SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Beauvais, ce lundi. CGT et Gilets jaunes ont été tenus à bonne distance du Premier ministre par un important dispositif policier. LP/Vincent Gautronneau

Beauvais, ce lundi. CGT et Gilets jaunes ont été tenus à bonne distance du Premier ministre par un important dispositif policier. LP/Vincent Gautronneau

Gilets jaunes tenus à distance, policiers en très grand nombre, commerces vides… La venue du Premier ministre ce lundi a entraîné le bouclage complet du centre-ville.

Des cafés vides, des boutiques désertes, une place Jeanne-Hachette où les seuls passants portent un brassard « Police ». La visite d’Edouard Philippe à Beauvais ce lundi a donné au centre-ville des airs de ville fantôme.

Près de deux heures avant l’arrivée du Premier ministre, près de 150 manifestants - membres de la CGT ou Gilets jaunes - rassemblés place des Halles avaient saisi qu’il serait très difficile d’approcher et de se faire entendre d’Edouard Philippe. « De quoi a-t-il peur ? s’interroge David, gilet jaune sur le dos. On voulait juste lui montrer, dans le calme, notre détermination. Mais la seule chose qu’on peut voir, ce sont des CRS. »

Beauvais, ce lundi. Le Premier ministre Edouard Philippe a été reçu en mairie avant une visite à la CAF.LP/Vincent Gautronneau

Beauvais, ce lundi. Le Premier ministre Edouard Philippe a été reçu en mairie avant une visite à la CAF.LP/Vincent Gautronneau

Les quelques malins à avoir pu franchir les cordons de policiers ont d’ailleurs été très vite repoussés, parfois fermement. « Ils font leur boulot, mais c’est quand même fou de ne plus avoir le droit de se faire entendre, souligne Pascal, qui faisait partie de ce petit groupe. C’est frustrant, mais c’est la preuve que le gouvernement tremble, ils sont obligés d’avoir avec eux 200 policiers pour se déplacer. »

« C’est beaucoup de moyens pour des gens qui veulent juste dire au Premier ministre qu’il doit penser aux plus faibles, déplore aussi Sylvain, militant CGT. Visiblement, on dérange, il faut faire place nette pour lui. »

« Une matinée morte »

Une place Jeanne-Hachette « nette » qui ne réjouit pas les commerçants. « C’est une matinée morte, constate Julie, responsable de la boutique Burton, située en plein dans le périmètre interdit. C’est dommage, d’habitude on a un peu de monde le lundi matin. »

Même constat aux brasseries Victor et Lutetia, inhabituellement vides. « On n’a pratiquement pas un client, constate Antoine, le gérant du Lutetia. Je comprends les impératifs de sécurité, mais les ministres qui se déplacent devraient aussi penser aux gens qui travaillent. » « On a toujours un peu de monde habituellement le lundi matin, déplore-t-on aussi au Victor. Là, personne ! Heureusement qu’il ne vient pas tous les jours… »

Publié par leparisien.fr

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Chasse aux Gilets Jaunes chez Amazon : des employés licenciés pour leur soutien au mouvement

La chasse aux Gilets Jaunes se poursuit chez Amazon. La semaine dernière, un employé d'Amazon dans la Drôme était licencié pour « faute grave » pour avoir affiché sur Facebook son soutien au mouvement. Une procédure qui semble se généraliser dans l'entreprise, puisque selon le Parisien, l'entreprise a fait parvenir une dizaine de notifications de licenciement pour des faits similaires.

Répression anti-Gilets jaunes

En effet, déjà fin janvier un salarié d’Amazon à Montélimar était licencié pour avoir exprimé son soutien au mouvement sur Facebook : « Bravo à tous pour le blocage d’Amazon. Qu’est-ce que j’étais content d’être bloqué en sortant du boulot ! Franchement vous gérez, les gens, ne lâchez rien, un seul mot d’ordre, vendredi va être un Black Out Friday. Je me joins à vous quand je ne travaille pas. Bloquez tout. »

Il semblerait que cette pratique d’intimidation soit en passe de se généraliser chez Amazon. En effet, ce matin le Parisien a publié sur son site certains extraits des lettres de « licenciement pour faute grave » adressées à une dizaine d’employés. Leur « faute » ? Avoir exprimé sur Facebook leur soutien au mouvement. Le journal rapporte : « L’un a eu cette petite phrase, en forme d’encouragement : « Franchement, vous gérez, les gens, ne lâchez rien ! ». L’autre a fixé rendez-vous à ses collègues à l’aube devant la porte de son lieu de travail pour partir bloquer un entrepôt voisin, à Lesquin (Nord). Un troisième, enfin, a lancé à la cantonade : « il faut du renfort et des palettes, les amis ! ». »

Sur les extraits de lettres diffusés par le Parisien, les employés sont ainsi accusés de « comportement en opposition totale aux valeurs de l’entreprise », et d’avoir tenu des propos « d’une singulière gravité » représentant un « manquement grave à votre obligation de loyauté ».

Évidemment, il s’agit d’une intimidation de la part de cette entreprise esclavagiste pour générer un climat de terreur, et faire de ces employés solidaires du mouvement des « exemples » de ce qu’il en coûte de se lier aux Gilets Jaunes. En cela, la grève du 5 février est un moyen de lier Gilets Jaunes et monde du travail, pour porter un coup au despotisme qui règne dans les usines, et s’exprime notamment pas licenciements arbitraires.

Crédit photo : Le Parisien

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
URGENT. Mediapart visé par une perquisition suite aux révélations sur Benalla

Benalla est libre, Mediapart visé par une tentative de perquisition. Ce matin, sur les coups de 11h, le parquet a ordonné une perquisition dans les locaux de Médiapart suite aux dernières révélations sur Benalla. On y apprenait notamment le soutien total de Macron à Benalla ainsi que les liens de Benalla avec des contrats mafieux russes. Selon Franceinfo, le procureur n'exclut pas de revenir à la charge avec un mandat du juge des libertés et de la détention.

Nouvelle poussée liberticide ?

Ce matin, Mediapart l’annonce sur son fil twitter : deux procureurs et trois policiers se sont rendus dans les locaux pour une perquisition – refusée par le journal. Ces sont les enregistrements récemment révélés concernant l’affaire Benalla qui sont visés. Dans un tweet, Mediapart précisait : « URGENT. Deux procureurs, accompagnés de trois policiers, ont voulu perquisitionner ce matin, à 11h10, les locaux de Mediapart dans le cadre d’une enquête ouverte par le parquet pour (notamment) atteinte à la vie privée de M.Benalla suite à nos révélations de la semaine dernière. »

 
En effet, Mediapart avait publié jeudi dernier de nouvelles données concernant l’affaire Benalla, dont des enregistrements révélant le soutien sans faille dont a joui Benalla, y compris au plus haut sommet de l’Etat avec Macron lui-même, mais aussi la réalité de son implication dans l’affaire du contrat russe avec un oligarque proche de la mafia, ou encore que l’ancien chargé de mission de l’Elysée a enfreint son contrôle judiciaire en rencontrant Vincent Crase. Des révélations de Mediapart qui permettent ainsi d’ajouter de nouveaux éléments au dossier – au demeurant déjà bien lourd – de Benalla.

Après les perquisitions du siège de La France Insoumise, c’est Mediapart, un journal d’investigation en ligne, qui est visé par une perquisition, notamment pour « atteinte à la vie privée de M.Benalla ». Si pour l’heure ce ne sont pas encore des hordes de policiers qui imposent une perquisition, comme cela a été le cas pour Mélenchon, il est évident que cette tentative de perquisition sur un média, ici Médiapart, et concernant notamment ses sources, est un acte sans précédent visant la liberté de la presse. Comme l’explique Médiapart : « C’est pourquoi nous avons refusé cette perquisition, un acte inédit — et particulièrement grave — dans l’histoire de Mediapart. »

De la perquisition de La France Insoumise, à la loi « anti-casseurs » et ses interdictions administratives de manifester, cette tentative de perquisition est à dénoncer avec force, comme une intimidation qui vise en dernière instance non seulement les droits de la presse, mais représente aussi une tentative d’attaque contre les droits démocratiques. 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
TOUS ENSEMBLE A BEAUVAIS
TOUS ENSEMBLE A BEAUVAIS

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Tous en grève le 5 février

Pour la grande manifestation et grève

nationale du département de l'Oise

pour répondre à l'urgence sociale le

mardi 5 février 2019 à Beauvais à

14h place des Maréchaux

Tous en grève le 5 février

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Manifestation le 2, début de grève le 5… converger vers une stratégie commune pour gilets jaunes et gilets rouges

A Paris, ce samedi 2 février, dans le cortège de Daumesnil à République, Gilets Jaunes blessés en tête, on a pu entendre simultanément, « Ils tuent, ils blessent, à bas les CRS ! » et aussi « le 5 février, grève illimitée ! ». Un cortège d’environ 15 000 manifestants déterminés, mêlant gilets jaunes et organisations ouvrières, dont un grand nombre convaincus que « blocages et grève illimitée » c’est devenu incontournable, et ça commence mardi.

L’ACTE XII continue le 5 février

Des actions convergentes pour des revendications communes

Les préventions initiales des Gilets Jaunes contre tout ce qui ressemblait à un parti ou à un syndicat, et la méfiance instinctive des organisations ouvrières vis-à-vis d’un mouvement inédit et composite commencent, de part et d’autre, à s’effriter. La manif du 2 aura contribué au réchauffement des relations.

Au fil de l’expérience et du niveau de politisation élevé que le mouvement des GJ est en train d’atteindre, la nécessité de convergence et la complémentarité des méthodes de lutte deviennent peu à peu des évidences, tout simplement parce qu’elles sont des conditions pour gagner.

En plusieurs points géographiques, des expériences communes se sont déjà faites et « gilets jaunes » et « gilets rouges » se préparent ensemble à enchaîner et conjuguer manifestations, grèves et blocages. Pour illustrer cette transformation stratégique en train de s’opérer - sans doute encore sporadique, mais sonnant comme une promesse d’avenir - il est intéressant de se pencher sur ce qui se passe en ce moment-même à Châteauroux, dans l’Indre. Un tract, diffusé par la CGT à la veille de la manifestation porte l’appel suivant :

« Tous ensemble en grève et en manifestation :

- Samedi 2 février 2019 Gilets rouges et Gilets jaunes à 14h00 au Mail Saint-Gildas à Châteauroux

- Mardi 5 février 2019, l’UD CGT Indre appelle à la grève et au rassemblement à 10h00 place de la République à Châteauroux

Ce qui fonde cet appel et rend évident le besoin de convergence ? la liste des revendications à l’évidence parlante pour les gilets jaunes aussi bien que pour l’ensemble des couches de population les plus exploitées et les plus démunies :

« Une véritable augmentation du Smic, du point d’indice, de tous les salaires et pensions ainsi que des minima sociaux.

Sans oublier : la prise en charge des transports par les employeurs ; Une TVA à 5,5% pour tous les produits de première nécessité, notamment le gaz et l’électricité ; Une fiscalité juste, tenant compte des revenus, avec en premier lieu le rétablissement de l’impôt sur la fortune, 5 milliards de cadeaux aux riches ; Suppression de l’impôt CSG ; Suppression du CICE (40 milliards de cadeaux aux actionnaires) ; Retour de tous nos services publics sur le département.  »

Apprendre à lutter ensemble

Mais une telle stratégie ne s’improvise pas, elle se construit. Elle suppose anticipation et prévision et, en premier lieu, une pratique intersyndicale débarrassée des rivalités et inspirée par le puissant besoin du « tous ensemble » exprimé de longue date par la base des travailleurs syndiqués et non syndiqués.

Si, à Châteauroux, on a pu aboutir à cette forme déjà avancée de convergence, c’est d’abord grâce à une initiative conjointe de la CGT et de la FSU (Fédération syndicale Unitaire) associées aux Gilets jaunes. Cette stratégie commune Gilets jaunes-syndicats a été mise aux votes lors d’une réunion organisée en début de semaine. La majorité a opté pour ce rapprochement jaune/rouge : les syndicats ont donc eu la possibilité, lors de la manifestation du samedi 2, de se placer en queue de cortège sous leur propre identité et avec leurs mots d’ordre, et à leur tour, tous les Gilets jaunes qui le souhaiteront seront invités à la manifestation de la CGT prévue mardi 5 février, jour de grève, à 10 h, place de la République, à Châteauroux.

Face à un gouvernement prêt à militariser de plus en plus l’intervention des forces de l’ordre, et pour mener cette stratégie à triple détente - manifestations, grèves et blocages - qui semble aujourd’hui la meilleure pour gagner, il faut un niveau d’organisation et une détermination capables d’affronter « l’état de guerre » dans lequel Macron nous a plongés. Car les grèves dans les « boîtes » promettent de ne pas être plus tranquilles que les manifestations des Actes des Gilets Jaunes. Pour preuve la répression de plus en plus violente qui pèse sur les représentants syndicaux et ce qu’ont subi, encore il y a trois jours, les postiers grévistes du 92, délogés par les CRS du siège de la Poste à coup de bélier défonçant les portes. Quant à l’expulsion des ronds-points, les gilets jaunes en connaissent, eux aussi, un rayon.

C’est la pratique de l’auto-organisation et d’un fonctionnement démocratique par la base, les décisions d’assemblées regroupant gilets jaunes et travailleurs en grève, l’élargissement des luttes, l’organisation des caisses de grève, l’accumulation des expériences et des modes de soutien, matériels, techniques, juridiques et tout ce que la créativité propre aux périodes de lutte intense pourra produire qu’il sera possible de « faire céder Macron ».

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Fort soupçon de fraude aux élections dans les hôpitaux de Marseille
SOURCE : La Provence

L'AP-HM n'avait sans doute pas besoin de cela. À l'agonie financière, l'Assistance publique-Hôpitaux de Marseille et ses 12 600 employés, est le théâtre depuis le 6 décembre dernier d'une passe d'armes sans précédent entre syndicats à la suite des élections professionnelles. Le vote a été clôturé en décembre dernier. Force ouvrière l'a remporté. La CGT entend maintenant porter le combat sur le terrain judiciaire. Retour en arrière.


Organisées tous les 4 ans, les élections professionnelles ont pour objectif d'élire les membres de la commission paritaire, du CHSCT ou encore du comité technique d'établissement. Le jeu en vaut la chandelle. Le syndicat vainqueur peut alors peser de tout son poids sur les futures décisions de l'Assistance publique. Pour la première fois de son histoire, l'AP-HM a modifié son mode d'élection. Au vote physique organisé le 5 décembre en plusieurs sites, s'est ajouté le vote électronique. Plus besoin de se déplacer. L'infirmier, le médecin, l'ambulancier, bref tout le personnel pouvait voter depuis son canapé à condition d'avoir un ordinateur, un smartphone ou une tablette. La méthode avait fait tiquer. La plupart des syndicats étaient contre. Le syndicat CGT va même plus loin en soupçonnant des irrégularités dans le fonctionnement au profit de Force ouvrière.

"L'utilisation perverse du vote par internet a modifié le résultat des scrutins"
"Nos craintes étaient fondées, dénonce Danielle Ceccaldi, leader CGT à l'AP-HM. L'utilisation perverse du vote par internet a modifié le résultat des scrutins." Rien que ça. Des soupçons fondés selon la syndicaliste à la suite du dépouillement des votes physiques. "Alors que la CGT était en tête dans les urnes comme à l'hôpital Nord, le nombre à peine incroyable des votes électroniques a complètement modifié la donne", accuse-t-elle.

Dans son viseur en particulier, la procédure de réassort. Dans le cadre du vote électronique, l'électeur reçoit par voie postale un identifiant et un mot de passe. S'il perd l'un ou l'autre, il appelle un numéro pour obtenir un nouvel identifiant en mentionnant son nom, prénom, téléphone date et lieu de naissance. "Le problème et ce qui est étrange, c'est qu'il y a eu près 1 200 réassorts, s'interroge Danielle Ceccaldi. Pour tester le système, un agent masculin s'est fait passer pour une employée. L'opérateur n'a pas réagi et a donné de nouveaux identifiants. Ce qui prouve que l'élection peut être truquée", appuie-t-elle, parlant de "hold-up". Des soupçons suffisamment graves pour engager une demande d'annulation des résultats. Porté par la CGT, l'Unsa, la CFDT et Sud, un recours gracieux a été déposé auprès de la direction. Échec. "Par un mécanisme de calculs, la direction a dit qu'il n'y a eu que 6 % de réassort contre 36 % selon les syndicats", précise Me Shirley Leturcq, avocate de la CGT.

Bien décidé à poursuivre la procédure, le syndicat va maintenant engager un recours auprès du tribunal administratif. Une demande en référé pour accélérer la procédure. 

Publié par FSC

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Amazon à Lauwin-Planque Logistique

Amazon à Lauwin-Planque Logistique

Un salarié d’Amazon employé à Montélimar (Drôme) vient de recevoir une lettre de licenciement pour faute grave. La direction n’a pas supporté qu’il publie un post Facebook où il félicitait les gilets jaunes pour le blocage de son site de travail et où il exprimait plus largement son soutien à leur mouvement en concluant : « Je me joins à vous quand je ne travaille pas. Bloquez tout ».

Le fait que l’on puisse perdre son gagne-pain quand on exprime sa révolte sur les réseaux sociaux illustre la dictature que le grand patronat exerce sur la société ; et en dit long aussi sur la crainte que la colère des travailleurs inspire.

Les camarades de travail de l’employé licencié n’ont pas dit leur dernier mot et la manifestation du mardi 5 février à Montélimar se fera sous le signe de la solidarité avec lui, avec l’exigence de sa réintégration dans l’entreprise.

Publié par ANTI-K

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Audi Hongrie. Éclatante victoire des ouvriers après une semaine de grève !

Une victoire sur toute la ligne pour les ouvriers d’Audi Hongrie qui risque d’impacter l’ensemble de la classe ouvrière hongroise et celle de toute la région.

La lutte de classes paye !

On parle de l’un des sites de production les plus importants d’Audi. Les 13 000 ouvriers et ouvrières du site de la ville de Györ, à l’ouest de la Hongrie, ont généré 8,3 milliards de dollars de revenu net, 12% des profits totaux pour Audi au niveau mondial. L’usine de Györ fournit des pièces à 32 autres sites du groupe Volkswagen, auquel appartient Audi. Quant à l’économie hongroise, l’usine Audi représente 1,4% du PIB national.

On comprend alors qu’une grève suivie par des milliers d’ouvriers (sans doute plus de 9 000 sur les 13 000 salariés) pendant une semaine ne pouvait qu’avoir un impact énorme pour l’ensemble du groupe et pour l’économie nationale.

En effet, jeudi 24 janvier les ouvriers de l’usine entamaient une grève d’une semaine pour une hausse de salaires et de meilleures conditions de travail, notamment l’obtention d’un week-end de repos par mois. Les salariés d’Audi Hongrie dénonçaient le décalage entre leurs salaires et leurs pairs des pays de la région. Effectivement, dans le groupe Volkswagen les salariés hongrois sont ceux qui gagnent le moins par rapport à ceux de la République Tchèque (+25%), de la Slovaquie (+28%), de Pologne (+39%), sans parler des salariés en Europe de l’Ouest où les salaires peuvent être jusqu’à 3,6 fois plus importants que ceux de leurs collègues hongrois.

L’entreprise offrait une hausse de salaires de 20% en deux ans. Mais le syndicat, l’AHFSZ (Syndicat Indépendant Audi Hungária) exigeait une augmentation immédiate de 18%. La grève a été très suivie et a obtenu un grand soutien, y compris du syndicat allemand IG Metall. La grève a également provoqué l’arrêt du site Audi d’Ingolstadt en Allemagne et un arrêt partiel du site Volkswagen de Bratislava en Slovaquie.

Finalement, après six jours de grève et plusieurs tentatives de négociations infructueuses la direction a dû céder. Ainsi, les ouvriers ont obtenu : une augmentation des salaires de 18 %, et d’au moins 75 000 huf mensuels (240 euros) ; 400 000 huf en nature par an en 2019 et 2020 (1 250 euros) ; 6 000 huf mensuel en bonus d’ancienneté après la 5ème année, puis 1 500 huf de plus par année supplémentaire ; un week-end de congé par mois garanti.

Risque de contagion ?

La Hongrie, après la restauration du capitalisme, est devenue, à côté des pays voisins, une sorte « d’arrière-cour » pour les industriels allemands, notamment pour les multinationales du secteur automobile. A la recherche d’une main d’œuvre bon marché, beaucoup de multinationales y ont installé des sites pour mener les activités exigeant le moins de qualification. Ainsi, en plus d’Audi, Daimler, Suzuki, General Motors, BMW, entre autres, y ont des usines.

En ce sens, la victoire des ouvriers et ouvrières d’Audi pourrait avoir des répercussions dans d’autres entreprises du secteur en Hongrie et ailleurs. Les syndicats de Skoda en République Tchèque ont déjà déclaré qu’ils sont prêts à suivre l’exemple hongrois si la direction ne répond pas à leurs exigences salariales. Nous ne pouvons pas oublier non plus la grève massive et la victoire des salariés de Volkswagen en Slovaquie en 2017 ou encore la grève de plus de 2 000 ouvriers de l’usine Fiat en Serbie aussi en 2017.

Ainsi, on ne peut pas exclure que cette victoire de la grève à Audi Hongrie permette à d’autres secteurs de la classe ouvrière dans l’industrie automobile de relever la tête mais aussi dans d’autres branches de l’industrie et dans le secteur public.

Une menace pour le modèle économique d’Orban

Cette victoire pose une menace pour le modèle économique de Viktor Orban. Comme déclarait un responsable syndical d’Audi : « nous ne sommes pas en train de penser aux salaires en Hongrie, où nous sommes près du sommet dans l’échelle salariale, mais en termes régionaux (…) [mais] si cela signifie que nous allons pousser vers le haut les salaires à travers la Hongrie, nous sommes d’accord avec ça ».

En effet, la Hongrie est secouée depuis quelques semaines par la contestation populaire face à l’adoption par le gouvernement d’une loi permettant aux entreprises d’imposer des heures supplémentaires aux salariés et de les payer seulement 3 ans plus tard.

En effet, cette loi cherche à répondre aux besoins de main d’œuvre des industriels allemands notamment, en permettant d’augmenter le temps de travail. L’émigration, les bas salaires et des conditions de travail déplorables, les politiques restrictives quant à l’immigration ont provoqué une pénurie de main d’œuvre en Hongrie et dans toute la région. Cela a également provoqué ces dernières années une augmentation des salaires dans le secteur privé (827 dollars par mois) mais sans que cela réussisse à résoudre le problème du manque de main d’œuvre : depuis 2015 le nombre de postes non-pourvus a doublé en Hongrie.

En quelque sorte la grève massive chez Audi Hongrie a été la meilleure réponse de la classe ouvrière face à un modèle économique qui, malgré les discours soi-disant nationalistes et « illibéraux », se base sur la soumission totale aux intérêts des capitaux multinationaux précarisant les conditions de travail et de vie de la classe ouvrière. Ce n’est pas un hasard que l’une des revendications centrales des grévistes chez Audi ait été l’obtention de plus de jours de repos.

Cette victoire éclatante des salariés d’Audi Hongrie, c’est un exemple de comment battre les multinationales mais aussi les plans des gouvernements réactionnaires qui malgré leurs discours, sont à leur service. Dans un pays où pendant des années la classe ouvrière a subi la violence de la restauration capitaliste et les humiliations imposés par le capital transnational, la victoire des ouvriers et ouvrières d’Audi montre une brèche, rappelle que la lutte de classes paie et que quand la classe ouvrière relève la tête les capitalistes et leurs serviteurs tremblent.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Plus de Magnums pour les Britanniques cet été? Photo DR

Plus de Magnums pour les Britanniques cet été? Photo DR

Alan Jope, le patron du groupe Unilever, a annoncé la formation de stocks de certains produits phares des deux côtés de la Manche pour éviter la pénurie en cas de Brexit sans accord le 29 mars prochain, la date de sortie du Royaume-Uni de l'Union Européenne.

Le Royaume-Uni a peur de passer un été sans ses glaces préférées?

Selon des informations de la BBC, l'entreprise de grande distribution Unilever a fait savoir qu'elle avait constitué des stocks de plusieurs de ses produits phares et parmi eux des pots de glaces Ben & Jerry's et des Magnums alors que la date butoir de sortie de l'Union Européenne du Royaume approche (le 29 mars prochain). Des délices prisés outre-Manche et qui sont produits sur le continent européen.

Le patron du groupe Unilever, Alan Jope a aussi annoncé avoir stocké de nombreux déodorants de ses marques Dove, Rexona et Axe sur le continent européen pour éviter de faire face à des pénuries. Les déodorants sortent eux de l'usine de Leeds, au Nord de l'Angleterre.

Avec la peur d'un Brexit "no-deal" et l'installation de taxes douanières, Alan Jope a déclaré que son entreprise s'était préparée au pire en "montant des inventaires distincts des deux côtés de la Manche qui devraient permettre de tenir des semaines."

Publié par nicematin.com
 

Voir les commentaires

Visiteurs

450199

 

Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

Articles récents

Hébergé par Overblog