SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Violences urbaines ... au service du pouvoir !

Il n'y a qu'à écouter les chaînes en continu, les médias système et des milliardaires pour se rendre compte que les violences urbaines comme celles de Nantes hier, loin de gêner le pouvoir sont de fait le miel de sa propagande contre le mouvement social !

POURQUOI ?

D'abord elles permettent d'OCCULTER le contenu des manifestations tourné résolument contre la politique de Macron au profit de l'oligarchie et des riches : nécessité donc pour eux de taire le caractère de la contestation sociale remettant en cause l'injustice fondamentale des choix politiques du macronisme et de leur cohérence : attaque systématique des CONQUIS sociaux issus du rapport de force et des luttes antérieures.

Ensuite elles permettent de DIVISER l'opinion qui profondément mécontente et MAJORITAIRE n'est pas d'accord avec les violences, le saccage de magasins, les affrontements avec la police ...

Enfin elles ont pour fonction de permettre le RASSEMBLEMENT du "parti de l'ordre" CONTRE le mouvement social désigné par NATURE comme porteur de désordre, de troubles néfastes au quotidien du citoyen moyen ...

Cela n'est pas nouveau et la bourgeoisie française notamment a acquis une longue expérience de l'instrumentalisation de la violence (urbaine en particulier) pour retourner une situation initialement défavorable à ses intérêts et à ses profits.

Ainsi, en mai 1968 face au plus grand mouvement social de France, d'Europe ... ( 9 millions de grévistes, usines occupées, manifestations monstres ...) elle a pu en organisant une mise en scène de la vacance du pouvoir, une importante contre-manifestation à l'Etoile fin mai, en menant campagne à l'issue de la dissolution du Parlement sur le seul thème du désordre dans la rue, de la "chienlit" disait-elle renverser la situation.

Et au final envoyer au Parlement le plus gros contingent de députés réactionnaires !

Les classes dominantes n'ont pas oublié cet enseignement !

Avec le souci permanent de préserver une influence prépondérante dans le corps des forces de répression (armée, police, gendarmerie, services ...) dans la crainte qu'en situation de crise et de doute une partie au moins de l'appareil répressif ne bascule du côté disons des forces de contestation du pouvoir.

Comme on a pu le constater en plusieurs occasions historiques.

Ce qui explique dès le départ en novembre 2018 du mouvement des gilets jaunes, la mise en place par Castaner d'un dispositif policier privilégiant délibérément l'AFFRONTEMENT par crainte d'une fraternisation en phase avec la situation et les revendications des policiers de base.

Situation qui a contrario souligne la bêtise des mots d'ordre anars, en apparence "révolutionnaires" du type "tout le monde déteste la police".

Du côté des militants et des organisations il existe une tendance à la compréhension de ces violences issue de la mémoire du mouvement ouvrier et révolutionnaire, de l'opposition radicale aux violences étatiques et policières mais qui reste aveugle à l'instrumentalisation et à la manipulation par la bourgeoisie de ces violences et de ceux qui s'y livrent.

Dans le moment présent, confronté à un puissant mécontentement qui s'exprime de manière diversifiée et dispersée  (salariés sous régimes spéciaux de retraite comme à la RATP, personnels des urgences et des hôpitaux, des EHPAD, enseignants, agents des services publics, pompiers ... voire policiers de base ..., précaires, Gilets jaunes) le pouvoir craint par dessus tout la CONVERGENCE de ces luttes en un puissant mouvement social.

Il mise donc sur les DIVISIONS et intervient ACTIVEMENT pour les attiser.

Contrairement à ce que serinent les médias aux ordres ce n'est pas la violence qui a fait reculer Macron à l'occasion du mouvement des gilets jaunes MAIS la puissance et la détermination du mouvement ET son soutien majoritaire dans l'opinion publique.

Et c'est en utilisant les violences qu'il a commencé à l'affaiblir en se présentant comme le garant de l'ordre public afin d'éroder ce soutien.

Ce qui est à l'ordre du jour c'est le rassemblement et la coordination de TOUTES les forces opposées aux choix politiques macroniens pour les mettre en échec !

 

Publié par FSC

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La grève du 13 septembre à la RATP, première salve tirée contre l'offensive du pouvoir macronien contre TOUS les acquis sociaux des Français, mais les salariés, les retraités et les gilets jaunes ont leur calendrier en septembre

"Ca n'empêche pas Nicolas" :

LA GREVE MASSIVE A LA RATP

SYMPTÔME DE L'AMPLEUR DE LA COLERE POPULAIRE

FAIT REFLECHIR MACRON, SON GOUVERNEMENT et L'OLIGARCHIE

SANS RENONCER A LEUR PLAN FUNESTE 

D'ERADIQUER TOUTES LES CONQUÊTES SOCIALES

ILS SONT CONTRAINTS D'APARAÎTRE VOULOIR NEGOCIER 

CAR ILS ONT PEUR DE LA CONVERGENCE DES LUTTES 

EN PARTICULIER CELLES DES GILETS ROUGES ET DES GILETS JAUNES

11 septembre : santé

La fédération CGT de la santé et de l’action sociale appelle à une journée de mobilisation et de grève avec une manifestation nationale à Paris. Elle a pris l’initiative dans l’été de poser seule cette date pour « proposer d’ores et déjà des perspectives de convergences et d’élargissements des luttes ». En plus des urgences, la CGT souhaite mobiliser l’ensemble du secteur hospitalier, public comme privé : « nos secteurs d’activité sont touchés par les politiques d’austérité gouvernementales en matière de santé, d’action sociale et de protection sociale », explique-t-elle.

13 septembre : RATP

Les agents de la RATP sont appelés à cesser le travail le vendredi 13 septembre par l’UNSA, la CGT, FO, la CFE-CGC et SUD. En cause, la réforme des retraites qui prévoit la suppression de leur régime spécial qui aujourd’hui prend en compte la pénibilité liée à leurs missions de service public. Par ailleurs, plusieurs professions libérales (avocats, infirmières) manifesteront de leur côté le 16 septembre pour défendre leurs régimes particuliers.

16 septembre : Finances publiques

Les syndicats CGT, FO, CFDT, Solidaires et CFTC de la Direction générale des finances publiques (DGFIP) appellent à une journée nationale de grève pour s’opposer à « la déstructuration des services » et à « une baisse en termes de moyens humains et budgétaires » à l’occasion de la préparation de loi de finances 2020. Dans le contexte de mise en œuvre du prélèvement à la source, l’intersyndicale dénonce une situation où les services « sont au bord de la rupture faute de moyens ». Cette journée de grève est annoncée comme un « point de départ d’une nouvelle mobilisation des personnels de la DGFIP », et renvoie aux assemblées générales locales le soin de décider des modalités d’action.

19 septembre : EDF

Les syndicats CGT, CFDT, FO et CFE-CGC appellent à une journée nationale de grève pour dénoncer un projet de réorganisation nommé Hercule qui prévoit une séparation des activités de production et de commercialisation, avec la création de filiales dédiées. Les syndicats y voient une « désintégration » d’EDF et dénoncent un « mécano capitalistique », dont la finalité serait la nationalisation des pertes d’un côté et la privatisation des bénéfices de l’autre.

21 septembre : climat, retraites et gilets jaunes

C’est la journée la plus chargée en mobilisations du mois de septembre. À Paris, pas moins de trois défilés vont se partager la capitale. D’abord, une marche, accompagnée d’actions pour le climat, fera suite à la grève de la veille. Ensuit, Force ouvrière organise en solo une manifestation nationale à Paris. Il s’agira pour la troisième force syndicale du pays de compter ses troupes avant que la bataille sur la réforme des retraites n’entre dans le vif du sujet. Enfin, les gilets jaunes battront le pavé parisien pour un événement qui doit être le point d’orgue de leur rentrée.

24 septembre : retraites

Trois jours après Force ouvrière, la CGT appelle à une journée de grève interprofessionnelle sur les retraites, les salaires, l’emploi et les services publics. Le syndicat entend également faire vivre les questions sociales au cœur des mobilisations pour le climat qui entoure cette date. Des manifestations se dérouleront à Paris et en province. Pour l’heure, seul Sud-Rail a annoncé rejoindre cette initiative. Pour autant, une nouvelle réunion intersyndicale programmée ce mardi pourrait modifier légèrement le contour des organisations participant à cette journée.

26 septembre : services d’urgences

Le Collectif Inter-urgences a annoncé une journée nationale des services en grève. À ce jour, près de 240 services participent au mouvement lancé au printemps dernier selon le collectif. Pour le moment, il n’a toujours pas eu de réponses à ses revendications. À l’heure où nous écrivons, les modalités de cette journée n’ont pas été communiquées.

Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com

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Vente du nucléaire et casse sociale : General-Electric ne voit que les profits

General Electric pourrait bientôt revendre une partie de son activité dans la maintenance des centrales nucléaires françaises. Alors qu'à Belfort l'entreprise licencie plus de 700 ouvriers, la recherche du profit fait toujours plus de dégâts.

Plusieurs milliers d'emplois menacés

C’est une information choc qu’a révélée l’Obs cette semaine. Les Américains de General Electric souhaiteraient revendre une partie de leur activité de services en France. Des services qui concernent la maintenance des centrales nucléaires, un secteur qui emploie actuellement 450 travailleurs dans le pays. Une volonté qui serait justifiée par des difficultés financières importantes : fin août les actions du groupe auraient chuté de 11% suite à des soupçons de fraude à hauteur de 34 milliards d’euros, toujours selon le magazine.

Pour rappel, General Electric a acquis la branche énergie d’Alstom et l’ensemble de ses activités – dont la maintenance des centrales, donc – lors d’un accord conclu en novembre 2014. Ce dernier, ficelé avec l’accord du ministre de l’Economie d’alors, un certain Emmanuel Macron, prévoyait notamment la création de 1.000 emplois. Un chiffre dont l’entreprise américaine est, sans surprise, bien loin, près de quatre ans plus tard.

Pire, en mai dernier, elle annonçait un plan de sauvegarde de l’emploi avec, à la clé, plus de 1.000 postes supprimés, dont 792 sur le site des turbines à gaz de Belfort, soit la moitié des travailleurs du site. Un grand nombre de licenciements annoncés auquel vient donc désormais s’ajouter la possibilité d’une revente des activités de maintenance. Une vente pour laquelle l’entreprise française Snef serait intéressée, toujours selon l’Obs, alors qu’EDF aurait donné son accord. Un autre accord est toutefois nécessaire : celui de l’Etat.

Bruno Le Maire à Belfort : encore et toujours des effets d’annonces

Justement, pas plus tard que ce mercredi, l’actuel ministre de l’économie, Bruno Le Maire, s’est rendu sur le site belfortais. Un déplacement comme souvent à l’origine de nombreux effets d’annonces alors que ce dernier exhorte General Electric à « améliorer très significativement  » le plan social prévu au printemps dernier. Rien n’a pourtant été obtenu. Réponse de l’entreprise : «  Nous travaillons sur les mesures possibles pour adapter le projet de réorganisation en cours, tout en permettant de recouvrer durablement la compétitivité de l’activité gaz du site de Belfort dans un marché très dégradé.  »

Alors que l’entreprise n’a pas tenu ses engagements pris lors du rachat d’Alstom voilà près de quatre ans, aucune action en justice n’est envisagée par le gouvernement pour défendre les travailleurs ; comme toujours, celui-ci se contente de commenter les multiples licenciements massifs qui touche le pays.Pourtant, le temps presse puisque la procédure du plan social arrive à échéance le 21 octobre. Mais que les centaines de salariés du site de Belfort se rassurent, Bruno Le Maire a promis de rencontrer Larry Cup, PDG de General Electric, « prochainement ».

Des salariés qui, de leur côté, tentent de se mobiliser pour sauver leurs emplois. L’intersyndicale, composée de la CGT, CFE-CGC et Sud, s’apprête à présenter mercredi prochain un « plan alternatif ». « Nous sommes satisfaits qu’il ait constaté le non-respect de l’accord et qu’il mette la pression sur GE  », réagissait Philippe Petitcolin, délégué CFE-CGC, lors de la visite de Bruno Le Maire, « Mais si le projet évolue à la marge, on n’ira pas le négocier. » précise-t-il .

Ce vendredi, l’intersyndicale, par la voix de M. Petitcolin, a donc fait savoir qu’elle présenterait un « plan alternatif ». Ce dernier sera « soumis directement » au directeur général Scott Strazik. L’objectif affiché est a minima de faire respecter l’accord conclu en 2014 par l’entreprise au moment du rachat. Un projet fondé «  sur les réalités de terrain et le niveau de charge  », à un moment où «  le marché rebondit en ce moment et où GE a vendu plus de turbines à gaz au premier semestre 2019 que sur l’ensemble de 2018  », a estimé le délégué syndical. De fait, ce sont les travailleurs qui connaissent le mieux les réalités de la production.

Entre les licenciements à Belfort et l’annonce de la vente des services de maintenance nucléaires, on voit bien la logique de General-Electric, qui cherche à faire du profit le plus rapidement, quitte à se séparer sans réfléchir d’un site industriel important. Du côté des 450 travailleurs du secteur de la maintenance, il y a de fort risque concernant les conditions de travail, comme à chaque changement de direction ; des licenciements ne seraient également pas étonnant !

Crédit photo : site GE.com

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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RATP : Pécresse réclame un service minimum garanti pour limiter le droit de grève

L’appel lancé vendredi par plusieurs syndicats de la RATP en défense de leur régime spécial de retraite a été l’un des plus suivi depuis douze ans. Face à la paralysie de la quasi-totalité du réseau, la présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse réclame un service minimum aux heures de pointe ainsi que le rallongement des délais de dépôt des préavis.

Droit de grève

Dans un communiqué commun, les deux membres du mouvement Libres ! de Valérie Pécresse réclament aux côtés de cette dernière la mise en place d’un service minimum garanti pleinement aux heures de pointe ainsi qu’une extension du délai de dépôt des préavis de grève de 48 à 72 heures.

La loi de 2007, votée sous Sarkozy, impose déjà aux salariés des transports d’indiquer leur intention de faire grève 48h à l’avance, au motif d’assurer « la continuité du service public ». En réalité elle permet avant tout aux collectivités locales et à l’entreprise de réorganiser les modes de transports afin que la grève ait le moins d’impact possible.

Ainsi, à l’heure actuelle, ces préavis servent à la RATP à négocier et proposer aux voyageurs des solutions auprès de ses partenaires privés, comme des codes promotionnels pour différents services de VTC ou de vélos, afin de casser la grève. Elle laisse également la possibilité aux autorités organisatrices des transports de faire pression sur les syndicats afin d’assurer un service minimum aux heures de pointe.

Un chantage financier pour faire pression sur les syndicats

Ce qui est en jeu et ce que souhaite le sénateur Roger Karoutchi, c’est un renforcement des contraintes -notamment économiques- qui pèsent sur les entreprises publiques de transports afin qu’elles mettent la pression aux organisations syndicales : « il s’agit de dire que c’est à la SNCF et à la RATP de trouver des solutions avec les syndicats pour assurer ce service minimum aux heures de pointe » sous peine de rogner les subventions publiques. Celui-ci souhaite en effet qu’un tiers des effectifs soient mobilisables.

A ce titre, Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France ainsi que d’Île-de-France Mobilités, autorité organisatrice des transports en commun, menace de ne pas payer la RATP pour la journée de vendredi si le service minimum venait à ne pas être assuré. Un manque à gagner de 3 à 7 millions d’euros pour l’entreprise publique. La RATP quant à elle organise également la casse de la grève, en renvoyant les usagers vers ses propres partenaires privés.

L’argument hypocrite de « la continuité du service public »

L’ancienne membre du groupe LR justifie cette mesure en disant vouloir assurer la continuité du service public. Un argument fallacieux quand on se rappelle que les principales mesures prises par Pécresse depuis son accès au conseil régional ont été la diminution des effectifs liés aux transports, l’augmentation du Pass Navigo de 70 à 75,20 euros depuis 2016, le renforcement du dispositif de répression des fraudes ainsi que la mesure raciste d’exclusion des sans-papiers des aides aux transports.

On reste donc moyennement convaincus par le discours de défense du service public de la part de l’ancienne Ministre du Budget de Nicolas Sarkozy, qui avait, rappelons-le, supprimé 150 000 postes dans la fonction publique au terme de son quinquennat, dont près de 60 000 emplois rien que pour l’Education nationale. Valérie Pécresse semblait donc moins se soucier à l’époque « [des] français [qui] ont le droit d’aller travailler parce qu’ils peuvent perdre leur salaire, parce qu’ils peuvent perdre leur emploi » comme elle déclarait au micro de Bourdin, défendant un soi-disant droit d’aller et venir.

Défendre le droit de grève, pour un service public de qualité et des retraites décentes

La proposition de Valérie Pécresse a trouvé de la sympathie auprès de la majorité présidentielle, la députée LaREM Aurore Bergé ayant également déclaré sur BFMTV vendredi vouloir renforcer la loi de 2007 qu’elle juge inefficace. « A partir du moment où le service n’est pas garanti, il y a quelque chose que l’on devrait faire au niveau de la loi pour renforcer les choses ».

Malgré tout l’exécutif se montre prudent, ne voulant pas attiser les braises autour du projet de réforme des retraites. Le secrétaire d’Etat aux transports Jean-Baptiste Djebbari a ainsi déclaré à ce sujet « ce n’est pas une loi sur le service minimum qui va faire baisser la tension ». Et pour cause, il s’agit aussi bien pour l’exécutif que pour la Présidente de la Région Île-de-France de contenir, avec des tactiques différentes, cette grève très suivie dans un secteur aussi stratégique que les transports, et qui pourrait marquer un premier point d’étape important dans la lutte de tous les salariés contre le démantèlement de notre système de retraite.

Crédit photo : Crédit Image : Kathleen Franck / RTLnet

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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SOURCE : http://www.le-blog-de-roger-colombier.com/2019/09/les-conseils-de-prud-hommes-font-de-la-resistance.html

 

Alors que le gouvernement et le patronat poursuivent leur destruction. Il faut dire que différentes réformes anti-sociales prises hier sous la gôche (Loi Rebsamen, loi el Khomry, Loi Macron -oui déjà-) et aujourd'hui par Macron président ont profondément sabordé le Code du travail et le rôle des Conseils de prud'hommes.

Lorsqu'on est au fait de l'histoire sociale, ce n'est pas le capital qui a eu l'idée d'un Code du travail pour protéger le salarié. C'est encore moins le capital qui a défendu les Conseils de prud'hommes pour sanctionner l'exécution illégale de son contrat de travail par son employeur.

Au nom de la soi-disant lutte contre le chômage, ceux qui sont aux affaires de la France, plutôt pour le business du patronat français, ont simplifié à outrance les règles de rupture du contrat de travail, et pas au profit des salariés. Effectivement, chômage et précarité avec des cdd à la pelle sont toujours présents. D'un autre côté, l'affaiblissement des Conseils de prud'hommes est inscrite dans la loi. Sous la gôche, la loi Macron d'août 2015 -oui déjà- a durci les conditions de les saisir. Les ordonnances de Macron président de 2017 ont imposé un barème profitable à l'employeur pour un licenciement effectué en toute illégalité.

La dégringolade des affaires jugées par les Prud'hommes s'est accentuée à partir de 2016, Hollande président. Elles se situent aujourd'hui à 120 000, pour 150 000 en 2016. Source: chiffres du Ministère du Travail.

Pour en revenir au plafonnement des dommages-intérêts obtenus par un salarié lors de son licenciement illégal -c'est à dire contraire à la loi de la République-, c'est une vieille revendication patronale. Avec Macron président, licencier abusivement un salarié devient donc moins onéreux pour l'entreprise et ne décourage en rien toute tentative patronale de récidive.

Pire, être licencié à 55 ans ou à 25, n’entraine pas les mêmes conséquences notamment au regard des possibilités de retrouver un nouvel emploi. Or, l’indemnisation prévue est identique.

Des Conseils de prud'hommes ont jugé le barème Macron parfaitement injuste et ont accordé des dommages-intérêts à des salariés en fonction de leur situation. Ils ont fait application d'un loi internationale paraphée par la République française, à savoir la charte 158 de l’Organisation internationale du travail et l’article 24 de la Charte sociale européenne.

Madame la ministre de la Justice, l'ex-militante de gôche Nicolle Belloubet, a fait saisir ses procureurs de la République pour contrer les Conseils de prud'hommes. Et cerise sur le gâteau, dernièrement, la Cour de cassation émet un avis qui penche en faveur du barème imposé par Macron président

Mais depuis cet été, des décisions de conseils de prud'hommes, dont l’une prises par un juge professionnel départiteur, écartent toujours les dispositions édictées par les ordonnances du palais de l'Elysée.

Les Conseils de prud'hommes font de la résistance

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Après les beefsteaks hachés sans bidoche, voilà le poulet gorgé de flotte vendu toujours à des associations comme les Restos du coeur ou le Secours populaire.

360 tonnes d'escalopes ont donc été vendues au prix du poulet, pour soi-disant aider les plus démunis. Ben oui, dans l'UE du capital, business is toujours business.

Ce commerce a eu lieu dans le cadre du Fonds européen d'aide aux démunis, un organisme tout à fait officiel.

Une enquête a été ouverte par les services de l'État déjà en sous-effectif parce qu'il faut supprimer toujours plus de fonctionnaires. "Ce sont des produits parfaitement consommables mais qui n'apportent pas aux gens la quantité de protéines dont ils ont besoin", a dit le président du réseau des Banques alimentaires, sur Franceinfo de ce lundi 9 mars 2019.

Au fait, pour les beefsteaks hachés sans viande en juin dernier, où en est l'enquête?

De la flotte vendue au prix du poulet à des associations caritatives. Ce n'est pas comme du homard géant...

Merdre, je me suis mélangé les pinceaux avec cette capture d'écran sur le net. Demain, promis, je rectifierai avec la permanence d'une association caritative "pour les plus démunis".

En tout cas, les dites associations d'aide aux plus pauvres d'entre nous ont cessé de distribuer ces fameuses escalopes à la flotte. Mais comme on disait à la Cour de l'ancien monde: "s'ils n'ont pas de pain à bouffer, qu'ils essayent la brioche"...

Ou au 21e siècle, des lasagnes Findus qui n'étaient que de la vieille carne de cheval de Roumanie dûment certifiée UE. Ce qui faisait écrire au Figaro en 2013: "Ce scandale agroalimentaire majeur touche de nombreux industriels et pays européens. Il a mis en lumière la complexité du commerce de la viande en Europe".  Sans rire, cela va de soi. Et sous Manu 1er, ça continue, la grande pauvreté et la malbouffe à son égard. Non?

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Delevoye rogne nos retraites et s’octroie un joli cumul entre salaire de ministre et pension de retraite

Delevoye, haut-commissaire aux retraites et ministre nanti d’un très beau salaire, réclame de surcroît sa retraite du régime général. Après la parution de son rapport, et bien que sa démarche n’ait rien d’illégal, elle a de quoi choquer les victimes prévisibles de sa réforme.

“Charité bien ordonnée commence par soi-même”

Depuis le 3 septembre, date à laquelle il est entré au gouvernement en tant que ministre délégué auprès de la ministre de la santé, Agnès Buzyn, le haut-commissaire aux retraites, touche une rémunération substantielle de 10 135 euros par mois. De quoi vivre largement et même économiser.

Ce vieux routard de la politique a enchaîné les mandats : député, sénateur, ancien maire de Bapaume dans le Pas-de-Calais il a été nommé en 2017 haut-commissaire chargé des retraites. A cette date, soucieux de donner une image d’exemplarité, il avait demandé à ce que l’on déduise de sa rémunération personnelle le montant des pensions acquises au titre de sa fonction d’élu local.

Aujourd’hui, deux ans plus tard, alors que la question des retraites provoque une forte agitation sociale, il revient sur sa décision et demande à bénéficier à nouveau des pensions liées au régime général et à son ancienne activité d’élu local.
La raison invoquée pour ce revirement serait, selon son entourage, la « précarité » du type de mission qu’il occupe et le souci d’assurer l’avenir. Si d’aucuns et d’aucunes, et notamment les « précaires » s’inquiètent de l’indigence dans laquelle ils vont se trouver en raison des attaques répétées contre les retraites dont les dernières en dates ont été concoctées par Delevoye lui-même, lui pense à s’assurer la continuité du confortable revenu dont il jouit aujourd’hui.

Rien d’illégal mais est-ce bien honnête ?

Comme le signale La lettre A qui a révélé cette information confirmée par le cabinet du haut-commissaire lui-même, ce cumul n’a rien d’illégal dans la mesure où Delevoye en a exclu, pour la durée de son passage au gouvernement, les pensions liées aux mandats de sénateur et de député, en conformité avec le règlement des deux assemblées qui interdit le cumul avec un salaire de ministre.

Toujours arguant de la légalité, son cabinet invoque le fait que « en tant que ministre, sa rémunération est indexée à celles des autres membres du gouvernement, et arrêtée par décret » ce qui lui interdirait une quelconque déduction à titre personnel.
Mais légalité pour légalité, rien ne s’opposerait à ce qu’il renonce à toucher sa retraite pendant la durée de sa mission.

Même si elle est légale, la démarche apparaît insupportable. On l’a vu avec l’affaire De Rugy, quand les grands de ce monde parlent de légalité, ceux qui sont démunis, vivent avec des bas salaires, avec des RSA ou autres subsides parlent d’indécence. Fussent-ils « légaux », les homards de De Rugy sont perçus comme une provocation.

En ce qui concerne la démarche du haut-commissaire/ministre, même si les sommes en jeu n’ont pas la même ampleur que les fastes d’un De Rugy et s’il ne s’agit pas directement d’un détournement du budget de l’Etat, ce qui choque, c’est le calcul très élaboré et cynique par lequel il préserve sa propre retraite alors qu’il lamine celle des autres.

Non seulement il veut manger du homard, mais il veut le prendre dans notre propre assiette.

Crédits photo : afp.com/Ludovic MARIN

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Bridey, député LREM, se fait rembourser deux fois ses fastueux repas « professionnels »

Champagne, bouteilles grands crus, caviar et homard… En bref, des repas fastueux sur le dos du contribuable : de nouvelles révélations de Mediapart secouent encore une fois la Macronie. Après De Rugy, c'est au tour du député LREM Jean-Jacques Bridey qui, outre les notes de frais très élevées de ses repas « professionnels », se faisait rembourser… deux fois !

Cela devient presque une habitude chez les élus de LREM de se faire surprendre en train de facturer des sommes hallucinantes pour des repas de roi soi-disant professionnels. Si Mediapart révèle aujourd’hui que Jean-Jacques Bridey fait rembourser ses factures deux fois, il n’en est pas à son premier faux pas : « Je pense qu’il y a encore quelques polémiques qui pourraient être suscitées, mais je ne cherche pas la polémique et s’il y a erreur, je réparerai l’erreur » affirmait-t-il le 12 octobre 2018 au micro de RFI sur l’enquête qui le visait pour les 100 000 euros qu’il aurait indûment perçus grâce au cumul de mandats. Fidèle dès les premiers instants à En Marche, cet ex-maire du PS tenait à faire part de sa « bonne foi » dans ce dossier, prévenant d’éventuelles futures « polémiques ».

Sur les années 2016 et 2017, Mediapart affirme que ce sont 2000 euros en moyenne qui ont été remboursés chaque mois à cet élu (par la société d’économie mixte locale d’aménagement de Fresnes, Semaf qu’il préside depuis 2001), en plus de ses indemnités à hauteur de 2000 euros mensuels également. Ces remboursements étaient des repas partagés dans des restaurants luxueux, dont les tables étaient garnies de verres de grands crus, champagne, huîtres, caviar et autres mets raffinés et coûteux : et quand on lui demande quel était le partenaire si privilégié avec qui il a partagé ces mets, sa réponse fait rire jaune : « Attendez, je ne vais pas… D’abord, le 6 juillet 2017, je ne sais plus avec qui j’étais, tranche-t-il. Vous me précisez des trucs, je ne sais pas. Si je l’ai pris, [une bouteille de Meursault à 250 euros – ndlr] c’est que ça se justifie. Après vous pouvez dire, non ça ne se justifie pas… Si je l’ai fait, c’est que ça se justifie ». Tout comme il semble impossible d’obtenir plus de précisions sur des bouquets de fleurs qu’il a offerts, facturés dans les dépenses publiques à 90 euros en 2017, ou encore d’autres cadeaux que Mediapart liste précise en précisant le montant de la facture. Les fleurs, « c’était pour remercier quelqu’un qui avait un événement heureux ou quoi, dit-il. C’était un partenaire ou je sais pas quoi. Ça ne vous arrive pas, d’offrir des fleurs ? ». Un cynisme qui dépasse toutes les limites et qui montre bien qu’il se fiche totalement de l’ensemble des travailleurs qui cotisent, afin qu’il puisse s’offrir des dîners luxueux avec ses « partenaires ». 

Mais selon les nouvelles révélations de Mediapart, Jean-Jacques Bridey a bénéficié au moins pour 2016 et 2017 d’un double remboursement de certaines de ses notes de frais, une fois par la Semaf, et une deuxième par la mairie de Fresnes, où il était élu maire pendant un certain temps. L’addition finale s’élève à un montant total de 4 807,70 euros – 3975 euros en 2016, et 831,80 euros en 2017. Des montants exorbitants, qui avaient de quoi attirer l’œil au vu de la taille de cette petite structure qu’est la Semaf, qui ne compte que trois salariés. Très ironiquement, l’élu explique qu’il « demandait un doublon » des tickets adressés à la mairie, et qu’il s’est peut-être trompé sur « quelques doublons ». Une petite erreur de comptabilité ? Il en devient presque amusant de regarder les chiffres exorbitants des notes qu’ont remboursé deux fois la mairie de Fresnes et la Semaf, comme en mars 2016 où chacune a remboursé 724,20 euros, soit 1448,40 euros pour trois repas.

On ne va pas en faire un fromage

« On ne va pas en faire un fromage » a déclaré l’élu, avant d’assurer qu’il allait « rembourser » les notes de frais, qui seraient dues à une « simple erreur d’inattention sur quelques doublons »

Des repas luxueux, payés par le contribuable, auxquels nous ne sommes pas invités, et où nous ne le serons jamais ! Avec toutes ces affaires, la Macronie se fragilise : après les mille et unes démissions, un record, après les faux pas de Castaner et De Rugy, ce nouveau scandale n’arrange rien. Pour Jean-Jacques Bridey, c’est un poste qu’il occupait depuis son élection en juin 2017 dont la reconduite lui est refusée, celui de la présidence de la commission de la défense nationale et des forces armées à l’Assemblée : selon les dires de plusieurs élus, les affaires n’expliquent pas tout, mais les ennuis que lui ont causés ces révélations n’ont pas arrangé les choses. Un scandale De Rugy bis, qui résonne avec la réforme des retraites que le gouvernement est en train de mettre en place, où l’on apprend que l’on pourra travailler toute notre vie pour une retraite de misère, pendant que ceux d’en haut peuvent se partager des mets rares et s’offrir des petits cadeaux avec l’argent public.

Crédits photo : Philippe LOPEZ / AFP

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Sur la radio pourtant publique c'est le plus souvent en tout chez les éditocrates la voix des privilégiés qui s'exprime.

Ainsi hier :

 

SOURCE : https://la-bas.org/la-bas-magazine/au-fil-de-la-bas/france-inter-tres-inquiete-pour-les-milliardaires

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Les dirigeants de la filiale Vivarte Services ont reçu près d’un million d’euros de bonus en 2017 et 2018, selon nos informations.

Les généreuses primes de hauts cadres de Vivarte-La Halle

L'ex-empire du textile, Vivarte-La Halle, n'en finit pas de vaciller et croule sous les dettes. Pourtant, selon un document que nous nous sommes procuré, une poignée des hauts cadres de la filiale Vivarte Services (au sein de laquelle l'administratif est regroupé) a fait l'objet d'une attention financière toute particulière en cette période de disette. Des primes exceptionnelles ont été accordées au titre de 2017 et 2018 pour un montant de près d'un million d'euros, contre seulement 35 547 euros en 2016.

Dans le détail, pour 2017, une enveloppe de 523 826 euros de primes exceptionnelles a été répartie entre 31 personnes (directeurs financiers, juridiques, DRH…), dont l'une qui a touché 150 000 euros. En 2018, c'est 425 879 euros que se sont partagés 14 personnes. L'une d'elles a touché 100 000 euros.

Des primes pour «éviter le débauchage»

« Cette prime exceptionnelle correspond à un choix défensif de l'entreprise pour protéger certaines compétences indispensables et éviter qu'elles soient débauchées par des concurrents », s'est justifié en mars Xavier Guéry, le directeur des ressources humaines, devant des syndicats unanimement scandalisés. Sollicitée, la direction précise que « cette prime visait aussi, en 2017, à récompenser trois ou quatre patrons d'enseignes cédées, et dont 100 % des salariés ont été repris ».

À ces bonus exceptionnels s'ajoutent des primes d'objectifs d'un montant de 1,23 million d'euros versées en 2017 (distribuées à 136 personnes) et de 741 931 euros en 2018 (réparties entre 72 personnes). Des primes contractuelles qui représentent en moyenne 10 à 15 % du salaire annuel brut. « Dans le lot, une personne a touché 122 655 euros en 2017 (contre 9 000 euros en moyenne), et 93 852 euros pour 2018 (contre 10 305 euros). C'est peut-être la même personne. Ça nous a fait bondir, on se pose de sérieuses questions sur son salaire… » s'interrogent plusieurs syndicalistes.

Les syndicats vent debout

« Énorme », « inadmissible », se sont étranglés les élus en découvrant, en mars, l'existence de ces primes dans le rapport d'expertise demandé par le comité d'entreprise. « C'est extrêmement choquant en plein plan social, on aurait pu sauver des emplois ! Et quand on voit ces montants, on peut légitimement s'interroger sur les primes qui ont été versées à la direction de Vivarte, la holding. Mystère ! » s'indigne Gérald Gautier, secrétaire de FO.

« En décembre 2018 comme en février, on nous avait dit, droit dans les yeux : On n'a plus d'argent pour les augmentations de salaires, et pour le budget formation, il n'y aura que 15 000 euros », raconte cette déléguée d'un syndicat réformiste. « On nous a aussi dit qu'il fallait vendre des enseignes car on ne pouvait plus investir. Et on apprend, en mars, que la direction a ouvert le tiroir-caisse et, miracle, trouvé de l'argent ! » poursuit-elle.

« C'est écœurant, on nous ment tout le temps », dénonce ce responsable syndical CGT. La CFDT a également demandé à la direction de faire toute la lumière, elle attend toujours.

Une dette de 306 millions d'euros

Cette affaire de primes est d'autant plus mal perçue que le groupe d'habillement et de chaussures (La Halle, Minelli, Cosmoparis…) ne pourra rembourser sa dette de 306 millions d'euros à échéance, en octobre. Toujours en difficulté financière malgré plusieurs plans de restructuration, ce qu'il reste du groupe Vivarte est passé mis août aux mains des créanciers via une fiducie.

Son président, Patrick Puy -arrivé en 2017-, devra désormais suivre la feuille de route fixée par les fonds d'investissement Alcentra, Oaktree, Hayfin… qui sont maintenant officiellement les nouveaux propriétaires. Il n'a d'ailleurs pas caché en interne le plan à venir : la mise en vente en 2021 des trois filiales restantes. Après déjà 12 cessions ces dernières années : André, Besson, Kookaï, Naf Naf…

Publié par leparisien.fr

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Le capitalisme vautour à la KBC: 2,5 milliards d’euros de bénéfice, 1.400 emplois supprimés

Le Vif, 7 septembre 2019

Malgré des milliards de bénéfice, la banque KBC passe ses effectifs à la tronçonneuse. « Combien de temps la collectivité va-t-elle encore accepter que les banquiers se préoccupent uniquement de leur bonus pendant que nous payons la facture ? »

Le groupe bancaire KBC supprime 1 400 emplois. Ce sont même 1 800 jobs qui vont passer à la trappe si l’on prend également en compte les intérimaires et les consultants externes. Le CEO de KBC, Johan Thijs, affirme qu’il ne s’agit pas d’une « opération d’économies », mais d’un « remaniement » pour « rester agile » alors que de plus de plus de « nouveaux venus défient les entreprises établies ».

Des bénéfices exorbitants

Tout dépend du point de vue dont on observe la situation. Si l’on examine les chiffres des bénéfices de la KBC à la loupe, on constate que cette « agilité » n’est vraiment pas trop mauvaise… L’an dernier, KBC a enregistré 2,5 milliards d’euros de bénéfice. Net. La rentabilité sur fonds propres est de 17 %, soit une des plus fortes de toutes les banques européennes. KBC n’est pas vraiment le cancre de la classe.

Le jargon du discours de Thijs ne peut cacher que dans l' »exercice d’optimalisation » de la KBC, c’est tout simplement 10 % du personnel qui va passer à la trappe. Le but est clair : maintenir le haut niveau du flux des dividendes versés aux richissimes actionnaires. Bien sûr qu’il s’agit bel et bien d’une opération d’économies ! Pourquoi sinon la KBC voudrait-elle pousser vers la sortie les travailleurs de plus de 55 ans, c’est-à-dire les plus chers ? Et pourquoi 300 membres du personnel seraient-ils échangés contre des collègues bien moins chers des « shared service centers » internes de la KBC en République tchèque et en Bulgarie ?

Augmenter les dividendes ou réduire le temps de travail ?

« Nous allons procéder « à la manière KBC », sans licenciement secs », promet le CEO. Toutefois, ce sont bien 1 400 emplois qui vont définitivement disparaître. En dix ans, la KBC a supprimé 12 000 emplois. Personne ne nie le fait que le secteur bancaire doit s’adapter à la très rapide progression des banques en ligne. Le temps des cartes perforées remonte désormais à la préhistoire. Mais pourquoi la robotisation et la digitalisation devraient-elles automatiquement mener à des pertes d’emplois ?

Les chiffres élevés du bénéfice de la KBC offrent la possibilité d’une politique innovante en matière de personnel. Une plus haute productivité signifie en effet que le même volume de travail est réalisé en moins de temps. Au lieu de supprimer des emplois, KBC pourrait donc réduire la durée du temps de travail, avec maintien du salaire.

Alors que la digitalisation et la robotisation actuelles entraînent des pertes d’emplois et des burn-out, la réduction de la semaine de travail pourrait améliorer la vie en réduisant le stress et en permettant une meilleure combinaison de la vie professionnelle et familiale. L’innovation sociale donc, au lieu de restructurations à courte vue.

Toutefois, ce débat-là est tabou dans les salons de l’élite. Tant que les puissants groupes de capitaux dicteront la loi, nous resterons coincés dans le passé. Ce n’est pas la collectivité qui prime, mais le retour sur investissement. Derrière la KBC, il y a de puissants groupes de capitaux et des familles de millionnaires comme les Vlerick, Bosteels et Bostoen. Et ceux-ci en veulent toujours plus. En 2018, le groupe KBC a distribué plus d’1,5 milliard d’euros de dividendes. N’allez pas dire qu’il n’y a pas d’argent pour sauver 1 400 emplois ! Mais voilà, pour les actionnaires de KBC, il n’y a jamais assez de profit.

Les rapaces

Lorsque la crise bancaire a frappé en 2008, les banques belges ont reçu une bouée de sauvetage de… 14 milliards d’euros, payée par le contribuable. La KBC a elle aussi été sauvée en une seule nuit : « too big to fail », trop grande pour qu’on la laisse sombrer. Mais celui qui pensait que la collectivité s’en porterait mieux en est, comme le contribuable, pour ses frais. Dans le secteur bancaire, c’est business as usual.

La culture de la rapacité dans le secteur bancaire est plus présente que jamais. En cinq ans, la KBC a amassé 12 milliards d’euros de bénéfice net. Le CEO de la KBC Johan Thijs gagne… 1,8 million d’euros, salaire qui fait de lui l’un des CEO les mieux payés de Belgique. Les banquiers du comité de direction empochent un salaire de plus d’un million d’euros, plus une petite tirelire-pension qui va de 267 000 à 488 000 euros par an. Le personnel et la clientèle, eux, paient la facture. Plus tôt cette année, la KBC a déjà fermé 51 agences et augmenté les frais du compte en banque Plus de 2 euros à 2,5 euros par mois.

Entendre, voir et se taire

Pendant ce temps, les organisations patronales et les partis de droite font pression en disant qu’il faut augmenter le taux d’emploi si nous voulons maintenir notre sécurité sociale. L’actualité montre le cynisme de ces propositions car, si elles sont toujours accompagnées de plans « d’activation » des malades de longue durée ou des personnes sans emploi, elles n’évoquent jamais la responsabilité des multinationales qui suppriment massivement des emplois pour augmenter les dividendes.

Le débat ne concerne pas seulement la KBC, mais l’ensemble du secteur financier. Les banques qui ont été sauvées en 2008 et font aujourd’hui un maximum de profit annoncent l’une après l’autre des suppressions massives d’emplois. Nous avons besoin d’une alternative sociale qui ne supprime aucun emploi, mais aussi d’un véritable débat de société. Dans ce cadre, le PTB souhaite proposer la possibilité de réduire le temps de travail. La semaine de 30 heures est en effet parfaitement faisable et payable.

Marco Van Hees

Député fédéral PTB

Publié par anti-K

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
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