SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

11h 10, ce lundi 4 février 2019, on frappe chez Médiapart:"Bonjour, nous sommes 2 procureurs du parquet de Paris avec 3 policiers. C'est au sujet d'une enquête préliminaire ouverte pour atteinte à la vie privée dans l'affaire Benalla, à la suite de vos révélations de la semaine dernière justement sur monsieur Benalla". Ou quelque chose comme ça. Mais comme l'intrusion et donc la perquisition étaient illégales, le juge des libertés et de la détention n'ayant rien avalisé, les 5 individus s'en sont retournés.

Petit extrait du témoignage audio entre Alexandre Benalla et Vincent Crase en date du 26 juillet 2018, rapporté dernièrement par Médiapart, leur contrôle judiciaire leur interdisant formellement de se voir:

Au cours de ce rendez-vous secret, l’ancien conseiller de Manu 1er se targue d’avoir toujours le soutien de son «patron». Mais cette confiance affichée ne rassure pas Vincent Crase qui craint une perquisition dans les locaux d’En marche et réfléchit au meilleur moyen d’escamoter d’éventuelles preuves gênantes. «J’essaierais bien d’y aller cette nuit, mais le problème, c’est qu’il y a des flics devant…» Et d’évoquer une affaire merdique : un contrat de sécurité conclu en juin avec un oligarque russe pote de Poutine, négocié quand Alexandre Benalla était l'adjoint du chef de cabinet du palais de l'Elysée et Vincent Crase gérait la sécurité d’En marche. «Là, il y a le feu», s’inquiète celui-ci. Autre petit rappel: Dernièrement, devant la commission d'enquête des gentils sénateurs, Alexandre Benalla avait juré, craché, s'il mentait il irait en enfer, n’avoir aucun lien avec ledit contrat russe.

Et paf, comme dans une tentative d’atteinte au secret des sources et contre le journalisme d’investigation, 5 individus sont venus frapper à la porte de Médiapart.  C'est bêta ou pas?

Je n'ajoute rien. Sinon ceci:

Le parquet de Paris à l'assaut de Médiapart

- Allô? Le ministère de la Justice? je voudrai parler à Nicole Belloubet, ministre en titre et subsidiairement ex-pote de François Hollande qui l'avait placée auparavant au Conseil Constitutionnel.

- Vous vous êtes trompé de numéro, monsieur, ici c'est le palais de l'Elysée. Mais je peux lui transmettre un message.

Naturellement, ceci est une grosse connerie de ma part et ça n'existe pas.  On est en plein GRRAND débat national où tout est transparent et mis sur la table. Pour que ça change. Il l'a dit et le répète l'ex-gérant d'une très grande banque d'affaires dans son one-man-show. Il l'a juré, craché, s'il mentait, il irait lui aussi en enfer.

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
L’aéroport de Nantes et les Chantiers de l’Atlantique bloqués par des Gilets Jaunes et Rouges

C’est la première journée de grève appelée par les syndicats en lien avec les Gilets Jaunes. Dès 4 h du matin ce 5 février, Gilets Jaunes et Gilets rouges sont venus bloquer l’aéroport de Nantes.

Grève Générale

Crédit photo : Franck Dubray

La CGT, la FSU, Solidaires et des gilets jaunes, ont bloqué ce mardi matin, à partir de 4h, plusieurs points stratégiques des agglomérations de Nantes et de Saint-Nazaire.

A Nantes, les militants syndicaux et Gilets Jaunes ont occupé des ronds points donnant accès à l’aéroport. Aucun camion ne pouvait pénétrer dans la zone d’activité économique.La navette menant à l’aéroport ne pouvait desservir son terminus. La situation est revenue à la normale après 10 heures.
A Saint-Nazaire, les barrages filtrant sont bloqué différents accès de la zone industrielle où sont installés les Chantiers de l’Atlantique, empêchant les camions de circuler.

D’après Ouest France, vers midi, un cortège mené par les gilets jaunes est allé débrayer Arcelor Mittal. Ils sont plus d’un millier à défiler dans les rues de St-Nazaire.

Une journée plutôt réussie comme l’explique dans Ouest France Damien Girard de la CGT « On montre que si le mouvement semble s’enliser sur les ronds-points, les salariés sont toujours mobilisés auprès des gilets jaunes ». C’est en effet vers quoi il faut tendre si l’on veut donner une nouvelle impulsion au mouvement afin de vaincre. Yann Le Foll de FO explique quant à lui qu’« il y a une convergence des luttes. Les gilets jaunes sont plutôt sur les revendications liées au pouvoir d’achat, nous sur les qualités de vie et de travail. » Si cette convergence est là, il faut qu’elle perdure et non pas que ça ne soit qu’une journée par ci une journée par là.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Grand marché de Rungis bloqué ! Gilets jaunes et gilets rouges ouvrent la journée

« Hé les dormeurs, il est 3 heures du matin et c’est la grève générale aujourd’hui » entonne Nathalie Athina sur son Facebook Live en direct du Grand marché de Rungis, au Sud de Paris, bloqué par plus d’un millier de gilets jaunes et de gilets rouges de la CGT. Convergence !

#GrèveGénérale

Image : @RevolutionPermanente

L’action a été organisée dans la plus grande discrétion. Sur les coups de 3 heures du matin, un millier de gilets jaunes et de gilets rouges de la CGT, accompagnés par des militants sans-papiers, se sont rendus sur les portes du Grand Marché de Rungis qui alimente toute l’Ile-de-France. Pour France Info, ils n’étaient que quelques centaines. C’est bien mal observer les vidéos qui circulent depuis le milieu de la nuit sur les réseaux sociaux et les commentaires des manifestants sur place.

#GrèveGénérale

A l’aube, trois portes sur quatre étaient bloquées par les manifestants. « Et la dernière voie d’accès est encombrée par les bouchons » commente Mathilde Panot, député du Val-de-Marne, pour la France Insoumise au micro de Taha Bouhafs.

« Gilets jaunes, Gilets rouges, tous ensemble ». C’est le mot d’ordre lancé très matinalement pour cette journée de grève interprofessionnelle appelée par la CGT. Parmi les présents, il y a, bien sûr, beaucoup de gilets rouges de la CGT. Des militants syndicaux qui ont compris que la convergence avec les Gilets Jaunes était une nécessité, là où le bureau confédéral, en dépit de son appel à la grève interprofessionnelle pour ce mardi 5 février, continue d’émettre certaines réticences vis-à-vis du mouvement.

Côté Gilets Jaunes, on retrouve à Rungis des membres des assemblées générales franciliennes : celle des Gilets Jaunes de Rungis, notamment, qui s’organise depuis déjà plusieurs semaines. A leurs côtés, des militants sans papiers, la Compagnie Jolie Môme, le Front Social, des représentants de la France Insoumise. Soit des militants de la gauche syndicale et politique, poussés par les appels d’Olivier Besancenot pour le NPA et de Jean-Luc Mélenchon pour la France Insoumise à se lancer dans la grève générale ce 5 février.

L’action coup de poing de Rungis est une réussite. Elle donne le ton d’une journée de convergence des luttes, entre gilets jaunes et monde du travail, et où les étudiants, avec des actions de blocage sur l’université du Mirail à Toulouse, dans les universités parisiennes comme à Nanterre ou Saint-Denis, devraient d’agréger au cours de la journée.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

Face au mécontentement populaire qui pose la question de la justice fiscale et de la rémunération du travail, le gouvernement fait du zèle pour éviter que le patronat et les actionnaires ne soient montrés du doigt. Le débat est biaisé et les mesures annoncées sont toutes aux frais du contribuable, jamais des patrons. 

Face à la puissance de l’argent, nous devons construire la puissance du nombre ! C’est le seul moyen d’imposer les vrais sujets. Que ce soit par la rue, l’occupation les ronds-points, ou par les négociations d’entreprise, les employeurs et les actionnaires ne rendront de comptes que s’ils y sont contraints. L’Ugict, la CGT des ingés, cadres et TAM, décrypte les raisons de la colère ...

Demain tous en grève et manifestation à Beauvais

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Beauvais, ce lundi. CGT et Gilets jaunes ont été tenus à bonne distance du Premier ministre par un important dispositif policier. LP/Vincent Gautronneau

Beauvais, ce lundi. CGT et Gilets jaunes ont été tenus à bonne distance du Premier ministre par un important dispositif policier. LP/Vincent Gautronneau

Gilets jaunes tenus à distance, policiers en très grand nombre, commerces vides… La venue du Premier ministre ce lundi a entraîné le bouclage complet du centre-ville.

Des cafés vides, des boutiques désertes, une place Jeanne-Hachette où les seuls passants portent un brassard « Police ». La visite d’Edouard Philippe à Beauvais ce lundi a donné au centre-ville des airs de ville fantôme.

Près de deux heures avant l’arrivée du Premier ministre, près de 150 manifestants - membres de la CGT ou Gilets jaunes - rassemblés place des Halles avaient saisi qu’il serait très difficile d’approcher et de se faire entendre d’Edouard Philippe. « De quoi a-t-il peur ? s’interroge David, gilet jaune sur le dos. On voulait juste lui montrer, dans le calme, notre détermination. Mais la seule chose qu’on peut voir, ce sont des CRS. »

Beauvais, ce lundi. Le Premier ministre Edouard Philippe a été reçu en mairie avant une visite à la CAF.LP/Vincent Gautronneau

Beauvais, ce lundi. Le Premier ministre Edouard Philippe a été reçu en mairie avant une visite à la CAF.LP/Vincent Gautronneau

Les quelques malins à avoir pu franchir les cordons de policiers ont d’ailleurs été très vite repoussés, parfois fermement. « Ils font leur boulot, mais c’est quand même fou de ne plus avoir le droit de se faire entendre, souligne Pascal, qui faisait partie de ce petit groupe. C’est frustrant, mais c’est la preuve que le gouvernement tremble, ils sont obligés d’avoir avec eux 200 policiers pour se déplacer. »

« C’est beaucoup de moyens pour des gens qui veulent juste dire au Premier ministre qu’il doit penser aux plus faibles, déplore aussi Sylvain, militant CGT. Visiblement, on dérange, il faut faire place nette pour lui. »

« Une matinée morte »

Une place Jeanne-Hachette « nette » qui ne réjouit pas les commerçants. « C’est une matinée morte, constate Julie, responsable de la boutique Burton, située en plein dans le périmètre interdit. C’est dommage, d’habitude on a un peu de monde le lundi matin. »

Même constat aux brasseries Victor et Lutetia, inhabituellement vides. « On n’a pratiquement pas un client, constate Antoine, le gérant du Lutetia. Je comprends les impératifs de sécurité, mais les ministres qui se déplacent devraient aussi penser aux gens qui travaillent. » « On a toujours un peu de monde habituellement le lundi matin, déplore-t-on aussi au Victor. Là, personne ! Heureusement qu’il ne vient pas tous les jours… »

Publié par leparisien.fr

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Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Chasse aux Gilets Jaunes chez Amazon : des employés licenciés pour leur soutien au mouvement

La chasse aux Gilets Jaunes se poursuit chez Amazon. La semaine dernière, un employé d'Amazon dans la Drôme était licencié pour « faute grave » pour avoir affiché sur Facebook son soutien au mouvement. Une procédure qui semble se généraliser dans l'entreprise, puisque selon le Parisien, l'entreprise a fait parvenir une dizaine de notifications de licenciement pour des faits similaires.

Répression anti-Gilets jaunes

En effet, déjà fin janvier un salarié d’Amazon à Montélimar était licencié pour avoir exprimé son soutien au mouvement sur Facebook : « Bravo à tous pour le blocage d’Amazon. Qu’est-ce que j’étais content d’être bloqué en sortant du boulot ! Franchement vous gérez, les gens, ne lâchez rien, un seul mot d’ordre, vendredi va être un Black Out Friday. Je me joins à vous quand je ne travaille pas. Bloquez tout. »

Il semblerait que cette pratique d’intimidation soit en passe de se généraliser chez Amazon. En effet, ce matin le Parisien a publié sur son site certains extraits des lettres de « licenciement pour faute grave » adressées à une dizaine d’employés. Leur « faute » ? Avoir exprimé sur Facebook leur soutien au mouvement. Le journal rapporte : « L’un a eu cette petite phrase, en forme d’encouragement : « Franchement, vous gérez, les gens, ne lâchez rien ! ». L’autre a fixé rendez-vous à ses collègues à l’aube devant la porte de son lieu de travail pour partir bloquer un entrepôt voisin, à Lesquin (Nord). Un troisième, enfin, a lancé à la cantonade : « il faut du renfort et des palettes, les amis ! ». »

Sur les extraits de lettres diffusés par le Parisien, les employés sont ainsi accusés de « comportement en opposition totale aux valeurs de l’entreprise », et d’avoir tenu des propos « d’une singulière gravité » représentant un « manquement grave à votre obligation de loyauté ».

Évidemment, il s’agit d’une intimidation de la part de cette entreprise esclavagiste pour générer un climat de terreur, et faire de ces employés solidaires du mouvement des « exemples » de ce qu’il en coûte de se lier aux Gilets Jaunes. En cela, la grève du 5 février est un moyen de lier Gilets Jaunes et monde du travail, pour porter un coup au despotisme qui règne dans les usines, et s’exprime notamment pas licenciements arbitraires.

Crédit photo : Le Parisien

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
URGENT. Mediapart visé par une perquisition suite aux révélations sur Benalla

Benalla est libre, Mediapart visé par une tentative de perquisition. Ce matin, sur les coups de 11h, le parquet a ordonné une perquisition dans les locaux de Médiapart suite aux dernières révélations sur Benalla. On y apprenait notamment le soutien total de Macron à Benalla ainsi que les liens de Benalla avec des contrats mafieux russes. Selon Franceinfo, le procureur n'exclut pas de revenir à la charge avec un mandat du juge des libertés et de la détention.

Nouvelle poussée liberticide ?

Ce matin, Mediapart l’annonce sur son fil twitter : deux procureurs et trois policiers se sont rendus dans les locaux pour une perquisition – refusée par le journal. Ces sont les enregistrements récemment révélés concernant l’affaire Benalla qui sont visés. Dans un tweet, Mediapart précisait : « URGENT. Deux procureurs, accompagnés de trois policiers, ont voulu perquisitionner ce matin, à 11h10, les locaux de Mediapart dans le cadre d’une enquête ouverte par le parquet pour (notamment) atteinte à la vie privée de M.Benalla suite à nos révélations de la semaine dernière. »

 
En effet, Mediapart avait publié jeudi dernier de nouvelles données concernant l’affaire Benalla, dont des enregistrements révélant le soutien sans faille dont a joui Benalla, y compris au plus haut sommet de l’Etat avec Macron lui-même, mais aussi la réalité de son implication dans l’affaire du contrat russe avec un oligarque proche de la mafia, ou encore que l’ancien chargé de mission de l’Elysée a enfreint son contrôle judiciaire en rencontrant Vincent Crase. Des révélations de Mediapart qui permettent ainsi d’ajouter de nouveaux éléments au dossier – au demeurant déjà bien lourd – de Benalla.

Après les perquisitions du siège de La France Insoumise, c’est Mediapart, un journal d’investigation en ligne, qui est visé par une perquisition, notamment pour « atteinte à la vie privée de M.Benalla ». Si pour l’heure ce ne sont pas encore des hordes de policiers qui imposent une perquisition, comme cela a été le cas pour Mélenchon, il est évident que cette tentative de perquisition sur un média, ici Médiapart, et concernant notamment ses sources, est un acte sans précédent visant la liberté de la presse. Comme l’explique Médiapart : « C’est pourquoi nous avons refusé cette perquisition, un acte inédit — et particulièrement grave — dans l’histoire de Mediapart. »

De la perquisition de La France Insoumise, à la loi « anti-casseurs » et ses interdictions administratives de manifester, cette tentative de perquisition est à dénoncer avec force, comme une intimidation qui vise en dernière instance non seulement les droits de la presse, mais représente aussi une tentative d’attaque contre les droits démocratiques. 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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TOUS ENSEMBLE A BEAUVAIS
TOUS ENSEMBLE A BEAUVAIS

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Tous en grève le 5 février

Pour la grande manifestation et grève

nationale du département de l'Oise

pour répondre à l'urgence sociale le

mardi 5 février 2019 à Beauvais à

14h place des Maréchaux

Tous en grève le 5 février

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Manifestation le 2, début de grève le 5… converger vers une stratégie commune pour gilets jaunes et gilets rouges

A Paris, ce samedi 2 février, dans le cortège de Daumesnil à République, Gilets Jaunes blessés en tête, on a pu entendre simultanément, « Ils tuent, ils blessent, à bas les CRS ! » et aussi « le 5 février, grève illimitée ! ». Un cortège d’environ 15 000 manifestants déterminés, mêlant gilets jaunes et organisations ouvrières, dont un grand nombre convaincus que « blocages et grève illimitée » c’est devenu incontournable, et ça commence mardi.

L’ACTE XII continue le 5 février

Des actions convergentes pour des revendications communes

Les préventions initiales des Gilets Jaunes contre tout ce qui ressemblait à un parti ou à un syndicat, et la méfiance instinctive des organisations ouvrières vis-à-vis d’un mouvement inédit et composite commencent, de part et d’autre, à s’effriter. La manif du 2 aura contribué au réchauffement des relations.

Au fil de l’expérience et du niveau de politisation élevé que le mouvement des GJ est en train d’atteindre, la nécessité de convergence et la complémentarité des méthodes de lutte deviennent peu à peu des évidences, tout simplement parce qu’elles sont des conditions pour gagner.

En plusieurs points géographiques, des expériences communes se sont déjà faites et « gilets jaunes » et « gilets rouges » se préparent ensemble à enchaîner et conjuguer manifestations, grèves et blocages. Pour illustrer cette transformation stratégique en train de s’opérer - sans doute encore sporadique, mais sonnant comme une promesse d’avenir - il est intéressant de se pencher sur ce qui se passe en ce moment-même à Châteauroux, dans l’Indre. Un tract, diffusé par la CGT à la veille de la manifestation porte l’appel suivant :

« Tous ensemble en grève et en manifestation :

- Samedi 2 février 2019 Gilets rouges et Gilets jaunes à 14h00 au Mail Saint-Gildas à Châteauroux

- Mardi 5 février 2019, l’UD CGT Indre appelle à la grève et au rassemblement à 10h00 place de la République à Châteauroux

Ce qui fonde cet appel et rend évident le besoin de convergence ? la liste des revendications à l’évidence parlante pour les gilets jaunes aussi bien que pour l’ensemble des couches de population les plus exploitées et les plus démunies :

« Une véritable augmentation du Smic, du point d’indice, de tous les salaires et pensions ainsi que des minima sociaux.

Sans oublier : la prise en charge des transports par les employeurs ; Une TVA à 5,5% pour tous les produits de première nécessité, notamment le gaz et l’électricité ; Une fiscalité juste, tenant compte des revenus, avec en premier lieu le rétablissement de l’impôt sur la fortune, 5 milliards de cadeaux aux riches ; Suppression de l’impôt CSG ; Suppression du CICE (40 milliards de cadeaux aux actionnaires) ; Retour de tous nos services publics sur le département.  »

Apprendre à lutter ensemble

Mais une telle stratégie ne s’improvise pas, elle se construit. Elle suppose anticipation et prévision et, en premier lieu, une pratique intersyndicale débarrassée des rivalités et inspirée par le puissant besoin du « tous ensemble » exprimé de longue date par la base des travailleurs syndiqués et non syndiqués.

Si, à Châteauroux, on a pu aboutir à cette forme déjà avancée de convergence, c’est d’abord grâce à une initiative conjointe de la CGT et de la FSU (Fédération syndicale Unitaire) associées aux Gilets jaunes. Cette stratégie commune Gilets jaunes-syndicats a été mise aux votes lors d’une réunion organisée en début de semaine. La majorité a opté pour ce rapprochement jaune/rouge : les syndicats ont donc eu la possibilité, lors de la manifestation du samedi 2, de se placer en queue de cortège sous leur propre identité et avec leurs mots d’ordre, et à leur tour, tous les Gilets jaunes qui le souhaiteront seront invités à la manifestation de la CGT prévue mardi 5 février, jour de grève, à 10 h, place de la République, à Châteauroux.

Face à un gouvernement prêt à militariser de plus en plus l’intervention des forces de l’ordre, et pour mener cette stratégie à triple détente - manifestations, grèves et blocages - qui semble aujourd’hui la meilleure pour gagner, il faut un niveau d’organisation et une détermination capables d’affronter « l’état de guerre » dans lequel Macron nous a plongés. Car les grèves dans les « boîtes » promettent de ne pas être plus tranquilles que les manifestations des Actes des Gilets Jaunes. Pour preuve la répression de plus en plus violente qui pèse sur les représentants syndicaux et ce qu’ont subi, encore il y a trois jours, les postiers grévistes du 92, délogés par les CRS du siège de la Poste à coup de bélier défonçant les portes. Quant à l’expulsion des ronds-points, les gilets jaunes en connaissent, eux aussi, un rayon.

C’est la pratique de l’auto-organisation et d’un fonctionnement démocratique par la base, les décisions d’assemblées regroupant gilets jaunes et travailleurs en grève, l’élargissement des luttes, l’organisation des caisses de grève, l’accumulation des expériences et des modes de soutien, matériels, techniques, juridiques et tout ce que la créativité propre aux périodes de lutte intense pourra produire qu’il sera possible de « faire céder Macron ».

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Fort soupçon de fraude aux élections dans les hôpitaux de Marseille
SOURCE : La Provence

L'AP-HM n'avait sans doute pas besoin de cela. À l'agonie financière, l'Assistance publique-Hôpitaux de Marseille et ses 12 600 employés, est le théâtre depuis le 6 décembre dernier d'une passe d'armes sans précédent entre syndicats à la suite des élections professionnelles. Le vote a été clôturé en décembre dernier. Force ouvrière l'a remporté. La CGT entend maintenant porter le combat sur le terrain judiciaire. Retour en arrière.


Organisées tous les 4 ans, les élections professionnelles ont pour objectif d'élire les membres de la commission paritaire, du CHSCT ou encore du comité technique d'établissement. Le jeu en vaut la chandelle. Le syndicat vainqueur peut alors peser de tout son poids sur les futures décisions de l'Assistance publique. Pour la première fois de son histoire, l'AP-HM a modifié son mode d'élection. Au vote physique organisé le 5 décembre en plusieurs sites, s'est ajouté le vote électronique. Plus besoin de se déplacer. L'infirmier, le médecin, l'ambulancier, bref tout le personnel pouvait voter depuis son canapé à condition d'avoir un ordinateur, un smartphone ou une tablette. La méthode avait fait tiquer. La plupart des syndicats étaient contre. Le syndicat CGT va même plus loin en soupçonnant des irrégularités dans le fonctionnement au profit de Force ouvrière.

"L'utilisation perverse du vote par internet a modifié le résultat des scrutins"
"Nos craintes étaient fondées, dénonce Danielle Ceccaldi, leader CGT à l'AP-HM. L'utilisation perverse du vote par internet a modifié le résultat des scrutins." Rien que ça. Des soupçons fondés selon la syndicaliste à la suite du dépouillement des votes physiques. "Alors que la CGT était en tête dans les urnes comme à l'hôpital Nord, le nombre à peine incroyable des votes électroniques a complètement modifié la donne", accuse-t-elle.

Dans son viseur en particulier, la procédure de réassort. Dans le cadre du vote électronique, l'électeur reçoit par voie postale un identifiant et un mot de passe. S'il perd l'un ou l'autre, il appelle un numéro pour obtenir un nouvel identifiant en mentionnant son nom, prénom, téléphone date et lieu de naissance. "Le problème et ce qui est étrange, c'est qu'il y a eu près 1 200 réassorts, s'interroge Danielle Ceccaldi. Pour tester le système, un agent masculin s'est fait passer pour une employée. L'opérateur n'a pas réagi et a donné de nouveaux identifiants. Ce qui prouve que l'élection peut être truquée", appuie-t-elle, parlant de "hold-up". Des soupçons suffisamment graves pour engager une demande d'annulation des résultats. Porté par la CGT, l'Unsa, la CFDT et Sud, un recours gracieux a été déposé auprès de la direction. Échec. "Par un mécanisme de calculs, la direction a dit qu'il n'y a eu que 6 % de réassort contre 36 % selon les syndicats", précise Me Shirley Leturcq, avocate de la CGT.

Bien décidé à poursuivre la procédure, le syndicat va maintenant engager un recours auprès du tribunal administratif. Une demande en référé pour accélérer la procédure. 

Publié par FSC

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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