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Syndicat CGT Unilever HPCI France

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Scandaleux : le gouvernement vole 8 millions d’euros au budget de l’aide alimentaire

L’Humanité, 4 novembre 2020

 

Frappés par la crise du Covid, de plus en plus de citoyens ont faim. Mais le gouvernement a pourtant décidé de faire baisser de 11% l’enveloppe dédiée au combat contre la faim.

 

Le Covid-19 et le confinement ont fait exploser la pauvreté. Qu’à cela ne tienne : la Macronie a voté lundi soir une baisse de 11 % du budget de l’aide alimentaire. En pleine épidémie, alors même que de plus en plus de citoyens ont faim. « Le crédit passe de 72 millions en 2020 à 64 millions en 2021. C’est ahurissant, scandaleux, irrespectueux et irresponsable », s’indigne Valérie Rabault. Jeudi dernier, la présidente du groupe PS à l’Assemblée avait pourtant appelé les députés LaREM à « tenir tête » au gouvernement.

« Ils avaient le temps d’y réfléchir, et ils ont quand même voté cette baisse. Quel mépris pour les associations, les personnes aidées et les bénévoles ! » s’étouffe l’élue. « Les études et témoignages des associations de solidarité donnent le tournis : le Secours populaire français (SPF) a assuré en urgence l’alimentation de 1,3 million de personnes pendant le confinement, venues parfois après plusieurs jours de jeûne ! » s’alarme aussi la députée Karine Lebon, qui siège avec les communistes dans le groupe GDR.

 

« D’une situation critique à une situation catastrophique »

 

Le SPF indique en outre que 45 % des personnes aidées cette année étaient jusque-là inconnues de l’association. La Macronie, de son côté, nie la baisse et estime qu’elle est liée à une hausse exceptionnelle du budget l’an dernier – comme si le Covid était désormais parti – et renvoie à de futurs budgets rectificatifs. « De fait, une baisse a été votée et LaREM s’enferme dans une forme de techno-étude bien-pensante qui nous mène droit dans le mur », tance Valérie Rabault. Au même moment, l’Union européenne (UE) faisait remonter le montant de son enveloppe destinée aux denrées pour l’aide alimentaire à 870 millions d’euros pour 2021-2027, renouant avec le niveau d’avant 2014. « Des centaines de milliers de personnes sont passées d’une situation critique à une situation catastrophique », alertent le SPF, les Restos du cœur, la Croix-Rouge et la Fédération des banques alimentaires, qui saluent la décision de l’UE.

 

Par Aurélien Soucheyre

 

Publié par anti-K

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Mon cher Ministre de la Santé d'Emmanuel Macron et praticien hospitalier avant de l'être. Je viens de recevoir ci-dessous, ce jour mardi 3 novembre 2020, ce courrier émanant de votre ministère. S'il fallait au moins une preuve de l'incurie de la politique conduite par le pouvoir actuel, particulièrement dans le domaine de la Santé en cette période de pandémie plus qu'aigüe, la voilà.

Lettre à monsieur Olivier Véran qu'il ne lira jamais

Vous m'informez que les résultats de mes récentes analyses de biologie médicale (examen biologique) révèlent que je suis "porteur du coronavirus SARS-CoV-2 (Covid-19)". Par chance, je ne suis pas rendu outre-tombe, sinon, votre courrier ne me serait parvenu peut-être que par la voie du saint-esprit. En effet, ledit courrier me parvient 20 jours après ma positivité au coronavirus.

Les faits:

Mercredi 14 octobre au soir, mon médecin traitant me diagnostique des symptômes du coronavirus. Me prescrivant des médicaments, notamment des antibiotiques, il m'enjoint de me faire tester en toute urgence au centre de dépistage de la covid-19, sis 10 avenue du président Roosevelt à Mantes-la-Jolie. Ce centre avait été inauguré avec force tambours et trompettes par vous-même et monsieur le Maire, par ailleurs Président du conseil de surveillance de l'hôpital public de cette ville. L'examen  s'est effectué le jeudi 15 octobre au matin et la presse régionale informait que les résultats seraient transmis aux intéressés sous 24 heures.

Or vendredi soir 16 octobre, n'ayant toujours rien réceptionné, j'ai contacté mon médecin traitant. Celui prétendit que ledit centre de dépistage manquait de réactifs. Pour autant, j'étais confiné chez moi dans le logement que je partage avec mon épouse. Enfin, mardi 20 octobre en soirée, un mail m'indiquait ma positivité au coronavirus.Heureux celui qui a internet!

J'ai alors pris contact téléphoniquement avec mon médecin traitant. Celui-ci me prescrivait de suivre son traitement et le dépistage de mon épouse. Un courrier allait me parvenir de la part des professionnels de l'Assurance Maladie, lesquels se chargeraient d'appeler toute personne avec qui je fus en contact rapproché pour leur donner des recommandations. A ce jour, 3 novembre 2020, hormis la lettre émanant de votre ministère, je n'ai pas encore reçu ledit courrier. Entretemps, par chance une fois encore, mon épouse a été testée négatif au coronavirus, même si les résultats du centre de dépistage nous sont parvenus avec un certain retard. Tests négatifs pour ma fille et son fils venus chez moi avant mon dépistage.

Ouf, pas de contamination dans mon proche entourage. Mais pas de votre fait. Les lignes ci-avant démontrent la faillite notoire de la lutte contre la pandémie que vous dirigez depuis votre ministère. Quant au Conseil de défense, présidé par celui vous ayant adoubé à ce poste, cette stratégie soi-disant militaire contre le coronavirus!

Depuis, je consulte mon médecin traitant, accablé parfois par des espaces de vertige et de grande fatigue même si la covid-19 est de l'histoire ancienne sur ma petite personne. Vous l'avez compris, mon cher Ministre de la Santé d'Emmanuel Macron, je n'appartiens pas aux hors-sol de ce pays et ne suis qu'un retraité de la SNCF.

Permettez-moi alors de ne pas vous saluer Monsieur le Ministre de la Santé du pouvoir actuel.

Sachez toutefois que, lors du deuxième tour de l'élection présidentielle, je me félicite de n'avoir pas voté pour votre candidat, ni d'ailleurs pour la fille héritière des idées de son père.

A Mantes-la-Jolie, le 3 novembre 2020:

Roger Colombier

 

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Qu'est-ce qui est essentiel dans la vie d'un être humain? Telle est la question, comme dirait Shakespeare qui n'est pas une marque de lessive sur le e-commerce

En tout cas, question commerce essentiel, le gouvernement d'un ex-banquier d'affaires va pondre un décret en ce sens ce mardi 3 novembre 2020. Quant aux municipalités, avec leurs arrêtés ouvrant le petit commerce de proximité malgré l'interdit gouvernemental, combien d'entre elles ont signé pour des implantations de grandes surfaces commerciales dans leurs communes ou agglomérations de communes, tout en accordant de bosser plus de dimanches que la loi le permet ?

 

Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois, dit un vieux proverbe. Mais cela est hélas de tous les temps.

A Villeneuve d'Ascq (59), pas de gel hydroalcoolique pour mes deux petites-filles, respectivement en maternelle et en CP. La directrice de l'école a puisé dans les fonds de la coopérative scolaire pour en acheter. C'est à dire que les parents payent ainsi un produit de première nécessité essentiel dans le protocole sanitaire scolaire dit "renforcé". Quant au masque, au moins deux par jour dès le CP, toujours pris dans la poche des parents.

Un autre de mes petits-enfants, né en Normandie dans le 27, a voulu s'initier à une activité sportive les mercredis. Ses parents ont dû acquitter une licence. Mais avec le confinement, plus d'activité sportive pour les clubs amateurs et aucun remboursement de la licence. Heureusement, à 6 ans, mon petit-fils ne regarde pas Bfmtv et tutti quanti. Sinon, c'était la cata pour éveiller son jeune esprit.

Les grandes surfaces commerciales, qui inondent de pub les boites à lettres, vont faire du profit durant ce confinement bis. Elles en ont fait déjà lors du premier confinement. Mais qu'en sera-t-il de leurs salariés préposés à des rayons de commerce non essentiel?

Amazon, en revanche, poursuit son petit bonhomme de chemin dans le commerce libre et non faussé cher au capitalisme. Ce e-commerce vend tout et rien en ligne. Sans payer un fifrelin d'impôt ou presque pas en France, patrie de la Liberté, de l'Egalité et de la Fraternité. Même du papier-q est à vendre, dit sa pub en ligne, "un vaste choix à sa boutique épicerie". C'est dire.

 

Dites, amis et camarades qui me lisez, stop ou encore ?

 

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Le premier confinement a-t-il ralenti l’épidémie? «Ce n'est pas vrai», selon un anesthésiste-réanimateur marseillais

«Quelque chose ne va pas dans la politique sanitaire actuelle.» Un collectif «Réinfo Covid» regroupant des médecins, scientifiques, ainsi que de simples citoyens prend position dans le traitement de la pandémie. Un de ses membres, un anesthésiste-réanimateur de Marseille, explique à Sputnik son opposition au nouveau confinement en France.

Admettant que la politique face à la progression de la pandémie du Covid-19 «ne suffit pas, […] ne suffit plus», Emmanuel Macron a reconfiné la France. Un choix que tout le monde n’approuve pas. Parmi les détracteurs de la décision présidentielle, le collectif «Réinfo Covid», un groupe citoyen «de résistance» au traitement gouvernemental de la pandémie en France. Il réunit des médecins, soignants, chercheurs, scientifiques, juristes, administratifs, chefs d'entreprise, graphistes, artistes, citoyens, directeurs d'établissement, parents d'élèves, geek, etc.

Louis Fouché, médecin anesthésiste-réanimateur à l’AP-HM Hôpital de la Conception à Marseille et un des militants actifs du collectif, évoque dans un entretien à Sputnik «un tissu de manipulations» dans les annonces présidentielles.

«On dit que l’hôpital et la réanimation sont sous tension. C’est vrai. Mais cela arrive chaque année. Oui, on est en tension parce qu’on est dans le système de la tarification à l’acte. On fonctionne à flux tendus dans une idéologie néolibérale mondialiste depuis 15 ans», avance-t-il.

La diminution en 15 ans de «69.000 lits dans la sphère d’hospitalisation» et la baisse de lits de réanimation («sauf les deux dernières années»), ainsi que la réduction du nombre de soignants et d’aides-soignants restent, pour l’activiste, les causes principales de ces tensions.

«Mais on explique aux Français que c’est leur faute», s’insurge le Dr Fouché.

Face au discours présidentiel, l’anesthésiste juge exagérée la «façon violente et brutale d’agresser les Français», de les culpabiliser et le soupçonne d’apporter des réponses «à côté de la plaque».

 

L’efficacité du confinement vue depuis la réanimation

Louis Fouché estime que le confinement du printemps 2020 a été «extrêmement délétère» et que les bénéfices qu’il était supposé apporter –«diminuer le R0 (le nombre moyen de personnes qu’une personne contagieuse peut infecter) et réduire les tensions sur la reanimation»– n’étaient pas avérés.

 

«Le premier confinement est survenu au moment du pic. De toute manière, ça allait décroître. On a dit que c’était grâce au confinement que l’épidémie avait ralenti. Ce n'est pas vrai», insiste-t-il.

Le médecin marseillais souligne également «les effets secondaires extrêmement délétères» du confinement, avec son lot d’infarctus chez des gens «qui n’osaient pas appeler le SAMU à cause du Covid», de cancers et de leucémies «avec un retard de diagnostic majeur». Il pointe également du doigt une incidence néfaste de l’isolement sur la santé psychologique. «Surprise! L’humain a besoin de liens! Il a besoin d’amour, il a besoin de se toucher!» ironise le docteur, mentionnant «des épisodes dépressifs majeurs et des vagues de suicides» qu’il a observés au sein de son service.

 

Distinguer le vrai du faux

 

Face aux nuisances «non mesurées, mais évidentes» du premier confinement dans les champs médical, social et économique, le médecin-réanimateur critique «le confinement préventif» et souligne l’existence de nombreuses «armes thérapeutiques» à disposition pour freiner la propagation du virus.

 

Dans son discours, Emmanuel Macron a donné des objectifs précis à atteindre pour «ralentir significativement le rythme des entrées à l’hôpital»: réduire les contaminations «de 40.000 par jour à 5.000».

«Aucun des chiffres qu’il a donnés n’est réaliste, ni réel. Il ne correspond pas à quoi que ce soit, il ne provient ni du Conseil scientifique, ni d’aucune étude scientifique», martèle Louis Fouché.

C’est surtout la prédiction du Président des «400.000 morts supplémentaires à déplorer» consécutives à l’éventuel «tri entre les patients à l’hôpital» si le virus n’est pas stoppé que le jeune médecin critique, amusé.

«On a eu 35.000 morts sur la première vague. Et encore, on ne sait pas s’ils étaient tous dues au Covid. C’était les morts ‘avec le Covid’. Dont 10.000 morts en Ehpad que l’on n’a même pas testés», précise le médecin.

Il déplore le fait «que l’on n’arrête pas de faire peur aux gens» sur les statistiques d’une surmortalité liée au virus, pourtant «non avérée» en 2020.

Louis Fouché propose, par ailleurs, «de mettre de la sémantique sur le chiffre de 5.000 cas» avancé par le Président et rappelle la notion du «Ct» ou «Cycle Threshold», nombre de cycles d’amplification qui permet de déclarer que l’échantillon est positif au SARS-CoV-2.

 

«Si vous avez le PCR qui démarre à 32-34 Ct, cela veut dire qu’il en a très peu [de virus, ndlr] dans le prélèvement initial. Il faut attendre beaucoup de cycles de rétrotranscriptase pour que cela se mette en route. Il se peut qu’il n’y ait même pas de virus. Et surtout, vous n’êtes même pas virifère, vous n’êtes pas contaminant», conclut le médecin.

Et de rappeler que d’une ville à une autre, les laboratoires «ne sont pas unifiés» sur le seuil du «résultat positif».

 

Publié par fr.sputniknews.com

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Censure de la lettre de Jaurès :

 

la liberté d’expression selon

 

Blanquer

 

Alors qu’il rend copie blanche sur les moyens donnés aux établissements scolaire pour mettre en place un minimum de gestes barrières, le gouvernement n’en finit pas d’instrumentaliser l’assassinat de Samuel Paty. Il a cette fois-ci pris la plume pour proposer une nouvelle version de la lettre de Jaurès, lue ce matin dans l’ensemble des établissements scolaires français, en censurant quelques passages qui contredisent son idéologie : drôle et révoltante façon de défendre la liberté d’expression.

 

Hommage à Samuel Paty

Crédit photo : LUDOVIC MARIN / AFP

Une rentrée mal organisée mais bien instrumentalisée

 
Incapable d’organiser correctement une rentrée, le gouvernement a tout de même décidé de la maintenir faisant la sourde oreille
aux revendications d’enseignant-e-s qui appelaient un report dans le contexte de seconde vague du virus. Et comme si ce n’était pas suffisant, le ministère de l’éducation a décidé de modifier au dernier moment le programme de ce premier jour de classe devant rendre hommage à Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie assassiné le 16 octobre dernier à Conflans-Sainte-Honorine. Sous couvert du plan Vigipirate renforcé, le gouvernement annonçait par mail le vendredi 30 octobre, soit trois jours avant la rentrée, que celle-ci se ferait à 8h, non plus à 10h, supprimant par là le temps de réflexion laissé aux enseignant-e-s pour organiser cette matinée d’hommage. Et comme un nouvel exemple du tour de force que tente d’exercer le gouvernement, il a fait parvenir aux établissements scolaires un protocole disciplinaire d’organisation, réduisant aux silence l’ensemble des professeur-e-s.
 
Mais comme si cela ne suffisait toujours pas, à ce volet oppressif s’ajoute une énième instrumentalisation par le gouvernement de l’assassinat de Samuel Paty. D’après le programme dicté par le gouvernement, la minute de silence devait suivre la lecture de « la Lettre aux instituteurs et institutrices » de Jean Jaurès du 15 janvier 1888. Or, bien assis derrière son pupitre à Matignon, le ministère de l’éducation a pris la plume pour proposer une nouvelle version de la lettre : une version qui tronque et censure les passages critiques à l’encontre du système éducatif, et que le gouvernement a sans doute jugé trop incisif envers sa propre politique actuelle. Défendre la liberté d’expression par la censure, on ne s’étonne plus des contradictions à l’œuvre !

 

Défendre la liberté d’expression par la censure : énième contradiction, énième instrumentalisation du gouvernement

 
Muni d’une gomme et d’un crayon, le ministère de l’éducation réécrit et diffuse sa version de la lettre de Jaurès qui, épurée de toutes disgrâces pour sa politique, censure toute critique.
Deux versions avaient été mises en ligne par le ministère ; une version courte, pour les plus petits, et une version longue. Or même dans cette dernière, la lettre est tronquée par rapport à l’original. Les passages ne répondant pas à l’appel, et non des moindres : c’est précisément par ces lignes ainsi supprimées que Jaurès venait critiquer le système éducatif français. « Déplorable » selon ses mots, ce système d’une part n’offre aucune autonomie aux enseignant-e-s et d’autre part, met en place une surévaluation des élèves.
 
« Qu’importent vraiment à côté de cela quelques fautes d’orthographe de plus ou de moins, ou quelques erreurs de système métrique ? Ce sont des vétilles dont vos programmes, qui manquent absolument de proportion, font l’essentiel. J’en veux mortellement à ce certificat d’études primaires qui exagère encore ce vice secret des programmes. Quel système déplorable nous avons en France avec ces examens à tous les degrés qui suppriment l’initiative du maître et aussi la bonne foi de l’enseignement, en sacrifiant la réalité à l’apparence ! Mon inspection serait bientôt faite dans une école. Je ferais lire les écoliers, et c’est là-dessus seulement que je jugerais le maître. »
 
Les critiques n’ont pas tardé à fuser sur les réseaux. Dès le 30 octobre, le
syndicat SUD éducation alertait sur cette falsification du gouvernement, dénonçant le « caviardage de la Lettre ainsi que l’absence dans le dossier pédagogique de la dimension politique de Jaurès » ainsi expression « d’une volonté politique de récupération de la part de Blanquer ».
 
Fustigé de cette œuvre de propagande par un auditeur ce matin à la radio, Blanquer répondait au micro de
FranceInfo en arguant que ces paragraphes n’ont rien de « tabous » et que toutes ces contestations relèvent « un peu du complotisme ». Censuré ce passage n’est en effet, selon Blanquer, qu’une « suggestion pédagogique pour aller aux choses qui ne sont pas anachroniques ». Même discours du côté du ministère qui affirmait que ce passage était de toute façon « très daté ». Un argument que balaye Jérôme Pellissier, écrivain et animateur du site Jaurès.eu interviewé par Libération : « Il fallait dans ce cas couper les parties anachroniques sur les enfants des campagnes qui reviennent après les récoltes ».
Mais qui plus ce passage est-il réellement anachronique ? pas vraiment. Un parallèle peut rapidement être tracé entre les critiques de Jaurès prononcées en 1888 et la réforme de Blanquer. Une réforme marquée de fait par une politique d’évaluation permanente, comme le souligne
SUD éducation, et d’autre part, par des programmes jugés trop lourds imposés aux enseignant-e-s comme aux élèves, ne leur laissant que peu de marges de manœuvre.
 
En outre, autour de cette lettre, les exemples ne manquent pas pour illustrer l’exercice répressif et arbitraire du gouvernement ; déjà dans son discours à la Sorbonne du 21 octobre, Macron glissait le
mot « fermeté » à la place de « fierté » et dans un message du 31 octobre adressé à l’ensemble du corps enseignant, Blanquer mentionnait la « Lettre aux instituteurs », omettant par-là 80% des personnels de l’éducation nationale. Substitution volontaire ou lapsus révélateurs, le message n’a néanmoins pas manqué d’être reçu par les professeurs, syndicats et mêmes élèves. Des professeur-e-s ont ainsi appelé à ne pas lire la version censurée du gouvernement mais la lettre originale et dans son intégralité.

 

 
Alors qu’il a fait de la défense de la liberté d’expression son cheval de bataille pour lutter contre ce qu’il nomme le « séparatisme » et pour renforcer ces mesures répressives, le gouvernement ne peut s’empêcher de trouver un énième moyen de propagande. Transparait en effet explicitement par cette version censurée de la lettre de Jaurès une énième instrumentalisation de l’assassinat de Samuel Paty et une nouvelle tentative pour imposer le silence aux critiques.
 

Contre un gouvernement qui impose une nouvelle fois le silence, les enseignant-e-s et les élèves prennent la parole

 
Mais, alors que l’assassinat de Samuel Paty est instrumentalisé par le gouvernement pour servir sa politique répressive et islamophobe, elle vient aussi raviver les plaies d’un secteur en crise qui ne cicatrise pas, fautes de moyens et de réponses de la classe dirigeante. C’est ainsi que, contre une éducation formatée et instrumentalisée, contre un gouvernement qui méprise la santé mentale et physique le personnel du corps enseignant et des élèves,
le #GreveGenerale et le #BlanquerDemission fleurissent depuis quelques jours sur les réseaux sociaux. Des appels à l’action et des mobilisations dans les lycées, comme à Saint-Denis où un blocus s’est organisé aujourd’hui au lycée Paul Eluard qui traduisent un ras-le-bol de cette jonction entre gestion catastrophique de la crise sanitaire et instrumentalisation de l’hommage à Samuel Paty par le gouvernement, et qui s’ajoute au mépris permanent du gouvernement durant ces dernières années pour ce secteur. Ces enseignant-e-s et ces élèves appellent donc à faire bloc contre ce modèle d’une éducation dite « républicaine » que tente d’imposer à tout prix le gouvernement en faisant taire toute idée qui contredirait son idéologie.

 

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#TuNesPasSeule. Les salariées

 

de Chronodrive s’organisent

 

face au sexisme et appellent à

 

témoigner !

 

Dans plusieurs entreprises, les femmes sont en train de relever la tête pour dénoncer leurs conditions de travail et les violences sexistes et sexuelles qu’elles subissent dans leur entreprise, à l’image des employées de H&M, McDonald’s, Biocoop, la RATP, dans la restauration en général, etc.

Chronodrive : Les salariées s’organisent contre le sexisme !

Crédit photo : AFP

À Chronodrive, la parole est en train de se libérer. Nous sommes nombreuses à ne plus accepter le climat sexiste dans l’entreprise et les cas graves de nos collègues victimes de harcèlement et d’agressions sexuelles. Face à cette situation, la direction ne fait rien pour nous protéger et enferme consciemment les victimes sous silence. Avec le début de ce deuxième confinement, nous allons être amenées à travailler dans des conditions d’autant plus dures et nous devront faire face à un climat sexiste accentué.

Nous dénonçons l’inertie et la complicité de la direction vis à vis de ces comportements sexistes ! Pendant des années, celle-ci a laissé faire ces agissements et a très largement contribué à la banalisation d’un climat sexiste et pesant. Nous devons reprendre en main la question de nos conditions de travail et du sexisme dans l’entreprise. Nous avons d’ores et déjà commencé à nous réunir dans le cadre de la CGT Chronodrive, au sein de réunions féministes et non-mixtes. D’abord, pour nous permettre d’échanger sur nos conditions de travail en tant que femmes, mais aussi, pour pouvoir répondre collectivement face à ces violences et élaborer des revendications communes.

Nous appelons à ce que les femmes travailleuses de toutes les entreprises témoignent sur les réseaux sous le #TuNesPasSeule pour visibiliser nos témoignages et nos soutiens mais aussi nos revendications.

Tu as été témoin ou victime de tels agissements au sein de ton magasin ? Tu as ressenti ce climat sexiste ? Ou tout simplement que tu souhaites t’organiser à nos côtés en solidarité à tes collègues et lutter contre ces pratiques ?

CONTACTE-NOUS !
Par mail : chronodrivecgt@gmail.com ou via Facebook : @CGTChronodrive

 

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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