifestations. Ce mouvement ferait un grand pas en avant s’il gagnait les lieux de travail. Par leur nombre, par leur place centrale dans la production, par la pression qu’ils peuvent exercer sur le patronat et le gouvernement grâce à la grève, les salariés des grandes entreprises publiques ou privées sont les mieux placés pour dénoncer les scandales écologiques de la production capitaliste et pour combattre l’exploitation des hommes et de la nature directement là où elle se joue. En imposant leurs vues directement au patronat et pas seulement à son mandataire Macron.

Publié par convergencesrevolutionnaires.org

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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