SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Un ouvrier de 19 ans se fait arracher le bras sur le chantier du Grand Paris Express

Un jeune intérimaire de 19 ans a eu le bras sectionné à Aulnay sous Bois alors qu’il travaillait dans la nuit du 4 au 5 juillet sur le chantier du Grand Paris Express. Ce drame fait partie de la longue série d’accidents s’étant produits sur ce chantier où la rentabilité des investisseurs justifie des conditions de travail dangereuses qui mettent en péril des ouvriers souvent jeunes, précaires et immigrés.

Accidents du travail

Crédit photo : Ludovic Marin / AFP

Un nouvel accident sur un chantier dangereux

Dans la nuit du 4 au 5 juillet, un jeune intérimaire italien de 19 ans a eu le bras arraché sur un chantier du Grand Paris Express. Selon le journaliste de Basta ! Pierre Jecquier Zalc qui a partagé l’information sur Twitter, Il était en mission dans le groupe Néo et travaillait sur la construction de la ligne 16 à Aulnay sous bois. Alors qu’il intervenait sur la bande convoyeuse (dispositif qui permet d’évacuer les gravats du chantier) du tunnelier en surface, son bras s’est coincé et a été sectionné.

Les chantiers du Grand Paris Express sont colossaux, ils prévoient plus de 200 kilomètres de ligne de métro, 68 gares. Mais ces chantiers donnent lieu à des situations dangereuses pour les ouvriers. Comme le montre cet article de Basta !, depuis le 1er janvier 2020, il y a eu plus de 18 accidents qui ont donné lieu soit à des blessures graves, soit à la mort d’ouvriers. Plus particulièrement, la ligne 16 est appelée “ligne maudite” tant il y a eu d’accidents : depuis 2020, toujours selon Basta !, deux ouvriers seraient morts et sept autres auraient été très grièvement blessés.

Des travailleurs souvent précaires, jeunes et immigrés victimes des cadences infernales et de la course au profit

Cette blessure d’un intérimaire n’est pas un cas isolé, mais est symptomatique du recours massif à l’intérim et la sous-traitance de la part des entreprises sur les chantiers du Grand Paris Express. L’objectif est de maximiser les profits en augmentant les cadences de travail, auprès d’une main d’oeuvre souvent jeune et immigrée qui n’a pas d’autres choix que d’accepter ces conditions de travail souvent dangereuses.

En effet, les intérimaires ne sont pas mis au courant de toutes les procédures et normes de sécurité, ce qui a parfois pu coûter la vie de certains d’entre eux.

Nos vies valent plus que leurs profits

Depuis début 2022, plus de 189 personnes sont mortes au travail. Parmi eux, 44 étaient des ouvriers du BTP selon Matthieu Lépine qui recense avec son compte Twitter les accidents du travail. Ces accidents ne doivent pas rester sous silence. Car derrière les chiffres, il y a des vies et des familles brisées.

Les blessures et les morts au travail ne sont pas des faits divers, ils découlent des logiques de rentabilité et de pressions pour bien rentrer dans les délais demandés par l’Etat pour les Jeux Olympiques 2024. Contrairement à ce que laissent entendre les patrons, aucune raison, aucun délai, même pour des grands événements ne devraient mettre en péril la sécurité des ouvriers.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

REPRIS du site UNITE CGT :

 

 

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Renationalisation d'EDF, c'est bien ou pas?

Dix-sept ans après son entrée en Bourse, le 21 novembre 2005, EDF reviendrait dans le giron de l’Etat qui en contrôlait près de 85 % du capital. 

 

La droite au pouvoir, puis Hollande président et bien sûr Macron à l'Elysée ont aggravé la situation d'un service public qui ne l'était plus. Le tout selon les diktats de la loi des Marchés, notamment Bruxelles imposant qu'EDF vende de l'électricité à bas prix à des sociétés privées au nom de la concurrence libre et non faussée. Revente beaucoup plus chère par le privé à ses clients tout en facilitant le déficit d'EDF, premier producteur et premier fournisseur d’électricité en France et en Europe.

Or, découlant du programme politique du Conseil National de la Résistance, en 1946, le ministre communiste Marcel Paul faisait adopter la nationalisation par la création d'un EPIC, Etablissement public national de caractère industriel et commercial:  "Électricité de France (E.D.F.) Service national".  C'était la loi no 46-628 du sur la nationalisation de l'électricité et du gaz.

 

Depuis, la loi des Marchés a fortement détruit le service public nationalisé EDF pour le rendre en l'état d'une simple société anonyme (SA). dont la seule dénomination signifie tout le bien que le capitalisme escompte recevoir.

La position de la CGT Mines-énergie:

Renationalisation d'EDF, c'est bien ou pas?

TRVE: tarif réglementé de vente de l'électricit.

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Union Régionale Île-de-France CGT
Les grévistes des boutiques de la Tour Eiffel ont voté la reprise du travail demain suite à 10 jours de grève intensifs.
Ils obtiennent 220€ brut d'augmentation de salaire. 100€ d'augmentation de salaire au 1er Juillet plus une prime de 70€. Cette prime sera augmentée de 50€ au 1er janvier 2023. Ils obtiennent difficilement un étalement des jours de grève sur plusieurs mois afin d'être impactés le moins possible sur leur salaire de Juillet.
Ils sont restés très soudés et motivés jusqu'au bout et ressortent grandis de ce conflit. Ils ont défilé une dernière fois sur le monument avec les drapeaux de la CGT en criant fièrement "on a gagné !"
Ils nous ont chargé de vous remercier grandement pour votre soutien qui a su faire la différence et pour votre attention face à leur situation.
Nous ressortons tous gagnants de cette belle expérience de solidarité et nous pouvons être fiers !
Un grand bravo à nos camarades et un grand merci à vous.
 
Bien fraternellement
 
La CGT Tour Eiffel

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Face à l’inflation, Borne rassure le MEDEF : 8 milliards de cadeaux pour les grandes entreprises

Ce mercredi s'est tenu à l'assemblée le discours de politique générale de la nouvelle première ministre, Élisabeth Borne. En cherchant à brosser dans le sens du poil l’opposition parlementaire, c'est bien un « compromis » de guerre sociale que le gouvernement a confirmé, en commençant par un cadeau de 8 milliards d'euros au grand patronat, le tout en pleine période d'inflation.

BORNE II
Au milieu des huées, le discours du « compromis » d’un gouvernement en difficulté

Pendant plus d’une heure, le traditionnel discours de politique générale de la première ministre, devant l’Assemblée nationale fraîchement élue, s’est tenu dans des conditions particulières : applaudi par une majorité relative, mais hué à de nombreuses reprises par l’opposition parlementaire, il a cherché à installer un gouvernement déterminé à jouer le « compromis » pour faire passer – on ne sait encore trop comment - son projet de guerre sociale.

Ainsi, la première ministre a commencé son discours en surjouant l’ouverture au "compromis - qui n’est pas se compromettre" pour surmonter la défiance grandissante qui règne contre l’exécutif. Il s’agit de mettre en scène un gouvernement responsable, prêt à faire des concessions à ceux qui voudront bien être ses alliés de circonstance pour les années à venir. En particulier, le discours était sous-tendu par l’objectif de convaincre à droite comme à gauche de la Macronie de la nécessité d’une « union nationale » que tous ont déjà refusé pour faire face à la crise, en citant plusieurs fois la figure de Michel Rocard, LR et le PS étant les plus susceptibles de se ranger derrière la majorité présidentielle.

Dans le même temps, en refusant de se soumettre au traditionnel vote de confiance, le gouvernement a fait un premier test, en poussant l’assemblée à rester pour l’heure de fait "unie" autour du gouvernement, la NUPES portant seule une motion de censure que LR et le RN ont déjà annoncé ne pas soutenir. À la fin de son intervention, aux voix des insoumis qui réclamaient en chœur "un vote", Borne à simplement répondu que "l’heure n’est pas à nous compter, elle est à nous parler".

Derrière des effets d’annonce, le patronat rassuré par un nouveau cadeau de 8 milliards

Pour séduire à sa droite comme à sa gauche, la première ministre a joué sur différents tableaux. Tout en restant très floue, pour répondre à la colère sociale sans diviser le "bloc républicain", elle a donné une place importante aux thématiques du pouvoir d’achat, de l’écologie, de l’égalité des chances ou encore de la santé et de l’enseignement. Sur ce plan, rien de précis n’a cependant été formulé, chaque sujet étant renvoyé au Conseil national de la refondation pour une énième "grande concertation".

Si elle a annoncé "des revalorisations" pour les enseignants, les soignants n’ont pas eu cet honneur puisqu’ils se sont vus renvoyés aux prétendues "augmentations de salaires et moyens inédits" déployés dans le cadre du Ségur de la Santé, dans le plus grand mépris des revendications mises sur le devant de la scène par la crise du Covid et des mobilisations en cours à l’hôpital qui dénoncent ledit Ségur. Dans la même veine, le discours de Borne a martelé l’attachement du gouvernement aux "valeurs républicaines", avant de revenir à de multiples reprises sur "l’urgence climatique". C’est néanmoins au titre de la "souveraineté économique de la nation" face aux conséquences de la guerre qu’a été annoncée non la nationalisation, mais "l’intention de l’État de détenir 100% du capital d’EDF".

En revanche, Borne s’est montrée plus précise sur les gages données au patronat, révélant la véritable nature du projet du second quinquennat Macron. L’une des seules nouvelles mesures confirmées et chiffrées de manière un tant soit peu précise dans l’ensemble du discours n’est autre que la baisse des impôts sur la production et la suppression de la Cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) "dès la loi de finances 2023", soit "8 milliards qui permettront de renforcer la compétitivité de nos entreprises" - entendre "nouveaux cadeaux fiscaux au patronat". Une mesure dont les modalités avaient été remises en question début juin en raison notamment de l’inflation et de la dette, mais qui est confirmée, rassurant le grand patronat comme le note le journal Les Echos : "Le patronat peut donc se rassurer. Le gouvernement n’entend pas dévier de son cap et de son ambition d’améliorer la compétitivité des entreprises, malgré la priorité donnée cette année au pouvoir d’achat et à la protection des Français."

Plus largement, les chantiers anti-sociaux annoncés par Macron ont trouvé leur place attendue dans ce discours : transformation de Pôle Emploi en "France Travail", réforme des retraites "indispensable" pour "travailler progressivement un peu plus longtemps", généralisation du Service national universel (SNU) pour les jeunes, "doublement du temps des forces de l’ordre sur le terrain d’ici 2030"... Sur la question de la police, Borne a précisé que 200 nouvelles brigades de gendarmerie et 11 nouvelles unités de forces mobiles seraient créées. Elle a également annoncé l’ouverture d’une quarantaine d’établissements pénitentiaires pour 15 000 nouvelles places de détenus. Entre exaltation du travail - "la clé de l’émancipation", des entreprises et industries, hommages rendus à la police et à l’armée qui nous défend "au Levant, au Sahel, sur le flanc Est, sur terre, dans les mers, dans les airs et le cyber-espace", le grand patronat était en creux la cible principale de ce discours d’ouverture d’un quinquennat de guerre sociale.

Ainsi, derrière des éléments de langages nouveaux, le gouvernement annonce en réalité un projet qui reste inchangé : celui de faire payer la crise aux travailleurs par tous les moyens. La seule nouvelle donnée, reflétée dans ce discours-catalogue, est la réalité de la répartition des sièges électoraux qui contraint la Macronie a manœuvrer pour mener à bien sa politique. Pourtant, comme l’a déjà prouvé cette séquence à l’assemblée dans laquelle Borne a été ovationnée à plusieurs reprises, ce n’est pas dans l’hémicycle que vont se jouer les affrontements décisifs de la prochaine période, mais bien dans la rue et sur nos lieux de travail, où l’inflation ne pourra être combattue avec des grandes concertations.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Scopelec. Alors que les profits augmentent, un plan massif de licenciement est en cours

Alors que ses profits augmentent, ce mercredi, l’entreprise Scopelec, sous-traitant d’Orange, a annoncé un plan de licenciement de plusieurs centaines de personnes. Ce n’est pas aux travailleurs de payer la crise, revendiquons l’interdiction des licenciements !

Interdiction des licenciement !

Crédit : ALAIN JOCARD / AFP

La société coopérative française d’ingénierie des communications et des réseaux Scopelec, sous-traitant d’orange a annoncé, ce mercredi matin, un plan de licenciement de 500 à 550 salariés selon.

Et pour cause, la rupture du contrat avec Orange, qui représentait 40 % du chiffre d’affaires de cette entreprise, estimé à 475 millions d’euros en 2021

Le plan de licenciement a été présenté le 30 juin au tribunal de commerce de Lyon et doit être validé en septembre. L’entreprise orange doit, quant à elle, confirmer ses engagements à son sous-traitant.

Ces licenciements vont venir s’ajouter aux plus de 1 000 départs (volontaires ou salariés repris par d’autres entreprises du secteur), depuis le début de la crise, fin 2021. Les 3 600 salariés de ce groupe qui souffraient déjà du manque de personnel, vont donc voir leurs conditions de travail encore diminuer.

Ainsi, ce plan de licenciement, bien qu’apparemment justifié par la perte du contrat avec Orange, semble assez paradoxal, en vue des bénéfices, très importants, engrangés par cette entreprise de 3 600 salariés. En effet, le total du bilan a augmenté de 23,22 % entre 2019 et 2020 selon et, si l’on regarde encore plus globalement, le chiffre d’affaires de l’entreprise Scopelec est passé, de 231 millions d’euros, en 2013, à 463 millions d’euros, en 2020.

De plus, ce plan de licenciement rentre dans une politique plus globale, visant à faire payer la crise aux travailleurs, dans le seul but d’augmenter toujours plus les profits de quelques grands patrons.

Ces derniers, licencient, cassent les conditions de travail de leurs salariés, travaillant dans des conditions toujours plus difficiles et précaires, et le cas de Scopelec, n’en est qu’un énième exemple.

De nombreuses grèves ont, récemment, exprimé cette colère contre des conditions de travail toujours plus difficiles et précaires, et des salaires qui n’augmentent pas, contrairement à l’inflation. À l’image de l’appel à la grève nationale des Chronodrives le 9 juillet, ou encore de la grève de Roissy, de la SNCF, du secteur hospitalier, pour ne parler que de cette semaine.

Ce n’est pas aux travailleurs de payer la crise, revendiquons l’interdiction des licenciements, mais aussi l’ouverture des livres de compte, afin que les patrons ne puissent plus mentir sur les raisons les poussant à licencier !

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Grèves autour des salaires : « un niveau de conflictualité jamais atteint »

Face à l’augmentation des prix de l’énergie, du carburant et de l’alimentaire, les grèves pour des augmentations de salaires se multiplient comme une traînée de poudre dans les entreprises. Depuis la rentrée 2021, ces conflits sociaux vont en s’intensifiant, allant jusqu’à toucher des secteurs entiers, comme dans le transport. Au point de devenir un mot d’ordre inter-professionnel ?

 

Au sein de la SNCF, une nouvelle date de mobilisation pour les salaires est posée : ce sera le mercredi 6 juillet, partout en France, annoncent la CGT, Sud Rail et la CFDT. « Confrontés à une inflation croissante et à l’absence d’augmentation générale depuis 2014, les cheminots subissent un recul net et fort de leur pouvoir d’achat », rappellent les organisations syndicales dans leur communiqué commun. Elles demandent des mesures de rattrapage salarial pour absorber l’inflation, un report systématique de la hausse du SMIC sur l’ensemble de la grille, et une augmentation générale des salaires. Une demande de concertation immédiate sur ces questions avait été émise par ces syndicats, aux côtés de l’UNSA. Mais la direction « a refusé de recevoir les OS dans le cadre de cette démarche, en renvoyant les échanges à des réunions bilatérales en cours », selon elles.

Comme à la SNCF, toutes les grèves en cours dans les entreprises autour des salaires mentionnent l’inflation. Celle-ci devrait s’accélérer encore pour atteindre un taux de 6,8% en septembre, selon l’INSEE. L’augmentation des prix du carburant, de l’énergie et des produits de première nécessité devient difficilement soutenable pour des franges entières de travailleurs.

Depuis la rentrée de septembre 2021, des actions se multiplient donc pour dénoncer les salaires qui ne suivent pas. « On a un niveau de conflictualité sur les salaires jamais atteint auparavant » observe Boris Plazzi, secrétaire confédéral CGT. En charge de la question des salaires depuis une dizaine d’années, il assure : « je n’ai jamais vu ça, sur une période aussi longue ».

Ces luttes émergent dans des entreprises avec un fort écho dans leurs secteurs respectifs. Très souvent, la demande d’une augmentation de 300 euros sur le salaire mensuel revient dans les revendications. C’est le cas dans l’aéronautique, avec les deux sites de la commune de Figeac (Lot) : une grève illimitée au sein de Ratier ; et des débrayages réguliers chez Figeac Aéro. Ou encore, dans la commerce : une cinquantaine de grévistes ont débrayé au Chronodrive de Basso Cambo à Toulouse le 25 juin, revendiquant des augmentations salariales pour les travailleurs souvent jeunes et précaires de ce secteur. Un appel national a été lancé aux autres Chronodrive pour une nouvelle journée de grève le 9 juillet.

 

Vers des grèves pour les salaires sectorielles ? 

 

SNCF, commerces, chimie, métallurgie, aéronautique, agro-alimentaire, territoriaux… Une multitude de secteurs sont donc concernés par ces grèves autour des salaires depuis la fin 2021. Quelques évolutions sont à noter, pour comprendre la séquence actuelle de ce printemps 2022. D’abord, « les revendications ne sont plus forcément catégorielles. Il y a l’idée qu’il faut augmenter les salaires de tout le monde, de l’ouvrier au cadre en passant par le technicien. Et ça, c’est de plus en plus fort depuis septembre », analyse Boris Plazzi, à partir des recensements effectués par la coordination des luttes de la CGT.

Ensuite, les grèves sortent parfois des enceintes des entreprises pour s’ancrer dans des secteurs entiers. « C’est un phénomène un peu nouveau, mais encore assez marginal », temporise Boris Plazzi. « Faire converger des luttes au sein des filières, cela demande du temps », ajoute-t-il. Certains exemples récents témoignent de cette tendance, même timide.

Dans l’énergie, par exemple. D’abord, il y a eu cette grève chez Total le 24 juin, inédite parce qu’elle regroupait tous les syndicats CGT de toutes les filiales françaises de la multinationale. « En 20 ans je n’avais jamais vu ça. Nous voulons envoyer un signal fort dans les filiales et même au-delà : dans la sous-traitance », assurait Benjamin Tange, délégué syndical central CGT à la Raffinerie des Flandres, à Rapports de Force. À partir de ce mardi 28 juin, la Fédération des mines et de l’énergie (FNME) CGT lance une nouvelle journée de grève dans l’ensemble du secteur, à peine un mois après une première mobilisation unitaire.

 

L’aérien, exemple symptomatique

 

Dans les transports, également, cette tendance à une lutte sectorielle pour les salaires est claire. Ce lundi 27 juin, les routiers ont fait parler d’eux, dans une grève portée par une intersyndicale (FO, CGT, CFDT, CFTC et CGC). « L’ensemble de la branche transport et logistique est smicardisée, ça ne peut pas continuer comme ça » martelait Patrice Clos, de FO Transport, à nos confrères de France Info.

L’aérien, enfin, est peut-être l’exemple le plus symptomatique. RyanAir, EasyJet, et d’autres compagnies low cost sont parcourues par des grèves autour des salaires (et d’autres problématiques comme le manque de personnel) dans plusieurs pays d’Europe, dont la France. À l’aéroport de Roissy, après une grève le 9 juin, les syndicats annoncent une nouvelle journée de mobilisation le 1er juillet. Toujours autour d’une hausse de 300 euros des salaires, et toujours en intersyndicale. « Chez Roissy, les salariés des entreprises sous-traitantes sont très nombreux à se mettre en grève aux côtés des salariés des donneurs d’ordre. C’est intéressant et nouveau », insiste Boris Plazzi.

 

135 branches non-conformes au SMIC

 

L’aérien, les transports, mais aussi les commerces, sont des secteurs « où les minimas de branche sont sous le SMIC. Donc ce n’est pas par hasard que ces grèves se multiplient », décrypte Luc Mathieu, secrétaire national de la CFDT.

Prenons le cas des routiers : les négociations annuelles obligatoires (NAO) d’octobre 2021 avaient débouché sur une revalorisation des grilles salariales de 6 %. Or, les revalorisations successives du SMIC indexé sur l’inflation – quatre fois entre 2021 et 2022 -, ont, depuis, fait passer les minima en dessous de celui-ci.

À ce jour, la CFDT recense 135 branches non-conformes au SMIC. « C’est particulièrement élevé », commente Luc Mathieu. Parmi les accords de branche étudiés par son syndicat, « seulement une trentaine contiennent des clauses de revoyure ». Ce qui repousse donc, pour tous les autres, d’éventuelles augmentations aux prochaines NAO.

Le gouvernement a présenté les contours d’un projet de loi sur le pouvoir d’achat. Les organisations syndicales ont reçu les documents vendredi dernier, et sont en train de les étudier de près. « Ces mesures vont dans le bon sens. La question c’est : est-ce que le curseur est au bon niveau ? Est-ce que ce sera suffisant ? » juge avec prudence Luc Mathieu. Le gouvernement recense, lui, 120 branches avec des non-conformités au SMIC. Parmi les mesures annoncées, l’article 5 présente « la fusion administrative des branches » comme une réponse à étudier face à ce problème. Le texte sera présenté en Conseil des ministres le 6 juillet.

 

Une rentrée sous le signe de la conflictualité

 

Au vu de la conjoncture socio-économique, « la situation va être de plus en plus conflictuelle dans les entreprises », prédit Luc Mathieu. D’autres secteurs, plus propices à se faire entendre à la rentrée que durant l’été, pourraient se mettre en mouvement en septembre.

De quoi faire monter en puissance les journées interprofessionnelles ? Pas si certain. « Là où ça se mobilise vraiment, c’est dans les entreprises. Très proche des travailleurs, très concret. Je ne pense pas que ces grèves porteront davantage des journées interprofessionnelles un peu fourre-tout », juge Luc Mathieu.

« À la rentrée, on va essayer de planter un grand mouvement de mobilisation, en intersyndicale, pour faire converger les luttes actuelles et celles à venir autour des salaires » défend de son côté Boris Plazzi. Le tout en continuant de structurer les grèves à la base, au sein même des entreprises. Car lui aussi estime qu’il faut « partir des préoccupations quotidiennes des salariés, si on veut construire un mouvement profond et ancré dans le pays ».

Publié par rapportsdeforce.fr

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
La boussole n’est pas cassée, le cap reste le même

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Une salariée meurt au travail à l’aéroport de Roissy : les politiques patronales tuent !

Lundi 4 juillet dernier, une salariée chargée du nettoyage des cabines est décédée à l’aéroport Roissy Charles de Gaulle, percutée par un poids lourd. Une énième mort au travail, alors que la France continue d’être championne d’Europe en la matière.

Hommage et colère

Crédits photo : JOËL SAGET / AFP

Pour soutenir financièrement la famille de la salariée décédée, n’hésitez pas à donner à la cagnotte de solidarité organisée par les salariés.

Le travail tue toujours en France : ce lundi 4 juillet, une femme de 55 ans, employée par la société de nettoyage des cabines d’avions Ladybird, est morte à l’aéroport Roissy Charles de Gaulle, percutée par un poids lourd chargé du transport des personnes à mobilité réduite sur la plateforme aéroportuaire. Selon la page twitter « Accident du travail – silence des ouvriers qui meurent », c’est la 170ème mort au travail recensée en 2022, un chiffre sous-estimé par le manque d’information à ce sujet. Rappelons qu’en 2019, ce sont 1200 personnes qui sont mortes au travail sur l’année, d’après des chiffres de l’assurance maladie. Sans compter les accidents de la route sur les trajets domicile-travail, ce chiffre s’élevait à 981. La France, « championne » européenne en la matière, a encore vu, lundi, une travailleuse tuée sur son lieu de travail.

Ce qui interroge, dans ce cas dramatique, ce sont les conditions dans lesquelles ce drame a eu lieu. En effet, en 2014 un reportage de Spécial Investigation, intitulé « Permis : l’Etat hors la loi », décrivait de graves manquements des entreprises de Roissy concernant les permis de conduire des chauffeurs poids lourd, qui n’avaient alors pas, pour une grande partie d’entre eux, les permis adéquats. Il y a sept ans, les journalistes avaient mis en lumières que de nombreux salariés d’entreprises de l’aéroport, notamment Servair et Base Handling, entreprises spécialisées dans les services auxiliaires des transports aériens, conduisaient des poids lourds sans permis poids lourd (permis C).

La situation ne concernait pas que les entreprises de transports de marchandises, mais aussi des entreprises de transport de personnes. SAMSIC A.P.M.R., impliquée dans l’accident de lundi, était alors mis en cause pour employer des chauffeurs n’ayant pas le bon permis, se contentant de délivrer des « autorisation de conduite » permettant de circuler dans l’aéroport. Un conducteur interrogé alors mettait en garde : «  tout le monde est au courant [de l’absence de permis adéquats], tout le monde laisse faire, personne dit rien, jusqu’au jour où il va y avoir un mort  ». Toujours selon Spécial Investigation, la gendarmerie et le préfet avouaient être au courant de la situation, qu’ils jugeaient alors légale. Depuis, un syndicaliste, l’union locale CGT a envoyé de nombreux courriers à la sous-préfecture de l’aéroport, restés sans réponses.

Pour savoir si cette situation avait perduré, nous avons tenté de joindre le siège de la société mère SAMSIC, ainsi que la société SAMSIC A.P.M.R. de Roissy, mais aucune n’a voulu répondre à nos questions.

Ce qui est certain en revanche, c’est la dangerosité des conditions de travail sur l’aéroport comme nous l’a expliqué un syndicaliste de l’union locale CGT : «  l’activité qu’il y a autour d’un avion est concentrée dans le temps et l’espace et ça renforce le caractère dangereux : entre celui qui fait le ménage, ceux qui ramènent les plateaux repas, ceux qui chargent l’avion, ceux qui ramènent les bagages, celui qui décharge le fret, les avitailleurs qui font le plein, etc. Il y a une activité intense dans une période très courte : dès que l’avion arrive tout le monde vient autour de l’avion comme des fourmis. C’est un endroit dangereux  » conclue-t-il. La dangerosité du travail autour des avions est d’autant plus renforcée que de nombreux véhicules seraient considérés par les entreprises et la préfecture comme des « engins » une catégorie réservée habituellement aux engins de chantier (grues, pelleteuses, etc.), une catégorie qui permet de ne pas faire de contrôles techniques tous les ans, comme cela doit être fait pour un poids lourd normal.

Le drame de lundi nous rappelle cruellement qu’en France, le travail tue. Sans grande surprise, ni Samsic, ni Aéroport de Paris, donneur d’ordre principal de Roissy, ne se sont émus de ce tragique accident.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Carrefour Alma à Rennes : les salariés en grève contre deux nouveaux licenciements

A Carrefour Alma à Rennes, la nouvelle direction poursuit sa politique offensive contre les salariés de l’entreprise avec quatre licenciements en deux mois. Elle souhaite faire des économies sur les salaires après le passage en location gérance du magasin. Face à cette politique, les salariés se mobilisent.

Contre les licenciements

Crédits photo : AFP

Des salariés mobilisés contre des licenciements

Jeudi 30 juin, à 11h30, quelques dizaines de salariés et soutiens sont rassemblés à l’appel de la CGT et entonnent des slogans tels que « patrons voyous ». Ils débrayent en soutien à Xavier et Romain, deux de leurs collègues licenciés et contre la mise à pied de 3 jours de Jérémy. Ces licenciements interviennent après ceux de Camille et Carole, deux salariées du drive licenciées fin avril, ce qui fait 4 licenciements en deux mois dont 3 au drive.

Romain et Jérémy, les deux salariés du drive licenciés et mis à pied, sont accusés d’avoir organisé un brief dans le service drive alors qu’ils n’en ont pas l’autorisation. Ce brief était pourtant une initiative visant à faire une mise au point avec l’agente de maîtrise du service drive qui aurait insulté des employés et qui avait prononcé des propos racistes envers une des salariées licenciées fin avril. Quant à Xavier, la direction utilise pour le licencier des retards, liés à des problèmes de santé.

Une direction qui sème la peur pour faire des économies sur les salaires

Si les salariés subissent aujourd’hui une vague de licenciement, c’est à cause du changement de direction et du passage en location gérance - la gestion par une autre entreprise du fonds de commerce contre une redevance - du magasin le 1er mars dernier. En effet, la nouvelle direction cherche à se séparer d’un maximum de contrats signés avant le 1er mars car ils sont encore soumis aux accords d’entreprise Carrefour.

Ainsi, la direction n’hésite pas à licencier ceux qui subissent le comportement de la manager et dénoncent le racisme. Celle-ci fait régner la peur dans le magasin contre ceux qui oseraient critiquer la hiérarchie. Derrière cette attaque s’exprime la volonté d’utiliser chaque écart, même minimes, pour se détacher des salariés avec de l’ancienneté. La nouvelle direction veut instaurer la peur dans le magasin et souhaite empêcher la mobilisation des travailleurs.

Aussi, beaucoup de salariés ne se sont pas mis en grève ce jour-là tout en soutenant la mobilisation de leurs collègues, par peur des représailles en cas de présence au rassemblement.

Face aux licenciements seule la mobilisation des travailleurs paye

La direction de Carrefour Alma licencie dans une période compliquée pour l’ensemble des travailleurs avec l’augmentation générale du coût de la vie. C’est un mépris immense pour des personnes qui ont travaillé pendant plusieurs années pour l’enseigne et qui vont se retrouver dans une situation de grande précarité.

Après avoir fait tourner le pays ces dernières années en période de pandémie, les travailleurs de Carrefour et de la grande distribution en général, ont mis en péril leur santé et subissent aujourd’hui la précarité. Malgré les immenses profits engendrés par le patronat du secteur pendant la crise les salaires n’augmentent pas. Pire encore, ces licenciements à Carrefour Alma montrent qu’ils cherchent à faire encore plus d’économies sur le dos des travailleurs alors que le groupe a fait plus d’un milliard de profit sur l’année 2021.

Dans le même temps, on voit l’apparition de grèves et de mobilisations dans des secteurs qui se mobilisent peu habituellement. C’est le cas de la grande distribution, marquée par des grèves souvent inédites sur la question des salaires comme à Décathlon, Leroy Merlin, Monoprix ou encore à Chronodrive. Ces mobilisations sont nombreuses mais parsemées. Seule une mobilisation commune de tous les magasins permettrait de faire plier les patrons, c’est cela qu’il faut construire.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

SOURCE : Le Midi Libre

François Braun, en charge de la mission flash sur les urgences est nommé ministre de la Santé ce lundi 4 juillet 2022. Une nomination qui met en colère une partie du secteur médical français. 

Il n'arrive pas de nulle part. François Braun est nommé ministre de la Santé par la Première ministre Elisabeth Borne ce lundi. La mission "flash" sur les urgences lui a été confiée. Elle avait pour but de recenser les différents problèmes du système de santé à l'approche de la saison estivale, et de proposer des solutions. 

Mais cette nomination fait jaser une partie des soignants. À commencer par Christophe Prudhomme, urgentiste, porte-parole de l’Association des médecins urgentistes de France et membre du parlement de l'Union Populaire. Interrogé par France Info, il estime que nommer François Braun au ministère de la Santé constitue "une véritable provocation."

"Un véritable problème politique"

Ce sont justement les propositions faites suite à la mission flash qui semblent poser problème. Ces dernières seraient "catastrophiques" et en "rupture" avec le "service public."

Pour Christophe Prudhomme, fermer les urgences la nuit, n'est pas une solution même à court terme. De même, appeler le 15 pour être admis à l'hôpital pourrait constituer un nouvel engorgement pour le numéro des urgences, explique-t-il à France Info

Il va y avoir une révolte dans le monde de la santé et dans la population

"Monsieur Braun n'est pas quelqu'un de responsable, de raisonnable", affirme l'urgentiste qui dénonce un médecin "qui a choisi les enjeux de pouvoir et l'accompagnement d'une politique de dégradation du service public." Et d'ajouter : "Il y a un véritable problème politique aujourd'hui et je pense qu'il va y avoir une révolte dans le monde de la santé et dans la population face à la politique inquiétante préconisée par Monsieur Braun."

D'autres professions voient en revanche d'un œil plus neutre la nomination de François Braun. C'est le cas du syndicat des Chirurgiens-Dentistes de France qui " félicitent, le docteur François Braun, pour sa nomination au poste de ministre de la Santé et de la Prévention". Ces derniers lui enjoignent d'engager "les réformes permettant de gagner du temps médical et désengorger les files d’attente."

Publié par FSC

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