SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Gérard Darmanin, ministre de la police: merci à saint Lacrymo qui a évité le pire

Cette capture d'écran sur Charlie Hebdo peut résumer l'outil incomparable utilisé par la police et les gendarmes mobiles pour maintenir l'ordre dit républicain. Arme chimique interdite en temps de guerre, mais autorisée en France contre des civils en temps de paix. Ah, notre patrie des droits de l'Homme et de la Lacrymo.

 

Auditionné gentiment par le Sénat, après l'énorme chaos intervenu avant et après le match Real de Madrid-Liverpool au Stade de France, Gérard Darmanin, reconduit comme ministre de la police par Macron bis -on ne change pas une équipe qui gagne- a reconnu toutefois:  "Il y a eu des gestes inappropriés et disproportionnés de la part de policiers ou de gendarmes mobiles" (...) notamment "l'utilisation disproportionnée des gaz lacrymogènes".

Ben oui, de la lacrymo en veux-tu, t'en veux pas, mais t'en auras quand même sur des enfants, des femmes et des supporters tous pacifiques, ça fait plutôt désordre que maintien efficace de l'ordre. Non?

En tout cas, il va être demandé, pas ordonné, au délégué interministériel des Jeux olympiques et aux grands événements -si, si, il existe vraiment- d'envisager "des règles différentes" de celle de la dispersion avec du gaz lacrymogène en cas "d'événements sportifs exceptionnels". Ouf, on respirera mieux peut-être sans l'appui sanctifié de saint Lacrymo.

Et pour les manifs?

Si vous n’avez jamais expérimenté les lacrymos, imaginez qu’on vous injecte du poivre dans les yeux tout en appuyant fortement sur la poitrine, cela en vertu de l’article R. 434–18 du Code de la sécurité intérieure : « Le policier ou le gendarme emploie la force dans le cadre fixé par la loi, seulement lorsque c’est nécessaire, et de façon proportionnée au but à atteindre ou à la gravité de la menace, selon le cas. »

Pour les manifs, ah ben non, il n'était question que de sports devant le Sénat, même qu'en guest star, il y avait la ministre dite des Sports de Macron bis.

En tout cas, comme écrit Charlie Hebdo: "On ne va pas regretter les tirs à balles réelles dans les foules. Les lacrymos sont peut-être plus démocratiques que les mitrailleuses, mais leur banalisation abusive relativise quelque peu ce côté démocratique. Et puis, si les flics tiennent tant à gazer les foules pour ne pas perdre la main, suggérons-leur de balancer du protoxyde d’azote… Autrement dit, du gaz hilarant. Au moins, il y aurait plus de monde dans les manifs."

Pour rire ou peut-être pas.

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
General Electric aurait transféré 800 millions d’euros vers des paradis fiscaux avec l’aide de l’Etat

 

Une enquête menée par Disclose révèle que la multinationale General Electric a fait évader plus de 800 millions d’euros depuis la France vers des paradis fiscaux. Un dispositif qui a pu être mis en place grâce à la complicité de l’État français et du ministère des finances.

PATRONS-VOYOUS

Crédits photo : AFP

D’après une enquête du média d’enquête Disclose, appuyée sur des rapports d’audits indépendants et des documents internes à General Electric, la multinationale américaine aurait mis en place un montage financier lui ayant permis d’envoyer pas moins de 800 millions d’euros depuis la France vers des paradis fiscaux.

Comme l’explique Disclose, ce scandale s’ajoute au lourd bilan en termes de suppressions d’emplois. En effet, suite rachat de la branche énergie d’Alstom par General Electric en 2015, conclu lors d’un accord Emmanuel Macron lui-même alors ministre de l’économie, les plans sociaux se succèdent, la multinationale a supprimé pas moins de 5000 emploi en France et 1700 rien qu’à l’usine de Belfort dans le cadre de son plan de restructuration mondial.

Dès le moment du rachat, la multinationale met sur pied un procédé à partir de l’usine de Belfort qui devient un prestataire, sous l’égide de la filiale suisse General Electric Switzerland GmbH (GES) crée à l’occasion pour capitaliser la plupart des bénéfices de l’antenne française General Electric Energy Products France (GEEPF).

L’opération, décrite dans l’article de Disclose aurait permis la multinationale de transférer vers les paradis fiscaux plus de 800 millions d’euros de profit des caisses de la GEEPF. Ces pratiques d’optimisation fiscale avaient déjà fait l’objet de dénonciation de l’intersyndicale de GE Belfort, qui ont déposé une plainte en 2021 pour « fraude au droit à la participation des salariés » et aujourd’hui déposent plainte pour fraude fiscale devant le Parquet National Financier (PNF). L’intersyndicale, composée de CFE-CGC et Sud, expliquait que l’argument sur les résultats déficitaires du groupe sont artificiels « avec un pillage en règle des ressources de l’entité belfortaine et avec des bénéfices enregistrés en Suisse, dans le canton d’Argovie, où la fiscalité est douce pour les sociétés », ce qui revient à justifier le budget d’investissement dédié à l’industrie, à maintenir le gel de salaires, les plans sociaux et les délocalisations.

Un scandale d’évasion fiscale qui aurait été réalisé avec la complicité de l’État français

Selon le média d’investigation, la multinationale aurait été aidée dans son entreprise d’évasion fiscale par les autorités financières françaises. En échange des informations complètes sur sa situation fiscale, GE a obtenu du fisc qu’il ne réalise aucun contrôle. Cette pratique montre à quel point les règles fiscales peuvent être accommodées en fonction des besoins des grandes entreprises capitalistes, pour que ces dernières puissent réaliser au mieux le maximum de profit. Et comme si les profits et les dividendes faramineux déjà réalisé dans un cadre légal ne suffisaient pas, ces grandes entreprises s’arrangent directement avec l’État pour que ce dernier ferme les yeux sur ces pratiques. Cet énième scandale d’évasion fiscale montre bien que le rôle de l’État et le gouvernement n’est autre que d’administrer au mieux les affaires des capitalistes.

Dans un contexte d’inflation galopante et alors que les salaires ne suivent pas, cette affaire d’évasion fiscale vient rappeler les profits colossaux que les entreprises réalisent sur le dos des travailleuses et des travailleurs. Elle est une preuve supplémentaire que le refus du patronat d’augmenter les salaires n’est pas lié à une prétendue boucle inflationniste (augmenter les salaires augmenterait invariablement les prix) comme l’explique le Medef, mais bien plus au refus catégorique des patrons de rogner sur leurs profits indécents. Face à une telle situation, il est urgent d’exiger l’augmentation immédiate des salaires et leur indexation sur les prix mais également d’exiger l’ouverture des livres de comptes pour mettre la lumière sur les montants réels que dégagent les entreprises capitalistes de l’exploitation des travailleurs.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
CAPTURE D'ECRAN

CAPTURE D'ECRAN

Le journaliste Frédéric Leclerc-Imhoff de Bfmtv tué en reportage en Ukraine: communiqué SNJ, SNJ-CGT, CFDT-Journalistes, SGJ-FO

 

Les organisations syndicales de journalistes SNJ, SNJ-CGT, CFDT-Journalistes et SGJ-FO ont appris avec douleur la mort de leur confrère Frédéric Leclerc-Imhoff, tué ce lundi 30 mai en Ukraine. Ils présentent leurs plus sincères condoléances à sa famille et ses amis, et partagent l’immense peine des collègues de Frédéric.

Journaliste reporter d’images, Frédéric Leclerc-Imhoff, âgé de 32 ans, travaillait pour la rédaction de BFMTV en tant que pigiste. Envoyé spécial en Ukraine sous contrat CDD, il effectuait un reportage dans la région de Severodonetsk quand il a été mortellement touché par un éclat d’obus. Il était accompagné par notre confrère Maxime Brandstaetter, qui travaille pour la même rédaction, et par Oksana Leuta, leur fixeuse. Maxime Brandstaetter a été blessé mais ses jours ne sont pas en danger.

Les syndicats SNJ, SNJ-CGT, CFDT-Journalistes et SGJ-FO exigent que les autorités mettent tout en œuvre pour éclaircir au plus vite les circonstances précises de ce drame.

Depuis le début de l’invasion de l’Ukraine, en février, au moins 8 journalistes ont été tués en reportage. Cette spirale meurtrière contre les professionnels de l’information est insoutenable.

Réunis au 31e congrès mondial de la Fédération internationale des journalistes (FIJ) à Mascate (Oman) du 31 mai au 3 juin, le SNJ, le SNJ-CGT, la CFDT-Journalistes et le SGJ-FO demandent donc de soutenir le projet de convention internationale des Nations Unies pour la protection des journalistes et des professionnels des médias, présenté par la FIJ, forte de ses 600 000 adhérents dans 150 pays.

Les auteurs des crimes qui visent des reporters de guerre ne peuvent rester impunis.

Paris, le 30 mai 2022.

Commentaire de ma pomme:

Un journaliste pigiste est employé à titre occasionnel par un média. Il est considéré comme journaliste professionnel indépendant (loi Cressard de 1974) et est salarié à la pige. C'est à dire qu'il est rémunéré à l'article, au reportage ou à la photo.

Frédéric Leclerc-Imhoff était de plus "envoyé spécial en Ukraine sous contrat CDD".

Indépendamment du communiqué intersyndical, celui-ci a été paraphé au 31e congrès mondial de la Fédération internationale des journalistes. Il se tient jusqu'au 3 juin 2022 à Oman, sultanat de la péninsule d'Arabie, dit "monarchie absolue" selon Wikipédia.

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Mise à pieds disciplinaire de 3 jours

Suite à l'entretien du 3 mai 2022, la décision de la direction est tombée. Le salarié a été notifié d'une mise à pieds disciplinaire de 3 jours ( 3 jours non-payés).

 

Voici comment la direction règle les conflits du travail sans jamais mettre en cause son management… !

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Nelson Peltz est nommé «directeur non-exécutif» et «membre du comité de rémunération» d'Unilever à partir du 20 juillet. Mike Blake / REUTERS

Nelson Peltz est nommé «directeur non-exécutif» et «membre du comité de rémunération» d'Unilever à partir du 20 juillet. Mike Blake / REUTERS

Le géant de l'agroalimentaire et de l'hygiène Unilever grimpait de plus de 6% mardi après la nomination du milliardaire américain Nelson Peltz au conseil d'administration et la confirmation de l'entrée au capital de son fonds activiste Trian.

Nelson Peltz est nommé «directeur non-exécutif» et «membre du comité de rémunération» d'Unilever à partir du 20 juillet, précise le groupe dans un communiqué, qui confirme aussi la prise de participation de Trian Partners à hauteur de 1,5%. Le titre d'Unilever gagnait 6,72% à 3.730,50 pence mardi vers 08H20 GMT. Des informations de presse rapportaient depuis plusieurs mois l'entrée au capital du fonds activiste, alors que le groupe est sous pression d'actionnaires questionnant sa stratégie depuis une tentative de rachat avortée en début d'année.

«Nous avons eu des discussions approfondies et constructives avec (Nelson Peltz) et avec l'équipe de Trian et pensons que l'expérience de Nelson dans l'industrie mondiale des biens de consommation sera précieuse», a indiqué le président du CA Nils Andersen, cité dans le communiqué. «Trian a fait un investissement considérable dans Unilever. Nous sommes impatients de travailler en collaboration avec la direction et le conseil d'administration pour aider à piloter la stratégie, les opérations, la durabilité et la valeur actionnariale d'Unilever», a commenté de son côté Nelson Peltz.

 

«Une entreprise à fort potentiel»

 

Le groupe «est une entreprise à fort potentiel, grâce à son portefeuille de marques grand public fortes et à son empreinte géographique», a-t-il ajouté. L'action du groupe avait dévissé de 10% en janvier après la révélation d'une tentative de rachat à 50 milliards de livres sur GSK Consumer Healthcare, unité de parapharmacie du laboratoire britannique, qui l'avait rejetée en la jugeant insuffisante. L'opération avait suscité les protestations d'actionnaires influents. L'un d'eux, Terry Smith, avait fustigé dans une lettre ouverte une expérience «quasi-mortelle» pour le groupe. Le directeur général Alan Jope avait alors fait machine arrière et renoncé à faire des acquisitions majeures à court terme.

Le groupe avait dévoilé peu après une réorganisation comprenant la suppression d'environ 1.500 postes d'encadrement et l'organisation «autour de cinq types d'activité»: beauté et bien-être, hygiène personnelle, entretien de la maison, nutrition et glaces. Le groupe avait publié fin avril un chiffre d'affaires en hausse de près de 12% au premier trimestre à 13,8 milliards d'euros, tiré par un relèvement de ses prix pour absorber l'envolée des coûts de production, mais des volumes de ventes qui stagnent.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Pour éviter le départ de ses employés, Apple augmente leurs salaires de 45%

Aux États-Unis, Apple va augmenter les salaires de ses employés de 45 % pour fidéliser ses nombreux salariés tentés par un départ. Cette hausse de salaire intervient au moment où le groupe connait un mouvement de syndicalisation de ses salariés.

 

Publié par CGT COMPIEGNE FACEBOOK

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Kéolis Aix-en-Provence : les grévistes arrachent des augmentations de salaire après 3 semaines de lutte

Après trois semaines de grève, les travailleurs et travailleuses du dépôt de bus de Kéolis à Aix-en-Provence ont arraché à leur direction une augmentation de salaire. Une petite victoire permise par la détermination des grévistes.

Mouvement ouvrier

Crédits photo : France TV / Mariella Coste

Depuis trois semaines, quasiment aucun bus ne circulait à Aix-en-Provence. A l’origine de cette situation, une grève menée par les travailleurs et travailleuses de Keolis. En effet ces derniers dénoncent depuis longtemps des conditions de travail de plus en plus dures dû au manque de personnels, avec des amplitudes horaires pouvant atteindre parfois douze à treize heure sur la même journée. Un problème que la direction ne semble pas pressée de régler. A cela s’ajoute des salaires qui n’ont pas ou peu augmenté depuis trois ans, malgré une augmentation du coût de la vie.

Pourtant, ces trois dernières années le chiffre d’affaires de l’entreprises lui a considérablement augmenté. L’année 2021 est marqué par une augmentation de 10,3% par rapport à l’année précédentes. Une injustice flagrante qui a poussé les travailleurs et travailleuses de Keolis Aix-en-Provence à se mettre en grève le 2 mai, pour exiger une amélioration de leurs conditions de travail.
« On a demandé des négociations, on a alerté les autorités organisatrices, on a fait des courriers recommandés à la métropole, à la mairie et à Keolis Paris ainsi qu’à la médecine du travail. On n’a pas été écoutés, et au bout d’un moment on est obligés de faire grève pour nos conditions de travail et pour notre salaire » expliquait ainsi Hocine Harba délégué syndical CGT, à notre micro au début du conflit, profondément en colère face au mépris de la direction.

Le conflit a été très suivit par les salariés, avec près de 120 grévistes en grève illimité pendant plus de trois semaines malgré les tentatives de la direction d’imposer l’arrêt de la grève pour commencer à négocier. Une tactique que cette dernière avait déjà mis en place en 2015, et qui avait conduit à l’arrêt de la grève sans que les salariés puissent obtenir gain de cause. En outre, la direction a tenté à plusieurs reprises de réprimer les salariés en grève. Le 16 mai Hocine Harba a été convoqué par la direction, accusé d’avoir menacé de mort le directeur. Une accusation mensongère pour tenter de s’attaquer au délégué syndical qui a été rapidement classée sans suite.

Au final, la détermination des grévistes est allée jusqu’au bout après trois semaines de lutte où ils et elles ont été nombreux à se retrouver pour tenir du piquet de grève du dépôt. Hocine nous raconte : « comme l’a dit un collègue au directeur : c’est grave, les salarié·e·s sont en grève, ils perdent de l’argent, mais ils sont heureux alors que quand ils viennent travailler ils ont la boule au ventre. » Un engouement qui s’est finalement soldé lundi 23 mai par une victoire avec une augmentation minimum de 75 euros nets à l’embauche, et plus selon l’ancienneté.

Pour ce qui est du manque de personnel chronique en revanche, les conditions de travail restent inchangées pour le moment. Cependant, si le cahier des charges proposé par les travailleurs et travailleuses n’est pas rapidement mis en place, ils sont prêts à entrer de nouveau en lutte prochainement.

Une cagnotte de soutien a été mise en place pour limiter les frais engendrés par la grève. Nous vous invitons à y participer afin de soutenir leur mouvement !

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Stoppons cette marche au chaos !
 
5 ans de MACRON et les URGENCES CRAQUENT partout en France
5 ans de MACRON et les URGENCES CRAQUENT partout en France
5 ans de MACRON et les URGENCES CRAQUENT partout en France

Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

SOURCE : L'Eveil de Pont-Audemer

La CGT met la pression sur la direction du groupe Thales pour obtenir des garanties sur le projet de réindustrialisation du site de Pont-Audemer. 

De gauche à droite,

De gauche à droite, Myriam Mahiette, Thierry Legenti et Zahara Roquier, représentants CGT à l'entreprise Thales à Pont-Audemer.  ©Stéphane FOUILLEUL

« Rien de concret pour l’instant »

En avril dernier, après deux ans de mobilisation des salariés et des syndicats, soutenus par des élus locaux, la direction de Thales a annoncé l’installation progressive d’une filière durable de production de cartes électroniques assemblées (PCBA), qui doit se traduire d’ici les dix prochaines années par la création de cinq lignes de production.

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

 

Publié par EL DIABLO

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

En grève du 23 au 25 mai contre les attaques qui visent leurs conditions de travail dès cet été, les agents du bus et du tramway de la RATP ont envahi la Maison de la RATP. La direction prépare l’ouverture à la concurrence, les grévistes sont conscients qu’ils doivent préparer la riposte d’ensemble !

RATP. Les grévistes envahissent le siège : "la direction ne comprend que le rapport de force !"

Mardi 24 mai, deuxième jour de grève sur les trois jours appelés par l’intersyndicale (CGT RATP Bus, FO RATP Bus, UNSA RATP Pôle Bus, CFDT RATP, Solidaires RATP et SAT RATP) jusqu’au 25, les grévistes de la RATP du bus et du tramway étaient rassemblés devant le siège de la RATP. Alors que l’ouverture à la concurrence se prépare pour 2025 pour le bus et le tram, la direction n’a pas de temps à perdre et veut s’en prendre dès cet été aux conditions de travail des agents : augmentation du temps de travail, suppression de jours de repos, augmentation de l’amplitude horaire, et des salaires qui stagnent encore et toujours.

Les grévistes ont investi le siège de leur entreprise pour aller mettre la pression à la direction et montrer leur détermination à vouloir faire reculer ce projet.

Un gréviste avertit ces collègues : c’est la destruction de leur droit qui est en jeu et l’alignement des conditions de travail sur la convention collective de l’automobile, moins protectrice. « Il va falloir qu’on se prépare, continuer le combat, c’est la seule option ».

« C’est vous le chef de projet ? C’est un projet de merde ! Combien on vous a payé pour dégommer 16.000 machinistes [conducteurs] ? Nous on fait rouler la machine et vous vous prenez l’oseille ! » lance Ahmed Berrahal, syndicaliste CGT, aux représentants de la direction. Au delà des salaires, qui n’ont pas évolué depuis 2013, c’est tout le mépris de la direction qui alimente la colère des grévistes : « pendant la réforme des retraites, j’ai bien vu qu’on n’était pas du même côté. Quand on avait des calomnies dans les médias qui disaient qu’on gagnait 4000€, vous avez pas fait de vidéo, par contre quand c’est pour nous vendre la casse de nos conditions de travail, vous faites des vidéos. »

Un agent de la maintenance témoigne des conséquences dramatiques des cures d’austérité pour la sécurité des agents et des usagers : « vous avez tellement dégraissé, les bus roulent avec du scotch ».

Une déclaration d’unité entre machinistes et maintenance importante alors que la direction a réussi à diviser le bus et le tramway d’un côté avec le métro de l’autre, en désynchronisant les dates d’ouverture à la concurrence : 2025 pour les premiers, 2040 pour les seconds.

Si ces trois jours de grève d’avertissement, qui ont été bien suivis, sont un début, les grévistes comprennent bien que cela n’est pas suffisant pour faire reculer les plans de la RATP, et de la présidente d’Île-de-France, Valérie Pécresse. Comme l’affirme Yassine, machiniste, « il n’y a que le rapport de forces qui peut faire reculer la direction. Si les dates d’ouverture à la concurrence ont été séparées c’est pour une raison, c’est pour diviser. Il va falloir qu’on s’organise et qu’on n’attende pas de se faire manger un par un. »

Les agents du ferré (métro et RER) disposent en effet d’un pouvoir de blocage bien plus important que le bus et le tramway, et la direction a essayé de les endormir en décalant la date de l’ouverture à la concurrence. Mais une fois que la pilule sera passée pour le bus/tramway, elle aura tout loisir de l’avancer, et l’unité entre les agents aura été largement entamée, l’ouverture à la concurrence pouvant signifier le transfert d’agents vers différentes entreprises.

Les grévistes ont encore en tête, la manière dont la grève du 5 décembre 2019 contre la réforme des retraites avait été imposée, tout comme l’unité syndicale, par la détermination de la base. C’est par l’expression de cette base, qui doit s’organiser dans chaque dépôt, dans chaque gare, et en cherchant à se coordonner qu’un tel plan d’action à même de faire reculer la direction peut émerger. C’est aussi en élargissant au-delà de la RATP, vers la SNCF par exemple, aussi menacée d’ouverture à la concurrence et de démantèlement petit bout par petit bout. En ce sens, le recul des directions syndicales de la SNCF en vendant le retrait de leur préavis de grève prévue pour le 25 mai pour une prime de 1000€ a réduit le rapport de force qui aurait pu être imposé. Les directions de ces deux entreprises sont patientes, et pour arriver à leur fin, prêtes à manier tour à tour la carotte, comme ces primes pour désamorcer les conflits, 1000€ à la SNCF, 300€ au métro pour diviser les agents RATP, ou le bâton en menaçant de licencier des travailleurs combatifs.

En tout cas les grévistes, n’ont eux pas envie de lâcher et promesse a été faite devant la direction : « On ira chercher les collègues du métro, on sait que vous allez les attaquer plus tard, et nous on va pas l’accepter, et s’ils sont pas convaincus aujourd’hui, ils le seront demain ! »

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Une boutique Marionnaud à Cannes. — SYSPEO/SIPA

Une boutique Marionnaud à Cannes. — SYSPEO/SIPA

Selon un syndicat, il n’y a eu « aucune hausse générale des salaires depuis 2014 »

Une grève nationale a été organisée mardi chez Marionnaud, les salariés se mobilisant pour réclamer une revalorisation des salaires et dénoncer de mauvaises conditions de travail, comme à Paris où ils étaient plus d’une centaine devant le siège du distributeur de produits de beauté, a constaté l’AFP.

« Nos salaires, c’est de la misère ! » En réponse à l’appel lancé par l’ensemble des syndicats de Marionnaud (Unsa, CFDT, CGT, CFE-CGC), une grande majorité de femmes ont manifesté dans la matinée devant le siège parisien du parfumeur. Selon Marilyn Gentil, déléguée syndicale CGT, « 40 % des magasins » devaient être fermés aujourd’hui. La syndicaliste déplore toutefois des « pressions » exercées sur les salariés par la direction. Le mouvement de grève a également touché les zones de Marseille, Toulouse, Strasbourg ou encore Lyon, où 90 personnes ont manifesté dans les rues avec 30 magasins fermés dans la ville et sa région.

Les syndicats estiment que les conditions de travail « se dégradent »

Avec l’inflation​ « tout augmente, mais les salaires restent les mêmes », regrette Lucila Valentin, 58 ans, responsable de magasin et employée chez Marionnaud depuis 24 ans. Christelle Laumé, déléguée syndicale CFE-CGC, souligne qu’il n’y a eu « aucune hausse générale des salaires depuis 2014 » et déplore de « fidèles salariés fatigués » par des « conditions de travail qui se dégradent » et un « manque de personnel » en magasin.

« Femme de ménage, marketing, manutention… Nous avons toutes les casquettes », s’exaspère Lucila Valentin tandis qu’une pancarte « Marre d’être Cendrillon » est brandie derrière elle. Les syndicats dénoncent également « surveillance, pression, harcèlement dans les magasins et au siège (qui) conduisent à des burn-out, arrêts de travail, démissions… », est-il écrit dans un tract consulté par l’AFP.

Une augmentation brute de cinq euros pour les salariés au Smic proposée

En France, la chaîne de parfumerie Marionnaud emploie 2.900 salariés et compte plus de 420 points de vente sur le territoire. « La coupe est pleine », déclare Florence Bourg, déléguée syndicale Unsa. « Il n’y a aucun dialogue social, aucune reconnaissance de l’ancienneté et de l’expertise » des salariés, dénonce-t-elle.

 

Une augmentation brute de cinq euros pour les 1.225 salariés au Smic a déjà été proposée par la direction, un montant « dérisoire » pour Florence Bourg. En fin de matinée, les syndicats se sont entretenus avec la direction qui s’est « engagée à faire de nouvelles propositions à la prochaine réunion » avec les représentants syndicaux le 1er juin, selon Florence Bourg. Sollicitée par l’AFP, la direction de Marionnaud n’a pas réagi.

Publié par m.20minutes.fr

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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