SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
En mai 2017, les salariés de Conforama à Aubagne, potentiellement menacé de fermeture, avaient mené un mouvement de grève pour leurs conditions de travail . PHOTO C.W

En mai 2017, les salariés de Conforama à Aubagne, potentiellement menacé de fermeture, avaient mené un mouvement de grève pour leurs conditions de travail . PHOTO C.W

En difficulté financière, le propriétaire de Conforama prévoit la vente de l'enseigne, de quoi craindre un vaste plan social. Jusqu'à 2 000 emplois sont menacés, dont 200 dans les Bouches-du-Rhône.

 

Les organisations syndicales rencontrent aujourd'hui la direction de Conforama. Une réunion qui arrive à point nommé : depuis une semaine, les rumeurs enflent au sujet du futur de l'enseigne. Plus de 40 magasins et 2 000 emplois seraient menacés par un plan social à venir. Les 200 salariés des Bouches-du-Rhône, répartis sur quatre magasins (Saint-Mitre-les-Remparts, Aubagne, Plan-de-Campagne et Sormiou) sont inquiets. « Les salariés sont inquiets, ils craignent un plan de restructuration de grande envergure », témoigne Jean-Marie Casartelli, délégué du personnel CGT du Conforama de Saint-Mitre.

Steinhoff, conglomérat sud-africain, propriétaire de la chaîne d'ameublement depuis 2011, serait en recherche active d'un repreneur. Pour le moment, très peu d'informations sont communiquées par la direction. « Nous n'avons pas plus d'informations que celles parues dans la presse. Nous ne connaissons pas le nom du potentiel repreneur », explique le syndicaliste.

De nombreuses malversations

Le dossier a été pris en main par le Comité de restructuration industrielle (Ciri), organisme interministériel français qui a pour mission d'aider les entreprises en difficulté. Preuve que les craintes des salariés s'avèrent fondées, le rôle du Ciri est de sauver un maximum d'emplois par le choix d'un repreneur adéquat. Une situation qui n'étonne pas Jean-Marie Casartelli, la CGT alertant « depuis au moins un an sur les malversations financières du groupe ». Le syndicaliste faisant référence aux résultats de Steinhoff, artificiellement gonflés. Plusieurs autres sociétés du groupe sont également mises en vente pour faire face aux difficultés financières

Pour la reprise de Conforama, c'est l'enseigne But qui se serait positionnée. « À part eux, on ne voit pas qui, commente Jean-Marie Casartelli, mais si c'est vraiment But qui nous reprend, c'est encore plus inquiétant. Ils ont déjà environ 200 magasins sur le territoire. Conforama en possède 235, ils n'en garderont pas 435 ». D'autant plus que les magasins sont souvent situés dans la même zone géographique. « C'est le cas à Aubagne, Avignon ou encore à Plan-de-Campagne, où il y a déjà un But et un Conforama », explique le syndicaliste. Et dans ce cas, « ça ne sera pas 40 magasins qui vont fermer mais beaucoup plus ».

Amaury Baqué

Publié par CGT Compiègne facebook

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Gilets Jaunes : l’ONU réclame à Macron une « enquête approfondie » sur « l’usage excessif de la force »

Après le Défenseur des droits et le Conseil de l’Europe, c’est au tour de l’ONU de se saisir du cas de violences policières qui se sont produites pendant les manifestations de Gilets Jaunes depuis mi-novembre.

Violences policières

Dans un discours prononcé aujourd’hui devant le Conseil des Droits de l’Homme à Genève, Michelle Bachelet a déclaré « Nous encourageons le gouvernement français à poursuivre le dialogue et demandons urgemment une enquête approfondie sur tous les cas rapportés d’usage excessif de la force ». Le Haut-Commissaire aux Droits de l’Homme de l’ONU a également constaté que « les Gilets Jaunes manifestent contre ce qu’ils considèrent comme leur exclusion des droits économiques et de leur participation aux affaires publiques […] ils réclament un dialogue respectueux et de vraies réformes » mais qu’ « ils sont accueillis par un usage violent et excessif de la force, par des détentions arbitraires, des tortures et même selon certaines informations des exécutions extrajudiciaires » peut on lire dans Libération.

La Déclaration du Haut-Commissaire n’a pas manqué de déclencher de vives réactions sur les réseaux sociaux. D’un coté sont ceux qui applaudissent la déclaration, comme David Dufresne, qui a recensé près de 500 cas de violences policières dont 202 blessures à la tête et 21 éborgnés. De l’autre, le gouvernement notamment, avec Christophe Castaner, qui a tweeté plus tôt dans la journée estimant que les français avaient la possibilité de s’exprimer chaque jour dans le Grand Débat, et que les suspicions de violences policières faisaient déjà l’objet d’enquêtes. Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a lui aussi déclaré « s’étonner » de voir la France citée « sur une liste entre le Venezuela et Haïti », « où il y a eu des morts ». Griveaux semble ici oublier le cas de Zineb Redouane, morte des suites d’une blessure au visage, provoquée par un tir de grenade lacrymogène. Et d’ajouter que « le niveau d’inclusion économique et démocratique en France est, selon les standards de l’ONU, un des plus élevés au monde ». Une réponse du gouvernement qui s’aligne avec la stratégie de décrédibilisation du mouvement des Gilets Jaunes, qu’il adopte depuis le début des mobilisations, en faisant passer les mobilisés pour des ignorants et des ingrats.

Si la déclaration a de quoi surprendre – il n’est pas habituel pour l’ONU de s’opposer publiquement à la politique intérieure d’un des membres du Conseil de Sécurité – il est tout de même nécessaire de nuancer l’enthousiasme qu’elle pourrait susciter chez les partisans du mouvement. En effet, dans sa déclaration, Michelle Bachelet ne dépasse pas la position conciliatrice traditionnelle de l’Organisation Internationale – la même que le gouvernement partageait il n’y a pas si longtemps – en demandant au gouvernement d’ouvrir une enquête qui vraisemblablement ne verra pas le jour, et en encourageant le dialogue et les réformes. L’hypothèse d’une réelle remise en question des violences policières par le gouvernement semble dès lors plus qu’improbable. Même si symboliquement, c’est un nouveau camouflet pour la Macronie et sa prétention à incarner le « monde libre » en Europe…

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Kraft-Heinz : l’abus de « cost killing » est dangereux pour la santé des entreprises

Le 21 février 2019, Kraft-Heinz, le géant de l’agroalimentaire américain, a annoncé une dépréciation massive de ses actifs (de 15,4 milliards de dollars) sur deux de ses marques phares, Kraft et les produits carnés Oscar Mayer. Cela s’est traduit simultanément par une perte nette de 10,2 milliards de dollars et une chute de son cours boursier de 27,46 %.

En 2015, Kraft et Heinz avait fusionné pour devenir le numéro 5 mondial de l’agroalimentaire à l’initiative du fonds d’investissement brésilien 3G capital et de Berkshire Hathaway (la holding du célèbre investisseur Warren Buffet) qui détiennent alors conjointement 51 % de l’ensemble (48,8 % aujourd’hui). 3G Capital est connu pour mettre en œuvre des stratégies agressives de réduction des coûts (« cost killing ») dans les entreprises dans lesquelles il investit comme Anheuser-Busch InBev ou Burger King.

Le fonds 3G Capital a mis en œuvre des stratégies agressives de réduction des coûts dans des entreprises comme Burger King. Natthi Phaocharoen/Shutterstock

Le « cost killing » est une méthode somme toute assez simple destinée à obtenir rapidement une amélioration de la rentabilité de l’entreprise. Cela consiste à traquer les coûts en particulier dans le domaine des achats et des frais généraux en s’appuyant simultanément sur des cabinets spécialisés en la matière, des effectifs croissants de contrôleurs de gestion et des méthodes spécifiques comme l’une des plus connues d’entre elles, le BBZ (budget base zero).

Comme l’indique Carlos Alberto Sicupira, associé de 3G Capital : « Les coûts c’est comme les ongles, il faut les couper souvent. »

Vague de « cost killing »

Cependant, cette méthode n’est pas sans inconvénient, car elle peut s’exercer au détriment de la croissance de l’entreprise, du développement de ses produits, des investissements en R&D et de la motivation de ses collaborateurs. Kraft-Heinz en est un exemple appelé à devenir un cas d’école.

En effet, la focalisation sur la chasse au coût s’est faite au détriment de l’appréciation des tendances du marché et de l’adaptation de l’offre de l’entreprise à ces évolutions et souffre d’un manque de vision. Pendant les opérations de « cost killing », personne n’a fait attention aux évolutions d’une demande qui tourne le dos aux produits ultratransformés pour privilégier une alimentation plus saine.

Warren Buffet a d’ailleurs lui-même déclaré : « Je me suis trompé. » sur quelques points au sujet de Kraft-Heinz).

Plus grave, cette méthode a contaminé l’ensemble du secteur de l’agroalimentaire à la demande des actionnaires alléchés par l’augmentation rapide des marges de Kraft-Heinz. L’offre de rachat avortée de Kraft-Heinz sur Unilever en 2017 a déclenché une vague de réduction des coûts chez les grandes marques de consommation européenne. Unilever et Danone ont programmé une réduction combinée de 8 milliards de dollars de leurs coûts et Nestlé sous la pression d’un investisseur activiste a fixé pour la première fois de son histoire récente un objectif de marge opérationnelle.

Le « cost killing » s’est généralisé dans le secteur de l’agroalimentaire ces dernières années. Momente/Shutterstock

Détérioration du résultat d’exploitation

Afin de prendre du recul par rapport aux déboires récents de Kraft-Heinz et aux effets supposés sur l’ensemble du secteur agroalimentaire, nous avons procédé à un examen des comptes de cette société et les avons comparés à ceux de ses principaux concurrents sectoriels internationaux (Coca-Cola, Danone, Mondelez, Nestlé, Pepsico et Unilever) de 2015 (date de la fusion entre Kraft et Heinz) à 2018.

 
Factset

En 2015 et 2016, les effets du « cost killing » sont spectaculaires, les charges d’exploitation, directes ou indirectes, augmentent moins vite que le chiffre d’affaires (voire baissent), ce qui se traduit par des accroissements très substantiels de la marge brute et du résultat d’exploitation. En 2017, le phénomène se stabilise, mais l’effet sur le résultat d’exploitation demeure faiblement positif grâce une baisse relative des charges indirectes. En 2018, l’effet s’inverse, les charges d’exploitation, directes et indirectes augmentent plus vite que le chiffre d’affaires ce qui se traduit par une détérioration marquée de la marge brute et du résultat d’exploitation.

Cela signifie que les mauvais résultats de Kraft-Heinz en 2018 ne sont pas seulement dus aux dépréciations d’actifs, mais aussi à une dégradation généralisée de son exploitation, preuve de l’échec de l’application du « cost killing ». Pour autant, le résultat d’exploitation reste supérieur à la moyenne du secteur. C’est donc davantage la tendance que le résultat en lui-même qui est inquiétant si la désaffection des consommateurs pour les produits de Kraft-Heinz perdure dans le temps.

 
La moyenne sectorielle 2018 ne comprend pas Unilever dont les comptes ne sont pas encore publiés. Factset

Avenir sacrifié

L’observation de l’évolution de la rentabilité économique (ROA) de Kraft-Heinz permet de comprendre l’engouement des investisseurs pour Kraft-Heinz et sa politique de chasse aux coûts car celle-ci s’est nettement améliorée de 2015 à 2017 au point de devenir alors supérieure à celle de son secteur. La rentabilité financière (ROE) s’est également accrue de 2015 en 2017 et semblait d’ailleurs sur le point de rattraper la moyenne sectorielle avant de chuter brutalement.

 
Les moyennes sectorielles 2018 ne comprennent pas Danone (détail des comptes encore indisponible) et Unilever (comptes non publiés). Factset

L’observation de l’évolution des résultats de Kraft-Heinz au regard de ceux de ses principaux concurrents montre que le « cost killing » peut avoir des effets bénéfiques sur l’entreprise. Pour autant, cette politique de chasse aux coûts ne doit pas sacrifier l’avenir de l’entreprise à des résultats positifs à court terme, mais évanescents si une vision de long terme ne perdure pas simultanément, au risque sinon d’obtenir un résultat inverse à celui escompté. Autrement dit, le « cost killing » n’est pas une pratique inefficace financièrement, mais doit être consommé avec modération.

Publié par http://theconversation.com

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Fermeture de l’usine Ford Blanquefort : le « plan social » est validé

Après un premier refus du PSE le 28 janvier, l'administration entérine la fermeture de l'usine de Ford Blanquefort en acceptant le PSE proposé par Ford le 4 mars. Concrètement, la fermeture du site et les licenciements vont mettre les 850 ouvriers et leurs familles dans une situation désastreuse.

Nos vies valent plus que leurs profits !

Crédit photo : sudouest / Laurent Theillet

Dans la nuit du 4 au 5 mars, la Direccte (Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi) a homologué le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) proposé par Ford pour le site de Blanquefort. Homologation dont se félicite Ford en avançant que le PSE permet de « lever une partie des incertitudes qui pesaient sur nos employés quant à leur avenir ».

Il est clair que maintenant les ouvriers savent à quoi s’en tenir : une fermeture définitive de leur usine d’ici l’été. Par contre, leur avenir est beaucoup moins certain que ce que Ford veut bien nous faire croire, car face au chômage ou aux maigres pré-retraites que certains ouvriers pourront obtenir, la situation est dramatique.

Selon la CGT Ford ce sont entre 300 et 400 ouvriers qui pourront être placés en pré-retraites, quelques dizaines d’entre eux seront embauchés par l’usine voisine GTF aussi détenue par Ford, enfin pour les 400 à 500 salariés restants, le licenciement est la seule perspective. La CGT dénonce « le risque de précarité » qui plane sur les ouvriers après la fermeture de l’usine.

Cette homologation du PSE de la part de l’administration contraste avec les déclarations du ministre de l’économie Bruno Le Maire et du président de la république, Emmanuel Macron. En effet l’État s’est dit prêt à se battre contre le géant américain, en le forçant notamment à payer pour permettre une revitalisation du site. Emmanuel Macron a notamment déclaré, lors de sa tournée à Bordeaux le vendredi 1 mars, qu’il allait « forcer l’entreprise à revitaliser » et « donc à investir pour sa conversion ».

Le Maire avait en ce sens, demandé jusqu’à 20 millions d’euros à Ford dans cet objectif de réindustrialisation du site.

Le discours de l’État sonne faux et démago quand quelques jours plus tard l’administration accepte le PSE qui promet licenciement et précarité à une bonne partie des ouvriers, qui travaillent pour certains depuis plusieurs dizaines d’années sur le site de Blanquefort. Philippe Poutou, ex-candidat à la présidentielle pour le NPA, ouvrier et syndicaliste au sein de FAI (Ford Aquitain Industries) dénonce ce volte-face de l’État en déclarant que ces « postures combatives » de l’État cachaient en réalité son « impuissance » face à Ford. Il rajoute que, pour « rendre crédible l’hypothèse d’une réindustrialisation » l’État devrait plutôt « prendre le contrôle de l’usine, réquisitionner le parc machines ».

Réquisition d’autant plus légitime que Ford a reçu cette dernière décennie de nombreuses aides, plusieurs millions d’euros, de la part de l’État et des collectivités territoriales pour maintenir l’emploi dans la région. Par ailleurs, le PSE comprend une aide versée aux ouvriers après la fermeture à hauteur d’environ 190 000 euros. Somme que la CGT conteste et souhaite voir augmenter comme le démontre le communiqué que nous partageons ci-dessous.

Nous apportons tout notre soutien aux ouvriers de Ford qui font face aux patrons-voyous du géant américain Ford et l’État français et ses représentants, soumis aux intérêts des grandes multinationales capitalistes.

La CGT demande à la direction de FAI l’ouverture immédiate des Négociations Annuelles Obligatoires avec pour unique revendication : 200 000€ minimum pour tous !

La DIRECCTE homologue le PSE, nous en prenons acte !
 
Ford jubile, pourtant son PSE est nettement insuffisant et très éloigné des revendications que portaient les Organisations Syndicales lors de sa pseudo « négociation ».
 
Contrairement à ce que dit Ford dans son communiqué, en aucun cas cette situation « permet de lever une partie des incertitudes qui pesaient sur nos employés quant à leur avenir. » Au contraire, elle nous plonge dans l’incertitude du chômage et de la précarité. Ford doit indemniser les salariés à la hauteur de ses mensonges et de sa richesse.
 
De son côté, la presse écrit que, « selon des sources proches du dossier, le PSE porterait sur une moyenne de 200 000€ par salarié. »
 
Dans ces conditions, nous revendiquons légitimement un minimum de 200 000€ pour chaque salarié. Il existe de nombreux exemples d’améliorations de PSE après leurs homologations suite à des accords de fins de conflit. Cette revendication ne pourra aboutir qu’avec l’aide et la détermination des collègues de l’usine. À nous tous de mettre en place les conditions pour nous permettre de la faire aboutir !
La CGT Ford Blanquefort le mardi 5 mars 2019

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Carlos Ghosn libre après avoir payé une caution de 7,9 millions d’euros

Après un peu plus de 100 jours d’emprisonnement, l’ancien patron de Renault vient de sortir des prisons japonaises. Le tribunal de Tokyo a décidé de fixer une caution de « seulement » 7,9 millions d’euros pour l’ancien président de Renault-Nissan.

La liberté a un prix

Crédit photo : Toshifumi KITAMURA / AFP

Carlos Ghosn a été mis en détention préventive le 19 Novembre à la suite de soupçons du fisc japonais. Il semblerait que l’ancien patron de Renault ait triché dans ses déclarations de revenu en les minorant. Il aurait ainsi détourné près de 74 millions d’euros entre 2010 et 2018. A l’origine de l’affaire se trouve une enquête interne de Nissan qui aurait révélé ses agissements.

L’ancien patron avait été emprisonné de façon préventive afin de l’empêcher d’une part de quitter le Japon et d’autre part de communiquer avec l’extérieur. Il s’agit là des motifs habituels pour la détention préventive. En France, près de 20 000 détenus le sont sous ce motif, bien que pour la plupart d’entre eux, à l’image de Christophe Dettinger et des autres Gilets Jaunes victimes de la répression, prendre la fuite soit loin d’être aussi simple que pour le multi-millionnaire Carlos Ghosn.

Les avocats de Carlos Ghosn demandaient depuis le mois de Janvier la libération de leur client contre le paiement d’une caution. Cette demande fut rejetée à plusieurs reprise par le tribunal de Tokyo qui finit par céder aujourd’hui après que la famille du détenu ait menacé de recourir aux Nations Unies. Carlos Ghosn, s’est d’ailleurs fendu d’un remerciement « aux militants des droits de l’homme » qui se battent pour la présomption d’innocence. Espérons qu’une fois libéré, il continuera à dénoncer la répression et le déni de la présomption d’innocence qui touchent nombre de militants lors des mouvements sociaux, bien d’avantage que pour les patrons du Cac 40 pris la main dans le sac.

Le montant de la caution est cependant ridicule quand on considère les revenus mirobolants de Carlos Ghosn. En effet, le « cost killer », connu pour avoir réduit les coûts chez Renault et Nissan grâce à des plans sociaux et à l’intensification des cadences au détriment des travailleurs était payé 15 millions d’euros par an. Inutile de dire que la caution de 7,9 Millions d’euros ne représente pas grand-chose pour lui. Ironie du sort, sa libération est repoussée du fait des horaires d’ouverture des banques qui n’ont pas permis à ses avocats de rassembler la somme avant la fin de la journée.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
L'état macronien pris la main dans le sac : vendant les biens publics appartenant à la nation, bénéfiques y compris sous l'angle financier à se petits copains de la finance, VINCI en tête !
 
VIDEO ci-après où l'on voit Olivia Grégoire, ex UMP actuellement petit soldat du macronisme, présidente la Commission des finances, ayant saboté la commission d'enquête du Parlement sur les agissements du sieur Benalla s'évertuer à faire taire Ruffin sous des artifices procéduriers. 
 
RAPPEL de ce que l'Aéroport de Paris rapporte actuellement à l'état :
 
une entreprise qui rapporte 170 millions d'euros de dividendes
260 millions d'euros d'impôts sur les sociétés 
une Croissance du chiffre d'affaires de 10 à 30%
une marge de bénéfice de 14%
 
Voilà ce que Macron et les siens veulent faire cadeau aux intérêts privés !

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com

Voir les commentaires

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Voilà la vérité du système : là où les délégués syndicaux se battent c'est la répression.
Ils n'admettent les syndicats et en tissent les louanges comme à l'égard de la CFDT que lorsqu'ils se couchent devant les intérêts patronaux et prônent gentiment l'association et les intérêts communs capital-travail.
Chez Bayer la riposte s'organise qui combine lutte pour les salaires et défense des libertés syndicales!
 
****************
SOURCE : https://rapportsdeforce.fr/breves/delegue-cgt-licencie-bayer-soigne-aussi-ses-syndicalistes-03013221
BAYER qui vient de racheter MONSANTO fait la chasse aux délégués CGT

Délégué CGT licencié : Bayer soigne aussi ses

syndicalistes !
 
 

Bayer soigne tout le monde depuis le rachat par l’entreprise allemande du géant américain Monsanto : les hommes, les animaux, les plantes, et même les délégués syndicaux remuants. À Villefranche-sur-Saône le 10 décembre 2018, Bayer a mis à pied Gaétan, le délégué syndical CGT du site, le jour où celui-ci réclamait une augmentation de 100 € pour l’ensemble des salariés à l’occasion de la dernière réunion infructueuse des négociations annuelles obligatoires (NAO) sur les salaires. Motif invoqué : intimidation et mise sous pression des cadres.

L’entreprise allemande en a profité pour réclamer une autorisation de licenciement à l’inspection du travail, Gaétan étant protégé par son mandat d’élu au Comité d’hygiène et de sécurité (CHSCT).

Depuis, une centaine d’ouvriers de Villefranche-sur-Saône sont en grève, débrayant quelques heures par jour, pour réclamer des augmentations et exprimer leur soutien à leur représentant syndical. Malgré 81 jours de conflit, l’inspection du travail a répondu favorablement à la demande de l’employeur ce mercredi 27 février.

Une conclusion qui révolte la fédération CGT des industries chimiques. Elle n’hésite pas à qualifier de « justice de classe » une décision qu’elle estime prise sur un « dossier monté de toute pièce », et annonce qu’elle mettra « tout en œuvre pour que justice soit faite », et que Gaétan soit réintégré. Loin d’être éteint, le conflit va maintenant se porter sur le retour du délégué CGT chez Bayer, en plus des revendications salariales.

Publié par FSC

Voir les commentaires

Visiteurs

468792

 

Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

Articles récents

Hébergé par Overblog