SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Giscard : un président qui nous
 
a coûté cher

 

Alors que Valéry Giscard d’Estaing a cassé sa pipe, les médias brossent un portrait des plus élogieux de l’ancien président de la République. Pourtant la réalité est bien moins flatteuse.

 

Portrait d’un président - 1ère partie

Né en 1926 en Allemagne dans une famille bourgeoise et dont le père a racheté la particule d’Estaing, Valéry avait tout pour réussir. Il participe à la libération de Paris. Décoré de la croix de guerre, il reprend ses études après la guerre et fait polytechnique avant de rejoindre l’ENA qui vient d’être créée. En 59, à 32 ans, il est nommé secrétaire d’État aux Finances aux côtés du ministre des Finances et des Affaires économiques. Un premier poste qui va le propulser à la tête du ministère dès 1962. Poste qu’il occupera également sous Pompidou. En 1974, il remporte de justesse l’élection présidentielle face à Mitterrand avec 50,81 % des suffrages exprimés et 424 599 voix d’avance, soit le plus faible écart dans toute l’histoire de la Ve République. Un septennat marqué par la fin des 30 glorieuses, par l’austérité et les interventions impérialistes en Afrique.

 

Une grève historique dans les PTT dès les premiers mois de mandat

 

Les premiers mois de son mandat sont marqués par les plus grandes grèves connues par le pays depuis mai 68. En octobre 1974, les postiers se mobilisent contre les mauvaises conditions de travail et les faibles salaires. De plus, l’arrivée au pouvoir du libéral Giscard fait craindre une privatisation des PTT. Certains centre de tri comptent plus de 90 % de grévistes. Ils sont rejoins par le secteurs hospitaliers et les éboueurs. Le gouvernement ne cédera pas et en décembre la grève historique aux PTT s’achève sans avoir obtenu gain de cause. Cette défaite entraînera un reflux des mouvements sociaux malgré la crise économique qui va arriver.

 

Fin des 30 Glorieuses et début de la rigueur

 

En 1975, les répercussions du choc pétrolier se font sentir et la conjoncture économique change drastiquement. On passe d’une croissance de 4,3 % à une récession de -1 %. Le premier ministre Jacques Chirac souhaite mener une politique de relance mais Giscard défend une politique de rigueur. C’est dans un premier temps Chirac qui l’emporte mais avec sa démission en 1976, outre la fracture consommée à droite, la politique d’austérité va maintenant être mise à l’ordre du jour avec la nomination de Raymond Barre comme Premier ministre.

Dès son arrivée à Matignon, ce dernier donne le ton : « La France vit au-dessus de ses moyens ». Giscard et son gouvernement vont pouvoir tailler dans le lard. Les attaques contre les travailleurs arrivent de toute part. En particulier le plan de « sauvetage » de la sidérurgie qui prévoit de supprimer 21 000 postes en 2 ans. Le chômage explose et dépasse le million de personnes. L’inflation est galopante et le gouvernement est incapable de la stopper. Il est alors décidé de limiter les hausses de salaires et le CDD rentre dans le droit du travail français. Ce qui est la norme maintenant était considéré avec raison comme une régression sociale d’ampleur par les syndicats à l’époque. Malgré tout, les déficits budgétaires s’accumulent et ne quitterons plus l’État français.

Qui dit crise dit bouc émissaire. Une rhétorique tristement connue qui n’a rien à envier à l’extrême droite : « les étrangers nous volent notre travail ».

 

Pour lutter contre le chômage... expulsons les étrangers

 

On est bien loin de l’image de Giscard au petit déjeuner avec les éboueurs. Là il faut que les immigrés quittent le pays pour que les « vrais Français » puissent travailler, la politique raciste fait son lit. Si dans un premier temps, Giscard souhaite impulser des retours volontaires grâce à des aides financières, devant l’échec de cette stratégie, il utilisera la force. Il prône ainsi une politique de retour forcé et planifié. Avec en ligne de mire les travailleurs algériens. On parle alors d’expulser 100 000 Algériens par an pendant cinq ans, soit 500 000 personnes.

 

Giscard, c’est surtout des affaires

 

Outre le fiasco et scandale politico-financier des fameux avions renifleurs, le mandat de Giscard a été marqué par plusieurs morts suspectes. Pas moins de trois anciens ministres impliquées dans des affaires ont été assassinés ou retrouvé morts dans des conditions suspectes. Jean de Broglie ancien ministre sous de Gaulle et député de l’Eure, a été exécuté d’une balle dans la nuque en 1976. Joseph Fontanet, ancien ministre de la Santé sous Pompidou en 1962, puis du Travail sous Chaban-Delmas en 1969, a été assassiné par balle en février 1980. Robert Boulin, lui, a été retrouvé mort le 30 octobre 1979 dans un étang dans la forêt de Rambouillet.

Mais le septennat de Giscard est aussi connu pour sa fin. Chirac crée en 1976 le RPR en opposition à la politique du gouvernement et se réclame de l’héritage gaullien d’intervention de l’État. L’UDF est crée en soutien à Giscard en 1978. Les deux hommes vont s’opposer pour les élections de 1981 divisant ainsi la droite tandis que Mitterrand va porter le programme commun de l’union de la gauche. Les hommes du Service d’action civique, service d’ordre gaulliste impliqué dans de nombreuses affaires allant de l’assassinat au détournement et au braquage, vont coller des diamants sur les yeux de Giscard sur ses affiches de campagne. Cela fait référence aux cadeaux de l’« Empereur » Bokassa Ier. Ce dernier, président de la République Centrafricaine avant qu’il ne soit renversé par Giscard, lui avait offert une plaquette de bijoux d’une valeur estimée à un million de francs en 1973 alors qu’il était ministre des Finances. Sa défense chaotique sera une des raisons de sa défaite.

Outre la politique de rigueur, le bond du chômage et l’inflation, c’est l’affairisme et les interventions militaires à répétions en Afrique auront raison de VGE. Sous De Gaulle, il n’y a eu « que » deux interventions militaires françaises en Afrique. Entre 1977 et 1981, l’armée française intervient trois fois plus. Quasiment une guerre par an. Deux fois au Zaïre (actuel RDC) en avril 1977 et en mai-juin 1978, deux fois en Mauritanie en novembre 1977 et en juin 1978, deux fois au Tchad en 1978 et mai 1980 et une fois en Centrafrique en septembre 1979 pour se débarrasser de Bokassa un peu trop encombrant et qui se rapprochait un peu trop de Kadhafi. Giscard a essayé tant bien que mal de se débarrasser de ce dernier sans succès. On ne compte plus les tentatives de déstabilisation organisées par les services français, en Libye, en Angola et au Bénin. Le but : lutter contre expansion de l’influence communiste en Afrique. Mais nous reviendrons sur la politique extérieure de Giscard lors d’un prochain article.

En tout cas, pour Valéry Giscard d’Estaing, partisan de la rigueur et lui même radin d’après son autobiographie, sa mort va permettre à l’État d’économiser. En effet, Giscard coûtait la petite bagatelle de 2,5 millions d’euros par an. Il avait à sa disposition un splendide appartement boulevard Saint-Germain à Paris, et sa résidence privée à Authon mobilisait quinze gendarmes à temps plein, pour un coût annuel de 1,1 million d’euros. Il avait une voiture de fonction avec deux chauffeurs, et pouvait voyager gratuitement via Air France ou la SNCF (comme quoi la gratuité des transports c’est possible). Giscard avait également à sa disposition deux sous-officiers de l’armée de terre, et trois sous-officiers de la marine pour un coût total de 287 000 euros. La rigueur ne passait donc pas par lui.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Avec ma chronique de ce jour, on est loin de l'hommage que les gens dits biens pensants accordent à Valéry Giscard d'Estaing, président de la République de 1974 à 1981, qui vient de décéder. Pour ma part, la lutte des classes ne s'arrête pas même si peine et tristesse étreignent la famille et les proches du défunt. Mais le slogan des manifestations auxquelles j'ai participé, jeune cheminot cégétiste, résonne toujours dans ma tête : "Il est pourri le régime à Giscard, il nous envoie ses flics et ses clébards"

A propos du septennat de Valéry Giscard d'Estaing

L'Humanité, à l'époque journal du Parti communiste français, retraçait la lutte victorieuse de 28 mois de grève des travailleurs du Parisien Libéré, devenu aujourd'hui Le Parisien. Résumé :

 

En février 1975, Emilien Amaury, patron du Parisien Libéré décide, en invoquant des difficultés financières, de supprimer l’édition grand format du quotidien et de transférer hors de Paris l’impression de ses éditions régionales. Cette décision va entraîner la fermeture de l’imprimerie à Paris.  300 travailleurs sur 600, que compte l’entreprise, devraient être licenciés D'autre part, le patron utilise deux nouvelles imprimeries installées à Saint-Ouen et à Chartres avec des ouvriers syndiqués à Force ouvrière. Les ouvriers du "Parisien" se mettent en grève et grâce à la solidarité des Travailleurs de la presse et du Livre CGT, qui donnent 10% de leur salaire, les grévistes du Parisien vont survivre durant 28 mois. Et gagner.

 

Dans ses archives, le journal Le Monde relate la journée de grèves et de manifestations du 28 juin 1975 :

 

"Pour " protester contre les agressions patronales et policières ", plusieurs dizaines de milliers de personnes ont défilé jeudi 26 juin, à Paris et dans quelques villes de province, notamment à Lyon et à Marseille. Les manifestants répondaient ainsi à l'appel - qui a été lancé par les syndicats C.G.T., C.F.D.T. et FEN ainsi que par le P.C., le P.S. et le P.S.U. - contre les violences qui ont tendance à se multiplier dans plusieurs entreprises, à l'occasion souvent d'occupations d'usine ou de distributions de tracts. C'est ainsi, par exemple, qu'après des incidents chez Simca-Chrysler une manifestation regroupant plus de cinq cents personnes s'est déroulée jeudi, à Poissy, et cela pour la première fois depuis de nombreuses années."

 

Ce n'était qu'un début. Mais oui, il était pourri le régime à Giscard !

 

Sa politique réactionnaire avait débuté lorsqu'il fut ministre des Finances du général de Gaulle, avec l'instauration de la TVA, cet impôt sur la consommation le plus injuste et inégalitaire qu'il soit.

Giscard président, c'est le début du chômage de masse et mon jeune frère quitte à son tour le département de l'Aude pour vendre sa force de travail à la SNCF en région parisienne. Giscard, c'est la loi Veil sur l'avortement, loi votée grâce aux députés de gauche contre sa majorité à l'Assemblée nationale, le ministre de la Justice en personne refusant de défendre le texte devant le Parlement. Entre 1975 et 1981, par sa décision, la France ne commémore plus le 8 mai 1945. En revanche, il prône avec l'Allemagne de l'Ouest les prémices de l'UE du capital, avec un "Sénat européen élu au suffrage universel" et une Banque centrale européenne, avec pour cap l'instauration de la monnaie unique.

Avec Giscard Président, c'est le retour de la France dans l'OTAN, ce bras armé de l'impérialisme US.

Et puis la scandaleuse "affaire des diamants" avec le dictateur Bokassa de Centrafrique autoproclamé empereur:

A propos du septennat de Valéry Giscard d'Estaing

Oui, il met impossible d'associer aujourd'hui Valéry Giscard d'Estaing au dynamisme et à la modernité, et moins encore en homme politique soucieux du progrès et de la justice sociale.

 

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Retraites : Le Maire promet le
 
retour des attaques pour
 
rassurer les marchés

 

Ce dimanche, Bruno Le Maire a suscité des tensions en évoquant la réforme des retraites comme la « priorité absolue » de l’exécutif pour garder le cap économique face à la crise… Mais les dissensions expriment surtout des débats de calendrier, et la peur de l’explosion !

 

Réformes des retraites

[Crédits : Ludovic Marin / AFP

Malgré la crise qu’il traverse du fait de sa gestion de l’épidémie et de sa loi sécurité globale, le gouvernement n’a pas perdu le nord sur les réformes anti-sociales. Le Ministre de l’économie Bruno Le Maire confiait ce dimanche au Parisien que « des réformes structurelles » seront nécessaires, en particulier « celle des retraites qui doit être la priorité absolue ». Pour le ministre de l’économie, restructurer le régime des retraites serait en effet une « priorité absolue » pour faire face à la crise économique, en faisant des économies dans les dépenses publiques.

Une déclaration qui a suscité des tensions du côté du gouvernement. La ministre du travail, Elisabeth Borne s’est en effet empressée de répondre hypocritement sur France 3 que « la priorité absolue, c’est de sortir de la crise sanitaire, économique, sociale, de protéger les emplois ». De son côté, Jean Castex a carrément recadré le ministre mardi rapporte Le Figaro, par crainte de la polémique.

La déclaration de Bruno Le Maire s’inscrit pourtant dans la continuité des annonces de Macron, qui expliquait vouloir le retour de la réforme des retraites, suspendue suite à l’épidémie de covid-19, en juillet. Plus récemment, en novembre, le Sénat faisait passer en force de nouveaux amendements qui visaient le recul de l’âge de départ à la retraite à 63 ans et l’allongement à 43 annuités de cotisation pour la génération 1965.

Seulement du côté de l’exécutif, le ton a changé entre temps... Avec la contestation contre la loi sécurité globale, la colère a commencé à s’exprimer contre l’offensive autoritaire et liberticide. Surtout, une crise économique profonde est encore à venir et pourrait amener de nouvelles explosions sociales. Evidemment, pour le gouvernement il ne s’agit pas pour autant d’abandonner son agenda d’attaques, et il convient surtout de continuer à montrer à sa base sociale que le Président n’a pas oublié sa réforme phare.

Dans ce cadre les déclarations de Bruno Le Maire et les réactions d’autres membres du gouvernement tiennent surtout de la mise en scène réglée. Le Parisien rapporte ainsi : « "Bruno Le Maire a parlé avec l’accord du sommet de l’exécutif, avance un ministre. Le déficit du système des retraites s’alourdit. Un système universel serait encore plus utile en période de crise. Et il faut continuer à porter politiquement cette idée vis-à-vis de Bruxelles." Un parlementaire de poids décrypte : "Cette sortie de Bruno le Maire est un signal envoyé à la fois aux marchés et à la Commission européenne. Pour leur dire : la France continuera à faire des réformes. Si on arrêtait de tenir ces propos, les taux d’intérêt flamberaient immédiatement. (…) Dans les faits, cette réforme se mettra en place dans un second mandat, si le président est réélu…" »

A arbitrer entre déclarations à destination de sa base sociale et des marchés, et nécessité d’éviter l’explosion, le gouvernement peut afficher quelques tensions. Mais derrière les apparences une chose reste certaine, la volonté de faire payer la crise au plus grand nombre par de nouvelles attaques face auxquelles il faudra se préparer à riposter dans la continuité des mobilisations en cours contre l’offensive autoritaire.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Le 23 août 2017, le gouvernement de Macron nommait les membres du groupe d'experts chargé notamment de rendre un rapport annuel sur la nécessité ou non de donner le fameux “coup de pouce” au SMIC, chaque 1er janvier.

 

Or il se trouve que son chef,  Gilbert Cette, est plus que favorable au capital, en attendant que le SMIC n'existe plus. Il écrivait sa pensée dans son ouvrage Réformer le Code du travail paru en 2015. Déjà tout un programme mis en chantier sous Hollande président socialiste!

Les autres membres de ce groupe d'experts sont du même métal. Du coup, ce dessin:

 

Les smicards au pain sec

Sans doute parce que le pouvoir ne parle pas assez à la téloche, Jean-Jacques Bourdin avait invité Jean Castex ce mercredi matin sur Bfmtv-RMC. Et sur un coup de pouce à l'augmentation du SMIC prévue par la Loi: cela sera 0+0 la tête à Toto.

Ben oui, dans un communiqué tombant pile poil, ledit groupe d'experts a préconisé, au gouvernement qu'il conseille, qu'une hausse du Smic "risquerait d'être préjudiciable à l'emploi des personnes les plus vulnérables". Et ce de fait non "aux gains de pouvoir d'achat".

Quand on sait que les smicards sont des intérimaires, des cdd, des saisonniers, des cdi sous rémunérés dans les bars, restaurants, hôtels, grandes surfaces, btp et j'en passe, se reconnaissent bien là un pouvoir du côté des riches et du capital et son groupe d'experts sur le SMIC qui le conseille.

Du coup, cette capture d'écran. Mais surtout pour ne pas rire.

Les smicards au pain sec

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Nouvelle Zélande : Unilever met en place la semaine de travail de 4 jours sans baisse de salaire

Il y a 2 ans la CGT avait aussi demandé à réduire le temps de travail lors des NAO avec la direction Unilever (France).

Cela n'avait rien donné et au yeux de la direction,

on était des insensés !

 

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Unilever va tester pendant un an la semaine de 4 jours en Nouvelle Zélande, alors que le gouvernement y est favorable. En cas de succès, la multinationale néerlando-britannique souhaite reproduire cette réorganisation du travail ailleurs dans le monde.

 

Pour booster la production

 

En Nouvelle-Zélande, Unilever teste à partir de décembre, et pour un an, la semaine de travail de 4 jours sans baisse de salaire. Cela signifie que les employés ne travailleront que 4 jours par semaine, mais seront payés comme s’il en faisait 5. Ils devront tout de même réaliser au moins le même volume de travail avec les mêmes horaires. L’idée est que leur jour de congé supplémentaire leur permette d’être plus productifs à l’entreprise. En fonction des résultats en Nouvelle-Zélande, Unilever compte introduire cette organisation du travail ailleurs dans le monde.

« Notre objectif est de mesurer la performance sur la production, pas sur le temps. Nous pensons que l’ancienne façon de travailler est passée et n’est plus adaptée », a déclaré le directeur général d’Unilever New Zealand, Nick Bangs. « Nous sommes impatients de partager les leçons de cette expérimentation avec d’autres entreprises néo-zélandaises, dans l’espoir de pousser les autres à réfléchir à la façon dont ils travaillent », a-t-il ajouté. L’Université de technologies de Sydney analysera les résultats de cette expérimentation.

 

Le coronavirus a joué un rôle catalyseur

 

Bangs a également indiqué que la crise du coronavirus a largement contribué à la promotion de la semaine de travail de 4 jours. En effet, en obligent la population à rester chez elle à cause du confinement, elle a contraint les entreprises à revoir leur modèle en incluant, par exemple, plus de télétravailou, dans ce cas, en offrant un régime de travail flexible. Objectif : rendre les employés plus heureux et en meilleure santé, au-delà des objectifs de productivité. « C’est un moment enthousiasmant pour notre équipe, une façon de valider le rôle de catalyseur que le Covid-19 a joué pour bouleverser les pratiques dans le monde du travail », a estimé le directeur général d’Unilever New Zealand.

 

Microsoft a testé avec succès cette formule

 

La semaine de travail à 4 jours n’est pas une idée d’Unilever. Ce concept circule dans le monde professionnel depuis l’expérience du Perpetual Guardian en 2018. Certaines entreprises ont déjà essayé la formule avec succès, comme Microsoft au Japon pendant tout le mois d’aout. Alors que les employés travaillaient 20% de moins, la productivité du groupe a augmenté de 40% par rapport à la même période l’année passée. Fort des résultats, la firme américaine a annoncé qu’elle continuerait ses tests au pays du soleil-levant et a invité les autres sociétés à la suivre.

 

En Nouvelle-Zélande, la Première ministre Jacinda Ardern se positionne en faveur du régime des 4 jours. En mai dernier, la cheffe de l’Etat avait lancé l’idée pour relancer l’économie, plombée par les restrictions liées au coronavirus, dont un confinement de sept semaines. La dirigeante travailliste a été reconduite à son poste après son triomphe lors des législatives d’octobre.

 

Publié par larevuedestransitions.fr

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Le salaire socialisé...

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Face à l'immense contestation engendrée par le vote de la Loi Sécurité Globale, Macron opère un recul tactique en annonçant la « réécriture » de l'article 24. En somme, changer sur la forme pour mieux se maintenir sur le fond. S'il s'agit d'un recul tactique arrachée par la mobilisation massive ce samedi, cela ne reste qu'une manœuvre visant à maintenir l'ensemble de la loi Sécurité Globale dont la logique générale vise à toujours plus de pouvoir pour la police et la surveillance généralisée, mais qui cache aussi ses articles 23 et 25 qui n'ont rien à envier à l'article 24. S'il « concède » cette réécriture, c'est essentiellement que l'exécutif est sous pression, et qu'il a peur de perdre plus. C'est le moment d'enfoncer le clou pour exiger 'le retrait TOTAL de la loi sécurité globale et de toutes les lois liberticides.

Article 24. Macron lâche du lest pour sauver sa loi : amplifions la mobilisation pour le retrait TOTAL !

© Thomas Coex/AFP

Changer la forme mais garder le fond pour tenter de calmer la grogne et l’immense contestation

Dans une conférence de presse convoquée par les chefs de la majorité, le patron du groupe LREM à l’assemblée nationale, accompagnée par les présidents des groupes MoDem et Agir a annoncé une réécriture de l’article 24 de la Loi Sécurité Globale. Mis à mal par une mobilisation massive Samedi 28 Novembre, la majorité présidentielle s’est vu sommée de réagir pour tenter de mettre fin à la crise. C’est donc devant les caméras que Christophe Castaner, Patrick Mignola et Olivier Brecht ont annoncé qu’ils allaient proposer « une nouvelle écriture complète de l’article 24, dans la proposition de la Loi Sécurité Générale ».

C’est donc une porte de sortie à la crise que le gouvernement tente aujourd’hui de s’offrir en proposant un abandon sur la forme de l’article 24. Mais si le gouvernement dit avoir entendu les inquiétudes, le discours de Castaner se veut lui on ne peut plus clair :, Ce n’est ni un retrait ni une suspension, mais une réécriture totale du texte ». Il ne s’agit donc d’aucune façon d’un retrait de l’article 24 mais d’une réécriture motivée par un manque de « compréhension » du texte de loi : « Nous savons que des doutes persistent encore et nous devons éteindre ces doutes car lorsqu’une telle incompréhension ne cesse de s’intensifier sur un sujet aussi fondamental nous avons le devoir de nous interroger collectivement ».

Si la réécriture du texte de loi illustre un recul tactique, c’est seulement sur la forme, l’esprit de la loi et de l’article 24 reste inchangé comme le souligne Olivier Brecht du groupe Agir : « nous devons protéger nos forces de l’ordre, à aucun moment nous n’avons voulu engager une polémique sur le droit d’informer, l’objectif de protéger les forces de l’ordre reste le même, nous voulons une rédaction différente, pour éloigner, dissiper tout doutes ».

Pour le gouvernement il s’agit dès lors de tenter d’en finir avec une période de crise politique, et de calmer la contestation. C’est sur la question de l’interprétation que le gouvernement a décidé de faire son mea-culpa, tentant de rassurer sur sa volonté de ne pas attaquer les droits de la presse. Le recul du gouvernement s’opère sur la forme. Il n’est d’ailleurs pas anodin de voir Olivier Brecht affirmer plus tard la possibilité de recycler l’article 24 dans le projet des lois contre les « séparatismes ». Nouvelle preuve que la majorité n’a pas abandonné sa volonté de mener jusqu’au bout cet article liberticide.

La stratégie de Macron : relégitimer le parlement pour dégonfler la crise politique

 Depuis dimanche les réunions de crise convoquées par le président de la République se suivent à grande vitesse à l’Elysée. Dimanche au lendemain de l’énorme mobilisation du Samedi 28 Novembre, une première réunion se déroulait en comité restreint autour du président de la République, du premier ministre et des dirigeqnts du groupe LREM. Darmanin qui est à l’origine de l’article 25 a lui été tenu à l’écart . Cet après midi, selon le Monde - une nouvelle réunion autour du président, du premier ministre, du ministre, du garde des sceaux et des chefs de file de la majorité s’est de nouveau tenu à l’Elysée. Le président y est apparu particulièrement agacé selon le Figaro - et aurait mis la pression sur ses troupes : « la situation dans laquelle vous m’avez mise aurait pu être évitée ». Il y aurait également affirmé que face aux troubles provoquées par l’article 24 une réponse politique serait obligatoire et qu’elle devait venir des parlementaires., exigeant de Christophe Castaner ( LREM) , Patrick Mignola ( MoDem) et Olivier Becht ( Agir) qu’ils s’entendent rapidement. C’est à ce moment que la décision de convoquer les médias a été prise.

 Pour Macron la ligne est donc claire, pousser le parlement et l’assemblée nationale à apparaître en première ligne du projet de loi et laisser Darmanin sur lequel se concentre une grosse partie de la colère plus dans l’ombre. C’est donc à un jeu d’équilibriste que le président se livre en essayant d’une part de rassurer sa majorité et son électorat face aux accusations de dérives liberticides et en essayant de maintenir une position de fermeté sur les questions régaliennes.

Le ministre de l’intérieur attaqué par Macron et par le parlement était à l’assemblée nationale pour se défendre. Face aux questions il est resté droit dans ses bottes sur la défense du projet de loi et des policiers tout en annonçant plusieurs décisions. Pour tenter de se défendre il a proposé le rattachement de l’IGPN au ministère de l’Intèrieur. , un renforcement de la formation et une augmentation des effectifs. Il a surtout défendu son projet de loi affirmant : « je suis en revanche fétichiste de la protection des policiers et gendarmes ».

 

Face aux attaques liberticides, obtenir le retrait pur et simple de la Loi Sécurité Globale

Les annonces du gouvernement ne sont en aucun cas un recul sur la Loi Sécurité Globale, derrière les discours l’objectif reste le même, renforcer les forces de répression et attaquer nos libertés. La réécriture de l’article 24 ne changera rien à son contenu. De plus c’est le retrait non négociable de la loi que nous devons obtenir tant elle semble problématique dans son ensemble. Rappelons que l’article 21 propose par exemple de supprimer la garantie que les images des « caméras mobiles » des policiers soient utilisées en temps réel et permettra dès lors par des logiciels de reconnaissance facial, de renseigner en direct les agents sur le terrain de l’identité des militants et militantes qu’ils croiseront sur le terrain. L’article 22, propose l’autorisation du déploiement des drones en manifestation et permettra de suivre à la trace chaque individu. La loi permet également le port des armes pour les policiers dans le cadre privée. Mais aussi l’article 23 qui permet selon Médiapart de détricoter « l’arsenal disciplinaire en prison pour satisfaire les policiers ». Ces exemples nous montrent la nécessité de lutter contre l’ensemble du projet de loi liberticide.

Les manifestations massives contre la loi sécurité générale ont montré la possibilité de mettre un frein au projet de loi. Face à ce projet de loi liberticide et face aux effets d’annonce du gouvernement la mobilisation doit continuer pour obtenir le retrait total du projet de loi. Aujourd’hui plus que jamais il se pose la nécessité de continuer à élargir le mouvement contre les lois liberticides et contre l’offensive islamophobe du gouvernement. Dans une situation explosive, avec en lame de fond une crise économique qui ne nous promet que chômage et précarité, les mobilisations des dernières semaines ont montré la possibilité d’une victoire.

Si Macron donnait toute confiance en Darmanin est obligé de le recadrer au sujet de l’article 24, c’est essentiellement parce qu’il a peur de perdre tout. Plus que jamais, il faut enfoncer le clou pour obtenir non seulement le véritable retrait de l’article 24 mais de l’ensemble de la loi Sécurité Globale. Mais c’est aussi contre la loi anciennement sur le « sépartisme » qui intégrera possiblement de nouvelles mesures répressives à laquelle il s’agit d’étendre la mobilisation. Le gouvernement est sous pression, c’est le moment de le faire plier.

 

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Demain 2 décembre 2020, à Mantes-la-Jolie, du côté de la Sécurité sociale
Demain 2 décembre 2020, à Mantes-la-Jolie, du côté de la Sécurité sociale
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Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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