SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

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Liban, Haïti, Chili, Équateur, Algérie, Hong Kong, Irak, Catalogne… La liste (non exhaustive) des mobilisations de masse qui ont eu lieu dans la période récente et qui, pour la plupart d’entre elles, se poursuivent, est sans équivoque : ça craque de partout, les peuples envahissent les rues, les pouvoirs vacillent, répriment, et ne parviennent pas à ramener le calme. 

Ces luttes ont certes chacune des singularités, mais elles se rejoignent en un point : une alliance entre massivité et radicalité, avec un degré élevé de confrontation avec l’appareil répressif d’État. Les populations se mobilisent contre les politiques austéritaires et la vie chère, et/ou contre des mesures antidémocratiques, c’est-à-dire contre la régression sociale et politique organisée à l’échelle internationale au sein d’un système capitaliste en crise, avec des classes possédantes déterminées à saigner les peuples pour assurer le maintien de leur domination. 

En France, on n’aura pas manqué de remarquer, en outre, que les mobilisations au Chili et au Liban – entre autres – ont eu pour élément déclencheur des augmentations de prix et de taxes, qui ont joué un rôle de catalyseur de colères plus profondes, plus globales et plus anciennes, comme l’augmentation du prix de l’essence avait joué un rôle central dans la naissance du mouvement des Gilets jaunes. 

Une coïncidence qui n’en est évidemment pas une. Les révoltes qui se déclenchent sous nos yeux aux quatre coins du monde sont le signe que les classes populaires et la jeunesse ne se résignent pas à accepter d’être broyées par un système de plus en plus brutal et prédateur qui, de surcroît, menace la survie même de l’humanité. Des révoltes auxquelles nous devons apporter tout notre soutien, a fortiori dans la mesure où elles font face à une répression particulièrement brutale, venues de pouvoirs qui, comme Macron en France, répondent par la matraque, voire pire, aux revendications sociales. 

Ces mobilisations populaires peuvent être un formidable encouragement pour nos luttes, ainsi qu’une source d’inspiration, de par la détermination, l’inventivité et les capacités de résistance des manifestantEs. Face au capitalisme mondialisé et à l’internationale des bourreaux, les peuples en révolte montrent la voie ! 

Julien Salingue

Publié par NPA2009

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Lundi 21 octobre, majoritairement, les salariéEs de GE, réunis en assemblée générale, ont approuvé, à main levée, le nouvel accord proposé par la direction, ce qui signifie moins de suppressions de postes que dans le projet initial mais suppressions d’avantages sociaux : 307 postes sauvegardés sur les 792 suppressions initialement prévues, l’effectif total du site de production des turbines à gaz de Belfort étant ramené à 1275 employés. En contrepartie : diminution des 21 jours de RTT ramenés à 10 jours, gel des salaires pendant 3 ans, suppressions des navettes transportant les salariés, régime plus drastique des indemnités, diminution des places de crèches…

La CGT, qui n’a pas approuvé ce plan, contrairement à SUD et CGC, a demandé lundi la levée des piquets de grève qui bloquaient depuis 15 jours l’activité des sites de Belfort/Bourogne. Elle a annoncé qu’elle participerait aux prochaines discussions avec la direction, qu’elle avait quittées jeudi, puisque celles-ci doivent porter sur un projet industriel à négocier avant la fin de l’année.

Au pied du mur

Samedi, quelque 3000 personnes avaient participé à une manifestation de soutien aux travailleurs de GE au cours de laquelle s’est manifestée publiquement la division syndicale.

Les travailleurs étaient appelés à se prononcer lundi sur les suites du mouvementUne belle ambiance néanmoins, deux jours avant que les travailleurEs soient appelés à se prononcer : accepter la proposition de la direction et sauver 300 postes ou continuer à se battre dans la la division… sachant que de toute façon il n’y avait rien à attendre des pouvoirs publics. Car tout au long de ces 5 mois de lutte, les salariéEs ont compris les soutiens politiques dont bénéficiait la direction malgré ses mensonges et ses manœuvres pour liquider l’usine de Belfort, elle qui ne rechigne pas à accepter les subventions de l’état : CICE et autres… Ils ont compris le rôle joué par Macron dans le bradage de la la branche énergie d’Alstom ; ils ont saisi la volonté de Bruno Lemaire de classer cette affaire ; ils ont vu comment l’État a laissé partir les commandes de rames Intercités au constructeur espagnol CAF plutôt qu’Alstom, et ils sont actuellement témoins de la manière dont la communauté de communes de Belfort vient aussi au secours du groupe, en décidant de racheter une partie des murs du site, ce qui permet à GE d’économiser 900 000 euros de taxe foncière alors que la direction de GE n’a aucunement réitéré sa promesse de faire de Belfort le centre mondial des turbines à gaz 50 hertz.

De cette lutte menée, il faut le souligner, principalement par les travailleurs de la production, a émergé un espoir : les salariéEs sont certains qu’en cette période de transition énergétique, l’énergie au gaz, la moins polluante des énergies fossiles est indispensable et même si se développe la production de gaz par méthanisation, les turbines à gaz seront indispensables. Notre savoir-faire a de l’avenir, disent-ils. 

Publié par NPA2009

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C'est uniquement la CGC et SUD qui ont organisé la consultation des salariés SOUS le chantage au pire (plus de licenciements) et en acceptant le recul social (12 millions d'économie imposés sur le dos des salariés travaillant plus pour gagner moins).

il faudrait dire merci patron de consentir à supprimer moins d'emplois que prévus !!

C'est le journal patronal " Capital " qui le clame la victoire du chantage cyniquement :

 

 

C'est l'HONNEUR de la CGT d'avoir refusé

ce chantage.

CAR quel crédit accorder aux promesses des dirigeants de GE ?

Pour RAPPEL : GE s'est emparé avec la complicité de Macron de la division énergie d'ALSTOM accompagnée de la promesse de la création de 1000 emplois.

 

 

On voit donc ce qu'il en est de ces

promesses!

Nul doute que pour la suite des négociations prévues les travailleurs devront compter sur leur propre vigilance et leurs propres luttes et sur une CGT combative !

Merci aux camarades d'être restés dignes et lucides dans une conjoncture difficile !

Les médias système y compris publics demeurant les chiens de garde des puissants !

____________________

SOURCE : Actu.fr

General Electric Belfort : les salariés votent en faveur d’un plan sauvant 307 emplois

Les salariés de General Electric à Belfort ont approuvé à une très large majorité lundi 21 octobre 2019 le plan de direction prévoyant de supprimer 485 emplois au lieu de 792.
Publié le 21 Oct 


Après des semaines d’âpres négociations sous le regard vigilant de Bercy, les salariés de General Electric à Belfort ont approuvé à une très large majorité lundi 21 octobre 2019 une nouvelle proposition de la direction prévoyant de ramener de 792 à 485 le nombre d’emplois suppriméspar un plan social.

Cette proposition, approuvée dans la matinée lors d’un vote à main levée, exige, en contrepartie, un plan d’économie annuel de 12 millions d’euros, selon les syndicats CFE-CGC et Sud, organisateurs de cette consultation.

Vendredi, alors que les ateliers de production des turbines à gaz étaient bloqués depuis une dizaine de jours par des salariés, la direction de GE avait mis sur la table deux nouvelles options au plan social initialement annoncé le 28 mai : la première prévoyait de réduire de 111 les suppressions d’emplois, la seconde de 307, moyennant ce « plan de réductions de coûts et d’amélioration de la performance du site ».

Selon ce deuxième scénario adopté lundi, l’effectif total du site de production des turbines à gaz de GE Belfort passera à 1275 employés d’ici fin 2020.

« Plébiscite »

Porte-parole de l’intersyndicale CFE-CGC/SUD, amputée depuis ce week-end de la CGT qui en a claqué la porte, Philippe Petitcolin s’est félicité du résultat du vote, un « large plébiscite des salariés présents » qui va permettre aux syndicats d’entrer en négociations avec la direction autour de la nouvelle mouture du plan social.

« L’avancée majeure, c’est qu’il y a un projet industriel qui va également être négocié d’ici à la fin de l’année », a-t-il souligné, insistant sur « l’objectif » qui est « d’avoir un maximum de départs non contraints ».

« On a sacrément progressé depuis dix jours, mais je n’ai jamais perdu confiance », a réagi Francis Fontana, responsable Sud.


Le projet industriel, qui redonnerait à Belfort un statut de centre mondial de décision de GE dans les turbines à gaz, sera discuté d’ici à la fin de l’année pour entrer en vigueur en juin 2020, a précisé M. Petitcolin.

General Electric emploie quelque 4300 salariés dans la Cité du Lion, dont 1800 dans l’entité des turbines. Le groupe américain avait annoncé en mai un plan social prévoyant initialement la suppression de près de 1050 postes en France, dont 792 à Belfort.

Le dossier GE est surveillé de très près par Bercy, où une réunion a eu lieu mardi dernier afin de tenter de débloquer la situation. Le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, a demandé à plusieurs reprises à la direction de mettre sur la table « un plan social moins important en terme de suppressions d’emplois ».

Samedi, quelque 2600 manifestants, selon la préfecture, avaient battu le pavé à Belfort en soutien aux employés du site industriel. Dans les rangs des manifestants, des élus locaux mais aussi le chef de file de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, 


« Fleuron »

General Electric est « un fleuron de notre industrie nécessaire pour réaliser la transition énergétique que #Macron et ses amis ont abandonné », a-t-il toutefois tweeté.


Cette manifestation a mis en lumière les dissensions au sein de l’intersyndicale : la CGT a refusé d’y prendre part, préférant rejoindre un piquet de grève devant l’usine et se désolidarisant de Sud et de la CFE-CGC, accusés par certains d’être des « vendus ».

Lundi matin, une vingtaine de salariés maintenaient toujours ce piquet devant le site, selon des journalistes de l’AFP.

« La CGT a fait exploser en plein vol l’intersyndicale (…) Je pense que c’est une bonne chose qu’ils ne soient pas là ce (lundi) matin » lors du vote, a estimé Philippe Petitcolin.

La CGT entend mener des négociations séparées avec la direction, centrées sur le maintien des avantages sociaux. Selon Philippe Petitcolin la direction aura ainsi « deux fronts à gérer » avec « deux négociations » et des concessions à faire « aux deux camps » ce qui est « plutôt positif pour l’avenir des négociations ».

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Le retour de la lutte des classes

Un spectre hante le monde. Ce n’est pas encore celui du communisme mais celui de la lutte des classes, en lettres majuscules. L’irruption des Gilets jaunes en France a réveillé, pour la première fois depuis plusieurs années, la peur de la révolte chez les classes dominantes d’un pays impérialiste. Cet épisode marque ainsi le commencement d’une nouvelle vague de protestations qui ne cesse de s’étendre.

Des centaines de milliers, peut-être des millions de personnes, se sont insurgées en Algérie et au Soudan contre des dictatures éternelles qui servent leurs maîtres impériaux, donnant une seconde vie au "printemps arabe". En Irak, pays dévasté par 15 ans de guerre et d’occupation américaine, des protestations massives ont éclaté contre le chômage et les mauvaises conditions de vie. Ces manifestations ont duré des jours, malgré la répression qui a fait plus de 100 morts. On peut voir des images similaires au Liban, où une foule en colère appelle le gouvernement de Hariri à partir.

A l’autre bout du monde, depuis des mois, des milliers de personnes protestent à Hong Kong, ce paradis capitaliste des affaires, où les inégalités sociales ont atteint des niveaux intolérables pour la grande majorité de la population.

En Catalogne, la lutte pour l’indépendance a été réactivée. Une véritable rébellion est en cours contre le régime réactionnaire monarchique espagnol qui entend punir les dirigeants du « procés » (nom donné au processus indépendantiste catalan) de plus de dix ans de prison.

Cette vague de protestations a touché l’Amérique latine et est en train d’opérer un tournant dans la situation politique. À Porto Rico, un soulèvement populaire a remis en question le gouvernement et le régime colonial américain. En Haïti, pays le plus pauvre de la région, des révoltes discontinues ont lieu depuis des mois contre le gouvernement de Jovenel Moïse.

Le but ici n’est pas de faire un recensement mais de montrer que ceux qui sont en haut sont de moins en moins capables de gouverner celles et ceux qui sont en bas, qui sont de plus en plus en colère. Dans tous les cas, les gouvernements capitalistes réagissent par une forte répression. Tandis que les médias corporatistes et les intellectuels au service des exploiteurs diabolisent celles et ceux qui se rebellent, ils les accusent d’être violents, "complotistes" ou séditieux. Cette réaction des classes dirigeantes, de leurs Etats et de leurs appareils idéologiques confirme sous un autre angle que ces protestations ont le potentiel d’ouvrir une dynamique révolutionnaire, et que la seule façon de les arrêter est de frapper d’abord et de voir ensuite quelles concessions faire.

Ces divers processus, aux motifs démocratiques et sociaux, ont comme matrice commune les tendances diverses à la crise organique ouvertes par la crise capitaliste de 2008. Cet épisode a mis fin à l’hégémonie néolibérale des dernières décennies et a laissé en héritage une profonde polarisation sociale et politique confrontant brutalement les perdants de la mondialisation à une petite minorité de gagnants. Ce qui est aujourd’hui dénoncé, c’est la concentration obscène des richesses, alors que la majorité voit ses conditions de vie se dégrader, surtout les jeunes à qui l’on ne promet que précarité. De ce fait, apparaissent de profondes divisions au sein de la classe dirigeante : de la crise des partis de "l’extrême centre", c’est-à-dire des libéraux et des sociaux-démocrates ayant porté le consensus néolibéral, aux phénomènes aberrants comme Trump ou le Brexit qui exacerbent les tendances nationalistes. Les guerres commerciales, en particulier celle des États-Unis contre la Chine mettent l’économie internationale sous contrôle. De nouveaux phénomènes politiques à gauche apparaissent également mais, surtout, de nouveaux processus de lutte des classes. C’est pourquoi ce serait une erreur impressionniste que de mesurer leur portée par les résultats à court terme ; au contraire, ce sont des processus profonds, et non de conjoncture, qui sont appelés à avoir des conséquences politiques durables.

La dynamique qui se dégage des évènements en Amérique du Sud mérite à elle seule un paragraphe. Les bourgeoisies nationales et l’impérialisme nord-américain commandés par Trump se sont précipités pour célébrer l’arrivée des droites régionales au pouvoir après la fin du cycle des gouvernements « populistes ». Macri en Argentine, Piñera au Chili, Duque en Colombie et l’extrême droite de Bolsonaro au Brésil semblent confirmer que la balance a penché pendant un certain temps à droite. Ils se préparaient à appliquer de nouvelles attaques néolibérales : privatisations, plan d’ajustement du FMI. Ils ont même tenté un coup d’Etat au Venezuela pour que la droite rance et pro-impérialiste de Guaido profite du mécontentement du gouvernement autoritaire de Maduro. Mais très tôt, ces gouvernements ont commencé à montrer leurs limites pour mener à bien ce programme réactionnaire.

Aujourd’hui, sans le moindre doute, les processus les plus avancés de la lutte des classes au sein du continent ne sont autre que les “journées révolutionnaires” de l’Équateur et du Chili, qui, de par leur ampleur, leur radicalité et leur violence, rappellent les soulèvements qui ont mis fin aux gouvernements de la droite néolibérale entre la fin des années 1990 et le début des années 2000.

En Équateur, nous venons d’assister à un soulèvement populaire – essentiellement composé d’ouvriers, d’indigènes, de paysans et d’étudiants - contre le plan de réformes structurelles du FMI, qui a fini par forcer Lenín Moreno a abandonné le décret d’austérité. Il s’agit d’une victoire importante mais partielle, en grande partie du fait du rôle des directions du mouvement de masse, en particulier la CONAIE, qui, durant la mobilisation, a étouffé la volonté de faire tomber le gouvernement. La situation reste dangereuse pour la bourgeoisie. Moreno a survécu, mais son gouvernement reste très faible face à un mouvement de masse qui a montré que le seul chemin pour vaincre les plans d’austérité est celui de la lutte.

Au Chili, l’augmentation des tarifs des transports publics a fait exploser la haine accumulée contre le gouvernement de Piñera, une sorte de Macri chilien, et remet en question l’héritage de la dictature de Pinochet. Après une journée de combats et de mobilisations qui ont défié l’état d’urgence, Piñera a retiré la hausse des prix, mais il reste à voir si cette mesure minimale prise par un gouvernement qui a pris un énorme coup est suffisante pour arrêter la dynamique du soulèvement.

Cette entrée en scène du mouvement de masse et de la "lutte de rue" dans les pays voisins conditionnera sans doute le prochain gouvernement issu des élections en Argentine, qui sera certainement péroniste à ce stade, dans sa tâche d’appliquer les plans d’austérité requis par le FMI. Et même remettre en question le plan de guerre néolibéral de Bolsonaro au Brésil.

La crise capitaliste avait déjà donné lieu à des premiers processus de résistance, comme les grèves générales en Grèce ou le processus des Indignados en Espagne. Ceux-ci ont été capitalisés par des variantes néo-réformistes qui ont fini par contribuer à la défaite, à l’instar de Syriza qui a appliqué le plan d’austérité de la Troïka, ou Podemos, qui a permis la déviation et recomposition de la sociale-démocratie néolibérale du PSOE.

Ce retour de la lutte de classe, avec de véritables rébellions populaires qui défient la légalité bourgeoise, ouvre de nouvelles perspectives pour la construction d’une gauche révolutionnaire, anticapitaliste, ouvrière et internationaliste qui ne peut se développer sans ce type de phénomènes.

Dans ce cadre, les tâches préparatoires que nous avons effectués jusqu’à présent depuis le PTS prennent une signification nouvelle, comme la présence politique dans la vie nationale conquise par la FIT-U, l’intervention dans différents événements de la lutte de classe, la mise en place de La Izquierda Diario et la préparation théorique et stratégique d’une force militante pour intervenir dans les moments décisifs. Au niveau international, avec les organisations sœurs du PTS qui composent la Fraction trotskyste pour la Quatrième Internationale, nous avons promu le Réseau international de journaux en 8 langues, présent dans les principaux événements de la lutte de classe : en France, Révolution Permanente est devenue une des voix des luttes des "Gilets jaunes", tout comme la Izquierda Diario au Chili donne aujourd’hui une voix à ceux qui s’élèvent pour s’opposer à Piñera dans l’état de siège de la ville. Et à Barcelone et dans l’État espagnol nous sommes présents dans les mobilisations et la lutte contre l’offensive réactionnaire du régime monarchique en reflétant à tout moment les événements avec IzquierdaDiario.es comme EsquerraDiari.Cat en catalan.

Face à la prévision inquiétante d’une nouvelle récession mondiale et dans le contexte de conflits croissants entre puissances impérialistes, nationalisme et militarisme, les tendances à l’irruption populaire vont se multiplier. Nous devons nous préparer à une période où l’action de masse donne lieu à des situations pré-révolutionnaires ou directement révolutionnaires, ainsi qu’à des coups contre-révolutionnaires. Des formes plus aiguës de lutte des classes sont venues s’installer.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Droit de retrait à la SNCF : Edouard Philippe passe sous silence l’accident et intimide les cheminots

Hier les cheminots ont exercé massivement leur droit de retrait, après l’accident d’un train transportant 70 passagers dans les Ardennes, qui a fait 11 blessés. Edouard Philippe a affirmé ce matin que les perturbations d’hier sur le trafic ferroviaire seraient dûes à « la volonté de ne pas respecter la loi sur la grève dans les services publics ». Le chef du gouvernement élude ici complétement la vraie raison de l’exercice du droit de retrait par les cheminots, à savoir les risques que les suppressions de poste à la SNCF font peser sur les salariés et les usagers du rail, et menace les cheminots de représailles.

SNCF

Hier déjà, la direction de la SNCF adressait des mises en demeure aux cheminots qui exerçaient leur droit de retrait, leur enjoignant de reprendre le travail sous peine de « poursuites disciplinaires ». Le ministre des Transports Jean-Baptiste Djebbari accusait les cheminots « d’instrumentaliser » l’accident de train qui a eu lieu mercredi dans les Ardennes, tandis que le directeur de SNCF TER Franck Lacroix le banalisait en expliquant qu’aucun usager n’a été mis en « situation de danger », alors même qu’il s’agit d’un train qui a déraillé et d’un accident qui a fait des blessés !

Aujourd’hui le gouvernement persiste et signe puisque c’est Edouard Philippe qui a dénoncé une situation « inacceptable », en accusant les cheminots « d’empêcher » des « dizaines de milliers de français » de partir en vacances, par le « détournement du droit de retrait », et déclarait : « j’ai demandé à la SNCF d’examiner toutes les suites, y compris judiciaires, qui pouvaient être données lorsque des gens ne respectent pas la loi ». Pourtant, l’article L.4131-3 du Code du Travail est clair : « aucune sanction, aucune retenue de salaire ne peut être prise à l’encontre d’un travailleur ou d’un groupe de travailleurs qui se sont retirés d’une situation de travail dont ils avaient un motif raisonnable de penser qu’elle présentait un danger grave et imminent pour la vie ou la santé de chacun d’eux ». Ce sont donc ces mises en demeure et ces menaces de poursuites judiciaires à l’encontre des cheminots qui sont dans l’illégalité la plus totale. Dans plusieurs régions, cela a déjà été pointé par les inspections du travail, qui ont validé le droit des cheminots à exercer leur droit de retrait.

Cela fait 10 ans que la SNCF fait rouler des trains voyageurs en Equipement Agent Seul (EAS), c’est-à-dire avec seulement un agent à bord pour conduire le train, faire les annonces, et assurer la sécurité des passagers. Et cela fait 10 ans que les cheminots protestent contre cette mesure que la direction de la SNCF entend aujourd’hui généraliser malgré la dangerosité que l’accident en Champagne Ardennes n’a fait que dévoiler au grand jour. En effet, l’accident qui a eu lieu mercredi pose question, puisque c’est le conducteur blessé à la jambe par le choc provoqué par l’accident, qui a vu sa radio endommagée, et a dû sortir du train, marcher un 1.5km pour déclencher la procédure d’arrêt du trafic et éviter qu’un autre train ne vienne percuter les rames accidentées à l’arrêt, avant de revenir à bord du train pour assurer la sécurité des 70 voyageurs. En ne laissant qu’un seul agent à bord, la SNCF prend ainsi d’énormes risques. Que se serait-il passé si le conducteur n’avait pas été en état de faire les 1.5km assez rapidement pour éviter un drame ?

Ainsi le gouvernement nie la gravité de l’accident qui a eu lieu mercredi. Il faut dire que le Pacte ferroviaire mis en place par le duo Macron-Philippe en 2018 pour privatiser la SNCF a aggravé la situation en détériorant encore un peu plus les conditions de travail des cheminots. Pour cela il tente d’imputer aux salariés la responsabilité de l’interruption du trafic hier, et l’impact sur les voyageurs. Mais si les cheminots ont exercé leur droit de grève c’est justement pour exiger la garantie de sécurité pour eux et les usagers des transports ferroviaires.

En réalité, ces tentatives d’intimidations contre les cheminots cachent mal la fébrilité d’un gouvernement, qui craint de devoir affronter la colère des cheminots au moment où la CGT, SUD, et FO appellent à la grève le 5 décembre contre la réforme des retraites et que de nombreux secteurs se préparent à la reconductible impulsée par les salariés de la RATP.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié par EL DIABLO

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Proposition indécente (porch consulting)

Cet après-midi en salle Skip, la direction nous a fait une présentation sur le travail et les analyses de porch consulting sur le conditionnement shampoing.

Après un travail acharné, les conclusions sont sans appel, sur les 3 cas de figure porch consulting propose de faire tourner les lignes shampoing en réduisant d’1/3 le personnel de conditionnement.

Actuellement pour faire tourner 3 lignes de conditionnement shampoing, nous avons besoin de 9 personnes. La proposition de porch est de passer à 6 personnes pour 3 lignes !

Dès la fin de cette réunion, la direction a essayé de mettre en place les préconisations de porch et de faire un test.

Les salariés consciences que cette méthode de travail ne pourra avoir comme effet une dégradation de leur santé et des conditions de travail, ont décidé de ne pas faire le test sur la ligne 16.

Les salariés des autres lignes shampoing sont venus apporter leur solidarité et montrer leur mécontentement.

Le message est très clair des salariés, ils refusent de faire partie de cette variable d’ajustement une fois de plus, trop c’est trop.

Les salariés en ont ras le bol que la direction vienne taper sur le personnel de production.

Les salariés ne refusent pas de travailler mais le faire ainsi et avec la vision de notre direction, il y aura dans un avenir proche des conséquences graves sur le bien-être des salariés et si nous devons nous mettre en grève pour se faire entendre, nous continuerons à le faire !

N'oublions pas que le seul but de réduire les effectifs est d’augmenter leur profitabilité.

Il n'y en a jamais assez !

La régression ne se négocie pas

Elle se combat.

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Le taux de pauvreté a grimpé de 0,2 point à 14,3 % l'an passé, a indiqué ce mercredi l'Insee. En 2018, 9,1 millions de Français vivaient sous le seuil de pauvreté. L'indice de Gini, qui mesure les inégalités, a connu sa plus forte progression depuis 2010.

C'est une mauvaise nouvelle. Selon  une première estimation de l'Insee publiée ce mercredi, la pauvreté a fortement augmenté en France l'an passé. Le taux de pauvreté a grimpé de 0,6 point, 14,7 % de la population française étant considérée comme pauvre à la fin 2018, un niveau au plus haut depuis la fin des années 1970.

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L'exigence de revendication d'une meilleure répartition des richesses constitue une revendication immédiate pour contrer l'aggravation des inégalités produites par la politique du pouvoir, du patronat et du capital.

Elle est juste à condition, dans la tradition de

la double besogne

 

pointée déjà par la Charte d'Amiens (charte adoptée en octobre 1906 par le 9e congrès de la CGT ) de lier étroitement cette revendication à la perspective du changement de société articulé lui à l'exigence d'une appropriation collective des moyens de production.

Sur ce point l'actuelle direction de la CGT se cantonne à une revendication réformiste dans un contexte où la violence de la contre-révolution sociale aiguise la perception chez nombre de travailleurs et plus largement de citoyens de l'impasse criminelle du capitalisme.

La référence à la Charte d'Amiens figure dans les actuels statuts de la CGT.

Il serait temps d'y être fidèle !

Parce que c'est aussi cette perspective qui

donne un SENS aux combats du quotidien !

 

 

Publié par FSC

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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