SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Une femme retrouvée morte 12 heures après son admission aux Urgences à Paris

Une femme d’une cinquantaine d’année est morte aux Urgences de l’Hôpital de Lariboisière sans avoir pu recevoir les soins appropriés. Le personnel l'a retrouvée morte 12h après son admission aux urgences.

« On ne peut plus faire des usines à malades »

Crédit photo A. Gelebart

C’est dans l’Hôpital de Lariboisière, vers 18h30 qu’elle s’est présentée à l’accueil et a été mise sur un brancard dans une salle d’attente prévue pour les cas d’urgences relatives de l’hôpital. Le lendemain matin vers 6h30, les membres du personnel l’on retrouvée sans vie sans avoir pu lui donner les soins adaptés. 12 heures sans avoir pu obtenir de soin. Une enquête a été ouverte au Parquet de Paris dans le 10ème arrondissement, pour déterminer les causes réelles de sa mort, ainsi que la visite d’un officier de la police judiciaire pour écarter la piste d’un acte criminel. Dans Le Figaro, on peut lire les déclarations du docteur Christophe Prudhomme, porte-parole de l’Association des médecins urgentistes de France.

« Cette personne s’est présentée lundi dans un centre médical pour une fièvre encéphalite (fièvre accompagnée de maux de tête, NDLR) », « En l’absence de personnel pour la recevoir, le cabinet a appelé les pompiers de Paris qui ont déposé la patiente aux urgences de l’hôpital de Lariboisière. Sur place, elle a été vue par l’infirmière en charge de l’accueil et de l’orientation ».

Sur France Info, le médecin urgentiste Gérald Kierzek explique que « Le service [des urgences] est en surchauffe permanente. Les syndicats alertent en permanence en disant qu’il va y avoir un drame, malheureusement c’est ce drame-là et je crains que ce ne soit ni le premier ni le dernier » derrière cette mort, il faut voir la politique criminelle des gouvernements successifs qui ferment les robinets pour la santé.

Gérald Kierzek explique la situation compliquée dans laquelle se retrouvent les agents hospitaliers du service de Lariboisière. « On sait que ce service de Lariboisière est un des plus gros services d’urgences, qui a été construit en 1997 pour 120 malades par jour, et ils sont à plus de 300 malades par jour, donc les équipes font ce qu’elles peuvent, avec ce qu’elles ont en termes de moyens, c’est-à-dire pas grand-chose », et ce « n’est pas faute d’avoir alerté la direction générale [de l’AP-HP]. On ne peut pas débiter du malade comme on fait sur une chaîne de production, et c’est ce qu’on nous demande de faire en ce moment ».

Selon le docteur Christophe Prudhomme, un nouveau plan de réduction des effectifs de 800 à 1000 personnes par an sur 5 ans a être opéré ainsi que le gel des dépenses de personnels jusqu’en 2023. Les membres du personnel de l’hôpital se sont déjà mobilisés pour dénoncer leurs conditions de travail, le gel des dépenses du système de santé et pour s’opposer à la réforme du projet du système de soins annoncée par le gouvernement précédant.

Cet évènement, ne fait que mettre en lumière, une fois encore, le problème du système de santé, qui subit les coupes budgétaires de la part de l’Etat, et des fermetures successives d’hôpitaux et de cliniques. Un personnel débordé, surchargé, à bout, qui ne peut pas assumer toutes les tâches qu’on lui donne. Cela fait des années que les personnels hospitaliers tirent la sonnette d’alarme sans jamais être écoutés. C’est pourquoi, de plus en plus, ils se mobilisent et luttent pour avoir un vrai service hospitalier public de qualité afin que des évènements tragiques comme celui-ci n’arrivent plus jamais.

Les hôpitaux ne sont pas faits pour être rentables mais pour sauver des vies. Comme le rappelle Gérald Kierzek sur France Info, « Il ne faudrait pas que la responsabilité retombe sur les infirmiers, les infirmières et les médecins ». « Il faut à tout prix que la ministre [de la Santé] comprenne qu’on ne peut plus faire des usines à malades. Il faut revenir à une taille humaine, de façon à ne plus oublier des malades sur des brancards ».

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Philippe Poutou : Le bras de fer continue à Ford Blanquefort

Le 27 février, Ford annonçait son désengagement de Blanquefort. Le 7 juin, l’entreprise annonçait sa décision de fermeture et le lancement d’une procédure PSE de fermeture d’usine. Et le 13 décembre, nouvelle journée « noire », Ford annonçait son refus définitif du plan de reprise par Punch, le seul candidat à la reprise. Définitif ? Peut-être pas, car le bras de fer devrait continuer encore un moment.

Vu sur le site du NPA

Crédit Photo : Photothèque Rouge / JMB
Article issu du site du NPA

Il est très difficile d’imaginer la suite de l’histoire. Maintenant que la procédure PSE est terminée, qu’est-il possible d’espérer ? Tout semble en place pour que Ford exécute son plan de fermeture ente janvier 2019, date des premiers départs « volontaires » en préretraite, et octobre, date prévue pour les derniers licenciements. Entretemps la production s’arrêterait en août et, au bout du compte, 872 emplois seraient supprimés.

Tellement facile de licencier

Mais il peut se passer encore des choses. D’abord, pour que Ford puisse « exécuter » son PSE et commencer à faire partir les salariés, il faut d’abord que la Direccte donne son homologation. Elle a 21 jours pour le faire, et il devrait y avoir des arguments pour refuser.Car Ford n’a pas respecté toute la législation qui est pourtant peu contraignante.

Un PSE, malgré ses apparences, c’est quand même un « plan de sauvegarde de l’emploi », ce qui signifie que logiquement il y a la préoccupation de « sauver » au moins quelques emplois. Or Ford depuis le début se moque délibérément de préserver l’activité comme les emplois. Ford a refusé toute recherche réelle de repreneur, même si elle avait sollicité un cabinet dédié à cette tâche, qui a lamentablement (et bizarrement ?) échoué.

Et quand Ford s’est retrouvée, sans le vouloir, avec un projet de reprise dans les pattes, la multinationale a refusé de l’étudier sérieusement. Aucune coopération, ni avec le candidat à la reprise, ni avec l’État. Seulement une longue partie de bras de fer, de tractations, de réunions manquées, de documents non fournis…

Le résultat est sans surprise : la multinationale avait décidé de fermer et se moque de tout le monde, des salariéEs évidemment mais aussi de l’État et même du ministre Le Maire et du président Macron. Oui Ford fait comme bon lui semble. Mais il faut dire que c’est tellement facile de licencier et de fermer une entreprise :il n’y a pas de raison que Ford s’embête avec des formalités !

Impuissance organisée

En réalité, Ford n’est pas pire que les autres multinationales qui font d’énormes profits et qui se sont gavées de subventions publiques pendant des années. Cela se voit davantage, peut-être parce que notre bataille contre la fermeture de l’usine pousse tout le monde ans ses derniers retranchements. Nous dénonçons toujours l’inadmissible,et ainsi nous poussons les pouvoirs publics à ne pas regarder sans rien faire, comme malheureusement cela a été trop longtemps le cas. L’État est bien obligé de chercher une solution, mais avec des moyens très limités !

Cette « impuissance » de l’État est réelle, mais ce sont tous les gouvernements qui ont construit cette impuissance car,peu à peu,au cours des dernières décennies, les « pleins pouvoirs » ont été donnés aux capitalistes comme Ford.

Alors les cabinets des ministères concernés s’activent, cherchent dans la législation les outils qui permettraient de contraindre un minimum Ford, et c’est toute une gymnastique qui se déploie pour trouver une faille. On sait pourtant qu’il y aurait des solutions plus rapides et plus directes : pourquoi ne serait-il pas possible de prendre des mesures d’autorité comme prendre le contrôle de l’usine ?On appelle ça comme on veut : une réquisition, une expropriation… Et si le nom fait peur, si c’est trop radical, pourquoi ne pas « racheter » l’usine Ford pour 1 euro symbolique ? Pourquoi est-il possible de financer les multinationales avec des aides publiques diverses (CICE, chômage partiel, aides à l’investissement…) et pourquoi tout deviendrait impossible lorsqu’il s’agit de prendre le contrôle d’un outil productif ? Ne peut-on pas considérer que l’usine Ford est déjà en partie publique,après 45 ans passés à faire des cadeaux à la multinationale ?

Continuer la lutte

Alors certes, il y a peu d’espoir de changer la donne. Surtout en l’absence d’une mobilisation d’une majorité de collègues, qui sont désespérés et résignés. Mais notre bataille n’est pas vaine. Il y a trop de fermetures d’entreprises, trop de licenciements, trop de chômage aujourd’hui pour rester sans rien faire. Les pouvoirs publics le savent bien, l’État le sait bien.

Dans les semaines qui viennent, nous allons continuer la lutte pour sauver l’usine et le plus d’emplois possible. Ce n’est pas irréaliste. La situation est particulière, car nous avons des appuis « de luxe » avec les déclarations du ministre Le Maire, celles des collectivités locales, avec la collaboration des services de l’État pour contrecarrer le projet de Ford. On ne sait pas ce que cela va donner, mais on s’accroche avec nos forces et nos moyens. Nos emplois, les 2000 emplois induits, notre avenir, tout cela en vaut la peine.

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En pleine lutte contre la vie chère, la France débourse 3,6 milliards d’euros pour renouveler ses satellites militaires

Plus d’un mois de mouvement des Gilets Jaunes contre la vie chère et contre Macron et son monde, pour l’instant le gouvernement n’a lâché que des miettes. Par contre il vient d’accorder tout ce que voulaient les forces de répressions, qui menaçaient de rentrer en grève, et il vient d’annoncer qu’il allait débourser 3,6 milliards pour renouveler ses satellites militaires. De l’argent, apparemment il y en a, mais seulement pour la répression, pour les flics et pour l’armée.

De l’argent il y en a !

Crédit photo : CNES 2016 / Illustration Mira Productions

Le gouvernement n’a de cesse de nous expliquer qu’il n’y a pas d’argent, qu’il faut faire des économies, et que les miettes lâchées vont aggraver les déficits publics. Pourtant, sur Reuters, on apprend que le gouvernement a débloqué pas moins de 3,6 milliards d’euros pour renouveler ses satellites militaires.

Mercredi, le premier a été mis en orbite avec succès. Il s’agit de satellites de la Composante Spatiale Optique (CSO), censés produire« des images de n’importe quel point du globe d’une résolution inégalée en Europe, en quantité (environ 800 par jour) et mêlant noir et blanc, couleur et infrarouge » d’après Reuters.

Les images seront partagées avec la Suède, la Belgique, l’Allemagne et l’Italie dans le cadre du programme spatial européen Multinational Space-based Imaging System (Musis).
Ces satellites sont équipés de l’appareil photo « le plus performant et le plus complexe jamais conçu en Europe et peut-être dans le monde » selon son constructeur Thalès Alenia Space.

Trois nouveaux satellites CERES seront envoyés en orbite pour ce qui est des écoutes électromagnétiques, et ce, d’ici 2020. Le système satellite Syracuse IV, dédié aux télécommunications militaires, le sera quant à lui à l’horizon 2021.

Un renouvellement conséquent des satellites militaires visant à bâtir « une stratégie spatiale de défense », énoncée il y a quelques mois par le gouvernement français, en réponse au projet états-uniens et à l’espionnage de satellites par la Russie.

C’est donc 3,6 milliards d’euros qui sont dépensés dans une période de résurgence des tensions inter-impérialistes, pour défendre les intérêts de la bourgeoisie et de nos gouvernants. Ces 3,6 milliards, au lieu d’aller dans une course à l’armement irresponsable, feraient mieux d’aller dans l’augmentation des salaires, dans l’éducation, dans la santé et dans les services publics, et non pas être utilisés pour aller guerroyer et pour l’espionnage de masse, d’autant plus dans cette période de crise des Gilets Jaunes. Des milliers de personnes luttent contre la vie chère et un système démocratique injuste, mais le gouvernement préfère dépenser 3,6 milliards en satellites ultra performants. Macron se moque, une fois encore, de nous.

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Pour tenter d’endiguer tant bien que mal le mouvement des Gilets Jaunes qui a ouvert une crise sans précédent depuis le début de son quinquennat, bien loin d’être refermé, Macron joue actuellement sur plusieurs fronts.

"Grand débat" : comment Macron compte essayer d’endormir les Gilets Jaunes

Crédits photos : AFP/Thibault Camus

Tandis que sa police réprime brutalement, dans les centres-villes comme sur les ronds-points, le gouvernement a lâché quelques concessions pour appeler à arrêter la mobilisation. Obligé de reculer face au mouvement parti sur un rejet de la vie chère et de la précarité, le gouvernement a dû lâcher du lest sur le terrain économique, en accordant quelques mesurettes, qui n’en demeurent pas moins le premier recul de Macron depuis le début de son quinquennat.

Comment répondre cependant au principal mot d’ordre des Gilets Jaunes et des lycéens, scandé à chaque coin de rue ces dernières semaines : « Macron démission » ? On assiste aujourd’hui à une délégitimation profonde des institutions de la Vème République et à des aspirations démocratiques à une échelle de masse. Pour répondre à cette lame de fond, la proposition d’un « grand débat » pour consulter la population suite aux mouvements des Gilets Jaunes a été lancée par Macron lors de son allocution du 10 décembre.

On ne peut plus vaseux, concrétiser la proposition présidentielle ne s’annonce pas non plus de tout repos pour l’exécutif ; comme le notent plusieurs articles, au sein du gouvernement comme de la majorité LREM on peine à voir les modalités d’organisation de ce grand débat citoyen. « On a sous-estimé l’ingénierie que nécessite l’organisation de ce type de débat et la complexité de sa mise en place », admet un proche du chef de l’État, cité par Le Figaro. En témoigne pour commencer, le report d’ores-et-déjà annoncé de l’échéance, que Macron avait initialement annoncée pour le 15 décembre, à la mi-janvier. Pour faire passer le temps, Macron a encouragé les maires à récolter les doléances des administrés pour les faire remonter au pouvoir central. Proposition qui s’inscrit dans la volonté affichée du gouvernement de renouer avec les corps intermédiaires, dont les élites ont amèrement déploré l’absence au cours du mouvement des Gilets Jaunes, de la même manière que Macron veut replacer les syndicats au centre du « dialogue social ».

Pourtant ne serait-ce que cette première phase, dans toute sa vacuité, ne semble pas si aisée à réaliser. Ainsi l’Association des Maires de France a déjà exprimé dans un communiqué ses réserves sur la démarche. Un cadre de l’organisation interrogé par Le Monde déclare : « Nous serons bien sûr des acteurs du débat mais pas les organisateurs. . Il ne faudrait pas que l’Etat se défausse de ses responsabilités sur les communes », sur la crise entre l’exécutif et les collectivités locales.

Au sein de l’administration on a bien conscience que l’exercice du « Grand débat » est périlleux et loin de garantir les résultats escomptés, bien au contraire. Dans une note adressée à Matignon que se sont procurée France Info et Le Monde, la Commission nationale du débat public (CNDP) alerte l’exécutif : « La défiance à l’égard de la sincérité du gouvernement dans ses démarches participatives (…) est forte ». Il y a « trop de consultations, concertations, dont les participants ont le sentiment qu’elles n’ont servi à rien et que les décisions du gouvernement n’en ont pas tenu compte ».
La CNDP engage ainsi les ministres et parlementaires à « ne jamais prononcer de discours en ouverture, en clôture ou depuis une estrade ».

Parmi les simulacres démocratiques que le gouvernement pourrait égrainer au cours de ce grand débat, on compte la limitation du nombre de mandats, la baisse du nombre de députés parlementaires, la reconnaissance du vote blanc, voire même une plus large proportionnelle, ainsi qu’un assouplissement des conditions du référendum pour répondre à la revendication du RIC, comme le montre Jérome Jaffré, interrogé par Le Figaro Avec des réformes populaires de ce type, il tenterait d’apparaître comme celui qui a écouté le peuple et lui permet de s’exprimer davantage.

Ces propositions, qui ne visent qu’à éteindre le brasier social, sont à mille lieues de répondre aux aspirations radicales des Gilets Jaunes, qui pour certains demandent l’abolition du Sénat, le paiement des parlementaires à un salaire moyen et leur révocabilité. Dans ce contexte, entre nécessité de ne pas trop céder pour tenir le cap et ne pas donner confiance aux masses, et de céder assez pour ne pas voir s’embraser à nouveau le mouvement, le Grand débat, qui s’annonce déjà difficile à tenir, pourrait devenir une pente extrêmement glissante pour le gouvernement.
Comme l’écrit Laurent Joffrin : « La vérité, c’est que ce gouvernement est dans une noire panique. Il a déclenché un incendie et ne sait pas comment l’éteindre, jette des seaux entiers sur les flammes pour s’apercevoir qu’ils contenaient de l’huile. C’est le sort des apprentis pompiers. »

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Le PORTUGAL en gilets jaunes le 21 décembre 2018

Par Joël Perichaud, secrétaire national du Parti de la démondialisation chargé des relations internationales
Le 15 décembre 2018

 

Le gouvernement socialiste portugais a partiellement tenu sa promesse de mettre fin à l'austérité et de faire baisser le chômage. Partiellement... Car il est confronté, ce mois-ci, à des grèves en série, nourries par les attentes qu'il a suscitées et qu’il ne peut pas tenir.

Enseignants, cheminots, infirmiers, juges, pompiers ou gardiens de prison: la liste des fonctionnaires qui se sont mis en grève est longue et témoigne d'une frustration grandissante vis-à-vis d'un gouvernement soutenu au Parlement par la gauche radicale. 
L'équipe au pouvoir, depuis fin 2015, avait profité de l'embellie économique pour réduire le déficit tout en revenant sur les coupes budgétaires. Il s’est offert ainsi une belle cote de popularité tant au Portugal qu’a l’extérieur. 
Les déçus de Tsipras, après l’avoir longuement soutenu, ont crié victoire. La démonstration de ce qu’ils croyaient (et croient encore) possible était faite : On pouvait rester dans l’UE, accepter ses règles et enchanter le peuple.
Pour preuve définitive, le gouvernement Portugais a même fait voter un budget 2019 qui desserre un peu plus la ceinture des ménages, grâce à un allègement de l'impôt sur le revenu, la poursuite du dégel des promotions dans l'administration ou une augmentation des retraites les plus modestes.

Mais rien n’y fait. Le « climat social » est particulièrement tendu. Les infirmiers, par exemple, en sont à neuf mois de grèves partielles et une dizaine de jours d'arrêt complet depuis le début de l'année. Un mouvement prévu pour tout le mois de décembre dans les principaux hôpitaux publics du pays provoque chaque jour le report d'environ 500 opérations chirurgicales.

Les professionnels de santé réclament notamment des revalorisations salariales et l'application généralisée du régime des 35 heures de travail hebdomadaire.

Tout en se disant ouvert à la négociation, le gouvernement ne lâche rien sur le front budgétaire. Il est vrai que Mario Centeno, le ministre des Finances, est depuis décembre 2017, le président de l'Eurogroupe...

Tandis que les partis traditionnels de « gauche » sont (tous) englués dans le leurre que l’on peut faire une politique sociale dans l’Union européenne et dans l’euro (avec Mario Centeno !), des appels à des actions le 21 décembre, semblables à celles des gilets jaunes français, circulent sur les réseaux sociaux.

Le gouvernement portugais et ses soutiens européens se trouvent confrontés à la réalité : au Portugal, comme ailleurs, la sortie unilatérale de l’UE et de l’euro est le préalable incontournable à toute politique anti-austéritaire et à toute satisfaction des justes revendications populaires.

source: 

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Pour déconstruire l’image trop souvent déformée des syndicalistes, Daniel Bouy fait le portraits de cinq d’entre eux dans Va voir le délégué, un documentaire filmé à hauteur d’homme. Fantasmés, critiqués, méconnus, ces militants de la solidarité méritent d’être mieux connus. D’autant plus à l’heure de l’exigence sociale et économique des gilets jaunes.
La diffusion Le documentaire sera diffusé le 20/12 à 00h30, le 23/12 à 18h00, le 01/01/19 à 9h30. Il sera par ailleurs disponible en Replay sur le site d'LCP à partir du 21/12 et en DVD début février avec notamment un entretien du chercheur et sociologue Julian Mischi en bonus.
Le bon de commande du DVD (PDF)

Nathalie, Victorien, Marie-Christine, Sébastien, Olivier n’ont pas tous la même carte mais sont tous des délégués syndicaux. Qu’ils soient de la CFTC, de la CFDT, de la CGT, de Sud ou de FO, ces « militants de la solidarité » consacrent tous du temps et de l’énergie à défendre les conditions de travail, les salaires et les métiers de leurs collègues sur leur lieux de travail.

Pour déconstruire l’image souvent déformée des syndicalistes, le documentariste Daniel Bouy, déjà auteur en 2008 de Je veux apprendre la France, revient avec cinq portraits de syndicalistes dans Va voir le délégué, qui sera programmé sur LCP ce soir mercredi 19 décembre à minuit puis à trois autres reprises, ainsi qu’en « replay »,  sur le site de la chaîne parlementaire.

Les coûts et satisfactions du militantisme

Nathalie, mère de famille, a été discriminée dans son déroulement de carrière professionnelle, mais ne regrette rien car son mandat à la CFTC correspond à ses valeurs de solidarité et de justice.

Victorien, jeune marié et militant homosexuel, milite pour le développement de la CFDT au sein d’un public jeune et s’interroge sur l’expérience à acquérir pour prendre des responsabilités en tant que permanent. Marie-Christine, sénégalaise, milite à l’union locale CGT de Montreuil et défend aux prud’hommes des ouvriers exploités et laissés sur le carreau de leur chantier, son code du travail à la main.

Sébastien, jeune facteur et militant de Syd, révolutionnaire dans l’âme, milite pour la défense du service public et la démocratie dans l’entreprise. Olivier, délégué FO reconnaît avoir été manipulé par la direction en acceptant une automatisation qui devait améliorer les conditions de travail mais qui a permis de supprimer deux emplois.

En phase avec l’actualité

Qui sont ces militants ? Pourquoi se sont-ils engagés dans cette voix généralement tortueuse ? Comment sont-ils perçus par leurs familles, leurs collègues, leur hiérarchie ? Ces questions guident Daniel Bouy dans son entreprise de vulgarisation empathique. En filmant ces hommes et femmes dans l’exercice de leur mandat au quotidien, il donne à voir ses multiples facettes, ses obstacles et sa fraternité. Diffusé en plein mouvement social des gilets jaunes, ce documentaire pose des enjeux qui dépassent les trajectoires individuelles.

Quid de l’unité syndicale, de l’éloignement entre les têtes des centrales syndicales et la réalité des militants de base sur le terrain, des liens entre stratégie syndicale et action politique, des formes de mobilisation traditionnelles telles que les manifestations de rue qui n’ont pas réussi à s’opposer aux lois El Khomri, Macron, ou à la réforme ferroviaire?

19 décembre 2018 | Mise à jour le 20 décembre 2018

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Le plafonnement des indemnités prud’homales à nouveau invalidé !
Un jugement du Conseil de prud'hommes de Troyes est tombé le 13 décembre 2018! Il écarte les dispositions du Code du travail limitant l'indemnisation prud'homale à laquelle a droit un salarié abusivement licencié, et ce au profit du droit international.

En introduisant un plafonnement des indemnités pour licenciement sans cause réelle et sérieuse pouvant être accordées par les juges, l'article du Code du travail français (Art. L. 1235-3 du C. trav.) ne permet pas à ceux-ci d'apprécier les situations individuelles des salariés injustement licenciés et de réparer de manière juste le préjudice qu'ils ont subi. C'est en ces termes que le Conseil de prud'hommes de Troyes vient d'écarter l'application des barèmes d'indemnisation introduits par les ordonnances Macron et a octroyé à un salarié des dommages-intérêts correspondant au préjudice réellement subi par ce dernier.

De plus, selon le CPH de Troyes, ce barème d'indemnisation ne permet pas non plus de dissuader les employeurs qui souhaiteraient licencier sans cause réelle et sérieuse un salarié. C'est pourquoi ils sécurisent plus les employeurs fautifs que les salariés victimes et doivent être déclarés inéquitables.

Le CPH juge alors que le droit français viole :

Pour conclure, les barèmes prévus à l'article L. 1235-3 du Code du travail sont déclarés inconventionnels.

Ce jugement se situe dans la continuité de celui rendu par le Conseil de prud'hommes de Nîmes le 5 février. 2018 (no F14/01160), précurseur en la matière. Nous en espérions une large diffusion dans notre article publié le 28 septembre 2018, Pour obtenir plus aux prud'hommes!… C'est chose faite!

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"Le Figaro" : Avec le gel des tarifs bancaires, les clients économiseront… 90 centimes

La réalité des concessions de Macron - Philipe :

Le Figaro .fr

Priées par l'Élysée de faire un geste en faveur du pouvoir d'achat des Français, les banques se sont engagées à n'appliquer «aucune hausse de tarifs pour les particuliers» en 2019.

Mais ceux-ci ne devaient augmenter que de 0,5 %...

Un présent modeste pour la plupart des clients. Priées par l'Élysée de faire un geste en faveur du pouvoir d'achat des Français, les banques se sont engagées à n'appliquer «aucune hausse de tarifs pour les particuliers» en 2019. Les frais d'incidents bancaires seront aussi plafonnés pour 3,6 millions de personnes fragiles, à 25 euros par mois. Une bonne nouvelle pour les clients des banques, même si l'économie réalisée par un client au profil «classique» sera faible. Selon le comparateur Panorabanques, qui a passé au crible pour LeFigaro les tarifs des 70 banques qui ont déjà publié leurs grilles de prix, ceux-ci ne devaient augmenter que de 0,5 %, soit 90 centimes.

«La hausse prévue par les banques était très modérée. Elles savent que leurs tarifs sont scrutés avec beaucoup d'attention et que de nouveaux acteurs les concurrencent.»

Laure Prenat, directrice de Panorabanques.

«La hausse prévue par les banques était très modérée. Elles savent que leurs tarifs sont scrutés avec beaucoup d'attention et que de nouveaux acteurs les concurrencent», explique Laure Prenat, directrice de Panorabanques. Les banques devaient surtout utiliser l'arme tarifaire pour décourager leurs clients de se rendre en agence pour des opérations simples, comme un virement occasionnel (+2,5%) ou permanent (+1,6%). Le coût de la carte classique à débit immédiat aurait aussi dû progresser (+1,6%), comme les années précédentes, car elles souhaitent encourager l'usage des cartes à débit différé, qui leur rapportent plus (il était prévu que leur prix baisse de 30 centimes en moyenne en 2019). Les baisses de tarifs prévues seront-elles maintenues? Chaque banque devrait décider au cas par cas. Le gel des tarifs bancaires et le plafonnement des frais d'incidents de paiement devraient représenter au total environ un milliard d'euros de manque à gagner pour l'ensemble des réseaux. Ce qui tombe assez mal pour eux, alors que les taux d'intérêt bas pèsent toujours sur les marges de l'activité de banque de détail.

Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com

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8 morts et 1407 blessés parmi les Gilets Jaunes, victimes du gouvernement Macron

Victimes de violences policières ou d’accidents de la route, ils sont nombreux à avoir payé le prix fort pour leur engagement au sein des Gilets Jaunes. En effet entre le début des manifestations le 17 novembre 2018, et l’acte IV des mobilisations le 8 décembre, huit personnes dont deux gilets jaunes ont trouvé la mort et environ 1407 gilets jaunes ont été blessés au cours des mobilisations à travers la France.

Où est la violence ?

Depuis le début du mouvement, le gouvernement a choisi une stratégie ultra répressive, comme en témoigne la réapparition des unités à moto (interdites depuis 32 ans car ayant causé la mort de Malik Oussekine en 1986), ou encore l’utilisation de grenades de désencerclement.

Des méthodes ultra violentes en ultime recours, pour faire taire le mouvement de contestation, quand les mesures annoncées (suppression de la hausse de taxes carburantes, activation de la prime d’activité de 100 euros pour 55% des salariés au Smic) et la démonisation des casseurs ne parviennent pas à amadouer les manifestants.

Toutefois, le nombre de morts et de blessés, font douter de la proportionnalité, voire tout bonnement de la légalité de l’action que mène l’Elysée. Une enquête publiée par Amnesty International ce 17 décembre révèle que le droit à manifester, tel que prévu dans la Constitution est largement bafoué, et que les arrestations menées par la police (3300 après l’acte IV) sont tout bonnement arbitraires..

Le résultat de cette stratégie du gouvernement, ce sont donc de nombreuses victimes, dont huit morts et parmi eux deux gilets jaunes, qui ont perdu la vie ou bien sur les barrages, dans des accidents de la circulation, ou bien directement aux mains de la police, comme Zineb Redouane, 80 ans, touchée à la tête par une grenade lacrymogène.

Parmi les gilets jaunes, la plus jeune victime, Denis David, avait 23 ans et s’est fait renverser par un automobiliste qui pris de panique, a cru à une agression. On compte aussi Chantal Mazet, 63 ans, qui s’est faite percuter par une automobiliste qui emmenait sa fille chez le médecin.

Le nombre de blessés grave chez les manifestants est également alarmant. Révolution Permanente publiait déjà le 26 novembre les témoignages de quatre victimes graves de violences policières. Il y a deux jours, c’est Amnesty International révélait, dans son enquête, qu’on compte au moins 46 manifestants blessés grièvement depuis le début des manifestations.


Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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