SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Grève des pompiers : en défense du service public et pour tous les usagers

Après plus de deux semaines de grève, les Sapeurs-pompiers se rassemblent sur tout le territoire pour manifester leur colère : se battre pour la défense d’un service public de qualité !

Casse des services publics

Cela fait déjà plusieurs années que les Sapeurs-pompiers voient leurs conditions de travail se détériorer. L’appel à la grève a été lancé par l’intersyndicale, elle rassemble cependant bien plus largement car cela devient insoutenable : « on ne peut plus exercer notre métier » nous affirme un gréviste.

En Gironde par exemple, département le plus grand du territoire, les Sapeurs-pompiers ont dû gérer une hausse de 30 000 interventions en quatre ans alors que les effectifs stagnent. De fait les cadences sont infernales et les tâches dont les Pompiers sont responsables ne peuvent être effectuées. Déjà surmenés, ils sont chargés d’assurer des missions qui ne sont pas les leurs : combler les carences du SAMU, s’occuper des cas d’ivresse sur la voie publique…

La précarité des conditions de travail sont réelles et le danger aussi. En effet 13 Sapeurs-pompiers sont décédés en service en 2018, ils ne sont pourtant toujours pas reconnus comme exerçant un métier à risques, la reconnaissance est seulement à titre posthume ! Encore mercredi matin, un sapeur-pompier de Bordeaux a fait une tentative de suicide sur son lieu de travail. Burn-outs, tentatives de suicides, arrêts maladie...

Aujourd’hui les pompiers sont fatigués et les urgences saturées : en ce sens les grévistes de l’Hôpital Saint-André sont venus les soutenir ce vendredi. Car c’est une politique générale de destruction du service public qui nous a menés à une telle situation.

Un service public décent pour les travailleurs.es. et les usagers

Dans la situation actuelle, tous les services publics sont défaillants car les gouvernements successifs ne cessent d’effectuer des coupes budgétaires fatales pour l’ensemble des usagers, ainsi que pour les travailleurs dans ces différents secteurs, comme dans la santé ou l’éducation, où le manque de moyens et de personnel est criant. Une gréviste des urgences de Saint André nous disait à ce propos “on apprend à ne pas voir les gens qui attendent dans les couloirs, tant on a de monde et aussi peu de personnel que nous sommes pour soigner tout le monde.
Des grands-mères sont dans des couloirs parce qu’il n’y a pas de place dans les chambres”. Au contraire le service public doit pouvoir assurer des conditions de travail décentes pour les pompiers autant que pour les urgentistes. Cela implique que l’Etat investisse véritablement dans ces institutions afin que chaque corps de métier ait un rôle défini et qu’il puisse l’assumer. Ainsi chaque service n’aurait pas à assumer ce que d’autres devraient faire. Se battre pour un service public décent et efficace c’est se battre pour la condition des travailleurs et travailleuses mais aussi pour la garantie des interventions et des soins pour tous les usagers. Cela concerne l’ensemble de la population puisque nous vivons directement les conséquences de ces politiques néolibérales qui nous écrasent.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
De Rugy loin d’être une exception : quinze parlementaires soupçonnés de détournement de fonds

Alors que le scandale De Rugy est en train d’éclabousser une nouvelle fois la Macronie, de nouvelles révélations viennent souligner que quinze parlementaires sont eux aussi soupçonnés de détournements de fonds publics. Loin d’être des exceptions, corruption, copinage et détournements font système.

Train de vie des élus

En décembre 2018, L’Express révélait déjà que quinze parlementaires étaient ciblés par la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique (HATVP) pour détournements de fonds publics. Aujourd’hui, de nouvelles révélations du Monde viennent dresser un tableau plus complet tandis que les enquêtes continuent.

Ce sont au total sept députés et huit sénateurs qui sont sous le feu des projecteurs, et sept d’entre eux sont toujours en exercice. Entre 20 000 et 80 000 euros de dépenses dépassant le cadre des fonctions et de l’enveloppe généreuse qui va avec sont imputés par tête. Si tous les noms n’ont pas encore fuité, on sait déjà que Détraigne (sénateur centriste) et Cambadélis (ex-député et ex-patron du PS) sont sur la sellette.

Dans la plupart des cas, ce qui motive ces enquêtes, c’est l’utilisation frauduleuse de l’indemnité représentative de frais de mandat (IRFM) de 5372 euros mensuels pour les députés, et de 6109 euros pour les sénateurs. Une indemnité qui vient compléter, pour rappel, leur salaires dépassant les 7000€. Ce petit complément qu’est l’IRFM doit servir de rallonge pour les dépenses liées à la fonction : permanence, hébergement, transport, communication, formation, mais aussi frais de représentation et réception. En somme, l’IRFM couvre déjà pas mal, mais apparemment pas assez, car quand on mène une vie de luxe, les dépenses arrivent vite.

Pour l’ensemble des quinze députés qui n’ont même pas réussi à justifier leur dépenses mondaines, c’est du côté de l’IRFM que la HATVP regarde. Le Monde dévoile que Yves Détraigne utilisait l’IRFM pour des dépenses personnelles, transférant la majeure partie de son compte IRFM sur ses comptes personnels, une somme s’évaluant à plusieurs dizaines de milliers d’euros. C’est aussi avec cet argent qu’il a en partie acheté ses deux dernières voitures et refait dans sa résidence personnelle le bureau de son assistante parlementaire. Cambadélis, lui, se serait servi de l’IRFM pour payer ses cotisations au Parti Socialiste pour une somme qui avoisinerait les 80.000 euros, une combine d’autant plus avantageuse que l’IRFM est exonérée d’impôts tandis que la cotisation à un parti permet de les réduire.

Une tradition de détournements de fonds dont De Rugy est aussi la nouvelle figure, car c’est bien toute cette caste politicienne qui, non contente de tous ces privilèges déjà légalisés, a besoin de s’en accaparer toujours plus. Si après les affaires Benalla, Kohler, Nyssen, Ferrand, etc. et le mouvement des Gilets jaunes il n’y avait plus tellement d’illusions sur ce en quoi consistait « l’exemplarité » des élus, ce n’est pas seulement le fait qu’ils restent dans les clous de leurs milliers d’indemnités qu’il faut exiger, mais bien la fin totale de ces privilèges, à commencer par leur salaire mis au niveau de celui d’un ouvrier et la révocabilité de leurs mandats.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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SOURCE : https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/plans-sociaux/conforama-des-syndicalistes-de-la-cgt-en-viennent-aux-mains-avec-des-agents-de-securite-juste-avant-le-cce_3530247.html

 

 

Le comité central d'entreprise (CEE) de l'entreprise Conforama qui devait se tenir, jeudi 11 juillet, à Torcy (Seine-et-Marne) est suspendu, rapporte la journaliste de franceinfo sur place. La réunion a été interrompue par environ 30 à 40 syndicalistes CGT de l'entreprise qui ont pénétré dans la salle de réunion dans laquelle devait se tenir le CCE. La CGT annonce que si le CCE reprend elle fera encore en sorte de l'empêcher. Environ 150 à 200 syndicalistes, dont aussi des membres de FO, sont sur place.

Plus tôt, certains syndicalistes CGT en étaient venus aux mains. Des coups avaient été échangés avec des agents de sécurité de Conforama, alors qu'ils voulaient faire irruption dans la salle.


 Les salariés de #Conforama entrent dans l'hôtel Campanile de Torcy où se tient ce matin le Comité Central d'Entreprise. La direction doit présenter les modalités du plan social : 1900 emplois sont menacés


Au moment où les représentants sont montés pour démarrer la réunion, ces salariés ont tenté d'avoir accès à la salle alors qu'ils n'en ont pas le droit. Certains ont échangé des coups avec les agents de sécurité qui tentaient de les refouler.

Fermeture confirmée pour 32 magasins

Le comité central d'entreprise a pour objectif de détailler aux salariés de Conforama le plan de suppression de 1 900 postes prévu par l'entreprise en France. Selon un document distribué aux délégués du CCE et consulté par la journaliste de franceinfo sur place, la fermeture de 32 magasins est confirmée. Le magasin de Laon (Aisne), initialement évoqué, n'est pas dans cette liste. Il est remplacé par celui d'Ormesson-sur-Marne (Val-de-Marne).

De plus, seuls quatre dépôts sont mentionnés dans le document distribué à l'occasion du CCE. Il s'agit de ceux d'Aulnay, de Barentin (Seine-Maritime), d'Exincourt (Doubs) et de Saint-Bonnet-de-Mure (Rhône). La direction avait dans un premier temps évoqué la fermeture de dix dépôts.

 

Publié par FSC

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SOURCE : https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/haie-fouassiere-devant-l-usine-lu-la-cgt-denonce-le-terrorisme-patronal-1562858044

 

 

Devant l'usine LU de La Haye-Fouassière et à l'appel de la CGT, une centaine de manifestants dénoncent la dégradations des conditions de travail et les pressions de la direction, ce jeudi 11 juillet. Ils évoquent notamment le licenciement abusif d'un salarié.

Une centaine de salariés, de l'usine mais aussi d'autres entreprises du département, se sont réunis ce jeudi.
Une centaine de salariés, de l'usine mais aussi d'autres entreprises du département, se sont réunis ce jeudi. © Radio France - Paul Sertillanges
 La Haie-Fouassière, France
Plusieurs drapeaux de la CGT flottent devant l'usine LU de La Haye-Fouassière, ce jeudi. À l'appel du syndicat, une centaine de salariés, d'ici mais aussi d'autres entreprises, sont venus manifester. Ils dénoncent les méthodes et les pressions de la direction de l'usine, ainsi que la dégradation des conditions de travail.


"Terrorisme patronal"

Le terme n'est pas trop fort selon Maryse Treton, secrétaire de la fédération agro-alimentaire CGT. "Les violences exercées par les multinationales comme Mondelēz [propriétaire de l'usine LU], c'est bien pour nous du terrorisme patronal, elles sèment la terreur dans les entreprises. Notamment, en répétant en continue aux salariés que l'usine peut fermer s'il n'y a pas une amélioration de la compétitivité."

Elle met en perspective les efforts demandés aux salariés avec les profits réalisés par la multinationale américaine :_"_Le bénéfice de Mondelēz, fin 2018, c'est 3,4 milliards de dollars et une croissance de 19%. Ça fait mal à la tête !"

Un délégué syndical visé par une enquête

Un salarié avait été licencié, mi-juin, pour "manquements aux règles de sécurité". Un autre, syndiqué à la CGT, a été visé par une enquête de la direction selon le syndicat. "Il y a un audit qui, dans sa conclusion, préconise à la direction de prendre toutes les mesures nécessaires pour le mettre à l'écart', affirme Fabrice David, secrétaire de l'union départementale CGT 44. On ne se fait pas d'illusion, _on sait que cette enquête, commandée par la direction sans même passer par les représentants du personnel, était à charge_."

 

Publié par FSC

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Infographie : ce que la réforme de l'assurance-chômage va changer
11 juillet 2019 | Mise à jour le 11 juillet 2019
 
Le projet de réforme de l’assurance-chômage voulu par le gouvernement a été dévoilé. Il durcit les conditions d’accès au chômage et modifie le mode de calcul de l’indemnisation. La NVO vous explique ces changements.
ASSURANCE CHÔMAGE

Publié par cgt compiègne facebook

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Bataille judiciaire entre Ablynx et Unilever

La biotech belge Ablynx accuse le géant Unilever de violation de brevet. Objet du litige: l’utilisation des anticorps de lamas dans le développement de médicaments.

Un âpre conflit judiciaire passé jusqu’ici sous les radars oppose depuis sept ans Ablynx à Unilever. Selon le quotidien néerlandais Het Financieele Dagblad, la biotech gantoise, rachetée début 2018 par Sanofi, accuse le géant anglo-néerlandais des biens de consommation courante d’utiliser sa technologie innovante reposant sur les nanocorps prélevés dans les systèmes immunitaires de lamas.

Dans les années 90, Unilever a rebondi sur la découverte de scientifiques belges qui ont mis au jour les propriétés particulières des anticorps produits par les lamas. La multinationale y a vu une opportunité dans la mise au point de dentifrices ou de shampoings ultra-performants. Vingt-cinq ans plus tard, avocats d’Unilever et d’Ablynx s’expliquent pour la énième fois devant la Cour suprême de La Haye, la plus haute instance judiciaire des Pays-Bas.

Les avocats de la multinationale soutiennent qu’Unilever n’a jamais utilisé d’anticorps de lamas. Et rappellent que le brevet protégeant Ablynx a expiré en août 2013. Du côté d’Ablynx, on entend bien démontrer qu’Unilever a utilisé des nanocorps de lamas pour le développement d’un médicament.

Pour étayer leur plaidoirie, les avocats d’Ablynx ont appelé à la barre le CEO de VHsquared, une biotech britannique cofondée par Unilever. Celle-ci a été impliquée il y a quelques années dans une tentative d’Unilever de développer un aliment censé protéger, avec l’aide d’anticorps de lamas, des populations contre le rotavirus.

 

Le projet n’a rien donné, mais depuis lors, VHsquared travaille à un nouveau traitement de la maladie de Crohn. Elle a reçu à cet effet d’Unilever une sous-licence pour l’utilisation des nanocorps de lamas. La justice doit donc trancher sur la question de savoir si la biotech britannique utilise effectivement la technologie des anticorps de lamas pour son candidat médicament et si elle l’a fait avant août 2013, date d’expiration du brevet d’Ablynx.

Selon l’avocat de la biotech gantoise, deux ans d’infraction à la licence d’Ablynx devraient lui valoir une indemnité correspondant aux revenus des ventes que réalisera VHsquared durant les deux premières années de commercialisation du futur traitement de la maladie de Crohn. 

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La preuve par Michelin 

Le capitalisme, cela se gère? Cela se "dépasse" ou cela doit être anéanti ?

« Faire comprendre aux salariés que c’est très grave de ne pas respecter les consignes de sécurité » : c’est ainsi que la direction de Michelin explique la sanction reçue par Xavier [1], salarié à l’usine de Blanzy (Saône-et-Loire), deux mois après qu’il se soit gravement blessé le doigt en manipulant un « skim », un gros rouleau sur lequel est enroulée la gomme qui sert à fabriquer les pneus.

La suite, nous sommes en 2019, arriverait à faire passer Zola pour la comtesse de Ségur. Jugez en plutôt

Il va rapidement falloir mettre à l'ordre du jour les sanctions à appliquer aux patrons pour mépris des salariés et atteinte à la dignité. Il faudra, vu le cumul de fautes, que certains apprennent à courir vite, très vite s'ils veulent continuer de profiter de leur yacht, leur cave et qu'ils s’aménagent très loin une résidences d'accueil. 

Rédigé par Canaille le Rouge

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Accueil

La CGT dénonce le jeu de dupes mené depuis des mois par le gouvernement et son haut-commissaire, avec des mesures annoncées mais jamais exposées durant toute la phase de concertation.

C'est à travers le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) que le gouvernement a montré son jeu en accélérant l’allongement de la durée de cotisation (de 167 à 172 trimestres). 

Le gouvernement anticipe de nouvelles régressions sociales en reculant l’âge de la retraite à taux plein par le biais de la décote. Il ne cache d’ailleurs plus désormais que son objectif est de reculer l’âge réel de départ à la retraite à 64 ans puis à 65 ans et, cela, le plus rapidement possible.

Toutes les générations nées à partir de 1963 seront concernées ; dès 2025, elles devront avoir cotisé 172 trimestres. Elles vont donc subir une double peine : 

  1. l’allongement de la durée de cotisation requise qui les obligera à reporter leur départ au-delà de 62 ans
  2. la bascule dans le futur système à points

Comme à son habitude, ce gouvernement veut passer en force en avançant et en brouillant les pistes.


Une seule réponse est possible selon la CGT : construire une large mobilisation sociale pour empêcher ces  mauvais coups.

Publié par  http://canempechepasnicolas.over-blog.com

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Nos camarades de Guadeloupe nous informent :

Publié par FSC

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Champagne, Homard… Les dîners de château du ministre De Rugy sur le dos du contribuable !

Selon les révélations de Mediapart, François De Rugy, actuel ministre de Macron, alors président de l'Assemblée et sa femme auraient organisé aux frais du contribuable une dizaine de dîners privés (parfois avec une vingtaine de convives, ou à l'occasion de la Saint-Valentin) entre octobre 2017 et juin 2018. Il est temps de reprendre l'une des revendications des gilets jaunes : fin des privilèges des élus, salaire équivalent à celui d'un ouvrier qualifié, et mandat révocable.

 

Flo Balletti

A BAS LA CASTE POLITICIENNE ET SES PRIVILÈGES !

François de Rugy pose au soir de la Saint-Valentin, sourire aux lèvres, devant les dorures de l’hôtel de Lassay 
©Médiapart @Montage BFM-TV

« Des homards géants finement préparés en cuisine », sortis de la cave de l’Assemblée « du mouton-rothschild 2004 du centenaire de l’Entente cordiale entre l’Angleterre et la France (au moins 500 euros la bouteille), du Château Cheval Blanc 2001 (550 euros) »... le journaliste de Mediapart Fabrice Arfi, à l’origine des révélations, peint le tableau de quelques mets luxueux offerts aux convives des époux De Rugy entre octobre 2017 et juin 2018. Le tout dans le cadre non moins chatoyant des salons de l’hôtel de Lassay, résidence du président de l’Assemblée nationale. Une vie de château aux frais du contribuable, comme en atteste cette photo de De Rugy, sourire aux lèvres à l’occasion de la Saint-Valentin 2018, posant devant un grand chandelier, des dorures sur les murs, et, sur la nappe, des pétales de rose.

Au delà de ce repas entre amoureux, Médiapart explique que ces dîners regroupaient entre dix et trente invités, appartenant « tous au cercle relationnel et surtout amical de Séverine de Rugy ». Sa femme qui disait il y a peu à Femme actuelle : « Être femme de ministre, c’est être au service de la France. Cela donne des devoirs d’exemplarité. ».

L’entourage du numéro 2 du gouvernement tente tant bien que mal de lui porter secours : « [Les dîners] visaient à répondre à l’exigence de représentation liée à sa fonction auprès de la société civile. ». Les époux quant à eux se défendent grossièrement. D’après Séverine de Rugy, par ailleurs journaliste à Gala, qui assume que la majorité des convives provenait du cercle « amical », « quand vous êtes un homme politique, vous ne pouvez pas vous couper de la société ». Et d’ajouter, « ce n’est pas privé parce qu’en fait, c’est du relationnel qui permet de se mettre au courant et de s’intéresser à ce que font les gens ».

Ne pas se « couper de la société » ? Les invités étaient-ils des mères isolées ? Des ouvriers en trois-huit ? Des chômeurs ? Des jeunes étudiants précaires des quartiers populaires ?

Evidemment, non. L’entourage du ministre évoque des « personnalités, issues du monde économique, médiatique, culturel, scientifique, universitaire ». Bref, une parfaite endogamie entre membres assumés de la bourgeoisie. Il s’agissait ni plus ni moins, aux frais du contribuable de profiter de grands dîners avec des personnalités déconnectées des souffrances d’une population qui arrive de moins en moins à joindre les deux bouts.

François de Rugy, n’est pas à son coup d’essai. Un début de scandale avait éclaté lorsqu’on avait appris que le déjeuner de son mariage, le 17 décembre 2017 avait eu lieu dans le même hôtel. Par ailleurs, à l’été 2018, un article du Parisien faisait état de « curieuses dépenses » : un troisième chauffeur pour « raisons de sécurité » (selon le ministre), ou l’achat d’un vélo elliptique. Certainement pour digérer grands crus et homards ingurgités par son gosier.

Mais penser que l’actuel ministre de l’écologie qui propose de sauver la planète en tombant la cravate est un cas isolé, ne serait que pure naïveté. L’histoire de la Vème République est celle d’élus qui se servent dans les deniers publics pour leurs intérêts personnels, et leur évolution de carrière, on se rappelle notamment de l’affaire « Fillon » qui a rythmé la campagne présidentielle.

Réclamons la fin des privilèges ! Des élus au salaire d’un ouvrier qualifié avec un mandat révocable !

Le train de vie des élus censés nous « représenter » n’a rien de celui de la majorité de la population. De Rugy ou Fillon sont des exemples parmi tant d’autres. Un ouvrier a-t-il la possibilité, avec une rallonge de son patron de s’offrir de grands restaurants en invitant ses amis ou collègues ? Les fonctionnaires ont-ils une enveloppe supplémentaire de l’Etat pour faire du « relationnel » entre amis et mieux penser leur avancement de carrière ? Evidemment, non.

Face à ce quotidien de privilégiés, les candidats se pressent au portillon pour devenir des professionnels de la politique. Alors que c’est l’impunité qui prime pour ces professionnels de la politique, la majorité de la population est soumise à la hausse de la précarité, au chômage de masse, ou à la souffrance au travail. Il n’est pas normal que les élus touchent davantage que la majorité de la population qu’ils sont censés « représenter ».

En ce sens, il est temps de reprendre l’une des revendications des gilets jaunes qui se battent encore aujourd’hui, après quasi huit mois de lutte pour de meilleures conditions d’existence. Pour vivre et arrêter de survivre.

Réclamons la fin des privilèges des élus ! Qu’ils touchent un salaire d’ouvrier qualifié et aient un mandat constamment révocable ! A bas la caste politicienne et ses privilèges !

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RT France

Les contours de la future réforme des retraites seront connus d’ici fin juillet. Au menu : la fin des régimes spéciaux, et surtout, l’introduction d’un âge pivot de 64 ans. L'économiste Jacques Sapir livre son analyse sur RT France.

Les contours de la future réforme des retraites seront connus d’ici fin juillet. Au menu : la fin des régimes spéciaux, et surtout, l’introduction d’un âge pivot de 64 ans. Un système de bonus-malus serait également mis en place pour inciter les Français à partir le plus tard possible. Alors, faut-il être inquiet ? L'économiste Jacques Sapir expose son analyse sur RT France.

Lire aussi : Commerce mondial : la fin de la «mondialisation heureuse» ?

 

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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