SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Les mesures « gilets jaunes » seront financées par la sécurité sociale

Les députés ont tranché dans la nuit de mardi à mercredi : le coût des mesures « gilets jaunes » de Macron sera à la charge de la sécurité sociale.

« Cadeau » empoisonné

Crédits photo : AFP Photo / Patrick Kovarik

Mesures « gilets jaunes » : donner d’une main et reprendre de l’autre

Fin 2018, le gouvernement Macron avait décidé, dans l’espoir d’apaiser la colère des gilets jaunes, de prendre une série de mesures dites d’urgence pour le pouvoir d’achat, dont l’annulation de la hausse de la Contribution Sociale Généralisée pour près de 4 millions de foyers de retraités, et l’exonération des charges sociales sur les heures supplémentaires.

Or ces décisions ont contrarié les plans du gouvernement, qui comptait sur la hausse de la CSG pour combler le trou de la sécu. Et selon la loi Veil de 1994, « toute mesure d’exonération, totale ou partielle, de cotisations de sécurité sociale relative à la sécurité sociale, donne lieu à compensation intégrale aux régimes concernés par le budget de l’Etat pendant toute la durée de son application ».

En clair, l’État se doit, normalement, de compenser dans le budget de la sécu le coût de ces deux mesures. Mais, dans la nuit de mardi à mercredi, l’Assemblée nationale a voté en faveur d’une dérogation à cette loi. La sécurité sociale devra donc prendre en charge le coût de ces mesures, soit près de trois milliards d’euros de dépenses en plus.

Le gouvernement se défend de vouloir faire couler la sécu : « Quand bien même nous aurions retiré cette non-compensation (du projet de loi), il n’y aurait pas eu la [résorption] du trou de la sécurité sociale », a déclaré Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des Comptes publics.

Le « trou » de la sécu : la faute aux gilets jaunes ?

Alors que le gouvernement fanfaronnait il y a moins d’un an en parlant de retour à l’équilibre du budget de la sécu, il l’aggrave aujourd’hui : la non-compensation des mesures « gilets jaunes » représente environ la moitié des cinq milliards de « trou » prévus. « Trou » qu’il s’agirait évidemment de combler à tout prix sur le dos des plus précaires, en s’attaquant toujours plus au système de protection sociale. Et dans la même logique, pour ces détracteurs de la sécurité sociale, quel meilleur discours que d’imputer aux gilets jaunes le déficit qui se creuse ?

En un clin d’oeil, le gouvernement fait donc peser la responsabilité du déficit de la sécu sur le mouvement des gilets jaunes. Et manifestement, le tour de passe-passe fonctionne : « Le trou de la sécu de retour après les gilets jaunes » titre par exemple le journal Le Figaro.

Et qui dit aggravation du trou de la sécu dit économies. La sécurité sociale comprend quatre branche en France. La branche maladie, localement cela correspond à la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM). La branche famille avec les Caisses d’allocations familiales (CAF). La branche recouvrement l’Urssaf et la branche vieillesse. Le gouvernement va donc directement taper dans ces branches pour faire des économies. On peut s’attendre à des baisses d’allocations et encore plus de contrôle pour faire baisser le nombre de bénéficiaire. Les mesures « gilets jaunes » impacteront sans doute l’ensemble des aide ce qui va peser lourd dans les portefeuilles.

Le déficit qui se creuse : une aubaine pour défendre la réforme des retraites

Autre avantage de la non-compensation pour le gouvernement : le déficit de la sécu est un argument en or pour défendre sa réforme des retraites. En effet, le rapport Delevoye prévoit le respect de la « règle d’or » qui va piloter le nouveau système en lui interdisant tout déficit, alors même que dans le cas actuel, le déficit est en partie créé de toutes pièces par le gouvernement !

Cette fameuse « règle d’or » indique que les comptes doivent être à l’équilibre tous les cinq ans. Pour cela, les paramètres s’ajusteront au fil de l’eau, comme l’âge du taux plein qui serait ajusté en fonction de l’espérance de vie ou encore la conjoncture économique, ou la part du PIB consacrée aux retraites.

Le déficit de la sécu aggravé par cette décision sert donc à justifier un contrôle strict et austéritaire sur les retraites ; or, à budget constant, le montant des pensions va donc mécaniquement subir une baisse tendancielle étant donné que la part des retraités va augmenter en proportion de la population totale.

Rappelons que, comparé aux 5 milliards de déficit de la sécu, la fraude aux cotisations, c’est-à-dire la fraude patronale, elle, s’élève à plus de 20 milliards d’euros…

La décision de non compensation a d’ailleurs fait débat au sein de la majorité elle-même : une poignée de députés LREM s’est prononcée contre, avant de se ranger et de voter la dérogation ; mais les dissensions se font de plus en plus forte du côté des partisans de Macron, dont la majorité est de moins en moins solide à l’approche des prochaines élections.

La sécurité sociale ne devrait en aucun cas avoir pour objectif de générer du bénéfice, contrairement à ce que cherchent à faire croire le gouvernement et ses alliés qui aimeraient bien voir disparaître ce système de solidarité. D’autant que le déficit de la sécurité sociale, ce fameux « trou » fantasmé, n’est pas causé par les plus précaires et les Gilets jaunes mais bien par les multiples cadeaux faits aux patrons, les réels assistés du gouvernement.

À l’approche de la grève du 5 décembre, qui pourrait être le fer de lance d’un mouvement de convergence, cette décision ne manquera pas de renforcer la colère sociale, que ce soit du côté des gilets jaunes, des secteurs de la santé en lutte ou des opposants à la réforme des retraites.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Chili, Liban, Catalogne... Partout dans le monde, des mouvements de protestation éclatent. Pour les expliquer, Eric Verhaeghe, fondateur du Courrier des Stratèges, et Julian Calfuquir, conseiller national du Parti de Gauche, avancent leurs arguments.

Publié par EL DIABLO

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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capture d'écran France 2

capture d'écran France 2

Adrien Quatennens sur Facebook :

 

Après le reportage du 20h de France 2 expliquant aux salariés français qu’ils coûtent cher comparativement à leurs voisins allemands ou britanniques, peut-on espérer la même comparaison demain soir concernant la productivité ?  On y apprendrait que les français sont plus productifs que les allemands et les britanniques.
 

Un coup de main pour trouver les chiffres ? (lien ci-dessous)

Publié par EL DIABLO

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

MUTISME et balck-out du côté des médias système sur le sort du journaliste et lanceur d'alerte Julain Assange au moment où ce dernier passait en justice à Londres avec la présence de sa mère.

La défense de la liberté d'expression et de la répression de journalistes a décidément bien des limites du côté des médias dominants presque totalement absents au moment de cette traduction en justice, par choix politique!

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Interrogée ce matin sur le plateau de France Inter dans l’émission de Léa Salamé, la ministre du « Travail » Muriel Pénicaud, a fait une distribution de fake news pendant plusieurs minutes, sur le sujet du droit de retrait des cheminots depuis vendredi 18 octobre.

Droit de retrait : la ministre Pénicaud avec 671 infractions au code du travail chez Business France critique les cheminots

Crédits photo : Eric Piermont / AFP

Une ministre du travail qui a entravé les règles plus d’une fois, fait la leçon

Muriel Pénicaud ne s’est pas cachée ce matin, pour délégitimer l’inspectrice du travail de Strasbourg qui a adressé ce lundi 21 octobre un courrier de 6 pages à la direction de la SNCF, venant valider la légitimité du droit de retrait des agents. Pour cause Muriel Pénicaud lorsqu’elle dirigeait l’organisme public Business France a été épinglée, révélait le Canard Enchaîné dans un article paru le 20/12/2017, plus de 671 fois pour infraction au code du travail. Ces infractions passibles d’une amende totale de 600.000 euros, portent sur une période de 12 mois seulement, soit 2 infractions par jour. 

Cet organisme public qui dépend de Bercy, que Muriel Pénicaud a dirigé de janvier 2015 à mai 2017 est chargé de faire la promotion des entreprises françaises à l’étranger. 

L’inspection du travail à l’époque des révélations dans la presse, avaient relevé plus de 557 dépassements du plafond d’heures quotidiennes pour 92 salariés. Le Canard Enchaîné ajoute « au cours des 200 jours sur lesquels a porté le contrôle, 15 salariés ont crevé le plafond à 55 reprises, avec un record à plus de 55 heures ». Tout cela sans compter les agents travaillant sans autorisation à des horaires de nuit ou encore sans respecter le repos minimum de 11 heures entre deux journées de services.

On comprend donc mieux, pourquoi Muriel Pénicaud fustige la décision de l’inspectrice du Travail de Strasbourg qui vient défendre les cheminots face à la répression disciplinaire de la SNCF et du gouvernement. 

La Ministre du « Travail » ou plutôt de la précarisation, n’a que faire des règles et du code du travail, car elle-même lorsqu’elle était en poste n’en avait que faire chez Business France. Elle est également sous le feu des projecteurs dans l’affaire des licenciements chez Danone lorsqu’elle était Directrice des Ressources Humaines. Après l’annonce de la « suppression d’environ 900 postes managériaux et administratifs répartis sur 26 pays européens », l’action de Danone au CAC40 a été suivie d’un bond vertigineux, permettant à la ministre de revendre un lot d’actions qu’elle venait tout juste d’acquérir 1.920.932 euros au prix de 3.049.966 euros soit une plus-value de 1.129.034 euros. 

De plus Muriel Pénicaud est inquiétée par une information judiciaire ouverte par le parquet de Paris, pour délit de favoritisme et recel dans le cadre de l’organisation d’une réception, par Business France à Las Vegas le 6 Janvier 2016, dans laquelle Emmanuel Macron à l’époque Ministre de l’Economie était invité. 

Muriel Pénicaud qui lit un faux article du Code du travail

En plus donc de fustiger l’inspectrice du travail, pourtant seule légitime avec un juge pour se prononcer sur la légalité ou non d’un droit d’alerte pour risque de danger grave et imminent, la ministre a lu de manière fausse l’article L4131-1 du code du travail. 

Voici la version de la ministre : « Un salarié peut cesser le travail s’il est confronté à un danger grave et imminent » 

Voici l’article L4131-1 : « Le travailleur alerte immédiatement l’employeur de toute situation de travail dont il a un motif raisonnable de penser qu’elle présente un danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé ainsi que de toute défectuosité qu’il constate dans les systèmes de protection. Il peut se retirer d’une telle situation. »

Les mots ont un sens et c’est volontairement que Muriel Pénicaud ne lit pas correctement l’article L4131-1 qui est très explicite. Elle parle donc de « confronté » et non de « motif raisonnable de penser », car oui le salarié n’a pas la reconnaissance d’expert et la notion de motif raisonnable est à l’appréciation de chaque salarié qui a effectué son droit de retrait, c’est derrière à l’inspection du travail, ou à un juge des Prud’homme, si l’employeur conteste cela, de se prononcer. Ce n’est ni à la ministre qui falsifie les articles de loi, ni encore à la direction de la SNCF qui parle de « grève surprise » de se prononcer sur la légitimité ou non du « motif raisonnable » de chaque salarié. 

De plus elle ajoute une nouvelle fake news, faisant croire qu’il y’a un droit de retrait généralisé, or le droit de retrait est de l’initiative de chaque agent, on ne peut donc mettre en demeure des milliers d’agents, sans prendre en considération, chantier par chantier, salarié par salarié. 

Enfin si la mule n’était pas suffisamment chargée, elle dit « c’est une inspectrice du travail, cela n’engage qu’elle, mais pas l’administration qui n’est pas d’accord et moi non plus ». Rappelons que l’inspectrice du travail a transmis le courrier pour son périmètre donné, et que chaque inspecteur du travail qui souhaite contester les droits de retrait dans leur périmètre, peuvent le faire également. Mais l’ont-ils fait ? Non ! 

Rappelons également que seule l’inspectrice du travail est présente dans la CSSCT (Commission Santé Sécurité et Conditions de Travail) et a enquêté, ce qu’a ni fait l’ensemble de l’administration, ni Muriel Pénicaud. Nous lui répondrons donc, qu’un courrier « d’une inspectrice du travail » vaut les fakes news de tout un gouvernement et d’une ministre du travail qui vraisemblablement a encore un problème avec la lecture des articles du code du travail, après les 671 infractions sous sa direction.

Quelques précisions sur le caractère « Imminent » et « Motif raisonnable »

La notion de « motif raisonnable » implique que la situation de travail n’a pas à être objectivement, réellement dangereuse pour le salarié, mais que lui-même doit avoir des raisons de le penser. La décision du salarié est prise en fonction de sa propre subjectivité (rapport Cour de cassation 1989, p. 254). Il n’a pas à solliciter une quelconque autorisation, ni même à signaler le danger par écrit (CE 11 mai 1990, n° 90213, Guyomarch).

Le gouvernement joue également sur la notion d’imminence, prétextant de manière plutôt malhonnête intellectuellement qu’il faudrait que le danger imminent, se produise limite dans la minute.

L’imminence évoque la survenance d’un événement, dans un avenir très proche, dans très peu de temps. Il y a danger grave et imminent lorsqu’on est en présence d’une menace susceptible de provoquer une atteinte sérieuse à l’intégrité physique d’un salarié, dans un délai très rapproché. A noter tout de même que cette notion n’exclut pas celle de « risque à effet différé ». Par exemple, une pathologie cancéreuse résultant d’une exposition à des rayonnements ionisants peut se manifester après un long temps de latence, mais le danger d’irradiation, lui, est bien immédiat. L’appréciation se fait donc au cas par cas.
La circulaire d’application FP du 08/08/2011 précise : « la notion de danger doit être étendue par référence à la jurisprudence sociale comme étant une menace directe pour la vie ou la santé de l’agent, c’est-à-dire une situation de fait en mesure de provoquer un dommage à l’intégrité physique ».

Pourquoi personne ne peut contester la légitimité du droit d’alerte à la SNCF

Dans le cas des droits de retrait contre l’EAS (Equipement à Agent Seul, mesure de la SNCF qui laisse le conducteur seul à bord, comme dans les Ardennes), il y a énormément d’éléments qui montrent le risque de danger grave et imminent, il peut se passer des mois sans un accident grave, cependant l’accident des Ardennes est un précédent qui oblige à ne plus mettre la poussière sous le tapis en jouant à la roulette russe. C’est ce que voudrait en tout cas la direction de la SNCF, que ses conducteurs et contrôleurs continuent à jouer avec leur vie en allant travailler. 

Les organisations syndicales ont démontré les défaillances du matériel, avec la présence à l’avant du système radio, qui dans le cas du TER Champagne-Ardenne ce 16 octobre a été inutilisable de par le choc sur le nez de la motrice. Le conducteur ne pouvant pas déclencher le signal d’alerte radio, il a dû faire une couverture d’obstacles, blessé à la jambe, sur presque 1500 mètre. Il faut par exemple savoir qu’en 2018 il y a eu sur les seuls passages à niveau plus de 100 accidents avec presque 16 morts et toujours le choc se fait par l’avant, donc le risque est réel, à l’image de cet accident avec un convoi exceptionnel : la défaillance de la radio à cause d’un choc peut arriver à n’importe quel accident. 

La SNCF a reconnu d’après les syndicats dans la table ronde qu’il y avait un problème sur le matériel et qu’elle s’engage à voir avec le constructeur Bombardier pour arranger cela. Cependant il va falloir des mois voire des années, alors que tous les 3 jours en moyenne il y a un accident sur un passage à niveau, soit une multiplication exponentielle du risque d’avoir une catastrophe avec des dizaines de mort, comme cela aurait pu arriver ce 16 octobre avec le déraillement du TER Champagne-Ardenne. 

En fonction des secteurs, les cheminots dénoncent également des risques sur la sécurité par rapport aux « zones blanches » qui sont des secteurs dans lesquels aucun appel radio ne peut passer à cause d’un manque de réseau. Ils dénoncent également en banlieue l’absence par exemple de torche à flamme rouge, dans les cabines de conduite, empêchant de protéger leur train en cas d’accident. 

Chaque secteur est différent, avec des problématiques particulières, cependant c’est bien la sécurité des voyageurs et des circulations qui est en cause, mais également celle des cheminots, si rien n’est fait. La présence d’agents d’accompagnement dans chaque train, même si cela ne réglera pas l’accidentologie, permet aux voyageurs et aux conducteurs jusqu’à présent seul à bord, de pouvoir effectuer les mesures de protection nécessaire ou encore les soins d’urgences, ce que ne peut faire un agent seul à bord, avec des dizaines de passagers. Les passagers laissés seuls dans le TER Champagne-Ardennes, sont allés jusqu’à défoncer les fenêtres du train pour sortir, car les portes étaient fermés, pendant que l’agent de conduite faisait la couverture du train pour éviter la collision avec un train de fret arrivant sur la voie contiguë. Le système de radio étant combiné entre signal d’alerte et information voyageur, il a été impossible pour le conducteur de faire les annonces nécessaires pour que les voyageurs ne tentent pas de descendre sur les voies. 

Voila donc ce que qualifient de « grève surprise » le gouvernement et la direction SNCF. Si toute fois la SNCF a annoncé ne pas mettre de sanction disciplinaire, car elle sait pertinemment que la justice donnerait raison dans cette affaire aux cheminots au regard de l’article L4131-3, la SNCF comptabilise néanmoins, les droits de retrait de nombreux agents en absence irrégulière, ce qui est un réel affront fait aux cheminots, qui se sont mis en droit de retrait pour des questions de sécurité. Pour rappel en 2018 la SNCF avait contesté les modalités de grève perlée et avait ponctionné les repos des cheminots, obligée de rembourser suite à la décision de justice qui aura donné raison aux organisations syndicales, qui avaient dénoncé la manœuvre. 

L’ensemble de la rédaction de Révolution Permanente, tient à apporter toute sa solidarité à l’ensemble des cheminots victime du bashing des médias et du gouvernement, pourtant mobilisés pour la sécurité de tous.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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En particulier au travers de l'éditocrate Nicolas Beytout qui donne dans la surenchère en réclamant à cor et à cri sanctions financières et poursuites judiciaires.

Les larbins du capital doivent faire preuve de larbinisme pour gagner les faveurs de leurs maîtres !

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EDITO


La SNCF promet une nette amélioration du trafic ferroviaire lundi, avec des perturbations limitées aux TER et Intercités, sans que le conflit entre syndicats et direction sur les "problèmes de sécurité" soit résolu. Pour notre éditorialiste économique, on dit... ouf.

Oui, ouf pour les centaines de milliers de voyageurs qui ont déjà été bloqués un jour de grands départs en vacances. Qu’au moins eux, comme tous ceux qui travaillent, soient rassurés : cette prise en otage est terminée. Car c’est bien de cela qu’il s’agit : une prise d’otage sociale. Cette grève surprise était illégale, déclenchée pour un motif sérieux, certes, mais sur une base qui est un véritable détournement du droit de grève.

Les cheminots ont invoqué leur droit de retrait…

A tort : ce droit est individuel, le mouvement a été collectif, et vraisemblablement orchestré par la CGT. Et ce droit de retrait peut être exercé lorsqu’il y a « un danger grave et imminent ». Où est le danger imminent ? Il y a eu un accident à un passage à niveau ; le conducteur a courageusement réagi pour alerter tout le monde. OK, mais où est le danger imminent ? A chaque passage à niveau ? A chaque fois qu’un convoi exceptionnel prend la route ? Ca n’a pas de sens.
Les grévistes affirment que le risque d’un accident en chaîne aurait été moindre s’il y avait eu un deuxième agent à bord…

Argument spécieux : si lui aussi avait été blessé, il aurait fallu un troisième agent SNCF dans les trains. Non, c’est une grève sauvage, comme l’a dit le Premier ministre, et j’espère qu’il y aura des suites financières et judiciaires.

 C’est ce qu’a promis Edouard Philippe…

Oui, j’espère juste qu’il ira jusqu’au bout. Car souvenons-nous : depuis que Nicolas Sarkozy avait imposé par la loi l’interdiction de payer les jours de grève à la SNCF, le nombre d’arrêts de travail a bien diminué. Mais vous savez, le fait qu’Edouard Philippe lui-même se soit déplacé en pleine grève pour la condamner, c’est exceptionnel. Et ça dit bien à quel point le gouvernement a compris que le motif essentiel de la grève n’était pas dans cet accident, aussi regrettable qu’il soit. Et que c’est une grève d’avertissement…

… avant la réforme des retraites, et les grèves du 5 décembre prochain ?
Oui, bien sûr, et la réforme du statut de la SNCF qui entre en vigueur au 1er janvier prochain. La CGT qui avait perdu son combat contre la grande réforme de 2018 semble vouloir essayer de prendre sa revanche au moment de son application. Mais ce syndicat a fait une erreur : cette grève surprise a pris de court tellement de monde, a gêné tellement de voyageurs, qu’elle a généré beaucoup de colère. Dans son prochain combat sur les retraites et le statut, la CGT part donc désormais avec un handicap de popularité. Elle a sûrement perdu ce week-end le soutien de pas mal de Français.


Par Nicolas Beytou

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Crédit Photo:  DR.

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Liban, Haïti, Chili, Équateur, Algérie, Hong Kong, Irak, Catalogne… La liste (non exhaustive) des mobilisations de masse qui ont eu lieu dans la période récente et qui, pour la plupart d’entre elles, se poursuivent, est sans équivoque : ça craque de partout, les peuples envahissent les rues, les pouvoirs vacillent, répriment, et ne parviennent pas à ramener le calme. 

Ces luttes ont certes chacune des singularités, mais elles se rejoignent en un point : une alliance entre massivité et radicalité, avec un degré élevé de confrontation avec l’appareil répressif d’État. Les populations se mobilisent contre les politiques austéritaires et la vie chère, et/ou contre des mesures antidémocratiques, c’est-à-dire contre la régression sociale et politique organisée à l’échelle internationale au sein d’un système capitaliste en crise, avec des classes possédantes déterminées à saigner les peuples pour assurer le maintien de leur domination. 

En France, on n’aura pas manqué de remarquer, en outre, que les mobilisations au Chili et au Liban – entre autres – ont eu pour élément déclencheur des augmentations de prix et de taxes, qui ont joué un rôle de catalyseur de colères plus profondes, plus globales et plus anciennes, comme l’augmentation du prix de l’essence avait joué un rôle central dans la naissance du mouvement des Gilets jaunes. 

Une coïncidence qui n’en est évidemment pas une. Les révoltes qui se déclenchent sous nos yeux aux quatre coins du monde sont le signe que les classes populaires et la jeunesse ne se résignent pas à accepter d’être broyées par un système de plus en plus brutal et prédateur qui, de surcroît, menace la survie même de l’humanité. Des révoltes auxquelles nous devons apporter tout notre soutien, a fortiori dans la mesure où elles font face à une répression particulièrement brutale, venues de pouvoirs qui, comme Macron en France, répondent par la matraque, voire pire, aux revendications sociales. 

Ces mobilisations populaires peuvent être un formidable encouragement pour nos luttes, ainsi qu’une source d’inspiration, de par la détermination, l’inventivité et les capacités de résistance des manifestantEs. Face au capitalisme mondialisé et à l’internationale des bourreaux, les peuples en révolte montrent la voie ! 

Julien Salingue

Publié par NPA2009

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Crédit Photo:  DR.

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Lundi 21 octobre, majoritairement, les salariéEs de GE, réunis en assemblée générale, ont approuvé, à main levée, le nouvel accord proposé par la direction, ce qui signifie moins de suppressions de postes que dans le projet initial mais suppressions d’avantages sociaux : 307 postes sauvegardés sur les 792 suppressions initialement prévues, l’effectif total du site de production des turbines à gaz de Belfort étant ramené à 1275 employés. En contrepartie : diminution des 21 jours de RTT ramenés à 10 jours, gel des salaires pendant 3 ans, suppressions des navettes transportant les salariés, régime plus drastique des indemnités, diminution des places de crèches…

La CGT, qui n’a pas approuvé ce plan, contrairement à SUD et CGC, a demandé lundi la levée des piquets de grève qui bloquaient depuis 15 jours l’activité des sites de Belfort/Bourogne. Elle a annoncé qu’elle participerait aux prochaines discussions avec la direction, qu’elle avait quittées jeudi, puisque celles-ci doivent porter sur un projet industriel à négocier avant la fin de l’année.

Au pied du mur

Samedi, quelque 3000 personnes avaient participé à une manifestation de soutien aux travailleurs de GE au cours de laquelle s’est manifestée publiquement la division syndicale.

Les travailleurs étaient appelés à se prononcer lundi sur les suites du mouvementUne belle ambiance néanmoins, deux jours avant que les travailleurEs soient appelés à se prononcer : accepter la proposition de la direction et sauver 300 postes ou continuer à se battre dans la la division… sachant que de toute façon il n’y avait rien à attendre des pouvoirs publics. Car tout au long de ces 5 mois de lutte, les salariéEs ont compris les soutiens politiques dont bénéficiait la direction malgré ses mensonges et ses manœuvres pour liquider l’usine de Belfort, elle qui ne rechigne pas à accepter les subventions de l’état : CICE et autres… Ils ont compris le rôle joué par Macron dans le bradage de la la branche énergie d’Alstom ; ils ont saisi la volonté de Bruno Lemaire de classer cette affaire ; ils ont vu comment l’État a laissé partir les commandes de rames Intercités au constructeur espagnol CAF plutôt qu’Alstom, et ils sont actuellement témoins de la manière dont la communauté de communes de Belfort vient aussi au secours du groupe, en décidant de racheter une partie des murs du site, ce qui permet à GE d’économiser 900 000 euros de taxe foncière alors que la direction de GE n’a aucunement réitéré sa promesse de faire de Belfort le centre mondial des turbines à gaz 50 hertz.

De cette lutte menée, il faut le souligner, principalement par les travailleurs de la production, a émergé un espoir : les salariéEs sont certains qu’en cette période de transition énergétique, l’énergie au gaz, la moins polluante des énergies fossiles est indispensable et même si se développe la production de gaz par méthanisation, les turbines à gaz seront indispensables. Notre savoir-faire a de l’avenir, disent-ils. 

Publié par NPA2009

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

C'est uniquement la CGC et SUD qui ont organisé la consultation des salariés SOUS le chantage au pire (plus de licenciements) et en acceptant le recul social (12 millions d'économie imposés sur le dos des salariés travaillant plus pour gagner moins).

il faudrait dire merci patron de consentir à supprimer moins d'emplois que prévus !!

C'est le journal patronal " Capital " qui le clame la victoire du chantage cyniquement :

 

 

C'est l'HONNEUR de la CGT d'avoir refusé

ce chantage.

CAR quel crédit accorder aux promesses des dirigeants de GE ?

Pour RAPPEL : GE s'est emparé avec la complicité de Macron de la division énergie d'ALSTOM accompagnée de la promesse de la création de 1000 emplois.

 

 

On voit donc ce qu'il en est de ces

promesses!

Nul doute que pour la suite des négociations prévues les travailleurs devront compter sur leur propre vigilance et leurs propres luttes et sur une CGT combative !

Merci aux camarades d'être restés dignes et lucides dans une conjoncture difficile !

Les médias système y compris publics demeurant les chiens de garde des puissants !

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SOURCE : Actu.fr

General Electric Belfort : les salariés votent en faveur d’un plan sauvant 307 emplois

Les salariés de General Electric à Belfort ont approuvé à une très large majorité lundi 21 octobre 2019 le plan de direction prévoyant de supprimer 485 emplois au lieu de 792.
Publié le 21 Oct 


Après des semaines d’âpres négociations sous le regard vigilant de Bercy, les salariés de General Electric à Belfort ont approuvé à une très large majorité lundi 21 octobre 2019 une nouvelle proposition de la direction prévoyant de ramener de 792 à 485 le nombre d’emplois suppriméspar un plan social.

Cette proposition, approuvée dans la matinée lors d’un vote à main levée, exige, en contrepartie, un plan d’économie annuel de 12 millions d’euros, selon les syndicats CFE-CGC et Sud, organisateurs de cette consultation.

Vendredi, alors que les ateliers de production des turbines à gaz étaient bloqués depuis une dizaine de jours par des salariés, la direction de GE avait mis sur la table deux nouvelles options au plan social initialement annoncé le 28 mai : la première prévoyait de réduire de 111 les suppressions d’emplois, la seconde de 307, moyennant ce « plan de réductions de coûts et d’amélioration de la performance du site ».

Selon ce deuxième scénario adopté lundi, l’effectif total du site de production des turbines à gaz de GE Belfort passera à 1275 employés d’ici fin 2020.

« Plébiscite »

Porte-parole de l’intersyndicale CFE-CGC/SUD, amputée depuis ce week-end de la CGT qui en a claqué la porte, Philippe Petitcolin s’est félicité du résultat du vote, un « large plébiscite des salariés présents » qui va permettre aux syndicats d’entrer en négociations avec la direction autour de la nouvelle mouture du plan social.

« L’avancée majeure, c’est qu’il y a un projet industriel qui va également être négocié d’ici à la fin de l’année », a-t-il souligné, insistant sur « l’objectif » qui est « d’avoir un maximum de départs non contraints ».

« On a sacrément progressé depuis dix jours, mais je n’ai jamais perdu confiance », a réagi Francis Fontana, responsable Sud.


Le projet industriel, qui redonnerait à Belfort un statut de centre mondial de décision de GE dans les turbines à gaz, sera discuté d’ici à la fin de l’année pour entrer en vigueur en juin 2020, a précisé M. Petitcolin.

General Electric emploie quelque 4300 salariés dans la Cité du Lion, dont 1800 dans l’entité des turbines. Le groupe américain avait annoncé en mai un plan social prévoyant initialement la suppression de près de 1050 postes en France, dont 792 à Belfort.

Le dossier GE est surveillé de très près par Bercy, où une réunion a eu lieu mardi dernier afin de tenter de débloquer la situation. Le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, a demandé à plusieurs reprises à la direction de mettre sur la table « un plan social moins important en terme de suppressions d’emplois ».

Samedi, quelque 2600 manifestants, selon la préfecture, avaient battu le pavé à Belfort en soutien aux employés du site industriel. Dans les rangs des manifestants, des élus locaux mais aussi le chef de file de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, 


« Fleuron »

General Electric est « un fleuron de notre industrie nécessaire pour réaliser la transition énergétique que #Macron et ses amis ont abandonné », a-t-il toutefois tweeté.


Cette manifestation a mis en lumière les dissensions au sein de l’intersyndicale : la CGT a refusé d’y prendre part, préférant rejoindre un piquet de grève devant l’usine et se désolidarisant de Sud et de la CFE-CGC, accusés par certains d’être des « vendus ».

Lundi matin, une vingtaine de salariés maintenaient toujours ce piquet devant le site, selon des journalistes de l’AFP.

« La CGT a fait exploser en plein vol l’intersyndicale (…) Je pense que c’est une bonne chose qu’ils ne soient pas là ce (lundi) matin » lors du vote, a estimé Philippe Petitcolin.

La CGT entend mener des négociations séparées avec la direction, centrées sur le maintien des avantages sociaux. Selon Philippe Petitcolin la direction aura ainsi « deux fronts à gérer » avec « deux négociations » et des concessions à faire « aux deux camps » ce qui est « plutôt positif pour l’avenir des négociations ».

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Le retour de la lutte des classes

Un spectre hante le monde. Ce n’est pas encore celui du communisme mais celui de la lutte des classes, en lettres majuscules. L’irruption des Gilets jaunes en France a réveillé, pour la première fois depuis plusieurs années, la peur de la révolte chez les classes dominantes d’un pays impérialiste. Cet épisode marque ainsi le commencement d’une nouvelle vague de protestations qui ne cesse de s’étendre.

Des centaines de milliers, peut-être des millions de personnes, se sont insurgées en Algérie et au Soudan contre des dictatures éternelles qui servent leurs maîtres impériaux, donnant une seconde vie au "printemps arabe". En Irak, pays dévasté par 15 ans de guerre et d’occupation américaine, des protestations massives ont éclaté contre le chômage et les mauvaises conditions de vie. Ces manifestations ont duré des jours, malgré la répression qui a fait plus de 100 morts. On peut voir des images similaires au Liban, où une foule en colère appelle le gouvernement de Hariri à partir.

A l’autre bout du monde, depuis des mois, des milliers de personnes protestent à Hong Kong, ce paradis capitaliste des affaires, où les inégalités sociales ont atteint des niveaux intolérables pour la grande majorité de la population.

En Catalogne, la lutte pour l’indépendance a été réactivée. Une véritable rébellion est en cours contre le régime réactionnaire monarchique espagnol qui entend punir les dirigeants du « procés » (nom donné au processus indépendantiste catalan) de plus de dix ans de prison.

Cette vague de protestations a touché l’Amérique latine et est en train d’opérer un tournant dans la situation politique. À Porto Rico, un soulèvement populaire a remis en question le gouvernement et le régime colonial américain. En Haïti, pays le plus pauvre de la région, des révoltes discontinues ont lieu depuis des mois contre le gouvernement de Jovenel Moïse.

Le but ici n’est pas de faire un recensement mais de montrer que ceux qui sont en haut sont de moins en moins capables de gouverner celles et ceux qui sont en bas, qui sont de plus en plus en colère. Dans tous les cas, les gouvernements capitalistes réagissent par une forte répression. Tandis que les médias corporatistes et les intellectuels au service des exploiteurs diabolisent celles et ceux qui se rebellent, ils les accusent d’être violents, "complotistes" ou séditieux. Cette réaction des classes dirigeantes, de leurs Etats et de leurs appareils idéologiques confirme sous un autre angle que ces protestations ont le potentiel d’ouvrir une dynamique révolutionnaire, et que la seule façon de les arrêter est de frapper d’abord et de voir ensuite quelles concessions faire.

Ces divers processus, aux motifs démocratiques et sociaux, ont comme matrice commune les tendances diverses à la crise organique ouvertes par la crise capitaliste de 2008. Cet épisode a mis fin à l’hégémonie néolibérale des dernières décennies et a laissé en héritage une profonde polarisation sociale et politique confrontant brutalement les perdants de la mondialisation à une petite minorité de gagnants. Ce qui est aujourd’hui dénoncé, c’est la concentration obscène des richesses, alors que la majorité voit ses conditions de vie se dégrader, surtout les jeunes à qui l’on ne promet que précarité. De ce fait, apparaissent de profondes divisions au sein de la classe dirigeante : de la crise des partis de "l’extrême centre", c’est-à-dire des libéraux et des sociaux-démocrates ayant porté le consensus néolibéral, aux phénomènes aberrants comme Trump ou le Brexit qui exacerbent les tendances nationalistes. Les guerres commerciales, en particulier celle des États-Unis contre la Chine mettent l’économie internationale sous contrôle. De nouveaux phénomènes politiques à gauche apparaissent également mais, surtout, de nouveaux processus de lutte des classes. C’est pourquoi ce serait une erreur impressionniste que de mesurer leur portée par les résultats à court terme ; au contraire, ce sont des processus profonds, et non de conjoncture, qui sont appelés à avoir des conséquences politiques durables.

La dynamique qui se dégage des évènements en Amérique du Sud mérite à elle seule un paragraphe. Les bourgeoisies nationales et l’impérialisme nord-américain commandés par Trump se sont précipités pour célébrer l’arrivée des droites régionales au pouvoir après la fin du cycle des gouvernements « populistes ». Macri en Argentine, Piñera au Chili, Duque en Colombie et l’extrême droite de Bolsonaro au Brésil semblent confirmer que la balance a penché pendant un certain temps à droite. Ils se préparaient à appliquer de nouvelles attaques néolibérales : privatisations, plan d’ajustement du FMI. Ils ont même tenté un coup d’Etat au Venezuela pour que la droite rance et pro-impérialiste de Guaido profite du mécontentement du gouvernement autoritaire de Maduro. Mais très tôt, ces gouvernements ont commencé à montrer leurs limites pour mener à bien ce programme réactionnaire.

Aujourd’hui, sans le moindre doute, les processus les plus avancés de la lutte des classes au sein du continent ne sont autre que les “journées révolutionnaires” de l’Équateur et du Chili, qui, de par leur ampleur, leur radicalité et leur violence, rappellent les soulèvements qui ont mis fin aux gouvernements de la droite néolibérale entre la fin des années 1990 et le début des années 2000.

En Équateur, nous venons d’assister à un soulèvement populaire – essentiellement composé d’ouvriers, d’indigènes, de paysans et d’étudiants - contre le plan de réformes structurelles du FMI, qui a fini par forcer Lenín Moreno a abandonné le décret d’austérité. Il s’agit d’une victoire importante mais partielle, en grande partie du fait du rôle des directions du mouvement de masse, en particulier la CONAIE, qui, durant la mobilisation, a étouffé la volonté de faire tomber le gouvernement. La situation reste dangereuse pour la bourgeoisie. Moreno a survécu, mais son gouvernement reste très faible face à un mouvement de masse qui a montré que le seul chemin pour vaincre les plans d’austérité est celui de la lutte.

Au Chili, l’augmentation des tarifs des transports publics a fait exploser la haine accumulée contre le gouvernement de Piñera, une sorte de Macri chilien, et remet en question l’héritage de la dictature de Pinochet. Après une journée de combats et de mobilisations qui ont défié l’état d’urgence, Piñera a retiré la hausse des prix, mais il reste à voir si cette mesure minimale prise par un gouvernement qui a pris un énorme coup est suffisante pour arrêter la dynamique du soulèvement.

Cette entrée en scène du mouvement de masse et de la "lutte de rue" dans les pays voisins conditionnera sans doute le prochain gouvernement issu des élections en Argentine, qui sera certainement péroniste à ce stade, dans sa tâche d’appliquer les plans d’austérité requis par le FMI. Et même remettre en question le plan de guerre néolibéral de Bolsonaro au Brésil.

La crise capitaliste avait déjà donné lieu à des premiers processus de résistance, comme les grèves générales en Grèce ou le processus des Indignados en Espagne. Ceux-ci ont été capitalisés par des variantes néo-réformistes qui ont fini par contribuer à la défaite, à l’instar de Syriza qui a appliqué le plan d’austérité de la Troïka, ou Podemos, qui a permis la déviation et recomposition de la sociale-démocratie néolibérale du PSOE.

Ce retour de la lutte de classe, avec de véritables rébellions populaires qui défient la légalité bourgeoise, ouvre de nouvelles perspectives pour la construction d’une gauche révolutionnaire, anticapitaliste, ouvrière et internationaliste qui ne peut se développer sans ce type de phénomènes.

Dans ce cadre, les tâches préparatoires que nous avons effectués jusqu’à présent depuis le PTS prennent une signification nouvelle, comme la présence politique dans la vie nationale conquise par la FIT-U, l’intervention dans différents événements de la lutte de classe, la mise en place de La Izquierda Diario et la préparation théorique et stratégique d’une force militante pour intervenir dans les moments décisifs. Au niveau international, avec les organisations sœurs du PTS qui composent la Fraction trotskyste pour la Quatrième Internationale, nous avons promu le Réseau international de journaux en 8 langues, présent dans les principaux événements de la lutte de classe : en France, Révolution Permanente est devenue une des voix des luttes des "Gilets jaunes", tout comme la Izquierda Diario au Chili donne aujourd’hui une voix à ceux qui s’élèvent pour s’opposer à Piñera dans l’état de siège de la ville. Et à Barcelone et dans l’État espagnol nous sommes présents dans les mobilisations et la lutte contre l’offensive réactionnaire du régime monarchique en reflétant à tout moment les événements avec IzquierdaDiario.es comme EsquerraDiari.Cat en catalan.

Face à la prévision inquiétante d’une nouvelle récession mondiale et dans le contexte de conflits croissants entre puissances impérialistes, nationalisme et militarisme, les tendances à l’irruption populaire vont se multiplier. Nous devons nous préparer à une période où l’action de masse donne lieu à des situations pré-révolutionnaires ou directement révolutionnaires, ainsi qu’à des coups contre-révolutionnaires. Des formes plus aiguës de lutte des classes sont venues s’installer.

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Droit de retrait à la SNCF : Edouard Philippe passe sous silence l’accident et intimide les cheminots

Hier les cheminots ont exercé massivement leur droit de retrait, après l’accident d’un train transportant 70 passagers dans les Ardennes, qui a fait 11 blessés. Edouard Philippe a affirmé ce matin que les perturbations d’hier sur le trafic ferroviaire seraient dûes à « la volonté de ne pas respecter la loi sur la grève dans les services publics ». Le chef du gouvernement élude ici complétement la vraie raison de l’exercice du droit de retrait par les cheminots, à savoir les risques que les suppressions de poste à la SNCF font peser sur les salariés et les usagers du rail, et menace les cheminots de représailles.

SNCF

Hier déjà, la direction de la SNCF adressait des mises en demeure aux cheminots qui exerçaient leur droit de retrait, leur enjoignant de reprendre le travail sous peine de « poursuites disciplinaires ». Le ministre des Transports Jean-Baptiste Djebbari accusait les cheminots « d’instrumentaliser » l’accident de train qui a eu lieu mercredi dans les Ardennes, tandis que le directeur de SNCF TER Franck Lacroix le banalisait en expliquant qu’aucun usager n’a été mis en « situation de danger », alors même qu’il s’agit d’un train qui a déraillé et d’un accident qui a fait des blessés !

Aujourd’hui le gouvernement persiste et signe puisque c’est Edouard Philippe qui a dénoncé une situation « inacceptable », en accusant les cheminots « d’empêcher » des « dizaines de milliers de français » de partir en vacances, par le « détournement du droit de retrait », et déclarait : « j’ai demandé à la SNCF d’examiner toutes les suites, y compris judiciaires, qui pouvaient être données lorsque des gens ne respectent pas la loi ». Pourtant, l’article L.4131-3 du Code du Travail est clair : « aucune sanction, aucune retenue de salaire ne peut être prise à l’encontre d’un travailleur ou d’un groupe de travailleurs qui se sont retirés d’une situation de travail dont ils avaient un motif raisonnable de penser qu’elle présentait un danger grave et imminent pour la vie ou la santé de chacun d’eux ». Ce sont donc ces mises en demeure et ces menaces de poursuites judiciaires à l’encontre des cheminots qui sont dans l’illégalité la plus totale. Dans plusieurs régions, cela a déjà été pointé par les inspections du travail, qui ont validé le droit des cheminots à exercer leur droit de retrait.

Cela fait 10 ans que la SNCF fait rouler des trains voyageurs en Equipement Agent Seul (EAS), c’est-à-dire avec seulement un agent à bord pour conduire le train, faire les annonces, et assurer la sécurité des passagers. Et cela fait 10 ans que les cheminots protestent contre cette mesure que la direction de la SNCF entend aujourd’hui généraliser malgré la dangerosité que l’accident en Champagne Ardennes n’a fait que dévoiler au grand jour. En effet, l’accident qui a eu lieu mercredi pose question, puisque c’est le conducteur blessé à la jambe par le choc provoqué par l’accident, qui a vu sa radio endommagée, et a dû sortir du train, marcher un 1.5km pour déclencher la procédure d’arrêt du trafic et éviter qu’un autre train ne vienne percuter les rames accidentées à l’arrêt, avant de revenir à bord du train pour assurer la sécurité des 70 voyageurs. En ne laissant qu’un seul agent à bord, la SNCF prend ainsi d’énormes risques. Que se serait-il passé si le conducteur n’avait pas été en état de faire les 1.5km assez rapidement pour éviter un drame ?

Ainsi le gouvernement nie la gravité de l’accident qui a eu lieu mercredi. Il faut dire que le Pacte ferroviaire mis en place par le duo Macron-Philippe en 2018 pour privatiser la SNCF a aggravé la situation en détériorant encore un peu plus les conditions de travail des cheminots. Pour cela il tente d’imputer aux salariés la responsabilité de l’interruption du trafic hier, et l’impact sur les voyageurs. Mais si les cheminots ont exercé leur droit de grève c’est justement pour exiger la garantie de sécurité pour eux et les usagers des transports ferroviaires.

En réalité, ces tentatives d’intimidations contre les cheminots cachent mal la fébrilité d’un gouvernement, qui craint de devoir affronter la colère des cheminots au moment où la CGT, SUD, et FO appellent à la grève le 5 décembre contre la réforme des retraites et que de nombreux secteurs se préparent à la reconductible impulsée par les salariés de la RATP.

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Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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