SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Carrefour prévoit jusqu'à 3 000 départs de salariés dans ses hypermarchés dans le cadre du projet d'accord de rupture conventionnelle collective (RCC).

Carrefour prévoit jusqu'à 3 000 départs de salariés dans ses hypermarchés dans le cadre du projet d'accord de rupture conventionnelle collective (RCC).

Carrefour prévoit jusqu’à 3 000 départs de salariés dans ses hypermarchés dans le cadre du projet d’accord de rupture conventionnelle collective (RCC) négocié depuis fin mars. Ce vendredi, l’accord a été examiné par le comité central d’entreprise.

Le comité central d’entreprise de Carrefour Hypermarchés a examiné ce vendredi l’accord de rupture conventionnelle collective portant sur un maximum de 3 000 départs, qui sera soumis à la signature des syndicats le 15 mai prochain.

Le géant de la grande distribution entend se recentrer sur l’alimentaire, avec une restructuration touchant six secteurs (caisses des stations d’essence, rayons hifi-électroménager et bijouterie, traitement des recettes en magasin, encadrement et services de paie).

1 230 suppressions de postes

Jusqu’à 3 000 départs sont prévus (dont 1 230 suppressions de postes) dans le cadre d’un projet de rupture conventionnelle collective (RCC) comprenant un volet pré-retraites.

Vendredi, tous les syndicats ont voté contre les orientations stratégiques présentées par Carrefour, mais l’heure de vérité sonnera mercredi prochain lorsqu’ils devront se prononcer sur l’accord de RCC, qui doit obtenir l’aval des syndicats représentant au moins 50 % du personnel.

« Ce n’est pas avec 30 000 € qu’on refait sa vie »

Force ouvrière, première organisation syndicale chez Carrefour, a déjà fait savoir qu’elle signerait l’accord. « Nos demandes ont été prises en compte », a indiqué Dominique Moualek, délégué national FO Carrefour, qui précise que l’accord s’appliquera sur la base du volontariat et qu’aucun départ contraint ne pourra avoir lieu, ensuite, entre le 31 décembre 2019 et fin 2020.

Pour sa part, la CGT ne « signera pas un accord qui détruit l’emploi ». « Quelles que soient les sommes, cela laisse sur le carreau des salariés dans des zones sinistrées et ce n’est pas avec 30 000,00 € qu’on refait sa vie », estime Philippe Allard, délégué de groupe.

La CFE-CGC rendra publique sa décision mardi. « Nous avons été entendus sur la quasi-totalité de nos revendications », précise son représentant Thierry Faraut.

« Situations intenables »

« La CFDT n’est pas favorable à la signature mais consulte encore les équipes jusqu’à mardi », a confié Sylvain Macé, délégué syndical central.

La CFDT déplore que les salariés des magasins en location gérance (5 hypermarchés) soient exclus du congé de fin de carrière. Elle souligne aussi que pour la première fois Carrefour lance la suppression d’activités en même temps qu’elle ouvre les départs volontaires, alors que dans le passé, la phase de volontariat précédait une éventuelle restructuration.

« Les salariés des secteurs supprimés, comme la bijouterie ou l’électroménager, vont être dans des situations intenables », souligne Sylvain Macé. « Comment voulez-vous construire un projet de reclassement en si peu de temps ? »

S’il était validé le 15 mai, ce qui serait le cas si FO et la CFE-CGC le signaient, l’accord entrerait en vigueur en juin pour se clore le 31 décembre 2019.

Publié par CGT COMPIEGNE FACEBOOK

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Ceux qui vivent ce sont ceux qui luttent
 
ET qui font l'objet de la répression !
 

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Crédit Photo:  DR.

Crédit Photo: DR.

L’Organisation internationale du travail (OIT) vient de publier une vaste étude sur les conditions de travail en Europe et dans une dizaine de pays dont, notamment, les États-Unis, la Turquie, la Chine et une partie de l’Amérique latine. L’enquête donne des informations sur 1,2 milliard de travailleurEs. 

Au niveau mondial, cette étude fait apparaitre que de nombreux travailleurEs sont exposés à des contraintes mettant en péril leur santé. Plus de la moitié des travailleurEs sont ainsi tenus d’exécuter des mouvements répétitifs. Entre un cinquième et un tiers sont exposés à des niveaux élevés de bruit. Aux États-Unis, dans l’Union européenne et en Turquie, des rythmes de travail intensifs concernent une proportion importante des travailleurEs. Phénomène notable : au-delà des disparités entre continents et pays, partout dans le monde, les femmes travaillent plus que les hommes et gagnent moins.

L’Union européenne est une zone où les exigences en matière de conditions de travail sont relativement élevées par rapport au reste du monde. Mais le rapport souligne que l’expansion des services et le recul de la part de l’industrie n’entraînent pas la disparition des conditions de travail physiquement pénibles et, par ailleurs, des bas salaires.

Autre point significatif, cette enquête confirme que, parmi les pays à niveau de développement équivalent, les conditions de travail en France sont parmi les plus dangereuses pour la santé des travailleurEs. Ainsi, parmi les 28 membres de l’UE, la France arrive en 25e position (devant la Grèce, Chypre et la Roumanie) pour les contraintes liées aux postures de travail. Pour l’environnement de travail, la France est également 25e devant l’État espagnol, la Grèce et la Roumanie. Enfin, pour ce qui concerne les risques liés aux agents chimiques et biologiques, seule la Roumanie fait pire ! À méditer à un moment où patronat et gouvernement s’attaquent frontalement aux dispositifs (déjà insuffisants) relatifs à la santé au travail : CHSCT, médecine du travail, inspection du travail…

HW

Publié par NPA

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
[CGT] – Contre la privatisation d’aéroports de Paris, une première victoire, Gagnons le référendum !
L'aéroport de Roissy est géré par ADP. — JOEL SAGET / AFP

La décision du Conseil Constitutionnel permettant l’organisation d’un référendum sur le Service Public National d’Aéroports de Paris valide l’action de la CGT menée depuis 20 mois.

Pour la première fois, un gouvernement se retrouve contraint de suspendre un projet de privatisation par l’intervention conjointe des parlementaires, des élus locaux et des organisations syndicales avec les salariés.

L’absence de l’intérêt général et du Service Public dans le projet gouvernemental a été le détonateur d’une prise de conscience générale.

Le projet dont nous avons besoin, c’est de conforter Aéroports de Paris dans ses missions de Service Public et de renforcer dans sa gestion le rôle des collectivités territoriales afin de défendre nos intérêts économiques, sociaux et environnementaux.

Un Service Public contrôlé par ceux qui le rendent, des usagers ayant voix au chapitre, c’est bien là une idée moderne.

Les citoyens vont pouvoir intervenir de manière directe dans le débat.

Dans le cadre de sa campagne services publics, la CGT s’engagera résolument pour l’obtention des 4,7 millions de signatures nécessaires à la tenue du référendum.

Publié par anti-k.org

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Le train reliant Perpignan à Rungis bientôt remplacé par des camions pour faire des économies ?

Le train qui relie quotidiennement Perpignan à Rungis pour approvisionner la région parisienne en fruits et légumes pourrait cesser de fonctionner à la fin du mois de juin. Les wagons utilisés sont en effet vétustes et les remplacer représenterait un investissement que la direction de la SNCF ne veut pas faire.

25.000 camions par an

Le contrat qui lie la SNCF avec les deux transporteurs, Rey et Roca, s’achève à la fin du mois de juin et rien n’indique qu’il sera reconduit. En effet, les 82 wagons aujourd’hui utilisés pour effectuer la liaison quotidienne entre Perpignan et Rungis seraient désormais trop vétustes et nécessiteraient d’être remplacés. Un investissement estimé à environ 20 millions d’euros que la SNCF n’a pas l’intention de réaliser. Sa solution ? Remplacer ce train par une flotte de poids lourds qui effectueraient le trajet six jours sur sept. Ce qui représenterait environ 25.000 camions par an, avec un coût écologique particulièrement conséquent, sans compter les problèmes logistiques que cela engendrerait avec des risques d’embouteillages conséquents en Ile de France.

«  Malheureusement à l’heure actuelle nous n’avons pas trouvé de terrain d’entente sur les conditions pour un nouveau contrat. Si rien n’évolue nous serons au regret de ne plus assurer cette liaison. C’est triste pour tout le monde », annonçait fin mars un responsable de la SNCF Fret. Depuis, la situation n’a pas évolué et aucune alternative ne semble à l’ordre du jour. En plus de la vétusté des wagons, pour la plupart vieux de 40 ans, l’entreprise ferroviaire met en avant le manque de rentabilité de la ligne pour ne pas chercher à prolonger le contrat au-delà du 30 juin prochain.

Réunis ce jeudi, les différents acteurs de la plateforme Saint-Charles (où sont chargés les trains au départ de Perpignan) ont tenté d’apporter des éléments de solution. « Les chargeurs se sont officiellement engagés à fournir le volume de produits nécessaire pour remplir le train », a annoncé Carole Delga, présidente de la région Occitanie. Une initiative qui se veut une main tendue à la SNCF puisqu’elle permettrait de résoudre la question de la rentabilité de la ligne si les trains n’effectuent plus les trajets partiellement à vide.

Alors qu’une liaison ferroviaire du même type a déjà été fermée en 2016, une responsable locale de la CGT a estimé que ces problèmes de rentabilité étaient en partie de la responsabilité de la SNCF elle-même suite à « la disparition des services commerciaux de la SNCF qui étaient chargés de trouver des clients pour remplir les wagons de marchandises ». Une pétition avait ensuite été lancée pour le maintien de la ligne actuelle, récoltant 3.400 signatures.

Carole Delga s’est elle aussi exprimée contre la fermeture de la ligne mais sans proposer de solution à long terme. Fin mars, elle avait interpelé Guillaume Pépy, le patron de la SNCF, réclamant « une prolongation de deux ans du contrat afin de trouver une solution. Il n’y a pas de vétusté avérée des wagons », a-t-elle ensuite assuré, laissant entendre qu’ils pourraient encore être utilisés pendant deux ou trois ans. Et ensuite ?

La suppression de cette ligne aurait également des « conséquences dramatiques d’un point de vue social », selon le collectif national des cheminots PCF, qui dénonce « un scandale absolu et un drame sanitaire ». « Plus d’une centaine d’emplois qui serait amenée à disparaître sur les deux chargeurs mais aussi, des dizaines d’emplois indirects dans les entreprises sous-traitantes et à la SNCF. »

Encore une fois, la politique de casse du rail, contre laquelle se battent les cheminots depuis plusieurs années, montre l’ampleur de ses dégâts humains et écologiques.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Capture d'écran sur le net

Capture d'écran sur le net

Après que le premier chambellan de Manu 1er au service du capitalisme ne l'ait proclamé les yeux dans les yeux, les médias libres et non faussés rangés derrière le capital l'ont repris en boucle. Sacrés veinards, vous qui habitez dans l'un des pays les plus riches au monde, votre pouvoir d'achat va donc progresser de façon faramineuse en 2019!

Un ex-banquier d'affaires, devenu ministre dans un gouvernement de gôche qui gérait loyalement le business du capitalisme, puis promu à l'Elysée par la droite et le capital -excusez pour la redondance, parfois il faut ce qu'il faut-, Emmanuel Macron conduirait-il donc désormais une politique de progrès et de justice sociale?

Le point d'indice des 5,5 millions de fonctionnaires serait-il dégelé? Les pensions de retraite revalorisées depuis que Sarkozy, puis Hollande et enfin Macron les auraient bloquées ou presque? Le gouvernement de droite et de droite aurait-il ouvert une conférence nationale sur les salaires pour imposer au patronat une augmentation notable en bas des fiches de paie? La chambellan en charge de l'égalité femmes-hommes(sic) aurait-elle fait cesser les inégalités salariales existant entre les sexes au travail? Celle en charge des Solidarités(sic) a-t-elle fait progresser indubitablement les minimas dits sociaux?

Ben non, ça ruisselle plutôt du côté des actionnaires et de l'évasion fiscale. En effet, même pas un allègement de la TVA sur les produits de première nécessité. Même pas un allègement de la taxe sur la taxe concernant l'énergie.

850 euros en plus, m'ont bassiné les pommadés de service à la téloche, eux qui sont du genre à l'aise Blaize avec des rémunérations privilégiées aux antipodes de ceux qui les écoutent.

La droite ou les droites ne sont pas pour une augmentation du pouvoir d'achat. Mais l'extrême droite pas plus et peu importe la casaque qu'elle endosse pour faire propre.

Wouah, 850 euros en plus en moyenne pour chacun en 2019: c'est bien Noël avant l'heure!

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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« Castaner ciao, Buzyn ciao, Macron ciao » : Le nouveau clip des personnels CHU de Toulouse

Après la reprise de « Basique » d'Orelsan, les personnels grévistes du CHU de Toulouse remettent le couvert. Cette fois ci, c'est « Bella ciao » qui est reprise, appelant à la poursuite et l'amplification de la mobilisation, pour dire « ciao » à Castaner, Buzyn et Macron.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Toulouse. L’assemblée générale de la fonction publique vote la grève reconductible !

Réunis en assemblée générale ce matin à la bourse du travail de Toulouse, 150 enseignants et personnels de la fonction publique ont voté pour durcir le rapport de force, et appeler à une grève reconductible. Ce matin, ils avaient fait une action avec des lâchers de banderole, au cours de laquelle la police est intervenue.

En Haute-Garonne, 82 écoles seraient fermées aujourd’hui suite à cette nouvelle journée de grève pour le retrait de la réforme Blanquer. La SNUIPP/FUS annonce un taux de grévistes de 45% dans le département. Nationalement, un enseignant sur trois serait en grève dans le primaire. Des taux élevés qui témoignent d’une volonté de mettre un stop aux contre-réformes du gouvernement qui visent à précariser davantage la fonction publique où les contrats précaires deviennent monnaie courante (ils sont plus de 20% désormais). L’objectif dans toutes les têtes est que la peur change de camp. Visiblement c’est en chemin, à en croire certains medias dominants comme Le Parisien qui titre aujourd’hui :« Comment Blanquer a perdu l’ascendant sur ses opposants ».

Cette combativité s’est affichée dès 8h ce matin avec une action de déambulation dans la ville. Sous la forme d’une manifestation sauvage à vélo au départ du cours Dillon, les grévistes ont fait un lâcher de banderoles monumentales. L’énorme banderole présente sur la photo a été lâchée sur le Capitole. Son message explicite (« Service public d’éducation – Zone à Défendre »), n’était visiblement pas au goût de la police qui a essayé de la récupérer. C’était sans compter sur la radicalité des grévistes qui ont réussi à la récupérer des mains du bras armé de l’Etat, des grévistes qui avaient déjà poursuivi la manifestation classique pour partir en manifestation sauvage, 15 jours après s’être fait gazés devant le rectorat.

A 10h30, plus de 150 grévistes se sont retrouvés à la bourse du travail en assemblée générale afin de discuter de leur lutte, et de voter les suites du mouvement. Très rapidement la question de la grève reconductible a été posée sur la table. « C’est le moment où jamais » lançaient certains. « Si on ne vote pas de reconductible, ce sera bientôt une lutte de l’éducation nationale du privé ! ». Les dernières grosses batailles mémorables ont été évoquées, celle de 1995, ou les trois mois de grève de 2003.

Les conditions de travail, et les salaires notamment des contractuels ont été évoquées (les temps partiels touchent 600€ par mois !), faisant le parallèle avec la logique managériale criminelle présente dans d’autres services publics comme France Télécom, avec la vague de suicides que tout le monde a en tête.

La nécessité de faire un travail d’information plus important auprès des parents d’élèves sur les conséquences de la réforme a aussi été au cœur des discussions. A l’image du « Collectif de défense de l’école publique Toulouse sud » qui regroupe plusieurs collèges, multiplier ce type d’initiatives dans toutes les zones géographiques de la ville permettra de faire un travail informatif, et d’impliquer dans la mobilisation les parents d’élèves.

Vote de la reconductible, blocage des examens et cortège de l’éducation avec les gilets jaunes le samedi !

Alors qu’une caisse de grève est déjà en place, le premier vote, touchait la question centrale de la grève, reconductible ou non. A une écrasante majorité (142 pour la reconductible,1 contre, 23 abstentions, 2 NPPV), le vote pour la grève reconductible a été adopté. Ce plébiscite témoigne de la nécessité de durcir le rapport de force alors que la réforme doit être votée le 21 mai. Parce qu’il est trop tard pour déposer grève pour demain, il a été voté que la grève reconductible débuterait mardi prochain.

Mardi prochain un blocage du rectorat aura lieu dès 8h, une AG se tiendra sur place dans la matinée, puis les grévistes feront une tournée des bahuts pour expliquer à leurs collègues le contenu de la réforme, et militer la grève reconductible.

Mercredi, les grévistes ont décidé de se joindre à la journée nationale des AESH (des accompagnants des élèves handicapés, ayant un statut ultra précaire). Ils participeront à leurs côtés à la manifestation de 15h.

Il a par ailleurs été voté le fait de faire un concert de solidarité en fin de semaine prochaine, ainsi que du blocage des examens. Enfin, plusieurs interventions sont revenues sur la nécessité de se joindre aux gilets jaunes, et de ne pas participer aux manifestations les samedi de manière isolée, mais de faire un cortège de l’éducation en lutte lors des actes des gilets jaunes.

Place à la manifestation qui débute à 14h, à St Cyprien !

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Réforme de la Fonction Publique : la « loi travail XXL » contre les fonctionnaires

Discuté à l’Assemblée depuis le 2 mai, le projet de réforme de la Fonction Publique, reporté par la mobilisation Gilet Jaune, est bel et bien lancé. Le gouvernement n’a rien lâché aux organisations syndicales qui appellent toutes à la grève ce jeudi 9 mai. Malgré le changement dans le discours : évasif sur le nombre de suppression de fonctionnaires, pas de seuil concernant l’ouverture du recours aux contractuels, l’esprit du projet reste d’appliquer la « loi travail XXL » dans la fonction publique.

Crédits photos : Stephane Mahe / Reuters

Lors de sa présentation du projet de loi, Olivier Dussopt, secrétaire d’Etat à la fonction publique, a refusé de se livrer à des annonces chiffrées. Sans doute le gouvernement préfère-t-il cultiver le doute plutôt que de donner des arguments à l’opposition qui reste mobilisée dans la rue. Concernant le recours aux contractuels, il a assuré à la commission parlementaire qu’il « n’y a pas d’objectif chiffré », que le gouvernement refusait de « s’enfermer dans une logique arithmétique ». Même chose pour la référence à la suppression de 120 000 fonctionnaires, sur lequel le gouvernement préfère rester discret.

Un recours massif aux contractuels et création du « contrat de projet »

Il n’en reste pas moins que les contours du projet de loi vise à dézinguer le statut de fonctionnaire. D’abord par l’ouverture massive du recours aux contractuels (CDD et CDI) qui représentent déjà 20% en moyenne des 5.5 millions agents publics que compte le pays.

Cette extension passe par un élargissement des dérogations concernant le recours aux contractuels : si la nature des missions et des fonctions le justifient, si le nombre de titulaire n’est pas suffisant pour pourvoir le poste, les postes de la fonction d’État (enseignant, directeur d’école, personnel administratif, haut fonctionnaire…) pourront être occupés de manière permanente par des contractuels. Autrement dit, il suffira de créer la pénurie, notamment en fermant un peu plus le nombre de place ouverte au concours, pour que la vanne de précarisation de la fonction publique s’approfondisse.

En outre, pour les collectivités territoriales, le recours déjà très important aux contractuels est élargi à tous les types d’emplois dans les communes de moins de 1 000 habitants, et pour tous les emplois à temps partiel dans les autres collectivités territoriales (en région notamment). Une mesure qui va toucher de plein fouet les femmes, qui occupent en France 80% des emplois à temps partiel. Pour celles de la fonction publique, s’ajoutera la précarité du statut…

Sur le modèle du secteur privé, un nouveau type de contrat à durée déterminée est créé : le contrat de projet, d’une durée minimale d’un an et maximale de 6 ans qui n’ouvre ni droit à un CDI, ni droit à une titularisation. Le contrat de projet, ouvert pour une mission spécifique, sur une durée limitée pourra être interrompu.

Cette « contractualisation » massive de la fonction publique a clairement un objectif économique : la réduction de la masse salariale. Comme dans le privé, le contrat donne lieu à une négociation salariale entre salarié et l’État qui échappe à toute grille de rémunération transparente et uniforme. Une contradiction évidente alors, qu’en même temps, le gouvernement prône l’égalisation de la rémunération homme-femme dans la fonction publique. A terme, elle pèse aussi sur l’évolution salariale des fonctionnaires pour lesquels la réforme créé, nous le verrons plus bas, les conditions d’un « je l’accepte ou je la quitte ».

L’autre objectif vise à soumettre les agents de la fonction publique : la contractualisation implique une précarité qui dissuade toute contestation au sein des administrations mais aussi des réformes. Il est difficile de faire grève, de s’opposer, lorsque son contrat risque de ne pas être renouvelé. Ce qui va de pair avec l’affaiblissement des organisations syndicales que prévoit la réforme.

Une volonté d’en finir avec les syndicats : liquidation des commissions paritaires et du CHSCT

Depuis le début du quinquennat, le gouvernement n’a jamais caché sa volonté de faire la peau à la représentation syndicale. Avec la réforme, il s’agit de s’attaquer à la représentation syndicale dans les administrations qui reste forte.
La réforme de la fonction publique prévoit d’abord d’évacuer la représentation syndicale des procédures concernant la mobilité, l’avancement et la promotion des fonctionnaires et la possibilité de recours en éliminant le droit de regard des Commissions Paritaires. Sous le prétexte d’une plus grande « gestion de proximité », le « manager » local, le directeur d’établissement, pourra ainsi décider seul de l’évolution de la carrière des fonctionnaires. En cas de conflit ou d’avis défavorable, le seul recours de l’agent sera de se saisir individuellement de la juridiction en charge de la question. Les possibilités de défense syndicale des salariés en cas de conflit est totalement évacuée.

Par exemple, la loi prévoit de nouvelles sanctions dans la fonction publique d’Etat et dans l’hospitalière (exclusion temporaire de 3 jours). Et dans ce cas là aussi, il est prévu d’exclure l’examen de la Commission Paritaire.

Comme dans le privé avec l’instauration de la loi travail XXL, la réforme de la fonction publique prévoit la fusion du CHSCT et du comité technique dans un « comité social » unique dont les compétences d’intervention seront restreintes.

La limitation des possibilités d’interventions et de défense syndicale va faire naturellement et drastiquement chuter le nombre d’adhésion syndicale au sein de la Fonction Publique. Pourquoi se syndiquer si les possibilités d’être défendu sont limitées ? C’est bien l’objectif du gouvernement : tuer la représentation syndicale pour en finir avec l’organisation de la contestation des salariés de la fonction publique.

L’organisation de la fuite des titulaires

En parallèle du recours massif aux contractuels, la réforme organise la fuite des titulaires : mise au placard de la rémunération au mérite qui était un temps sur la table, mise en place d’un plan de départ volontaire rebaptisé « sécuriser les transitions professionnelles » avec l’ouverture des droits au chômage et à des indemnités de départ volontaire, la possibilité d’obtenir un congé de transition professionnelle, une facilitation du détachement vers le privé, ouverture d’une possibilité de rupture conventionnelle pour les CDI,… En bref, tout est mis en place pour faciliter le départ des fonctionnaires tandis que s’organise la dégradation des conditions de travail (baisse des budgets) et l’accroissement de l’arbitraire des supérieurs hiérarchiques.

Si le chiffre de suppression des 120 000 fonctionnaires d’ici 2022 n’est plus brandi, les mesures d’accompagnement pour y parvenir sont bien là.

Amendement sur les primes de précarité : la concession faite à la CFDT

Niveau syndical, si les organisations ont toutes été conviées avant la communication du projet, le gouvernement n’a pas souhaité revoir sa copie. Seule exception, un amendement, soufflé par la CFDT, sur le versement des primes de précarité sur les CDD comme dans le privé, a été ajouté par le groupe LREM lors de l’examen de la loi à l’Assemblée. Alors que la grève du jeudi 9 mai a été appelée par l’ensemble des organisations syndicales, la modification en dernière minute est clairement destinée à diviser le front syndical en détachant la CFDT de la contestation.

On se doute que, si nouvel appel à la grève il y a au mois de mai, la CFDT n’hésitera pas à faire un pas de côté. Tous les voyants sont pourtant au rouge, et dans les hôpitaux comme dans l’éducation et dans la fonction territoriale, la grève du 9 mai prévoit d’être très suivie. Reste à maintenir le cap des mobilisations sur le terrain, et à la base pour pousser les organisations syndicales à renouveler les appels, et à en finir avec ces divisions des dates entre privé et public alors que le gouvernement attaque tout azimut. D’autant que dans cette réforme de la Fonction Publique, les syndicats, au même titre que les fonctionnaires et les usagers du service public, jouent réellement leur peau…

Publié par FSC

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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