SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Un scandale : Renault décide de faire fabriquer sa dernière culasse de moteur thermique en Turquie !
Un scandale : Renault décide de faire fabriquer sa dernière culasse de moteur thermique en Turquie !

Un mois après la fermeture de l'usine Fonte, la Fonderie du Poitou Alu "prend le même chemin", selon les syndicats CGT et CFE-CGC. Actuellement en redressement judiciaire depuis avril 2021, le site poitevin vient d'apprendre "le désengagement" de son principal client, Renault. L'intersyndicale interpelle le gouvernement en rappelant, dans un courrier à la ministre de l'Industrie Agnès Pannier-Runacher, que "l'Etat est actionnaire de Renault" (à hauteur de 15 %).

Le plan de relance, ça va servir à quoi ? A licencier les gens ? 

"Les administrateurs judiciaires, Me Abitbol et Me Etienne Martin, nous ont informé que Renault a décidé de ne même pas consulter la Fonderie du Poitou Alu, la seule culasse qui pouvait être attribué au site dans les années qui viennent sera fabriquée en Turquie", explique Jean-Philippe Juin, délégué CGT à la Fonderie Alu. 

Concrètement Renault engage la fabrication de tous les moteurs thermiques en dehors de France 

Alors que l'usine Alu ne produit plus que la culasse HR10 qui équipe les véhicules Renault/Dacia, la culasse HR18 représentait "un espoir" pour le site d'Ingrandes-sur-Vienne. "Et là on nous annonce qu'elle ne sera même pas cotée ici. C'est un scandale", lance Géry Bégeault, secrétaire du CSE et délégué de la CGT. 

Tous les salariés ont pris un coup de massue sur la tête

"Renault a touché des subventions de l'Etat et il n'y a pas seulement le plan de relance, il y a aussi le CICE, etc, donc on demande que l'Etat fasse pression sur le groupe pour que la marque relocalise des productions en France."

Que fait l'Etat ?

Pour trouver un repreneur, la Fonderie du Poitou Alu a jusqu'au 20 octobre, date limite de dépôt des dossier de reprise. La période d'observation a été prolongée au 31 décembre. "Ca va être très compliqué de trouver un repreneur qui acceptera de s'engager pour l'entreprise sans client, c'est une fermeture de site qui s'annonce", prévient Jean-Philippe Juin. 

En attendant, l'intersyndicale appelle à une journée de mobilisation à Ingrandes le jeudi 16 septembre "pour dénoncer l'attitude de Renault et de l'Etat".

"Nous vous rappelons que vous êtes actionnaires de Renault, que vous le subventionnez depuis longtemps, allez-vous accepter que tous les moteurs thermiques du constructeur soient fabriqués hors de France ?", demande l'intersyndicale dans sa lettre à Agnès Pannier-Runacher, la ministre déléguée chargée de l'Industrie.

Fonderie du Poitou : le scandale !
Renault et l'état macronien responsables !

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Pénuries de médicaments organisées : exproprions les labos pharmaceutiques qui jouent avec nos vies !

Alors que les pénuries de médicaments sont de plus en plus nombreuses, un reportage de « Complément d’enquête » met en lumière la responsabilité des grands groupes pharmaceutiques dans cette situation. Ces dernières profitent de la rareté du produit pour faire exploser les prix, allant jusqu’à créer des pénuries artificielles pour augmenter leurs profits. Une situation abjecte, révélant l’incapacité des capitalistes à gérer les problématiques de santé.

Nos vies pas leurs profits !

Crédits : Phanie / AFP

Un documentaire de « Complément d’enquête » diffusé ce jeudi 9 septembre 2021 révèle quatre ans d’enquête de la Direction générale de la concurrence de la Commission européenne. Celle-ci démontre comment Aspen, l’entreprise pharmaceutique qui détenait le monopole de la commercialisation d’un médicament anticancéreux, a organisé volontairement la pénurie afin de faire exploser ses profits.

Quand une entreprise pharmaceutique organise des pénuries de médicaments

Apres quatre ans d’enquête, la Direction générale de la concurrence de la Commission européenne met en lumière la stratégie du groupe au 83 millions d’euros de chiffre d’affaires à travers un mail intercepté d’un cadre de l’entreprise à ses commerciaux : "Les prix doivent être augmentés (...). C’est à prendre ou à laisser. (...) Si les ministères de la Santé, dans chaque pays, n’acceptent pas les nouveaux prix, on retire les médicaments de la liste des produits remboursables ou on arrête d’approvisionner. Aucune négociation possible. ». De telles révélations laissent peu de doute quant à l’honnêteté de l’entreprise pharmaceutique.

La même stratégie criminelle s’est avérée être appliquée en Italie, où des propos similaires étaient tenus dans une lettre adressée à l’agence de santé italienne : "C’est une priorité pour Aspen d’augmenter rapidement les prix de vente (...). Si aucune décision n’est prise dans la limite de temps indiquée (...) nous procéderons rapidement (...) à la suspension de la commercialisation des produits en Italie, à partir de janvier 2014.".Suite à cela, les prix ont augmentés subitement, allant de « 300%, 400%, jusqu’à 1 500% pour certains traitements. » raconte Andrea Pezzoli, le directeur de l’agence de santé italienne. Une situation absolument abjecte, en sachant que des vies dépendent de l’administration de ces traitements.

La stratégie de l’entreprise, qui a cherché à maximiser ses profits à tout prix, a eu des conséquences désastreuses sur la santé et la vie de milliers de personnes.

Une augmentation drastique des pénuries

Le nombre de signalements de pénuries de médicaments a en effet explosé au cours des 5 dernières années. En 2020, 2446 signalements ont été effectués, contre 405 en 2016 d’après l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé (ANSM), soit six fois plus. De même, trois professionnels sur quatre ont constaté une aggravation effective des pénuries de médicaments en dix ans, d’après une enquête Ipsos.

Et cette augmentation ne concerne pas que la France, comme le souligne un conseiller technique chez France Assos Santé : « Quand on échange avec nos collègues des pays voisins, on voit qu’ils sont aussi très confrontés au sujet, c’est une impression qui est partagée." confirme Yann Mazens à Franceinfo. Une situation particulièrement inquiétante, d’autant que dans près d’un cas sur cinq (18 %), les laboratoires « ne proposent tout simplement aucune solution de substitution » d’après l’UFC-Que Choisir.

Dans un contexte où la crise sanitaire a cruellement souligné les failles de notre système sanitaire concernant l’approvisionnement en produits de santé, l’UFC dévoile une étude accablante sur l’étendue des pénuries de médicaments, ainsi que la responsabilité des laboratoires et des pouvoirs publics dans cette situation. 12 % des producteurs indiquent aux professionnels de diminuer la posologie. Et dans 30 % des situations, les industriels renvoient vers un autre médicament, une « solution » pouvant « entraîner des effets secondaires plus importants, ou nécessiter un temps d’adaptation à la nouvelle posologie, particulièrement pour les patients âgés ».

Des médicaments de substitution qui peuvent causer des drames terribles. C’est le cas de Michel Kerhom, décédé à la suite d’une rupture de stock de la molécule que produisait Apsen, industrie pharmaceutique citée ci-dessus. Sous chimiothérapie pour combattre son cancer, les médecins annoncent à Michel qu’il manque une molécule et que celle-ci se trouve en rupture d’approvisionnement. Ils la remplacent donc par un autre médicament. Quelques jours plus tard, lui et deux autres patients victimes du même traitement décèdent. "Je ne peux pas supporter l’idée que mon mari soit décédé parce qu’il y avait une rupture d’approvisionnement" dénonce Claudette, la femme de Michel Kerhom… Un témoignage dramatique, et d’autant plus difficile à entendre lorsque l’on sait qu’il s’agit en réalité d’une pénurie organisée volontairement par Apsen pour faire augmenter les prix.

Les capitalistes ne peuvent pas s’occuper de notre santé !

Ces pénuries, orchestrées par les entreprises pharmaceutiques, mettent en lumière toute l’absurdité de la gestion capitaliste de la santé, tandis que la recherche du profit empêche de soigner la population.

L’UFC-Que Choisir souligne que les pénuries de médicaments de manière générale ne touchent que rarement les molécules récentes et onéreuses. Sur la liste des 140 médicaments signalés en rupture de stock et en tension d’approvisionnement par l’ANSM au 15 juillet 2020, les médicaments indisponibles sont prioritairement des produits anciens (les trois quarts sont commercialisés depuis plus de vingt ans) et peu coûteux (les trois quarts coûtant moins de 25 euros, et un quart moins de 4 euros)… de quoi faire baisser l’intérêt des industries pharmaceutiques à produire ces traitements. Ainsi, sur le plan de la sécurisation de l’approvisionnement, les industriels font là encore le choix de garantir la production des médicaments rentables au détriment des plus vieux et des moins chers, qui restent évidemment toujours indispensables aux usagers.

Enfin, les pénuries sont dues également à d’autres facteurs. D’abord, la production en flux tendu pour économiser les stocks est aujourd’hui généralisée dans les entreprises pharmaceutiques, faisant du moindre incident sur la chaîne de production un facteur de paralysie. Ce phénomène est devenu récurrent après les nombreuses délocalisations, principalement en Chine ou en Inde, et à cause de la sous-traitance qui les accompagne. Le début de la crise du Coronavirus l’a tristement illustré : la Chine étant confinée et ses chaines de production à l’arrêt, ainsi les soignants se sont trouvés face à la pénurie de multiples produits de santé.

De plus, certaines pénuries s’expliquent par le fait que les laboratoires peuvent faire le choix de servir en priorité les marchés les plus rémunérateurs : si la France n’en fait plus partie par exemple, il est probable qu’une pénurie apparaisse. Enfin, en France, l’Assurance maladie a choisi de baisser le prix des médicaments génériques (dont le brevet est tombé dans le domaine public, au bout de vingt ans) pour mieux financer les nouveaux médicaments, plus onéreux. En réaction, les industries pharmaceutiques n’hésitent pas à arrêter soudainement les fabrications qui ne leur sont plus rentables.

Pour une socialisation de l’industrie pharmaceutique et la recherche

Toutes ces explications de l’augmentation drastique des pénuries sont d’ordre économiques, et non sanitaires. Or, il n’est plus possible de laisser les capitalistes gérer un aspect de notre vie aussi importants que celui de la santé. Car quand eux pensent profits, ce sont nos vies qui sont directement en danger.

Avec la crise sanitaire, ces éléments ont été d’autant plus mis en lumière. Les grands groupes pharmaceutiques n’ont pas hésité à appliquer les pires politiques, comme Pfizer, qui a profité de la pandémie et de la demande de vaccins pour augmenter ses tarifs et tirer le maximum de profits, passant le prix de la dose de vaccin de 12 à pratiquement 20€.

Il faut aujourd’hui exiger l’expropriation des grandes sociétés pharmaceutiques et des principaux laboratoires. Les progrès scientifiques en matière de santé doivent servir à tous et fonctionner sous le contrôle de leurs salariés, qui ont les mêmes intérêts que la population et sont les plus amènes de pouvoir répondre à ses besoins. De plus, on ne peut plus accepter que les grands groupes capitalistes aient la charge des politiques de santé publique. Ces questions doivent être gérées par la population, qui est la première touchée par ces décisions. Enfin, il est urgent de faire passer les brevets dans le domaine public, notamment ceux concernant le Covid-19 en cette période : cela permettra de produire en masse et à prix coûtant des vaccins et traitements pour tous les pays, et non seulement les puissances impérialistes. En pleine pandémie mondiale, après les pénuries que l’on a pu observer partout à travers le monde, de masques, de respirateurs ou de vaccins, ces revendications s’avèrent être d’autant plus vitales.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Elle a l'habitude de sévir sur les médias en continu.

Là c'est dans le Point, propriété du milliardaire François Pinault qu'elle exprime sa hargne réactionnaire contre la CGT et contre ceux qui au-delà de l'hommage officiel rappellent les positions syndicale de Bebel.

La lutte de classes et la bêtise ne connaissent  pas de bornes pour les chiens de garde de l'oligarchie!

 

 

Lors des hommages nationaux, il n’est pas rare que certains veuillent tirer une gloire éphémère d’une prétendue proximité avec le défunt. La disparition de Jean-Paul Belmondo, dont les obsèques ont lieu ce vendredi, a permis à la CGT de se livrer à ce genre de récupération. Dès mardi 7 septembre, le Syndicat français des artistes interprètes (SFA), affilié à la Fédération du spectacle CGT, publiait un communiqué toujours bien en vue sur son site. Intitulé « Jean-Paul Belmondo, artiste dramatique et… syndicaliste », il rappelle que le comédien a démarré sa carrière, en 1957 .

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C'est sans doute ça qui l'emm ...

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Retraites : pourquoi Macron est prêt à relancer la réforme des régimes spéciaux
Retraites : pourquoi Macron est prêt à relancer la réforme des régimes spéciaux

A mon tour de m'occuper des retraités, et d'abord, de leurs régimes spéciaux

S'il consent à abandonner l'idée de réformer le régime général des retraites, le président de la République entend toutefois « s'attaquer » aux régimes spéciaux avant 2022. Un moyen de réaffirmer son image de réformateur, qui en 2017, avait contribué à le porter au pouvoir. Un pari à haut risque. Décryptage.

L'envie de montrer qu'il a la main. Pour la plupart des chefs de file des syndicats, c'est d'abord ce qui motiverait Emmanuel Macron à ouvrir le dossier sensible des régimes spéciaux de retraite. Selon nos informations confirmant celles des Echos, l'Elysée envisage bel et bien de les réformer avant 2022.

« Emmanuel Macron n'a pas apprécié que l'on refuse en bloc la concertation sur la réforme du régime général, il veut montrer qu'il est le chef », assure un leader syndical. Et un autre de confirmer : « en matière de retraites, il veut absolument donner quelques gages avant 2022 ». Surtout qu'Emmanuel Macron l'a souvent dit, à ses yeux, « c'est la mère des réformes ».

En cette période électorale, le chef de l'Etat entend réaffirmer son image de réformateur, qui en 2017, avait contribué à le porter au pouvoir. Son objectif : continuer à être le président de la transformation, même après le Covid. Surtout, pas question de laisser ce sujet à ses adversaires, à droite notamment. Enfin, alors que la France s'apprête à prendre la présidence de l'Union européenne en janvier prochain, Emmanuel Macron souhaiterait montrer à ses homologues que la France est engagée dans la voie du changement.

« C'est uniquement un argument politique »

A la tête de la CFE-CGC, le syndicat des cadres, François Hommeril s'agace : « Cette histoire des régimes spéciaux, c'est uniquement un argument politique ». Laurent Berger ( CFDT), comme Philippe Martinez (CGT), ou encore Yves Veyrier ( FO) partagent cet avis. Pour eux, c'est avant tout un symbole politique.

Tous d'ailleurs, font valoir leur surprise. La suppression des régimes spéciaux n'a pas été évoquée lors de leurs échanges avec le Premier ministre, la semaine dernière. « Jean Castex a-t-il été informé ou est-ce encore une volonté du seul  Jupiter ? », s'interroge François Hommeril.

Pour l'Elysée, il s'agit d'assurer une forme de justice sociale

A l'Elysée, les conseillers mettent en avant la nécessité d'assurer une forme d'équité, de justice sociale entre les Français. La pandémie a fragilisé des catégories d'actifs, comme les indépendants, les auto-entrepreneurs et préservé les revenus des autres, des fonctionnaires notamment. Il est temps de gommer ces différences, source possible de contestation.

Autre argument avancé : un sondage publié début juillet, qui, selon eux, a marqué le Président. Selon Elabe, si les Français sont partagés sur un recul de l'âge de départ ( 62 ans), ils sont, en revanche, « à 65 %, partisans d'une suppression des 42 régimes existants, dont les spéciaux ».

Politiquement , les électeurs de François Fillon ( 80%), d'Emmanuel Macron (79%) , et dans une moindre mesure ceux de Marine Le Pen (62%), y sont favorables. L'adhésion à cette mesure est également nette chez les retraités (74%) - des électeurs importants pour une présidentielle. Enfin, l'Elysée compte insister sur « les contreparties ». Le chef de l'Etat s'est engagé, à assurer une pension minimale à 1 000 euros pour tous les actifs, y compris les agriculteurs ou les indépendants. Il pourrait la mettre en œuvre dès 2022.

Le pari risqué

Malgré cela, le pari est risqué. Philippe Martinez, le numéro un de la CGT, rappelle que le tout début du conflit des retraites, qui a occasionné des mois de grèves fin 2019 et début 2020, a démarré par une journée d'action à la RATP. Contre toute attente, la mobilisation avait été soutenue.

L'entourage du Président fait toutefois valoir que la situation a changé : avec le Covid, une partie des Français a apprivoisé le télétravail. Si le conflit venait à durer, ce pourrait être une option qu'entreprises et salariés adopteront pour contourner les débrayages.

Surtout, l'Elysée ne croit pas à une forte mobilisation. Pas sûr que les centrales soient suivies par leurs troupes sur la seule question des régimes spéciaux. « Il pourrait aussi y avoir des tiraillements entre la CGT et les centrales considérées comme plus réformistes, comme l'UNSA ou la CFDT », relève un conseiller.

Enfin, la SNCF, comme la RATP ont été fortement fragilisées par la crise et l'Etat a largement volé à leur secours. Les grèves ont un coût. Un jour de grève à la SNCF revient à près de 20 millions d'euros de pertes ... Dans ce contexte, alors que la crise sanitaire n'est pas encore terminée, les salariés de ces entreprises seront-ils prêts à défier le gouvernement ? A voir, sachant que dans le cas spécifique de la SNCF, le ministre des transports a mis de l'huile sur le feu en s'attaquant aux billets gratuits dont bénéficient les salariés et leur famille. Et ce dans un contexte d'ouverture à la concurrence du marché ferroviaire intérieur qu'un grand nombre de syndicats n'ont toujours pas digéré.

Le 5 octobre prochain devrait faire office de test. Une première journée d'action autour de la défense du pouvoir d'achat et la préservation du modèle social français est organisée par la CGT et FO... « Si le gouvernement agite le chiffon rouge des régimes spéciaux, il risque de nous aider à mobiliser », confie Yves Veyrier, de FO.

Quant aux économies réalisées, elles seraient toutes relatives. A la SNCF, depuis le 1er  janvier 2020, plus personne n'est embauché sous statut. L'entreprise compte 150 00 salariés dont 25 000 contractuels et les agents (hors les 15 000 conducteurs) partent déjà en moyenne à 59 ans. La RATP compte 46 000 agents. Les industries gazières, elles, à peine quelques milliers.

Retraites : pourquoi Macron est prêt à relancer la réforme des régimes spéciaux

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Discrimination de trois syndicalistes : BNP-Paribas condamnée

Le 2 juillet, le conseil des Prud’hommes d’Ile-de-France a rendu une décision condamnant la banque BNP-Paribas pour la discrimination syndicale et de genre de trois de ses salarié.e.s. Des faits bien courants chez le patronat, qui n'hésite pas à réprimer ou discriminer ses salariés qui se syndiquent.

Patrons-voyous

Crédits photo : AFP

La BNP-Paribas, auto-proclamée « la banque pour un monde qui change », se présente comme une entreprise moderne qui conçoit la diversité des salarié.e.s comme un atout : l’enseigne informe, en effet, qu’il existe « une politique mise en œuvre depuis de nombreuses années pour assurer la diversité et prévenir toute forme de discrimination dans les comportements (formations contre les biais et les stéréotypes, canaux d’alertes multiples) et les processus RH (contrôles réguliers de la non-discrimination) ». Or, une enquête Médiapart sur la discrimination de trois salarié.e.s syndiqué.e.s à la CGT montre l’envers du décor et le vrai visage de la banque.

En effet, le conseil des Prud’hommes d’Ile-de-France a condamné la BNP-Paribas pour des discriminations syndicales et de genre à l’encontre de trois salarié.e.s qui travaillent encore au sein de l’entreprise. Trois personnes sont concernées par la procédure qui a été lancée en 2015 auprès des Prud’hommes, toutes trois syndiquées à la CGT. Tous les trois ont vu leur carrière s’arrêter à partir du moment où ils sont devenus, entre 2009 et 2010, représentants du personnel : à partir de ce moment les évaluations annuelles, comme les augmentations de salaire et les évolutions de carrière s’interrompent pour eux. Au moment où ils lancent la procédure aux Prud’hommes, l’enseigne leur accorde alors une augmentation, comme un moyen d’acheter leur silence.

La banque rejette ces accusations, en mettant en avant le fait que, pour l’entreprise, la diversité est une force : elle se défend alors pendant le procès, et chaque point sera démenti par Xavier Sauvignet, l’avocat qui défend les trois salarié.e.s. Par exemple, alors que pour la banque un des salariés faisait « preuve d’un manquement d’investissement flagrant », le témoignage de son manager contestait cette version des faits, affirmant que ce salarié traite « ses dossiers de manière efficace et qualitative ». Malgré la victoire, la procédure judiciaire déçoit les salarié.e.s par les compensations monétaires qui ne sont pas à la hauteur des discriminations qui leur ont été faites : 20 000 euros pour les deux hommes et 24 000 euros pour la femme, qui a vu sa discrimination syndicale doublée d’une discrimination de genre.

Ces faits, en réalité, sont monnaie courante dans le monde du travail. Les patrons d’entreprise se montrent déterminés à ne céder aucune amélioration des conditions de travail, ce qui minerait leurs profits, et toute tentative d’organisation de la part des salarié.e.s est durement punie. Eric Bezou a été licencié par la RATP l’année dernière à cause de son engagement syndical alors qu’il avait travaillé 28 ans auparavant dans cette entreprise. De même, Rozenn a été licenciée pour son activité syndicale, alors qu’elle se battait contre les violences sexuelles et le gaspillage alimentaire au sein de l’entreprise Chronodrive. Toujours l’année dernière, trois salariés de Biocoop ont été licenciés après avoir fait grève et s’être battus pour des conditions de travail dignes et contre le harcèlement sexuel. Et ce ne sont que des exemples parmi d’autres, à échelle nationale mais également internationale, comme le montre la répression syndicale au sein d’Amazon aux Etats-Unis. Face au patronat mondial, qui n’a de cesse de nous réprimer et de casser nos conditions de travail, il est vital de s’organiser et de lutter !

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
 
Paracétamol : la CGT veut nationaliser la production
Par Le Dauphiné Libéré 

Lundi dernier, Jean Castex était sur la plateforme chimique de Roussillon pour apporter le soutien du gouvernement, via le plan France Relance, à la construction sur le site d’une unité de fabrication au paracétamol par Seqens.

À l’issue de cette visite, l’union locale et l’union départementale de la CGT veulent réaffirmer leur position quant à la production française de paracétamol qu’ils défendent depuis 2008 et la fermeture de la dernière unité de production à Roussillon. Le syndicat réclame néanmoins une nationalisation des unités de production et la levée des brevets de tous les médicaments.

La CGT refuse également le financement public des investissements dès lors qu’aucune garantie n’est exigée de la part de Seqens en termes d’emplois et de pérennité dans le temps des activités financées. Pour mémoire, 100 millions d’euros seraient investis sur le projet de Roussillon. L’État abonderait à hauteur de 40 millions d’euros.

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
La CGT de la Fonderie du Poitou Alu dénonce "un enterrement de première classe" de la part de Renault

SOURCE : France Bleu

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Par , France Bleu Poito
 
 

L'intersyndicale de la Fonderie du Poitou Alu alerte le gouvernement après la décision "scandaleuse" de Renault. Le constructeur a décidé de faire fabriquer sa dernière culasse de moteur thermique en Turquie plutôt que sur le site d'Ingrandes-sur-Vienne qui emploie 320 salariés.

Fonderie du Poitou : Le scandale ! Renault et l'état macronien responsables !

Une grève à la Fonderie Alu du Poitou en 2011. © Maxppp- plavaud

Un mois après la fermeture de l'usine Fonte, la Fonderie du Poitou Alu "prend le même chemin", selon les syndicats CGT et CFE-CGC. Actuellement en redressement judiciaire depuis avril 2021, le site poitevin vient d'apprendre "le désengagement" de son principal client, Renault. L'intersyndicale interpelle le gouvernement en rappelant, dans un courrier à la ministre de l'Industrie Agnès Pannier-Runacher, que "l'Etat est actionnaire de Renault" (à hauteur de 15 %).

 

Le plan de relance, ça va servir à quoi ? A licencier les gens ? 

"Les administrateurs judiciaires, Me Abitbol et Me Etienne Martin, nous ont informé que Renault a décidé de ne même pas consulter la Fonderie du Poitou Alu, la seule culasse qui pouvait être attribué au site dans les années qui viennent sera fabriquée en Turquie", explique Jean-Philippe Juin, délégué CGT à la Fonderie Alu. 

Concrètement Renault engage la fabrication de tous les moteurs thermiques en dehors de France 

Alors que l'usine Alu ne produit plus que la culasse HR10 qui équipe les véhicules Renault/Dacia, la culasse HR18 représentait "un espoir" pour le site d'Ingrandes-sur-Vienne. "Et là on nous annonce qu'elle ne sera même pas cotée ici. C'est un scandale", lance Géry Bégeault, secrétaire du CSE et délégué de la CGT. 

Tous les salariés ont pris un coup de massue sur la tête

"Renault a touché des subventions de l'Etat et il n'y a pas seulement le plan de relance, il y a aussi le CICE, etc, donc on demande que l'Etat fasse pression sur le groupe pour que la marque relocalise des productions en France."

Que fait l'Etat ?

Pour trouver un repreneur, la Fonderie du Poitou Alu a jusqu'au 20 octobre, date limite de dépôt des dossier de reprise. La période d'observation a été prolongée au 31 décembre. "Ca va être très compliqué de trouver un repreneur qui acceptera de s'engager pour l'entreprise sans client, c'est une fermeture de site qui s'annonce", prévient Jean-Philippe Juin. 

En attendant, l'intersyndicale appelle à une journée de mobilisation à Ingrandes le jeudi 16 septembre "pour dénoncer l'attitude de Renault et de l'Etat".

"Nous vous rappelons que vous êtes actionnaires de Renault, que vous le subventionnez depuis longtemps, allez-vous accepter que tous les moteurs thermiques du constructeur soient fabriqués hors de France ?", demande l'intersyndicale dans sa lettre à Agnès Pannier-Runacher, la ministre déléguée chargée de l'Industrie.

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
TÉLÉTRAVAIL : ce que révèle l’étude de la CGT

Solitude, surcharge de travail, dépression : ce que révèle la grande étude de la CGT sur le télétravail

C’est devenu une habitude pour des millions de Français, une norme dans certaines entreprises. Depuis le premier confinement à cause de l’épidémie de Covid-19, le télétravail s'enracine. Pour la seconde année consécutive, la CGT a mené l’enquête.

Ce sondage est inédit par son ampleur. Plus de 15 000 salariés ont été sondés, de tous les profils, des employés, des cadres, des managers, pour connaître leur ressenti, comment ils vivent le travail à domicile. Le syndicat affirme que le télétravail en mode dégradé du premier confinement reste la norme et réclame un meilleur encadrement. Avant l'épidémie, en 2019, seulement 4% des salariés pratiquaient régulièrement le télétravail, au moins une fois par semaine. France Inter a pu consulter les conclusions de cette grande enquête. 

Au départ imposé, le télétravail finalement plébiscité 

Il y a une forme de plébiscite du télétravail chez les salariés interrogés. 98% d'entre eux souhaitent continuer à télétravailler après la crise sanitaire, de temps en temps seulement, un à deux jours par semaine. Les motivations ? Le gain de temps le matin, fini les longs trajets quotidiens pour rejoindre son lieu de travail. Pour huit personnes interrogées sur 10, c'est aussi le meilleur équilibre vie professionnelle - vie personnelle qui donne du sens au télétravail. 

POURSUIVRE LA LECTURE :

 

Publié par EL DIABLO

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Salaires dans la restauration : ces patrons qui veulent déshabiller Pierre pour payer Paul

Rapports de force

Soumis à des difficultés de recrutement, le secteur de la restauration est invité par la ministre du Travail à « faire des propositions » sur les rémunérations, qui ne sont « pas à la hauteur ». Mais, malgré de bas salaires et des conditions de travail difficiles, les organisations professionnelles de l’hôtellerie et de la restauration rechignent à passer à la caisse. À la place, elles demandent des suppressions de cotisations sociales comme moyen d’augmenter le salaire net.

Interrogé par France Info, lundi 6 septembre, Pascal Mousset, le président du Groupement national des indépendants (GNI) de Paris Île-de-France, l’assure : « on a beaucoup de jeunes dans nos métiers. On ne peut pas les recruter en leur disant “Vous allez avoir une retraite”. Ça n’a pas de sens pour eux. Ils veulent avoir un revenu net disponible qui leur permette de vivre décemment ». D’où sa proposition de ne plus payer de cotisations sociales sur les heures supplémentaires. Et, de cette façon : gonfler le salaire net en ne reversant rien aux caisses de retraite ou à l’assurance chômage, à qui il fait reporter la charge du « vivre décemment » pour ses salariés.

Une proposition culottée, dans des métiers où les heures supplémentaires sont loin d’être toujours payées et où le travail dissimulé est légion. Selon une étude, lancée en 2015 par le ministère de l’Économie et le Credoc, le secteur de l’hôtellerie-restauration serait le second secteur le plus exposé au travail dissimulé, au coude à coude avec celui de la construction. Ce que confirment des données de l’Urssaf, qui établissent un taux de « dissimulation redressée » de 6,7 % sur 5791 contrôles en 2017. Un chiffre non négligeable, d’autant que les activités de nuit ou de week-end, fréquentes dans ce secteur, sont moins contrôlées.

Et même, une proposition doublement culottée dans un secteur d’activité qui utilise abondamment les contrats courts, pendant les saisons, et renvoie vers l’assurance chômage une partie de ses salariés, embauchés en CDD ou en contrat d’extra le temps d’un été. Salariés qui sont alors indemnisés grâce à des cotisations sociales que le GNI propose de supprimer pour les heures supplémentaires.

À la fin, c’est le patron qui gagne !

Du cash tout de suite, plutôt que des protections collectives tout au long de la vie. Dit autrement par Pascal Mousset : des jeunes seulement intéressés par le montant de leur paye à la fin du mois et indifférents au fait d’avoir une retraite. Mais, peut-être moins insensibles à la question, non évoquée par le président du GNI d’Île-de-France, d’être indemnisés lorsqu’ils s’inscrivent à Pôle emploi à la fin de leur contrat. Ou encore, à la question du financement de la branche maladie.

En tout cas, une proposition qui serait une bonne opération pour le patronat du secteur, qui pourrait présenter des offres d’emploi un peu plus attractives à première vue, sans pour autant augmenter ses dépenses en salaire. Évidemment, une bien moins bonne affaire pour les différentes branches de la Sécurité sociale et pour l’Unédic, dont les comptes ont déjà largement été plombés par la baisse d’activité économique en 2020 et par les mesures de soutien à l’économie du gouvernement en 18 mois de pandémie.

Qui ne tente rien, gagne moins !

En tout cas, un avantage bien compris par le patronat, au-delà du seul secteur de la restauration. Ainsi, François Asselin, le président de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) a repris à son compte cette proposition, à l’occasion de sa rencontre à Matignon avec le Premier ministre et les ministres de l’Économie et du Travail, le 2 septembre. La veille, la seconde organisation patronale expliquait dans un communiqué de presse que « pour concilier à la fois le besoin de main-d’œuvre des entreprises et la volonté de voir progresser le pouvoir d’achat, la CPME propose de réactiver la suppression des charges patronales sur les heures supplémentaires ».

Une option qui trouve également grâce aux yeux du Medef. Son président délégué, Patrick Martin, expliquant fin août sur Europe 1 qu’il souhaitait une discussion avec l’État et les syndicats sur ce point. Estimant qu’il y « a probablement des marges de manœuvre sur les charges sociales », il a, lui aussi, avancé son argument massue : « les salariés, eux, voient le salaire net ». Là évidemment où le patronat regarde le bénéfice qu’il pourrait tirer d’une telle mesure.

Un gouvernement peu volontariste

Si, samedi dernier, Élisabeth Borne a qualifié de « pas à la hauteur » les salaires dans l’hôtellerie-restauration, pas question pour autant pour l’exécutif de prendre la main. La ministre du Travail s’est contentée de signifier qu’elle attendait des propositions du secteur, tout en suggérant aux « entreprises dont les marges le permettent » d’utiliser la prime Macron, d’un montant maximum de 2000 € défiscalisés. Mais, pour l’heure, pas question de conditionner les aides aux entreprises à l’ouverture de négociations de branche, comme l’a réclamé le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger.

Une position gouvernementale bien molle, comparée à l’acharnement déployé pour la mise en œuvre de la réforme de l’assurance chômage au 1er octobre, qui impliquera une baisse des allocations mensuelles pour plus d’un million de demandeurs d’emploi. Une réforme à plusieurs milliards d’économies en trois ans, sur le dos des chômeurs, afin de réduire le déficit de l’Unédic. Un trou que la CPME, favorable à cette réforme comme à l’allongement de l’âge de départ à la retraite, pour éviter l’endettement, creuserait parallèlement, si les heures supplémentaires étaient exemptées de cotisations sociales.

Publié par anti-K

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Ô Pater Noster, ne nous soumets pas à la tentation!

"Pourquoi le Smic pourrait augmenter au 1er octobre", semble s'inquiéter Le Figaro, canal historique de la droite et du patronat.

 

Et Le monde, devenu journal de déférence envers le capital semble lui répondre que, cà cause de l'inflation, le Smic pourrait être augmenté petitement. Ouf, on respire...

Je ne sais plus quel média aux ordres a questionné Bruno Lemaire, ex du parti de Sarkozy-Fillon passé ministre de l'économie chez Macron, sur une revalorisation véritable du salaire minimum, des salaires et des retraites. En tout cas, Bruno Lemaire a répondu:"Je ne crois pas que ce soit la bonne solution (même si) on est tenté de le faire".

Ben oui, dans la France aux racines sacrément chrétiennes, gaffe à ne pas se laisser tenter.

En revanche, fin mars 2021, 206 milliards d'euros publics ont été mobilisés en faveur des entreprises. Du coup, le CAC40 a progressé de 22,8% depuis le début de l'année. Il y a la tentation que les Cieux honnissent et les grâces "coûte que coûte" offertes au capital. CQFD.

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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