SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux

En rediffusion ce 3 juillet dans l'émission débat Doc de Jean-Pierre Gratien intitulée " « 1939 - 1945 : quand la gauche collaborait » l'un des intervenants (M. Dard suivi de M. Gratien lui-même) a affirmé que les députés communistes n'avaient pas voté contre les accords de Munich.

Au déni de l'histoire et de la vérité.

Comme le prouvent les documents officiels et comme le reconnaissent depuis longtemps les historiens sérieux :

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Les réactions à cette forfaiture, notamment celle d'Annie-Lacroix RIZ

Le 03/07/2022 à 22:56, annie.lacroix.riz@gmail.com a écrit :

À l’intention de M. Bertrand Délais, président de la Chaîne parlementaire

Monsieur,

Un de mes lecteurs m’a alertée ce soir sur une contre-vérité énorme proférée sur LCP dans le débatdoc du 27 juin 2022, rediffusé ce 3 juillet, sur le thème « 1939 - 1945 : quand la gauche collaborait ». Mes collègues Olivier Dard, Fabrice Grenard et Alya Aglan, ont été notamment appelés à traiter du rôle des accords de Munich dans le paysage politique et parlementaire.

Pascal Ory ayant fort justement déclaré, dans le documentaire précédant le débat, que Munich avait dressé une limite définitive « entre collabos et résistants », et rappelé que « seuls les communistes », dans leur ensemble, avaient voté contre la ratification (vers 1h04 de votre émission), M. Grenard a expliqué « que les choses étaient plus compliquées […] tout le monde a été quasiment munichois […] il n’y a que trois ou quatre députés qui votent contre ». M. Dard, à la suite de M. Gratien, qui avait affirmé que les communistes n’avaient pas voté contre, a confirmé : « non, les communistes n’ont pas voté contre ». Mme Aglan, dont on peut espérer qu’elle connaissait le sujet, n’a rien dit, rien démenti.

Ce débat s’est tenu dans le cadre de la chaîne parlementaire. Or, outre la totalité de la presse française, les archives de l’Assemblée nationale établissent que 75 députés ont refusé la ratification des accords de Munich : outre Kerillis, homme politique d’extrême droite et antinazi, le socialiste Jean Bouhey, la totalité des 73 députés communistes.

Je ne doute pas que votre chaîne rectifie une erreur qui ne relève pas du droit à débat, mais d’une ignorance historique sidérantea fortiori sur LCP, voire d’une tendance à la falsification pure et simple. L’hypothèse m’en semblait d’ailleurs si aberrante que j’ai eu peine à croire mon correspondant et ai naturellement aussitôt vérifié ses dires. Notez que la vérité historique figure sur le site de l’Assemblée nationale : https://www2.assemblee-nationale.fr/decouvrir-l-assemblee/histoire/histoire-de-l-assemblee-nationale/la-troisieme-republique-1870-1940/la-montee-du-nazisme. L’affaire relève, pour votre chaîne, de la faute professionnelle grave.

 

Je me permets de vous renvoyer, sur la question, à mes ouvrages Le Choix de la défaite : les élites françaises dans les années 1930, Paris, Armand Colin, nouvelle édition complétée et révisée, 2010, 679 p., et  De Munich à Vichy, l’assassinat de la 3e République, 1938-1940, Paris, Armand Colin, 2008, 408 p., qui traitent amplement de la question.

 Bien cordialement,

Annie Lacroix-Riz, ancienne élève de l’ENS, agrégée de l’Université, docteur ès lettres, professeur émérite d’histoire contemporaine, université Denis Diderot-Paris 7

 

Le temps d’apprendre à vivre il est déjà trop tard Louis Aragon

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Chez RATIER (FIGEAC) la grève pour les salaires se poursuit!
 
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Figeac : La grève toujours à l’ordre du jour à Ratier 
 
La CGT appelle à continuer le mouvement. 

11 jours de grève d’affilée à Ratier-Figeac ce 1er juillet (ils sont entre 250 et 350 mobilisés chaque jour). Les négociations entre la CGT et la direction ont échoué (pour le syndicat la revendication initiale de 300 euros bruts a été modifiée : Au 1er juillet : 150 euros bruts pour les appointements inférieurs à 3500 euros ; un engagement de la direction pour que l’ancienneté soit calculée sur le salaire de base et plus sur le RMH ; un étalement des jours de grève pour les salariés qui en feront la demande). Le syndicat appelle de nouveau à faire grève ce lundi et invite « l’ensemble des salariés cadres, techniciens, administratifs, ouvriers de Ratier à rejoindre le mouvement ». La direction de son côté communique: « Nous regrettons que la CGT n’ait toujours pas accepté nos propositions constructives, ait refusé de signer l’accord proposé, et continue la grève qu’ils avaient entamée. Apres avoir fait de nombreuses propositions sur la base de primes importantes, nous avons accepté de faire plusieurs propositions portant sur des hausses de salaires importantes : plus de 5% pour les salaires inférieurs à 2000 euros/mois, plus de 3,6% pour les salaires entre 2000 et 2500 euros… qui ont été refusées par la CGT. Les autres syndicats, dans la recherche de solutions constructives, estimaient les propositions acceptables, mêmes s’ils ne sont pas parties prenantes dans le conflit initié par la CGT. La personne présente en 2020 qui a le plus bas salaire aurait eu avec cette proposition une rémunération totale 2022 de 27 391 euros, soit le SMIC +39%. Les 200 premiers salariés auraient en moyenne avec cette proposition une rémunération totale 2022 de 30 731euros soit le SMIC +56% En l’absence de signature de cet accord, nous ne mettrons pas en œuvre nos propositions qui auraient pourtant, il nous semble, bien aidé l’ensemble des employés, et surtout les salaires les moins élevés. »

 Les élus de Vivre Figeac communiquent : « Une partie des salariés de Ratier est en grève depuis 3 semaines avec comme revendication principale une hausse des salaires immédiate de 300 euros. Ce conflit local est une illustration des conséquences de la politique nationale confortée depuis de nombreuses années par les décisions politiques locales. Alors que l’INSEE annonce 5,7% d’inflation sur un an, le gouvernement refuse de s’attaquer à la question de fonds de la répartition des richesses et des conditions de travail. Il propose des mesures d’urgence pour le pouvoir d’achat qui relèvent de l’assistanat. Le souhait légitime de tous les salariés est de pouvoir vivre dignement de leur travail, pas de bénéficier d’actes charitables sous forme de chèque énergie ou de primes dites « Macron ». Ces dernières, exonérées de charges sociales, contribuent à l’affaiblissement de notre système de protection sociale ; défiscalisées, elles entérinent l’appauvrissement des services publics, patrimoine de ceux qui n’en ont pas d’autre. La généralisation de la participation et de l’intéressement permettrait un juste retour des richesses créées et ferait bénéficier toutes et tous des gains de productivité. Alors que la présentation des comptes financiers pour 2021 du Grand Figeac atteste, une nouvelle fois, des choix de la collectivité de concentrer majoritairement ses moyens sur les aides aux entreprises, sans demander de contreparties à ces dernières ni au niveau social ou environnemental, ni en termes d’égalité femmes-hommes. Prêts à tout pour s’acheter une respectabilité « sociale », nos décideurs locaux, en toute hypocrisie serrent les mains des salariés en grève en les assurant de leur soutien. Quel cynisme. Dans le contexte actuel, une intervention pertinente de la part des élus consiste à contribuer à faciliter des échanges constructifs entre les citoyens-salariés, l’ensemble des syndicats et les directions afin de permettre l’ouverture dès cet été de négociations salariales au sein de TOUTES les entreprises tout en défendant nos outils de production. Parce que nous revendiquons une juste répartition des richesses respectueuse de l’humain et de la nature, nous continuerons à nous opposer à une politique qui favorise une société à deux vitesses et la paupérisation d’une partie croissante de la population. »

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

(CercleFinance.com) - Unilever a annoncé aujourd'hui avoir finalisé la vente de ekaterra, son activité thé, au CVC Capital Partners Fund VIII.

L'accord entre les deux sociétés avait été conclu en novembre 2021 et prévoyait la vente d'ekaterra pour 4,5 MdsE. Unilever et CVC avaient conclu un accord pour la vente d'ekaterra en novembre 2021, pour 4,5 milliards d'euros. Celle-ci devrait être conclut au cours du second semestre.

Unilever précise que la transaction exclut les activités de thé d'Unilever en Inde, au Népal et en Indonésie ainsi que les intérêts d'Unilever dans les coentreprises de thé prêt-à-boire Pepsi Lipton et les activités de distribution associées.

Publié par www.boursorama.com

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S I G N A T U R E

 

Destinataire(s) : Brigitte Bourguignon, Ministre de la Santé et de la Prévention

Hôpital au bord de l’explosion : Nous demandons la réintégration des 15.000 soignants suspendus
« Nous allons avoir des décès inopinés et involontaires »

Ce sont les mots du docteur Patrick Pelloux, président de l'Association des Médecins Urgentistes Hospitaliers de France, pour décrire la saison estivale à venir.[1]

Faute de soignants, vos urgences ferment

Bien que l’épidémie de Covid-19 semble reculer, les hôpitaux français sont toujours en crise.

Dans un entretien accordé à Ouest France en date du 18 mai 2022, le docteur Pelloux met en cause le manque de personnel :

  • Victimes de burn-out ;
  • Suspendus car ayant refusé de se faire vacciner ;
  • Ou bien partis dans le secteur privé, voire à l’étranger comme en Suisse[2] (ou il n’y a pas de vaccination obligatoire pour les soignants…) ;

 

Résultat : sur les 690 services d’urgence présents sur tout le territoire français, plus d’une centaine sont en difficulté, avec des fermetures partielles ou totales[3] !

Les exemples sont nombreux : Montmorillon[4], Manosque[5], Bordeaux[6], ou encore maintenant Orléans[7]...

Nous parlons bien du service des Urgences. C’est invraisemblable !

Alors que, dans le même temps, on interdit à des soignants d’exercer. Et ce pour des raisons idéologiques plus que médicales, car il est maintenant prouvé que la vaccination n’empêche pas la propagation du virus[8].

Nous attendons un geste fort du Gouvernement : qu’il prenne ses responsabilités, abandonne ses préjugés et agisse dans l’intérêt des Français.

Mais soyons-en certains, tant que le peuple ne bougera pas, rien ne se passera !

Pour cette raison, il est de notre devoir à tous de faire pression.

 

 

Urgences fermées : VOUS êtes en danger

Que se passera-t-il lorsque vous aurez besoin d’aller aux urgences ?

Vous risquez de rester dans un couloir pendant des heures, en plein été, à attendre qu’un soignant puisse enfin s’occuper de vous.

Ou alors, des bénévoles de la Protection Civile pourraient ne pas vous laisser entrer aux urgences, en jugeant que votre cas n’est pas assez grave… Comme c’est déjà le cas à Bordeaux[9] !!

Pire encore, que ferez-vous lorsque les urgences de votre hôpital seront tout simplement fermées ? Êtes-vous prêt à faire 100 kilomètres avec un bras cassé ou un éclat dans l'œil ?

De toute façon, vous n’aurez pas le choix !

Il est urgent de refuser en bloc cette situation et de diffuser au plus grand nombre ce message.

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Bruno Le Maire

« Je vous interdis d'avoir cette opinion »

C'est en ces termes que le Ministre Le Maire a interrompu la lecture de la déclaration liminaire de la CGT lors du premier Comité Technique Ministériel à Bercy, de cette nouvelle mandature. Dans celle-ci, nous pointions la responsabilité de la politique gouvernementale dans la banalisation des idées du Rassemblement national et l'élection de 89 députés RN contre seulement 8 aux élections législatives de 2017.

Bien que nous ayons rappelé le rôle historique de la CGT dans la lutte contre le fascisme et le racisme, le ministre nous a une nouvelle fois interrompu avec un « Vous avez franchi une ligne rouge que je vous interdis ».

Il a ajouté que les organisations syndicales n'avaient pas à avoir d'opinion politique mais devaient se limiter à intervenir sur les conditions de travail des collègues.

Après le ministre Dussopt qui en novembre avait eu la même analyse, il semble donc qu'il s'agisse de la position gouvernementale : les ministres peuvent vanter leur politique mais sans critique de celle-ci !

La CGT n'acceptera jamais de se plier à cette vision du rôle des organisations syndicales !

La démarche constante de la CGT est de défendre l'intérêt des travailleurs au travail comme en dehors (santé, logement, retraite, éducation....).

Cette conception de la démocratie sociale a conduit la CGT à quitter la séance. Nous ne pouvons tolérer de participer à un dialogue social qui interdit la liberté d'expression, la liberté syndicale et la liberté d'opinion !

Montreuil, 23 juin 2022

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Depuis quelques temps le site Unité CGT diffuse une lettre quotidienne.

Celle du 30 juin portant notamment sur les questions internationales fait état à la fois d'une position qui sur la question de la lutte pour la PAIX tranche très fortement sur la position pro-atlantiste de l'actuelle direction confédérale et fait référence à la position de la Fédération Syndicale Mondiale.

Choses rares en ce moment crucial et donc d'autant plus utiles à notre combat pour la PAIX et les revendications des travailleurs!

ADRESSE du site :

https://magazine.unitecgt.fr/

 

 

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE COMMUN UD CGT DE L’INDRE, COMITÉ RÉGIONAL CGT CENTRE-VAL DE LOIRE ET CONFÉDÉRATION CGT

Face à l’acharnement anti-syndical, plus que jamais, nous restons debout et mobilisés pour la bourse du Travail de Châteauroux.
Début juin, une décision de justice était très attendue par l’Union Départementale CGT de l’Indre et toutes celles et ceux qui se battent pour défendre nos libertés syndicales et nos locaux.
Nous espérions une issue favorable après un véritable marathon judiciaire qui dure depuis 19 ans, avec pas moins de 9 décisions judiciaires dont 4 de la Cour de cassation, la plus haute instance du pays. Face à l’acharnement de la mairie et à la surdité de certains juges, la CGT et ses organisations n’ont pas flanché, malgré la longueur de la procédure.
En effet, l’enjeu est de taille : hébergée à titre gracieux dans des locaux municipaux de Châteauroux depuis 1901, la CGT se voit remettre du jour au lendemain un avis d’expulsion avec certaines autres organisations syndicales par la mairie de droite en 2003. Celle-ci ne proposant aucune solution de relogement.
Dès lors, l’UD et le Comité Régional CGT se sont mobilisés d’abord sur le plan revendicatif en organisant de nombreuses actions puis sur le terrain juridique. Il s’agissait de faire reconnaître par le tribunal le caractère discriminatoire de l’arrêté d’expulsion afin qu’il soit purement et simplement annulé, permettant à l’UD de rester dans ses locaux séculaires.
La mairie et une partie des juges ont considéré que, même discriminatoire, l’arrêté d’expulsion n’avait pas à être annulé mais qu’il pouvait simplement ouvrir droit à des dommages-intérêts.
Or, notre intérêt n’est nullement pécuniaire ; garder des locaux accessibles, ouverts à tous.tes ça n’a pas de prix, cela fait partie de notre ADN CGT !
Ainsi, cet arrêt piétine la reconnaissance constitutionnelle (préambule de la constitution de 46 et 58) et internationale (convention 87 de l’OIT de mars 48) du syndicalisme comme liberté fondamentale.
Le maire LR a choisi, dès la décision connue, de fanfaronner et d’assimiler la CGT à des squatteurs, ce qui n’est pas sans conséquence sur le climat ambiant. Ce n’est sans doute pas étranger à la 3ème tentative d’effraction de la Bourse qui a eu lieu récemment.
Aujourd’hui, la mairie ne cherche-t-elle pas à faire de la série de saccages, qu’elle refuse a priori de réparer, une opportunité pour rendre impossible l’activité syndicale comme par le passé en coupant eau et électricité.
Nos Bourses du travail et, plus largement, tous nos locaux sont des conquêtes historiques qu’il nous faut défendre. C’est un lieu d’organisation pour les travailleurs, une place d’échange pour les syndicats et c’est surtout le premier endroit vers lequel se tournent chaque année des milliers de travailleurs et travailleuses victimes des abus du patronat.
C’est pourquoi, dès aujourd’hui, nous poursuivons le combat juridique pour que cet arrêt discriminatoire ne fasse pas jurisprudence et soit envoyé aux oubliettes.
Si diverses actions sont en réflexion : pétition, motion, tribune intersyndicale, sur le terrain la lutte a déjà repris.
Un grand

rassemblement régional est organisé le 6 juillet à 10h

devant la mairie de Châteauroux,

 

en présence de la Direction confédérale.
La CGT appelle les salariés à venir nombreuses et nombreux à ce rassemblement ainsi que les organisations menacées.
Nos libertés syndicales sont fondamentales. Face aux réactionnaires, nous nous battrons pour les garder !

Montreuil, le 30 juin 2022

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Gorillas. « Livre en 5 minutes, viré en 10 minutes » : grève victorieuse contre les licenciements

Ce lundi, les travailleurs de l’entrepôt Bastille de Gorillas ont commencé une grève face à une vague de dizaine de licenciements et contre le harcèlement managérial subi par plusieurs employés. En moins de deux jours, les salariés ont arraché toutes leurs revendications à l’entreprise de livraison rapide. Témoignage.

Victoire éclaire

Ce lundi 27 juin, une trentaine de travailleurs, de l’entrepôt parisien de Bastille du service de livraison rapide Gorillas, ont bloqué le site pour lutter contre une vague de licenciements mais aussi, contre la « pression psychologique » subie par ces derniers. « On se sentait menacé, on avait la boule au ventre, on se demandait qui serait le prochain […] on voulait arrêter ce management abusif » explique Khaoussou Cissohko, gréviste et « capitaine rider ».

« Les salariés demandent l’arrêt du management agressif et des licenciements arbitraires », a expliqué la CGT Commerce Paris dans un communiqué. Arnaud Coulibaly responsable CGT du site, dénonce les licenciements « sans motifs valables » de quinze personnes sur les soixante-dix de l’entrepôt. Il explique aussi que ce site n’est pas un cas isolé, ce serait « partout pareil dans les autres sites. (…) les gens n’en peuvent plus ». En effet, l’entreprise allemande, sous couvert du conflit en Ukraine et de l’inflation grandissante, durcit les conditions de travail et de financement. De fait, elle a annoncé, fin mai 2022, la suppression de 300 postes administratifs, dans les différents pays ou l’entreprise est implanté en Europe, ce qui complexifie la logistique et dégrade les conditions de travail.

Khaoussou nous donne l’exemple d’un collègue licencié abusivement « Je le connaissais bien, il s’est donné à fond pendant des mois, et a été viré parce qu’il avait fait moins de kilomètres que les autres sur l’appli, parce que son téléphone ne fonctionnait plus et qu’il ne pouvait donc pas enregistrer les trajets dessus ». Il ajoute d’ailleurs que c’est une preuve que ce sont les travailleurs qui devraient « gérer la boite de l’intérieur ». « C’est nous qui connaissons le mieux le fonctionnement et les capacités de chaque rider ».

De plus, les grévistes dénoncent unanimement des méthodes de management agressif. Khaoussou explique qu’avec la grève, ces derniers ont même subi du « harcèlement » de la part de leur hiérarchie : « Les gens se sentent menacés quand ils font grève, ils ont peur d’être licenciés. […] Certains collègues ont reçu des mails leurs disant que s’ils ne se présentaient pas dans les 72 heures, ils risquaient le licenciement, […] c’était vraiment du harcèlement ».

À l’image de leurs homologues allemands les travailleurs du site Bastille se sont mis en grève, à deux reprises en trois mois, contre les conditions de travail imposé par l’entreprise selon. La première grève avait éclaté pour dénoncer les problèmes de retard de paye et les fiches de salaires qui fluctuaient sans que personne ne sache trop pourquoi : « Quand on demandait, ils nous disaient qu’il réglerait ça le mois prochain ». Cette grève s’était organisée de l’intérieur, par des salariés qui n’en pouvait plus de ces conditions de travail insupportables.

Lundi soir, après que cette seconde grève ait eu lieu, la direction avait alors dit accepter toutes les revendications des grévistes. Mais, dans la nuit, elle a finalement proposé un accord en deçà de ce qui avait était convenu oralement. Le mardi matin, les travailleurs ont donc repris la grève : « Après notre départ, ils ont changé les termes de l’accord, alors on a décidé de continuer la grève », ce qui a fait immédiatement reculer la direction.

« Avant de signer le papier, on l’a lu et discuté avec les collègues […] C’était un combat collectif, je ne pouvais pas signer tout seul. » explique Khaoussou. Il ajoute que : « Les employés ne se sont remis au travail qu’à 11h30, car les revendications des grévistes avaient toutes été acceptées ».

Ainsi, les grévistes ont obtenu : le réexamen des régularisations de salaires, la prise en compte de la réalité du travail et des impératifs de santé et de sécurité, l’accompagnement des salariés précaires, l’obligation de consultation gratuite de la médecine du travail, la rémunération du deuxième jour de grève et l’ouverture des négociations sur les tickets-restaurant après les élections des représentants du personnel. De plus, Khaoussou précise : « La direction a aussi délégué la gestion de chaque rider en interne. Ce n’est plus une performance générale exigée ». Et, bien que la performance reste un critère d’évaluation, elle sera examinée, en prenant en compte la taille des équipes et les capacités individuelles.

Cette grève s’inscrit dans un contexte, où, des travailleurs, peu mobilisés d’habitude, s’organisent pour lutter contre des licenciements de masse et des conditions de travail de plus en plus dégradées. Ces travailleurs, souvent jeunes et précaires, sont l’exemple même de la colère grandissante dans tous les secteurs d’activités, même dans ceux qui, traditionnellement, ne se mobilise pas ou peu. Une colère contre la vie chère, les conditions de travail difficiles, le stress des cadences imposées, pour la dignité.

Une des avancées des grévistes, à savoir la gestion des riders en interne par les travailleurs eux-mêmes, est une démonstration forte de travailleurs qui reprennent du contrôle sur l’organisation du travail, et n’ont nullement besoin d’une direction pour que le travail soit effectué, quand l’inverse n’est pas vrai. Ainsi, même si la direction a cédé une première fois, les grévistes n’excluent pas la possibilité d’une nouvelle grève, et poursuivre la lutte pour l’indexation des salaires sur l’inflation, contre les conditions de travail insoutenable et le management abusif.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Les banques gagnent « un pognon de dingue » sur le dos des pauvres.
Selon une étude de l'association de consommateurs UFC-Que choisir, les banques ont engrangé en 2020 jusqu'à 1,8 milliard d'euros sur le dos de leurs clients connaissant des difficultés de trésorerie. Ces frais, prélevés en cas d'incident bancaire, sont trois fois supérieurs à ceux pratiqués en Belgique, dix-sept fois plus élevés qu'en Allemagne.
 
 

Des frais disproportionnés

 

Lorsqu'un organisme demande à une banque de prélever un montant sur un compte qui ne contient pas suffisamment d'argent, la banque fait payer à son client titulaire du compte des "frais de rejet du prélèvement" pouvant aller jusqu'à 20 euros.

Si l'organisme essaie à nouveau de prélever cette somme dix jours plus tard et que le compte n'est pas plus rempli, le client devra à nouveau payer des frais de rejet du prélèvement à sa banque.

Quand il s'agit d'un chèque, ces frais ne sont prélevés qu'une fois. Ils s'élèvent à 30 euros par chèque de moins de 50 euros et montent à 50 euros pour tout chèque d'un montant supérieur.

Les banques facturent à 15 euros environ le courrier envoyé au client pour le prévenir qu'il n'a pas assez d'argent sur son compte. Ces frais sont disproportionnés par rapport à ce qu'ils coûtent réellement à la banque, souligne l'UFC-Que choisir.

« Le montant des frais bancaires représente une part importante des revenus de la banque. Chaque fois qu'on a assisté à une diminution des taux, les banques ont compensé par une augmentation des frais. » analyse Valérie Lefebvre-Haussman, secrétaire générale de la fédération Banques et Assurances. 

Cet été, un projet de loi pour la défense du pouvoir d'achat sera présenté par le gouvernement à la nouvelle Assemblée Nationale.

Il y sera notamment question de ces frais bancaires. L'UFC-Que choisir a appelé le gouvernement à « s'attaquer à la rente des frais d'incidents bancaires » et à « libérer ainsi au moins un milliard d'euros pour le budget des consommateurs ».

L'association propose pour cela de « plafonner les frais d'incidents en fonction des coûts réellement supportés par les banques », d' « élargir le plafonnement global des frais d'incidents bancaires à tous les consommateurs » et d' « imposer le remboursement automatique des frais de rejet de prélèvement en doublon ».

Notre organisation défend depuis longtemps le plafonnement des frais de gestion de compte.

Pour la CGT, les frais bancaires devraient être plafonnés à 20 euros par mois dans une limite de 200 euros par an pour tous les clients, quel que soit leur revenu.

Ce montant maximum devrait s'appliquer aussi pour les personnes morales comme les Petites et Moyennes Entreprises (PME) et Très Petites Entreprises (TPE).

Publié par LACGT.FR

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Capture d'écran

Capture d'écran

"C'est mieux que rien" entend-t-on ici où la, surtout parmi les commis et dans les médias aux ordres du marché libre et non faussé et dont les profits sont également libres et non faussés. Euh, et l'inflation qui frôle bientôt les 7% et le point d'indice bloqué par les gouvernements de droite et socialiste depuis belle lurette?

 

En revanche, c'est gagnant-gagnant pour l'augmentation salariale du patron de TotalEnergies. Vous savez bien, celui qui dit à ses camarades clients de se couvrir de gros chandails et en baissant drastiquement le chauffage tout en réutilisant la chandelle pour ne pas voir plus loin que son nez. Eh bien ce moraliste a obtenu 52% d'augmentation, soit un salaire annuel de 5,9 milliards d'euros.

Et dans le CAC 40 pour ceux cotés en Bourse, parce que le groupe Mulliez-Auchan ne l'est pas par exemple, eh bien, du côté du CAC 40, les profits ont bondi de 85% en 2021 et dépassent les 150 milliards d'euros.

Alors, c'est toujours mieux que rien 3,5% d'augmentation?

En revanche, hip hip hip hourra! Une femme présidente de l'Assemblée nationale. Un peu comme Laurence Parisot était patronne du Medef ?

En tout cas, pour ma part, cette capture d'écran ci-dessous:

+ 3,5% d'augementation pour les fonctionnaires: le verre plein ou le verre vide?

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Voilà ce qu'il faut faire : ne pas attendre, ne pas faire dépendre l'intervention sociale des combines macroniennes pour tenter de faire passer ses contre-réformes, sa politique d'austérité pour le peuple ... à l'instar de ce font les cheminots anglais !

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SOURCE Huffingtonpost

Les syndicats espèrent ainsi reprendre le dialogue avec le patronat, rompu le 9 février. "La balle est dans le camp des patrons, s'ils veulent vraiment négocier", selon Thierry Cordier de la CFDT Transports (majoritaire).

Au cours de la semaine, l'organisation patronale des PME (OTRE) s'est dite "ouverte à la poursuite des négociations avec les organisations syndicales sur la base de propositions raisonnables", une main tendue à laquelle ne se sont pas jointes les autres fédérations patronales FNTR, TLF et Unostra.

Grilles salariales bloquées

Les syndicats avaient auparavant revu leurs prétentions à la baisse, renonçant au plafond minimum de 10 euros bruts de l'heure réclamé pour les plus bas coefficients du transport routier (actuellement à 9,43 euros).

Les grilles salariales dans le transport routier de marchandises (près de 330.000 salariés fin 2013) sont bloquées depuis 2012. Depuis, la totalité des minima conventionnels est passée, à l'exception d'un seul, sous le salaire minimum.

Dans leurs dernières propositions, la FNTR, TLF et Unostra se disaient prêtes à accorder une revalorisation portant les plus bas coefficients à 9,62 euros, soit un centime de plus que le Smic, et le plus haut à 9,89 euros.

Le conflit autour des salaires a débuté le 18 décembre. Des militants CFDT avaient bloqué pendant quelques heures les poids lourds au péage de Saint-Arnoult-en-Yvelines, à l'ouest de Paris.

En janvier, la bataille s'est intensifiée autour de négociations à rebondissements, tenues sous la pression des syndicats qui avaient organisé de nombreux blocages, ce qui leur vaut d'être assignés à comparaître par le Groupe Charles André, un des transporteurs visés.

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Engie (ex-GDF), EDF et TotalEnergies, entreprises cotées en Bourse: pour le retour à la chandelle et toujours sous le capitalisme éclairé

A tous nos chers camarade, simples clients de l'énergie, et pour le retour de la chandelle!

 

Nous l'avons écrit de concert dans le dernier JDD, -de grâce, l'acheter, il doit en rester des invendus-.

Pour le salut de notre patrie, nous qui ne travaillons que pour le coq gaulois, subsidiairement peut-être avec des pays émergents mais pas pour leur rapiner des richesses naturelles, déontologie du business libre et non faussé oblige, nous vous sollicitons pour économiser l'énergie que nous vous vendons, afin que vive la République et que vive la France. Enfin surtout pour notre business libre et non faussé.

Economisez donc le carburant, l'électricité, le fuel domestique, le gaz ! N'écoutez pas ceux qui revendiquent le blocage des prix de l'énergie et de l'eau, pire encore la nationalisation de l'énergie.

Certes, nous enregistrons 16 milliards de bénéfices et en distribuons la moité aux actionnaires, mais que la moitié, et c'est pour notre bien commun!

Sinon, à quoi servirait que Macron, dans sa saison 2, se décarcasse? N'a-t-il pas été légitimement élu locataire du palais de l'Elysée en avril 2022? Et n'est-il pas légitime donc d'appliquer son programme politique?

Nos chers camarades, simples clients de l'énergie, nous sommes comme vous tous de parfaits démocrates et patriotes. Alors, non d'un allume-cigare, économisez votre énergie! Revenez à la chandelle et à la charrette à bras!

Ne faut-il pas revenir à des choses simples? Entre nous, chers camarades, c'était-y pas mieux avant?

Engie (ex-GDF), EDF et TotalEnergies, entreprises cotées en Bourse: pour le retour à la chandelle et toujours sous le capitalisme éclairé

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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