SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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SAPEURS-POMPIERS - JURISPRUDENCE CONCERNANT LE DROIT DE GRÈVE : un rappel qui intéresse tous les salariés

Communiqué

 

Jurisprudence concernant le droit de grève

 

La décision de la Cour d’Appel Administrative de Lyon n°16LY04496 en date du 19 juillet 2018, précise le droit de grève des sapeurs-pompiers, mais intéresse de fait tous les salariés.

 

Contexte : Le 31 janvier 2013, était défini comme jour de grève avec un préavis national de 24h.

 

Des organisations syndicales de sapeurs-pompiers de l’Isère ont valablement déposé un préavis de grève local de  15h à 17h.

 

Un sapeur-pompier professionnel a fait valoir son droit de grève de 10h à 12h.

 

A 12h sa hiérarchie lui a interdit de reprendre son service, alors qu’il était en garde de 7h à 19h, et l’administration a procédé à une retenue sur salaire de 10h à 19h, pour service non fait. 

 

Le juge rappelle que : 

Les agents publics sont seuls titulaires du droit de grève.

 

Les agents publics ne sont pas tenus de cesser le travail pendant toute la durée indiquée par le préavis et sont libres de cesser le travail pendant toute la durée indiquée par le préavis et sont libres de cesser ou de reprendre le travail au moment qu’ils choisissent.

 

Le juge retient qu’interdire de reprendre son service à un agent gréviste est illégal. 

 

C’est évidemment avec satisfaction que nous vous livrons cette jurisprudence qui confirme les éléments que nous portions dans le document CGT des SDIS précisant le droit de grève dans les SDIS.

 

À retenir :

 

un agent peut se déclarer gréviste sur tout ou partie d’une journée de grève sur un préavis national, ou local dans les bornes horaires définies par un préavis.

 

l’administration ne peut pas interdire à un agent de reprendre le travail à l’issue de la période de grève définie par lui-même.

 

Conclusion : contrairement à ce que veulent vous faire entendre vos employeurs, l’agent exerce son droit de grève en fonction de ses propres critères (dans les bornes des préavis déposés, locaux ou nationaux), et l’administration ne peut pas réécrire le droit (principe de hiérarchie des normes).

 

La CGT -Services Publics -SDIS

 

SOURCE:

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Chine. Les protestations des travailleurs s’intensifient alors que l’industrie automobile chinoise se contracte

Par China Labour Bulletin

Il y a eu au moins trois protestations collectives des travailleurs de l’industrie automobile chinoise en difficulté au cours de la semaine dernière (22 au 27 juillet 2019), liées principalement à des licenciements massifs, à des arriérés de salaires et à des indemnités non payées.

Le 25 juillet, les employés de Hubei Meiyang Automobile Industry Co. ont organisé une manifestation pour protester contre «les licenciements illégaux, les arriérés de salaire et le paiement de compensation». Meiyang Auto, une start-up produisant des voitures avec «une nouvelle énergie» [selon les termes de sa publicité qui indique qu’il lui a fallu dix mois pour réaliser cela], se trouve dans la ville centrale de Xiangyang [ville préfectorale située dans le nord de la province de Hubei], elle avait lancé sa production depuis moins de deux ans avant de cesser ses activités.

Un jour plus tôt, les travailleurs d’Eastone Automotive dans le district de Pudong, à Shanghai, ont organisé une manifestation pour protester contre le non-versement d’environ 40 millions de yuans de salaires depuis le début de l’année. Les employés ont affirmé qu’ils étaient obligés de partir sans aucune compensation et ont fait appel au gouvernement local pour obtenir de l’aide.

Et le 23 juillet, les travailleurs ont organisé une manifestation pour exiger le paiement des arriérés de salaires d’un concessionnaire Cadillac à Taizhou, dans la province de Zhejiang, qui a soudainement fermé ses portes sans avertissement.

Depuis le début de l’année, la carte des grèves établie par China Labour Bulletin a enregistré 25 protestations collectives de la part des travailleurs du secteur de l’automobile, contre seulement cinq à la même période l’an dernier. Les protestations, principalement liées aux mises à pied et aux arriérés de salaires, ont eu lieu dans des usines d’automobiles, des usines de composants, des concessions et des centres de service, et même des agences de location de voitures

Le Financial Times a rapporté les 28 juillet 2019 [1] que les ventes de véhicules de tourisme en Chine ont chuté de 4% l’an dernier, à 23 millions, et qu’elles ont continué à baisser cette année, chutant de 14% au cours du premier semestre de l’année par rapport à la même période en 2018.

Les constructeurs étrangers ont été durement touchés par cette baisse, selon le journal, Ford et PSA (qui possède Peugeot) fonctionnant bien en dessous de leur pleine capacité. Les usines de Ford en Chine n’ont fonctionné qu’à 11% de leur production potentielle au cours du premier semestre de l’année, selon le rapport.

Selon les statistiques officielles, quelque 220’000 emplois, soit environ 5% du secteur automobile, ont été perdus depuis le début du ralentissement de l’industrie en juillet de l’année dernière. Alors que beaucoup ont été licenciés, il est convenu que beaucoup d’autres ont démissionné parce que les niveaux de production étaient si bas qu’ils ne pouvaient pas faire d’heures supplémentaires ou gagner des primes, n’obtenant que leur salaire de base qui était à peine suffisant pour vivre de leur travail.

Les travailleurs de l’automobile en Chine sont depuis longtemps à l’avant-garde du mouvement ouvrier en Chine, surtout à l’été 2010, lorsque les travailleurs des usines automobiles du sud de la Chine ont mené une série de grèves largement couronnées de succès pour exiger des salaires plus élevés. Plus tard, en 2016 et 2017, des milliers de travailleurs intérimaires de FAW-Volkswagen, dans la ville de Changchun, au nord-est du pays [capitale de la province de Jilin], ont organisé plusieurs manifestations pour réclamer l’égalité de salaire à travail égal. Ils ont remporté une victoire partielle à la fin de 2017, mais beaucoup disent que la réponse à leurs griefs n’est toujours pas complète.

Cette année, cependant, les travailleurs mènent surtout une bataille principalement défensive pour s’assurer que leurs droits légaux sont protégés face au ralentissement économique. (Article publié sur le site China Labour Bulletin, le 30 juillet 2019; traduction rédaction A l’Encontre)

____

[1] Le Financial Times du 28 juillet 2019 explique sans détours la crise de surproduction (qui se traduit par les surcapacités de production, soit les capacités non utilisées) dans l’industrie automobile en Chine: «La contraction du marché chinois de l’automobile frappe durement les groupes manufacturiers étrangers, certaines entreprises fonctionnant à une fraction de leur production potentielle, ce qui fait craindre qu’un certain nombre d’entre elles soient obligées de quitter le plus grand marché du monde.

C’est PSA, propriétaire de Ford et de Peugeot, qui a le plus souffert, ses usines fonctionnant bien en deçà de leur pleine capacité, à des niveaux historiquement bas, en raison de la chute des ventes après le renversement de tendance de l’an dernier sur le marché automobile chinois, la première depuis près de trois décennies.

Les usines de Ford en Chine ont fonctionné à 11% de leur production potentielle au cours du premier semestre de l’année, selon une analyse du Financial Times des données de production de son partenaire en coentreprise Chang’an Auto. Les ventes de Ford en Chine ont chuté de 27% d’une année sur l’autre au premier semestre.

L’usine de PSA à Chang’an n’a produit que 102 voitures au premier semestre de l’année, selon l’association officielle de l’industrie automobile chinoise, ce qui signifie que l’utilisation des capacités est tombée en dessous de 1%. Son autre coentreprise avec Dongfeng Auto fonctionnait à 22% de sa capacité. Le groupe a indiqué que les ventes en Chine ont baissé de 62% au premier semestre.

Les usines doivent généralement fonctionner à plus de 80% de leur capacité pour atteindre le seuil de rentabilité, ce qui souligne l’ampleur des problèmes auxquels Ford et PSA sont confrontés, selon les analystes.» (Traduction A l’Encontre)

*****

Chine. Le climat (politique) d’août et l’essor des accidents du travail

Par China Labour Bulletin (CLB)

Carte des accidents établie par CLB

Le ministère de la Gestion des situations d’urgence a publié une «analyse statistique» des accidents majeurs en Chine qui indique que le mois d’août est le plus dangereux de l’année. Le ministère l’a noté:

«Les températures et l’humidité élevées, les fortes pluies, les typhons et les inondations ont tous un impact évident sur la sécurité au travail, augmentant le risque d’accidents tels que les incendies, les explosions, les ruptures de barrages et les effondrements dans les secteurs du transport, des mines, de la chimie et du bâtiment. Il nous rappelle qu’il faut faire plus attention à la sécurité au travail pendant les mois chauds de l’été.»

Il y a eu 54 accidents majeurs (ceux qui ont fait plus de dix morts) et un total de 1110 morts au mois d’août au cours des dix années allant de 2009 à 2018, ce qui représente 11% et 13,6% du total respectif pour la décennie, selon le ministère.

Ces pourcentages ont augmenté jusqu’à 20% des accidents et 24,8% des décès lorsque seuls les accidents d’une gravité exceptionnelle (plus de 30 décès) ont été inclus.

L’avertissement de se concentrer sur la sécurité au travail intervient une semaine seulement avant le quatrième anniversaire de l’incendie et de l’explosion de l’entrepôt de produits chimiques de Tianjin, le 12 août 2015, qui a tué au moins 173 personnes, dont 104 pompiers. Le gouvernement semble soucieux d’éviter qu’une tragédie similaire ne se produise ce mois-ci, en particulier à l’approche du 70e anniversaire de la fondation de la République populaire le 1er octobre, qui mettra en lumière toutes les réalisations du Parti communiste au cours des sept dernières décennies.

Bien que l’analyse statistique du ministère sur les accidents majeurs ait un certain mérite, elle est trompeuse en ce sens que la grande majorité des accidents du travail en Chine font beaucoup moins de dix morts.

La Carte des accidents du travail du CLB, qui fait le suivi des accidents du travail depuis décembre 2014, montre que la plupart des accidents ne touchent qu’une poignée de travailleurs, mais qu’ils surviennent quotidiennement dans tout le pays et dans un large éventail d’industries, dont la construction, la réparation et l’entretien, les mines, les services sanitaires et de livraison.

Si l’on analyse ces accidents, seuls 9% se sont effectivement produits au cours des mois d’août 2015 à 2018 (soit environ la moyenne sur l’ensemble des 12 mois), ce qui suggère que la sécurité au travail est une question urgente qui exige une attention toute l’année et pas seulement lorsque des anniversaires importants sont à l’horizon. (Article publié dans le China Labour Bulletin en date du 6 août 2019; traduction rédaction A l’Encontre)

Publié par Anti-K

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Emmanuel Macron avec Bernard Arnault (image d'illustration)

Emmanuel Macron avec Bernard Arnault (image d'illustration)

Depuis le 1er janvier, les milliardaires français ont amassé plus de 69 milliards d’euros.

 

Ce début d’année a été placé sous le signe de la prospérité pour les 14 Français les plus riches. Ces milliardaires français du Bloomberg Billionaires Index, qui classe les 500 plus grosses fortunes mondiales, ont ajouté 78 milliards de dollars (69 milliards d’euros) à leur fortune nette cumulée sur le premier semestre de l’année 2019, soit une augmentation de 35 %.

 

C’est un rythme plus de deux fois plus élevé que les grandes fortunes de Chine (17 %) et des Etats-Unis (15 %). Les autres pays où les milliardaires s’enrichissent le plus vite sont principalement asiatiques : Thaïlande (33 %), Singapour (31 %) et Japon (24 %).

 

 

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Publié par EL DIABLO

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FORD BLANQUEFORT : PAS de motif économique à la fermeture

SOURCE : https://www.sudradio.fr/societe/fermeture-de-ford-blanquefort-il-ny-a-pas-de-motif-economique/

 

Fermeture de Ford Blanquefort : "il n’y a pas de motif économique"
mardi 6 août 2019

La CGT maintient la pression après la fermeture anticipée du site de Ford Blanquefort. Les explications de Gilles Lambersend, secrétaire CGT du comité d’entreprise de Ford Aquitaine.

Le 24 juillet, la direction de Ford Blanquefort a annoncé l’arrêt anticipé de la production du site.

Le 24 juillet, la direction de Ford Blanquefort a annoncé l’arrêt anticipé de la production du site de fabrication de boites de vitesse, huit jours avant l’échéance prévue. Plus de 850 personnes sont directement touchées par cette fermeture.


Que la justice se déclare compétente

Mardi 6 août, c’est devant les tribunaux que se joue la suite. La Cour d’Appel de Bordeaux doit dire si la justice est compétente pour juger le motif économique avancé par la direction de Ford pour fermer le site. "Cette journée est importante pour nous, confirme Gilles Lambersend, secrétaire CGT du comité d’entreprise de Ford Aquitaine. Le fait que la justice se déclare incompétente pour juger une fermeture d’usine, en reconnaître le motif économique, c’est un problème. On espère qu’elle se déclare compétente pour arrêter ce processus de fermeture d’usine, en constatant qu’il n’y a pas de motif économique à la fermeture de cette usine."

Manque de soutien des pouvoirs publics

 

La CGT prévoit un rassemblement à 13h30 place d

e la République, à Bordeaux,

 

 au moment du début de l’audience.

Le syndicat n’en est pas à son premier combat juridique contre le géant américain : début juillet, la Cour d’Appel de Bordeaux a reconnu que Ford n’avait pas respecté son engagement de maintenir un millier d’emplois en 2018. Une première victoire symbolique ? "Le seul outil que l’on a est l’outil juridique. Mais on se sent un peu seul, il n’y a que la CGT qui soit allée devant les tribunaux. On déplore le manque de soutien des pouvoirs publics. Quand Ford a annoncé son souhait de ne plus investir à Bordeaux, il y a eu de belles déclarations pour s’offusquer de cette décision, et cela s’est arrêté là." Pour la CGT, au-delà même du refus d’une offre de reprise, "il faut refuser qu’une entreprise en bonne santé ferme un site. Pas d’investissements, l’érosion des effectifs… ils souhaitaient fermer cette usine. C’est un gâchis."

Publié par FSC

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Deliveroo. Les livreurs en grève contre la chute de leurs salaires

Ça en deviendrait presque un marronnier. C'est la troisième année que Deliveroo profite de l'été pour réduire les tarifications des courses. En effet, durant la période estivale de nombreux livreurs partent en vacances et sont remplacés par des saisonniers, que les patrons espèrent moins à même de se mobiliser. Cependant, c'est aussi le troisième été que les livreurs se rassemblent et se mettent en grève pour défendre leurs conditions de travail et leur rémunération.

Toujours plus exploités, les livreurs sont toujours plus mobilisés

Livreur durant deux ans, j’ai moi-même participé aux rassemblements des années passées et force est de constater que la colère ne faiblit pas et qu’elle s’accroît même d’année en année. Après l’annonce de la suppression des tarifs minimums par Deliveroo fin juillet (qui étaient de 4, 70 €) la colère est réelle et palpable chez les coursiers. Il faut dire que la baisse est significative de 30 % à 50 % du chiffre d’affaire par course. Rappelons que les livreurs, parce qu’ils sont employés au statut d’auto-entrepreneurs, ne gagnent pas un salaire mais un chiffre d’affaire, auquel il faut retirer les cotisations de 25 %, l’entretien du scooter/vélo, le forfait du téléphone, etc. et qu’ils n’ont pas le droit aux cotisations chômage, retraites, aux congés payés, etc. qu’il faut également retirer du CA pour comparer les rémunérations avec les autres salariés. Autrement dit la baisse du chiffre d’affaire par course entraîne une baisse directe de ce que gagne un livreur, dont la rémunération est déjà faible.

Les livreurs ont, dans de nombreuses villes de France telles que Tours, Besançon et Toulouse, Nice, Gre-noble, Limoges, arrêtés spontanément le travail début août. D’autres villes ont suivi comme Nantes ou Paris où le rassemblement était très important (entre 100 et 150 coursiers se sont retrouvés place de la République). Mais conscients qu’un rassemblement ne suffirait pas, les coursiers ont participé à une grève active. Ils se sont rendus devant les restaurants samedi soir pour demander aux restaurateurs de couper l’application, ce qu’un bon nombre a fait par solidarité. Lorsque les restaurateurs refusaient les livreurs klaxonnaient et faisaient un maximum de bruit dans une ambiance bon enfant devant le resto jusqu’à ce que celui-ci accepte d’éteindre la tablette. Les livreurs repartaient alors vers un autre restau-rant. Résultat il n’était plus possible de commander dans de nombreuses zones de Paris : Belleville, PO (Paris Ouest) et PCN (Paris centre Nord) pour ne citer qu’elles.

Cette démonstration montre qu’au-delà des poncifs sur la fin du prolétariat ou le dépassement de la grève il est possible pour les travailleurs, même atomisés, de construire des mouvements et des solidari-tés. Il est possible pour les travailleurs de relever la tête face à l’exploitation. Certes, ce n’est jamais simple, mais les livreurs montrent qu’avec de l’organisation, une stratégie et de l’imagination on peut s’opposer à des multinationales telles que Deliveroo.

La startup anglaise qui a récemment réalisé une levée de fonds de 575 millions d’euros (qui marque l’entrée d’Amazon au capital) fait jusqu’à présent la sourde oreille. Habituée aux mensonges elle affirme que la majorité des livreurs sont satisfaits du changement de tarification et se refuse à commenter la grève jouant le pourrissement de la situation et attendant que les livreurs, précaires, retournent au travail pour survivre. Les livreurs, bien que le mouvement actuel soit le plus important que l’on ait connu en France, ont cependant encore de nombreuses étapes à franchir avant d’espérer une victoire. Ils doivent se coordonner au niveau national dans un premier temps pour se mobiliser au même moment dans toutes les villes et au niveau européen dans un second temps avec tous les pays touchés par cette exploitation spécifique, construire des collectifs pérennes qui permettent de dépasser d’atomisation et le turn over, mais doivent également se lier à d’autres secteurs précaires de notre classe pour des actions communes. Enfin, il serait illusoire de penser que la question des rémunérations se gagnera uniquement sur le plan syndical, elle est également politique puisque c’est le statut d’auto entrepreneur qui permet à la multinationale de changer les tarifications de manière unilatérale. Ce statut, crée par Sarkozy en 2008, protégé par le PS et adoubé par LREM permet de se passer des acquis sociaux qui protègent les travailleurs. L’Etat français est donc également responsable de la situation, mais comme à son habitude il préfère défendre les intérêts des multinationales que ceux des travailleurs.

Quoi qu’il en soit, la mobilisation n’est pas finie avec des rassemblements prévus mercredi et samedi dans plusieurs villes, des actions "surprises" sont également à prévoir, de quoi appuyer le rapport de force en faveur des livreurs. C’est donc avec ma double casquette d’ancien livreur et de militant communiste que je regarde ce mouvement et souhaite tout le courage et la réussite aux coursiers mobilisés : vous êtes un exemple pour notre classe !

Crédits photo : CLAP

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Juillet 2019, triste record du mois le plus chaud jamais mesuré

Selon le programme européen Copernic, le mois de juillet a été le plus chaud jamais mesuré dans le monde. Le rapport explique que le mercure est monté en juillet 0,04°C plus haut qu'en Juillet 2016, précédent record. Un constat inquiétant qui mérite de s'y pencher.

Réchauffement climatique

Selon les données de Copernicus, le mercure est monté en juillet 0,04°C plus haut que le précédent record de juillet 2016. Avec des températures dépassant les 40 degrés dans de nombreuses villes, le mois de juillet a ainsi été traversé par une canicule violente, notamment en France avec jusqu’à 42,6° à Paris. Le rapport explique pque cette canicule a été renforcée par réchauffement climatique, et que les deux degrés de plus qui nous guettent depuis quelques années, risquent d’arriver plus vite que prévu.

Des températures records ont également été relevées dans de nombreux pays et régions y compris au niveau du cercle polaire. Au Groenland FuturaPlanète->https://www.futura-sciences.com/planete/actualites/rechauffement-arctique-rien-ne-va-plus-fontes-glaces-record-groenland-incendies-gigantesques-siberie-65275/] note ainsi que : "Selon les estimations provisoires de l’Institut météorologique danois, en ce mois de juillet 2019, le Groenland a perdu 197 gigatonnes de glaces de surface. C’est plus que la moyenne d’une année entière depuis le début du XXIe siècle.".

Le réchauffement climatique, catastrophe inévitable, se matérialise par l’augmentation de la concentration des gazs à effets de serre. Le rapport du GIEC précise ainsi que « les activités humaines ont entraîné une augmentation de la température moyenne globale de 1,0°c au cours des 150 dernières années ». Cette augmentation ne se traduit pas seulement par des données statistiques et des chiffres records, mais aussi par des changements concrets : augmentation du niveau des mers, fonte des glaciers, cyclones et tempêtes, inondations et sécheresses. Ces changements ont des conséquences humaines dramatiques. En avril dernier, le cyclone Idai a été meurtrier au Zimbabwe et en Mozambique.

Face à cette crise, le capitalisme oscille entre capitalisme vert et négationnisme.
D’un côté les climato-sceptiques parlent du réchauffement climatique comme si celui-ci était un mythe, une idéologie. Politiques et entreprises, Donald Trump et certains dirigeants de grandes entreprises d’énergies fossiles nient ainsi toute crise climatique et s’efforcent de démontrer que l’activité humaine n’est pas responsable de ces changements.

De l’autre côté, les partisans du capitalisme vert défendent une « croissante verte ». Ces politiques qui se présentent comme progressistes admettent l’existence d’une crise climatique tout en assurant que celle-ci peut être résolue dans le cadre et par les méthodes du capitalisme, par exemple, en créant un marché de titres d’émission de carbone. Dans les faits ces politiques ont démontré leur inefficacité, quand elles n’ont pas tout simplement permis d’augmenter les profits des entreprises capitalistes !

Le capitalisme vert s’efforce ainsi de promettre des politiques libérales pour régler la question du réchauffement climatique en refusant de voir ou de reconnaître le caractère structurellement productiviste du capitalisme. Comme le notait Daniel Tanuro en 2010 à propos de ce lien entre productivisme et capitalisme : « Mon argument principal est que la concurrence pousse chaque propriétaire de capitaux à remplacer des travailleurs par des machines plus productives, afin de toucher un surprofit en plus du profit moyen. Le productivisme est ainsi au cœur du capitalisme. Comme disait Schumpeter : « un capitalisme sans croissance est une contradiction dans les termes ». L’accumulation capitaliste étant potentiellement illimitée, il y a un antagonisme entre le capital et la nature, dont les ressources sont finies. »

La crise climatique met donc le capitalisme devant une impasse. Négationnisme et capitalisme vert ne permettent pas de réagir au réchauffement climatique, et surtout pas à temps pour en enrayer les effets destructeurs. Un constat qui commence à faire son chemin dans la jeunesse, à l’image des propos de la jeune militante suédoise Greta Thunberg : « Notre civilisation est sacrifiée pour qu’un petit nombre de personnes ait la possibilité de continuer à gagner des sommes d’argent énormes. Notre biosphère est sacrifiée pour que les riches des pays comme le mien puissent vivre dans le luxe. C’est la souffrance de beaucoup qui paie le luxe de quelques-uns (...) Nous devons laisser les combustibles fossiles dans le sol et nous devons nous concentrer sur l’équité. Et si les solutions au sein du système sont si impossibles à trouver, peut-être devrions-nous changer le système lui-même ».

Une déclaration à laquelle on peut répondre en affirmant les solutions au sein du système sont en effet impossibles, et que le réchauffement climatique pose donc la nécessité d’un changement radical de société.

Crédit photo : Pixabay / Barni1 ; Tasiilaq au Groenland

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Grande-Bretagne: Le distributeur Tesco supprime 4.500 emplois
LR: Après 9000 suppression en janvier…
REUTERS05/08/2019

GRANDE-BRETAGNE: LE DISTRIBUTEUR TESCO SUPPRIME 4.500 EMPLOIS

LONDRES (Reuters) – Tesco, numéro un de la distribution en Grande-Bretagne, a annoncé lundi la suppression d’environ 4.500 emplois afin de réduire ses coûts et de s’adapter à une concurrence féroce.

Premier employeur privé de Grande-Bretagne, Tesco a précisé que cette nouvelle vague de départs concernerait son enseigne Metro, des magasins de taille moyenne généralement situés en centre-ville et près des gares.

Ces magasins visaient à l’origine des clients effectuant des courses une fois par semaine mais, face aux changements d’habitudes des consommateurs, ils servent aussi désormais des citadins achetant de la nourriture au jour le jour, ce qui modifie sa logistique, a souligné Tesco.

L’objectif de la restructuration est de réduire le temps de stockage des produits et de les mettre plus rapidement dans les rayons.

Même s’il a affiché l’an dernier des résultats nettement supérieurs à ceux de ses trois grands rivaux que sont Sainsbury’s, Asda et Morrisons, Tesco reste comme tous les acteurs de la distribution en Grande-Bretagne sous la pression des enseignes allemandes à bas coûts Aldi et Lidl, qui continuent de prendre des parts de marché.

Le groupe, qui emploie environ 340.000 personnes en Grande-Bretagne et en Irlande, a déjà annoncé en janvier la suppression de milliers d’emplois, jusqu’à 9.000, avec la fermeture de ses rayons de boucherie à la découpe, de poissonnerie et de pâtisserie dans ses plus grands magasins.

(Kate Holton; Bertrand Boucey pour le service français)

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image d'illustrattion ( source: France 3 Régions )

Communiqué commun

LDH, confédération CGT et UD CGT de Paris

 

La Ligue des droits de l’Homme (LDH), la CGT et son Union départementale CGT du 75, avec de nombreuses autres organisations (le Syndicat des avocats de France, le Syndicat de la magistrature, l’Unef, l’UNL-SD, et l’Union syndicale solidaires) avaient saisi le Conseil d’État pour faire interdire l’usage des Lanceurs de balle de défense 40 (LBD 40) par les forces de l’ordre pendant les manifestations.

 

Les LBD 40 ont déjà fait 193 blessés dont certains très grièvement. Ces armes ne sont pas appropriées à une utilisation lors de manifestation et mettent les citoyens gravement en danger.

 

En effet, ces armes sont prévues pour être utilisées dans certaines conditions uniquement (cibles non mobiles, pose d’un genou à terre, les tiers à la cible doivent être hors d’atteinte, etc.). Conditions qui ne sont, par définition, presque jamais réunies pendant les manifestations lors desquelles les personnes se déplacent en permanence et en groupes resserrés. Il est donc très difficile de viser précisément une personne en particulier et une partie du corps. C’est ainsi que nous comptons aujourd’hui 189 personnes touchées à la tête, sur les 193 blessés par LBD, alors qu’il est interdit de viser la tête.

 

C’est ce que nos organisations ont soutenu devant le Conseil d’État qui n’a pas retenu notre argumentaire pour interdire l’usage de ces armes. Le Conseil d’État considère, quant à lui, dans son arrêt du 24 juillet 2019, que l’usage de la violence par certains manifestants justifie pleinement l’utilisation des LBD 40. Enfin, son utilisation serait parfaitement proportionnée et les blessures graves relèveraient exclusivement de la responsabilité individuelle des membres de force de l’ordre qui auraient éventuellement mal respecté les conditions d’utilisation.

 

Il renvoie donc les responsabilités à des individus alors que c’est bien la doctrine de maintien de l’ordre prônée par le ministère de l’Intérieur qui pose problème et l’utilisation d’armes dangereuses lors de manifestation.

 

La LDH et la CGT continueront de dénoncer l’usage de toute arme dangereuse qui porte atteinte à l’intégrité physique et à la liberté de manifester et continueront de se battre pour les faire interdire.

 

Paris, le 31 juillet 2019

 

SOURCE:

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PERPIGNAN : le train des primeurs au cimetière des éléphants ! UN SABOTAGE ECONOMIQUE ET ECOLOGIQUE !

SOURCE : https://france3-regions.francetvinfo.fr/paris-ile-de-france/val-de-marne/rungis-train-primeurs-va-t-il-finir-casse-1707510.html

 

D'un côté, les syndicats tirent la sonnette d'alarme : le train qui relie Perpignan à Rungis va mourir à petit feu. Mais la SNCF se veut rassurante et assure qu'il va seulement y être examiné. S'il venait à être supprimé, des milliers de camions seraient nécessaires pour le remplacer.

Pour certains, il s'agit d'un enterrement en douce alors que pour d'autres, la procédure est tout à fait normale. Le train des primeurs, qui relie Perpignan au marché de Rungis, est à l'arrêt depuis le 17 juillet dernier.

Depuis ce lundi matin, les premiers wagons (il en existe plus de 80 au total) sont stockés à la gare de triage de Nîmes. "Ils y vont pour être expertisés. Cela nous paraît très bizarre, ils l'ont mis en cale sèche et c'est inquiétant", explique Jean-Marc Biau, cheminot et responsable CGT à Montpelliers.

Car selon ce syndicaliste, cette gare a une signification particulière. C'est notamment dans cet endroit que sont parqués les trains régionaux destinés à la casse. "C'est pour cela que certains l'assimilent à un cimetière. Cela renforce en tout cas notre sentiment d'inquiétude", explique-t-il.
Train des primeurs : 75 wagons au garage, "un convoi de la destruction" d'après les syndicats    Train des primeurs : 75 wagons au garage, "un convoi de la destruction" d'après les syndicats 
 
Coût financier et écologique
Ce train permettait de faire transiter 1.400 tonnes de fruits et légumes quotidiennement vers le plus grand marché d'Europe. Dans un tract, la CGT prévient que supprimer cette liaison ferroviaire reviendrait à mettre 25.000 camions sur les routes chaque année.

Or, les wagons frigorifiques atteignent leur 40e année de service et ne permettent plus de transporter les marchandises en toute sûreté. Les remplacer a un coût : 30 millions d'euros selon le patron de la SNCF Guillaume Pépy, cité par le Huffington Post. Un coût que l'entreprise ferroviaire ne veut pas supporter seule, ou tout du moins avec des garanties à long terme.

Contactée à propos du déplacement du train, elle répond : "Ce mouvement vers Nîmes est un mouvement technique, logistique. […] Cela ne constitue pas un avancement du dossier et n’hypothèque en aucune manière leur réutilisation, exactement comme l’ont dit l’État et la SNCF à de très nombreuses reprises."
A Rungis, des milliers de camions risquent de remplacer le dernier train de fret de fruits et légumes    A Rungis, des milliers de camions risquent de remplacer le dernier train de fret de fruits et légumes 
 
Quel avenir pour le train ?
Du côté du ministère des Transports, la ligne n'a pas changé : il y aura bien une réouverture de la ligne le 1er novembre prochain. Dans un entretien au Parisien daté du 3 août, la ministre Élisabeth Borne, expliquait : "mon objectif est qu'on continue à avoir un service ferroviaire entre Perpignan et Rungis. Tous les acteurs se sont engagés à travailler pour une reprise de la ligne lors de la saison haute."


Une réalité : suppression du Perpignan Rungis, 25.000 camions sur les routes, 6000 emplois directs et indirects détruits, des millions de tonnes de CO2 dans l’atmosphère ! Voilà le concret de Borne !

Le syndicaliste Jean-Marc Biau a l'impression que chacun se renvoie la balle. Mais il l'admet, il existe bien un entretien des wagons de fret à Nîmes. En attendant, la seule autre solution de remplacement reste de faire circuler des camions.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Sous le vernis de la modernité la récurrence de l'EXPLOITATION CAPITALISTE !

Et la nécessité de mobiliser/syndicaliser le monde du travail précarisé volontairement pour tenter d'entraver et empêcher les luttes !

Les forçats de la logistique !

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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