SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Nouvelle provocation : Macron maintient ses 1,8 milliards de coupes dans les pensions de retraites !

Le président des riches, détesté par la majorité de la population, ne s’annonce pas prêt à reculer sur ses mesures austéritaires les plus rejetées.

Gilets jaunes

Alors que la colère explose face à l’injustice sociale dans tout le pays et que partout Gilets Jaunes et lycéens s’époumonent aux cris de « Macron démission », on peut dire que le gouvernement n’a pas froid aux yeux.

Tous les journaux le notent, le gouvernement est plongé dans un désarroi total depuis samedi. Après les scènes quasi insurrectionnelles de ce week-end, la voie vers une sortie de crise est pour l’instant introuvable pour Macron et ses soutiens. Comme le note cet article de l’Opinion : « le gouvernement et la majorité restent confrontés à une difficulté majeure : à qui parler ? ». Les auto-désignés porte-paroles des Gilets jaunes, réunis dans le collectif « Gilets Jaunes libres » qui devait se rendre à Matignon mardi, ont annulé leur visite face au rejet de leur démarche par un grand nombre de Gilets jaunes et le nombre colossal de menaces qu’ils recevaient. Macron depuis son retour d’Argentine ce dimanche, s’il s’est rendu à l’Arc de Triomphe constater l’étendue de la colère dont il est l’objet, n’a pour l’instant fait aucune déclaration.

Édouard Philippe a tenu une réunion de crise à Matignon, rassemblant des dizaines de personnalités politiques, les chefs de file de tous les partis, ainsi que la maire de la ville de Paris, Anne Hidalgo. Peu d’échos pour l’instant des résultats de cet audit.
En tout cas le gouvernement ne semble pas prêt à faire des concessions pour le moment. Alors que la loi sur le financement de la sécurité sociale pour 2019 devait être votée ce lundi 3 décembre, celle-ci a été présentée dans une version inchangée, comme l’explique Marianne. C’est-à-dire une version, qui comprend 1,8 milliard d’économies sur le dos des retraités prévus.

Il s’agit notamment de la « sous-indexation des pensions », qui implique une revalorisation des pensions de seulement 0,3 % en 2019 et 2020, au lieu du taux habituel de 1,6 %. Ce alors que l’inflation en 2017 s’élevait à 1,7 %. Cette mesure implique une perte de pouvoir d’achat à hauteur de 500 à 1500 euros par an pour les retraités. Ce, quand on sait que la hausse de la CSG avait déjà touché de plein fouet les ménages de retraités. Cette mesure, comme le souligne Marianne « à ce niveau de régression, est une première dans l’histoire de la Sécurité sociale française ».

Malgré les mobilisations massives des retraités depuis le début du quinquennat, et contrairement à ce qu’ils avaient annoncé cet été, LREM, avait déjà refusé de revaloriser les pensions ne serait-ce que pour les personnes aux revenus les plus faibles. Un exemple de plus de la politique anti-sociale du gouvernement, qui illustre bien les raisons de la rage qui secoue les foules aujourd’hui. Alors que les Gilets jaunes tiennent au nombre de leurs revendications principales, l’augmentation des retraites, et que les retraités représentent une part non négligeable des gilets jaunes, la majorité LREM choisit de ne faire aucune concession du côté des retraités. Une décision qui à ce niveau de délégitimation du pouvoir et de crise politique, pourrait lui coûter très cher.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
C'est avec grand plaisir que nous relayons ici l'expression de notre ami Philippe CORDAT membre de la direction confédérale de la CGT (membre du Comité Confédéral National), expression dont nous partageons l'analyse et l'appel .
 
EXTRAITS : 
 
Les évènements vont très vite et tout est orchestré médiatiquement pour que l’on oublie
 
Les scènes d’affrontements de ce week-end à Paris et d’autres villes ont permis au pouvoir et aux grands médias de ne montrer que le caractère violent d’une petite partie de ceux qui ont manifesté, occupés des péages et ronds-points pour tenter de déplacer le débat public hors des questions et revendications qui sont posées.*
 
...
Si les révoltes ne conduisent pas forcément à des révolutions, les consciences évoluent malgré tout dans les luttes et encore plus quand elles sont alimentées par un point de vue de classe.
...
A ce stade d’un mouvement qui dure, s’enracine et reste très populaire, personne ne peut prédire comment celui-ci va évoluer mais une chose est certaine dans cette grande diversité d’exigences et d'approches qui s'expriment depuis la mi-novembre, nous devons dans la cgt bien apprécier ce que doit être notre rôle et nos resonsabilités.
Les évènements vont très vite et tout est orchestré médiatiquement pour que l’on oublie qui est qui et qui est responsable de la situation que vit et subit le peuple.
 
...
Nous ne pouvons pas ignorer ce qu’ont subit les peuples portugais, Espagnols, Grecs, Anglais, Allemands et Italiens avant nous et comment les gouvernements et le patronat s’y sont pris pour enfermer dans la nasse de l’institutionnalisation, la plupart des organisations syndicales en Europe.
...
Le problème posé au gouvernement c’est qu’il ne lui est pas possible de réunir des représentants rompus au dialogue social voir même corrompus pour obtenir un accord au rabais pour que tout le monde rentre à la niche !
...
La dynamique de ces luttes ne pourra durer et gagner sans un embrasement et une convergence des luttes pour peser tous ensemble pour gagner sur les revendications.
 
L’heure n’est pas comme le propose la Cfdt de nous précipiter pour aller discuter avec le gouvernement. Depuis le temps, nous savons comment se termine les palabres entre les acteurs raisonnés et raisonnables dans les salons des ministères sans le rapport de force du salariat dans l’action.
...
L’heure est à nouer des liens, à développer des convergences d’actions dans le respect des acteurs aux gilets jaune pour que convergent ensemble, les gilets jaunes, les gilets rouges, ceux qui partagent nos exigences revendicatives qui ne revêtiront aucun gilet pour nous battre ensemble.
...
La CGT doit à présent exiger une enquête parlementaire sur les violences qui ont été déclenchées dans les villes le 1er décembre et depuis ce matin et comment sont utilisées les forces policières. Les citoyens sont en droit de savoir qui financent, forment ces groupes de casseurs et où ils sont entraînés.
...
Le moment est venu d’en finir avec ce dialogue social sur le cahier de revendications du capital et le syndicalisme rassemblé.
...
ET la CONCLUSION :
 
Le caractère exceptionnel de la situation exige de réunir de toute urgence toutes les directions de la CGT.
 
Le rôle des directions de la Cgt dans un tel contexte c’est avant tout de convaincre tous les militants de la Cgt de se déployer auprès des salariés, d’aller à la rencontre des salariés et de tous ceux qui expriment leur colère dans les départements en ayant la volonté d’unir les salariés dans l‘action.
 
Une telle situation appelle que la CGT réfléchisse avec son CCN à ses responsabilités, sa stratégie avec pour objectif de bloquer le système économique. Anticiper et ne pas subir pour être accusé demain de ne pas avoir tout mis en œuvre pour stopper Macron, son gouvernement et le Medef. Voilà l’enjeu qui nous est posé.
 
Exigences et d’approches qui s’exprime depuis la mi-novembre, nous devons dans la CGT bien apprécier ce que doit être notre rôle et nos responsabilités.
 
Première page du document :
 

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Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Confirmation par France info 

le 02/12/2018

Suite à la mise en ligne d'une photo de tireur d'élite le 01/12/2018 près de l'arc de triomphe.

Après la benallalisation des pratiques élyséennes, cela aurait plus qu'autre chose tendance à confirmer que les débordements dénoncés par la macroncratie étaient singulièrement controlés ?

Ci dessous, après la dépêche de France info ,rappel de la vidéo que publie Le Monde

France info et Le Monde confirment donc ce que disait Canaille le Rouge ce matin .

A partir de quelle autorisation ( débattue où et quand avec la représentation nationale ?) de telles pratiques de type état de siège peuvent-elle être mises en oeuvre dans un pays dit sous état de droit ? 

Sous quel commandement ces hommes opèrent-ils ? A quelles occasions ce dispositif est-il déployé ? 

Les élu.e.s "correspondants défense" des collectivités territoriales ont-elle-ils connaissance de ces dispositions et de leurs modalités d'application sur le territoire de leur mandat ? 

Ces faits sont suffisament graves pour que la représentation nationale exige une commission d'enquête parlementaire dont les débats doivent être publics et diffusés.

Toutes les organisations et associations à même d'organiser des manifestations publiques sont en droit d'accéder aux textes et circulaires régissant de telles pratiques.

 

Rédigé par Canaille le Rouge

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Bordeaux  : jonction inattendue des gilets jaunes et rouges, face à une brutale répression policière

Le rassemblement des Gilets jaunes (GJ) était convoqué à 14 heures place de la Bourse, un autre appel de la part des directions syndicales convoqué à 15 heures place de la Victoire rassemblant une autre partie des manifestants. Peu à peu, les GJ se sont regroupés et rapidement le cortège comptait des milliers de personnes. A mesure que le cortège avançait dans les ruelles de Bordeaux, il s'épaississait par l’arrivée progressive de GJ jusqu’à dépasser les 4000 manifestants.

Récit d’une journée inédite

Depuis place de la Bourse, suite à l’arrivée des motards avec leurs gros cylindrés, le cortège a avancé jusqu’à porte de Bourgogne en longeant le quai Richelieu, pour ensuite remonter le cours Victor Hugo et tourner cours Pasteur avec l’intention de rejoindre la place Pey Berland et l’Hôtel de ville. Dès l’arrivée des manifestants à l’Hôtel de ville, les CRS leur préparaient déjà la bienvenue avec des jets des gaz lacrymogènes et de grenades de désencerclement.

A ce moment, le cortège syndical, CGT en tête, a fait irruption place Pey Berland. Leur parcours déposé en préfecture étant interrompu par l’envoi de gaz lacrymogènes sur les manifestants, le cortège syndical a dû emprunter les voies du tram A, pour essayer d’atteindre la Mairie de Bordeaux ou les GJ se faisaient déjà violenter par les forces de l’ordre.

Jonction Syndicats et Gilets Jaunes  !

Sur les voies du tram A, au niveau de l’arrêt Hôtel de ville, un événement inattendu s’est produit : la jonction des deux cortèges, poussés par la répression policière et en signe de solidarité, malgré les hésitations du service d’ordre de la CGT. A ce moment-là, les motards sont partis, peut-être par peur de l’endommagement de leurs engins  ? Un couloir de fortune dans le cortège syndical a dû se préparer à la hâte pour permettre aux engins de circuler.

Au beau milieu des cris de solidarité avec les manifestants qui subissaient la répression des forces de l’ordre, le cortège syndical au sein duquel défilaient aussi plusieurs partis politiques comme le NPA, LO et le PCF, a fait jonction avec les GJ. Une belle démonstration de convergence malgré les réticences de Martinez et des autres directions syndicales.

Lors de la jonction, la répression s’intensifiait, très violemment. On pouvait percevoir que la police avait très peur de cette jonction qui pouvait facilement les mettre en déroute, et c’est à ce moment-là que le cortège syndical a malheureusement décidé d’abandonner l’Hôtel de ville et de se disperser.

Brutale répression policière

La bataille de l’Hôtel de ville avait déjà commencé. Personne ne pouvait prévoir qu’elle allait durer plus de 5 heures jusqu’à tard le soir, la nuit tombée. Rapidement, les manifestants ont formé une barricade de fortune avec des échafaudages qu’on pouvait trouver autour de la cathédrale pour se protéger des tirs de flashball, qui ont été tiré à bout portant, avec l’intention de blesser, et qui auraient même pu tuer.

Heureusement, la nature était du côté des manifestants : vent à notre avantage, les gaz lacrymogènes se sont retournés vers les forces de l’ordre. Puis une pluie fine a commencé à tomber, provocant un soulagement général du côté des manifestants, déterminés à tenir bon jusqu’à voir leurs revendications satisfaites.

Aux cris de «  Juppé apéro  » et de Marseillaise, les manifestants combattaient une police apeurée et déchaînée contre les GJ et le monde du travail qu’ils représentent.

Fait incroyable, un «  statut quo  » a été décrété par les deux parties s’affrontant, pour rechercher la main d’un manifestant, qu’une grenade venait de lui arracher. Les CRS ont profité de la situation pour tirer à bout portant sur l’un des GJ alors qu’il était à la recherche de la main... résultat : un poumon déchiré. Tel est le courage dont a fait preuve la police ce samedi à Bordeaux.

Le bilan de cette journée de brutale répression a été catastrophique : plus d’une quinzaine de manifestants blessés dont trois blessés graves. Un vieil homme a eu une partie de la mâchoire ouverte par un tir de flashball, un autre a eu la main arrachée, et un troisième a écopé d’une déchirure pulmonaire.

La suite

L’acte quatre est déjà en train de se préparer. La grogne des gens ne sera pas dispersée par des tirs de flashball monsieur Juppé, et comme les manifestants chantaient sur la barricade, l’apéro vous attend à la Mairie : dépêchez-vous, vous risquez de rater quelque chose…

Pour continuer, le mouvement doit se structurer en comités d’action contre la vie chère et une coordination des blocages sera essentielle si l’on veut mettre à bas le gouvernement Macron et son monde.

Nous les syndiqués, nous devons dénoncer l’attitude criminelle de nos directions syndicales et les pousser à lancer un appel à la grève générale, avec des assemblées générales sur les lieux de travail jusqu’à satisfaction de nos revendications. C’est la seule façon d’obtenir que la crise soit payée par les capitalistes, car nos vies valent plus que leurs profits  !

Pour nous transmettre vos témoignages, écrire à siterevolutionpermanente@gmail.com ou par message privé sur les réseaux sociaux :


Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Stéphane SIROT , historien : MACRON c'est Louis XVI au moment des États généraux
Stéphane SIROT , historien : MACRON c'est Louis XVI au moment des États généraux

voir également le lien ci-dessous:

[jpg] LP-02-12-2018-STEPHANE-SIROT001

Publié par EL DIABLO

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Economie , 2018-11-30 11:23:37 Par Europe1 .fr avec AFP

Economie , 2018-11-30 11:23:37 Par Europe1 .fr avec AFP

Le nombre des ultra-riches français résidant en Suisse est resté stable cette année, mais leur fortune totale a grimpé de 13,5% sur un an, indique l’étude annuelle des 300 plus riches de Suisse, diffusée jeudi par le magazine Bilan.

Un joli matelas de 81,4 milliards d’euros. Cette année, 54 ultra-riches français, soit le même nombre qu’au cours des deux dernières années, figurent dans ce classement des personnes ou familles dont la fortune nette s’établit au moins à 100 millions de francs suisses (88 millions d’euros). Le patrimoine au total de ce club très fermé est évalué à 92,3 milliards de francs suisses (81,4 milliards d’euros).

Deux nouveaux venus. La chute enregistrée par l’action Altice a provoqué la sortie de Jérémie Bonnin, secrétaire général du groupe de télécoms. Bilan a par ailleurs sorti de la liste Stéphane Nicolas, actif dans les fonds alternatifs. Deux nouveaux venus ont donc fait leur entrée cette année, selon la revue. Il s’agit d’Alain Boucheron, arrière petit-fils du fondateur de la célèbre maison de luxe de la place Vendôme à Paris, avec une fortune estimée entre 300 à 400 millions de francs suisses. Alain Boucheron a pris ses quartiers au cœur de la célèbre station de ski de Zermatt, dans le canton du Valais, dans la rue principale, entre succursales bancaires, palaces et boutiques de très haute horlogerie, selon Bilan.

La famille Capelli, avec une fortune estimée entre 100 à 200 millions de francs suisses, fait aussi son entrée dans la liste. Actif depuis plus de 40 ans dans la conception d’espaces de vie, le groupe français Capelli s’est concentré depuis dix ans sur la promotion immobilière. En Suisse, où la famille Capelli est présente via diverses sociétés, le groupe vient d’annoncer un nouveau projet immobilier d’une cinquantaine d’appartements dans les environs de Genève, en bordure du lac Léman.

Un actionnaire de Chanel premier du classement, Drahi 3ème. Les trois premiers du classement des Français les plus riches de Suisse reste inchangé, mais pas à la même place. Gérard Wertheimer, actionnaire de Chanel, passe en première position avec une fortune estimée entre 18 à 19 milliards de francs suisses. Le groupe de luxe connu notamment pour ses tailleurs en tweed et son parfum N°5 a dévoilé cet été, pour la première fois de son histoire, ses résultats financiers. Aussi la fortune estimée de la famille a été fortement réévaluée. Résident genevois, Gérard Wertheimer possède cet empire avec son frère Alain, qui vit à New York.

La famille Castel passe au 2ème rang, avec une fortune estimée entre 13 et 14 milliards de francs suisses. Le groupe Castel, actif dans le vin, est également présent dans la bière et les eaux en bouteille. Patrick Drahi, magnat franco-israélien qui préside le groupe de télécoms et de médias Altice, figure toujours au 3e rang, avec une fortune estimée entre 6 à 7 milliards de francs suisses.

Publié par anti-k.org

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NPA 34 , 2018-11-30 20:47:20

 Lettre du NPA 34 aux diffuseurs de la pétition « Ne touchez pas à la loi de 1905″

L’AG du NPA 34 s’est penchée mercredi dernier sur la pétition « Ne touchez pas à la loi de 1905 » (lire ci-dessous) qu’il lui a été proposé de signer.

Après discussion nous avons pris la décision de ne pas la signer pour la raison que nous vous exposons ici.

Nous sommes évidemment d’accord pour nous opposer à la volonté de Macron d’établir une modification de la loi laïque de 1905 qui
signerait, si elle était suivie d’effet, une intervention de l’Etat dans ce que ladite loi pose comme étant exclu de son champ de compétences : à savoir le fonctionnement et le financement des associations ou regroupements dont les personnes qui le désirent se dotent sur la base de ce qui fait accord entre elles. En l’occurrence, retrouvant par là des présupposés de la tradition gallicane de contrôle de l’Eglise par le pouvoir en place, reprise par certains laïques qui ont été battus en 1905 sur le vote qui a fait prévaloir l’actuelle loi, Macron vise un culte en particulier, le culte musulman. Nous souscrivons donc au diagnostic posé par les pétitionnaires sur la nature du danger que nous devons combattre.

En revanche nous sommes étonnés de l’inconséquence que manifeste cette pétition en défendant la liberté de conscience qui est bien
l’étendard de la loi de 1905 tout en affirmant, dans la même phrase, que les « questions religieuses et philosophiques doivent demeurer dans la sphère privée ». Cette idée restrictive de la privatisation de l’expression des croyances n’est, en aucune façon, cohérente avec la loi de 1905 qui explicite clairement que les croyances, en particulier religieuses, ont droit de cité, autrement dit sont reconnues comme pouvant se manifester librement dans l’espace public, à la seule réserve près que ces manifestations n’attentent pas à l’ordre public : la liberté de conscience n’est rien sans la liberté d’expression publique. C’est cela la position laïque que nous avons défendue récemment : lors des cérémonies de célébration de la Saint-Roch à Montpellier, il ne nous est en effet pas venu à l’idée de réclamer que « cela se passe dans la sphère privée », ce qui, stricto sensu, serait un non sens : des cérémonies collectives de rue en privé ? Notre contestation, pleinement et justement laïque, a porté sur l’implication de représentants de la mairie dans l’organisation et la célébration de cette manifestation catholique. Pas plus, pas moins.

Nous tenons à préciser que ce « renvoi du religieux à la sphère privée » est un poncif et une pièce clé de l’offensive anti-loi de 1905 que mènent les « laïques antilaïques » faisant converger une partie de la gauche, la droite et l’extrême droite dans une démarche de criminalisation des musulman-es qui, hélas, participe pour beaucoup d’un air du temps de plus en plus nauséabond. De fait Macron, par son projet que nous dénonçons, cherche à surfer, pour son projet intégriste néolibéral, sur cette volonté de dénaturer la loi laïque qui est et doit rester notre référence. Voilà pourquoi il est important d’être cohérents sur l’ensemble de la grille d’analyse laïque que nous portons. Surtout que tant, d’un côté, la légitimation de l’antienne pseudo laïque prétendant que le lieu « naturel » des croyances est le privé que, de l’autre, l’attaque d’un Macron présentant tant de lettres de noblesse liberticides (dispositions de l’état d’urgence basculées
dans le droit commun, projet accroissant encore les pouvoirs accordés à la police …), préfigurent bien des dangers sur ce qu’il serait permis d’exprimer ou pas dans l’espace public… pour ce qui est de certaines croyances religieuses mais aussi pour des options politiques ou philosophiques susceptibles de « déplaire » au pouvoir en place (voir ce qu’un Saurel [maire macronien « freelance »] tente d’imposer à
Montpellier) !

Nous regrettons vivement que ce point que nous soulevons, comme l’ensemble de la pétition, n’aient pas été débattus entre nous avant
publication. Nous souhaitons que cette réserve de notre part qui, vu l’importance du sujet, nous empêche de signer, soit portée à la connaissance des organisations signataires pour que la clarification soit faite dans la perspective de futurs positionnements que nous serons inévitablement amenés à prendre.

Salutations anticapitalistes et laïques NPA 34  

La liste des premiers signataires est à lire ici

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Laïcité sauce intégrisme capitaliste

Celui-là, c’est un pote, il fait ce qu’il veut au Yémen, avec les armes que nous lui vendons et qui filent chez les intégristes terroristes, Kashoggi connaît pas, les droits des femmes saoudiennes, bon ben… mais les musulman-es de France (et quelques autres au passage), on les a à l’oeil ! On ne plaisante pas avec le danger terroriste venu de l’étranger…

Publié par anti-k.org

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Acte III des gilets jaunes: No future ou convergence des luttes?

Avant toute chose, même si je suis à 100% pour l'augmentation générale des salaires, des pensions de retraite, des prestations sociales et pour le plein emploi, je ne place pas en évidence sur le pare-bise de ma bagnole un gilet jaune pour passer un barrage desdits gilets jaunes. Je suis à 100% contre le fait de déléguer à quiconque qu'il manifeste à ma place. A bon entendeur, salut! Ceci dit, après l'acte III des gilets jaunes ce samedi en France: no future ou convergences des luttes pour un avenir meilleur?

J'ai pris la fin de l'article de Libération de ce 1er décembre à 20h 10. Libre à chacun d'en lire la totalité sur son site:

"(...)Stéphanie, assistante maternelle de l’Oise, non syndiquée, est une de ces «gilets jaunes» venue se joindre à la manifestation de la CGT. Comme beaucoup de manifestants en jaune, cette quadra a choisi de venir ici pour éviter les gaz lacrymogènes qui l’ont fait pleurer le week-end dernier, sur les Champs-Elysées. «Ils nous ont fait acheter des voitures diesel il y a quelques années, et maintenant il faudrait qu’on change. Moi je n’ai aucun transport en commun dans ma commune rurale. Et puis ils sont mignons mais pour acheter une voiture hybride, faut de l’argent. J’ai déjà le crédit de la maison sur le dos et on ric-rac», explique-t-elle. Mais la taxe sur les carburants n’est pas sa seule préoccupation. Habituée à enchaîner plusieurs CDD et à pointer de temps en temps à Pôle emploi, elle s’inquiète de la réforme de l’assurance chômage en cours, qui doit, selon les attentes du gouvernement, modifier les règles de cumul entre indemnisation chômage et contrats de courtes durées. Pour elle il y a «un point commun entre tous les gens qui se mobilisent, ici ou ailleurs: c’est le ras-le-bol et le sentiment de ne pas être écouté.»

«S’ils ne veulent pas s’unir, ils vont perdre»

«Entre les premiers mots d’ordre sur Facebook et aujourd’hui, les revendications des gilets ont un peu bougé et elles ressemblent beaucoup aux nôtres, non ?», pointe de son côté Philippe Martinez. Gisèle, Françoise et Noëlle, retraitées de Seine-et-Marne sont, veulent-elles d’abord préciser, «surtout gilets jaunes». Mais elles le reconnaissent volontiers, «la CGT a les mêmes revendications que nous». Ensemble, elles dénoncent «les salaires des fonctionnaires qui n’augmentent pas et les retraites qui baissent».

Chez les militants CGT, on voit plutôt d’un bon œil l’arrivée de ces renforts. «On est d’accord sur certaines de leurs revendications, comme arrêter la hausse des prix des carburants ou se battre pour les salaires», souligne une membre de l’union locale de la CGT de Pithiviers, dans le Loiret. Pour elle, «plus la CGT mobilisera, plus il y aura convergence des idées et des luttes». «S’ils ne veulent pas s’unir, ils vont perdre. Mais pas question toutefois d’aller avec les casseurs et les fachos ou avec ceux qui sont contre toutes les taxes, y compris les cotisations sociales», prévient son voisin cégétiste.

«Ce n’est que maintenant qu’ils se réveillent les syndicats?»

Venue du Calvados, Martine, cégétiste à la retraite, veut croire que les divergences sont marginales. «J’ai vu des chasubles jaunes où il était écrit qu’il fallait faire payer les riches ou ne pas fermer des maternités», se réjouit-elle. Mais si certains espèrent une réunion de tous les cortèges du jour, d’autres ont bien du mal avec ce mélange des genres. C’est le cas d’une famille de «gilets jaunes» venue de l’Essonne qui, après avoir échoué à rejoindre les Champs-Élysées, vient de débouler, vers 15 heures, place de la Bastille. Et se retrouve, par hasard, en plein cortège cégétiste. La CGT? «Ne m’en parlez pas, je suis anti-organisations syndicales. Ils ne servent à rien. Regardez d’ailleurs, ce n’est que maintenant qu’ils se réveillent les syndicats? C’est un peu tard…», s’enflamme une femme du groupe. Un discours que Philippe Martinez a dû entendre à plusieurs reprises. Un peu plus tôt, dans la journée, il expliquait: « Les gens ne sont pas syndiqués car on ne va pas assez les voir. Partout où on n’est pas présent, les gens ne s’organisent pas ou font sans nous. Ce mouvement des gilets jaunes, c’est aussi le reflet de notre difficulté. C’est de notre responsabilité d’aller partout.»"

Note de ma pomme: Pour le débat et aussitôt pour l'action.

J'ai mis mon article dans la catégorie politique, parce que tout étant politique, salarié hier et maintenant à la retraite, je suis un citoyen responsable contre le pouvoir politique des forces de l'argent.

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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