SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Dans un rapport rendu public lundi dernier, l’ONG Oxfam France met en lumière l’incroyable gourmandise des actionnaires et des patrons des grandes entreprises françaises, qui opèrent des ponctions énormes sur la valeur ajoutée nationale.

Dans un rapport rendu public lundi dernier, l’ONG Oxfam France met en lumière l’incroyable gourmandise des actionnaires et des patrons des grandes entreprises françaises, qui opèrent des ponctions énormes sur la valeur ajoutée nationale.

Posted by  | 17 Mai 2018 |  |

Intitulé « CAC 40 : des profits sans partage », le dernier rapport d’Oxfam France – long de plus de 80 pages – entend décrire « comment les grandes entreprises françaises alimentent la spirale des inégalités’. Il a toutefois une autre vertu pédagogique : il permet d’entrevoir les choix et les comportements du capitalisme français – c’est-à-dire des grandes entreprises, mais également de leurs actionnaires et de leurs PDG. Il renverse un raisonnement bien ancré médiatiquement : si l’économie française ne va pas très bien, c’est parce que l’Etat vit au-dessus de ses moyens, et que les “privilèges” des citoyens ordinaires mettent en péril les équilibres financiers du pays.

En effet, les chiffres mis en valeur par Oxfam mettent en lumière l’incroyable gourmandise des actionnaires et des patrons du CAC 40. Une gourmandise qui menace, au-delà de toute considération morale, l’avenir des entreprises qui les nourrissent. On apprend ainsi que depuis 2009, les entreprises du CAC 40 ont distribué 67,4% de leurs bénéfices en dividendes aux actionnaires, et n’en ont réinvesti que 27,4%. Cela n’a toujours pas été ainsi. Dans les années 2000, ces firmes ne reversaient que 30% de leurs bénéfices aux actionnaires. L’extrême générosité d’aujourd’hui nuit à la capacité à réinvestir des grands groupes français, et donc à l’avenir de l’économie française, sacrifiée sur l’autel du court terme.

D’autant plus que de nombreux groupes du CAC 40 distribuent de l’argent qu’ils n’ont pas. Entre 2009 et 2016, ArcelorMittal a versé 3,4 milliards de dividendes en dépit de plus de plus de 7 milliards de pertes cumulées. Depuis 2009, Engie a reversé à ses actionnaires une somme trois fois plus importante que ses bénéfices. Au final, la France, que l’on nous décrit comme un pays qui déteste les riches, est le champion mondial des dividendes, quand on les met en relation avec les bénéfices générés.

UN CAPITALISME FRANÇAIS DE MOINS EN MOINS… FRANÇAIS

On peut imaginer qu’un grand nombre de petits épargnants profite en premier lieu des dividendes du CAC 40. Ce n’est pas tout à fait vrai. Certes, il y a une grande opacité, et selon les données d’Euronext, 41,7% des propriétaires d’actions en France en 2015 étaient inconnus. Mais l’on sait que huit groupes familiaux et fonds d’investissement contrôlaient une action sur huit. Le groupe Arnault contrôle le plus gros portefeuille, devant l’Etat français, puis la famille Bettencourt et en quatrième position le fonds américain Blackrock. Le CAC 40 est en France, mais plus tout à fait français. 44,5% des actions sont désormais détenues par des acteurs étrangers, le plus souvent situés dans des paradis fiscaux. Des paradis fiscaux au sein desquels nos champions nationaux des services et de l’industrie multiplient les filiales où ils transfèrent par divers moyens une partie de leur valeur ajoutée.

L’Etat français est tondu de diverses manières, mais on ne peut pas dire qu’il s’en plaint… La preuve : quand Emmanuel Macron limite l’impôt sur la fortune aux actifs immobiliers, il enrichit encore plus ce petit monde du parasitisme spéculatif. Il se montre fidèle à son image de président des très riches, car selon les chiffres mis en avant par Oxfam, le patrimoine des 0,1% les plus riches est composé à 90% d’actifs financiers, qui ne représentent pas le tiers du patrimoine moyen des Français.

LA PORTION CONGRUE AUX SALARIÉS…

En réalité, seuls 5,3% des bénéfices des entreprises du CAC 40 sont redistribués en primes pour les salariés. L’exemple de Carrefour est saisissant. Son PDG a gagné en moyenne 306 fois le salaire moyen au sein de son entreprise, 553 fois le SMIC, 509 fois le revenu moyen des agriculteurs français dont les produits remplissent les rayons… et 19 276 fois le revenu moyen d’une cueilleuse de thé indienne travaillant pour un de ses fournisseurs.

Depuis 2009, les rémunérations des patrons du CAC40 ont augmenté de 46%, deux fois plus vite que la moyenne des salaires de leurs entreprises, selon OXFAM, et quatre fois plus vite que le SMIC. On pense notamment à Carlos Ghosn, le patron de Renault, dont le salaire a connu une croissance de 469% en sept ans.

Il faut croire que la théorie du ruissellement, ça marche, mais seulement pour les premiers de cordée. Plus fondamentalement, les salaires des dirigeants du CAC 40 (contrairement à ceux des employés) sont plus ou moins indexés sur les cours de l’action de leurs entreprises, ce qui les pousse à conforter la logique financière à courte vue, et à négliger les considérations industrielles de long terme. Cette attitude pourrait affecter la compétitivité des entreprises françaises, et ouvrir la voie à des concurrents issus de pays où les actionnaires ont moins tendance à manger leur blé en herbe.

Pour télécharger l’intégralité du rapport d’OXFAM : http://oxfamfrance.org/sites/default/files/file_attachments/vfrapport_oxfam_cac40_des_profits_sans_partage.pdf

Photo : Bernard Arnault, dont le groupe possède le plus gros portefeuille du CAC 40, à la Conférence à l’Ecole polytechnique, « LVMH, la construction d’un leader mondial Français », 14 mars 2017

Crédits : Jérémy Barande / Ecole polytechnique Université Paris-Saclay / CC BY-SA 2.0

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British Steel en faillite, l’avenir d’Ascoval s’assombrit

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Par Christophe Alix — 
Le ministre de l’Economie français Bruno Le Maire serre la main à un salarié d’Ascoval, à Saint-Saulve, le 2 mai. Photo François Lo Presti. AFP
La mise en redressement judiciaire du sidérurgiste britannique menace 25 000 emplois outre-Manche et nourrit l’inquiétude du côté de son nouveau site français de Saint-Saulve, repris il y a une semaine. A Bercy, on dédramatise et affirme que la reprise va se poursuivre.
  • British Steel en faillite, l’avenir d’Ascoval s’assombrit

Une semaine à peine après avoir repris l’aciériste français Ascoval, le sidérurgiste British Steel se retrouve à son tour en pleine tourmente. Faute d’avoir obtenu une aide d’urgence du gouvernement britannique de 30 millions de livres sterling (34 millions d’euros) qu’il négociait depuis plusieurs semaines, le numéro 2 du secteur outre-Manche a annoncé mercredi son dépôt de bilan et sa mise en redressement judiciaire. Une situation qui plonge à nouveau les 270 salariés de l’usine de Saint-Saulve, dans le nord de la France, en plein désarroi, même si Bercy s’est voulu rassurant en expliquant que cette procédure ne concernait pas sa nouvelle aciérie française.

Concurrence chinoise

«Le gouvernement a travaillé sans relâche avec British Steel, son propriétaire Greybull Capital et ses créanciers pour trouver une solution», s’est justifié Greg Clark, le ministre de l’Industrie britannique en réponse au leader travailliste Jeremy Corbyn, qui réclame une nationalisation provisoire de l’entreprise afin de sauver ses 4 500 employés au Royaume-Uni et les 20 000 emplois dans la chaîne d’approvisionnement qui sont menacés. «Le gouvernement ne peut agir que dans le cadre de la loi, a répliqué le ministre. Il aurait été illégal de fournir une garantie ou un prêt sur la base des propositions de l’entreprise.» Le cabinet EY a été mandaté pour tenter de trouver un repreneur.

Née de la reprise en 2016 de la division européenne de «produits longs» (rails et construction) du sidérurgiste indien Tata Steel par le fonds d’investissement Greybull Capital, l’entreprise rebaptisée British Steel (ressuscitant le nom de l’ancien mastodonte de l’acier britannique disparu en 1999) compte parmi ses clients les plus importants la SNCF française et Network Rail. Un marché censé être moins sensible à la concurrence de l’acier chinois importé à prix cassés que celui des «produits plats» (plaques). Selon Paul McBean, le président des syndicats du site de Scunthorpe, la principale usine de British Steel dans le nord de l’Angleterre, le Brexit est directement à l’origine de cette faillite. Le carnet de commandes de BS s’est effondré ces derniers mois, en raison de l’incertitude provoquée par la sortie programmée du pays de l’Union européenne.
Trois à six mois de «garantie absolue»

En France, British Steel compte deux usines depuis la reprise d’Ascoval : Hayange (Moselle), ex-Sogérail, qui produit des rails et dépend d’une structure juridique différente de British Steel UK d’une part et l’usine de Saint-Saulve de l’autre. Ce dernier site a éprouvé de nombreuses déconvenues dans sa recherche d’un repreneur depuis la décision de son ancien propriétaire, Vallourec, de s’en séparer en 2015 : plusieurs projets de reprise avaient échoué jusqu’à l’arrivée récente de British Steel. Alors qu’une partie des fonds promis par le gouvernement et BS pour le sauvetage d’Ascoval ont bien été débloqués ces derniers jours (15 millions d’euros pour le premier, 5 pour le second), Bercy a précisé que la faillite outre-Manche n’incluait pas l’aciérie de Saint-Saulve détenue par une autre société, sa maison-mère Olympus Steel Ltd. Il a également été précisé que les fonds déjà versés pour Saint-Saulve ne pourraient pas être utilisés à d’autres fins au moment où les actifs de British Steel vont être utilisés pour payer ses fournisseurs et créanciers. «On a interdit la mutualisation de la trésorerie avec d’autres sociétés», assure-t-on au cabinet de Bruno Le Maire, où l’on explique avoir foi dans la capacité d’Olympus Steel «à mener à bien la reprise d’Ascoval et à apporter les fonds nécessaires dans le calendrier prévu». Soit 47 millions versés par chacune des deux parties pour aboutir cet été à un total de 94 millions d’euros.

«Il faut investir, mais le plan consistant à réintégrer Ascoval dans une chaîne de valeur est crédible», poursuit-on à Bercy où l’on se dit convaincu de la viabilité du projet. Le site doit en effet être modernisé pour fournir deux entités appartenant elles aussi à Greybull Capital, à Hayange et aux Pays-Bas. «Nous ne sommes pas dans une logique de perfusion, on n’investit pas dans des boîtes auxquelles on ne croit pas, explique-t-on encore dans l’entourage du ministre. Pour autant, Bercy reconnaît à ce stade n’avoir une «garantie absolue» sur l’avenir que pour les trois à six prochains mois. «Au-delà, il y a encore une incertitude tant mais aucune raison de penser que les engagements seront remis en cause.»

«Flou total»

A Saint-Saulve, l’annonce de la faillite de British Steel a ravivé les pires craintes. «On est dans le flou total et l’angoisse à nouveau, a réagi Bruno Kopczynski, délégué CFDT et porte-parole de l’intersyndicale. Les salariés veulent des garanties sur la venue des représentants de British Steel, qui ne sont jamais venus. Il est plus que temps qu’ils s’expliquent.» Provisoirement arrêté, le four a été remis en route à l’issue d’un CE extraordinaire. «La direction a en partie répondu à nos questions», a déclaré sans plus de précisions Nacim Bardi, délégué CGT, à l’issue de la réunion.

Le président de la région des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, dont l’assemblée a voté mardi l’octroi d’un prêt de 12 millions d’euros à l’aciérie, est attendu ce mercredi en fin d’après-midi sur le site. Et celui de Valenciennes Métropole, Laurent Degallaix, a demandé à Bercy de réunir «avant le week-end les partenaires : collectivités locales, repreneur, représentants des salariés et direction d’Ascoval pour apporter des réponses aux salariés sur la solidité économique du projet». La secrétaire d’Etat Agnès Pannier-Runacher a assuré pour sa part que les salariés seraient reçus par Bruno Le Maire d’ici la fin de la semaine et que l’Etat avait «sécurisé les contrats de long terme avec la SNCF pour la fourniture de rails» fabriqués avec l’acier de Saint-Saulve.

Christophe Alix

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Répression patronale à PSA Poissy : 6 mois de prison avec sursis requis contre 9 ouvriers

Le 17 mai à nouveau neuf militants de la CGT étaient convoqués au tribunal, pour la soit-disant séquestration d'un chef équipe : un prétexte pour PSA pour criminaliser des militants combatifs. Mais il en faudrait bien plus pour leur faire baisser la tête : contre la justice patronale c'est la solidarité ouvrière qui a prévalu.

Justice de classe
120 militants présents au rassemblement pour dénoncer une procès ignoble

Un rassemblement a eu lieu le 17 mai devant le tribunal de Versailles. Des délégations CGT de plusieurs établissements de PSA étaient présentes, mais également d’autre secteurs, comme des cheminots syndiqués Sud-Rail et CGT de Saint-Lazare, ainsi que des cheminots CGT de Versailles. Le camarade Eric Bézou, cheminot menacé de licenciement a pris la parole et a annoncé un rassemblement prévu le jeudi 23 mai à la Gare Saint-Lazare. La CGT Renault Lardy, Renault Flin, et Cleon étaient aussi là, tout comme Sud Renault-Guyancourt, et une délégation de la CGT Ford Blanquefort, dont les ouvriers se sont déplacés en pleine lutte contre la fermeture de leur usine, qui menace d’envoyer à Pôle Emplois 900 ouvriers. Des personnalités politiques sont venues soutenir les neuf camarades : Nathalie Arthaud de Lutte ouvrière ; Marina Mesure de la France Insoumise, ainsi que le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) .

Le procureur requiert 6 mois de prison avec sursis et 6300 euros d’amende contre les 9 militants : un total scandaleux 56700 euros

Cette attaque a pour but de broyer des militants ainsi que les travailleurs du site de PSA Poissy. Dans un contexte où un plan de suppressions d’emplois est en court, cette politique de terrorisme patronal est un des moyens pour imposer encore des reculs à l’ensemble de la classe ouvrière. Si un seul militant est condamné, ce sont tous les militants qui sont dans le viseur : la présence de délégations de différents secteurs marque la volonté de frapper tous ensemble sur le même clou dans la mesure où le management agressif est présent partout, tout comme les suicides malheureusement. Notre réponse se trouve dans l’alliance de tous les secteurs d’activité du privé comme du public .

Rien n’est joué, le délibéré aura lieu le 28 juin et la mobilisation continue contre le patronat, les ouvriers restent plus que jamais déterminés à lutter et gagner.

Crédit photo : photothèque rouge

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Quand les grands patrons ne possèdent pas les médias, ils les espionnent !

Selon les rapports d'un cabinet privé obtenus par Mediapart, François Ruffin et le journal Fakir ont été espionnés de 2015 à 2016 sur ordre de la multinationale LVMH, propriété de Bernard Arnault. Visiblement, quand la première fortune de France ne détient pas les journaux, il fait espionner ceux qui pourraient lui porter préjudice...

Fakir espionné par LVMH

« On a vite repéré la taupe, que nous avons surnommée ’Le Libanais’, explique un article mis en ligne sur le site de Fakir en décembre 2016. Mais à la place de le démasquer, nous l’avons utilisé comme un moyen d’intoxication : on lui passait des faux documents, des infos bidons. Derrière, il les faisait remonter aux deux Bernard [Arnault, et Squarcini, ndlr], qui convoquaient des escadrons de CRS, de RG, devant chez Dior ou aux Journées particulières pour que dalle. C’était assez rigolo de balader les policiers comme ça. De mettre à nu le lien, manifeste, entre le patronat et l’Etat. » En 2016, L’Obs dévoile ce que la rédaction avait deviné : une taupe qui se fait appeler Marc Foll, s’est infiltré à Fakir. Un premier cabinet a ainsi investigué sur le canard amiénois avant 2015.

La nouveauté ? D’après Mediapart, un autre cabinet privé, I2F, aurait sévi entre mars 2015 et février 2016, sous les ordres de LVMH. D’après les témoignages et documents qu’a recueilli le media d’investigation, certains éléments portent clairement sur la vie privée de Ruffin et son entourage. Cette note par exemple : « Le suivi de Fakir depuis ce début d’année, à travers plusieurs réunions internes ou publiques, amène à penser que François Ruffin a désormais une liberté totale dans ses opérations. En effet, E., coordinateur de Fakir, a finalement démissionné à la suite de désaccords avec François Ruffin. C’est désormais J., la compagne de François Ruffin, qui coordonne les actions de Fakir ». Mediapart précise que les identités de E. et J. sont complètes à l’intérieur des rapports.

Dans Merci Patron !, Ruffin fait apparaître les Klur comme acteurs principaux. Sans emploi suite à un licenciement alors qu’ils travaillaient chez un sous-traitant de LVMH, ce couple qui croule sous les dettes ne peut alors plus manger à sa faim. C’est cette réalité abrupte - dans le système capitaliste, une minorité de parasites s’engraisse sur l’écrasante majorité de la population - incarnée par un LVMH qui délocalise en licenciant à tour de bras pour faire plus de profits, que Bernard Arnault veut cacher à tout prix.

I2F aurait ainsi facturé près de 160 000 euros son « suivi » sur Fakir. Une somme qui va bien au-delà du budget du film. L’enquêteur privé Jean-Charles Brisard, « expert » en terrorisme dans les émissions du petit écran, a confirmé à Mediapart avoir enquêté en 2015 sur Fakir (réalisation de trombinoscope des membres de l’équipe ou calendrier d’événements à venir). Ainsi, si Bernard Arnault ne possède pas Fakir, jugé trop dangereux, il le fait espionner.

A qui appartiennent les medias dominants ?

Canal + et C News ? Propriétés de Vincent Bolloré. TF1 ? Dans la besace de Martin Bouygues. Le Figaro ? Possédé par le groupe aéronautique et d’armement Dassault. Le point commun entre Libération, L’Express, RMC et BFM TV ? Tous ces médias appartiennent au milliardaire Patrick Drahi. Bernard Arnault, la première fortune de France est quant à lui, actionnaire majoritaire au sein des groupes de presse Le Parisien/Aujourd’hui en France et les Echos.

Evidemment, la chimère de l’impartialité de la presse, et de sa déontologie en prend pour son matricule. Prenons l’exemple du Parisien, bien que les articles qui ont tout de publi-communiqués (et/ou à l’inverse de censures) sont monnaie courante dans les autres medias non-indépendants. Fin 2016, le quotidien d’Ile-de-France titre « Osons l’optimisme ». C’est le slogan de la campagne de communication de Carrefour d’alors, dont Arnault est actionnaire.

A l’inverse, François Ruffin et Fakir, ont subi par deux fois la censure du Parisien. Alors que la presse est dithyrambique au sujet de Merci Patron !, qui recevra au printemps 2017 un César, silence radio dans les colonnes des Echos et du Parisien. « On n’a pas fait notre travail de journaliste », disent certains au sein de la rédaction. Dans un communiqué, les syndicats SNJ, SNJ-CGT et FO ainsi que la Société des rédacteurs du Parisien « ont dénoncé cette censure ». Sous la pression, le quotidien finira par écrire un article sur le film. C’est ensuite une demande de publicité pour le film qui sera censurée.

La presse, un outil pour contrer le discours hégémonique

Mais le cas des medias privés, appartenant à des groupes ou des grandes fortunes, n’est pas le seul cas de figure où l’impartialité est souvent mise de côté. Il suffit pour cela de penser aux événements récents autour du mouvement des gilets jaunes, et au « mépris des médias dominants ». De la fake news relayée comme un seul homme par toutes les medias publics (comme France Info) ou privés sur la prétendue attaque de la Pitié-Salpêtrière, aux chiffres ridicules du nombre de manifestants annoncés par le ministère de l’intérieur et balancés en cœur, en passant par le silence assourdissant aux débuts du mouvement autour des violences policières.

Ce contexte rend plus central que jamais l’existence de médias indépendants, capables de contrer le discours hégémonique porté par les grands médias. La presse « du bon côté de la barricade » telle que Fakir, Mediapart ou Révolution Permanente, ou des journalistes indépendants comme Gaspard Glantz sont indispensables pour mener la bataille pour une contre-hégémonie, et montrer sans cesse la vérité de l’exploitation et des oppressions qui s’abattent tous les jours sur les classes populaires, les femmes, les personnes racisées, les minorités de genre ou la jeunesse.

Avec la hausse de la conflictualité de classe, ces médias seront certainement d’autant plus attaqués par l’Etat et le patronat, à l’image de la répression judiciaire que Matignon a tenté d’abattre sur Mediapart. Une perspective qui invite à se battre avec encore plus de détermination.

Crédit photo : D. MEYER/H. LUCAS/AFP

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PERPIGNAN : Dépôts de bus bloqués, Vectalia assigne la CGT en justice, la grève pour les salaires reconduite !

La société Vectalia, à qui la communauté urbaine de Perpignan a confié la gestion des transports en commun dans son territoire, vient d'assigner la CGT en justice pour obtenir le déblocage des dépôts de bus que des conducteurs en grève paralysent depuis lundi matin.   

Tout a commencé ce mercredi 15 mai. Lorsque les conducteurs de bus officiant pour le compte de VTI, la filiale du groupe Vectalia qui assure les transports entre les communes de l'Agglo, se sont mis en grève pour obtenir une revalorisation des salaires. Ce lundi, le mouvement a pris une ampleur nouvelle. Faute d'accord, des grévistes ont en effet décidé de bloquer les dépôts de VTI, ainsi que celui de Sankéo, une autre filiale de Vectalia qui gère les bus de ville de Perpignan. Depuis, les transports en commun sont à l'arrêt sur l'ensemble des lignes de la communauté urbaine.


La grève reconduite pour mercredi

Afin de débloquer la situation, Vectalia vient d'assigner en justice la CGT, qui a déposé le préavis de grève. Le tribunal doit examiner le dossier ce mercredi matin 22 mai. "Il y a aussi des non-grévistes. Empêcher les gens de travailler est illégal, estime le directeur général de Vectalia France, Elie Franc. Par ailleurs, ces blocages empêchent Sankéo d'assurer sa mission de service public."

De son côté, le délégué syndical CGT de VTI, Mickaël Tu, annonce d'ores et déjà que la grève se poursuivra ce mercredi. Les négociations n'ont toujours pas permis d'aboutir à un accord. Au-delà du montant et des modalités de l'augmentation en cours de discussion, les salariés réclament que la direction leur rémunère les jours de grève, ce que celle-ci se refuse vraisemblablement à faire. 

À noter : le syndicat CGT de Sankéo vient à son tour de déposer un préavis de grève, pour la semaine prochaine.    

Publié par FSC     

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Les dividendes, qui ne sont qu’une part du profit, donc du travail volé aux salariés, ont explosé à l’échelle mondiale comme jamais au premier trimestre: +7,8%. Le démantèlement des acquis sociaux et le renforcement de l’Etat policier, en France comme ailleurs, sont à la mesure de l’augmentation du vol, soit un doublement en 10 ans.
Le vol du travail par le capital fait un bond sans précédent au premier trimestre

Les dividendes versés aux actionnaires dans le monde ont encore progressé de 7,8 % au premier trimestre 2019. Un record sur cette période.

Sur  les trois premiers mois de 2019, les groupe cotés en Bourse ont distribué 263,3 milliards de dollars, selon l’étude de référence de la société de gestion Janus Henderson. Sur un an, les dividendes ont augmenté de 7,8 %. Du jamais vu sur un premier trimestre. Le vol du travail est bien sûr beaucoup plus important, puisque dans le profit de ces groupes il faut ajouter les investissements, qui sont propriété des propriétaires, autrement dit des parasites, et pas de ceux qui travaillent, et les impôts, largement consacrés à entretenir les fonctions dites régaliennes de Etats, autrement dit policières, militaires et judiciaires, chargées d’assurer la dictature du capital.

Aux Etats-Unis, les dividendes ont atteint 122,5 milliards de dollars (+8,3 % ). En Asie Pacifique hors Japon, elles ont progressé de  14,7 % pour atteindre 18,1 milliards de dollars.

En Europe, les chiffres sont moins significatifs, car peu de dividendes sont payés au cours du premier trimestre, mais enregistrent un +9,2 %.

A noter que c’est dans le secteur pharmaceutique que les parasites volent le plus 1 dollar sur 8 à l’échelle internationale. Novartis accapare  un dollar sur 30, suivie de près par Roche, dans ce vol sans précédent.

Janus Henderson estime que les dividendes versés par les entreprises cotées dans le monde devraient atteindre 1.430 milliards de dollars en 2019, soit + 4,2 % sur 2018. Depuis 2009, les dividendes mondiaux ont quasiment doublé.

Publié par Anti-K

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Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Cette cure d'austérité fait partie d'une vaste restructuration pour économiser 11 milliards de dollars et faire de Ford un groupe plus "agile AFP

Cette cure d'austérité fait partie d'une vaste restructuration pour économiser 11 milliards de dollars et faire de Ford un groupe plus "agile AFP

Publié le . Mis à jour  par SudOuest.fr avec Afp.
 

Le constructeur américain poursuit les coupes sombres dans ses effectifs. Cette fois-ci il annonce  7000 suppressions d’emplois dans le monde, sans donner le détail par pays, d’ici la fin du mois d’août

Au mois de mars dernier, Ford annonçait la suppression de 5000 emplois en Allemagne,dans le cadre d’un plan social européen. Cette fois-ci, il programme la suppression de 7000 emplois à travers le monde, soit 10% de ses effectifs, d’ici la fin du mois d’août. Objectif : faire des économies et s’adapter au déclin des ventes de berlines et de citadines aux États-Unis notamment.

Rappelons que la fermeture du site français de Ford Blanquefort, qui emploie 850 salariés, est également programmée pour la fin du mois d’août.

Départs volontaires et licenciements secs

Le constructeur automobile américain n’a pas donné le détail des coupes par région, ni par métier. On sait cependant qu’il compte réduire les fonctions d’encadrement de 20%. « Ce qui devrait conduire à des économies annuelles d’environ 600 millions de dollars », indique une porte-parole qui précise que ces coupes devaient être un mélange de départs volontaires et de licenciements secs.

Environ 800 emplois doivent être supprimés en Amérique du Nord (Etats-Unis, Canada et Mexique), dont 500 dès cette semaine, a précisé la porte-parole. Ce qui s’ajoutera aux quelque 1500 employés ayant quitté le groupe ces derniers mois dans cette région via un plan de départs volontaires.

Les mesures d’économies touchent également la Chine, l’Europe et l’Amérique du Sud: « Pour l’instant, nous n’avons pas encore de détails précis pour chacune de ces régions (…) parce que la restructuration est en cours mais nous pouvons dire qu’elle devrait être finalisée d’ici la fin du mois d’août », a ajouté la porte-parole.

11 milliards de dollars d’économies

Cette cure d’austérité fait partie d’une vaste restructuration annoncée à l’automne par le PDG Jim Hackett pour économiser 11 milliards de dollars et faire de Ford un groupe plus « agile » avec des procédures de prise de décisions accélérées.

Le constructeur  veut en effet retrouver le peloton de tête dans la transformation en cours du secteur automobile sous l’effet de l’explosion de l’auto-partage, du covoiturage et surtout du développement de la voiture autonome et de l’accélération vers l’électrique.  Ces deux dernières technologies, très coûteuses, demandent soit de nouvelles usines soit une modernisation complète de celles existantes.

Publié par Anti-K

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Le gouvernement renonce à faire transporter 400 000 tonnes de fruits et légumes par 25 000 camions. Mais l'objectif SNCF de casser le rail public français demeure.

Le train de primeurs Perpignan-Rungis toujours en danger de mort

Dès lors, contre ce qui n'est qu'un sursis, la pétition organisée par la CGT reste d'actualité!

En effet, tout est dans la précision du communiqué ministériel des Transports: le train de primeurs est maintenu "au moins jusqu'à la fin de la saison haute en cours". C'est à dire que lors de la saison basse en production de fruits et légumes, couic!

De ce fait, la SNCF, fidèle commis du capitalisme libre et non faussé, maintient son objectif de fermeture de la ligne française. En cause, les 82 wagons réfrigérés accusent 40 ans d'âge. Lesdits wagons sont loués par la SNCF à une filiale à 100% de la SNCF qui n'a rien investi. Est-ce que vous suivez? Quand on veut tuer son train, on l'accuse de son grand âge.

Et puis Manu 1er lorgne sur l'autoroute ferroviaire fret Barcelone-Rungis. Elle devrait ouvrir en 2022. Du coup, les primeurs espagnols, récoltés à très bas prix par des salariés immigrés -ben oui, toujours le moins-disant pour le capitalisme-, arriveront en droite ligne sur le marché gaulois à Rungis. 6 000 emplois directs et 2 000 induits supprimés dans le Roussillon. Et couic du service public français autour d'un train de marchandises.

Au fait, la CES, qui fédère les syndicats européens, ouvre son congrès ce jeudi. Laurent Berger, patron de la Cfdt qui fait tant de bien aux travailleurs de France, va en être propulsé grand manitou. L'Europe sociale en perspective donc. Non?

Je déconne grave bien sûr. Lors de la grève des cheminots contre la casse du rail public français, la CES n'a pipé mot. Avec Laurent Berger aux commandes, ce sera également silence radio pour le train de primeurs Perpignan-Rungis. La CES reste et restera un syndicalisme de consensus en Europe. De consensus avec le capital.

Allez, au lieu de croire aux incantations magiques pour une Europe sociale, signez la pétition. Et luttez!

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Un péage installé sur l’un des gros sites naturels des Pyrénées : il va falloir payer pour y monter !

Le lac d’Orédon et l’un des lacs situés sur le massif de Néouvielle. (©©Wikipedia)

Dès les prochaines semaines, un site naturel des Pyrénées situé dans les Haute-Pyrénées au sud de Toulouse, site très prisé des touristes, va voir son accès devenir payant.

Après le pont d’Espagne à Cauterets ou encore le site de la gourgue d’Asque en pays de Nestes, deux sites où le stationnement sur les parkings est déjà payant, c’est au tour du massif de Néouvielle de voir son accès encore plus réglementé.

Ce massif de Néouvielle situé au dessus de Saint-Lary Soulan est l’un des sites naturels les plus beaux et les plus appréciés de nos montagnes. Chaque été, les touristes sont des milliers à monter avec leurs voitures aux lacs d’Aumar, d’Aubert, d’Orédon et de Cap de Long.

Dès l’été 2019, l’accès à tous ces lacs va devenir payant. Des horodateurs viennent en effet d’être installés sur le site d’Artigusse, commune d’Aragnouet (Haute-Pyrénées). Un parking qui se trouve sur la route qui monte

C’est l’Association Libres Pyrénées (Alipy) qui défend l’accès libre et gratuit aux sites naturels pyrénéens qui a partagé cette information sur son mur Facebook :

Il va falloir maintenant s’acquitter de la « modique » somme de 10 euros pour aller randonner dans les lacs du Néouvielle. Des horodateurs sont en cours d’installation au niveau d’Artigusse. Un accès de plus à la montagne qui devient payant.

Il fallait s'en douter, le SIVU Aure-Néouvielle l'a fait !

Il va falloir maintenant s’acquitter d'une somme avoisinant les 10€ pour aller randonner à la journée dans les lacs du Néouvielle.

Des horodateurs sont en cours d'installation au niveau du parking d'Artigusse. Selon Scoop it Vallées d'Aure & Louron - Pyrénées, les recettes serviront à "mettre en œuvre un circuit autour du lac d'Orédon". 

Un péage partiel existait depuis 1994

Cette mesure instaurée par le SIVU Aure Néouvielle va certainement faire débat parmi les adeptes de la randonnée et les amoureux de la nature.

Ce n’est pourtant pas une nouveauté sur le site de Néouvielle.  Depuis 1994, l’accès des véhicules à moteur est en effet restreint à partir du lac d’Orédon. Il fallait alors s’acquitter de 8 euros maximum pour franchir la barrière de péage et accéder à deux des lacs de la réserve (lac d’Aumar et d’Aubert).

Sauf que désormais, les touristes vont devoir payer pour monter vers tous les lacs.

Déjà une tentative en 2018

En 2018, le SIVU Aure Néouvielle avait déjà envisagé d’instaurer ce péage ce qui avait suscité une fronde sur les réseaux sociaux, notamment via une pétition lancée par Alipy et qui avait recueilli des milliers de signatures.

Un arrêté autorisant le projet avait été pris par la préfecture des Haute-Pyrénées au début de l’année 2018 avant d’être abrogé à l’été 2018.

Un an, plus tard, le projet se concrétise donc.

Il répond essentiellement à deux problématiques. La route étroite et sinueuse qui monte aux lacs jusqu’à 2200 mètres d’altitude, ouverte en 1972, est saturée durant la période estivale.  Cette route permet d’accéder aux rives des lacs d’Aumard’Aubert et de Cap-de-Long via le lac d’Orédon. Il est aussi possible d’aller au lac de l’Oule.

Financer l’aménagement du site

« La saturation du trafic en période estivale le long de la RD 929, cause des nuisances sur le site, notamment par la multiplication des cas de stationnements sauvages », notait le préfet des Haute-Pyrénées en 2018. Il s’agit pour les autorités locales de répondre aux « objectifs de protection du site naturel remarquable du Néouvielle ».

L’argent récolté par les parcmètres va également permettre au SIVU de financer une amélioration de la qualité des installations pour mieux accueillir les touristes.

Dès le printemps 2019, des toilettes publiques et des espaces de pique-nique seront installés sur le parking d’Artigusse. Afin de mieux gérer l’afflux touristique tout en préservant l’environnement, indiquait le bulletin municipal de la commune d’Aragnouet en janvier 2019.

L’argent récolté doit permettre de réaliser un nouveau sentier de randonnée autour du lac d’Orédon. Une étude de faisabilité de ce projet a été confiée à l’Office National des Fôrets (ONF).

Contactée, le mairie d’Aragnouet, n’a pas répondu à nos sollicitations.

Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
7 semaines de grève pour les postiers de Castanet ! Soutenez la caisse de grève

Cela fait quarante-cinq jours que les facteurs et factrices de Castanet Tolosan sont en grève pour défendre leurs conditions de travail et contre la casse du service public. Pour les soutenir, une pétition et une caisse de grève en ligne sont disponibles.

Ubérisation du service public

Dans un contexte de lutte des Gilets jaunes contre les logiques de destruction de l’emploi menées par le gouvernement, les postiers et postières de Castanet Tolosan, au sud de Toulouse, entament leur quarante-cinquième jour de grève. Depuis le 6 avril, une dizaine de salariés de La Poste demande un arrêt net du plan de restructuration qui menace leurs conditions de travail. Les facteurs et factrices exigent également davantage de respect pour leur travail. Une mobilisation d’ampleur, puisque pour le début de la septième semaine de grève, ce sont 80% des effectifs qui sont mobilisés.

La soupe fade qui fait office d’explication au plan de restructuration n’est qu’une manière de faire avaler des couleuvres aux salariés sans qu’ils ne bronchent ! La direction invoque en effet la baisse du trafic courrier pour déstructurer le métier de facteur, en augmentant les cadences et creusant la dépersonnalisation des postiers.

Une réorganisation sous forme d’ubérisation de la distribution du courrier

Depuis plus de dix ans, la mairie de Castanet-Tolosan lorgne sur les locaux de La Poste, situés en centre ville. Pour réaliser des transactions immobilières en construisant de nouveaux logements, elle a réussi en septembre 2018 à mettre La Poste en demeure de quitter les lieux. La direction de La Poste y a vu une aubaine pour imposer une nouvelle organisation – bien évidemment sans concerter ses salariés - en arguant l’urgence de la situation... De plus, elle pourra économiser environ 200 000€ avec cette nouvelle organisation, une hérésie, alors que le bénéfice de La Poste Distribution Courrier avoisine les 800 millions en 2018.

Pour réaliser ces économies, la direction entend rogner sur les conditions de travail et la qualité de service. Jusqu’à présent, les facteurs divisaient leur journée entre la préparation des tournées (tri des courriers et triage pour la tournée) et la distribution - un système qui permet actuellement que l’ensemble du courrier soit distribué jusqu’à 14 heures. Avec le nouveau plan imposé par la direction, c’est l’ensemble de ce système qui sera démantelé.

Le système « distribution sacoche » prévoit que les seniors et les travailleurs inaptes à la distribution pour cause de problèmes de santé soient non seulement délocalisés au centre de Labège, mais doivent par ailleurs s’occuper de l’ensemble du travail de triage, sept heures par jour, le tout avec des cadences très soutenues. Pour les facteurs, il s’agira de s’occuper uniquement de la distribution du courrier, là aussi sept heures par jour. Cela conduit inexorablement à une dégradation des conditions de travail, avec des risques accrus pour la santé, notamment une aggravation des risques musculo-squelettiques, à cause d’une activité en extérieur toute la journée et par tous les temps.

Mais ce n’est pas tout ! Avec ce nouveau système, c’est la voie de « l’ubérisation du service postal » qui est en route. L’idée est poussée jusqu’à des embauches sans formations, avec des missions commandées via smartphone. Ce nouveau système est aberrant en terme de qualité de service. Alors que jusqu’à présent l’ensemble du courrier était desservi à 14h, il faudra maintenant, pour les usagers en fin de tournée, patienter jusqu’à 17h pour recevoir le courrier et la presse. La bataille des grévistes de Castanet-Tolosan est donc une articulation entre la lutte contre la dégradation des conditions de travail et pour la sauvegarde d’un service public de qualité.

Soutenez les grévistes postiers de Castanet-Tolosan !

Ce mois-ci, les grévistes recevront très certainement un bulletin de paie vide. En ce sens, il est indispensable d’apporter toute notre solidarité à ces grévistes qui se battent contre la dégradation de leur conditions de travail et pour un service postal public de qualité. Nous vous invitons donc à verser de l’argent à la caisse de grève en ligne et de signer la pétition de soutien aux postiers de Castanet-Tolosan !

En parallèle du procès de France Télécom qui s’est ouvert il y a quelques semaines et de la campagne contre le licenciement du cheminot Éric, la lutte des postiers de Castanet Tolosan est également le reflet des politiques destructrices qui visent, sous couvert d’une rationalité économique, à renvoyer les travailleurs dans leurs derniers retranchements, afin de les démoraliser pour mieux les exploiter.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Nantes : les salariés de BN lancent un droit d'alerte car Carrefour ne veut plus vendre leurs biscuits chocolatés

France Info

Coup dur pour les 370 salariés de l'usine BN à Vertou, la seule en France qui fabrique les fameux biscuits chocolatés. Leur avenir s'assombrit un peu plus avec la décision de Carrefour. L'enseigne ne veut plus mettre en rayon les chocos BN.

Les salariés de BN n'ont plus le sourire depuis qu'ils ont appris que les magasins Carrefour ne voulaient plus vendre leurs chocos BN, au moins jusqu'en 2020. Après la fermeture de l'usine de Compiègne, celle de Vertou était la seule en France à fabriquer encore le biscuit phare de la marque fondée à Nantes en 1896. Pour la direction de Carrefour, "la gamme n'est pas assez performante" et elle ne correspond plus aux attentes des consommateurs dans "un marché devenu extrêmement concurrentiel". L'enseigne préfère mettre en avant ses propres biscuits chocolatés. La production s'en est fortement ressentie et accélère la dégringolade observée depuis 3 ans, à savoir une chute de 40 % des tonnages produits à Vertou. Du coup, la CGT lance un droit d'alerte. Depuis le rachat de BN par le turc de Yildiz, numéro trois mondial de la biscuiterie, les rumeurs vont bon train. Il semblerait que le groupe turc cherche à revendre la marque nantaise. Que deviendrait alors l'usine de Vertou ? Sa production serait-elle délocalisée en Angleterre ? A moins que ce ne soit en Roumanie.

En attendant, les BN à la confiture continuent d'être commercialisés chez Carrefour.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Vidéo. La comédienne Audrey Vernon était au procès de France Télécom et appelle à soutenir Éric Bezou

Présente au procès de France Telecom ce vendredi, la comédienne Audrey Vernon appelle à soutenir Eric Bezou, menacé de licenciement par la direction de la SNCF pour son activité syndicale. Elle dénonce « ce qu’il y a d’inhumain dans ce fonctionnement managérial et capitaliste ».

Rassemblement jeudi 23 mai

Sept dirigeants de France Télécom doivent répondre devant le tribunal correctionnel de Paris des conséquences de leurs politiques managériales, qui ont causé 39 cas de suicides et de dépressions au cours des années 2010. Pour Audrey Vernon, signataire de la tribune "Ne pas laisser la SNCF devenir un nouveau France Télécom", « c’est le système qui est responsable de ces morts-là puisque le gouvernement de l’époque a demandé à l’entreprise de faire plus de profit. L’Etat n’est pas représenté ici lors qu’il devrait être aussi là pour s’expliquer sur cette nécessité de faire des profits. Il y a deux logiques qui s’affrontent et qui ne sont pas conciliables. Le capitalisme n’est pas conciliable avec le bien-être des employés, des gens, qui eux sont attachés au service public. C’est très rare qu’il y ait un procès et que les PDG soient là pour expliquer leur façon de voir et de faire. Là on voit tout ce qu’il y a d’inhumain dans ce fonctionnement managérial et capitaliste. C’est pas grand chose, il risque 1 an de prison ferme et 15000€ d’amende. Pour le nombre de morts qu’il y a eu, les suicides et dépression... c’est pas cher payé, donc pour un serial killer je pense que c’est un bon plan le harcèlement moral ! »

En soutien à ceux qui sont en train de lutter et en hommage aux victimes, la comédienne appelle à rejoindre le rassemblement aux côtés d’Eric Bezou, avec la touche d’humour noir qu’on lui connaît bien : « j’appelle tout le monde à venir le 23 mai à 14h à la gare Saint-Lazare. Eric est encore en vie, il faut le rester, donc soyez nombreux à le soutenir, parce qu’il faut mieux les soutenir avant, que après ! » Un grand merci à elle !

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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