SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Chiffrage du droit aux congés payés d’un salarié ayant des enfants à charge

L’article L 3141-8 (ordre public) du code du travail apporte des explications concernant la majoration accordée aux salariés de moins de 21 ans ou non, au titre de l’enfant à charge. 

La loi travail a apporté une modification importante, l’octroi de 2 jours supplémentaires est désormais indifféremment attribué aux salariés hommes ou femmes, conduisant aux nouvelles conditions suivantes :

  • Les salariés de moins de 21 ans au 30 avril de l'année précédente bénéficient de 2 jours de congé supplémentaire par enfant à charge ;
  • Ce congé est réduit à un jour si le congé légal n'excède pas 6 jours. 
  • Les salariés de plus de 21 ans à la date précitée bénéficient également de 2 jours de congé supplémentaire par enfant à charge, sans que le cumul du nombre des jours de congé supplémentaire et de congé annuel ne puisse excéder la durée maximale du congé annuel, soit 30 jours. 

Précision : est réputé enfant à charge l'enfant qui vit au foyer et est âgé de moins de 15 ans au 30 avril de l'année en cours et tout enfant sans condition d’âge dès lors qu’il vit au foyer et qu’il est situation de handicap.

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Article L3141-8

Modifié par LOI n°2016-1088 du 8 août 2016 - art. 8 (V)

Les salariés de moins de vingt et un ans au 30 avril de l'année précédente bénéficient de deux jours de congé supplémentaires par enfant à charge. Ce congé est réduit à un jour si le congé légal n'excède pas six jours.

Les salariés âgés de vingt et un ans au moins à la date précitée bénéficient également de deux jours de congé supplémentaires par enfant à charge, sans que le cumul du nombre des jours de congé supplémentaires et des jours de congé annuel puisse excéder la durée maximale du congé annuel prévu à l'article L. 3141-3.

Est réputé enfant à charge l'enfant qui vit au foyer et est âgé de moins de quinze ans au 30 avril de l'année en cours et tout enfant sans condition d'âge dès lors qu'il vit au foyer et qu'il est en situation de handicap.

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Unilever veut élargir son portefeuille de marques

Alan Jope, CEO d’Unilever depuis janvier, estime que le groupe a besoin d’augmenter le nombre de marques de son portefeuille pour assurer sa croissance. Toutefois ces marques devront servir une cause sociétale ou environnementale.


Par le biais de reprises

Autrefois le portefeuille d’Unilever comprenait 1600 marques, aujourd’hui il n’en compte plus que 400 : par mesure d’économie le nombre de marques avait été fortement réduit vers les années 2000. Toutefois selon le CEO Alan Jope, Unilever doit réaugmenter le nombre de marques, par le biais de reprises et en développant ses propres marques. « Le monde se fragmente. C’est valable pour les groupes de consommateurs, mais également pour les canaux de vente. »


Depuis 2015 Unilever a conclu 32 reprises pour un montant total de 11 milliards d’euros. Preuve que  le précédent CEO, Paul Polman, investissait déjà dans l’élargissement du portefeuille de marques.  Ces dernières années Unilever est confronté à une croissance stagnante. Et même s’il s’agissait de reprises relativement modestes, celles-ci ont contribué à une hausse de 70 points de base. « La croissance du chiffre d’affaires s’est établie à 3,1%, alors que sans les acquisitions elle se serait limitée à 2,4%. »


Mais pas question de reprises à l’aveuglette : les marques doivent être choisies avec soin  et servir une cause, en contribuant à une société meilleure ou à un environnement plus propre. Tatcha, la dernière reprise en date d’Unilever, s’inscrit parfaitement dans cette approche : il s’agit d’une marque de produits de soins, fortement axée sur l’écologie (les crèmes contiennent notamment du thé vert et des algues), qui de plus est très branchée.
 

Publié par retaildetail.be

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Avant-hier à l'Assemblée nationale, le sous-commis a passé les plats de la régression sociale

Le commis en chef du capital était lui dans son palais de l'Elysée. Epuisé sans doute de ses imprécations, lors du centenaire de l'Organisation Internationale du Travail, contre"les dérives d'un capitalisme fou" dont il n'est aucunement le chevalier servant.

La majorité macroniste a accordé sa confiance au premier chambellan de droite. L'autre droite, celle de Sarkozy, Fillon et Wauquiez, ne sait plus sur quel pied danser. 80 députés ont voté à demi-mot  contre la confiance et 22 se sont brillamment abstenus.

Sur toutes les mesures antisociales qui vont être servis: la réforme des retraites, du chômage et de la fonction publique. Sans augmentation du pouvoir d'achat pour ne pas chagriner le capital, l'UE et la Cour des comptes dirigée par un ex-socialiste.

Et hier au Sénat, la droite des mêmes Sarkozy, Fillon et Wauquiez s'est brillamment abstenue alors qu'elle est majoritaire et aurait pu voter contre la confiance au gouvernement.

C'est vrai que le Sénat ne sert à rien ou presque et que le dernier mot revient toujours à l'Assemblée nationale selon notre très monarchique constitution. Mais tout de même, non?

Eric Woerth, ancien ministre de droite, mais pas celle de Macron -me suivez-vous?-, a dit à la téloche que lui, député, avait voté contre mais qu'il apprécierait au cas par cas les lois antisociales édictées par un ex-banquier d'affaires. Les sénateurs de son bord ont dit pareillement en s'abstenant. Comme quoi, lorsqu'on est commis du capital...

Une salariée vient d'être licenciée pour avoir refusé de bosser la nuit à la Savonnerie de Haute-Provence. Son patron lui imposait un avenant à son contrat de travail. La jeune maman de 27 ans avait refusé pour des raisons familiales importantes dans son quotidien et dans sa vie de femme. Viré!

Bon, Le Figaro, journal historique de la droite et du capital, que lisent autant Macron et Sarkozy, n'en ont pas parlé. Ni d'ailleurs BFm-tv. Son éditorialiste en économie capitaliste ne s'est écrié que parce que le pouvoir actuel ne finançaient pas toutes les mesures aboyées par Edoard Philippe devant le Parlement. Sans rire.

Au fait, ça touche combien un éditorialiste économique à BFM-Tv, ou un éditorialiste politique sur BFm-tv ou sur consorts? Ils bossent la nuit ou pas?

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

L'Organisation Internationale du Travail (OIT) fête ses 100 ans d'existence. Combien de travailleurs dans le monde connaissent son existence et qu'elle réunit gouvernements, patronat et syndicalistes? Pourtant, elle a été fondée le 11 avril 1919, après la boucherie sanglante de la Première Guerre mondiale sur le principe qu'il ne saurait y avoir "une paix universelle et durable sans un traitement décent des travailleurs". Vision sociale et progressiste que l'ONU, en 1946, après la Seconde Guerre mondiale encore plus terrible que la Première, avalise en faisant de l'OIT la première agence spécialisée des Nations-Unies. L'OIT rassemble 183 pays dont la France.

Du coup, pour ses 100 bougies, Manu 1er, roi élu des riches et du capital, a été invité pour le gâteau d'anniversaire, puisque son gouvernement participe au fonctionnement de l'OIT. Et puis, le pouvoir actuellement à l'Elysée ne fait-il pas tout pour choyer le monde du travail, les manuels et les intellectuels et ceux qui en sont plus ou moins inclus comme les précaires, ou les sans-emplois eux entièrement exclus?

Et donc, sans rigoler du tout, hier, à l'OIT, un ex-banquier d'affaires, baptisé par un gouvernement socialiste et placé dans un palais de la République par le capital, les riches et quelques autres, a vilipendé à hauts cris "les dérives d'un capitalisme fou". BFMtv et consorts ne m'ont pas dit s'il avait été applaudi à tout rompre. C'est un peu bêta pour faire un compte-rendu juste, libre et non faussé.

Aujourd'hui, son premier chambellan, Edouard Philippe, va chanter un discours de politique générale à l'Assemblée nationale. Ce sera un tournant social pour l'acte 2 de son gouvernement de droite et de droite. C'est du moins ce que me racontent par avance BFMtv et consorts.

Du coup à Londres, ils ont recloué dare-dare le cercueil du très vieux Karl Marx. Il désirait surgir de sa tombe pour embrasser sur ses deux joues Emmanuel Macron.

A part ça, dans le monde, comme dit Pierre Courtaz, pour la CGT, sur son site: "(...) Cent ans après sa création, les raisons qui ont présidé à la mise en place de l'OIT existent toujours, et même de façon plus aiguë. La moitié de la population mondiale n'a toujours pas accès à une protection sociale digne de ce nom, un travailleur sur deux n'a pas de contrat de travail, il y a 21 millions d'esclaves dans le monde et 160 millions d'enfants au travail.

Tout cela est d'autant plus révoltant que depuis six ans, l'OIT est entravée dans son fonctionnement par une offensive de plus en plus caricaturale des employeurs. Pour eux, une bonne OIT est une OIT qui n'empêche pas ce que l'on appelle le « business as usual », c'est-à-dire une OIT sans règles et sans contrôle d'application des normes qui sont pourtant les deux missions fondamentales de l'Organisation.(...)"

Par contre, je ne sais pas si ce dessin va avec les exploits prodigieux en foot du Psg-Qatar... Et le Qatar, au top niveau pour ne pas reconnaître les droits des travailleurs, surtout s'ils sont immigrés, construit en ce moment la coupe mondiale 2020 du foot.

Macron à l'OIT: le capitalisme s'écroule... de rire

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Deux ouvriers sans-papiers morts sur un chantier à Epinay-Sur-Seine

Le samedi 8 juin, à la suite du détachement de leur nacelle, un ouvrier marocain et un algérien, tout deux sans-papiers, sont morts dans une chute de plusieurs dizaines de mètres sur un chantier de rénovation à Epinay-Sur-Seine (Seine-Saint-Denis).

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Crédits photo : Philippe Huguen

Alors qu’ils travaillaient sur l’isolation thermique depuis l’extérieur du bâtiment HLM, situé dans le quartier La Source, à Epinay-Sur-Seine, les deux ouvriers sont tombés du 18ème et dernier étage, et sont morts sur place suite au détachement de leur nacelle. Une enquête a été ouverte à la suite, ce qui a permis de connaître les origines des deux travailleurs qui étaient sans-papiers et qui vivaient en France en situation d’irrégularité. Les autorités ont pris contact avec les consulats du Maroc et de l’Algérie afin de communiquer les faits aux familles. Les causes du détachement de la nacelle sont toujours inconnues et l’employeur des ouvriers doit encore être trouvé par l’enquête en cours.

Le bailleur avait accordé une autorisation de travail samedi dernier alors que plusieurs voisins du quartier avaient exprimé leurs craintes par rapport à la sécurité des installations, l’enquête se fait donc pour cause d’homicide involontaire et le chantier est actuellement arrêté à la demande de l’inspection du travail. Une mère de famille qui réside dans un bâtiment à côté, avait déclaré dans Le Parisien : “J’avais dit à un responsable de chantier que c’était dangereux, et il m’avait répondu, ’les ouvriers portent des casques, ne vous inquiétez pas”". De plus, samedi dernier la météo représentait aussi un facteur de risque, une tempête de vent et des bourrasques n’ont pas empêché au bailleur l’accord de l’autorisation de travail alors que la vie des ouvriers était en péril.

L’exploitation et la précarité tuent quotidiennement, samedi dernier un jeune sans-papiers travaillant pour l’entreprise de livraison Glovo est mort à Barcelone pendant qu’il travaillait, le même jour ces deux ouvriers sans-papiers meurent en plein chantier, tous les jours des travailleurs souffrent dans leur lieu de travail et beaucoup risquent de perdre leur vie. Les entreprises prennent de moins en moins au sérieux la protection des travailleurs face aux risques et cela s’aggrave avec la sous-traitance qui déresponsabilise de plus en plus les patrons et précarise encore plus les travailleurs.

Les travailleurs jeunes, les femmes et les immigrés, notamment les sans-papiers, sont doublement opprimés, la précarité les touche en première instance, ce qui les amène à travailler pour des salaires très bas dans des conditions dangereuses et sans aucune protection. Le nombre de personnes en France en situation d’irrégularité augmente tous les jours, les obstacles bureaucratiques se font de plus en plus insurmontables et l’accès à un travail de qualité est presque impossible ; derrière cela, les entreprises en profitent pour faire travailler ces personnes dans les emplois les plus précaires et mal payés du marché, en passant à côté du respect des droits des travailleurs et en aboutissant ainsi à provoquer des accidents mortels.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Aéroports de Paris : le « RIP » ou la grève ? Telle est la question !

La campagne d’appel à signature pour la mise en place du RIP (Referendum d’initiative partagée) concernant la privatisation des Aéroports de Paris (ADP) est lancée. Portée par la France Insoumise et ralliée par une large partie de la gauche, cette initiative cache en réalité une stratégie politique que nous ne partageons pas.

LUTTE CONTRE LES PRIVATISATIONS
Une initiative institutionnelle qui esquive la lutte des classes et épargne les directions syndicales

Dans la tendance des derniers mois autour du fameux RIC porté par une partie des gilets jaunes depuis décembre, le referendum d’initiative partagée (RIP), existant dans les textes depuis 2013, semble être une alternative pour les supporters de la gauche citoyenniste, celle qui se contente des urnes et des institutions telles qu’elles sont, ou avec quelques modifications à la marge.

Bien sûr la privatisation des Aéroports de Paris (ADP) est à rejeter en bloc, entrant dans la logique du néolibéralisme que porte Macron, tendant à massacrer tout ce qui reste de service public à l’image de la réforme du ferroviaire, ou encore de la casse du service public de la santé.

Cependant, l’usine à gaz qu’est le RIP détourne profondément les masses laborieuses de la lutte des classes pour les diriger sur un terrain purement institutionnel et impuissant. Les attaques sont tellement répétées depuis des années, et plus accélérées encore sous le quinquennat Macron, qu’il faudra dans ce cadre, un RIP pour la SNCF, un RIP pour les retraites, un RIP pour la santé, un RIP pour l’assurance chômage, un RIP pour le code du travail, etc…

On voit bien que cela n’a pas de sens, sinon à occuper de manière détournée le terrain politique, sans jamais poser cette question centrale, que tout le monde se pose et plus particulièrement les travailleurs d’ADP : que font les organisations syndicales dans tout cela ?

Sans vouloir préempter ou juger des initiatives qui peuvent être lancées localement, il y a un vrai problème aujourd’hui sur le terrain de la lutte syndicale. Après des mois à tirer la sonnette d’alarme, le personnel de la santé a dû créer un mouvement parti de la base appelé « inter-urgence », raccroché tardivement par quelques organisations syndicales. Malgré Whirlpool, Ascoval, General Electric, ou encore Ford Blanquefort, la confédération syndicale avec à sa tête Philippe Martinez réélu une nouvelle fois, n’a posé à aucun moment la question de la grève. Philippe Poutou, syndicaliste CGT à Ford Blanquefort et porte-parole du NPA, s’est même saisi d’un tweet : « Les plans de fermetures et de licenciements se succèdent et bizarrement aucune riposte de la part des centrales syndicales, même la CGT »

À tout cela, nous pourrions ajouter la liste de courses d’Edouard Philippe dans son discours de politique générale mardi 12 juin, avec l’assurance chômage, l’allongement de l’âge de départ à la retraite et la suppression du régime par répartition. Le tout dans un contexte où, depuis 7 mois d’une des crises sociales les plus importantes de la Vème république, les confédérations syndicales n’ont créé à aucun moment les conditions nécessaires à un mouvement de masse.

La rhétorique qui vise à dire que « les chefs veulent lutter et la base ne suit pas » ne tient plus, tant les initiatives locales et nationales issues de la base sont importantes depuis le début du quinquennat Macron.

On se renvoie donc la balle à gauche entre des syndicats qui se disent « apolitiques » et des organisations politiques qui disent laisser « l’autonomie syndicale » aux confédérations. Il est plus que nécessaire de laisser l’autonomie syndicale, mais à la base ouvrière et non aux bureaucraties syndicales qui entendent mener leurs barques tranquillement sans jamais être dérangées par personne. Comment continuer encore dans ce sens, avec 6,5 millions de chômeurs, 9 millions de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté, des entreprises qui ferment ou qui licencient massivement ? Hier Goodyear, Continental ou GM&S ; aujourd’hui General Electric, Ford ou Whirlpool. La question n’est pas celle de l’autonomie, mais de mettre un coup de balai à ces bureaucrates dont le rôle essentiel est de canaliser la colère ouvrière en la menant vers des impasses et pour des miettes (et encore) mais aussi, dans les moments les plus tendus de la lutte des classes, de protéger les gouvernements capitalistes comme on a pu le voir pendant le mouvement des Gilets Jaunes où les directions syndicales ont participé dans une grande mesure à isoler et même mépriser le mouvement.

RIP : L’éléphant qui accouche d’une souris !

Même si nous ne sommes pas favorables à la logique du RIP, notamment car il donne l’illusion aux travailleurs que le cadre institutionnel suffit pour stopper une privatisation, nous dénonçons les manœuvres tactiques du gouvernement pour empêcher celles et ceux qui souhaitent signer en faveur du RIP. Le gouvernement fait tout pour ralentir les signatures par internet, alors même que le processus est interminable.

En effet, il faudra aux députés 4,7 millions de signature en 9 mois, soit l’équivalent de 17 000 signatures par jour, en comptant toutes les périodes de vacances surtout quand la pression sur le referendum sera redescendue (difficile à croire qu’en plein mois de juillet et aout, 17 000 personnes par jour signent). Et, si cela n’était pas suffisant en terme de nombre, il faut le limiter aux personnes présentes sur les listes électorales : quid des travailleurs de ADP avec un titre de séjour, qui ne pourront même pas se prononcer en faveur du RIP ? Pour cela il faudra avoir internet, sa carte d’identité et son numéro d’électeur.

Dans le cas de figure où cette montagne d’obstacles est finalement franchie, il faudra ensuite la majorité à l’Assemblée et au Sénat pour décider de mettre en place le referendum. Difficile de croire que LREM et la droite soient favorables à cela. En cas de désaccord, ce sera à Emmanuel Macron de décider ou non de mettre en place le referendum !

La deuxième grande étape et non des moindres sera bien sûr le referendum lui-même, sûrement d’ici 2021. Difficile de penser que les électeurs de toute la France se précipitent aux urnes pour ou contre la privatisation. En outre, rien n’empêchera derrière, dans les prochaines mandatures qu’un gouvernement remette sur table la privatisation des ADP.

C’est bien un éléphant qui accouchera d’une souris, avec un premier risque important, celui que le nombre de signataires ne soit pas atteint, et, de ce fait, servir au gouvernement de crédit politique pour justifier que la population préfère voter pour des représentants politiques que de participer à la politique, et contrer ainsi le sentiment grandissant d’un affrontement de classes dans la société. Le deuxième risque important, et non des moindres ? Que les travailleurs concernés par cette privatisation soient anesthésiés en attendant le déroulement de ce long processus institutionnel, et de laisser leur sort entre les mains de députés et de Macron lui-même.

Pourtant il faudrait frapper fort dès maintenant en pleine période de grand départ, quand les aéroports seront bondés, avec un gouvernement en difficulté pour maintenir sa politique de la même manière qu’au début du quinquennat, n’arrivant pas à arrêter le mouvement des gilets jaunes, ni la colère des 240 services hospitaliers, quand ces derniers seront également surchargés pendant l’été.

Il y a donc bien des urgences aujourd’hui, davantage que celle d’un referendum qui n’est qu’un écran de fumée qui masque le rapprochement des partisans de l’unité de la gauche, non plus sur le terrain de la lutte des classes, mais sur le terrain parlementaire dans le cadre des institutions.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Edouard Philippe lance « l’Acte II » : des réformes et le mépris de la contestation sociale

Le 1er ministre a obtenu, sans surprise, le vote de la confiance de l’Assemblée après son discours de politique générale. Mais l’enjeu pour lui, était ailleurs et plus loin : repositionner l’exécutif et LREM dans le vaste mouvement de recompositions politiques post-européennes… en omettant totalement la contestation sociale.

GILETS JAUNES OUBLIÉS, GRÈVE DES URGENCES SOUS SILENCE….
Les mots qu’Edouard Philippe n’a pas prononcés

Bien que, dès les premières minutes, il ait placé son discours sous l’enseigne de « l’urgence économique, écologique et sociale », et que ce discours intervienne après des mois d’un mouvement social qui n’en finit pas de résister, le 1er ministre a réussi la performance de ne jamais prononcer le nom de Gilets Jaunes - à qui pourtant il emprunte le mot Acte - préférant une simple allusion aux « territoires isolés ». On n’a pas non plus entendu parler de pouvoir d’achat ou de justice fiscale.

Seule concession faite à la mémoire du grand débat, et aux revendications des gilets jaunes en matière de démocratie directe, il annonce que, sans changer de ligne, il faudra « changer de méthode ». Mais pas grand-chose quant à ce fameux changement de méthode et rien, en tout cas, sur le 1er RIP qui doit avoir lieu, à très brève échéance, à propos de la nationalisation d’Aéroports De Paris (ADP). 
Alors qu’à Belfort, 800 travailleurs de General Electric tremblent pour leurs emplois, il n’a pas prononcé une seule fois le mot d’usine, de salaires, de fermetures, simplement il a dit vouloir refaire de la France un puissant « pays industriel…. et militaire ! ». Rien non plus à propos de la levée de boucliers des enseignants contre la loi Blanquer, ou du mouvement de grève des urgentistes qui monte en puissance. Il s’est contenté de mentionner l’existence de la loi sur l’éducation et l’élaboration de la réforme de la santé comme une preuve du souci de l’Etat, en la matière et du travail accompli et à poursuivre.

Une complète négation de l’existence des acteurs sociaux et de leurs contributions et surtout de leurs résistances possibles. Comme s’il s’agissait d’un monde totalement contrôlé dans lequel pourrait se dérouler un train de réformes qu’il s’est employé à ânonner pendant plus d’une heure. Les seuls « partenaires » évoqués dans le discours sont les maires qu’il a caressés dans le sens du poil.

Les lourds appels du pied à gauche et à droite

Il ne le cache pas d’ailleurs. L’Acte II sera ni plus ni moins que la poursuite et la mise en pratique des réformes concoctées dès l’Acte I. « Nous demeurons des réformistes », confirme-t-il. Une fois ce principe énoncé, il s’empresse d’indiquer la boussole politique en affirmant que certes, il demeure des « cultures de droite et de gauche, mais… ». Quel meilleur appel du pied aux transfuges qui traversent l’espace de droite à gauche et de gauche à droite, voire à « droite-droite »… Quel magnifique come-back opportuniste de la théorie macronienne du « ni gauche ni droite » qui se voudrait plutôt désormais tout azimut. L’intention du discours est claire : ce qui se joue, lors de cette séance parlementaire du mercredi 12 juin, ce n’est pas le vote de confiance qui est vraisemblablement acquis, même si quelques défections pouvaient se produire dans LREM, c’est l’utilisation de cette tribune pour s’adresser à l’univers politique dans lequel, après les européennes, « chacun cherche son chat ».

Et tout d’abord, tenter de damer le pion aux écolos qui- ont- quand- même -raflé -13,4%, aux européennes. Et de lancer une OPA annonçant que l’écologie n’était réservée à personne en particulier. A suivi une tentative de repositionnement « écolo » avec une série de propositions dont le contenu pouvait paraître dérisoire, voire tout à fait contradictoire, pour certaines. En ce qui concerne la transition énergétique, qu’il s’agisse du charbon ou du nucléaire, elle prend 5 ans de retard pour la première, et 10 ans pour la seconde. Un lourd débit dans la balance écolo que ne compenseront sûrement pas les mesurettes en matière de contrôle des plastiques et autre poudre aux yeux. Ce à quoi des membres de EELV n’ont pas manqué de répondre en faisant remarquer leur antériorité par rapport à un E. Philippe dont ils ont ironiquement salué le « réveil de conscience ».

Après le chapitre « écolo », les mesures phares énoncées ont visé un coup à gauche, comme l’annonce de « la PMA pour toutes les femmes », et un coup à l’extrême-droite avec l’affirmation d’une approche drastique de la notion de droit d’asile et une volonté de faire décroître une immigration rangée, par E. Philippe dans le camp de « la peur ». Un tout contrôle et répression très éloigné de la notion d’accueil et « d’asile ».

Une stratégie de présentation clairement destinée à lancer des messages très au-delà des murs de l’hémicycle.

Au total, des mesures largement défavorables aux travailleurs ?

Sur le fond de la politique présentée, les mesures sont clairement dans le droit fil des coups déjà portés depuis le début du quinquennat et dans la lignée de la loi El Khomri. Même si le programme du gouvernement semble faire des concessions au mouvement social de ces derniers mois en mettant en avant des réductions d’impôts pour les catégories les plus défavorisées, il fait fi de la notion plus large de justice fiscale en ne cédant rien sur le CICE et l’ISF par exemple. Il omet également de dire que ce sont les collectivités territoriales qui financeront la disparition de la taxe d’habitation.

Plus grave encore, il avance des mesures totalement contraires aux intérêts des travailleurs. En matière de retraites, il leur porte des coups majeurs : apparition de la notion d’âge d’équilibre assortie de mesures d’incitation à travailler plus longtemps, ce qui équivaut à un recul de l’âge de la retraite ; nivellement par le bas, sous couvert d’égalité des droits, avec la disparition des régimes spéciaux qui, loin d’être des privilèges, sont des acquis des travailleurs.

Au désavantage complet des travailleurs également, les mesures en matière de prise en compte et d’indemnisation du chômage conçues pour qu’il ne soit pas « plus intéressant d’être chômeur que de travailler ». Propos d’autant plus scandaleux quand on connaît la chute des niveaux de salaires durant les dernières années.

Bref, rien de changé sous le sombre ciel de la Macronie. Rien en tout cas qui soit de nature à changer le regard des travailleurs sur leur situation et leur avenir. Qu’une majorité acquise à l’assemblée, dans la foulée des élections présidentielles, ait assuré un vote de confiance confortable au gouvernement avec 363 voix contre 163, sur 573 votants, ne constitue pas pour autant la garantie que ce ciel ne soit pas porteur d’orages.

Il reste à savoir si l’opération de charme en direction des personnels politiques des partis à la dérive, dont le discours d’E. Philippe devant l’Assemblée n’est que l’un des premiers avatars, va permettre à Macron et à son gouvernement de retrouver une assise et un vivier politique qui se réduisait comme peau de chagrin dans la dernière période.

Même si Macron et Philippe jouent les amnésiques, il reste aussi à compter avec la colère des Gilets jaunes qui n’est toujours pas éteinte et avec les foyers de mobilisation qu’un tel train de réformes ne peut manquer d’attiser.

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Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Unilever s’offre Tatcha

Le groupe agroalimentaire anglo-batave Unilever vient d’acquérir la marque japonaise Tatcha, complétant son offre en matière de soin de la personne, qui comprend déjà Axe, Brut, Dove, Monsavon ou Timotei.

Si le prix de vente n’a pas été communiqué, les spécialistes du marché pensent qu’il avoisine les 500 millions de dollars. Pour 2019, la firme nipponne devrait réaliser un chiffre d’affaires d’environ 100 millions de dollars net.

Tatcha existe depuis dix ans. Elle a été fondée par Vicky Tsai, après un voyage à Kyoto. Le concept principal de cette enseigne luxueuse demeure la commercialisation de produits centrés sur les rituels des geishas, avec l’utilisation d’ingrédients traditionnels tels le riz, le thé vert et les algues. Après un certain succès dans la vente de papier buvard à usage cutané, la marque s’est inspiré d’un vieux livre de rituels beauté des dames de compagnies japonaises pour concevoir des crèmes et autres laits démaquillants.

Aujourd’hui, Tatcha vend principalement des articles de soin de la peau sous forme de flacon. The Silk Canvas Finish Protective Primer, the Water Cream, The Dewy Skin Cream et Mist figurent parmi les produits de beauté qui rencontrent le plus de succès dans sa gamme. Réalisés sans parabène, sans huile minérale, sans parfum de synthèse, les différentes formules se sont vus décerner le label Green at Sephora. Le nouveau propriétaire de la marque ne devrait pas apporter de changements majeurs à sa protégée, sinon l’ouverture d’un deuxième quartier général à Tokyo.

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Après avoir laisser passer

la déferlante si orientée,

toujours autour du "D-Day"

Note de Canaille le Rouge : Dans ce moment où la réécriture de l'histoire, comme le polo ou le jumping est devenu un sport des plus prisé des quartiers bourgeois, pas inutile de rappeler ce que De Gaulle disait en 1964. Cela ne retire en rien de la reconnaissance pour les milliers de GI's qui sont morts sur les plages de Normandie, mais en rappelant qu'au départ Churchill était opposé au débarquement en France et voulait qu'il se produise dans les Balkans pour aller au plus vite contenir si ce n'est contrer l'Armée Rouge. Chruchill sera contraint au relis par la conférence de Téhéran. 

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« Trou de la sécu » : la faute aux Gilets jaunes ?

La nouvelle fait les gros titres en ce début de semaine : contrairement à ce qui était annoncé, le système de sécurité sociale sera déficitaire cette année encore, à plus d’1,7 milliards d’euros. Un « trou » que nombre d’éditorialistes imputent sans honte… au mouvement des Gilets jaunes.

SÉCURITÉ SOCIALE

À la rentrée 2018, Buzyn et Darmanin (respectivement ministre des solidarités et de la santé et ministre de l’action et des comptes publics) se félicitaient d’un déficit au plus bas concernant le budget de la sécurité sociale. Les bons soldats de la Macronie s’étaient même empressé d’annoncer que le budget retrouverait un équilibre pour l’année 2019. Mais c’était sans compter sur les marqueurs économiques qui ont cessé d’être favorables au gouvernement.

Une synthèse de la Commission des comptes annonce que pour l’année 2019, le déficit de la sécurité sociale sera compris entre 1,7 et 4,4 milliards d’euros, un montant bien supérieur à ce qui était estimé en septembre 2018. Nombre d’éditorialistes se sont empressés de rapporter ce chiffre à la « prime Macron », l’exonération de cotisations sur les heures supplémentaires et l’annulation de l’augmentation de la hausse de la CSG pour les retraités les plus pauvres, estimées à plusieurs milliards de dollars. Des concessions partielles arrachées par la radicalité et la détermination des Gilets jaunes au plus fort de la mobilisation, en décembre.

Une aubaine pour ceux qui manipulent les chiffres, et qui aiment à évoquer le budget déficitaire de la sécurité sociale comme un « trou » qu’il s’agirait à tout prix de combler sur le dos des plus précaires, en s’attaquant toujours plus au système de protection sociale. Ce sont d’ailleurs souvent les mêmes qui jouent sur le mythe de l’assistanat, de ces « profiteurs » du système, ces « fainéants » qui ne traversent pas la rue pour chercher un emploi. Et dans la même logique, pour ces détracteurs de la sécurité sociale, quel meilleur discours que d’imputer aux Gilets jaunes le déficit qui se creuse ?

« Le déficit de la Sécu pourrait atteindre 4,4 milliards d’euros avec les mesures “gilets jaunes” » titrait ainsi le Figaro ce mardi, dans la même veine que l’Opinion qui écrit que les « mesures liées à la crise des Gilets jaunes pourraient coûter cher à la Sécurité sociale » ou que les journalistes du Point qui déclarent : « Le retour à l’équilibre […] s’est fracassé sur la réalité de la conjoncture économique et les concessions aux Gilets jaunes ».

Mais la réalité est tout autre. La fraude aux prestations sociales, additionnée aux maigres concessions arrachées par les Gilets jaunes en décembre, représentent moins de 5 milliards d’euros. Tandis que la fraude aux cotisations, c’est-à-dire la fraude patronale, s’élève à plus de 20 milliards d’euros !

Sans compter le CICE, ce cadeau fiscal fait par Hollande aux entreprises et reconduit par Macron, qui a coûté 20 milliards d’euros. CICE qui n’a pas empêché Carrefour de supprimer des milliers d’emplois en dépit du chèque de 744 millions d’euros qui leur a été offert par le Trésor Public…

La sécurité sociale ne devrait en aucun cas avoir pour objectif de générer du bénéfice, contrairement à ce que cherchent à faire croire le gouvernement et ses alliés qui aimeraient bien voir disparaître ce système de solidarité. D’autant que le déficit de la sécurité sociale, ce fameux « trou » fantasmé, n’est pas causé par les plus précaires et les Gilets jaunes mais bien par les multiples cadeaux faits aux patrons, les réels assistés du gouvernement.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Le mensonge et le travestissement des réalités est constitutif du pouvoir de la bourgeoisie.
C'est qu'exerçant le pouvoir au service d'une minorité de privilégiés elle est contrainte à l'enfumage permanent en prétendant agir pour l'intérêt général et donc " pour les droits sociaux".
D'où par ailleurs la nécessité pour elle de contrôler étroitement l'appareil d'information.
On a une illustration flagrante de ce grand écart avec le discours de Macron devant l'Organisation Internationale du travail où il a notamment fustigé  l' "ajustement économique et de la dette [qui ]prévaut sur les droits sociaux", lui l'agresseur en chef de TOUS les conquis sociaux et qui s'apprête à s'en prendre à l’Indemnisation du chômage et aux retraites, tandis qu'il privatise à tour de bras et dégomme le service public de santé!
 
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SOURCE : Le Capital
 

 

Emmanuel Macron a dénoncé mardi devant l'Organisation internationale du travail à Genève les dérives d'un "capitalisme devenu fou" au sein d'organisations comme le FMI ou l'OMC qui privilégient les ajustements économiques aux droits sociaux.

En allusion au mouvement des "gilets jaunes" en France, le chef de l'Etat français a par ailleurs reconnu de nouveau avoir fait une "erreur fondamentale", non de fond mais de méthode.

"Nous avons peut-être parfois construit des bonnes réponses trop loin de nos concitoyens en considérant qu'il y avait des sachants et des subissants. C'était une erreur fondamentale", a-t-il admis.

Plus globalement, il a réclamé le retour à une "économie sociale de marché où chacun trouve sa part", au lieu d'une "captation des richesses par quelques-uns". Sinon "on nourrit les extrêmes", a-t-il dit, comme l'an dernier au Forum de Davos.

"Quelque chose ne fonctionne plus dans ce capitalisme qui profite de plus en plus à quelques-uns. Je ne veux plus que nous considérions que le sujet d'ajustement économique et de la dette prévaut sur les droits sociaux", a lancé M. Macron.


"Quand le peuple ne trouve plus sa part de progrès", il peut être "attiré par l'autoritarisme, qui dit: +la démocratie ne vous protège plus contre les inégalités de ce capitalisme devenu fou. Nous allons faire des murs, des frontières, sortir de ce multilatéralisme, il est mou+."

"On ne peut pas défendre ce que je dis à l'OIT et dire ensuite au FMI ou autour de la table du Conseil européen: +vous allez vous ajuster face à la crise financière et réduire vos droits sociaux+. Ca doit être terminé", a-t-il insisté, plaidant la cohérence.

"Ou dire à l'OMC: +c'est formidable le commerce, il faut négocier des accords avec tout le monde, quelle que soit leur sensibilité sociale et environnementale. Et vive le dumping, ça ira mieux, ça enrichit tout le monde+", a-t-il ajouté, se défendant de tenir un discours "crypo-marxiste" à l'OIT et libéral en France.

Le chef de l'Etat a souhaité que le G7 organisé fin août à Biarritz appelle tous les pays à se doter d'ici à 2030 d'un système de protection sociale pour tous. Il a aussi appelé à un "ordre public social" incluant un salaire minimum, comme la France le défend au niveau européen, et la création au G7 d'un "fonds à impact social et environnemental".

"La crise que nous vivons peut conduire à la guerre et à la désagrégation des démocraties, a-t-il averti. Tous ceux qui croient, sagement assis, confortablement repus, que ce sont des craintes qu'on agite se trompent, ce sont les mêmes qui se sont réveillés avec des gens qui semblaient inéligibles, ou sortis de l'Europe, alors qu'ils pensaient que ça n'adviendrait jamais."

Dans un communiqué mardi soir, la présidente du RN Marine Le Pen a dénoncé la "duplicité" de M. Macron, "prédiateur fasciné et exalté" du "capitalisme fou" qu'il dénonce. "En tentant de faire oublier à Genève ce qu’il a encouragé, organisé et amplifié en France, et qui a déclenché l’un des plus grands mouvements de contestation populaire, Emmanuel Macron use d’un cynisme et d’une hypocrisie des plus condamnables", a-t-elle protesté.

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
La journée de solidarité de la Pentecôte. 2,9 milliards sur le dos des travailleurs !

Pourquoi est-ce que les profits des grands patrons ne seraient pas pris, non pas un jour par an, mais tous les jours pour financer la santé, les retraites, l’éducation, les transports etc. ?

SOLIDARITÉ ?

Crédit photo : Faujour

En 2004 le gouvernement Rafarin, après la canicule de 2003 qui a fait 15.000 morts en trois semaines, a mis en place la journée de solidarité. Jusqu’en 2008, les salariés devaient aller travailler gratuitement le lundi de la pentecôte puisque le salaire dû était reversé à la Caisse nationale de solidarité, créée spécialement à cet effet. C’est l’employeur qui verse périodiquement 0,30 % de la masse salariale brute à titre de cotisation à l’URSSAF qui transmet à la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie. Pour rembourser son patron, chaque salarié doit travailler une journée supplémentaire chaque année, au lieu qu’elle soit chômée.

En 2008, le jour est reconsidéré comme « férié » mais l’employeur peut supprimer un jour de congé ou de RTT, ou bien comme disent tous les médias « offrir » cette journée à leurs salariés. Merci patron de ne pas me faire travailler gratuitement et de permettre au gouvernement de me retirer un jour férié. Ce jour peut même être décalé à n’importe quel jour de l’année, rien à voir donc avec de la solidarité mais une attaque pour obtenir encore plus de travail gratuit.

Cette année, cette ristourne au patronat représentera 2,9 milliards d’euros. Cette trouvaille permet à l’État de faire porter directement sur le dos des travailleurs et plus sur celui du patronat, la charge de payer pour les soins des personnes âgées. Il se décharge d’investir massivement dans le secteur de la santé. On a pu le voir avec les scandales à répétitions dans les EHPAD, la situation s’aggrave chaque année et ce n’est pas dû à un manque de solidarité intergénérationnelle mais bel et bien au manque d’investissement de l’État. 2,9 milliards, c’est une goutte d’eau comparé aux profits engendrés par le grand patronat et par les actionnaires.

Le gouvernement Macron a reculé après avoir avancé l’idée d’une nouvelle journée de solidarité mais il faut s’attendre à ce qu’il revienne à la charge. Macron et son rouleau compresseur néolibéral n’ont que faire des personnes âgées et handicapées qui ne sont à leurs yeux qu’un poids pour la société. Ainsi, il demande aux travailleurs de faire un effort de leur côté avec cette journée de solidarité et de l’autre ils demandent aux retraités de faire un effort pour les jeunes avec la baisse de la CSG, tout en rognant sur les conditions de travail en EHPAD : toujours moins de moyen, toujours moins de personnel et des conditions d’accueil inhumaines.

Ce n’est pas parce que nous travaillerons plus longtemps (et plus gratuitement) que nos seniors seront bien traités, mais en développant des services publics de santé de qualité et en mettant fin à l’exploitation des salariés au service d’une minorité.

C’est pourquoi l’État se doit d’investir dans les hôpitaux publics et les EHPAD que ce soit en termes d’infrastructure qu’en termes de personnels afin que les personnes âgées et handicapées puissent bénéficier de soins de qualités et de conditions de vie descentes. L’argent pour ces investissements existe, il s’agit de le prendre au bon endroit. Pourquoi est-ce que les profits des grands patrons ne seraient pas pris, non pas un jour par an, mais tous les jours pour financer la santé, les retraites, l’éducation, les transports etc. ?

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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