SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux

La situation catastrophique actuelle de l'hôpital, égrénant les nouvelles de plus en plus répandues et alarmantes,conséquence des politiques menées depuis des décennies, se poursuivant et s'aggravant dans la situation actuelle de pandémie ...

ne peut plus laisser de doute : il s'agit de la mise en oeuvre d'une politique visant à tuer l'hôpital public

 

 

La situation à l'hôpital est catastrophique», alerte le président de la commission médicale d'établissement de l'APHP

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Grève nationale des agents de sécurité des aéroports : rassemblement à Roissy ce mardi 16 novembre !

Alors que depuis la crise du Covid, les salariés des aéroports font face à de virulentes attaques de la part du patronat (PSE, suppression d’emploi etc..), une nouvelle grève nationale commence ce mardi à l’initiative des salariés de la sécurité et de la sûreté. A Roissy, un rassemblement et une manifestation auront lieu à partir de 10h30 demain.

Solidarité avec les agents

Crédits photo : Radio France

C’est dans le cadre des renégociations des accords de branches que le patronat a décidé d’imposer de nouvelle restriction de la PASA (13ème mois) du personnel de la sécurité et de la sûreté, faisant baisser considérablement le revenu des salariés, en particulier des plus précaires.

Dans un contexte où ces agents travaillent au quotidien et subissent les effets de l’épidémie depuis deux ans maintenant, dans des conditions difficiles sans jamais toucher la moindre prime Covid, cette annonce a provoqué une vague de colère et a conduit les travailleurs à s’organiser nationalement pour faire reculer la direction. Les salariés des différentes entreprises de sécurité et de sûreté sous-traités par les aéroports (ICTS, Securitas, APFS, SERIS, SAMSAC, HUBSASE) se sont même constitués en coordination pour réfléchir et agir collectivement.

Contacté par Révolution Permanente, Nordine Kebbache, délégué CGT Transdev Roissy évoque « une grève pour le respect, qui se veut revendicative et qui pousse plus loin que le simple maintien de la PASA ». Parmi les mesures exigées par les agents : « l’augmentation de 10% des salaires, des améliorations des conditions et du temps de travail ou l’obtention de la prime Macron par exemple ». Le mouvement commencera par une grève reconductible sur trois jours à partir de ce mardi 16 novembre. Il devrait toucher les aéroports de Roissy, Toulouse, Marseille, Mulhouse, Clermont-Ferrand, Lyon ou encore Nice, avec des taux de grévistes annoncés entre 70 et 100%.

Alors que les travailleurs de Roissy sont mobilisés depuis plusieurs mois avec des actions et des manifestations contre les suppressions d’emplois et attaques contre leurs conditions de travail, il est fondamental d’être à leurs côtés. Anasse Kazib, cheminot et candidat à la présidentielle pour Révolution Permanente sera en ce sens présent ce mardi au rassemblement et à la manifestation organisés par les grévistes.

Pour les soutenir, soyons nombreuses et nombreux ce mardi à partir de 10h30 au terminal 2E/Porte 17 de l’aéroport Roissy Charles De Gaule pour manifester notre solidarité et accompagner cette lutte.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Offensive sur les retraites : le Sénat vote un report de l’âge de départ à 64 ans

Dans la nuit de vendredi à samedi dernier, les Républicains ont profité du vote du projet de budget 2022 de la Sécurité sociale pour faire passer un amendement reportant l’âge de départ à la retraite à 64 ans. Une tentative de s’afficher à l’initiative alors que Macron veut attendre l’après-2022 pour s’attaquer aux retraites.

Offensive antisociale

Abandonnée par le gouvernement début 2020 à cause de la pandémie du Covid-19, la réforme des retraites n’a pour autant pas disparu de l’horizon politique, bien au contraire. Elle reste une priorité pour le gouvernement Macron, qui a annoncé mardi dernier son report tout en réaffirmant sa nécessité, mais aussi pour l’ensemble des classes dominantes.

Dans ce cadre, la droite a profité de l’examen du projet de budget 2022 de la Sécurité sociale pour faire voter, dans la nuit du 12 au 13 novembre, le report de l’âge de départ à la retraite. Adopté à 196 voix contre 134, un amendement porté par Les Républicains prévoit en effet la mise en place d’une conférence de financement qui se donne pour but « l’équilibre financier des régimes de retraite à l’horizon 2030 », et, en l’absence d’autre solution, ouvre la voie au report progressif de l’âge d’ouverture des droits à la retraite à 64 ans à compter de la génération 1966, à parti du 1er janvier 2023 et à une « convergence des régimes spéciaux ».

Une manœuvre politique de la droite visant à afficher leur volontarisme sur le terrain des retraites. « Tout le monde dit qu’il faut faire des choses. Nous, on propose de les faire » déclarait dans ce sens le rapporteur René-Paul Savary. En insistant sur « l’urgence », la droite cherche ainsi à apparaitre la plus conséquente sur le terrain de la réforme du système des retraites. Les centristes n’ont cependant pas été en reste, la sénatrice Elisabeth Doineau saisissant l’occasion pour tacler Emmanuel Macron et son gouvernement qui n’auraient fait que « procrastiner (…) pendant cinq ans ».

Jean Castex l’affirmait début septembre, et Macron n’a pas manqué de le rappeler dans son allocution du mardi 9 novembre, pour LREM « les conditions ne sont pas réunies » pour mener à bien cette réforme des retraites. Ainsi, l’amendement ne sera très probablement pas adopté, le gouvernement voulant à tout prix éviter des perturbations sociales dans un moment de campagne présidentielle. Au-delà de la question de la temporalité, c’est aussi l’enjeu d’être à l’initiative de la mise en place de cette réforme des retraites qui se joue pour Emmanuel Macron et La République en Marche, qui a tout intérêt à ne pas laisser la main aux Républicains sur ce terrain.

Que cet amendement soit adopté ou non, le vote du Sénat rappelle à quel point le « chantier » de la réforme des retraites, remis sur la table de quinquennat en quinquennat, est loin d’être abandonné mais seulement mis en suspens depuis un an. Enjeu central pour les classes dominantes, il est d’ailleurs parmi les projets prioritaires sur le terrain de la régression sociale pour la plupart des candidats à la présidentielle. Si les partis bourgeois et le Medef campent sur leur position et leur empressement à attaquer nos retraites, nous devons de notre côté nous tenir prêts à nous battre pour nos acquis sociaux à l’image de ce qu’a été l’importante grève des transports initiée le 5 décembre 2019.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Victoire ! Les salariés de Neuhauser à Folschviller obtiennent embauches et passage aux 32h

Engagés dans un combat juridique contre leur entreprise qui voulait augmenter les cadences, les salariés ont réussi à imposer des embauches et une baisse du temps de travail. Une victoire importante qui doit servir d'exemple.

Mouvement ouvrier

Fin septembre, la direction de l’établissement "Folschviller" de la boulangerie industrielle de Neuhauser cherchait à imposer une augmentation des cadences aux salariés pour faire face à "de nouveaux marchés".

Très concrètement, plutôt que d’embaucher, la direction comptait réduire drastiquement le temps accordé au ménage sur les lignes de montage : de 20h dans l’organisation antérieure, il passait à 9h dans son nouveau projet. Dans cette configuration, les lignes seraient arrêtées plus tard et produiraient plus longtemps ce qui obligerait les salariés à effectuer le ménage en un temps record. Un projet non seulement irréalisable mais particulièrement dangereux dans la mesure où les ouvriers sont amenés à manipuler des machines équipées d’outils qui peuvent blesser : rouleaux, pelles, lames.

Fermement opposés au projet, les salariés avaient assigné la direction devant le Tribunal judiciaire de Sarreguemines le 7 octobre 2021. Christian Porta, Secrétaire Général de l’UL CGT Moselle expliquait alors : "Juste après le mouvement de grève qui s’est étendu à 4 établissements de l’entreprise, la direction n’a rien trouvé de mieux à faire que de mettre des coups de pression aux salariés juste pour pouvoir produire plus. Pourtant, nous on a une proposition, celle d’embaucher des salariés et de passer aux 32h."

L’affaire a également été suivie par un journaliste de TV8 Moselle présent le jour de l’audience :

Une audience mouvementée, où la demi-douzaine de salariés présents aux côté de leurs avocates Maitre Savine Bernard et Maitre Elsa Marcel, ont pu s’exprimer face à la direction. Un récit très clair sur leurs conditions de travail difficiles porté par plusieurs d’entre eux a permis d’illustrer ce qu’avançait la CGT : il est impossible de nettoyer des lignes de production de la longueur d’un terrain de foot en quelques heures seulement. Pire, c’est même dangereux et le nombre d’accidents du travail sur ce secteur le confirme.

Le lendemain, le tribunal rendait une décision favorable aux salariés et exigeait que la direction suspende son projet d’augmentation des cadences :

Mais ce n’est pas tout : elle a définitivement abandonné son projet en adoptant les propositions initialement formulées par les salariés. Aussi, le site de Folshviller pourra compter avec 25 postes supplémentaires ! Les équipes tourneront donc en 5 x 8 et travailleront 32h payées 35h. Si cette organisation implique de travailler le week-end, ces journées difficiles seront compensées par des primes. En d’autres termes, les salariés qui travaillaient auparavant 37,5h par semaine travailleront dorénavant 32h avec un salaire supérieur. Tout cela permet également d’embaucher 25 salariés, dont plus de la moitié en CDI, dans un premier temps.

Pour l’instant, 2 lignes de production sont concernées immédiatement par ces conquêtes, une troisième le sera dans les prochains mois, avec une nouvelle dizaine d’emplois créé, et les salariés comptent bien se battre pour l’étendre à l’ensemble du site.

Au delà de cette victoire immédiate, le passage au 32h dans l’usine doit faire exemple à large échelle. Alors que le patronat et le gouvernement cherchent à faire payer la crise aux travailleurs en leur imposant de travailler toujours plus sans contre-partie, les salariés de Neuhauser démontrent qu’il existe bien une alternative : embaucher plus et diminuer le temps de travail sans baisse de salaire. Chacun ouvrier travaillera moins longtemps, avec des cadences moins difficiles à tenir tout en permettant à des travailleurs privés d’emploi de sortir de la précarité.

Un modèle à étendre sur toutes les lignes de production, puis sur les autres établissements Neuhauser et bien évidemment dans l’ensemble du monde du travail.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
200 fois le SMIC c’est pas assez : le grand patronat s’apprête à augmenter ses salaires

D’après le dernier rapport Proxinvest, la rémunération des patrons des 120 plus grosses entreprises françaises a enregistré une baisse de 14% cette année pour atteindre une moyenne de 3,2 millions d’euros… insuffisante à leurs yeux, puisque les patrons développent des stratégies pour se rattraper cette année. Une insulte envers les travailleurs qui même en travaillant toute leur vie n’auront jamais de telles rémunérations.

Toujours plus

Ce 10 novembre, le dernier rapport Proxinvest, qui examine ce que gagnent les grands patrons du SBF120 (les 120 plus grosses sociétés boursières françaises), annonçait une baisse de 14% de leur rémunération à cause de la crise sanitaire et économique. Ainsi, en 2020, les 120 dirigeants des plus grosses entreprises françaises ont touché en moyenne seulement… 3,2 millions d’euros pour un an. Zut, pas de voyage sur Mars cet été !

Dans le calcul de Proxinvest ce n’est pas seulement le salaire fixe qui est pris en compte, et celui-ci d’ailleurs n’a que très peu voire pas du tout baissé, mais ce sont aussi les avantages en nature, les primes, les actions etc… En réalité, donc, cette baisse s’explique par la baisse des bonus et primes annuelles (qui ont chuté en moyenne de 27%) puisque ces derniers sont conditionnés aux performances et que de fait l’arrêt ou le ralentissement de la production lié à la crise sanitaire mondiale ce n’est pas top pour le profit !

Ce sont d’ailleurs ces mêmes patrons, en grands princes, qui avaient annoncés vouloir participer à l’effort national pendant le confinement et qui avaient gracieusement proposé de réduire leur rémunération… qui aujourd’hui s’offusquent d’une baisse « historique » de leur rémunération. Ces larmes de crocodile de la bourgeoisie révèlent un mépris de classe des plus insupportable quand on sait que 3,2 millions d’euros équivaut à presque 200 fois le SMIC annuel.

Mais rassurons-nous, « il va y avoir une forme de rattrapage » souligne Loïc Dessaint, DG de Proxinvest, avant d’ajouter « les entreprises peuvent être tentées de rattraper les bonus perdus au titre de 2020 par une politique de rémunération très avantageuse dans le futur ».

En effet, comme l’écrit LesEchos : « Pour l’instant, certains investisseurs ou analystes, consultés en amont des assemblées générales par les sociétés, remontent les quelques cas qui les agacent. « Des groupes révisent à la baisse sans le dire les critères de performance, indique l’un d’eux. Ils regardent si ces critères ont été atteints, pas au vu des premiers budgets estimés mais au vu des budgets révisés au second semestre, donc en baisse. Par conséquent, le taux d’atteinte des critères est bon car ils ont déjà intégré l’effet Covid. Ce n’est pas acceptable ».

Autre cas de figure, certaines sociétés abaissent le poids des critères financiers et ajoutent des critères qualitatifs. « Il y a des inégalités entre les entreprises qui ont défini des critères extrêmement précis pour les rémunérations et qui ne pourront y déroger, et celles qui avaient des critères vagues subjectifs, qui pourront faire un peu comme elles veulent », ajoute un autre analyste. »

On apprend ainsi dans ce même article que l’entreprise Pierre et Vacances, a revu ses critères de performances faisant passer le bonus de son patron de 80 000 à 240 000 euros ou alors qu’Elior a intégré un nouveau bonus dans la rémunération de son DG qui serait versé en quatre ans et qui serait égal à la moyenne des bonus versés les trois dernières années.

Ainsi, alors que la rémunération des patrons n’a eu de cesse d’augmenter pour atteindre des sommes astronomiques, à l’image du patron de Dassault qui malgré la crise a empoché plus de 20 millions d’euros cette année (soit 1080 fois le SMIC !), les travailleurs, les jeunes et les plus précaires peinent à boucler le mois, croulent sous l’inflation, les APC, les licenciements… Alors pendant que le patronat, cherche à mettre en place de nouvelles stratégies pour se faire toujours plus d’argent sur notre dos, que le gouvernement cherche à faire croire qu’il n’y a pas d’argent magique, on sait où est cet argent : exigeons un rétablissement des impôts sur les grandes fortunes et récupérons ce qui nous est dû.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
La situation à l'hôpital est catastrophique», alerte le président de la commission médicale d'établissement de l'APHP
Selon Rémi Salomon, «on est dans une situation où, dans quelques mois, on peut avoir un effondrement de l'hôpital».

«Il faut un signal fort dès maintenant». Sur franceinfo, vendredi 12 novembre, le président de la commission médicale d'établissement de l'APHP Rémi Salomon a adressé un message au gouvernement. «On est dans une situation où, dans quelques mois, on peut avoir un effondrement de l'hôpital», a-t-il alerté. Le médecin décrit la situation en région parisienne comme «catastrophique» et «très très inquiétante dans beaucoup d'autres régions». Et pour lui, cela ne date pas d'hier :
 
«C'est la conséquence d'une politique qui a été menée depuis des années où on a donné des moyens à l'hôpital uniquement sur des critères budgétaires

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Fermeture d’Opel Eisenach : les travailleurs répondent par la lutte et la solidarité internationale

Le 29 octobre a eu lieu une journée de mobilisation dans toute l'Allemagne contre les suppressions d'emplois dans l'automobile. Une délégation de travailleurs de la CGT PSA en France était présente pour exprimer toute sa solidarité avec les travailleurs d'Opel Eisenach en Allemagne, dont les emplois sont menacés !

Travailleurs de tous les pays, unissons nous

Photo : Youtube / Intervention de Jean-Pierre Mercier au rassemblement de solidarité avec les travailleurs d’Opel à Eisenach en Allemagne

Depuis le rachat d’Opel et de Vauxhall par le groupe PSA en 2017 à General Motors pour 1,3 milliard d’euros et un chiffre d’affaires record à la hauteur de 1,9 milliard en 2017 malgré ce rachat, tous les feux étaient au vert. En France, le groupe PSA avait baissé sa masse salariale et fait des gains dans ses usines avec les différents plans de suppressions d’emplois et les accords de compétitivité avec leur lot d’aggravation des conditions de travail, de blocage des salaires et une précarisation des emplois.

En 2019 est née Stellantis avec à sa tête Carlos Tavares et 400 000 salariés dans le monde de 150 nationalités différentes. Avec la fusion de PSA, Fiat et Chrysler, c’est un méga groupe mondial qui s’est créé, et les chiffres d’affaires pour les six premiers mois uniquement sont de 6 milliards. Mais ces profits gigantesques ne sont pas dus au génie de Carlos Tavares mais bien à l’exploitation agressive de ses salariés, aux suppressions de postes et aux fermetures de sites de production partout dans le monde. Aujourd’hui, c’est en Allemagne, chez Opel Eisenach, que Stellantis frappe les travailleurs.

Fin septembre, la direction d’Opel Eisenach a annoncé une fermeture temporaire de trois mois jusqu’en janvier 2022. Mais comment les croire, puisque Stellantis Opel a décidé de transférer l’ensemble de la production des Opel Grandland X vers le site de Sochaux en France ? Qui peut croire une seule seconde que dès 2022, le site d’Opel va à nouveau retransférer la production vers Eisenach ? Les travailleurs d’Opel sont en chômage technique pour des problèmes liés à la pénurie des semi-conducteurs, qui existe pourtant également à Sochaux. En réalité, le transfert de la production du site d’Eisenach vers celui de Sochaux signifie pour les salariés de Sochaux des heures supplémentaires, l’obligation de travailler le samedi et les jours fériés sans aucune embauche en CDI, et pour les salariés d’Eisenach, le chômage et une usine fermée.

La direction a convoqué les salariés de l’usine ce jeudi et vendredi sera leur dernier jour de boulot avant d’être en chômage technique. La direction de l’IG Metall, l’un des principaux syndicats en Allemagne, était en courant et n’en a pas informé les salariés de l’usine pour éviter un mouvement. Un autre point qui met les salariés en colère est le fait que lors d’une réunion des salariés le 29 octobre dans l’usine, lorsque les salariés ont voulu aller voir leurs postes de travail, cela leur a été refusé. Et pendant l’assemblée générale, seul le dirigeant de l’IG Metall de l’usine avait droit à la parole. Les ouvriers n’avaient pas voix au chapitre alors que leur emploi, leur vie et celle de leur famille était en jeu.

Solidarité internationale de la CGT PSA avec les travailleurs d’Opel Eisenach !

Le 29 octobre a eu lieu une journée de mobilisation contre les suppressions d’emplois dans l’automobile, initiée par l’IG Metall dans plus de 50 villes. À Opel Eisenach la manifestation a rassemblé plus de 2000 personnes, dont 1500 travailleurs de l’usine, d’où est partie la manifestation, et a réuni des délégations de la sous-traitance automobiles et de Volkswagen qui avaient pris trois bus pour venir soutenir les travailleurs d’Opel. Une délégation de 35 militants des usines CGT du groupe PSA de toute la France était également présente, avec notamment des camarades de Sochaux qui trouvent le transfert de la production et le risque de fermeture de l’usine d’Eisenach qu’il implique scandaleux. Cette solidarité rappelle que les travailleurs n’ont pas de patrie mais des intérêts communs, d’autant plus lorsqu’ils ont le même patron ! Elle montre la nécessité de commencer à se coordonner contre les suppressions d’emplois dans l’automobile, et ce, partout dans le monde, des sous-traitants à l’ensemble des salariés et à l’ensemble de la population, puisque l’ensemble de la région sera sinistrée. Mais cette lutte n’est pas que celles des salariés d’Opel Eisenach mais de toutes les usines du groupe dans le monde, puisque quand un seul ouvrier est attaqué, c’est nous tous qui sommes attaqués !

La direction de l’IG Metall doit engager une grève massive, dirigée et contrôlée par les ouvriers à la base

Nous savons que la bureaucratie de l’IG Metall ne veut surtout pas d’affrontement avec la direction et le gouvernement, et c’est d’ailleurs les camarades qui se sont organisés au sein même du syndicat dans une opposition de gauche qui le disent. Lors de la réunion du conseil d’entreprise la bureaucratie a refusé la présence de la délégation française de la CGT alors qu’elle avait été invitée pour populariser la lutte et mettre sur pied une coordination au niveau européen. Mais cela ne nous a pas empêchés d’organiser une distribution de tracts en direction des ouvriers de l’usine pour leur exprimer notre solidarité et leur dire que nous sommes prêts à organiser avec eux la lutte contre la fermeture de l’usine.

Puisqu’en Allemagne, la grève est très encadrée et que les grèves de solidarité sont interdites, il faut faire au vote de l’ensemble des salariés, et pour certains une grève de pression. Mais des camarades de l’usine Opel à Bochum, qui ont eux aussi subi une fermeture d’usine, étaient partis en 2004 en grève contre les 12 000 licenciements prévus. Cette grève, sauvage puisque considérée illégale par la loi, était une grève dirigée par la base des ouvriers. Et à l’époque déjà, l’IG Metall était en grande difficulté devant cette détermination ouvrière. Et si elle n’a pas pu empêcher la fermeture de l’usine, elle l’a reculée de dix ans. C’est cette voie que doivent suivre les travailleurs d’Eisenach et c’est un travail important à mener, car ce n’est pas à quelques syndicalistes grassement payés par le patronat allemand de décider des modes d’action de la classe ouvrière !

En Allemagne comme ailleurs, c’est au patronat de payer la crise !

Comme à chaque fois que la concurrence se durcit, le patronat fait payer la crise à la classe ouvrière. Mais dans ce cas, il faut exiger l’ouverture des livres de comptes : qu’ils montrent leurs soi-disantes difficultés financières aux ouvriers qu’ils veulent licencier ! Pour le groupe Stellantis, qui a fait 6 milliards en 6 mois, cela risque d’être difficile de les convaincre, surtout que d’ici la fin de l’année ces chiffres devraient encore augmenter, sans parler des dividendes versés aux actionnaires. Comme le dit le slogan : de l’argent, il y en a, dans les caisses du patronat ! Et en termes d’économies, ce sont les ouvriers, qui construisent tout, qui sauront quelles sont les économies à réaliser, et en premier lieu sur les salaires énormes des dirigeants et des actionnaires parasites ! Surtout, contre la casse sociale orchestrée par Stellatis, il faut exproprier le groupe sans indemnité ni rachat, sous contrôle des travailleurs, qui sauront décider de la production au service de l’ensemble de la population et non pour faire des profits.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
SAM : Decazeville se mobilise pour les 350 emplois de sa fonderie

Une mobilisation générale contre un tragique de répétition qui touche l’industrie. Particulièrement, l’industrie travaillant pour les grands constructeurs automobiles. Ici, à la Société aveyronnaise de métallurgie (SAM), l’histoire d’une entreprise spécialisée dans la fabrication de carters de voiture pour Renault, placé en redressement judiciaire en juillet 2017. Puis reprise six mois plus tard par le géant de l’aluminium Jinjiang, avec 42 millions d’investissements promis.

Mais en quatre ans, des effectifs qui baissent de 440 à 360 salariés et des syndicats qui se plaignent de ne pas voir la couleur des investissements. Puis un redressement judiciaire fin 2019 suivit d’une liquidation judiciaire en 2021. Et un donneur d’ordre, Renault, qui ne garantit pas vraiment les commandes. Une garantie essentielle à tout projet de reprise. Enfin, l’État qui oublie jusqu’à ces dernières semaines être propriétaire d’une parte du capital du constructeur. En face, des salariés qui se battent. Et un territoire fortement dépendant de ces emplois qui ne peut qu’être solidaire.

Un dossier qui rappelle celui avant lui des GM&S dans la Creuse. Le tout sur fond de transformation du secteur avec la fin programmée des moteurs thermiques, sans que les moyens d’une transition de toute la chaîne des productions soient pris sérieusement en charge par l’État ou les constructeurs. À Decazeville les salariés de la SAM sont mobilisés depuis des mois. Mardi 26 octobre, ils organisaient une journée usine morte, avec l’arrêt de la production et des livraisons. Ce jeudi, une grande manifestation aura lieu à partir de 17 h 15 devant le site de Viviez. En plus d’être appelée par les salariés et la CGT, elle rassemblera une grande part de la population conviée également par le collectif Tous Ensemble pour le Bassin et les élus locaux. Pendant une heure, les commerces éteindront leurs lumières.

La SAM a jusqu’au 19 novembre pour qu’un repreneur se signale, sous peine de fermeture définitive au 10 décembre.

Publié par rapportsdeforce.fr

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Dans un clip de campagne d'autosatisfaction, payé par les deniers publics, notre roi élu prescrit à ses bons sujets une deuxième dose le dimanche 24 avril 2022 -2e tour de la présidentielle- pour ça aille encore mieux pour les riches et le capital.

Présidentielle 2022: un Macron sinon rien

Ce même jour 9 novembre 2021, la droite de Sarkozy Fillon (une référence en matière judiciaire), leurs extrêmes (une référence historique entre 1940 et 1944) et Anne Hidalgo pour le parti de François Hollande (une référence pour son ennemi qu'était la finance) étaient venus sur la tombe du général de Gaulle à Colombey-les-deux-Eglises, peut-être pour adorer un autre saint.

Peut-être alors leur affiche de campagne...

Présidentielle 2022: un Macron sinon rien

A part ça, une pensée de Jean Jaurès, assassiné le 31 juillet 1914 par un activiste d'extrême droite.

Son assassin, Raoul Villain, bien que sa culpabilité ne fasse aucun doute, lui-même ayant avoué son crime, est acquitté le 29 mars 1919, dans un contexte de ferveur nationaliste.  Eh oui, déjà!

Présidentielle 2022: un Macron sinon rien

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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