SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
DISCOURS D’EMMANUEL MACRON Ou comment creuser les inégalités avec « méthode »
DISCOURS D’EMMANUEL MACRON Ou comment creuser les inégalités avec « méthode »
Encore une fois, sous couvert de nouveauté ou de modernité, « la méthode » qui a été proposée par Emmanuel Macron n’a d’autre objectif que de servir les intérêts du néolibéralisme. Au prétexte d’une opposition entre l’ancien et le nouveau monde, les mécanismes restent identiques. Le président annonce : « pas de changement d’avis, pas de changement de cap »...

Encore une fois, sous couvert de nouveauté ou de modernité, « la méthode » qui a été proposée par Emmanuel Macron n’a d’autre objectif que de servir les intérêts du néolibéralisme.
Au prétexte d’une opposition entre l’ancien et le nouveau monde, les mécanismes restent identiques. Le président annonce : « pas de changement d’avis, pas de changement de cap ». Ce qui veut dire, très concrètement, une mise en concurrence avec « méthode » des territoires entre eux et des populations qui y vivent.
Comment un président de la République peut affirmer dans son discours que « les riches font les bons choix » et que, pour les pauvres, il suffirait de les accompagner dans une transition énergique grâce à des exemples « concrets, tangibles, simples » ? Une nouvelle preuve de mépris ! Il balaie d’un revers de la main toute ouverture de négociations gouvernementales et patronales s’agissant de l’augmentation immédiate du Smic, des salaires, des pensions et des minimas sociaux, seuls remèdes aux inégalités.
Ainsi, la feuille de route établie acte le principe de ne pas utiliser la loi, la norme, comme facteur de changement. Cela aura pour conséquence de renvoyer aux autorités territoriales, via des concertations et non des négociations, la responsabilité de trouver des voies et moyens pour répondre aux attentes de chacun et chacune. Cette méthode détruira, de fait, la dimension collective et nationale de la réponse à apporter aux légitimes revendications exprimées sur l’ensemble du pays.
De même, il renvoie au bon vouloir du patronat, la nécessaire ré-industrialisation des bassins d’emplois pour favoriser les mobilités professionnelles et la transition énergétique pour sortir des énergies fossiles. Pour la CGT, l’exemple du CICE (plus de 100 milliards d’euros en 5 ans) démontre que faire confiance au patronat sans contrôles coercitifs n’a pas permis de créer des emplois mais constitue, par contre, une vraie gabegie pour les finances publiques.   
Comment lutter contre l’émission des gaz à effet de serre (GES) s’il n’y a pas d’accélération notable du plan de rénovation énergétique des bâtiments ? Aujourd’hui, 7 millions de logements sont très mal isolés, près de 4 millions de ménages peinent à payer leur facture ou se privent de chauffage !
La modulation de la TICPE (Taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques), là encore, n’a rien d’innovant puisqu’un dispositif comparable a déjà existé au début des années 2000. Gain pour l’usager : de 1 à 2 centimes par litre !
Enfin, dans son discours sociétal sur le consentement à l’impôt, il semble oublier très vite que celui-ci est un des fondements de l’abolition de la monarchie et de la Déclaration universelle des Droits de l’homme. Il passe aussi par la traçabilité des prélèvements fiscaux afin que le peuple sache qui le paie, sur quoi il le paie et comment il est redistribué.
À ce jour, à défaut d’une grande réforme fiscale, les niches fiscales permettent aux plus riches d’échapper à l’impôt. Emmanuel Macron assume cette fiscalité de classe et continuera la réorganisation de l’État, la diminution de la dépense publique, allant jusqu’à pousser le paradoxe en voulant faire plus de « services » avec moins de ressources… C’est ce qu’il appelle un nouveau contrat social du XXIème siècle.
En clair, Emmanuel Macron continue de casser toutes les garanties collectives : code du travail, sécurité sociale, services publics, etc.
La CGT reste mobilisée auprès des travailleuses et travailleurs afin qu’une vraie justice sociale puisse voir le jour.
C’est la raison pour laquelle la CGT appelle l’ensemble de la population à converger et à manifester contre le chômage et la précarité le samedi 1er décembre 2018 et s’engage dans un processus de mobilisations dans les jours et semaines à venir.

Montreuil, le 27 novembre 2018

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
APPEL AUX GILETS JAUNES : GAGNER ENSEMBLE C’EST POSSIBLE !

Le mouvement des « gilets jaunes » exprime depuis le 17 novembre dernier, le ras-le-bol d’un peuple qui n’en peut plus d’être taxé, humilié, exploité, méprisé par un pouvoir toujours plus distant de sa réalité.

Comme vous,

Nous vivons dans un monde que nous n’avons pas choisi, où celles et ceux qui luttent subissent au quotidien la propagande gouvernementale, la répression policière, l’utilisation politique des « casseurs », les mensonges des médias…

Beaucoup d’entre nous ont partagé vos mobilisations, gilets au coude à coude, même si nos « gilets » sont « rouges »…

Notre objectif commun est de redonner le plus rapidement possible le pouvoir de décision au peuple, par le peuple, pour le peuple. Un pouvoir qui lui revient pleinement de droit.

Comme vous,

Nous voulons gagner pour :

  • l’arrêt des taxes sur les carburants et de la TVA sur les produits de consommation courante,
  • le retour de l’impôt sur la fortune et un combat réel contre l’évasion fiscale,
  • taxer Total, les riches et pas les salariés pour la lutte contre la pollution,
  • le développement des services publics, de transport en particulier,
  • une hausse générale des salaires, pensions et minimas sociaux.
Comme vous,

Nous cherchons l’efficacité, donc le rassemblement :

  • nous vous proposons de nous unir dans le respect de chacune et chacun,
  • nous, « gilets jaunes » et « rouges », munis de revendications communes, quelle force nous aurions si nous réalisions cette unité !
Comme vous,

Nous n’attendrons plus que la solution vienne d’en haut. Les directions politiques, financières, et industrielles qui gouvernent aujourd’hui notre pays seront toujours incapables de résoudre à notre place des problématiques sociales et environnementales que bien souvent elles n’entendent et ne voient même pas.

La solution est en nous-même, en nous les travailleurs, les chômeurs, les retraités, de toutes origines et de toutes couleurs.

Que les choses soient claires entre nous, nous condamnons toute pollution, toute récupération et toute manipulation de l’extrême-droite.

Soyons réalistes, obtenons l’impossible !

Rencontrons-nous,

Agissons ensemble
dès le 1er décembre 2018 !

Publié par FSC

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Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Questions CE/DP Vendredi 30 novembre 2018

Ci-dessous les questions de la CGT :

Questions CE :

Volume à date SHAMPOING/DENTAIRE et comparaison par rapport à l’année dernière

Part de marché shampoing/dentifrice. Point sur les ventes de Monsavon.

Volume shampoing et dentaire pour l’année 2019

Point SUR

Point effectif

Point sur les embauches ?  Nombre de CDI- I ?

Comment se fait-il que nous ayons une telle différence sur les effectifs sur le rapport des experts du comité groupe France ? Alors que ces données sont envoyées par la direction et sur certaines années (de 2006 0 2017) il y a un écart de 50 salariés.

Point intéressement

Point sur les AI, somme mini – maxi distribuée, et par service.

Point sur la note de la direction sur « l’instruction d’urgence en cas de troubles du comportement » ? Nous demandons une copie de cette note ?

Nous demandons à la direction de ne pas déduire les heures de présence des salariés qui ont participés à l’assemblée du lundi 5 novembre, 9 novembre et 10 novembre ?

Pourquoi demande-t-on aux salariés en 3X8 de poser 3 CP quand ils veulent prendre 2 nuits ?

Point sur l’éventuel projet Timotei ?

Point sécurité, pourquoi les radars (ligne A et 8) ne sont pas installés, alors qu’ils sont disponibles depuis 2014 ?

Questions DP :

Combien de temps doit-on attendre pour le frigo à la cantine ?

La direction a-t-elle toujours la volonté de vouloir sonder le personnel suite au travail de nuit ?

Quel est le coût pour l’entreprise d’un médecin contrôleur employeur ? Combien de salariés ont été contrôlé ?

Ci-dessous l'ordre du jour :

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

EVENEMENT DANS LES THES ET INFUSIONS !

RELANCEMENT DE LA GAMME 1336

 

Les délicieux Thés et Infusion 1336 sont plein « boom »

La coopérative provençale ScopTi est née en 2014 suite au combat social de ses employés contre le groupe Unilever, qui souhaitait délocaliser sa production en Pologne (les anciens « Fralibs »).
Relancée sous la marque 1336 (nombre de jours qu’il a fallu pour conserver son outil de production), la gamme 1336 connait en cette fin d’année un important « relancement », qui devrait séduire ses fidèles consommateurs, mais également convaincre de très nombreux nouveaux clients.

Une marque 1336 toujours aussi forte et impliquante

Un emballage beaucoup plus gourmand et séduisant, mais qui traduit surtout la philosophie de 1336 : élaborer ses recettes avec uniquement des produits naturels (et sans aucun arôme artificiel, au contraire de ce que font malheureusement aujourd’hui la majorité des autres fabriquants de thés et infusions en grand distribution).

Cinq nouvelles variétés très gourmandes (prix de vente magasin autour de 3.00 € / 4.00 € pour le Bio) :

EVENEMENT DANS LES THES ET INFUSIONS !  RELANCEMENT DE LA GAMME 1336 EVENEMENT DANS LES THES ET INFUSIONS !  RELANCEMENT DE LA GAMME 1336
EVENEMENT DANS LES THES ET INFUSIONS !  RELANCEMENT DE LA GAMME 1336 EVENEMENT DANS LES THES ET INFUSIONS !  RELANCEMENT DE LA GAMME 1336
EVENEMENT DANS LES THES ET INFUSIONS !  RELANCEMENT DE LA GAMME 1336 EVENEMENT DANS LES THES ET INFUSIONS !  RELANCEMENT DE LA GAMME 1336

- Thé Noir Grand Yunnan 1336 (thé du Sud-Ouest de la Chine de très grande qualité)
  - Thé Vert Citron et Fines Ecorces 1336 (thé vert Sencha de Chine, avec arômes naturels de citron)
  -  Thé Vert Menthe Chocolat 1336 (avec des éclats de cacao et un arôme naturel de chocolat)
  - Infusion du Nord au Sud 1336 (mélange gourmand très harmonieux d’ingrédients normands et provençaux)
   - Thé Noir Citron BIO (aux arômes naturels et écorces de citron), venant compléter notre gamme Scopti Bio, dont les infusions revendiquent ne contenir que des plantes 100% origine France

EVENEMENT DANS LES THES ET INFUSIONS !  RELANCEMENT DE LA GAMME 1336

 Les thés et Infusions de la gamme 1336, sont disponibles dans les grandes surfaces (celles qui font le pari de la qualité, malheureusement pas encore assez nombreuses aujourd’hui), mais également sur notre site internet : www.boutique1336.fr

 

Contact et photos : Olivier Leberquier (Président) - olivier.leberquier@scop-ti.com

SCOPTI « Eveille les consciences et réveille les papilles »

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Il y a un demi-siècle, cette scientifique prédisait déjà la catastrophe liée aux pesticides !

Connaître le passé pour mieux comprendre le présent. Une scientifique américaine avait prédit l’actuel désastre des pesticides, mais les lobbys étaient parvenus à la discréditer, avec le résultat que l’on connaît aujourd’hui !

Rachel Louise Carson (1907-1964) était une biologiste marine américaine qui s’est très vite intéressée à la protection de l’environnement, plus particulièrement aux problèmes causés par les pesticides ou biocides de synthèse. Son ouvrage Le Printemps silencieux paru en 1962 a été maintes fois qualifié de prophétique, et est connu pour avoir contribué à lancer le mouvement écologiste dans le monde occidental.

L’ouvrage est le résultat des nombreuses observations faites par la biologiste qui s’est intéressée à la terre dans les années 1950, au moment où l’utilisation des pesticides explosait. À cette période, de nombreuses anomalies inédites sont rapportées et demeurent inexplicables. Cependant, Rachel Louise Carson identifiera rapidement un rapport de cause à effet entre l’utilisation massive des pesticides et les anomalies en question concernant l’environnement – particulièrement au niveau des oiseaux.

Victime d’une campagne agressive de discrédit émanant de sociétés de l’agroalimentaire – dont Monsanto en fer de lance -, la biologiste dénonça vivement le Dichlorodiphényltrichloroéthane (DDT) qui fut finalement interdit aux États-Unis en 1972 et en France en 1971. Rachel Louise Carson accusait également l’industrie chimique de pratiquer la désinformation, et fustigeait les autorités publiques qui se rendaient coupables de répondre aux attentes de l’industrie chimique sans se poser davantage de questions.

Depuis, les lobbys n’ont jamais cessé de jouer la carte de la désinformation pour discréditer les éventuels détracteurs, alors que nous poursuivons l’utilisation de produits détruisant les sols et polluant l’eau ainsi que l’air. Cela a un impact sur les écosystèmes, sur la biodiversité ainsi que sur la santé humaine. Quant à Rachel Louise Carson, celle-ci avait reçu à titre posthume la médaille présidentielle de la Liberté en 1980, c’est-à-dire la plus haute distinction civile aux États-Unis.

Sources : PositivR – Le Point

Publié par anti-k.org

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Un  appel de Mickaël Wamen: La colère n’a pas de couleur, notre ennemi est commun… Pour gagner, ce sera l’unité …

Un  appel de Mickaël Wamen

CETTE FOIS CI C’EST CLAIR ???

A moins d’être totalement aveugle et sourd, personne ne peut ignorer que partout la demande d’unité est énorme !!!
Plus personne ne veut du chacun dans son coin …
On en a rien a foutre des gueguerres de chèchefs à la con, parce que à ce petit jeu là on a quasi tout perdu !!!!
La base CGT éxige un changement radical de façon de faire, d’unir au lieu de diviser au maximum !!!
Si ce message n’est pas appliqué, ça va vraiment secouer en interne !!!
On ne peu plus se permette de se croire les meilleurs quand on a un bilan aussi négatif depuis 2 ans !!!
Les gens qui sont dans la rue et en colère n’attendent que cela, L’UNITÉ …
La base de la CGT mais aussi dans d’autres syndicats ne cesse de dire et répéter que nous devons sortir en urgence du partenariat avec nos bourreaux !!!!
Ce sont NOS ENNEMIS, c’est clair ou il va falloir aller le dire dans les bureaux de nos instances ????
On passe pour des « vendus » auprès de gens qui considèrent que les syndicats militent pour eux et pour leurs places …
Ce qui est totalement FAUX, des centaines de milliers de militant-e-s donnent une large partie de leurs vies pour le collectif !!!!
Il est vrai que nous ne sommes pas aidé par ceux qui jouent aux pompiers de service et qui au lieu d’organiser la colère, organisent son silence !!!!

STOP, TERMINUS !!!!

Nous exigeons l’arrêt de la lutte des places, les militants ne sont pas l’appareil, l’appareil doit et c’est vital écouter ces adhérents et cesser avec le paritarisme et le compromis …

Commençons par un 1 décembre unitaire ….

Cesser avec les ouais, ils sont du ceci ou du cela, ouais ils sont contre nous …..
Le seul qui gagne à ce jeu là c’est le VRP DES PUISSANTS !!!
Alors ou se bouge le cul et on impose que ça change car ….

LA COLÈRE N’A PAS DE COULEUR,NOTRE ENNEMI EST COMMUN ….
POUR GAGNER CE SERA L’UNITÉ …

Publié par anti-k.org

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
1849 : Le grand discours de Victor Hugo contre la misère... C'était deux ans avant le coup d'Etat du Prince-Président...
1849 : Le grand discours de Victor Hugo contre la misère... C'était deux ans avant le coup d'Etat du Prince-Président...
1849 : Le grand discours de Victor Hugo contre la misère... C'était deux ans avant le coup d'Etat du Prince-Président...

Gravure de Victor Hugo en jeune homme ; source : Gallica-BnF

Les Crises

Le 9 juillet 1849, Victor Hugo prononce à l’Assemblée un réquisitoire contre l’inaction du pouvoir en place face à l’extrême pauvreté. Son discours fera date.

9 juillet 1849. Victor Hugo, depuis peu député à l’Assemblée législative, s’apprête à prononcer un discours aussi lyrique qu’emporté. Profondément marqué par les événements de 1848 et bouleversé par la détermination des insurgés (alors que maire du 8e arrondissement de Paris, il a participé à la répression des mouvements ouvriers de juin), il entend dénoncer le fléau qui est, selon lui, à l’origine de toutes les révoltes populaires : la misère.

Ce jour-là, on débat à l’Assemblée sur les lois relatives à la prévoyance et à l’assistance publique. Hugo est le premier à prendre la parole. Il commence par faire référence à la manifestation parisienne du 13 juin 1849, organisée par l’extrême gauche autour de Ledru-Rollin et réprimée par l’armée, qui s’est soldée par la mort de huit manifestants :

« Aujourd’hui, le calme s’est fait, le terrorisme s’est évanoui. La victoire est complète ! il faut en profiter. Mais savez-vous comment il faut en profiter ? […] Il faut profiter de la disparition de l’esprit révolutionnaire pour faire reparaître l’esprit de progrès ; il faut profiter du calme pour engendrer la paix, non pas la paix des rues, mais la paix des cœurs et des esprits. »

Voir Le Constitutionnel du 10 juillet 1849

Hugo, partisan de l’ordre et de la propriété, ne peut souscrire aux thèses socialistes et révolutionnaires, mais il leur reconnaît le souci sincère de la détresse sociale, dont il fait le cœur de son discours :

« Je ne suis pas de ceux qui croient qu’on peut supprimer la souffrance en ce monde ; la souffrance est une loi divine ; mais je suis de ceux qui croient qu’on peut détruire la misère. La misère est une maladie de la société, comme la lèpre est une maladie de l’homme. Elle peut disparaître comme la lèpre, oui. »

Il cite ensuite plusieurs exemples :

« Il y a dans Paris, dans ces faubourgs que le vent de l’émeute a soulevés, il y a telle maison où des familles entières, hommes, femmes, enfants, vivent pêle-mêle n’ayant pour lit, – c’est à Paris, Messieurs – n’ayant pour lit, pour couverture, j’ai presque dit pour vêtements, que des chiffons en fermentation, infects, ramassés au coin des bornes.

Ces jours-ci, un malheureux homme, un homme de lettres, car la misère n’épargne pas plus les professions libérales que les professions manuelles, un homme de lettres est mort de faim, à la lettre, et il a été constaté, après sa mort, qu’il n’avait pas mangé depuis six jours.

Voulez-vous quelque chose de plus douloureux encore ? (Une voix : – Non. Plusieurs voix : – Parlez !) Au moment où le choléra sévissait le plus violemment à Paris, on a trouvé une mère et ses quatre enfants qui cherchaient leur nourriture dans les débris immondes des charniers pestiférés de Montfaucon ! »

Montfaucon était alors un quartier misérable de Paris (à l’emplacement actuel des Buttes-Chaumont), qui servait de décharge à ciel ouvert.

« Eh bien, ces faits ne doivent pas être ; je dis que la société doit dépenser toute sa sollicitude, toute son intelligence, toute sa volonté, pour que ces faits ne soient pas ; je dis que ces faits, quand ils existent dans un pays civilisé, engagent la société tout entière ; que je m’en regarde comme solidaire et complice ; que de tels faits ne sont pas seulement des crimes envers l’homme, que ce sont encore des crimes envers Dieu. »

Enfin, le futur auteur des Misérables se montre accusateur envers ceux qui espèrent maintenir la paix sociale uniquement par les armes.

« Vous venez, avec le concours de la garde nationale et de l’armée, avec le concours de toutes les forces vives du pays, de raffermir l’État ébranlé. Vous avez sauvé la société régulière, le gouvernement légal, la paix publique, la civilisation. Vous avez fait une chose immense. Eh bien, vous n’avez rien fait, non.

Messieurs, vous n’avez rien fait, tant que l’ordre matériel raffermi n’a pas pour base l’ordre moral consolidé : vous n’avez rien fait tant que le peuple souffre, tant qu’il y a au-dessous de vous une partie du peuple qui désespère, tant que ceux qui pourraient travailler, et demandent à travailler, ne trouvent pas de travail, tant que ceux qui sont vieux et ne peuvent plus travailler sont sans asile ; vous n’avez rien fait tant que l’usure dévore nos campagnes. Tant qu’on meurt de faim dans les villes ; vous n’avez rien fait tant qu’il n’y a pas de lois évangéliques qui viennent en aide aux familles honnêtes, aux bons paysans, aux gens de cœur ; vous n’avez rien fait tant que l’homme méchant, dans l’œuvre souterraine qui se poursuit encore, a pour collaborateur fatal l’homme malheureux. »

Avant de conclure :

« Ce n’est donc pas à votre générosité que je m’adresse : je m’adresse surtout à votre sagesse. C’est l’anarchie qui ouvre les abîmes, c’est la misère qui les creuse. Vous avez fait des lois contre l’anarchie, faites-en contre la misère ! »

Source : Retronews, Pierre Ancery, 07-11-2017

Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Comment les travailleurs  ont amélioré leur condition ?

RAPPEL HISTORIQUE

1884    Loi autorisant la création des syndicats.
1906    Repos obligatoire de 24 heures hebdomadaires.
1910    Loi sur les retraites ouvrières et paysannes. L’âge de la retraite est fixé à 65 ans. L’espérance de vie est alors de moins de 49 ans.
1919    Limitation de la journée de travail à 8 heures (et la semaine à 48 heures). Loi sur les conventions collectives (sans réel effet avant 1936).
1930    Mise en place des assurances sociales.
1936    Accords MATIGNON : Augmentation générale importante des salaires – Mise en place des « délégués ouvriers » dans les entreprises de plus de 10 ouvriers – Loi sur les 40 heures hebdomadaires – Loi sur les congés payés (deux semaines) – Loi sur les conventions collectives.
1945 – 1947    Au nombre des acquis durables de la Libération figurent les nationalisations de grandes entreprises et la participation des salariés à leur gestion – les comités d’entreprises – mise en place de la Sécurité Sociale – statut de la fonction publique – grille des salaires – inscription du droit de grève dans le préambule de la Constitution.
1950    Création du SMIG (Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti).
1956    Adoption de la troisième semaine de congés payés – fond de solidarité pour les « vieux travailleurs » – réduction partielle des abattements de zone sur les salaires.
1958    Création des ASSEDIC.
1968    Accord de GRENELLE : Extension de la quatrième semaine de congés payés(adoptée le 2 mai, avant les mouvements de grève) – loi reconnaissant la section syndicale d’entreprise -augmentation du SMIG de 35% – augmentation des salaires de 15 à 20% parfois plus -échelle mobile des salaires dans de nombreuses branches – retour progressif aux 40 heures hebdomadaires abandonnées après la guerre.
1971    Loi sur le paiement mensuel des salaires – accords syndicats-patronat puis loi sur la formation professionnelle continue.
1974    Décret sur les CHS (Comité d’Hygiène et de Sécurité) – accord interprofessionnel, instituant l’indemnisation du chômage à 90% en cas de licenciement économique.
1975    Loi sur le contrôle des licenciements économiques.
1979    Loi délimitant les contrats à durée déterminée.
1981    Loi sur le travail à temps partiel.
1982    Réduction de la durée légale du travail à 39 heures – institution de la cinquième semaine de congés payés – abaissement de l’âge de la retraite à 60 ans – extension des droits syndicaux, création du droit d’expression des salariés – création des CHSCT (Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail).

Les avancées sociales pour les travailleurs ne sont jamais tombées du ciel. Elles n’ont jamais été un cadeau du patronat ou de l’État à sa botte. Elles n’ont jamais été offerte par un tribun arrivé au pouvoir de n’importe quelle manière.
Les progrès, que ce soit en terme de salaires, de repos, de garanties pour leur santé ou leur retraite, ont toujours été acquis par l’organisation des travailleurs. Le rapport de force qu’elle crée permet de faire plier le patronat, soit directement par de grandes grèves, soit par la peur de celles-ci.
Sans nous, aucune richesse n’est produite, sans nous, ils ne sont rien. Ils le savent et manœuvrent continuellement pour nous empêcher de nous organiser, pour nous diviser, nous empêcher de gagner de nouveaux droits et nous reprendre ceux durement acquis.
Pour un meilleur avenir, pour nos enfants, recommençons à nous unir, préparons-nous, pour à nouveau frapper fort et reprendre ce qui nous appartient !

La CGT
Syndicat de classe pour défendre l’intérêt des travailleurs !

Publié par filpac-cgt.fr

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
La taxe sur les carburants, c'est la douleur : la maladie à éradiquer, c'est le capitalisme

Manu 1er, notre président des riches ne trompe plus personne, même pas ceux qui se sont crus forcés de voter pour lui en espérant que le choléra soit mieux que la peste ou vice-versa. Mais la révolte anti-fiscaliste ne doit pas être l'arbre qui cache un pouvoir d'achat de misère, le sous-emploi et les services publics démantelés chaque jour davantage.

Ce n'est pas des réunions dans les territoires pour une transition écologique qu'il faut, comme l'a proposé Laurent Berger, le grand manitou de la Cfdt. Ce n'est pas un mouvement sans lendemain en écartant de facto les revendications sociales et salariales qui bouleversera la politique du palais de l'Elysée au service des forces de l'argent

La CGT propose un action nationale samedi 1er décembre 2018. C'est nécessaire quand désormais les embauches en France sont à 80% des cdd, que le travail à temps partiel est contraint ou que 47% des sans-emploi ne sont pas indemnisés. Hélas, ce ne sont que 3 exemples.

La taxe sur les carburants, c'est la douleur : la maladie à éradiquer, c'est le capitalisme

Mais si à cette nécessaire action nationale se rajoutait l'augmentation générale des salaires, des pensions de retraite et des prestations dites sociales? L'augmentation du pouvoir d'achat  n'a-t-il aucune influence sur la consommation des ménages et donc sur l'économie?

Qu'on se le dise, je n'écris pas dans mon blog pour passer le temps Ni pour discutailler sur le sexe des anges devant son ordinateur.

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
La citation du jour

Publié par EL DIABLO

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Le 1er décembre 2018, place de la République, le comité national CGT des travailleurs privés d'emploi et précaires se mobilise notamment pour l'indemnisation de 100% des salariés privés d'emploi, la réduction du temps de travail hebdomadaire avec une première étape a 32h permettant la création de millions d'emplois, la mise en place d'une sécurité sociale professionnelle garantissant à chaque travailleur un emploi stable et/ou une formation correctement rémunérée, etc.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
E=MC2, le nombre

Pourquoi 250 000 personnes sur des rond-points seraient-ils une déferlante irrésistible alors que 380 000 manifestants un jour de grève (décompte de la police) traduirait un échec de la CGT dans sa mobilisation ? 

Pour affiner la question.

Si au soir d'une journée d'action  nous comptions un mort et 400 bléssés dûs aux actions des syndicalistes, que diraient la presse, les droites, le pouvoirs ?

Enfin , a-t-on déjà vu cela lors d'une manifestation de la cgt ? 

 

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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