SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever
TUPPERWARE FERME LA  BOÎTE ... (par Mickael Wamen)

Cela pourrait être un jeu de mots, mais c'est en réalité un jeu de maux...

Un nouveau nième mauvais coup pour l'emploi dans la région de TOUR après la fermeture du site de Michelin en 2014 ....

235 salarié-e-s ont entendu que leur usine avait pour avenir une fermeture début 2018....

Moyenne d'âge 51 ans, quel avenir pour ces massacré-e-s du système ?

Le chômage, les vacances ?

La formation miracle des gouvernements successifs, qui ne donne rien au final, car cette région comme bien d'autres est sinistrée, l'emploi industriel fond comme neige au soleil et ce malgré des cadeaux par milliards aux patrons de grands groupes ....

Le groupe indique qu'il est en surcapacité de production de 40% dans le monde pour justifier la destruction des 235 emplois ....

En quoi donc dans ce cas la destruction du code du travail permettrait de maintenir les emplois ?

Dans 95% des cas, les fermetures sont liées a de la concurrence interne au sein même du même groupe, le code du travail n'a rien à voir dans cette décision c'est le fruit d'une réorganisation pour optimiser les coûts de production selon les inventions des dirigeants et une fois encore la seule variable d'ajustement reste l'emploi !

Cette année il y aura plus de 200.000 destructions d'emplois, pour les mêmes raisons et notamment la fameuse sauvegarde de compétitivité du groupe....

CE QUE LA MORT DU CODE DU TRAVAIL, va apporter de plus à ces licenciements, c'est d'accélérer la procédure, limiter la possibilité des recours et surtout que le groupe puisse calculer à l'avance le montant global de la fermeture et notamment le risque lié aux prud'hommes ....

Des cas comme cela, il va y en avoir par centaines, partout où les groupes hésitaient à virer, les annonces vont tomber une à une, plus de risque donc plus de frein !!!!

Macron vient avec les ordonnances de donner ce que les multinationales et patrons attendaient depuis des décennies, LE PERMIS DE VIRER !!!!

Il va y en avoir des fainéants, des vacanciers en plus et par centaines de milliers, un gouvernement qui agit ainsi devrait être poursuivi pour complicité de destruction de l'avenir du pays ....

Les salarié-e-s de cette entreprise peuvent utiliser leurs droits pour faire invalider la décision, en tout cas courage à elles et eux ....

Un jour il faudra peut-être créer les conditions d'une action de toutes les victimes des actionnaires et multinationales, car chacun dans nos coins cela ne permet pas de stopper ces annonces qui se succèdent et à chaque fois apportent, misère, exclusion et parfois pire encore ....

 

Mickael Wamen

ex CGT-Goodyear

 

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PAR EL DIABLO

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Inédit : à PSA Rennes, 60 intérimaires en grève reconductible pour des augmentations de salaires

Depuis un an, la grogne s'accumule chez les intérimaires de l'usine de PSA Rennes. La flexibilité des horaires de travail, instaurée par les plans de compétitivité successifs, permet à PSA d'engranger des bénéfices records en rognant les payes des salariés, tout en augmentant les cadences. Les intérimaires, qui n'ont pas les mêmes taux de rémunération, sont les premiers à trinquer. Ce jeudi 19 octobre, une soixantaine d'entre eux ont décidé de riposter en se mettant en grève, et reconduisant leur mouvement au lendemain ; un fait inédit pour des travailleurs précaires.

La précarité est croissante à l’usine PSA de Rennes, avec environ 1000 intérimaires pour 2200 salariés en CDI (après déduction des départs volontaires et des salariés en arrêt maladie de longue durée). Pourtant, la production n’est pas en reste, pour cette usine d’où sortent les Peugeot 508 et 5008, produites sur une unique chaîne de montage (ce que PSA appelle le monoflux), ainsi que la voiture électrique e-Méhari. Ce débrayage d’intérimaires est une première sur le site de Rennes. Nous avons interviewé Mickaël Gallais, délégué CGT.

Peux-tu nous raconter comment est parti le mouvement de grève des intérimaires ?

« Dès 5h30, on était dans l’atelier montage à discuter avec les ouvriers. Le débrayage a commencé à 9h30. On était environ 85, dont au moins 60-70 intérimaires. La date n’était pas choisie au hasard, ça tombait en même temps que la journée de mobilisation contre la loi travail. Mais en réalité les intérimaires étaient en tension depuis un moment, parce qu’on a beau être en lancement de véhicule, il y a du chômage technique chez nous. Normalement, quand les intérimaires sont embauchés, c’est pour un surcroît d’activité donc ils ne sont pas censés chômer. C’est un gros problème pour les intérimaires parce que ça génère des pertes importantes de salaire. Ça fait un an qu’on traitait les problèmes individuels des intérimaires, en allant voir leurs employeurs. Là c’en était trop, et ils ont lancé d’eux-mêmes une pétition il y a quelques jours, demandant des augmentations de salaires et appelant à débrayer. Nous on a fait tourner leur pétition dans les ateliers, et on a fait un affichage appelant à débrayer pour les salaires des intérimaires et une augmentation de la prime de panier. Sur environ 1000 intérimaires, il y en a au moins 220 qui ont signé. Ce qui est à saluer, c’est que c’est eux qui ont initié le mouvement et ont poussé la CGT à agir. »

Comment la direction a-t-elle réagi ?

« La direction a pris peur, parce que ça fait un moment que les problèmes s’accumulent. Il y a un an, à deux camarades de la CGT, on a accompagné une douzaine d’intérimaires réclamer des rémunérations parce qu’il y avait eu tellement de chômage qu’ils arrivaient à la fin du mois avec des payes de 400€. Ce n’est juste pas tenable. Le départ du mouvement finalement c’est presque une addition de problèmes individuels. La direction a senti qu’il y avait une vraie tension dans l’usine. Pendant le débrayage, elle a envoyé des cadres dans l’atelier pour essayer de diviser les grévistes en discutant avec untel et untel, démobiliser par petits groupes. Puis la direction est venue nous voir vers 11 heures pour nous proposer une rencontre avec elle, un représentant de chacune des trois boîtes principales d’intérim - Manpower, Synergie et Adecco – deux intérimaires de chaque boîte, et les autres syndicats de l’usine. On a refusé la présence des autres syndicats, parce que chez nous ils sont clairement dans l’accompagnement de la direction de PSA. En tant que CGT, quand on ne signe pas un accord, PSA ne nous laisse pas participer aux commissions. Donc là c’était normal qu’il n’y ait que la CGT. Les intérimaires étaient d’ailleurs d’accord sur le fait qu’ils n’iraient pas à la réunion s’il y avait les autres syndicats. »

Et qu’est-ce qu’il est ressorti de cette réunion entre les grévistes et la direction ?

« Rien. Comme on pouvait s’y attendre, la réunion nous a plus fait perdre du temps qu’autre chose, on est sorti de là sans rien. Pendant ce temps, les autres salariés attendaient. Quand on est sortis de la réunion, deux intérimaires qui étaient dans la délégation ont expliqué en AG comment ça s’était passé, et là ils ont voté de reconduire la grève le lendemain. Ils sont courageux parce qu’il n’y a pas eu de débrayage sur les équipes de l’après-midi et de nuit, donc ça montre qu’ils sont vraiment déterminés. C’est la première fois qu’il y a un vrai débrayage d’intérimaires à PSA Rennes. »

C’est important cette jonction entre CDI et intérimaires, parce que vous avez tous de bonnes raisons de vous battre non ?

« Oui, déjà à Rennes on a un gel des salaires qui n’est pas acceptable. Et au-delà de ça, la situation à l’usine est vraiment dure : on travaille les jours fériés, les cadences sont insupportables, et chaque jour on chôme un quart d’heure. Ce sont les accords de compétitivité qui rendent ça possible. Ça permet à PSA de gagner beaucoup d’argent, en compensant par des augmentations de cadence. Les conséquences sont terribles. Il y a quelques semaines, un ouvrier a perdu un doigt, parce qu’il a été mis sur un poste sans être formé. Il y a aussi eu des chutes dans les escaliers, des malaises, les gars ne tiennent plus. Et on n’a pas les mêmes horaires d’un atelier à l’autre. Par exemple au ferrage les ouvriers ont travaillé deux samedis au mois de septembre, et une demi-heure de plus par jour. C’est énorme ! Et ils n’ont touché que 1500€... »

C’est très rare les grèves d’intérimaires. Pour toi c’est important qu’ils se mobilisent aussi ?

« Oui. Ce qui est intéressant de ce débrayage c’est qu’il montre que la CGT sait aussi parfois écouter et ne pas se mettre en avant. Toutes les décisions ont été votées en AG avec les intérimaires. Ce sont eux-mêmes qui ont proposé de reconduire le débrayage et l’ont voté à l’unanimité. Pour moi c’est important de montrer que les syndicats sont là en soutien, mais que c’est aussi possible de décider sans les syndicats. D’habitude c’est la CGT qui propose, mais là on a suivi les revendications du terrain.

Demain [vendredi], on remet ça. On va essayer de faire la jonction avec les autres équipes, et de brancher les CDI sur la revendication des augmentations de salaires. »

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PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Poutou : « Pourquoi cette division qui entraîne forcément une fragilisation et des doutes ? »

Crédits photo : Facebook de Philippe Poutou

Salut à toutes et tous

Cette nouvelle journée de mobilisation marque un essoufflement. Ce sont les médias qui le disent. Et pour ce coup ci malheureusement c’est vrai. Mais comment pourrait il en être autrement. La stratégie des directions syndicales est catastrophique. En plus de la désunion, on ne comprend rien aux choix s’éparpiller les manifestations dans le temps et aussi entre secteurs publics, privé, transports, métallurgie, retraités... Pourquoi cette division qui entraîne forcément une fragilisation et des doutes ? Quel gâchis quand même car ma colère existe, la détermination de nombreuses équipes militantes existe aussi.

Face à l’arrogance de Macron et de son gouvernement, face à la guerre sociale menée par le patronat, il y a un besoin urgent de répondre massivement et unitairement. Il s’agit plus que de se défendre, il faut reprendre l’offensive. Il est donc question de construire un mouvement social large, cela se joue au delà des forces syndicales. Et de ce point de vue là, la gauche politique a des responsabilités à prendre mais ce n’est pas le cas. Au lieu de s’enfermer dans des logiques boutiquieres ou sectaires, au lieu de faire les équilibristes, il est temps d’en appeler clairement à la lutte, à prendre la rue car c’est la que tout va se jouer, pas au parlement.

Alors à quand des réunions unitaires, des collectifs, des meetings unitaires avec les syndicats, les associations, les organisations de la gauche dite radicale ? A quand l’opposition à Macron qui se retrouve, laissant de côté ses divergences, pour s’appuyer sur notre intérêt commun qui est d’obtenir une victoire sociale dans la rue, par les grèves, par le blocage de l’économie, toit simplement en changeant le rapport de forces.

Ce qui est dingue, c’est qu’après la formidable mobilisation de l’année dernière contre la loi Travail, on est en train de foirer la bataille contre un nouveau plan d’attaque des possédants. Alors que notre camp social, uni et déterminé, a largement les moyens de changer la donne.

Il est temps de discuter sérieusement de stratégie, de redresser la situation, de ce qu’il nous faut pour se renforcer, il est temps que tout le monde joue collectivement, sincèrement pour organiser et construire une véritable mobilisation. C’est difficile mais on ne désespère pas, on n’abandonne pas.

Philippe

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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Licenciements massifs chez Opel. Interview de Fritz Hofmann, syndicaliste IGMetall

6400 suppressions de postes. C’est le chiffre auquel voudrait arriver le groupe PSA au niveau d’Opel et de Vauxhall, en Allemagne et en Angleterre. Un scandale sur lequel revient Fritz Hofmann, syndicaliste IGMetall, membre du Comité d’entreprise chez Opel Eisenach (Thuringe) et représentant de la coopération internationale entre les équipes des groupes General Motors et PSA.

Crédit Photo : L’Est Républicain. Fritz Hofmann (à gauche) lors d’une rencontre entre des syndicalistes d’Opel venus d’Allemagne et des ouvriers de PSA Sochaux, en mai 2017.

Vincent Duse, pour RP [VD] : Le groupe PSA a racheté Opel en disant qu’il n’y aurait aucune fermeture d’usine et a peine la vente finalisée voilà que PSA va annoncer pour novembre un plan de suppression de 6000 emplois en Allemagne et 400 à Vauxhall en Angleterre. Quel est ton sentiment ?

Fritz Hofman [FH] : Je ne m’attendais pas à autre chose. C’est normal que les capitalistes mentent et ne tiennent pas leurs promesses. Nous nous préparions depuis le début à ces attaques envers le personnel, comme c’est le cas en France et dans d’autres pays. Je ne peux pas vous dire s’il est vrai que ces 6000 postes vont être supprimés. Il est possible que le chiffre monte plus haut. Mais dans tous les cas, nous n’allons pas nous laisser faire.

VD : Dans les usines d’Opel quelle est l’ambiance chez les travailleurs d’abord suite au rachat d’Opel mais aussi depuis les annonces d’emplois à supprimer ?

FH : Au début, on avait espoir que ça puisse mieux se passer chez PSA que chez GM, mais aussi l’illusion qu’un constructeur européen ne serait peut-être pas aussi dur qu’un américain. Mais il ne reste plus grand chose de ces illusions, surtout depuis l’annonce des suppressions de postes en Angleterre. Nous discutons beaucoup parmi le personnel du fait qu’on ne devrait pas attendre, mais préparer de façon active le combat au-delà des frontières du pays. Les collègues réclament des informations claires. Dans l’usine, on a tenu des assemblées générales pendant les pauses et écrit un communiqué en solidarité avec les ouvriers de Vauxhall.

VD : Comment réagit le syndicat IG Metall sur l’acquisition d’Opel par PSA et que dit le principal syndicat allemand de la métallurgie sur les annonces des suppressions d’emplois ?

FH : La direction de IG Metall et du comité d’entreprise ont salué la reprise de PSA comme une nouvelle chance. Ils disent qu’il n’y a pas d’alternative pour faire plus de profit dans le cadre du groupe PSA. Ils n’ont rien dit par rapport à la suppression de postes en Angleterre et ils gardent secrets les projets pour les usines allemandes. Ces gens se considèrent comme les « Co-Managers ».

VD : Pour toi, quel serait le meilleur moyen pour s’opposer au massacre des emplois chez Opel et quelle stratégie tu préconises ?

FH : Nous devons nous battre tous ensemble pour chaque emploi, dans chaque usine du groupe PSA, et formuler nos propres revendications. Nous devons nous mettre d’accord sur les revendications, de façon internationale. Je suis favorable à la semaine de 30 heures sans perte de salaire. La CGT est pour la semaine de 32 heures. Dans l’Etat espagnol aussi on discute de la réduction du temps de travail. Nous devons aussi combattre l’extension du temps de travail au week-end. J’ai observé que PSA augmente les capacités de ses grandes usines et veut imposer le travail le samedi. Dans l’usine de Vigo, dans l’Etat espagnol, le personnel a commencé à faire grève chaque samedi. C’est la voie à suivre. Si cinq usines travaillent le samedi, ils peuvent fermer une autre usine dès maintenant.

VD : Au sein du syndicat IG Metall vous êtes une branche d’opposition à la politique du syndicat. Comment se passent les choses et quelle bataille politique menez-vous ?

FH : Nous ne sommes pas l’opposition ! Nous suivons la ligne du syndicat en tant qu’organisation de combat, qui doit être démocratique et en dehors de tout parti. Nous faisons aussi adhérer de nouveaux membres à IG-Metall et travaillons de façon très active au renforcement du syndicat. Dans ce cadre, nous soutenons aussi une position indépendante de lutte de classe et de la nécessité d’une révolution internationale pour mettre fin à l’impérialisme. C’est pour ça que nous sommes attaqués et diffamés, voire en partie exclus des syndicats par les représentants de la conciliation de classes et des « Co-Managements ». La direction d’IG-Metall considère le soutien au Parti Marxiste-Léninste d’Allemagne (MLPD) comme inconciliable avec le fait d’être membre d’IG-Metall. Mais on ne peut pas exclure si facilement les membres les plus actifs. Nous veillons à ce que tout soit discuté parmi le personnel. Les membres du syndicat doivent eux-mêmes décider de la politique d’IG-Metall.

VD : Vous êtes aussi un collectif militant internationaliste et vous organisez des conférences du secteur automobile une fois tous les deux ans au niveau mondial. Peux-tu nous expliquer qui vous êtes et quelles sont vos objectifs ?

FH : Depuis vingt ans, nous avons créé un mouvement international de coordination des travailleurs de l’automobile. En Octobre 2015 se déroulait la 1ère Conférence internationale des travailleurs de l’automobile. Dans ce cadre, nous avons élu des représentants pour la coordination dans les grands groupes du secteur. La prochaine conférence aura lieu en Afrique du Sud. L’objectif est d’unir les travailleurs combatifs de tous les pays pour la lutte commune. Comme la production est mondialisée, notre lutte doit l’être également, pour devenir une force supérieure.

VD : En mai dernier, nous avons organisé une rencontre du syndicat d’Opel et du syndicat CGT PSA de Mulhouse et Sochaux en France. Tu attends quoi de la CGT du groupe PSA dans les mois qui viennent ?

FH : Les camarades de la CGT PSA-Mulhouse et PSA-Sochaux nous ont très chaleureusement invités, et je les en remercie. Nous leur avons aussi proposé de venir en Allemagne, et espérons qu’il y aura très vite une occasion. Nous devons échanger le plus possible nos informations et nos idées et préparer des actions concrètes. Nous devons y associer les collègues des autres pays. J’ai de bons liens avec les camarades dans l’Etat espagnol. Je me dis que nous pourrions faire des journées d’action internationales contre les attaques de Carlos Tavares. Pour cela, ça pourrait être bien de discuter directement avec les responsables de la CGT-PSA. La CGT est aussi invitée à signer notre charte de solidarité et à travailler avec nous dans notre coordination internationale, de façon centrale, mais aussi dans les syndicats présents sur les lieux de travail. C’est ce que nous relayons sur notre site web.

Propos recueillis par Vincent Duse, CGT PSA Mulhouse

PAR REVOLUTION PERMANENTE

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La Haye (awp/afp) - Le géant néerlandais de l'agroalimentaire et des cosmétiques Unilever a réalisé au troisième trimestre un chiffre d'affaires en baisse de 1,6%, à 13,2 milliards d'euros, affecté par un impact de change négatif (-5,1%), le climat maussade en Europe et les catastrophes naturelles en Amérique.

Le groupe, qui ne publie pas de bénéfice net sur la période, confirme ses objectifs annuels et "réalise de bons progrès par rapport aux objectifs stratégiques que nous avons fixés pour 2020", a indiqué le directeur exécutif Paul Polman, cité dans un communiqué diffusé jeudi.

Le programme de réduction des coûts "Connected 4 Growth" vise à transformer "Unilever en une entreprise plus résistante, plus compétitive et plus rentable" avec comme objectif 6 milliards d'euros d'économies d'ici à 2020.

Dans le cadre d'une stratégie annoncée début avril après avoir repoussé les avances de son rival américain Kraft Heinz, Unilever avait également annoncé son intention de se séparer de sa division margarines afin de rétribuer les actionnaires.

Sans cette division margarines, qui comprend les marques Flora, Blue Band et Rama, le chiffre d'affaires ressort à 12,5 milliards d'euros au troisième trimestre.

En février, le groupe qui commercialise les thés Lipton, les lessives Persil et les déodorants Rexona avait jugé trop faible et dénuée d'intérêt stratégique la proposition de Kraft le valorisant à 143 milliards de dollars, pour créer un mastodonte mondial de la grande consommation.

À périmètre et changes constants, les ventes d'Unilever ont augmenté de 2,6% au troisième trimestre, soutenues par une hausse des prix de 2,4%, alors que les volumes ont été plats (+0,2%).

Le chiffre d'affaires à périmètre et changes constants a été ralenti par une baisse de 2,3% des ventes dans les "marchés développés", avec une chute dans la crème glacée en Europe et en Amérique du Nord en raison du mauvais temps, mais a bénéficié d'une hausse de 6,3% dans les "marchés émergents", avec une augmentation des volumes de 1,8%.

Sur l'ensemble de l'année, le groupe continue de tabler sur une hausse de 3 à 5% des ventes à périmètre et changes constants.

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Les PROFITS ODIEUX de la BCE sur le dos du peuple GREC

Mario Draghi vient de reconnaître que les banques centrales membres de la zone euro avaient accumulé 7,8 milliards d’euros de profits grâce aux titres grecs que la BCE a achetés au cours des années 2010-2012 dans le cadre du programme SMP (Securities Markets Programme) . À cela s’ajoutent d’autres sommes, dont ne parle pas le président de la BCE : les profits réalisés par ces mêmes banques centrales dans le cadre des achats dits « ANFA » (Agreement on Net Financial Assets). Il faut également ajouter les profits réalisés par les 14 pays de la zone euro qui ont octroyé un prêt bilatéral à la Grèce en 2010 à un taux d’intérêt abusif d’environ 5%. L’Allemagne a par exemple fait plus de 1,3 milliard d’euros de profit grâce à son prêt bilatéral à la Grèce. De son côté, la France n’a pas été en reste. Il faudrait comptabiliser aussi les économies réalisées par les pays dominants de la zone euro dans le refinancement de leurs dettes publiques : la crise qui a frappé la Grèce et les autres pays de la périphérie a entraîné une fuite des prêteurs privilégiant les pays les plus riches de la zone euro qui, en conséquence, ont bénéficié d’une baisse du coût de leurs emprunts. Dans le cas de l’Allemagne, entre 2010 et 2015, l’économie s’élèverait à 100 milliards d’euros . Enfin, la BCE a acheté dans le cadre du Quantative easing (QE) pour 400 milliards d’euros de titres souverains allemands, le plus souvent avec un rendement nul ou négatif. La BCE a également acheté des titres souverains français pour un montant un peu inférieur à 400 milliards d’euros. Ces achats de titres allemands ou français ne lui rapportent rien tandis que les titres grecs qu’elle détient pour un montant dix fois inférieurs lui ont rapporté 7,8 milliards d’euros. Chacun peut répondre à la question à qui profite cette politique de la BCE.

(...)

LIEN VERS LA SUITE DE L'ARTICLE CI-DESSOUS:

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SOURCE : L'Humanité

Si le mouvement ouvrier et le peuple ne se bouge pas plus que ça, la SECU C'EST FINI... et reviendra alors ce que Croizat appelait "la terrible angoisse du lendemain et la vieille obsession de la misère"

par Michel Etievent

ll est à craindre que les français ne soient pas conscients de ce qu'ils sont en train de perdre avec les attaques violentes contre la sécurité sociale.

Ce formidable projet de société, imposé par le peuple français à la libération et qui, selon Ambroise Croizat, le bâtisseur, devait « mettre fin à l'obsession de la misère et aux incertitudes du lendemain" est aujourd’hui en passe de s’effondrer sous les coups de boutoir du gouvernement contre ce qui fait son fondement solidaire : la cotisation sociale.

Au fil des 70 ans qui nous séparent de sa création, un continuum acharné de mesures de dégradation et de plans de casse successifs n’a cessé de mettre à mal une institution devenue pierre angulaire de notre identité sociale. Dès sa conception en effet, droite, patrons, médecins libéraux, lobbyings privés de tous ordres, ont peu à peu sapé les principes fondateurs de l’institution.

A ces oppositions, un moment tues par le rapport de force de l’époque, s’est ajoutée une avalanche de réformes passant par les ordonnances gaulliennes de 1967 qui ont fait basculer sa gestion dans les mains du patronat, les plans Barre de 1980 libérant les honoraires, les mesures Fabius ouvrant aux complémentaires santé la gestion de la protection sociale, l’impôt CSG de Rocard l’étatisant progressivement. Viendront ensuite les mesures Georgina Dufoix imposant forfait hospitalier et déremboursements successifs, les lois Veil Balladur de1993 à 1995 allongeant la durée de cotisation à 40 ans et accélérant la fermeture des hôpitaux de proximité, les plans Chirac Raffarin attentant aux retraites, les lois Jospin de 2001 imposant les règles assurantielles et les normes européennes aux mutuelles. Sans oublier les lois Douste Blazy de 2004 qui videront les conseils d’administration de leurs pouvoirs en chapeautant la sécurité sociale par la création de l’Uncam directement nommée par l’état. N’oublions pas enfin l’instauration de la T2A en 2005, les lois Bachelot de 2009 confiant la gestion de la protection sociale aux « préfets sanitaires » des agences régionales de santé. En imposant l’obligation de mutualité d’entreprise, l’ANI 2013 accélérera un peu plus la voie de la privatisation.

Si la destruction affichée de la cotisation sociale par le gouvernement Macron, n’est pas récente, elle est aujourd’hui ouvertement frontale et délibérée. Le rêve du patronat devenu une arme de gouvernement néo libéral. Il importe de rappeler la quadruple peine qu’elle impose aux bénéficiaires. Elle est tout d’abord une amputation directe du salaire dont la cotisation est partie intégrante.

C’est un « salaire socialisé » fondé sur les richesses créées dans l’entreprise. La seule création de richesse qui va directement du cotisant vers le bien être des gens afin de faire face aux aléas de la vie sans passer par la poche des actionnaires. Si le salaire net c’est pour le quotidien du mois, le salaire brut c’est pour la vie. La seconde peine réside dans la destination même de cette « économie » patronale.

Elle n’ira ni vers l’emploi, ni l’investissement mais servira comme le gouvernement l’annonce à « restaurer » ou à augmenter les marges patronales et à gonfler les poches des actionnaires. (80% des profits patronaux terminent leur course dans la poche des actionnaires). A cette atteinte aux salaires, s’ajoute la troisième peine : la hausse de la CSG qui alourdit la feuille d‘impôt et plus gravement encore fiscalise et étatise un peu plus encore la sécurité sociale.

Depuis 1995 la part de la fiscalisation dans le financement de la sécu est passé de 4, 9 à 28 % tandis que la part de la cotisation sociale tombe de 86,8 à 67,3 %.

Imagine-t-on ce que pourrait devenir une sécurité sociale entièrement abandonnée aux mains de l’état ? Une seule loi ou ordonnance à l’image de ce qu’a vécu l’Espagne pourrait engendrer coupes sombres ou pire privatisation immédiate.

La quatrième peine est encore plus lourde. Par la fin du grand principe de solidarité, la mort de la cotisation sociale n’est rien d‘autre que la mort de la sécu.

Une coquille vide prête à être livrée au privé, aux assurances santé inégalitaires et coûteuses. La fin du droit de vivre dignement…

Michel ETIEVENT (article publié dans l'Humanité)

PAR FSC

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C'est le Monde qui le dit!

Alors côté syndical à quoi bon contribuer à donner l'illusion que le pouvoir macronnien concerte !

Et par ailleurs en diverses occasions il a estimé 

 

Que les syndicats ne représentent pas l'intérêt général,

ET affirmé :

" Je suis pour un changement profond de la répartition des rôles entre l'Etat et les partenaires sociaux, qui font beaucoup plus de politique que de dialogue social"

La CGT étant particulièrement visée par ce genre de déclarations.

PAR FSC

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Grève et manifestation

Compiègne

Jeudi 19 octobre

10H00 Cours Guynemer

Grève et manifestation le 19 octobre

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Chaque emploi créé par le CICE a coûté entre 235 000 et 4,7 millions d’euros

Le comité de suivi et d’évaluation du Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) a rendu son cinquième rapport le 3 octobre 2017. Il laisse apparaître des effets très limités sur l’emploi, malgré un coût de 62 milliards d’euros depuis sa création.

 

C’est un jugement sans appel : « extrêmement coûteux pour la nation […] pas efficaces dans la lutte contre le chômage ». Le point de vue de Muriel Pénicaud, la ministre du Travail porte ici sur les contrats aidés, et non sur le CICE.

Pourtant, le cinquième rapport de France stratégie, daté du 3 octobre, ne souffre d’aucune ambiguïté sur l’échec du CICE pour lutter contre le chômage. Il révèle un impact plus que limité sur l’emploi. Pour les trois années de la période allant de 2013 à 2015, le nombre total d’emplois créés ou sauvegardés est évalué à 108 000. Pour l’organisme chargé d’analyser les politiques publiques pour le compte du gouvernement, il s’agit d’une estimation. En s’appuyant sur plusieurs études, il énonce une réalité bien moins précise : une fourchette comprise entre 10 000 à 200 000 emplois en trois ans. Un écart de 1 à 20.

Mesure phare du Pacte de responsabilité, le CICE est entré en vigueur le 1er janvier 2013. Destiné à baisser le coût du travail, pour permettre aux entreprises de retrouver de la compétitivité et embaucher, il a consisté à offrir une ristourne fiscale calculée sur la masse salariale. Depuis sa création, 62 milliards d’euros lui ont été consacrés sur les finances publiques. Pour la période concernée par le rapport de France stratégie : 11,59 milliards en 2013, 17,5 en 2014 et 17,9 en 2015. Soit 47 milliards.

Un coût exorbitant

En 2013, Pierre Gattaz fixait un objectif de création d’un million d’emplois avec le Pacte de responsabilité et le CICE. Quatre ans plus tard, le compte n’y est pas. Depuis, le patron du Medef s’est ravisé, mais n’a pas hésité en 2016 à affirmer la possibilité de créer deux millions d’emplois lors du prochain quinquennat avec une politique favorable aux entreprises. Une promesse qui ne semble convaincre que des dirigeants politiques ayant envie d’y croire et d’y croire encore.

En attendant, le coût du CICE est exorbitant. Même en tablant sur le chiffre optimiste de 200 000 emplois créés ou sauvegardés entre 2013 et 2015, le prix de l’emploi sauvé à l’unité est délirant. Le résultat est de 235 000 euros par emploi. En retenant le chiffre le moins flatteur de 10 000 emplois sauvés, le coût à l’unité s’envole à 4,7 millions d’euros. Cependant, le CICE a ruisselé sur toute l’économie selon le rapport, et a permis de réduire les prix de certains biens et services.

France stratégie souligne tout de même un effet positif sur l’emploi pour les entreprises de 10 à 100 salariés. Celles-ci, grâce à un gain de trésorerie, ont été moins exposées aux faillites. Un risque concernant peu les grands groupes ayant bénéficié eux aussi du crédit d’impôt. Le groupe Vivarte, propriétaire de la Halle aux chaussures, a empoché 14 millions de réductions fiscales en 2016. Pourtant en 2015, il a supprimé 1250 emplois. En 2017, 451 suppressions de poste se sont ajoutées au premier plan social. De son côté, La Poste touchait 297 millions tout en réduisant sa masse salariale en 2014.

Enfin, l’étude ne montre pas d’impact positif quantifiable du crédit d’impôt sur l’investissement ou les dépenses des entreprises en recherche et développement. Le CICE est cependant reconduit pour 2018, avant d’être transformé en 2019 en suppression de cotisations patronales. Une mesure réclamée depuis longtemps par le Medef. De leur côté, les contrats aidés jugés inefficaces et trop coûteux par le gouvernement ont coûté 4,2 milliards d’euros à l’État en 2016 pour 456 723 emplois, justifiant leur gel décidé par l’exécutif.

PAR RAPPORTS DE FORCE

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MOBILISATION GENERALE

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Le cinquantième anniversaire de l’assassinat du Che en Bolivie le 9 octobre 1967 offre l’occasion de revenir sur le parcours du révolutionnaire cubano-argentin qui a dédié sa vie à la défense des « Damnés de la terre ».

 

Le Che et la Révolution cubaine

 

Quel fut le rôle de Che Guevara dans la Révolution cubaine ?

Le Che était l’un des principaux dirigeants de l’Armée rebelle, second-en-chef après Fidel Castro qui était le leader incontestable et incontesté du Mouvement 26 Juillet et la figure la plus emblématique de la Révolution cubaine. Il était au même niveau que Raúl Castro, Camilo Cienfuegos, Ramiro Valdés et Juan Almeida, entre autres, mais c’était celui qui avait la plus grande affinité intellectuelle avec Fidel Castro.

Il disposait d’un courage extraordinaire, à la limite de la témérité, et ressentait un mépris souverain pour le danger. Son prestige s’était rapidement étendu parmi les troupes combattantes et les sympathisants du Mouvement à travers l’île. On savait qu’un Argentin, doté d’un drôle d’accent, combattait aux côtés de Fidel, et son engagement suscitait l’admiration du peuple cubain. S’il n’était pas aussi connu à travers le monde que Fidel Castro, son visage était néanmoins apparu à plusieurs reprises dans la presse internationale, notamment étasunienne.

 

Dans quelles circonstances le Che a-t-il été nommé Commandant par Fidel Castro ?

Guevara a été le premier à être nommé Commandant, bien avant Raúl Castro, en raison de ses qualités exceptionnelles de combattant, de fin stratège et son don naturel de meneurs d’homme. Le Che était argentin de naissance et avait choisi d’intégrer le mouvement révolutionnaire cubain pour libérer l’île de la dictature militaire de Fulgencio Batista, mais surtout de la tutelle hégémonique des Etats-Unis. Il avait conscience qu’il risquerait sa vie à chaque instant, étant donnés les dangers encourus dans une guerre de guérilla contre un ennemi immensément supérieur en nombre. Il s’était rapidement distingué parmi le groupe des 82 insurgés en faisant preuve d’une vaillance à toute épreuve. A chaque fois qu’une mission dangereuse se présentait, il était le premier à se porter volontaire. Il a donc naturellement conquis le cœur et le respect de ses camarades, admiratifs de voir un étranger risquer son existence pour une patrie qui n’était pas la sienne.

Fidel Castro avait rapidement discerné les vertus peu communes du Che et avait décidé de le promouvoir au grade de Commandant. L’Argentin apprit sa promotion de la façon suivante : le 21 juillet 1957, Fidel Castro chargea son frère Raúl de rédiger un courrier à Frank País, leader du Mouvement 26 Juillet de la province de Santiago de Cuba, au nom du groupe. Lorsque qu’il inscrivit le nom du Che parmi les signataires, Raúl demanda à son frère quel titre apposer pour le Che. La réponse fut la suivante : « Mets ‘Commandant’ ».

 

Le Che était-il médecin ou guérillero ?

Il y a une anecdote très révélatrice de l’état d’esprit du Che à ce sujet. L’expédition du bateau Granma du Mexique aux côtes cubaines dura sept jours au lieu des cinq initialement prévus. Au lieu d’arriver à Cuba le 30 novembre, le Granma avait touché les côtes cubaines le 2 décembre 1956. A Santiago, ville à l’Est de Cuba, un soulèvement eut lieu le 30 novembre afin de faire diversion et soutenir le débarquement. Cependant, l’armée, informée de l’arrivée imminente des révolutionnaires, guettait le débarquement de l’expédition. Par ailleurs, en plus de la traversée exténuante, les guérilleros ont débarqué dans la zone marécageuse de Las Coloradas et le trajet du bateau à la terre ferme fut un calvaire de plusieurs heures.

 

En outre, quelques minutes seulement après leur arrivée, alors qu’ils se trouvaient dans un état d’épuisement total, les insurgés ont été repérés par l’aviation militaire et pourchassés par les soldats de la dictature. La troupe a donc été contrainte de se disperser. Le Che, pris dans ce tourbillon, a dû faire un choix. Alors qu’il avait été désigné comme médecin du groupe, il s’est retrouvé en possession de deux gros sacs, le premier rempli de munitions et le second de médicaments. Il lui était physiquement impossible d’emporter les deux alors qu’il était sous le feu de l’armée. Il a donc opté pour le sac de munitions car il a considéré qu’il était révolutionnaire avant d’être médecin.

 

Comment s’appelait le bataillon du Che ?

La colonne du Che a été créée suite à sa nomination en tant que Commandant. Le seul bataillon existant était celui de Fidel Castro et portait le nom de Colonne n°1. Logiquement, elle aurait dû se nommer Colonne n°2 mais, pour tromper l’ennemi sur l’importante des forces révolutionnaires, Fidel Castro a décidé de lui donner le nom de Colonne n°4.

 

Par la suite, le Che a été en charge du « Peloton suicide » qui était composé des combattants les plus aguerris et dont le rôle était de mener les missions les plus dangereuses. En raison de la témérité presque excessive du Che, Fidel avait décidé de lui confier la responsabilité du groupe à la condition qu’il ne participe plus en personne à ce type d’opérations, se concentrant sur les tâches stratégiques, tactiques et organisationnelles.

 

Le leader de la Révolution cubaine savait que le pays aurait besoin d’un tel cadre, et qu’il était vital de le préserver. A chaque mission, un ou plusieurs combattants perdaient la vie, d’où le nom de « peloton suicide ». Dans son journal, le Che raconte une situation insolite et récurrente : à chaque fois qu’un membre du peloton suicide perdait la vie, on en désignait un autre pour le remplacer. Et à chaque fois, il assistait à des scènes de jeunes combattants en pleurs, déçus de ne pas avoir eu l’honneur d’intégrer le groupe et de pouvoir ainsi démontrer leur vaillance.

 

Comment le Che traitait-il les prisonniers ?

Le Che était implacable avec les violeurs, les tortionnaires, les traitres et les assassins et la justice révolutionnaire était expéditive. En revanche, il mettait un point d’honneur à préserver la vie des prisonniers et à soigner les blessés du camp ennemi. Il y avait deux raisons à cela. La première était d’ordre moral et éthique : la vie d’un prisonnier, quel qu’il soit, était sacrée et il fallait la protéger. La seconde était d’ordre politique : alors que l’armée batistienne ne faisait pas de quartier, torturant et assassinant les prisonniers de guerre, l’Armée rebelle montrait sa différence par sa conduite irréprochable.

 

Au début du processus révolutionnaire, aucun soldat ne se rendait car tous étaient persuadés qu’ils seraient exécutés par les rebelles. Vers la fin de la guerre insurrectionnelle, les soldats de Batista, qui avaient eu vent de la noble conduite des insurgés, se rendaient en masse dès lors qu’ils étaient encerclés par les révolutionnaires car ils savaient qu’ils auraient la vie sauve.

 

Une anecdote illustre le comportement du Che à ce sujet : suite à un combat avec l’armée, un rebelle a achevé un soldat blessé sans lui laisser le temps de se rendre. Il avait lui-même perdu toute sa famille lors d’un bombardement. Le Che était entré dans une grande colère en lui disant que sa conduite était indigne de l’Armée rebelle, que la vie des soldats devait être préservée quand cela était possible et que l’on ne tirait jamais sur un blessé. En entendant ces mots, un autre soldat, également blessé, qui s’était caché sous un arbre, s’est signalé en criant « Ne tirez pas ! ». Il a été soigné par les rebelles et à chaque fois qu’apparaissait un guérillero, il levait les bras en s’écriant : « Le Che a dit qu’on ne tuait pas les prisonniers ! »

 

Quelle était la réputation du Che ?

Le Che était un chef d’une autorité naturelle et d’un grand prestige, acquis sur le terrain de bataille. Il était d’une grande exigence et d’une fermeté à toute épreuve, mais il prêchait toujours, non pas par les paroles, mais par l’exemple. Il était intransigeant sur les principes et avait horreur du favoritisme et des passe-droits. Dans les montagnes de la Sierra Maestra, lorsqu’un cuisinier a voulu s’attirer les faveurs du Che en remplissant son assiette davantage que celle des autres combattants, il s’est immédiatement attiré les foudres du Che, qui l’a traité de tous les noms. Il était égalitaire et souhaitait être traité comme ses compagnons de lutte. C’est de cette attitude exemplaire qu’est né son prestige et l’admiration du peuple cubain à son égard. Il était dur et sec, mais juste et droit.

 

Quelles sont ses opinions politiques lors du triomphe de la Révolution le 1er janvier 1959 ?

Le Che se définissait comme étant marxiste-léniniste. Il avait déjà une formation théorique solide avant d’intégrer le mouvement révolutionnaire cubain. De son expérience guatémaltèque, il avait découvert à quel point l’hégémonie économique étasunienne étranglait l’Amérique latine et constituait un obstacle à tout processus de transformation sociale. La situation cubaine, où les secteurs stratégiques de l’économie se trouvaient entre les mains des multinationales étasuniennes, lui a permis de prendre conscience que la lutte pour la liberté, l’égalité et la justice serait également une lutte contre l’impérialisme étasunien. Il était absolument convaincu que l’Etat devait prendre le contrôle des ressources stratégiques du pays, procéder à une vaste réforme agraire, diversifier l’économie, multiplier les partenaires commerciaux afin de s’émanciper de la dépendance vis-à-vis du puissant Voisin du Nord, universaliser l’accès à l’éducation, à la santé, à la culture et au sport, et apporter un soutien indéfectible aux peuples en lutte pour leur dignité.

 

Salim Lamrani

Université de La Réunion

Docteur ès Etudes Ibériques et Latino-américaines de l’Université Paris IV-Sorbonne, Salim Lamrani est Maître de conférences à l’Université de La Réunion, et journaliste, spécialiste des relations entre Cuba et les Etats-Unis.

Son nouvel ouvrage s’intitule Fidel Castro, héros des déshérités, Paris, Editions Estrella, 2016. Préface d’Ignacio Ramonet.

 

Contact : lamranisalim@yahoo.fr ; Salim.Lamrani@univ-reunion.fr

Page Facebook : https://www.facebook.com/SalimLamraniOfficiel

 

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