SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Poutou : « nouvelle manifestation le 22 septembre contre la fermeture de l’usine » de Ford Blanquefort

C’était la reprise du travail à la fin du mois d’août, après nos 4 semaines de congés. Enfin, quand on dit reprise du travail, c’est presque une façon de parler car l’activité se réduit encore un peu plus. Ford agit par paliers, comme pour nous habituer à la fin, étape par étape.

Crédit Photo : Sud-PTT Gironde

Publié initialement sur le site du NPA

La procédure PSE (« plan de sauvegarde de l’emploi ») continue jusqu’à fin novembre, puis il y aura trois semaines durant lesquelles la Direccte (ex-DDTE – Direction départementale du travail de l’emploi) devrait l’homologuer, ce qui devrait nous amener à fin décembre, pile au moment des congés d’hiver. Et, dès janvier, Ford devrait mettre en place les premières vagues de départs (préretraites et départs volontaires) jusqu’en septembre, moment où les non-volontaires devraient être licenciés.

Calendrier contre calendrier

Voilà le programme planifié par la multinationale. Et c’est ce qui nous attend si tout se passe comme prévu. Sauf que nous allons tout faire pour que cela ne se passe pas comme prévu. Pas plus qu’avant les vacances, il n’est question de pronostiquer quoi que ce soit. Même si tout semble en notre défaveur, nous n’avons strictement rien à perdre, et nous avons donc toutes les raisons de tenter de sauver ce que nous pourrons, c’est-à-dire faire en sorte que des centaines d’emplois soient préservés, qu’une partie de l’usine continue son activité.

Pendant que les réunions PSE se succèdent, l’équipe militante CGT construit son calendrier, celui de la lutte contre la résignation et pour changer la donne. En clair, il s’agit d’imposer une reprise de l’usine qui permettrait la continuité de notre histoire et, forcément, du combat.

En ligne de mire, une nouvelle manifestation le 22 septembre contre la fermeture de l’usine et pour la défense des emplois privés comme publics dans la région, histoire de dire encore que nous sommes toutes et tous concernés par le sort d’une usine, qu’il y a nos emplois d’ouvriers mais qu’il y a aussi des milliers d’emplois induits, liés à l’activité de l’usine. Après le 24 mars et le 30 juin, nous tentons à nouveau d’amorcer une mobilisation générale avec la population, avec le mouvement social. Si ça prend, ça aidera forcément à ce que les collègues sortent du fatalisme, pour qu’on reprenne confiance en nous. Ce qui nous aiderait à exprimer la colère qui est bien présente mais enfouie, retenue, comme si on n’osait pas, comme si notre combat n’était pas légitime.

Provoquer le déclic

Le choix de Ford est inadmissible, injustifiable et même scandaleux. Un scandale ordinaire certes, mais cela ne le rend pas plus acceptable. Une multinationale qui fait de gros profits, qui bénéficie de subventions publiques importantes, et qui les détourne de fait. Et des pouvoirs publics qui ne savent rien faire d’autre que multiplier les subventions sans contrôler, sans exiger des comptes aux capitalistes, et qui restent sans réaction quand la multinationale qui ne respecte aucun de ses engagements décide de partir. L’impuissance assumée par l’État est tout aussi scandaleuse et inadmissible.

On a vraiment toutes les raisons de se mettre en colère, de s’opposer à cette catastrophe annoncée. En plus on aurait les moyens de faire du bruit, de déstabiliser à la fois la multinationale et l’État. Toute la population est victime des reculs sociaux, et le ras-le-bol est tellement présent qu’une lutte d’ensemble serait possible. C’est pour cela que nous sommes en lien avec nos camarades syndicalistes des alentours, avec des militantEs associatifs et politiques, et que nous discutons ensemble d’une riposte unitaire.

Philippe Poutou

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Dégressivité de l’assurance chômage : Le MEDEF en veut toujours plus !

A peine élu, le nouveau patron du MEDEF Geoffroy Roux de Bézieux cherche à lancer une offensive sur les allocations chômages. La réforme qu’il propose est pleine de modernité : retourner à un système d’allocation dégressive comme c’était le cas entre 1986 et 2001.

Durant la première année de son quinquennat, Macron a lancé de nombreuses offensives contre les travailleurs et les classes populaires : Loi Travail XXL, privatisation de la SNCF, sélection à l’université… Savoir quel sera le prochain front ouvert par le gouvernement est une des questions centrales de la rentrée.

Le nouveau président du MEDEF, Geoffroy Roux de Bezieux, lance des appels du pied au gouvernement pour une réforme de l’assurance chômage, bien évidement défavorable aux demandeurs d’emplois : le retour à un systèmes d’allocation dégressive. Le système actuel (mis en place en 2001) fait que le travailleur au chômage touche 57 % de son ancien salaire pendant 2ans. Ce système entraîne déjà une perte financière non négligeable pour les bas salaires.

Entre 1986 et 2001, deux systèmes d’indemnités dégressives ont été mis en place en France. Les demandeurs d’emplois touchaient 57 % de leur salaire pendant quelques mois, la somme était ensuite réduite jusqu’à une somme minimale équivalente à 541€. L’objectif de cette mesure était de « motiver » les chômeurs à retrouver du travail. L’objectif vise avant tout à stigmatiser les sans-emplois qui préféraient le chômage, les fameux « fainéants ». Si cela était à démontrer, des études démontrent des allocations dégressives ne font pas baisser le chômage, mais sont un outil pour stigmatiser ceux qui « ne sont rien ». En réalité, des travailleurs se retrouvent au chômage car, du point de vue du patronat, ils sont une variable d’ajustement dans une conjecture économique donnée.

Une tel retour en arrière ne se justifie que par un seul argument : faire des économies. Afin de pouvoir faire encore plus d’économies, Geoffroy Roux de Bézieux propose aussi de faire en sorte que l’indemnité soit séparée en deux composantes. Une composante forfaitaire indépendante du salaire versé par l’état et une autre indexé sur le salaire versé par l’Unedic mais non garantie (la somme pourrait être réduit pour assurer l’équilibre de l’Unédic). Ce type de séparation permettrait au MEDEF de réduire l’importance de l’Unedic et des autres organismes tri-parti qui impliquent les syndicats, le patronat et l’état. Une telle mesure aurait aussi pour conséquence de précarisé d’avantages les travailleurs et d’ouvrir la voie à la privatisation de la partie de l’indemnité versé par l’Unedic.

Crédit photo : - Loïc Venance/AFP

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Alternative Libertaire, 2018-09-05 13:24:04

De la main gauche, Macron promet une carotte aux salarié.es  de la droite il leur fait les poches.

Ses premières mesures, des plus symboliques, ont profité aux riches : allègement de la taxation sur les revenus du capital, rabotage de l’ISF, divisé par cinq pour «  améliorer le quotidien  » des 330 000 Français les plus fortunés, et surtout baisse de 25 % de l’impôt sur les sociétés en cinq ans.

Et les autres alors ?

Avant l’été, le gouvernement expliquait que la baisse des cotisations sociales bénéficierait aux salarié.es : 250 euros en plus par an pour une ou un smicard. À la rentrée, rebelote : la suppression des cotisations sur les heures supplémentaires devrait rapporter« 200 euros de plus par an» au smicard. « Et en même temps », Macron rogne sur les APL, les allocations familiales et les pensions de retraite, qui n’augmenteront que de 0,3 %, sept fois moins que l’inflation !

Chaque baisse d’impôt ou de cotisation sociale, sape l’édifice de la Sécu et des services publics.

Le smicard qui touchera (?) 450 euros de plus en un an, perdra bien davantage en parallèle  : l’assurance maladie remboursera moins ; l’assurance vieillesse réduira ses pensions ; l’assurance chômage indemnisera moins, il y aura moins d’accès à la santé, à l’éducation, aux transports…

Moralité: travaillez plus pour que… la bourgeoisie gagne plus !

Cette arnaque fondamentale n’est pas que macroniste, elle procède de tout un système  : le capitalisme.

Alternative Libertaire, 5 septembre 2018

http://alternativelibertaire.org/

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Boursorama – AFP 07/09/2018 

La ministre du Travail Muriel Pénicaud à l’Elysée, le 5 septembre 2018 ( POOL/AFP / Thibault Camus )

La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a fait état de la création de 9.000 conseils sociaux et économiques (CSE) dans les entreprises françaises, la nouvelle structure qui fusionne les instances représentatives du personnel, depuis l’entrée en vigueur des ordonnances.

Dans un entretien publié vendredi dans Le Monde, la ministre du Travail tire un premier bilan partiel des ordonnances réformant le droit du travail, entrées en vigueur il y a un an.

« Près de 9.000 CSE ont été créés (…), ils représentent plusieurs centaines de milliers de salariés. Le nombre d’élus du personnel a baissé mais le volume d’heures de délégation, lui, est resté stable », a-t-elle dit.

Les CSE remplacent les comités d’entreprises (CE), les délégués du personnel (DP) et les comités d’hygiène de sécurité et de conditions de travail (CHSCT).

Les entreprises ont jusqu’au 1er janvier 2020 pour mettre en place le CSE.

Dans les PME, ajoute Muriel Pénicaud, « 364 accords ont été conclus par consultation directe du personnel dans les sociétés employant moins de vingt personnes », nouvelle possibilité ouverte par les ordonnances.

« Dans les entreprises de 20 à 50 salariés, où le nombre d’accords était très faible, un déclic s’est également produit: 584 accords ont été signés par des représentants du personnel », fait valoir la ministre, qui y voit une « preuve qu’il se passe quelque chose et que la procédure mise en place dans les ordonnances marche ».

« Les salariés, leurs représentants et les entreprises sont en train de s’approprier les dispositifs des ordonnances », a-t-elle assuré.

Publié par anti-k

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Sous-traitances, filiales : comment la SNCF fait fondre ses effectifs

500 000 avant la guerre, 400 000 juste après pour baisser jusqu’à 147 000 aujourd’hui, on peut se poser la question : où sont donc passés les cheminots disparus ?

Crédits photo : AFP PHOTO / ANNE-CHRISTINE POUJOULAT

Sous-traitances et filialisations : la nouvelle réalité des travailleurs du rail

Evidemment, la réponse toute trouvée de la direction pour expliquer la fonte des effectifs, c’est l’essor technologique qui aurait supprimé des postes, ce qui n’est pas entièrement faux. Ainsi, aujourd’hui, les chefs de trains ont disparu sur les transiliens, et il y a beaucoup moins de postes d’aiguillage par exemple (et ça va baisser encore drastiquement avec les commandes centralisées du réseau (CCR), qui vont concentrer les postes d’aiguillage dans de grands centres régionaux).

Mais cela n’explique pas tout et si l’on y regarde de plus près, on s’aperçoit que finalement, les 250 000 cheminots en moins depuis 1950 n’ont pas disparu pour tout le monde.

L’exemple le plus évident c’est l’équipement (appelé maintenant INFRAPOLE) avec l’entretien et le renouvellement des voies, qui est presque exclusivement assuré par des entreprises privées, avec des agents SNCF chargés de « surveiller » que tout est fait dans les règles. Le tout avec des temps de travail plus longs, un turn-over plus important, moins de sécurité (donc plus d’accidents mais le sous-traitant se débrouille, souvent en trichant…), moins de formation des salariés, etc. mais C’EST MOINS CHER ! Voilà qu’on retrouve une partie de nos cheminots égarés dans des boites privées, souvent issues de pays d’Europe moins exigeants sur le social…

L’entretien des voies est loin d’être un exemple isolé : prenons l’exemple de la présence en gare. Même si l’affichage est plus performant avec des télés sur les quais et dans les halls, il faut tout de même une présence humaine en gare (même si la SNCF ferme sans scrupules, beaucoup plus qu’avant, les guichets qui accueillent les voyageurs) et notamment en cas de travaux et de transbordement par bus. Tous les voyageurs les ont vus : ce sont les « gilets rouges », qu’ils soient employés par ITIREMIA (ex-EFFIA) ou CITY-ONE. On pourrait les prendre pour des salariés de la SNCF mais ils n’en sont pas. Ils sont salariés de la sous-traitance dans des entreprises de « prestation de service tertiaire ». Ils s’occupent des personnes à mobilité réduite, portent les bagages, assurent l’information lors des transbordements, toutes ces tâches dévolues auparavant aux cheminots au statut. Et vous avez bien sûr compris pourquoi ce ne sont plus des cheminots qui effectuent ces travaux : parce que C’EST MOINS CHER avec une entreprise sous-traitante, où les conditions de travail sont beaucoup plus dures qu’à la SNCF pour des salaires moindres. 

Évidemment, ces boîtes de patrons voyous emploient des étudiants, des précaires, des sans-papiers même… et le scénario est le même pour toutes : pas de contrat de travail, pas de formation (on est balancé comme ça sur le terrain), pas de visite médicale (elle est pourtant exigée 3 fois : le code du travail, la convention collective et le plan de prévention avec la SNCF… peut-être manque-t-il une quatrième fois ? ), pas de planning (un appel ou un SMS c’est bien suffisant), certaines fois pas de fiche de paie, pas de repos pendant des semaines, etc… En réalité, seul le « noyau » administratif de l’entreprise est en CDI (et encore…) et tout le personnel exécutant lui est en CDD, en intérim ou sans contrat…

Comment la SNCF s’auto-liquide par ses filiales

La SNCF, le donneur d’ordre, est bien informé de tout cela, d’autant plus que pour ITIREMIA par exemple, le patron c’est… la SNCF. ITIREMIA fait partie du groupe SNCF, c’est une filiale… D’ailleurs cette année, la Cour d’Appel de Paris a condamné la SNCF pour délit de marchandage et prêt illicite de main-d’œuvre car il est illégal de mettre en concurrence ses propres salariés avec la sous-traitance pour effectuer les mêmes taches… Voilà où sont les cheminots manquants, des cheminots très jeunes, encore à la fac et dont la première expérience du monde du travail est un passage par la mafia du patronat, les prestataires de services tertiaires. C’est le nouveau nom de la camorra…

Un autre exemple se trouve dans les trains. Les ASCT (chefs de train) ont quasiment disparu avec le nouveau matériel roulant mais il convient d’assurer une présence humaine dans certain trains, le soir ou la nuit. Enfin, la SNCF le fait quand elle n’a pas le choix à cause de trop nombreuses agressions. Là aussi, la sous-traitance est moins chère et la SNCF a recours à des sociétés de gardiennage qui assurent un accompagnement des trains demandés (enfin, quand le contrat est respecté). Et là encore, on n’a pas affaire à des philanthropes : cela s’est remarqué en 2009 avec les maîtres-chiens sans-papiers et encore au quotidien avec des conditions de travail désastreuses et dont la SNCF est complice. En effet, si un cheminot réclame un local correct avec eau courante, électricité et chauffage/climatisation, la SNCF fournit sans aucun problème des locaux totalement insalubres à ces salariés du gardiennage, ou de nettoyage des gares. Voilà encore une partie des cheminots manquants et pour le coup, le voyageur perd au change car les ASCT avaient aussi une formation et des missions liées à la sécurité des circulations, ce qui n’est pas le cas avec le gardiennage.

Le dernier exemple est moins évident, mais mérite qu’on s’y attarde. Depuis 1950 et ses 400 000 cheminots, le transport de marchandises, le fret, n’a pas baissé, bien au contraire. Avec le capitalisme à outrance, les échanges de marchandises ont explosé. Mais pourtant, le fret ferroviaire, lui, a dépéri au profit de la route. Et qui est le 1er transporteur routier de France ? Vous le saviez ou l’avez deviné : la SNCF. Le groupe SNCF et sa plate-forme de fret GEODIS, qui regroupe Bourget-Montreuil, Calberson, etc. est le premier transporteur de France.

Et il suffit de se pencher sur les salariés de GEODIS pour comprendre. Prenons exemple sur la plate-forme de Gennevilliers :

  • 150 chauffeurs poids lourd, dont seulement 6 embauchés. Le reste est auto-entrepreneur, sous-traitant…
  • 200 manutentionnaires environ dont plus de 130 intérimaires…

Voilà encore une partie de nos cheminots évaporés et surtout PRÉCARISÉS, et par la « maison mère », la SNCF !!!

Car c’est bien ce qu’il faut retenir de la situation, c’est que les cheminots n’ont pas disparu, ils ne sont pas 147 000, ils sont toujours proches des 400 000 comme il y a plus de 50 ans. La seule différence : ils sont précarisés, déchus de leurs droits, volés et mis en danger par un patronat voyou (pléonasme ?), exploités sans les entraves d’un statut fort qui permet plus qu’ailleurs le respect des droits et une présence syndicale forte.

C’est bien pour cela que la bataille du Rail du printemps dernier, et qui doit se poursuivre, contre le pacte ferroviaire et ses conséquences n’est pas une affaire des seuls cheminots, mais bel et bien une affaire qui nous concerne tous : cheminots, usagers, même combat !
Pour tous ceux qui estiment que la fin du statut et de la SNCF est une bonne chose pour la société française et les usagers, il suffit de comprendre que nous assistons notamment à une destruction des droits et à une conversion d’emplois stables et qualifiés en emplois dangereux et précaires qui seront les seuls disponibles pour leurs enfants et les nôtres.

D’autre part, aucune entreprise privée ne formera ses salariés comme le fait la SNCF aujourd’hui (environs 90 000€ pour un conducteur, 40 à 50 000 pour un contrôleur ou un aiguilleur). Il n’y a qu’à voir l’exemple ITIREMIA/City-One, qui jamais ne fera passer la sécurité avant le profit en arrêtant les circulations au moindre risque comme c’est encore le cas avec la SNCF.

Les cheminots et usagers doivent se prononcer contre une destruction préméditée du service public avec des prestations de plus en plus dégradées où la sécurité des salariés, des usagers et des circulations n’est clairement pas la priorité. 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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PRÉLÈVEMENT À LA SOURCE : une usine à gaz infernale où les contribuables auront énormément de mal à s’y retrouver

Communiqué de la Fédération des Finances CGT

et du Syndicat CGT des Finances publiques.

Le 5 septembre 2018

 

PRÉLÈVEMENT À LA SOURCE, VERS UN SUICIDE FISCAL COLLECTIF SANS CRÉATION IMMÉDIATE D’EMPLOIS AUX FINANCES PUBLIQUES !

Dans un exercice alternant mensonges et promesses racoleuses, le Premier ministre a essayé de lever les doutes des français sur le prélèvement à la source. En effet, ces derniers jours, au fur et à mesure que le voile d’ignorance se levait sur ce dispositif, les craintes et les oppositions à la mise en place du prélèvement à la source ont augmenté. Prenons deux exemples du discours d’Edouard Philippe.
 

« Un gain de trésorerie pour les mensualisés actuels », c’est Faux !

 

« avec le nouveau système on sera prélevé à la fin du mois sur douze mois et non au milieu du mois sur dix mois ». Ce qui représente pour lui un gain de trésorerie pour les ménages. Payez son impôt 11 mois et demi plus tôt, présenterait donc un gain de trésorerie ? Étrange conception économique ! En effet, aujourd’hui pour un salaire perçu au 31 janvier 2017, on payait l’Impôt correspondant au 15 janvier 2018 donc 11 mois et 15 jours plus tard. En 2019, pour un salaire perçu au 31 janvier 2019, on payera l’impôt au 31 janvier 2019.

 

D’autre part, prendre pour argument un prélèvement par douzième plutôt que par dixième est ridicule. Dans le cadre de la mensualisation automatique il était évidement possible de l’appliquer sur douze mois.


Dans la série demain on rase gratis « un acompte de 60 % sur certains crédits d’impôt »

 

Comment rendre encore plus bancal un système déjà ultra-complexe et qui ne tient pas debout. Évidemment, contrairement à ce qu’avance le Gouvernement, l’énorme gain de trésorerie attendu ne sera pas pour les contribuables mais pour l’État !

En 2019, on devra donc payer l’impôt en même temps que nous percevons nos revenus. Mais, quand l’État devra nous verser une réduction ou un crédit d’impôt, il pourra bien attendre un an pour le faire. La ficelle étant trop grosse, il y aura un dispositif dérogatoire pour quelques crédits d’impôt (en fait pour une petite minorité), les contribuables ayant déjà bénéficié de ces crédits d’impôts bénéficieront d’un acompte doublé hier et porté à 60 % du montant accordé l’année précédente.

 

Premièrement, tous les crédits d’impôts ne sont pas visés et ce sont encore les plus riches des contribuables les mieux servis notamment les investisseurs dans l’immobilier.

 

En outre, cette mesure va générer pour un grand nombre de contribuables des reprises d’impôt à posteriori. Par exemple, un contribuable ayant un enfant à la crèche en 2017 et scolarisé à compter de septembre 2017 aura bénéficié d’un crédit d’impôt à ce titre. Il va donc bénéficier d’un acompte de crédit d’impôt en 2019 alors qu’il n’a plus de frais de garde d’enfant depuis septembre 2017. Le réveil sera difficile à l’automne quand il devra le rembourser.


Les voyants techniques sont au rouge

 

La complexité technique de la mise en place du prélèvement à la source a été largement sous-estimée. Faire coexister des fichiers différents et les rapprocher n’est pas sans risque. Les informations en provenance des services nous démontrent que de nombreux bugs ne sont pas résolus et ne pourront pas l’être à l’échéance du 1er janvier.


Un système complètement inadapté à la société française

 

La conjugalisation et la progressivité du système fiscal français rendent très compliqué la mise en place du prélèvement à la source en France. Les évolutions sociétales, prolifération des contrats courts, changements plus fréquents dans la vie personnelle des contribuables sont autant d’éléments rendant plus aléatoire la fiabilité du système. De même, la prolifération des niches fiscales est un facteur d’erreur et de rectification extrêmement important.

 

Le prélèvement à la source est une modalité de prélèvement d’impôt totalement archaïque et de plus en plus décrié dans les États où il a été mis en place pour certains, il y a presque un siècle ! Vous avez dit moderne ?!


Combien d’argent perdu pour l’État ?

 

Le fait d’ajouter un tiers collecteur va immanquablement faire chuter le taux de recouvrement. Si on se réfère en terme de comparaison aux difficultés de recouvrement de la TVA déjà collectée par les entreprises, l’État pourrait perdre 8 milliards d’euros de recettes fiscales.

 

Quoi qu’il en soit le prélèvement à la source est une usine à gaz infernale où les contribuables auront énormément de mal à s’y retrouver. Les plus fragiles seront les principales victimes puisque dans le nouveau système on payera d’abord et on devra contester ensuite les sommes prélevées.

 

Plus que jamais, les services des Finances publiques, déjà ponctionnés de plus de 30 000 emplois ces dix dernières années, ont besoins de milliers de créations de postes en urgence si l’État ne souhaite pas que le prélèvement à la source tourne en fiasco total.

 

SOURCE:

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Signalé par NPA 29, 2018-09-04

http://www.regards.fr/

On vous aurait bien fait un Top 10 des macronistes confrontés à la justice, mais ils sont déjà treize.

S’il fallait ne retenir qu’une seule promesse du candidat Macron, la « moralisation » décrocherait assurément la palme. Au final, la « grande » loi portée par François Bayrou n’aura été qu’une réponse à l’affaire Fillon. Un fait divers, une loi.

Par la suite, la « morale » macronienne n’aura été qu’une suite d’affaires. À se croire dans l’Ancien Monde. Un peu plus d’un an à peine après l’élection d’Emmanuel Macron, prenons le temps de revenir sur les déboires de la Macronie, .

Trois mises en examen

Alexandre Benalla et Vincent Crase

Faut-il encore présenter le feuilleton de l’été ? Alors qu’Emmanuel Macron profitait de sa piscine à 34.000 euros à Brégançon, une vidéo montrant son homme de main élyséen molestant des manifestants le 1er-Mai venait assombrir le ciel estival macroniste.

LIRE AUSSI SUR REGARDS.FR >> Affaire Benalla : le scandale d’Etat qui fait chanceler la Macronie

Alexandre Benalla n’est pas seulement un barbouze. Il intervient comme bon lui semble, en marge des manifestations, brassard « police » autour du bras. La loi, c’est lui. Le jeune homme de 26 ans dispose aussi d’une voiture (avec chauffeur) équipée de gyrophares, d’un badge lui permettant de se rendre dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale et et de porter des armes à feu. À ce propos, ces armes étaient conservées dans un coffre-fort au domicile de Benalla. Depuis que la justice s’est saisie de l’affaire, le coffre-fort a disparu.

Pour la première fois du quinquennat, Emmanuel Macron est pris de court. Sa communication s’avère catastrophique. Lui et ses sbires accusent les journalistes de ne pas chercher la « vérité ». Même les plus conservateurs des syndicats de police s’offusqueront de voir Benalla invité du JT de TF1. Eux n’ont pas droit à autant de considération.

L’Assemblée et le Sénat tenteront de jouer leur rôle de contre-pouvoir face à un super-Président. Le Palais-Bourbon, aux mains de LREM, abdiquera rapidement, se félicitant d’avoir fait la lumière sur cette affaire, alors que le ministre de l’Intérieur, le préfet de police ou encore Patrick Strzoda, directeur de cabinet du président de la République, ont menti sous serment.

Un scandale d’Etat que les marcheurs qualifieront de « tempête dans un verre d’eau ». L’Elysée aurait mis à pied Benalla 15 jours, après le 1er mai, avant de le licencier une fois l’affaire rendue public. Un « fait-divers » qui poussera Macron à réorganiser l’Elysée.

Alexandre Benalla a été mis en examen le 22 juillet pour violences volontaires, immixtion dans l’exercice d’une fonction publique, port public et sans droit d’insignes réglementés, recel de détournement d’images issues d’un système de vidéo-protection et recel de violation du secret professionnel. Vincent Crase, un gendarme réserviste salarié du parti LREM, a lui aussi été mis en examen pour les mêmes faits.

De plus, Mediapart révèle que Ismaël Emelien, conseiller spécial d’Emmanuel Macron, devrait se voir lui aussi inquiété dans cette affaire. Il est accusé d’avoir détenu le CD montrant les images volées de la vidéosurveillance des violences du 1er mai.

« Tout va bien », pourrait commenter le Président.

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M’Jid El Guerrab

Le 31 août 2017, M’Jid El Guerrab, alors député LREM, frappe violemment à coups de casque Boris Faure, un cadre du PS. Deux coups qui causeront un traumatisme crânien au socialiste. Pour sa défense, il accuse Boris Faure d’« insultes racistes ».

Depuis, M’Jid El Guerrab a exclu du groupe LREM à l’Assemblée nationale. Il a aussi été mis en examen pour violences volontaires avec arme. L’instruction est toujours en cours.

Six enquêtes en cours

Laura Flessel

Le 4 septembre, quelques heures avant le remaniement post-Hulot, la ministre des Sports Laura Flessel annonce sa démission pour des « raisons personnelles ». Il n’aura pas fallu 24 heures pour que Mediapart révèle ces « raisons » : « Le fisc a récemment saisi la Commission des infractions fiscales (CIF) de Bercy, en vue d’une possible plainte pénale pour fraude, après avoir découvert des manquements déclaratifs de la ministre concernant une société de droit à l’image »peut-on lire. Plusieurs dizaines de milliers d’euros d’impôt seraient en jeu.

Françoise Nyssen

Avant d’être nommée ministre de la Culture, Françoise Nyssen dirigeait la maison d’édition Actes Sud. C’est à la tête de cette dernière qu’elle s’est permis quelques écarts avec les règles élémentaires d’urbanisme. En 1997, lors de l’agrandissement des locaux parisiens – un immeuble classé – , Françoise Nyssen avait fait réaliser les travaux « sans autorisation », ni « déclaration au fisc  », écrit Le Canard enchaîné. Le journal satirique révèle également d’autres « irrégularités » dans des travaux au siège d’Actes Sud, dans le centre classé d’Arles, effectués en 2011. Une « négligence », tente d’expliquer la ministre.

Le parquet de Paris a ouvert jeudi 23 août une enquête préliminaire.

Alexis Kohler

Outre son rôle dans l’affaire Benalla – Alexis Kohler, secrétaire général de l’Elysée, avait eu connaissance des agissements violents dès le mois de mai et n’a rien fait savoir à la justice, à l’instar de l’Intérieur et de l’Elysée – ce proche d’Emmanuel Macron est embourbé dans une affaire de conflit d’intérêts.

Alexis Kohler a été directeur financier d’août 2016 à mai 2017 de l’armateur italo-suisse MSC, fondé par des membres de sa famille. Or, depuis 2010, il a aussi représenté l’Agence des participations de l’Etat auprès des Chantiers de l’Atlantique/STX France, dont MSC est client. Il siégeait également au conseil de surveillance du Grand Port maritime du Havre.

Selon Mediapart, avec cette double (triple !) casquette, Alexis Kohler a ainsi pu conclure en 2011 des contrats entre MSC et le port du Havre. Le beurre, l’argent du beurre et la crémière.

Anticor a porté plainte pour « prise illégale d’intérêt »« corruption passive » et « trafic d’influence ». Début juin 2018, le parquet national financier (PNF) a ouvert une enquête à l’encontre du secrétaire général de l’Elysée.

Muriel Pénicaud

22 mai 2018, la ministre du Travail est entendue comme témoin assisté par le pôle financier du Tribunal de Paris. La justice enquête sur le rôle de Business France – société qui eut pour directrice générale Muriel Pénicaud – dans l’organisation d’une soirée à Las Vegas en janvier 2016 pour le candidat Macron.

Une information judiciaire a été ouverte pour des soupçons de favoritisme en juillet 2017, mois au cours duquel Muriel Pénicaud a déclaré qu’elle n’avait « rien à se reprocher ».

Richard Ferrand

ferrand

Au printemps 2017, Richard Ferrand fut, l’espace d’un mois, ministre de la Cohésion des territoires. En juin 2017, le parquet de Brest a ouvert une enquête préliminaire sur son passé à la tête des Mutuelles de Bretagne de 1998 à 2012. Le ministre fut remercié et devint président du groupe LREM à l’Assemblée.

En 2011, Richard Ferrand a favorisé la société immobilière de sa compagne Sandrine Doucen pour l’obtention d’un marché lors de la location d’un local commercial par les Mutuelles de Bretagne.

Après avoir été classée sans suite en octobre 2017, l’affaire est relancée en janvier 2018 avec l’ouverture par le PNF d’une information judiciaire pour prise illégale d’intérêts.

François Bayrou, Marielle de Sarnez et Sylvie Goulard

Mai 2017. Emmanuel Macron commence tout juste son mandat. Trois membres du MoDem font partie du gouvernement, à des postes majeurs : François Bayrou à la Justice, Marielle de Sarnez aux Affaires européennes et Sylvie Goulard aux Armées.
François Bayrou aura tout juste le temps de porter sa « grande » réforme de « moralisation ».

En juillet 2017, le parquet de Paris ouvre une information judiciairepour abus de confiance, recel d’abus de confiance et escroqueries concernant des soupçons d’emplois fictifs d’assistants au Parlement européen.

Les trois démissionneront dès juin 2017.

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Deux affaires classées sans suite

Gérald Darmanin

Fin 2017, le ministre des Comptes publics est accusé de viol et d’abus de faiblesse par deux femmes. En février et mai 2018, les affaires sont classées sans suite.

Le 31 août dernier, Gérald Darmanin a obtenu un non-lieu définitif pour une de ces affaires, au motif que « le défaut de consentement ne suffit pas à caractériser le viol. Encore faut-il que le mis en cause ait eu conscience d’imposer un acte sexuel par violence, menace, contrainte ou surprise »a expliqué le juge. La plaignante a fait appel.

L’avocat du ministre a, quant à lui, annoncé l’intention de ce dernier de porter plainte pour « dénonciation calomnieuse ».

Nicolas Hulot

En 2008, une plainte pour viol a été déposée à l’encontre de Nicolas Hulot. Plainte classée sans suite la même année, mais dévoilée en 2018 par le journal Ebdo.

LIRE AUSSI SUR REGARDS.FR >> Les cinq raisons qui ont poussé Nicolas Hulot à la démission

Bonus

Agnès Buzyn

La ministre de la Santé a frôlé le conflit d’intérêts, ce dont son secteur d’activité n’a pas besoin pour être au centre de moultes théories du complot.

À peine nommée, elle s’est vu privée de la tutelle sur l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), car celui-ci est dirigé par son mari, Yves Lévy, depuis juin 2014. Visiblement peu perturbé par la perspective d’un conflit d’intérêts, ce dernier laissait planer le doute, encore en juin dernier, qu’il pourrait briguer un nouveau mandat à la tête de l’institut.

Il aura fallu attendre juillet 2018 et l’indignation de la communauté scientifique pour qu’Yves Lévy abandonne l’idée.

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Intérimaire de PSA Valenciennes dans un état grave : on n’est pas à l’usine pour mourir !

Jeudi 30 août dans l’usine de mécanique de PSA deux salariés, un cariste et un intérimaire, ont été blessés. Le cariste qui a eu plus de chance n’a été que légèrement blessé, ce qui n’est hélas pas le cas pour du jeune intérimaire de 21 ans qui est dans un état grave, selon sa famille.

Un accident où l’employeur est le seul responsable c’est-à-dire PSA

Dans un article de la Voix du Nord du 31 août, la mère du jeune raconte l’état de son fils et cela fait froid dans le dos. « Ce sont des pièces d’un poids total d’une tonne et demie qui sont tombées sur mon fils. Il a été conduit au bloc opératoire en urgence et a subi dix heures d’intervention chirurgicale ». Son fils souffre de multiples fractures réparties sur la colonne vertébrale, les lombaires, les cervicales, le bassin, ainsi qu’une cheville. Et la maman poursuit : « il a une facture ouverte de 10 cm sur sa tête. Un peu se sang s’était répandu dans son crâne. On ne sait pas si sa moelle osseuse a été atteinte. Un tendon de sa main droite a aussi été sectionné. Sa main gauche est abîmée. Il a fait un pneumothorax. Son diaphragme était enfoncé. Et ses intestins ont bougé. »

Un intérimaire qui paie le prix fort de l’exploitation

Comme à chaque fois PSA essaie de se couvrir en disant que ce sont des problèmes comportementaux des salariés qui sont à l’origine de l’accident ou encore que le salarié n’aurait pas dû être à cet endroit au moment de l’accident alors qu’ils sont à leurs postes. Comme cet intérimaire qui paie le prix fort de l’exploitation et de la rentabilité à n’importe quel prix, quitte à laisser des ouvriers y perdre la vie, avec des engins vétustes ou qui ne sont pas adaptés. De même, il faudrait faire - pour le bonheur des patrons - des boites de vitesses ou des voitures dans les pires conditions, sans création de postes et sans emplois pérennes. Avec les heures supplémentaires et des cadences toujours plus importantes, ce sont nos vies qu’il mettent dans la balance.

L’argent coule à flot avec la sueur et le sang des ouvriers

Les records de production, avec les 1,7 milliards pour les six premiers, c’est plus de 50 % augmentation, et en précarisant toujours d’avantage les emplois. Que l’on soit intérimaires ou en CDI nos intérêts sont les mêmes. Nos vies valent toujours plus que leurs profits. Contre la capital destructeur, les plus précaires risquant leur vie tous les jours, les ouvriers et leurs organisations doivent s’organiser pour que les patrons criminels paient la note un jour. Et ce jour est bien plus proche que ne le pensent Tavares et ses petits actionnaires.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Amazon : 1 000 milliards de dollars en bourse pour les patrons, la misère pour les travailleurs

Fondée en 1994 par Jeff Bezos, Amazon est aujourd'hui une des entreprises les plus prospères de la planète et devient la seconde firme privée au monde à atteindre la barre des 1000 milliards de capitalisation en bourse après Apple. Son fondateur est l'homme le plus riche du monde, avec une fortune de 166 milliards de dollars. On ne peut pas en dire autant des 575 000 salariés de l'entreprise.

Vanté dans les médias comme le modèle de la réussite individuelle, Jeff Bezos, aidé par ses parents, a créé sa petite librairie en ligne à Seattle en 1994. Surfant sur la vague des achats en ligne, l’entreprise s’est imposée en deux décennies comme le leader mondial du e-commerce en proposant une vaste palette de produits à des prix plus bas et en diversifiant ses activités.

Pour faire fonctionner ce modèle de capitalisme de plateforme, Amazon compte 80 gigantesques entrepôts répartis dans 63 pays différents (chiffres de 2017) et emploie 575 000 personnes. Pour le transport des marchandises qu’elle doit livrer en un temps record, elle utilise tout un arsenal de camions, d’avions, de bateaux et s’intéresse même à la technologie des drones pour livrer ses colis.

Cependant, le secret de la réussite d’Amazon n’est pas seulement le fruit de son réseau logistique immense, mais surtout dans la forte précarisation du travail de ses salariés. En Europe, l’entreprise emploie environ 65000 travailleurs en CDI. Cependant, ce chiffre ne prend pas en compte les travailleurs précaires et intérimaires, lesquels sont embauchés en masse pour de courtes périodes, y compris parfois pour casser les grèves, qui se sont multipliées ces dernières années chez les travailleurs d’Amazon dans différents pays –(Allemagne, Espagne, France->https://www.revolutionpermanente.fr/Direct-Greve-illimitee-chez-Amazon-Le-conflit-s-etend-encore-dans-le-prive]) pour exiger de meilleures conditions de travail, l’obtention de droits syndicaux ou encore des augmentations de salaire.

La structure d’Amazon est internationale et l’entreprise n’hésite pas à délocaliser les centres de distributions d’un pays à un autre lorsque les travailleurs d’un pays sont en grève. C’est sans compter la force des travailleurs : cette année, les travailleurs d’Amazon de San Fernando de Henares (20 km de Madrid) ont fait une grève de 48 heures en mars et de 72 heures en juillet, suivies à 90%. Le conflit survient après l’annonce de modification des accords d’entreprises impliquant le gel des salaires, et des atteintes aux droits du travail comme les congés maladies. Or le mode d’exploitation d’Amazon entraîne de très nombreuses blessures et accidents du travail, et les troubles musculo-squelettiques sont omniprésents chez les salariés.

Ce conflit est emblématique car il a pris une dimension internationale grâce à d’énormes démonstrations de solidarité de la part de travailleurs d’autres pays européens. Des délégations allemandes et polonaises sont venues à San Fernando soutenir leurs collègues. En Allemagne, où 25 000 travailleurs sont employés par Amazon, des grèves de solidarité ont été suivies dans sept centres logistiques.

Même si l’entreprise refuse de revenir sur sa décision de modifier les accords d’entreprises, la multiplication des grèves pour refuser la sur-exploitation mais aussi l’internationalisation de la lutte est une avancée importante pour le combat futur des travailleurs.

Lénine disait en 1899, au sujet de la jeune classe ouvrière russe :

« Les grèves marquent le début de la lutte menée par la classe ouvrière contre cette organisation de la société. Lorsque les riches capitalistes ont en face d’eux des ouvriers isolés et nécessiteux, c’est pour ces derniers l’asservissement total. La situation change quand ces ouvriers nécessiteux unissent leurs efforts. [...]

Si les grèves inspirent toujours une telle épouvante aux capitalistes, c’est parce qu’elles commencent à ébranler leur domination. »

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Un million de personnes exercent un emploi mais disposent d’un niveau de vie inférieur au seuil de pauvreté, fixé à la moitié du revenu médian (846 euros par mois pour une personne seule en 2015). Si on fixe le seuil de pauvreté à 60 % du niveau de vie médian (1 015 euros en 2015), on en compte deux millions.

La pauvreté des travailleurs évolue peu en France. Elle a légèrement diminué au début des années 2000, puis est remontée pour atteindre 1,1 million de personnes en 2011 au seuil à 50 % du niveau de vie médian. Après une nouvelle baisse au début des années 2010, elle a recommencé à augmenter dans les années récentes. De la même façon, le taux de travailleurs pauvres a oscillé entre 4 et 4,6 % entre 1998 et 2015.

Comment est-il possible qu’en France un million de personnes travaillent mais demeurent pauvres ? Il existe pourtant un salaire minimum (Smic) situé à 1 150 euros net par mois et qui peut éventuellement être complété par des allocations ?

Plusieurs facteurs entrent en ligne de compte. Une partie non négligeable des travailleurs sont employés en temps partiel ou par intermittence (CDD, intérim, etc.) et sont loin d’atteindre le Smic sur l’ensemble de l’année. 57 % des salariés au Smic travaillent à temps partiel et 15 % sont en contrat à durée déterminée ou en intérim [1]. Environ 5 % des salariés sont rémunérés à un salaire inférieur au Smic : les mineurs, apprentis, animateurs de centres de vacances, assistantes maternelles, etc. Enfin, une partie des indépendants ont des revenus mensuels moyens très faibles, largement inférieurs au Smic.

À la faiblesse du revenu du travail peut s’ajouter un facteur démographique, car pour mesurer les niveaux de vie, on tient compte des revenus de l’ensemble du ménage (voir encadré). Un(e) salarié(e) qui doit faire vivre une famille avec un seul Smic se situe largement en dessous du seuil de pauvreté.

La pauvreté des travailleurs s’avère peu sensible à l’extension de la pauvreté qui marque la dernière décennie. Celle-ci touche principalement les autres catégories de population : les jeunes, qui peinent à s’insérer sur le marché du travail, les chômeurs ou inactifs et leurs enfants, et, dans une moindre mesure, les retraités. La précarisation d’une partie du marché du travail et la hausse du temps partiel subi sont en effet des phénomènes déjà anciens qui remontent à la période antérieure (années 1980 et 1990). Ils se sont inscrits dans la durée en évoluant ces dernières années à un rythme plus lent [2], ou en dents de scie [3]. Toute la question est de savoir quel sera l’impact des mesures de flexibilisation du droit du travail prises depuis 2015. Vont-elles dynamiser l’emploi et permettre à des chômeurs de remettre le pied à l’étrier ou, ce qui est plus à craindre, précariser encore plus ceux qui sont les plus précaires ?

Qu’est-ce qu’un travailleur pauvre ?

 

Un travailleur pauvre est une personne qui travaille mais dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté. Si elle vit seule, on compare son revenu après impôts et prestations sociales au seuil de pauvreté. Si elle vit dans un ménage de plusieurs personnes, on rapporte les revenus d’ensemble du ménage au nombre de personnes. Ce n’est pas la rémunération que le travailleur tire individuellement de son travail qui est prise en compte, mais le niveau de vie de sa famille. Une personne qui travaille pour un salaire très faible (un Smic en temps partiel par exemple) ne sera pas considérée comme « travailleur pauvre » si son conjoint dispose d’un revenu qui permet au couple de sortir de la pauvreté. À l’inverse, une personne à plein temps au Smic pourra être comptée comme travailleur pauvre, si son salaire est la seule ressource pour sa famille.

La définition des « travailleurs » diffère selon l’organisme statistique. Dans les données sur les revenus de l’Insee, on considère comme « en emploi » une personne qui travaille au moment de l’enquête. De son côté, l’organisme européen Eurostat comptabilise les personnes qui ont passé au moins la moitié de l’année en emploi.

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Même "nos grands" médias sont obligés de reconnaître le désarroi des voyageurs confrontés à une gare déserte, sans guichet de renseignement, sans cheminots pour accompagner les usagers ... sans âme !

Un avant-goût de ce qui se généraliserait si les luttes des cheminots et du public ne venaient entraver ce funeste projet!

 

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Les Echos titrent :

La seconde gare TGV de Montpellier, « le fiasco de l'été ! » selon des voyageurs excédés

Publié par FSC

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Deuxième réunion CSE Unilever france HPCI

EN ROUTE VERS LE CSE
ANTICIPER POUR NE PAS SUBIR

 

Jeudi 6 septembre aura lieu la deuxième réunion sur le CSE. Vos élus CGT seront autour de la table à Paris.

 

Préambule


Les ordonnances Macron sont venues casser les instances représentatives du personnel. DP, CE, CHSCT sont fusionnés au sein d’une nouvelle instance : le comité social et économique (CSE).
Cette fusion signfie moins de moyens et des prérogatives mises à mal.
Bien sûr, chaque entreprise est particulière et il n’y a pas forcément de règle absolue qui s’applique à tous.
Toutefois, il est important d’anticiper les pièges des directions et de pouvoir y opposer des revendications.
Il faut savoir que les ordonnances Macron ont bouleversé la structuration du code du travail par l’inversion de la hiérarchie des normes.
Désormais, l’architecture du droit du travail est la suivante : ordre public (indérogeable), négociation collective (champ très large), dispositions supplétives (qui s’appliquent en l’absence d’accord).
Par conséquent, aujourd’hui tout se négocie même défavorablement exceptées les dispositions d’ordre public.
Puisque les garanties du code du travail sont revues largement à la baisse, le rapport de force prend toute son importance notamment dans le cadre des négociations.

Nous vous tiendrons au courant de la suite.

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Ci-dessous un rappel sur le tract CSE distribué au mois de juin.
 

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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