SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Ce vendredi 20 novembre 2020, le premier des chambellans d'un ex-banquier d'affaires placé à l'Elysée par le capital est venu visiter l'hôpital public de Brest. Mais pas les représentants du personnel hospitalier. Une façon à droite de régler sans doute le dialogue social cher aux partenaires dits sociaux!

En tout cas, je ne sais pas si vous êtes d'accord, mais pour ma part, le dialogue social sans rapport de force dans la lutte des classes, c'est ça :

Jean Castex et le dialogue social à l'hôpital public de Brest

Mais revenons à l'hôpital de Brest. Les représentants de son personnel avaient eu l'intention de remettre au premier factotum du palais de l'Elysée un courrier pour lui faire part des "difficultés rencontrées par le personnel, la dégradation des conditions de travail ou la situation des exclus du Ségur de la santé". Et on leur avait promis une rencontre avec Jean Castex.

Or, à l'heure du laitier, voilà que les policiers des ex-Renseignements généraux et de la Sécurité du premier ministre ont poussés dans leurs locaux syndicaux lesdits élus du personnel où ils sont retenus. Ils n'en sont libérés que lorsque Jean Castex et son aréopage d'officiels s'engouffrent dans leurs berlines ultra-sécurisées. Source: France bleu Brest.

Le syndicat Sud a déposé plainte pour "entrave à la liberté de circulation".  l'UD CGT du 29 et la CGT du CHRU de Brest ont dénoncé "le mépris affiché du Premier ministre et son refus du dialogue social et une opération de communication qui consiste à parader dans les services du CHRU sans prendre en compte les difficultés rencontrées par le personnel."

Bien. Mais pour ceux qui l'ignorent, Jean Castex n'est pas un perdreau de l'année à droite. En plus de plusieurs mandats électoraux pour le parti de Sarkozy-Fillon, il a été:

- de 2005 à 2006,  directeur de l'hospitalisation et de l'organisation des soins au ministère de la Santé. De ce fait, il participe à l’introduction de la notion d’objectifs et de rentabilité dans l’hôpital et à une rationalisation des coûts, notamment avec la tarification à l'activité.

- de 2006 à 2007, directeur de cabinet de Xavier Bertrand au ministère de la Santé, puis de 2007 à 2008 au ministère du Travail quand ce dernier change de fauteuil.

- puis conseiller spécial de Sarkozy président au titre des Affaires sociales.

- de 2011 à la fin du mandat présidentiel de Nicolas Sarkozy, secrétaire général adjoint de l'Elysée.

 

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Le gouvernement veut privatiser le

 

numéro d’écoute pour les femmes

 

victimes de violences

 

Alors que le nombre de féminicides augmente chaque année, le gouvernement souhaite ouvrir à la concurrence le numéro d'écoute pour les femmes victimes de violences et en faire ainsi un marché source de profit.

 

Scandaleux

Crédits photo : Jacques DEMARTHON / AFP

Alors que le nombre de féminicides augmente chaque année, le gouvernement souhaite ouvrir à la concurrence le numéro d’écoute pour les femmes victimes de violences.

La ligne nationale d’écoute, le 3919, a été créée et gérée jusqu’à maintenant par Solidarité Femmes. Situation qui dure depuis près de 30 ans avec, en appui, 12 associations nationales de défense des droits des femmes. Mais la vie de ces associations dépend de l’Etat et elles réclamaient d’ailleurs plus de moyens pour continuer leur travail d’accompagnement des femmes victimes de violences et améliorer leur prise en charge. La fédération souhaitait en effet pouvoir ouvrir la ligne d’écoute 24h/24 (actuellement, elle ne fonctionne que de 9h à 22h en semaine, et de 9h à 18h le weekend). Cependant quelle a été la réponse du gouvernement ? Tout simplement que le soutien financier de l’Etat allait être remplacé par un marché public ouvert à la concurrence.

Comme expliqué dans un article de Rockie, l’Etat va donc « lancer un appel d’offres pour recevoir des devis et propositions commerciales de divers opérateurs (des associations, mais aussi potentiellement des entreprises privées) et qu’il choisira parmi elles l’organisme qui assurera la gestion de la ligne téléphonique ».

Il est certain qu’avec cette privatisation du 3919 et les objectifs financiers que cela va nécessairement induire, l’écoute et l’accompagnement des femmes victimes de violences va fortement en pâtir. Comme expliqué dans un article de Bastamag, : « Ces appels nécessitent une écoute particulière, une formation et une qualification. Il s’y joue un travail de déconstruction, avec les victimes, des mécanismes à l’œuvre dans les violences sexistes. De surcroît, l’écoute est le premier jalon de la relation de confiance. Quiconque s’est intéressé à l’emprise et aux violences conjugales sait qu’il faut parcourir un long chemin pour en sortir : la qualité de l’accompagnement lors des premiers instants est cruciale. Normer ce temps et le soumettre à une logique de rendement n’aurait aucun sens. »

De manière plus générale, ce qui se joue, c’est l’ouverture d’un nouveau marché pour le gouvernement sur le dos des victimes de violences. Alors qu’une femme décède sous les coups de son conjoint toutes les 48h en France, plutôt que de donner aux associations les moyens nécessaires, le gouvernement de Macron – qui avait annoncé que les femmes seraient « la grande cause du quinquennat » – montre le peu de considération qu’il accorde à la lutte contre la violence faite aux femmes. Le seul numéro d’écoute avec ses horaires restreints était déjà une bien faible réponse, dans la lignée du « Grenelle contre les violences faites aux femmes » de Marlène Schiappa. Ce dernier était, comme l’ont dénoncé les associations, un grand coup de communication de la part du gouvernement, avec quasiment aucun budget et continuant d’orienter les femmes victimes de violences vers la police, institution profondément violente et patriarcale.

Si l’on ne faisait déjà aucune confiance dans ce gouvernement et ses institutions pour prendre en charge la lutte contre le patriarcat, cette ouverture à la concurrence sonne comme une énième marque du profond mépris de Macron pour la cause féministe, venant s’ajouter à la nomination d’un homme accusé de viol au Ministère de l’Intérieur... tout un système qu’il s’agira de renverser.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Toray : les grévistes refusent les

 

licenciements, la direction les

 

assigne au tribunal

 

Depuis un mois les travailleurs de Toray CFE sont en grève contre leur direction qui veut supprimer 42 postes dont 29 licenciements. Celle-ci cherche à briser la détermination des grévistes et à faire passer son « plan de la honte » par la répression judiciaire.

 

La direction veut un deuxième Lubrizol ?

Le 15 octobre, la direction du groupe Toray Carbon Fibers Europe (CFE) a présenté un plan de départs volontaires accompagné d’un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) aux salariés des sites de Lacq et Abidos dans les Pyrénées Atlantiques. L’objectif de ce « plan de la honte » comme l’appellent les salariés, consiste à supprimer 42 emplois dont 29 licenciements afin de passer de 412 salariés à 383 pour la fin mars 2021. Sans surprise, à l’image du reste du patronat de l’aéronautique la direction de Toray CFE (premier producteur mondiale de fibre de carbone !) se sert de l’argument des difficultés financières pour faire payer la crise aux salariés. Mais, comme le demandent les propres salariés, où sont les millions que le groupe a engrangés ces dernières années sur le dos de leur travail ?

En effet tel que le dénoncent les salariés, le groupe Toray n’est pas en difficulté financière, il ne cherche qu’à assurer ses profits dans un contexte économique où la concurrence va devenir de plus en plus féroce y compris au moment où des possibilités de reprise vont s’ouvrir. Comme l’avoue lui-même Jean-Marc Guilhempey PDG du groupe, « quand il y aura la reprise, il faudra qu’on puisse s’aligner sur les prix. Car à ce moment il y aura une concurrence effroyable ». L’objectif de la direction est donc évident : il faut faire plus de marchandises avec moins de monde et exploiter et précariser davantage les salariés.

Ainsi non seulement 42 collègues sont menacés de perdre leur travail, mais ceux qui restent vont subir une augmentation de la charge de travail avec les risques et les dommages sur la santé physique et mentale que l’on sait : « aujourd’hui là où il y a un opérateur prêt à intervenir, demain il y aura une caméra qui elle n’interviendra pas en cas de départ de feu ou autre problème qui mettra la vie des salariés et des riverains en danger ». En effet les installations du groupe Toray CFE sont classées SEVESO seuil haut (donc des installations industrielles dangereuses à l’image de Lubrizol) et un manque de personnel peut être cause de manque de réactivité en cas de départ d’incendie. Ce qui aurait des lourdes conséquences sur la vie des salariés, des riverains et sur l’environnement. La direction veut-elle un deuxième Lubrizol ?

Contre ce « plan de la honte » qui vise à laisser 42 salariés dans la rue, augmenter la charge de travail et à risquer la vie des riverains et l’environnement pour le seul bénéfice des poches du patron, les travailleurs de Toray CFE se sont mis en grève le 18 octobre. Celle-ci s’est durcie le 4 novembre quand le mouvement de grève s’est élargi à la majorité des salariés : l’usine de Lacq s’est arrêtée en intégralité (une première depuis sa fondation en 2014) et pour celle d’Abidos une seule des cinq lignes fonctionne. Cette combativité et le « refus de négocier le poids des chaînes » on fait de cette grève une lutte exemplaire détonnant par rapport au climat de réaction politique et d’offensive patronale.

Si au début de la grève le PDG du groupe avait déjà dénoncé la fait que les salariés ne se laissent pas faire en dénonçant la grève comme « une manque de responsabilité flagrant », aujourd’hui la direction cherche à briser la détermination des grévistes par la répression. Non seulement elle cherche à faire fonctionner l’usine de Lacq coûte que coûte par l’intervention d’intérimaires extérieurs à la boite, mais elle vise trois grévistes en les assignant en référé au tribunal judiciaire. Pour le patronat un salarié responsable, c’est un salarié qui baisse la tête. Et si les salariés n’acceptent pas de la baisser par le biais du « dialogue social », ils vont devoir le faire par la force.

En parallèle de ses tentatives depuis le 17 novembre pour redémarrer l’usine de Lacq contre la volonté des grévistes, la direction entreprend une offensive pour essayer de diviser les syndicats, semer la peur parmi ceux qui sont mobilisés et dévier la lutte, et le temps que les salariés doivent lui dédier, vers des démarches administratives. Comme nous l’expliquait un des grévistes, « l’huissier est passé chez moi avec un dossier de 200 pages, alors que je n’y étais pas. C’est ma femme et mes enfants qui ont dû le recevoir ». Cette tentative d’intimidation ciblée sur quelques figures de la grève, vise cependant l’ensemble des grévistes. En effet la direction met en cause le droit de grève et menace tous les salariés avec une amende de 1000 euros par jour de « grève illicite » !

La stratégie de la peur du côté du patronat n’est pas nouvelle. Les salariés d’ONET-SNCF Paris lors de leur grève de 2017 ont reçu des pressions similaires, mais leur détermination pour aller jusqu’au but tous ensemble et collectivement, le soutien qu’ils ont reçu de l’extérieur, leur ont permis de faire plier le groupe sur toutes leurs revendications. Ils ont eu y compris une victoire judiciaire contre la SCNF,​ qui a été condamnée à payer les 9 salariés assignés en justice au début de la grève.

L’assemblé générale pour décider collectivement des suites de la grève, la volonté de s’entourer de solidarité et de médiatiser leur lutte ont été quelques-uns des enseignements et des ingrédients qui ont permis aux grévistes de mettre en échec la répression patronale et de gagner.

Par la répression et l’intimidation, le groupe Toray CFE ne cherche pas seulement à faire passer son « plan de la honte » mais il cherche aussi finir avec une lutte qui pourrait donner de l’espoir à l’ensemble de travailleurs qui se trouvent aujourd’hui sous les coups du patronat. Presque 500 PSE sont en cours en ce moment ! Face à l’offensive patronale, l’exemple les enseignements des grévistes de Toray, notamment si leur grève était victorieuse, pourraient marquer un changement dans la dynamique et l’état d’esprit des travailleurs du secteur aéronautique et au-delà. Les soutenir par tous les moyens possibles, par des vidéos ou photos de soutien, en médiatisant leur lutte comme l’ont fait les salariés de Latecoère et Airbus, mais surtout en remplissant leur caisse de grève afin qu’ils puissent tenir dans la durée est un enjeu central pour la victoire ! Comme le répète le Collectif des Salariés de l’Aéronautique, auquel participe la CGT Toray CFE, « Si on touche à l’un, on touche à tous ! ».

Pour tout savoir de la lutte des Toray, retrouvez notre interview avec le délégué syndical CGT, Thimothée Esprit.

Soutenez leur caisse de grève !



 

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Un contrat de 1,3 milliard

 

d’euros pour Dassault : crise

 

pour l’aviation civile, mais pas

 

pour le militaire

 

Alors que la crise économique s'approfondit avec, notamment, les menaces de licenciement et la grève en cours à Toray, un sous-traitant de l’aéronautique, arrive l’annonce d’un contrat de 1,3 milliard d’euros pour Dassault. Il s’agit de renouveler la flotte de Falcon 200 utilisée par la Marine pour des missions de surveillance. Après le contrat de 2 milliards d’euros pour fournir des Rafales à la Grèce en septembre, force est de constater que l’aéronautique militaire, contrairement au civil, ne connaît pas la crise. À croire que les armes sont une production essentielle pendant la crise sanitaire et économique.

 

Crise économique

Crédits photo : Crédit photo : Zone Militaire opex360

Florence Parly, la ministre des armées a annoncé un nouveau contrat de 1,3 milliard d’euros pour l’avionneur Dassault afin de remplacer la flotte de surveillance de la marine composée de Falcon 200. Au total, une douzaine d’avions sera achetée afin de remplacer la flotte actuelle de jets. Pour Dassault, ce contrat fait suite à l’achat par la Grèce de Rafales pour 2 milliards d’euros.
De toute évidence, l’aéronautique militaire ne souffre pas de la même crise que l’aéronautique civile, qui frappe de plein fouet Airbus et ses sous-traitants depuis le premier confinement. Airbus a notamment annoncé la suppression de 150 000 postes. Parmi les sous-traitant d’Airbus, on peut
citer Derichebourg dont l’Accord de Performance Collective avait causé une grève en juin dernier ou encore Toray dont où les travailleurs ont lancé une grève examplaire pour empecher les licenciements.

Le secteur militaire est, quant à lui, alimenté par les commandes publiques françaises, mais aussi par d’autres États, dernièrement la Grèce, dans un climat de tension avec la Turquie voisine. Comme l’ont rappelé des députés dans un rapport, l’industrie militaire française dépend pour sa survie des exportations mais aussi des commandes comme celle que Florence Parly vient d’annoncer.

Le maintien d’un impérialisme français relativement indépendant des États-Unis (et donc permettant des opérations unilatérales comme l’opération Barkhane) nécessite une industrie de l’armement et en particulier d’avions militaires. Ce n’est ni une hypothétique « sauvegarde des emplois » ni l’utilité qui dirigent ce genre de décisions, mais bien la continuation d’une situation internationale héritée de la colonisation. Dans cette optique, l’aéronautique civile n’a pas la même utilité.

Dans la période actuelle marquée par la crise sanitaire et la crise économique, il est urgent de réorganiser la production vers les besoins essentiels et réels de l’ensemble de la population. Avec 8 millions de personnes en précarité économique, cette commande montre quelle classe est aux commandes de l’État et quelles sont ses priorités.

 

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Frédéric Taddeï reçoit :

Pacôme Thiellement, essayiste, romancier

Emmanuelle Gave, avocate, directrice de l'Institut des Libertés

Audrey Vernon, humoriste et comédienne

Antoine Buéno, écrivain

 

Publié par EL DIABLO

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Des soignants menacés de

 

sanction disciplinaire en cas de

 

« non-respect des gestes

 

barrières »

 

Dans un mail de la direction du Centre Hospitalier de Pau on apprend que dorénavant, le non-respect des gestes barrières est passible de sanction disciplinaire. Alors que les soignants continuent de dénoncer le manque de moyens humains et matériels, les directions jouent ainsi la carte répressive. Une pratique qui ne semble pas se limiter à cet établissement.

 

Répression

Crédits photo : AFP

Il y a quelques jours, un mail de la direction du Centre Hospitalier de Pau a été révélé sur les réseaux sociaux, avant d’être relayé par différents syndicats de la santé. Ayant pour objet le respect des mesures barrières, le comité de pilotage covid de l’hôpital commence par y expliquer que : « malgré les efforts collectifs et individuels et les rappels réguliers sur la nécessité de respecter les gestes barrières, il est constaté qu’elles ne sont toujours pas suffisamment appliquées par tous les professionnels […]. Nous continuons de constater que des équipes, pour la majorité ou pour parties, sont infectées par la covid-19 », pointant ainsi une prétendue responsabilité des soignants dans leur propre infection. Surtout, après la culpabilisation individuelle, la direction n’hésite pas à passer aux menaces. « Les informations relatives à cette exigence ayant été largement diffusées, le non-respect des gestes barrières, qui pouvait hier relever de la simple erreur, devient désormais une faute professionnelle. » conclue en effet la direction.

 

Alors que les hôpitaux sont toujours sous tension face à la deuxième vague, cette nouvelle déclaration indécente a déclenché la colère des soignants. Sur Facebook le Collectif Inter-Urgences Nouvelle Aquitaine a ainsi dénoncé le courrier expliquant : « Alors que les soignants étaient érigés en héros au printemps dernier, à l’approche de l’hiver de lourdes sanctions pèsent au dessus de leurs têtes. Les soignants deviennent responsables des contaminations et de la circulation du virus aux sein des établissements ! (…) Un mépris de plus alors qu’on impose aux agents de revenir sur leurs jours de repos ou de congés annuels. » De fait, alors que l’occupation des lits en réanimation Covid a largement franchi la barre des 70% au Centre Hospitalier de Pau et que les soignants sont les premiers à payer le prix de cette dynamique, ceux qui tiennent à bout de bras l’hôpital public se retrouvent menacés.

Surtout, cette annonce d’une direction venant mettre la pression sur un personnel hospitalier à bout de souffle n’est pas un fait isolé. C’est une véritable logique de pression et de menace qui s’exerce sur les travailleurs de l’hôpital à l’échelle nationale, tous services confondus, pour pallier le manque de moyens. Ainsi une représentante syndicale de la CGT blanchisserie témoigne pour Révolution Permanente : « Plusieurs fois, on m’a dit de mettre mon masque alors que j’étais seule dans le service. J’ai reçu un courrier de ma RH, qui notifie tous les moments où mes chefs m’ont vue sans le masque, et qui me menace d’un conseil de discipline si je récidive. Lors de la première vague on a dû travailler sans masque parce qu’ils nous disaient que ça ne servait à rien ou alors qu’il n’y avait pas assez de stock et aujourd’hui on est menacés de conseil de discipline si on ne porte pas notre masque alors même qu’on est seuls ! ».

Dans un autre hôpital de la région Nouvelle-Aquitaine, des lettres de menaces de répression similaires à celle révélée à l’hôpital de Pau ont été envoyées aux personnels. « Des audits menés par l’établissement mettent en évidence ce non-respect. (…) Face à la gravité de la situation, il est exigé que chacun respecte strictement les consignes. Les informations relatives à cette exigence ayant été largement diffusées, le non-respect des gestes barrières, qui pouvait hier relever de la simple erreur, pourra désormais faire l’objet d’une procédure disciplinaire. » note cette fois le mail, qui reprend quasiment terme à terme le mail du centre hospitalier de Pau, laissant deviner une politique régionale voire nationale.

 

Alors que les soignants sont au front, c’est ainsi une véritable logique de flicage et de répression qui s’abat sur les travailleurs de la première ligne, en manque de moyens pour exercer correctement leur métier. A l’heure où la crise de l’hôpital public est plus que jamais révélée aux yeux de tous, le choix ou l’acceptation, par les directions d’hôpitaux, de cette répression pour sanctionner les personnels exténués par la deuxième vague est un véritable scandale. Il rappelle l’urgence pour les travailleurs de s’organiser pour s’opposer à cette répression et imposer des moyens à la hauteur..

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Grève à Toray pour 0

 

licenciement : rencontre avec

 

Timothée, gréviste et délégué

 

CGT

 

La grève des travailleurs de Toray est une bouffée de combativité dans ce contexte de réaction politique et d’offensive patronale. Face au plan de suppressions d’emploi de leur direction la réponse des salariés de Toray CFE est simple : 0 suppression d’emploi et grève illimité pour défendre les conditions de vie et de travail des salariés. Pour en savoir plus de cette grève exemplaire et en tirer des enseignements on a interviewé Timothée Esprit, délégué syndical CGT chez Toray CFE.

 

Grève des Toray

Le 15 octobre, la direction du groupe Toray Carbon Fibers Europe (CFE) a présenté un plan de départs volontaires (PDV) accompagné d’un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) aux salariés des sites de Lacq et Abidos dans les Pyrénées Atlantiques. L’objectif du plan de départs consisterait à supprimer 29 emplois afin de passer de 412 salariés à 383 pour la fin mars 2021. Comme le souligne Timothée Esprit, « il faut traduire ça par faire plus de marchandises avec moins de monde ». Sans surprise, à l’image du reste du patronat de l’aéronautique la direction de Toray CFE (qui est un des premiers groupes mondiaux dans la production de fibre de carbone) se sert de l’argument des difficultés financières pour faire payer la crise aux salariés.

Les attaques de la direction ne sont cependant pas restées sans réponse.Depuis le 18 octobre où les salariés se sont mis en grève à l’appel de la CGT pour montrer leur détermination à refuser les suppressions d’emploi avant le CSE qui se tenait le lendemain, les travailleurs de Toray maintiennent le bras de fer contre le « plan de la honte » que cherche à imposer le groupe. Contre l’illusion, colportée par les directions syndicales et des élus politiques, des « PSE dignes », leur revendication est claire, ils réclament le retrait pur et simple du plan de licenciements. Pour y parvenir, depuis mercredi 4 novembre, le mouvement s’est durci et élargi à la majorité des salariés : l’usine de Lacq est à l’arrêt complet (une première depuis sa fondation en 2014) et pour celle d’Abidos une seule des cinq lignes fonctionne : « les gens quittent le lieu de travail et tiennent un piquet ou une assemblée. Après évidemment ça fait boule de neige ». « Depuis deux, trois ans on se rendait compte que l’effectif se réduisait, mais c’était pas encore une claque. Mais le 15 octobre, l’annonce de 29 licenciements […] a mis le feu aux poudres ». Le plan non seulement vise à laisser dans la rue 29 salariés mais aussi à augmenter une « charge de travail qui était déjà forte ».

De par leur combativité et leur intransigeance la grève des travailleurs de Toray CFE est un exemple qui vient rompre avec l’ambiance qui règne aujourd’hui notamment dans le secteur industriel. Comme le relevait Gaëtan Gracia, délégué CGT chez les Atelier Haute Garonne « il y a pas mal d’autres attaques, des suppressions d’emploi, mais la réponse […] reste dans la négociation. Beaucoup partent du principe qu’il n’est pas possible de gagner, qu’il n’est pas possible de lutter et ce qu’il nous reste est de négocier le moindre mal ». Cela évidemment s’explique en partie par ce que souligne Timothée : « la destruction massive d’emplois fait un effet d’aubaine au patronat. Chez nous ils disent « soit c’est 29, soit on ferme l’usine complètement » voilà la perspective qu’ils mettent devant les gens. Donc ça fait asseoir les gens, ça leur fait peur. Parce qu’on se dit « j’espère de ne pas être dans le wagon des 29 » ».

Mais un autre facteur déterminant, comme le rappelait Gaëtan Gracia, dans l’absence de réponse face aux attaques patronaux c’est la ligne conciliatrice des directions syndicales et la manque d’un plan de bataille regroupant les salariés au delà des frontières de son usine. En effet les méthodes de lutte sont liés aux objectifs, si face à l’offensive patronale, les directions syndicales et les élus politiques fixent l’objectif de négocier « le poids des chaines », la lutte passe au plan secondaire. Comme explique Timothée Esprit, « l’objectif qu’on se donne en tant que structure syndicale, va déterminer les moyens pour y parvenir. Si l’objectif aujourd’hui c’est la négociation, le chemin pour aller vers cette négociation c’est tout sauf la lutte. Pour négocier il suffit de s’assoir sur un fauteuil, autour d’une table et de discuter. La lutte elle est anecdotique. Elle n’est pas quelque chose de fondamental ».

Face à cette situation Timothée et Gaëtan reviennent sur l’importance de continuer à construire le Collectif des Salariés de l’Aéro pour regrouper les différentes entreprises, bâtir une solidarité de classe et lutter pour 0 suppressions d’emploi et 0 baisse de salaire. « On est en lutte de classes, les travailleurs ils doivent se battre contre les velléités du patronat. Le patronat il se réunit et il se coordonne. Par exemple, que ce soit Lindt ou Toray, la stratégie patronale est la même. Ils ont fait du stock avant l’annonce de leur plan de restructuration pour affaiblir le rapport de forces [...] si les patrons ils se réunissent pour travailler contre nous, il faut aussi qu’on se réunisse pour travailler contre eux ».

Le patronat se sert des attaques dans d’autres entreprises pour faire peur aux salariés, de la même manière une victoire dans le secteur pourrait commencer à changer la conscience et la dynamique qui domine actuellement dans l’industrie : « S’il y a des boites qui arrivent à avoir une victoire, nous on va se servir de l’exemple dans toutes les boites ». Gaëtan Gracia rappel cet aspect pour appeler largement à soutenir les salariés de Toray CFE et les aider à gagner notamment en participant à leur caisse de grève.

Pour encourager la lutte et casser le discours de la peur que le patronat et le gouvernement cherchent à imposer aux travailleurs, Timothée Esprit conclu l’interview avec ces mots : « moi ce que je dirai à tous les salariés qui vivent un PSE, c’est de se relever. […] Il faut montrer qu’on est là, et montrer qu’on est là ça veut dire se battre pour nos conditions de travail. C’est ça qui fait qu’on est ouvrier aujourd’hui, avoir la fierté d’être prolos et de ne pas se plier à toutes les injonctions patronales qui nous traitent, non comme des ouvriers, mais comme de la merde. […] C’est important de casser systématiquement le discours de la peur qui est organisé dans les boites. […] Il faut relever la tête et le faire collectivement. Quand il y a des groupes qui sont déterminés dans une boite, il faut porter la détermination aux collègues qui hésitent. La détermination il faut la partager. Comme on disait hier en assemblée générale : Il faut relever la tête. Dans une usine on est une famille, […] quand on touche à la famille il faut réagir collectivement »
Vous pouvez retrouver
l’interview complète sur notre page Youtube

 

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Répression et contrôle des

 

journalistes : Darmanin met en

 

place son nouveau schéma du

 

maintien de l’ordre

 

A l’issue du rassemblement à proximité de l’Assemblée Nationale contre la loi « sécurité globale » mardi soir de nombreux journalistes ont été réprimés. Hier Darmanin a justifié cette répression, et pour cause, elle répond au nouveau schéma de maintien de l’ordre mis en place par le Ministre de l’Intérieur en septembre dernier.

 

Attaque anti-démocratique

Crédit photo : Lionel BONAVENTURE / AFP

Répression violente contre les manifestants mobilisés contre la loi « sécurité globale »

Mardi 17 novembre plusieurs milliers de manifestants étaient rassemblés à proximité de l’Assemblée Nationale pour protester contre la loi « sécurité globale », qui menace, notamment, le droit de la presse en faisant peser sur la diffusion d’images de policiers le risque de lourdes sanctions. À Paris, c’est plus de 10 000 manifestants qui se sont rassemblés près de l’Assemblée Nationale pour protester contre le texte de la loi relative à la « sécurité globale » mardi soir. Parmi eux de nombreux jeunes, aux côtés des syndicats de presse, dénoncent les attaques anti-démocratiques et liberticides de cette loi qui renforce les pouvoirs de surveillance et de répression de la police tout en rendant passible de prison la diffusion de l’image d’un agent de police par la presse.

Pour l’occasion, un dispositif policier important avait été déployé dès 18h. Après une heure de prises de paroles et de slogans repris massivement par la foule, fusent les premiers gaz lacrymogènes. S’ouvrent alors un épisode qui illustre parfaitement la façon dont le gouvernement fait face à la moindre contestation : les canons à eau sont déployés, les coups de matraques assénés massivement, et les gazs répandus, jusque dans le métro. Alors que les débats parlementaires autour de la loi commençaient au même moment à l’Assemblée, les policiers n’hésitent ainsi pas à réprimer violemment les manifestants et à interpeller 33 personnes comme l’a notifié l’AFP hier matin.

Dans le cadre de cette répression, les journalistes ont fait l’objet d’un traitement spécial. Deux photographes qui couvraient la manifestation pour le site d’information indépendant Taranis News ont notamment fait les frais de ces violences. Images particulièrement symboliques, Hannah Nelson s’est ainsi faite interpeller, traîner au sol par deux policiers puis menotter avant d’être placée en garde à vue et libérée hier après-midi. Plus largement, de nombreux autres journalistes racontent avoir été victimes d’intimidations et de violences de la part des forces de l’ordre. C’est le cas par exemple de Rémy Buisine, Clément Lanot, Taha Bouhafs ou Simon Louvet. Or, si l’entrave à l’activité des journalistes et la violence à leur encontre est habituelle, les policiers n’ont pas hésité à la justifier hier en évoquant le nouveau schéma de maintien de l’ordre mis en place par Gérald Darmanin en septembre dernier, qui facilite la possibilité d’interpeller des journalistes coupables de couvrir la répression policière.

Darmanin revendique son nouveau schéma de maintien de l’ordre liberticide

Dans différents échanges enregistrés mardi soir, des policiers intiment à des journalistes l’ordre de quitter les lieux sous peine d’être interpellés, alors même que ceux-ci couvrent la manifestation. Sur des images captées par le journaliste Thibault Izoret, Rémy Buisine raconte ainsi « Ils comptaient m’interpeller, ils disaient ‘’c’est un délit, on a demandé à disperser les gens’’ alors qu’on voit bien que je suis entrain de filmer les gens. » Sur une autre vidéo, des policiers expliquent clairement : « Les journalistes qui ont une carte officielle, je vous demande de la présenter et de partir. Maintenant on a pour ordre d’interpeller, si vous êtes dedans on interpelle également. »

Au lendemain de cette répression, Gérald Darmanin n’a cependant pas hésité à revendiquer cette entrave à la liberté de la presse. Et pour cause, le ministre de l’intérieur c’est exprimé sur les dispositions qu’il réserve aux journalistes qui couvrent une manifestation, en évoquant son « schéma du maintien de l’ordre » entré en vigueur en septembre dernier. Il explique que tout journaliste qui souhaiterait couvrir une manifestation sans se faire interpeller devrait au préalable avoir demandé une accréditation par la préfecture de police : « Un journaliste a fait savoir (…) qu’il aurait été menacé d’être interpellé. Ce journaliste ne s’est pas rapproché de la Préfecture de Police de Paris (…) pour couvrir cette manifestation. Si les journalistes couvrent des manifestations, conformément au schéma de maintien de l’ordre que j’ai indiqué, ils doivent se rapprocher des autorités (…) pour se signaler. »

En clair, Darmanin évoque l’obligation pour les journalistes de se faire accréditer par le pouvoir pour ne pas risquer une interpellation lorsqu’ils travaillent sur la voie publique. Cette nouveauté scandaleuse est rendue possible par le schéma de maintien de l’ordre qui élargit les possibilités pour les forces de répression d’évacuer les journalistes et de les interpeller s’ils refusent. « Le délit constitué par le fait de se maintenir dans un attroupement après sommation ne comporte aucune exception, y compris au profit des journalistes ou de membres d’associations. Dès lors qu’ils sont au cœur d’un attroupement, ils doivent comme n’importe quel citoyen obtempérer aux injonctions des représentants des forces de l’ordre en se positionnant en dehors des manifestants appelés à se disperser. » note en effet le texte. Une disposition à propos de laquelle les organisations de journalistes (SNJ, SNJ-CGT), la CGT et la Ligue des Droits de l’Homme avaient saisi le Conseil d’Etat fin septembre dans le cadre d’une demande de suspension en référé qui a été rejetée, et qui montre aujourd’hui tout son caractère répressif en ouvrant la voie à un contrôle accru du gouvernement sur les médias.

Alors que la loi sécurité globale s’inscrit dans la continuité de cette offensive sécuritaire dont le schéma de maintien de l’ordre a été un jalon important, bien que largement passé sous silence, la répression qui s’est abattue hier soir montre à nouveau la gravité des attaques perpétrées par le gouvernement contre les droits démocratiques. Face à cette situation, le front le plus large doit se consolider pour s’opposer au gouvernement, et le mouvement ouvrier devrait jouer un rôle central pour mettre sa force au service de la défense de droits élémentaires.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Mardi 17 novembre 2020, la dite loi sécuritaire controversée, notamment sur l'entrave à la liberté de la presse, est discutée à l'Assemblée nationale.  Deux journalistes, arrêtés et placés en garde-à-vue, pour avoir filmé la manifestation.

Discussion par les députés de la loi dite "sécurité globale": la police semble en avance sur la loi

Capture d'écran sur HUFFPOST de l'arrestation de Hannah Nelson travaillant pour Taranis News.

Un journaliste de FR3 Île-de-France s'est également fait serré dans les mêmes conditions par les forces de l'ordre dirigées par la Préfecture de police de Paris.

Ils ont été libérés mercredi 18 novembre dans l'après-midi, sans poursuite aucune à leur encontre. Un rappel à la Loi leur a été toutefois signifié.

Quelle loi, celle qui est discutée en ce moment par les députés parmi lesquels les élus de l'Elysée sont majoritaires et porteurs de ladite loi?

En lien l'article du HUFFPOST:

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