SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
Un ouvrier travaille sur une chaîne de montage d'une Peugeot 2008 dans l'usine PSA de Mulhouse (Haut-Rhin), le 10 octobre 2017. (SEBASTIEN BOZON / AFP)

NPA 29, 2018-11-08 11:11:49

08 novembre 2018 ~Correspondant LO

Elles permettent de souffler un peu, mais elles permettent aussi à la direction de justifier des heures et des journées de travail supplémentaires, sous prétexte de rattraper la production.

Les responsables de l’usine voudraient bien limiter les arrêts pour cause de panne, mais ils manquent d’ouvriers de maintenance pour y remédier. Alors, ils ont eu l’idée de supprimer les services techniques généraux, pour disposer d’une quinzaine d’ouvriers professionnels qui s’occupent jusqu’à présent de l’entretien des bâtiments. L’objectif est de les muter à la production ! Cela veut dire que leur vie devrait être complètement chamboulée, car ils passeraient d’un travail en normale aux horaires décalés, au travail de nuit ou en VSD.

Comme ce ne sont plus de jeunes ouvriers, ils redoutent non seulement les horaires qu’on pourrait leur proposer mais aussi d’avoir à supporter le stress lié à des dépannages de machines qu’ils ne connaissent pas. Pour dire leur désaccord, ils ont écrit une lettre collective à la direction, par laquelle ils expriment leur écœurement et leur dégoût vis-à-vis de ce qu’on ose vouloir leur imposer.

À l’occasion d’une réunion du CSE de l’entreprise, tous les syndicats ont voté contre ce projet mais ce vote est seulement consultatif. Fin octobre, la direction avait mis en scène ses préten-tions à assurer le respect de la santé et sécurité au travail. En programmant la mutation qu’elle veut imposer à ces ouvriers, elle montre le mépris qu’elle a pour la vie des travailleurs.

Publié par anti-k.org

 

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Ryanair licencie six salariés après la publication d’une photo

L’entreprise Ryanair a licencié 6 employés à cause d’une photo postée sur Twitter. Cette photo montrait des employés dormant sur le sol d’une salle de l’Aéroport de Malaga.

Photo : Twitter (image ayant servi à interpeller la direction de Ryanair)

Dans la nuit du 14 octobre, une intempérie a bloqué le trafic aérien, obligeant 24 salariés de la compagnie aérienne Ryanair basée au Portugal, de passer la nuit à l’aéroport de Malaga au sud de l’Espagne. La direction a obligé ses salariés à rester à l’aéroport pour la nuit, et à se partager une salle d’équipage qui contenait seulement 8 chaises pour les 24 travailleurs. Face à cette situation ils ont décidé de réaliser une mise en scène, ou certains d’entre eux se sont allongés à même le sol pour dénoncer leurs conditions de travail et interpeller leurs direction.

Cette publication a entraîné la réaction du directeur des opérations Peter Bellew qui s’est tout de suite défendu en affirmant que tous les hôtels de la ville de Malaga étaient complets ce soir là et qu’il n’y avait pas eu d’autres solutions pour la nuit. Mais surtout, la direction s’est servie de cette publication afin de licencier pour faute grave pour 6 des 24 travailleurs, des licenciements qui ont pris effet ce lundi 5 octobre.

Ce n’est pas la première fois que Ryanair, qui gagne des milliards mais n’est pas prêt à loger décemment ses employés, a de telles pratiques envers eux. En effet, plusieurs rapports et témoignages dénoncent des conditions de travail précaires avec des cadences très soutenues et l’interdiction de se reposer entre chaque vol. L’entreprise a aussi mis en place des entretiens disciplinaires allant jusqu’au licenciement dans les cas d’erreur ou de retard.

Le syndicat espagnol STICPLA a aussi réagi à cette publication « Nous savons tous que Malaga (…) et toute la Costa del sol ont une offre de logement énorme, et surtout en octobre, pendant la basse saison » dans un communiqué envoyé ce mercredi à l’AFP. Ainsi que la présidente du syndicat portugais SNPVAC qui a renchéri « Cette photo controversée était surtout une manifestation du droit à l’indignation ».

Ce nouveau scandale met à nu la nature de la direction, bien décidée a mépriser et écraser ses salariés et ce dans un contexte de colère généralisée chez ces derniers, qui ont décidé, à travers des grèves à l’échelle de divers pays européens, de faire entendre leur voix face au géant des vols low-cost, en luttant contre ces pratiques et en revendiquant de meilleures conditions de travail.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Matraque et invective policière contre un journaliste de LinePress

Violemment interpellé par les forces de l'ordre alors qu'il couvre la mobilisation des ambulanciers, un journaliste de LinePress crie : « c'est la presse putain ! J'ai ma carte de presse ! ». « C'est à cause de vous que la France part en couilles ! », lui rétorque le gendarme qui s'improvise alors juge et bourreau...

Lors de la mobilisation des ambulanciers, sur le périphérique parisien ce lundi 5 novembre, un journaliste de l’agence de presse LinePress s’est fait violemment interpeller, jeter et plaquer au sol par un CRS alors qu’il filmait la manifestation. Malgré ses protestations répétées, disant qu’il « est journaliste » et qu’il « a une carte de presse », les gendarmes n’en démordent pas. L’un d’entre eux en guise de justification se lance dans une invective : « C’est à cause de vous que la France part en couilles ! ».

Les cas de violences policières existent depuis toujours dans les quartiers populaires, et depuis 2016 et la loi Travail sont monnaie courante dans les manifestations. Elles accompagnent un mouvement de droitisation du climat publique qui s’exprime autant au niveau européen qu’au niveau international depuis l’élection de Donald Trump aux États-Unis jusqu’à celle de Jair Bolsonaro au Brésil. En France ces mêmes violences vont crescendo depuis la crise de 2008, Sarkozy et son karsher, et surtout Hollande avec la répression de la contestation contre la Loi Travail. Macron continue sur cette lancée et intensifie la répression comme on a pu le voir lors du printemps 2018, que ce soit contre les étudiants mobilisés dans les facs ou encore les cheminots, qui se battaient pour défendre le service public de l’éducation ou du transport ferroviaire. Dans la continuité de la répression physique des mouvements sociaux, celle-ci s’exprime aujourd’hui sur le terrain judiciaire, dans les tribunaux où les militants syndicaux ou non syndicaux sont aujourd’hui traînés en justice pour des mobiles politiques.

Depuis trois jours, les ambulanciers se battent contre l’article 80 du projet de loi sur le budget de la sécurité sociale qui leur promet des conditions de travail au rabais, la mise en concurrence des services ambulanciers, et la suppression du remboursement pour les familles. Les violences policières y vont bon train : le blocage et la manifestation sur le périphérique a entraîné des tirs de grenade lacrymogène de la part des forces de l’ordre et ce mercredi, elles procédaient à des enlèvements de véhicules d’ambulance. Or, cette répression concerne aussi de plus en plus souvent les journalistes : le droit à filmer les violences policières est sans cesse remis en cause par des policiers, dont ces actes d’illégalité sont couverts.

Car, pour Macron, cette répression de la contestation, y compris de sa diffusion, devient désormais essentielle. Très faible électoralement et en chute libre dans les sondages, sa légitimité politique est de plus en plus contestée. Que reste-t-il à Macron pour faire passer ses réformes anti-sociales ? La matraque ! Matraque policière pour mater la contestation, matraque judiciaire pour donner un cadre légal à la répression et matraquage médiatique pour la justifier et créer le récit – le conte de fées pourrait-on dire à ce stade - d’une république « en marche ». C’est aussi le cadre dans lequel s’inscrit l’|augmentation d’un milliard du budget de la répression et qui donne des ailes aux forces de l’ordre. Comme on l’a vu lors de l’affaire Benalla, les policiers outrepassent désormais sans remords les quelques contraintes légales censées les encadrer. Dans ce contexte, comment s’étonner qu’un gendarme, s’improvisant juge et bourreau, puisse se sentir dans son droit, lorsqu’il matraque journaliste clairement identifié ? Lorsqu’il l’accuse, pour justifier son acte, d’être la cause des problèmes que traversent le pays ?

Dans un tel cadre ce policier devrait être à minima mis en examen, mais peu importe, il se sent soutenu par sa hiérarchie et protégé par la justice. Les cas de jurisprudence sont légion : Théo, brutalisé à la matraque télescopique et Adama traoré, mort suite à un placage ventral de trois gendarmes et dont la famille se bat toujours contre cette même justice qui protège les gendarmes ; ou encore les dizaines de manifestants blessés et le journaliste Alexis Kraland, frappé, gazé, interpellé à plusieurs reprises et gardé à vue le 3 octobre 2018.

Si les forces de l’ordre peuvent meurtrir en toute impunité un journaliste alors qu’elles sont censées agir dans le cadre de la loi française, c’est qu’elles font partie de tout un appareil répressif au service des intérêts de classe : l’État, dont Macron est le premier représentant. Cette institution n’est pas impartiale, elle ne défend pas une « justice aveugle » ni l’égalité et la fraternité entre les classes. Elle est là pour assurer les intérêts de la bourgeoisie contre ceux de la classe ouvrière, les intérêts des exploiteurs contre les exploités et opprimés. Notre seule liberté, c’est celle de nous organiser pour combattre cet appareil répressif et ceux qu’il représente.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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« De la genèse des CONQUIS SOCIAUX de 1936 en France… à leur destruction en 1940 »,  une conférence de Gérard Del Maschio

Conférence  à Paris, Sorbonne, 17 octobre 2018

Par Gérard DEL MASCHIO
Agent EDF, titulaire d’un Master 2 d’Histoire contemporaine, d'un Master 2 de Droit social, ancien juge au Conseil des Prud’hommes.

Publié par EL DIABLO

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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capture d'écran france 2

capture d'écran france 2

Comment les services "Drive" des supermarchés peuvent-ils livrer en quelques minutes les courses à leurs clients ? France 2 a enquêté sur les conditions de travail du secteur en se faisant employer dans un de ces magasins. "Le but c’est que tu fasses une livraison en moins de cinq minutes", explique d'emblée le formateur.

 

Cinq minutes, ça c’est pour la théorie. En réalité, c’est encore plus ambitieux. "Normalement c’est 27 livraisons par heure", selon une collègue. Soit exactement deux minutes et treize secondes par commande.

[…]

 

LA SUITE EN LIEN CI-DESSOUS :

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Hommage à PÉTAIN : « Je ne pardonne en rien mais je ne gomme rien de notre histoire », se défend Emmanuel Macron et le commentaire de Jean LÉVY
Hommage à PÉTAIN : « Je ne pardonne en rien mais je ne gomme rien de notre histoire », se défend Emmanuel Macron et le commentaire de Jean LÉVY

CE QU'IL FAUT SAVOIR

La polémique enfle. Emmanuel Macron a de nouveau évoqué, mercredi 7 novembre, l'hommage à Philippe Pétain après ses propos controversés. "Je ne pardonne en rien mais je ne gomme rien de notre histoire", a assuré le chef de l'Etat. "Il y a eu des hauts faits de guerre mais il y a eu une forfaiture dans la Seconde Guerre mondiale", a-t-il ajouté. Plus tôt, le chef de l'Etat avait jugé "légitime" de rendre hommage samedi aux Invalides à Philippe Pétain, "grand soldat" pendant la Première Guerre mondiale

Ce qu'a dit Emmanuel Macron."Le maréchal Pétain a été aussi, pendant la Première Guerre mondiale, un grand soldat", a justifié Emmanuel Macron, tout en rappelant qu'il avait "conduit à des choix funestes" pendant la Seconde Guerre mondiale. "J'ai toujours regardé l'histoire de notre pays en face. (...) Je n'occulte aucune page de l'histoire", a encore expliqué le président de la République.

 Le Crif se dit "choqué". Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) s'est dit lui "choqué" des propos du président. "La seule chose que nous retiendrons de Pétain, c'est qu'il a été, au nom du peuple français, frappé d'indignité nationale lors de son procès en juillet 45", a rétorqué le président du Crif, Francis Kalifat, cité dans un communiqué.

Des responsables politiques s'insurgent. Plusieurs responsables politiques se sont également indignés des propos d'Emmanuel Macron. "Ses crimes et sa trahison sont imprescriptibles. Macron, cette fois-ci, c'est trop ! L'Histoire de France n'est pas votre jouet", a écrit sur Twitter Jean-Luc Mélenchon. "L'itinérance mémorielle d'Emmanuel Macron est en réalité une incroyable errance éthique et morale", a renchéri Benoît Hamon. 

Le porte-parle du gouvernement dénonce une "mauvaise polémique". "Je ne rentrerai pas dans cette mauvaise polémique", a, de son côté, déclaré le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux. Il a appelé à ne pas faire de "raccourcis douteux", avant de citer le général de Gaulle, pour qui "[la] gloire [de Pétain] à Verdun ne saurait être contestée ni méconnue par la Patrie".

SOURCE

L'OPINION de Jean Lévy sur son blog :

« Ca n'empêche pas Nicolas » :

Au-delà de cette polémique, se trouve posée à travers l'évocation de la Grande guerre, sa célébration comme événement historique. Le Président de la République, à l'image des fanatiques de l'Union Européenne, considère que ce conflit inaugure une période de trente ans qu'ils nomment, pour s'en distancer "la guerre civile européenne" opposant la France et l'Allemagne. Leur désir de collaboration entre les deux pays est tel que ces politiciens ne veulent pas froisser Berlin en célébrant militairement la victoire. Emmanuel Macron va jusqu'à inviter madame Merkel aux cérémonies prévues le 11 novembre. 

Mais, de deux choses l'une : si on considère que la guerre de 14-18 fut, non seulement une immense et inutile boucherie, mais une erreur monstrueuse, il faut en contre-partie célébrer ceux qui s'y sont fermement opposés.

Jean Jaurès en premier qui mit toute son énergie jusqu'à son dernier souffle,  à lutter pour la Paix. Et rendre hommage aux deux parlementaires allemands, Karl Liebnecht et Rosa Luxembourg, qui refusèrent de voter les crédits de guerre, alors qu'aucun député français n'a eu ce courage. Il serait également nécessaire de réhabiliter les "fusillés pour l'exemple" (par Pétain entre autres) qui, vivant quotidiennement l'enfer, ont refusé de poursuivre le carnage. 

Enfin, pour être logique avec son discours, le Président de la République devrait le 11 novembre célébrer les marins et soldats allemands qui se sont insurgés en octobre 1918 contre cette guerre et les chefs qui l'avaient menée. Ils ont, par leur soulèvement,  largement contribué à l'effondrement de l'armée allemande, "poignardée dans le dos" comme le vociférait Adolf Hitler. Le soulèvement de ces communistes a ainsi abrégé la guerre et sauvé de la mort de nombreux combattants français. Cela vaudrait un hommage de la part des dirigeants politiques de notre pays...

Vous n'y pensez pas : la collaboration franco-allemande n'est pratiquée, toujours au nom de l'Europe, qu'entre industriels et financiers des deux rives du Rhin, pas entre les peuples.

J.L.

22 août 1914 : le jour le plus meurtrier de l'histoire de France

Il y a 100 ans, le 22 août 1914, 27 000 soldats français ont perdu la vie au cours d'une seule journée. 

La bataille de la Somme qui a fait 1,2 million de morts, blessés et disparus entre juillet et novembre 1916.

La bataille de Verdun, en 1916, a fait plus de 700.000 victimes : 306.000 tués et disparus (dont 163.000 Français et 143.000 Allemands), environ 406.000 blessés (dont 216.000 Français et 190.000 Allemands). 

Et combien de milliards ont engrangé par cette guerre

les Krupp, Thyssen, du côté allemand, et les de Wendel et Schneider, du côté français ?

SOURCE

Publié par EL DIABLO

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SOURCE : site UD CGT PARIS

 

Publié par FSC

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Mediapart – 7 NOV. 2018 – PAR  – BLOG : VINGTRAS

51 mois de guerre totale mobilisant 65 Millions d’hommes dont 8 M de Français, ayant fait 8 M de morts dont 1,8 Allemands, 1,4 M de Français (dont 100 000 « poilus des colonies »), 1,2 M d’Austro-hongrois, 908 000 Britanniques, 650 000 Italiens, 117 000 Américains… Effroyables statistiques auxquelles s’ajoutent plus de 20 Millions de blessés et de mutilés.

Et pourtant la mémoire fraternelle de tous les êtres humains que l’on a obligé à s’entre-tuer, le sacrifice de toutes ces victimes privées de leur passage sur terre ou traumatisées dans leur corps et dans leur esprit, bref le simple respect de la dignité humaine …nous font un devoir impérieux de répondre à ces questions :

1 – quelles sont les causes profondes de cet embrasement ?

2 – à qui le crime a-t-il profité ?

Je rejette toute action commémorative qui ne répondrait pas à ces deux questions fondamentales comme étant une insulte pour les sacrifiés de cette « grande guerre » dont je conserve le souvenir halluciné par les récits de mes deux grands pères qui racontaient l’horreur, l’un du « Chemin des dames » où il avait été blessé, l’autre de Verdun où il avait fait preuve d’héroïsme tout en devenant asthmatique.

C’est pourquoi j’ai fait preuve d’une grande sévérité et même de dégoût lorsque j’ai fait part de ma réaction totalement négative quand la télévision a diffusé le téléfilm »Apocalypse » de Daniel Costelle, qui « racontait » 14/18 avec des archives colorisées, avec un bruitage à l’américaine…afin de présenter la guerre comme un spectacle. Et sans aucune explication historique !

Il suffisait pourtant de se rapporter à un texte du 28 septembre 1914, sous la signature de Lénine, pour essayer d’y voir clair. En voici des extraits :

« La guerre européenne, préparée durant des dizaines d’années par les gouvernements et les partis bourgeois de tous les pays, a éclaté. La croissance des armements, l’exacerbation de la lutte pour les débouchés au stade actuel, impérialiste, du développement du capitalisme dans les pays avancés, les intérêts dynastiques des monarchies les plus arriérées, celles d’Europe orientale, devaient inévitablement aboutir à cette guerre. S’emparer de territoires et asservir des nations étrangères, ruiner la nation concurrente, piller ses richesses, détourner l’attention des masses laborieuses des crises politiques intérieures…diviser les ouvriers et les duper par le mensonge nationaliste, et décimer leur avant-garde pour affaiblir le mouvement révolutionnaire du prolétariat : tel est le seul contenu réel, telle est la véritable signification de la guerre actuelle… »

Et Lénine dénonce justement une guerre de rapine de la bourgeoisie allemande contre la Serbie, guerre de diversion puisque elle porte le gros de ses forces militaires contre la Belgique et la France afin de les affaiblir et les piller. Car les bourgeoisies française et anglaise veulent mettre la main sur les colonies allemandes considérées comme étant un atout majeur du développement économique germanique

Nous sommes évidemment là au coeur des contradictions du capitalisme européen d’où sortira la guerre.

Sans entrer dans le détail, je peux affirmer ceci : le détonateur du conflit a été activé par la Bourse de Francfort à l’encontre de la City afin de favoriser la commercialité des productions industrielles allemandes. Et comme la City était associée à la Bourse de Paris depuis « l’entente cordiale », les Français ont été requis pour mettre sac à dos.

« On croit mourir pour la patrie, on meurt pour des industriels » (Anatole France)

NB/ quant aux profits (ils feront l’objet d’un prochain billet) ils sont à proprement parler inimaginables : ils sont scandaleux !

Publié par anti-k.org

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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En France, le capitalisme discrimine les femmes au travail

Dans le 5e pays le plus riche au monde, il faudrait 180 ans pour l'égalité salariale entre femmes et hommes, avec la politique préconisée par la drauche ou la droite au pouvoir. Soit en 2168, si tout va bien madame la marquise.

Sortez vos gilets jaunes. Non, je déconne grave. Hier, depuis 15h 35, les femmes au travail en France bossent gratos pour leurs employeurs. Dans le secteur marchand comme dans les services publics. Dans ces derniers, les contrats précaires, en vogue dans les sociétés privées, explosent.

L'INSEE révèle que l'écart salarial moyen des femmes par rapport aux hommes est de 24%.

La fonction publique confine les femmes  dans des catégories inférieures alors que bien souvent leur niveau d'instruction est plus élevé. Le secteur marchand ne respecte pas la loi à travail égal-salaire égal. De plus, les femmes sont majoritaires dans les entreprises à bas salaires comme dans le textile, le commerce, la restauration ou l'hôtellerie.

Tout cela est normal dans notre société inégalitaire dirigée par les forces de l'argent. Et pour corser la chose, Marlène Schiappa est sous-ministre en charge de "l'égalité entre les femmes et les hommes". Elle était adjointe au maire socialiste du Mans et conseillère ministérielle pour les Droits des femmes, Manuel Valls étant premier ministre. Pour le Ministère du Travail, Manu 1er a adoubé Muriel Pénicaud, de ladite société civile, dirigeante d'entreprises, dont Chez Danone comme DRH où la vente de ses stocks options lui a rapporté une plus-value de 280 000 euros. CQFD.

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Écosse : Michelin va fermer une usine, 850 salariés sur le carreau

Le groupe français Michelin a annoncé la fermeture d'une usine de près de 850 salariés dans la ville de Dundee en Écosse d'ici 2022. Après une fermeture d'usine déjà douloureuse pour les salariés il y a deux ans, Michelin continue sa sortie du Royaume-Uni et laisse sur le carreau des centaines de travailleurs.

Crédit photo:Jean-Sébastien Evrard / AFP

Il y a deux ans l’entreprise de pneus Michelin fermait une de ses usines de production, le site de Bellymena au Royaume-Uni, ce qui avait alors eu pour conséquence le licenciement de 800 travailleurs. Dans la continuité de cette fermeture, ce lundi 5 novembre le fabricant de pneus a annoncé la fermeture d’une seconde usine, le site de Dundee en Écosse, d’ici à 2022.
 
Selon le fabricant, les pneus de 16 pouces fabriqués dans cette usine depuis 1971 ne conviendraient plus à la demande du marché. D’autre part, l’entreprise se dit dépassée par l’offre sur le marché de pneus à bas coût produits en Asie. Surtout, Michelin se refuse à transformer l’usine, affirmant que la conversion n’est pas « financièrement tenable », et préfère ainsi laisser sur le carreau 850 ouvriers pour préserver ses profits juteux qui ont dépassé les 5 milliards d’euros en 2017.
 
Cette fermeture aura d’autant plus un impact sur l’activité dans la zone qu’elle est le principal secteur industriel de la ville de Dundee. Le syndicat Unite a dénoncé cette fermeture, vécue comme une trahison par les salariés. En effet, ces derniers avaient consenti à des efforts considérables sur leurs conditions de travail sous prétexte que cela s’avérait nécessaire afin que le site puisse se pérenniser dans le temps. Ces efforts demandés par l’entreprise auront été en vain au vu de la fermeture annoncée de l’usine. Le syndicat Unite a annoncé qu’il allait falloir se mettre en mouvement et se battre « bec et ongles pour sauver l’usine ».
 
Face à la ferme volonté de Michelin de fermer l’usine, la perspective d’une reprise de l’activité par le groupe ou par un autre géant capitaliste n’étant pour le moment pas envisagée , les ouvriers ne pourront compter que sur leur détermination et celle de l’ensemble des travailleurs pour tenter de sauver leur peau.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Carburants. Pour concilier pouvoir d’achat et écologie, s’attaquer aux intérêts capitalistes

La grogne monte contre le gouvernement sur la question du prix du pétrole. Sous le prétexte de l’écologie, celui-ci a décidé de remonter les taxes sur les carburants. Pourtant, derrière l’écran de fumée du pouvoir et des médias dominants, les deux sont loin d’être incompatibles.

Depuis le début de l’année, les prix des carburants à la pompe explosent. En cause, la hausse du cours du baril mais aussi la hausse des taxes décidée par le gouvernement. Et cela va continuer : pour 2019, la ministre des Transports a annoncé une nouvelle augmentation de 7 centimes sur le diesel et de 4 centimes sur l’essence. Une hausse justifiée au nom de l’écologie, et au nom de laquelle elle est même soutenue par une partie de la « gauche ». Mais quand on passe au crible la situation, on se rend compte que les deux sont loin d’être inconciliables, si on prend la peine de s’attaquer aux intérêts capitalistes. Nous développons ci-dessous quelques axes qui permettraient de résoudre la situation.

Mettre fin aux taxes sur l’essence, s’attaquer aux grands groupes pétroliers

Les taxes sur les produits pétroliers (TICPE et TVA) rapportent chaque année environ 30 milliards à l’Etat. Sa suppression entrainerait une baisse mécanique pour les particuliers du diesel de 59%, une économie conséquente. Une mesure d’autant plus justifiée que cette forme d’impôt indirect est l’une des plus injustes qui soient puisque qu’elle n’est pas indexée sur les revenus et est donc est la même pour un chômeur et un milliardaire. De plus, contrairement à ce que prétend le gouvernement, elle ne sert que marginalement à développer la « transition écologique », qui est loin d’être une priorité pour le gouvernement. Elle sert surtout à renflouer les caisses de l’Etat, très dispendieux ces dernières années quand il s’agit de financer les grands groupes capitalistes. Le CICE, en guise d’exemple, a couté environ 20 milliards par an à l’Etat jusqu’à sa suppression, remplacé par un allégement de cotisations patronales sur les bas salaires.

Le manque à gagner pourrait être facilement compensé. D’une part, quand on pense aux bénéfices monstres qu’engendrent les grands groupes pétroliers depuis plusieurs décennies. En 2017, pour ne citer qu’eux, Total et Shell ont enregistré des bénéfices nets ajustés à un niveau record avec respectivement 10,6 et 13 milliards de dollars, le plus souvent avec des impositions nulles ou très faibles. Un montant qui reste bien au chaud des capitalistes pendant que la majorité de la population souffre de la hausse des coûts de l’essence. De manière générale, si la structure de l’imposition est progressive en France au fur et à mesure des revenus, cela n’est absolument pas vrai pour les très riches. En cette période de crise, ceux-ci accumulent des revenus indécents. Ainsi, les dix premières fortunes de France détiennent un capital cumulé de 241 milliards d’euros ! De quoi relativiser les recettes des taxes sur l’essence.

Pour réduire l’empreinte carbone, développer un service public de transport gratuit et de qualité

Baisser les prix du pétrole, l’idée pourrait paraître saugrenue en période de crise écologique. Mais en réalité, pas tant que ça. En effet, si les médias et la classe politique dominante se plaisent à décrire la majorité de la population comme des oisifs qui ne pensent qu’à utiliser la voiture, la réalité est bien différente. Aujourd’hui, la majorité des déplacements quotidiens sont liés au travail et sont donc obligatoires. Et pour une grande partie d’entre eux, le choix d’une alternative est soit inexistant, soit de très mauvaise qualité. Une situation dans laquelle les gouvernements successifs ont une responsabilité importante, eux qui n’ont cessé de mettre à mal les services publics de transport, en particulier au printemps dernier avec la réforme du ferroviaire. On voit mal, par exemple, comment l’usage de la voiture pourrait diminuer quand le gouvernement annonce la fermeture d’un nombre croissant de petites lignes de train. En région parisienne, les retards et les pannes de plus en plus fréquentes, sans compter la desserte très aléatoire géographiquement, conséquence directe de la baisse des moyens et de la casse des conditions de travail, dissuadent plus d’un travailleur d’utiliser le train plutôt que sa voiture. Des transports gratuits et de qualité, voici la seule alternative qui permettrait de faire baisser l’usage de la voiture, et de fluidifier les flux de voyageurs, aujourd’hui contrôlés sans cesse par d’innombrables machines et humains, qui coûtent en plus une fortune à l’usager.

Ce constat est d’autant plus vrai quand on prend en compte le fait qu’une bonne partie de l’utilisation des produits pétroliers est le fait aujourd’hui des transports de marchandise. Or, sur ce volet, la politique des gouvernements successifs a été on ne peut plus claire : casser de manière systématique le service du transport ferroviaire. De ce point de vue, les réformes de libéralisation et de casse du statut de travail ont anticipé celles qui ont lieu aujourd’hui dans la branche du transport de voyageurs. Entre 2008 et 2014, le transport par voie ferroviaire a baissé de 40%. Parfois, ce sont des filiales routières de la SNCF elle-même qui ont organisé la concurrence. Une aberration qui montre l’hypocrisie des dirigeants politiques actuels soi-disant soucieux de l’écologie… quand il s’agit de taxer les plus pauvres.

Pour une planification écologique sous contrôle des travailleurs et de la population

De nombreux autres dossiers pourraient apporter une réponse à une réduction de l’utilisation du pétrole qui paraît de plus en plus nécessaire. Par exemple sur le terrain de la recherche de technologies alternatives au pétrole, comme le développement de la voiture électrique. Mais bien souvent, les lobbys pétroliers cherchent à empêcher ces innovations et cela intéresse peu des grands groupes industriels qui détiennent une forme de monopole partagée avec quelques grands acteurs. On pourrait prendre également la question de la planification urbaine, dont la croissance désordonnée empêche de penser des plans de transports et de résidence plus adaptés, qui permettrait pourtant de réduire la distance domicile-travail et de développer des transports alternatifs cohérents avec les déplacements réels. Or, cela reste impossible tant que l’initiative de créations d’emplois et de logements restent à la décision de quelques entrepreneurs privés, bien peu soucieux de l’écologie et beaucoup plus des opportunités économiques.

Ces quelques éléments montrent que la transition vers un modèle plus écologique n’est pas du tout incompatible avec le fait de garantir un pouvoir d’achat permettant à chacun de satisfaire ses besoins. Elle suppose en revanche de rompre radicalement avec la marche actuelle des choses et que les travailleurs et leurs organisations reprennent les rênes de la production aux mains des capitalistes. Une perspective que ne permettra pas de construire la date du 17 novembre qui, si elle répond à une aspiration légitime, fait la part belle au grand patronat et à l’extrême-droite, dont le programme est en tout point opposé à une planification écologique qui s’impose de plus en plus comme une urgence.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Macron réclame de « l’indulgence » pour Benalla

Et pourquoi pas une médaille, comme l'a lui-meme déclaré Benalla aux juges ?

Dans une interview sur Europe 1 Macron est revenu sur l’affaire Benalla. Selon le président, il mérite de « l’indulgence ».

Benalla qui a passé à tabac des manifestants ne doit pas « être traité comme le plus grand criminel en liberté ». En effet, selon Macron, il faut laisser le pauvre Benalla tranquille, car « il faut penser que les gens ont leur vie, leur famille ».

Macron réserve son « d’indulgence » à ceux qui entourent sa cour. On l’a moins entendu envers ce couple qui, non seulement s’est fait tabasser, mais a en plus été placé en garde à vue ! On imagine que ce couple n’a pas de vie, ni de famille.

En tout cas, la justice a été plutôt « indulgente » avec Benalla, à tel point que ce dernier a déclaré au cours de son audition aux juges qu’il estimait « mériter une médaille » pour son « acte citoyen » commis à le Contrescarpe.

Il est clair que Benalla n’est pas traité comme le plus grand criminel en liberté, ni même comme un criminel lambda. Tout va bien pour lui : il y a un mois on apprenait qu’il avait monté sa petite entreprise de sécurité et « croulait sous les clients ».

La belle vie pour Macron et ses amis !

Crédits photo : afp.com/Alain JOCARD

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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