SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Heures de DIF non utilisées : ne laissez pas passer la date !
Si vous étiez salarié avant le 31 décembre 2014, vous avez acquis des heures au titre du DIF (droit individuel à la formation). Si vous ne les avez pas utilisées depuis, il est nécessaire de les inscrire dans votre compte personnel de formation (CPF), afin de pouvoir en bénéficier pour financer des futures formations.
 

Le DIF, créé en 2004, était alimenté de 20 heures par an et plafonné à 120 heures, financées par la cotisation formation des entreprises. Dix ans plus tard, il a été remplacé par le CPF, et la loi a alors donné la possibilité d’alimenter ce nouveau compte avec les heures DIF non utilisées.

Pour continuer à bénéficier de ce droit à la formation, vous devez procéder au basculement de vos heures de DIF sur votre CPF (compte personnel de formation), avant le 30 juin 2021* (Guide CGT sur la formation professionnelle).

Depuis 2019, les heures du CPF ont été monétisées, c’est à dire converties à raison de 15 euros par heure. Vos heures de DIF seront donc également converties en euros sur la même base, avec un plafond annuel de 500 euros, proratisés selon le temps de travail effectué sur l’année et de 800 euros pour les moins qualifiés.

Ainsi, si vous avez atteint le plafond de 120 heures, vous bénéficierez de 1 800 euros. Le montant saisi fera l’objet d’un contrôle à la première demande de formation.

Comment faire ?
  • Étape 1 : Vous rendre sur le site internet du CPF : moncompteformation.gouv.fr
 ;
  • Étape 2 : Créer votre compte avec votre numéro de sécurité sociale et un mot de passe de votre choix ;
  • Étape 3 : Retrouver votre solde d’heures DIF en vous référant aux documents fournis par votre employeur (bulletin de salaire de décembre 2014 ou janvier 2015, attestation de droits au DIF ou certificat de travail).

Les cas particuliers 

Quel total d’heures DIF reporter si vous avez eu successivement plusieurs employeurs entre le 31 décembre 2014 et le 1er janvier 2009 ?

→ Seule l’attestation fournie par le dernier employeur en date est valable.

Si vous avez travaillé simultanément pour plusieurs employeurs à la date du 31 décembre 2014 :

→ Additionnez les heures indiquées sur les attestations de chacun de vos employeurs.

Vous étiez en recherche d’emploi ?

→ Reportez le solde d’heures DIF inscrit sur votre dernier certificat de travail.;

Vous avez retrouvé un emploi depuis moins de deux ans à la date du 1er janvier 2015 ?

→ Reportez les heures de DIF portables mentionnées sur le certificat de travail émis par votre précédent employeur. Les heures de DIF acquises au 31 décembre 2014 et attestées par votre employeur actuel.

Vous êtes& agent public (fonctionnaire ou contractuel) ?

→ Vos droits restent affichés en heures et prennent en compte vos heures de DIF accumulées jusqu’au 31 décembre 2016. Ils ne feront pas l’objet d’une conversion en euros, vous n’êtes pas concerné par la loi sur la monétisation des droits à la formation.


  • Étape 4 : Inscrire le solde de vos heures de DIF arrondi à l’unité supérieure ;
  • Étape 5 : Télécharger le justificatif (bulletin de salaire, attestation de droit au DIF ou certificat de travail).
Vous pouvez utiliser votre CPF pour financer une formation de votre choix parmi :
  • les certifications professionnelles enregistrées au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) ;
  • les attestations de validation de blocs de compétences correspondant à une partie de certification inscrite au RNCP ;
  • les certifications et habilitations enregistrées au répertoire spécifique ;
  • les actions de validation des acquis de l’expérience (VAE) ;
  • les bilans de compétences (BC) ;
  • lapréparation au permis de conduire (B) et « lourd » ;
  • les formations destinées aux créateurs/repreneurs d’entreprises ;
  • Les actions de formation destinées à permettre aux bénévoles, volontaires en service civique, pompiers, d’acquérir les compétences nécessaires à l’exercice de leurs missions (seuls les droits acquis au titre du compte d’engagement citoyen peuvent financer ces actions).

 

*une bonne nouvelle dans cette période sanitaire et économique si incertaine. Le Gouvernement vient de reporter de 6 mois la date butoir pour inscrire ses heures de DIF, Droit individuel à la formation sur son compte CPF, Compte personnel de formation. Un amendement adopté à l’Assemblée nationale le 24 octobre dernier indique le report au 30 juin 2021 de la date limite de la bascule des droits au DIF dans le CPF.

La CGT.FR

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

 

SOURCE : Le site Rapports de force

 

L’extrême droite se sent-elle pousser des ailes ? L’ambiance du moment lui donne-t-elle des idées ? En tout cas, deux théâtres occupés par des intermittents du spectacle luttant pour l’abandon de la réforme du chômage ont été pris pour cible dans le week-end. Le premier à Orléans, le second à Clermont-Ferrand.

Dans la nuit de samedi à dimanche, cinq à six individus ont fait irruption par effraction dans le théâtre d’Orléans et agressé le vigile du lieu à coups de poings, expliquent les occupants du théâtre dans un communiqué publié dimanche. L’altercation qui a suivi a mis en fuite les agresseurs, mais envoyé trois des occupants aux urgences pour des blessures légères. Sans nommer explicitement l’extrême droite, le communiqué de presse condamne « ces méthodes fascisantes » et considère que leurs origines « ne font aucun doute ». Dans un autre communiqué, SUD Éducation Loiret rappelle de son côté que ce jour-là se tenait dans la ville un rassemblement d’extrême droite, en hommage à Jeanne d’Arc.

À Clermont-Ferrand, où l’extrême droite s’était aussi regroupée samedi pour rendre hommage à Jeanne d’Arc, un petit groupe a tenté sa chance dans la soirée à la Comédie, le théâtre occupé. Trouvant porte close – les occupants s’étant enfermés à l’intérieur – les nervis d’extrême droite se sont rabattus sur les banderoles déployées sur la scène nationale clermontoise. Pas de blessés ici, mais un signal envoyé : celui de mouvements sociaux sous la menace d’attaques de groupes violents d’extrême droite. Avec une réplique dès le lendemain, à la fin de la marche pour le climat, où un militant antifasciste a été molesté par plusieurs personnes.

Le tout, dans un contexte troublant, après l’agression subie par la CGT à la fin de la manifestation parisienne du 1er mai. Si toute la lumière n’a pas été faite sur cet événement, ce jour-là, bien loin de la capitale, des militants d’extrême droite sont également venus rôder aux abords du défilé montpelliérain du 1er mai. Quelques coups ont été distribués à des syndicalistes étudiants et des drapeaux dérobés, avant que les assaillants ne s’éclipsent. Des attaques contre les mobilisations sociales à mettre en parallèle avec d’autres.

Le 24 avril à Lyon, une grosse cinquantaine de militants d’extrême droite ont lancé une razzia contre une manifestation pour la fierté lesbienne, organisée par des collectifs féministes. Juste un mois après une autre agression, cette fois dirigée contre la librairie La Plume noire qui accueillait une distribution de nourriture. Là encore, une cinquantaine de militants d’extrême droite lyonnais étaient impliqués. Trait commun à toutes ces attaques : des mouvements sociaux pris pour cible. Comme il y a trois ans, lors de l’attaque de la fac de droit de Montpellier par un commando cagoulé, pendant le mouvement étudiant contre la sélection à l’université, pour laquelle sept personnes seront jugées les 20 et 21 mai prochain.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Amazon licencie massivement, Jeff Bezos accumule les milliards de profits

Depuis maintenant plusieurs années l'entreprise multinationale Amazon détruit au niveau social mais aussi écologique. Alors que l'enjeu climatique et social est de plus en plus important, la logique d’Amazon et son PDG Jeff Bezos reste guidée par les profits qu’il fait sur le dos des travailleurs.

Un système irrationnel

Crédits photo : Reuters

Le crime social d’Amazon : licenciements et « optimisation fiscale »

Durant cette crise sanitaire et économique, Amazon a accéléré le nombre de licenciements. Déjà en 2018 l’entreprise avait détruit 7 900 emplois en France. Il est aussi estimé que pour ce printemps, 3 200 livreurs perdront leur travail. Devant ce désarroi, les salariés et syndicats se sont révoltés contre les vagues de licenciements du géant de l’e-commerce, en Alabama les travailleurs ont montré la voie de l’organisation par la bataille de création d’un syndicat.

C’est également sur le plan environnemental que le groupe est attaqué, dénoncé par des organisations écologistes comme les Amis de la Terre, mais encore Attac et Solidaires. En effet, la production effrénée du géant Amazon et l’exportation de ses produits dans le monde entier est source d’émissions de gaz à effet de serre, encore plus avec les nouveaux services précaires de livraison rapide. Mais ce n’est pas tout, car la course au profit imposée par le marché capitaliste mondialisé est si irrationnelle qu’en 2018 Amazon a détruit 3,2 millions de produits invendus.

Face aux travailleurs qui s’organisent pour défendre leurs droits et dénoncer la gestion du groupe dans les mains des capitalistes, de nombreux travailleurs reçurent des pressions de leur direction pour les faire renoncer à leurs revendications jusqu’à des menaces de licenciements. Ainsi cet ouvrier de la Drômes reçut une lettre de licenciement en 2019 après avoir défendu les gilets jaunes et appelé au blocage de l’usine. Deux ans après ces faits, la réalité désastreuse pour les travailleurs du groupe n’est que plus de précarité, plus de pression, de surveillance et des méthodes managériales qui se durcissent…« l’amazonification » devenant même le modèle d’avenir du capitalisme.

Mais se pose une question légitime. Comment Amazon engrange autant de profits pendant la crise ? L’entreprise compte d’abord comme PDG l’une des plus grosses fortunes du monde, Jeff Bezos. Selon plusieurs chaînes d’information, sa fortune est estimée aux alentours de 200 milliards de dollars. Le 20 juillet 2020 le milliardaire aurait atteint, selon plusieurs médias comme le Huffpost ou Ouest France, le record aberrant de la plus grosse somme gagnée en une seule journée : 13 milliards de dollars. Un chiffre encore plus injuste quand nous savons que 150 millions de personnes pourraient tomber dans l’extrême-pauvreté en 2021 dans le monde entier, si l’on en croit le Forum Économique Mondial. Amazon s’enrichit donc principalement par l’exploitation de ses salariés. Il serait pourtant absurde de ne pas voir l’incohérence de cet enrichissement.

De plus, toujours en soif de plus de profits, le groupe a des pratiques frauduleuses : en France la multinationale passe au travers de l’imposition par la TVA et c’est finalement un bénéfice à gagner de 1 milliard d’euros. selon plusieurs sources dont cet article du Parisien, Amazon dissimulerait 57 % de son chiffre d’affaires réalisé en France pour pratiquer une évasion fiscale massive en déplaçant une grande partie de ses bénéfices vers l’étranger.

Nous pouvons donc faire le constat que l’Etat privilégie les grandes surfaces capitalistes par rapport aux petits commerces qui, durant cette crise, ont dû perdre un grand nombre de chiffres d’affaires et sombrer dans la faillite. Pendant que l’hôpital public manque de personnels et fonctionne dans des conditions misérables, que le nombre de licenciements s’accentue massivement et que le chômage augmente, qu’il y a 300 000 SDF en France et que la précarité grandit pour les travailleurs du monde entier, les multinationales et grands patrons, eux, s’enrichissent. Telle est la réalité paradoxale de la société capitaliste.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Michel Dabat le délégué du syndicat CGT déplore l’attitude de la direction de l’établissement qui a notamment refusé la présence du syndicat lors d’une réunion.

Le service de médecine, service Covid des Hôpitaux de Lannemezan est aujourd’hui en grève pour dénoncer un manque de moyens en médecins, en personnel soignant et en matériel déplore Michel Dabat le délégué du syndicat CGT des Hôpitaux de Lannemezan. Et d’ajouter : "déjà 14 mois que nous sommes en crise sanitaire et que le personnel est sur le front.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Lors des évènements de mai-juin 1968, l'ORTF, unique chaine de télévision publique en France, faisait la part belle au pouvoir gaulliste en butte aux revendications des étudiants et des travailleurs. D'où cette affiche:

France 2, chaine publique au service du capital

Aujourd'hui par la grâce du capital, nombre de chaines de télé privées diffusent la propagande de l'argent-roi. France 2, chaîne publique, par ses journaux télévisées, suit les mêmes travers.

 

Et un journaliste du public passe volontiers sur la concurrence privée et l'inverse est aussi vrai. Le dernier exemple est Marie-Sophie Lacarrau, tête de gondole du JT de 13h sur France 2, passée au JT de TF1 à la même heure.

Le SNJ CGT de France Télévisions a réagi sur le genre d'infos de France 2 à 20 h, après les attaques contre la CGT, lors de la manif du 1er mai dernier:

Décryptage ! C’est ainsi qu’est lancé le sujet du 20h du 2 mai sur l’attaque contre les militants de la CGT, pendant la manifestation du 1er mai. Le reportage commence par un rappel des faits. Jusque-là, tout va bien. Viennent ensuite les explications sur ces violences. On apprend d’abord que la CGT est victime d’une chute de ses effectifs et donc d’une diminution de son service d’ordre. Comme s’il y avait un rapport entre cette haine envers la CGT et la baisse des adhérents. Un décryptage honnête aurait mis en lumière les raisons de cette désaffection : la désindustrialisation du pays, le chômage de masse. Mais les décryptologues de l’info préfèrent donner la parole à un expert, qui va nous expliquer pourquoi la CGT a été traitée de « collabo » : parce qu’elle aurait une réputation de gardienne de l’ordre.

Alors nous allons décrypter le décryptage, c’est-à-dire montrer ce qui est caché derrière l’information fournie par le service public. L’expert en question, Bernard Vivier, n’est pas n’importe qui. Il s’agit d’un catholique fondamentaliste, ancien dirigeant de la CFTC et candidat suppléant sur une liste apparentée Front National dans le Puy de Dôme. Quant à l’Institut Supérieur du Travail qu’il dirige, il a été fondé au lendemain de mai 68, par un ancien collabo, un vrai celui-là, et créé pour former des cadres des grandes entreprises à l’action antisyndicale.

En fait de décryptage, on assiste à une opération de recryptage de ce qui est pourtant très clair.

Le 20 heures fait le jeu, ou joue le jeu des patrons, pour masquer les logiques néo- libérales à l’œuvre dans la décomposition de la société, la cause principale de ces violences. Elle fait le jeu de tous ces pseudo-experts qui depuis des années tentent de discréditer l’action syndicale, et tombe elle-même dans l’anti-syndicalisme primaire. Lorsque les décryptages deviennent à ce point de l’enfumage, il y a de quoi s’interroger sur l’avenir de l’information sur France télévisions. Il y a de quoi s’inquiéter aussi pour la démocratie, pourtant le projet phare de la rédaction nationale. On a là tous les éléments du divorce entre une partie de la population et les journalistes, et le fuel pour alimenter les usines à complotistes.

Ce reportage du 20 heures de France 2 pourra au moins servir de cas d’école pour l’atelier « Expertise », l’un des dix-sept qui composent le projet « Démocratie ». Car de quelle expertise va-t-on parler dans ce think-tank de l’information ? De tous ces noms que se refilent rédacteurs en chefs et chefs de service pour faire passer un message anti-syndical ? Ou de véritables experts maison, des journalistes qui savent de quoi ils parlent parce qu’ils connaissent leur domaine, et que l’on ne berne pas avec n’importe quel expert venu d’une officine obscure ? Il y a quelques années, un directeur de l’information de France Télévisions prétendait que « la spécialisation ne faisait pas partie de la politique de la maison ». Résultat, on met en avant des couteaux suisses capables de réagir rapidement à n’importe quelle actualité, mais facilement manipulables, aussi bien par les experts que par leur encadrement. Il est temps que les choses changent, sinon le projet « démocratie » risque de n’être qu’un vœu pieux.

Le 6 mai 2021.

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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SOURCE : France 3 Région

 

Dès 6h30 ce lundi 10 mai, ils ont allumé des feux aux abords de la sous-préfecture de Lorient, à l'appel de la CGT, syndicat majoritaire de la Fonderie de Bretagne. Le CSE (comité social et économique) extraordinaire qui devait s'y tenir à 14h30 a finalement été annulé pour des raisons de sécurité.

Une centaine de salariés de la Fonderie de Bretagne brûlent des pneus et des palettes devant la sous-préfecture de Lorient.
Une centaine de salariés de la Fonderie de Bretagne brûlent des pneus et des palettes devant la sous-préfecture de Lorient.  © Stéphane Izad / France Télévisions
 

Environ 150 salariés de la Fonderie de Bretagne, mise en vente par Renault, se sont rassemblés ce lundi 10 mai, vers 6h30, pour bloquer les accès aux entrées de la sous-préfecture du Morbihan, à Lorient. Leur objectif d'empêcher la tenue du CSE extraordinaire qui devait se tenir à 14h30 a été atteint. Le sous-préfet a annulé ce comité social et économique, considérant que "les conditions de sécurité n'étaient pas assurées." Cette réunion devait acter la recherche active d’un repreneur du site de Caudan.

L’usine bloquée depuis le 27 avril

"Nous refusons de siéger à cette consultation, que l'on peut appeler une mascarade", dénonce Maël Le Goff, délégué CGT de la Fonderie de Bretagne. "Nous le vivons comme un véritable abandon du groupe Renault. Tout ce que l'on veut, c'est rester au sein du groupe."

Le groupe a mis en vente l’usine en mars 2021, car elle ne serait plus assez rentable. Le constructeur automobile avait réduit ses commandes depuis l'été 2020. Au lendemain du Comité de la filière automobile, les salariés avaient décidé de retenir 7 cadres de la direction dans l'usine pendant la nuit du 27 avril. Depuis, le dialogue est rompu, selon les organisations syndicales. Et les ouvriers bloquent le site jour et nuit.

On attend que quelqu’un se réveille ! Cela fait deux semaines qu’on est face à un mur de silence.

Maël Le Goff, délégué CGT de la Fonderie de Bretagne

Lesous-préfet a reçu une délégation CGT ainsi que le facilitateur.

Lesous-préfet a reçu une délégation CGT ainsi que le facilitateur.  © France Télévisions

Une délégation des représentants du personnel a été reçue par le sous-préfet de Lorient à deux reprises pendant le blocage des lieux. La décision de reporter le CSE à une date ultérieure a finalement était prise en milieu d'après-midi, vers 15h30, avant que les salariés n'évacuent les lieux.

Installée à Caudan depuis 1965, la Fonderie de Bretagne fabrique des bras de suspension, des collecteurs et coudes d'échappement, ainsi que des différentiels de boîte de vitesses.

Publié par FSC

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C'est la Figaro qui le dit tout en poursuivant ses campagnes récurentes contre la CGT et tout en soupirant contre les appels à l'action de la centrale!

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Et de trois : après les services de réanimation mardi et les infirmiers anesthésistes le 17 mai, la CGT soutient les revendications des techniciens de laboratoires. La CGT-Santé, pour le secteur public, et la CGT-Chimie pour le privé, appellent les techniciens des laboratoires de biologie médicale à la grève le 18 mai pour réclamer des hausses de salaires.

 

«Notre profession doit être reconsidérée à sa juste valeur», affirme sa fédération Santé, qui demande, pour les agents de la fonction publique hospitalière, une revalorisation à «1,8 Smic en début de carrière et 3,6 Smic en fin de carrière», selon un tract publié sur son site internet. «Nos objectifs sont similaires», affirme la fédération Chimie dans un autre tract publié sur son site, appelant «tous les salariés des labos privés à arrêter le travail ce 18 mai et organis(er) des rassemblement devant (leurs) lieux de travail».

Pour la CGT-Santé, cette troisième mobilisation catégorielle s'inscrit dans la perspective d'une journée d'action plus large dans le secteur de la santé le 15 juin.

 

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SOURCE : France Bleu

 

"Syndique-toi pour défendre tes droits". C'est le message qu'a fait passer la CGT du Calvados aux livreurs Uber Eats et Deliveroo. Alors que des manifestations ont lieu dans toute la France, les livreurs normands sont invités à faire entendre leurs revendications

La CGT Calvados et les livreurs se sont rencontrés place Saint-Pierre, à Caen © Radio France - Clémence Gourdon Negrini

La CGT Calvados et les livreurs se sont rencontrés place Saint-Pierre, à Caen © Radio France - Clémence Gourdon Negrini

La CGT Calvados a convié les livreurs Uber Eats et Deliveroo pour une réunion publique, place Saint-Pierre. Depuis plusieurs mois, des manifestations ont lieu dans toute la France pour réclamer de meilleures rémunérations, un statut plus stable et l'arrêt des suspensions de comptes illégitimes. 


Les plateformes Uber Eats et Deliveroo sont arrivées à Caen en 2018. Ali y travaille depuis deux ans et il a vu sa rémunération diminuer à mesure que le nombre de livreurs a augmenté"Je touche environ 800, 900 euros par mois. Au début, je gagnais jusqu'à 2 000 euros. A la longue, on voit qu'on est exploités", explique-t-il. 

Même si il envisage de tout arrêter, le jeune homme est heureux de voir un syndicat s'intéresser à la cause des livreurs. Il a déjà pointé les principales revendications à porter : "Avoir un nombre limité de livreurs, être vraiment rémunéré de façon normale. Et aussi quand on a un accident, nous assurons nous-même nos frais".

Autre problème pour Staizy, livreuse depuis deux semaines : le manque de reconnaissance dont souffre la profession, alors qu'elle est en première ligne depuis le début de la crise sanitaire. "Si tous arrêtent de livrer, je ne pense pas que les restaurants pourront rester ouverts !", souligne-t-elle. 

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SOURCE : L'Humanité

 

En Aveyron, la lutte des grévistes de la SAM a payé

Les salariés en lutte de la fonderie automobile ont obtenu de leur donneur d’ordres, Renault, des engagements écrits sur leurs principales revendications.

Ils ont occupé leur usine 24 heures sur 24, week-end compris. Après trois mois de lutte, les salariés de la fonderie Sam de Viviez (Aveyron) peuvent enfin souffler. Jeudi, le syndicat CGT du site a levé le mouvement de grève après avoir« gagné sur les principales revendications »,s’est-il félicité.

 

Les salariés de la fonderie automobile, dont l’activité dépend à 80 % des commandes de Renault, sont parvenus à faire plier le constructeur.« Il s’agit d’une victoire très importante, qui, au-delà des salariés de l’entreprise, aura des retombées positives sur tout le bassin d’emploi, le département et la région »,a insisté la confédération.

 

Concrètement, les grévistes ont obtenu du donneur d’ordres des engagements écrits certifiant le maintien de 250 emplois (sur 357 actuellement), l’augmentation de 10 millions d’euros du chiffre d’affaires de la fonderie, l’officialisation des subventions de l’État, de la région, du département et de la communauté de communes. Des engagements qui figurent désormais dans la base de données de l’entreprise« afin que les nouveaux potentiels repreneurs travaillent à partir de ceux-ci »,explique la CGT. Et en la matière, ce qui pourrait sembler un détail n’en est pas un.

Un territoire abîmé par des décennies de désindustrialisation

Jean-Luc Fabre a un brin de fierté dans la voix. Technicien de maintenance à la Société aveyronnaise de métallurgie (SAM) depuis près d’un quart de siècle, même si ce militant CGT n’a jamais cessé de croire en la victoire de la mobilisation, il s’avoue aujourd’hui« soulagé ».« Si on n’avait pas gagné cette bataille, dans deux ans, on serait morts »,résume-t-il, avant de tempérer :« Il reste encore à valider l’un des dossiers de reprise. »Certes, mais la promesse écrite de Renault d’« étudier tous les projets de reprise »pourrait bien changer la donne. Car, jusqu’à présent, le constructeur a tout fait pour« donner carte blanche au candidat espagnol CIE »,qui promettait« la suppression de 274 postes, l’arrêt de la production des petites pièces à faible valeur ajoutée et la fermeture des services support »,égraine Jean-Luc Fabre. L’entrée en lice possible d’autres repreneurs ouvre donc des perspectives nouvelles pour l’usine aveyronnaise, rachetée en 2017 par le groupe chinois Jin Jiang, avant d’être placée en redressement en décembre 2019 et de vivre, depuis, sous administration judiciaire.« Dans le fond,poursuit Jean-Luc Fabre,nous savions que Renault avait besoin de nos pièces et, d’ailleurs, nous aurions sans doute gagné plus vite si la pénurie mondiale de semi-conducteurs ne ralentissait pas, partout, la production automobile. »

Leur victoire, les salariés la doivent aussi« à la très large mobilisation du collectif Tous ensemble, qui rassemble citoyens et élus locaux de tous bords »,note le cégétiste. Un collectif né dans les années 1990 pour défendre la maternité de Decazeville (Aveyron), devenu au fil du temps le collectif Tous ensemble pour le Bassin decazevillois et qui défend le maintien des emplois, le développement de l’industrie et des services publics sur ce territoire abîmé par des décennies de désindustrialisation. À la SAM, la lutte« menée de manière exemplaire est la preuve de l’efficacité de l’action syndicale et de la mobilisation », souligne enfin la centrale de Montreuil, pour qui« cette victoire ouvre des perspectives et donne confiance à tous les salariés du pays, notamment à celles et ceux mobilisés contre des PSE » !

par  Marion D'allard 
 
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SOURCE / France Bleu
 

Les salariés de l'équipementier automobile aveyronnais Sam, en grève dans l'attente "d'une offre de reprise sérieuse", ont repris le travail ce jeudi 6 mai, après avoir reçu "des engagements de Renault", leur principal donneur d'ordre, selon la CGT de la fonderie de Viviez près de Decazeville.

Les salariés de la SAM, la fonderie de Viviez dans l'Aveyron , reprennent le travail après 63 jours de blocus et des engagements du groupe Renault

 

Les salariés de la SAM, la fonderie de Viviez dans l'Aveyron , reprennent le travail après 63 jours de blocus et des engagements du groupe Renault © Radio France - Louis Fontaine

Les salariés de la fonderie aveyronnaise SAM qui bloquaient le site de Viviez près de Decazeville depuis 23 jours dans l'attente d'une offre de reprise sérieuse de la fonderie qui fabrique des pièces pour Renault , ont repris le travail ce jeudi 6 mai, après avoir reçu "des engagements de Renault", leur principal donneur d'ordre, selon la CGT.  


Renault garantirait le maintien de 250 emplois

"Nous avons reçu des engagements du groupe Renault hier (mercredi) qui nous garantissent de pouvoir maintenir au moins 250 emplois, plus notre bureau d'études et de maintenance", a indiqué David Gistau, délégué CGT de la Société aveyronnaise de métallurgie (Sam).   

Cette fonderie automobile, qui appartient depuis 2017 au groupe chinois Jinjiang, a été placée en redressement judiciaire.  Les 357 salariés bloquaient le site du bassin de Decazeville depuis 23 jours après le retrait de la seule offre de reprise présentée par le groupe espagnol CIE Automotive, qu'ils jugeait inacceptable.  Cette offre prévoyait la suppression de 214 emplois et un projet industriel qui n'était "pas viable" et aurait signé "la mort du site", selon la CGT.  

Depuis le retrait début avril de ce repreneur, les salariés ont multiplié les rassemblements à Decazeville et à Rodez, appelant l'Etat et surtout le groupe Renault à prendre leur responsabilité pour trouver "un repreneur français".  

Un repreneur français, ancien patron de la SAM

"La balle était dans le camp de Renault, le constructeur a avancé. Nous attendons maintenant qu'un repreneur sérieux se présente", a ajouté M. Gistau.  Le syndicaliste indique, par ailleurs, que les représentants syndicaux ont eu "un premier échange" avec le groupe Alty que dirige Patrick Bellity, un ancien patron de la Sam, qui serait porteur "d'un vrai projet social et industriel" pour leur entreprise.  

Patrick Bellity, ex-patron de la fonderie emblématique du bassin de Decazeville, a confirmé sur France Bleu Occitanie qu'il va  déposer dans les prochains jours une offre de reprise pour le site aveyronnais. Il a dirigé la fonderie pendant dix-huit ans et aujourd'hui il veut croire au savoir-faire local. Actuel PDG de SIFA Technologies à Orléans, l'industriel a visité la SAM en début de semaine et attend de connaitre les conclusions de son audit pour présenter son offre de reprise.

Le tribunal de commerce de Toulouse a fixé au 17 mai prochain la date butoir pour une nouvelle offre de reprise de la société aveyronnaise.

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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