SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
200 ouvriers italiens déplacés à Stellantis à Vesoul : un « vrai scandale » pour les intérimaires français privés d’emploi, d’après la CGT

La direction de Stellantis semble décidée à transformer ses salariés europenés en nomades, sommés de se rendre dans tel ou tel pays en fonction de l’intensité de production du moment, ce que dénonce la CGT.

Article rédigé par franceinfo

 

 
Radio France
 
Publié 

Lundi 8 novembre sur franceinfo, Jean-Pierre Mercier, délégué syndical CGT chez Stellantis (ex-PSA), a dénoncé une volonté de « transformer les salariés en nomades de l’industrie automobile », alors que le groupe a fait venir dans son usine de pièces de rechange de Vesoul (Haute-Saône) 200 salariés italiens de la région de Naples. 300 intérimaires français ont parallèlement été remerciés. « Un vrai scandale », a réagi Jean-Pierre Mercier. L’usine de Naples est à l’arrêt à cause de la pénurie de semi-conducteurs.

franceinfo : La réalité à Vesoul en ce moment, c’est que les intérimaires n’ont plus de travail ?

Tout à fait, c’est la réalité, et c’est ça le vrai scandale. Le site de Vesoul croule sous le travail, il y a un retard de production monumental. L’arrivée des camarades de Mulhouse et de Sochaux, et là des camarades italiens de Fiat ne vont pas suffire. Surtout si la direction licencie tous les intérimaires. Il y a du travail pour tout le monde, et aucun intérimaire ne doit être renvoyé à Pôle Emploi.

Vous avez chiffré le nombre de ces intérimaires et comment cela se passe pour eux ?

Il y a ces 300 intérimaires à Vesoul, mais finalement dans toutes les usines en France de Stellantis, c’est exactement la même politique. Carlos Tavares, le PDG de Stellantis, voudrait nous transformer en nomades de l’industrie automobile, c’est-à-dire nous faire traverser l’Europe, que l’on soit Italien, Français ou Polonais pour gagner notre croûte. Il voudrait nous mettre en concurrence les uns contre les autres.

« Jusqu’à maintenant, c’étaient les intérimaires qui étaient en concurrence avec les CDI de PSA-Stellantis, maintenant, ce sont nos camarades italiens qui sont en concurrence contre les intérimaires qui sont eux-mêmes en concurrence contre les CDI de Vesoul. »

Jean-Pierre Mercier, délégué syndical CGT chez Stellantis

à franceinfo

C’est une politique qui est vraiment mortelle pour nous les salariés. Une véritable politique de mise en concurrence des travailleurs les uns contre les autres.

Serait-il envisageable, en sens inverse, que des salariés français aillent, si besoin, en Italie ou en Pologne par exemple ?

L’objectif de Carlos Tavares et des actionnaires, c’est d’augmenter encore les bénéfices malgré la crise de semi-conducteurs, c’est de tirer les salaires et les conditions de travail vers le bas. Et c’est aussi de nous mettre dans la tête qu’aujourd’hui il faudra traverser l’Europe pour gagner notre croûte. À partir du moment où Carlos Tavares arrive à forcer la main à des travailleurs de Pologne ou d’Italie pour venir en France, le sens inverse, cela nous pend au nez. Quand les usines en Pologne ou en Italie vont fonctionner à 300 % et qu’en France cela va moins fonctionner, ils vont essayer de nous forcer la main pour aller dans ces pays et on n’est pas d’accord.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Menace d’« allocation suspendue » : Macron déclare la guerre aux chômeurs dans son allocution

Lors de son allocution, Macron s’est livré à une véritable déclaration de guerre aux chômeurs. Revendiquant sa réforme de l'assurance-chômage, le Président a embrayé : « les demandeurs d’emplois qui ne démontreront pas une recherche active verront leur allocation suspendue. »

Président des riches

L’allocution d’Emmanuel Macron ce mardi soir était l’occasion de brasser de nombreux sujets, et de réaliser un bilan des attaques sociales de son quinquennat. Parmi celles-ci, Macron s’est notamment livré à une véritable déclaration de guerre aux chômeurs.

Reprenant les mots du MEDEF, Macron a commencé par évoquer une pénurie de main d’œuvre dans certains secteurs qui « heurte le bon-sens ». Un constat fallacieux qui a permis au Président de revendiquer sa réforme de l’assurance-chômage permettant soi-disant de faire « que travail paie plus que l’inactivité. »

A partir de décembre, il faudra avoir cotisé « six mois » et non plus « quatre mois » s’est-il ainsi félicité à propos de cette attaque d’ampleur. Mais à l’énonciation de cette contre-réforme, Macron n’a pas hésité à ajouter de nouvelles menaces.

« Pôle Emploi passera en revue les centaines de milliers d’offres d’emplois disponibles dès les prochaines semaines. Les demandeurs d’emplois qui ne démontreront pas une recherche active verront leur allocation suspendue. » a ainsi expliqué Macron sans sourciller.

Evidemment, cette mesure est déjà en place depuis 2008. Un chômeur peut perdre son allocution s’il refuse plusieurs offres. Mais en insistant sur cette question au coeur de son allocution, Macron met en avant une volonté d’intensifier la traque des chômeurs.

Un signal adressé au patronat et une véritable déclaration de guerre aux personnes privés d’emplois mais également à l’ensemble du monde du travail.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Comprendre la réforme de l’assurance-chômage en 4 points et 5 minutes

FRUSTRATION

 

Un séisme social va s’abattre sur la France : la modification du mode de calcul de l’allocation chômage va mettre des centaines de milliers de personnes en grande difficulté financière. Il s’agit d’un décret d’application de la réforme de l’assurance chômage, loi votée en 2018. Pôle Emploi est parfaitement au fait de la violence de ce changement : en Île-de-France, l’organisme a passé commande de nouveaux dispositifs de sécurité pour gérer la colère des demandeurs d’emploi après cette nouvelle régression de leurs droits.

1 – De quoi s’agit-il ? 

41% des allocataires de l’assurance-chômage vont perdre en moyenne 13% de leurs revenus dans l’année à venir. Pourquoi ? Parce que le salaire journalier de référence, c’est-à-dire la base de calcul utilisée par Pôle emploi pour calculer le niveau de votre allocation, change.

Jusqu’à présent, l’allocation était calculée sur la base de la moyenne des salaires perçus les 12 derniers mois, divisée par le nombre de jours travaillés.

Le gouvernement souhaite que l’allocation soit calculée sur les 24 derniers mois, et le revenu sera divisé par le nombre de jours total, y compris les jours non travaillés. Le fait d’avoir eu des périodes de chômage, un creux entre deux CDD par exemple, sera très pénalisant.

La réforme prévoit qu’il faille désormais avoir travaillé 6 mois pour pouvoir recharger ses droits au chômage, et non plus 4 mois comme actuellement.La contrepartie, c’est un temps d’indemnisation légèrement allongé, qui ne bénéficierait qu’à ceux qui restent au chômage jusqu’à la fin de leurs droits.

C’est pour cela que cette réforme touche d’abord les salariés les plus précaires et les jeunes, selon une étude des députés socialistes

Encore plus fort, la clémence du gouvernement a été orientée vers les plus aisés. Les personnes dont le salaire moyen était supérieur à 4500€ brut devaient voir leur allocation chômage baisser après 6 mois. Le dernier décret d’application de la loi, pris le 30 mars, leur a octroyé deux mois supplémentaires avant que la dégressivité ne s’applique.

Il existe d’autres mesures dans cette loi, censées être “sociales” et “de gauche”. Pour l’indemnisation des démissions, les critères pour en bénéficier sont tellement restrictifs que seule une toute petite minorité des démissionnaires en profite réellement, et c’est Ouest France qui nous le dit.

Autre exemple, un bonus-malus sur les cotisations patronales des entreprises, en fonction de leur taux d’utilisation des contrats courts, est mis en place. Mais cette mesure ne s’appliquera qu’en septembre 2022 et exclura les secteurs les plus utilisateurs de contrats précaires, comme l’hôtellerie-restauration. Il ne faudrait pas contrarier les patrons avant les élections.

2 – Quelle est la logique ?

« L’objectif de la réforme de l’assurance chômage, c’est de lutter contre la précarité de l’emploi en réduisant le recours excessif aux contrats courts. Ils ont explosé de 250% en 15 ans en France », expliquait Elizabeth Borne, ministre du travail, sur France Info le 16 juin. Sauf que c’est le gouvernement qui encourage les entreprises à utiliser ces contrats. Dans sa loi travail de 2017, il a introduit les contrats dit de « mission », qui sont des contrats qui s’arrêtent quand le salarié n’est plus utile à l’entreprise.

Venir pleurer sur l’explosion de la précarité quand on bosse pour le président qui a participé comme ministre et chef d’Etat à la loi El Khomri, à l’ubérisation et à la “loi travail”, c’est sacrément gonflé. Mais plus aucune malhonnêteté de nous étonne de la part de ces gens.

Cette réforme est d’abord faite pour faire faire des économies à l’assurance-chômage : plus de 2 milliards par an, selon les estimations de l’Unédic. Et ce sont les précaires, qui de toute façon ne votent pas Macron, qui vont payer, en basculant dans la grande pauvreté.

3 – Comment en est-on arrivé là ?

Il faut bien avoir en tête que l’assurance-chômage est depuis le début de son quinquennat la principale cible d’Emmanuel Macron. Mais toutes les évolutions clefs de cette attaque sociale sans précédent se sont passées dans l’indifférence générale.

L’assurance-chômage telle que nous la connaissons a été créée en 1958. Gérée par un organisme paritaire (y siègent syndicats de salariés et représentants du patronat) nommé Unédic, elle indemnise les chômeurs et elle est financée par les cotisations patronales et salariales. Jusqu’à l’automne 2017. Lors de la loi de financement de la Sécurité sociale pour l’année 2018, les cotisations salariales pour l’assurance-chômage ont été supprimées, remplacées par la fameuse CSG, un impôt que tout le monde paye, y compris celles et ceux qui n’ont plus besoin d’assurance-chômage : les retraités.

En 2018, la réforme de l’assurance chômage, dont les mesures qui s’appliquent en juillet prochain résultent, est votée l’été, dans la quasi indifférence. Elle s’appelait, sans rire, « Loi pour la Liberté de choisir son Avenir Professionnel ». Sa première mesure entrée en vigueur est la suivante : un chômeur peut maintenant se voir privé de son indemnité s’il refuse deux offres raisonnables d’emploi. Qu’est-ce qu’une offre raisonnable au juste ? Auparavant défini par des critères rationnels comme la distance, les compétences ou le niveau de salaire, une offre sera « raisonnable » quand elle sera définie comme telle par le conseiller Pôle emploi. « Allons Martine, soyez raisonnable, prenez ce temps partiel payé au SMIC à 50 bornes de chez vous. » Cette définition ne comporte plus le niveau de salaire : pas question que vous refusiez en raison de votre salaire antérieur.

 

4 – Quel est le but réel de cette réforme ?

Ces réformes ont toutes pour but de faire en sorte que ce système ne soit plus assurantiel, plus contrôlé par les syndicats, et qu’il soit de moins en moins protecteur. 

Il l’était déjà nettement moins qu’à ses débuts. Rappelons qu’en France, les chômeurs touchent 1050 € d’indemnité mensuelle en moyenne et la moitié d’entre eux touchent moins de 970€ par mois. En outre, 40% des chômeurs ne sont pas indemnisés par Pôle emploi : ils ont épuisé leurs droits ou ont été radiés. La situation actuelle n’est donc pas la panacée, contrairement à ce qu’on entend à longueur d’antenne sur notre généreuse protection sociale. Il ne fait pas bon vivre au chômage en France, c’est d’ailleurs pour ça que 12 000 personnes meurent chaque année du fait du chômage.

Mais notre gouvernement veut aller plus loin : le droit aux allocations chômage reste toujours un caillou dans la botte de tout capitaliste qui se respecte. Car la classe dominante a besoin du chômage, le patronat en jouit chaque jour.

Comme en recadrant un salarié en lui disant : « J’en ai 100 comme toi qui attendent de l’autre côté de la porte ! » Ou en faisant des chantage au plan social à longueur d’année, comme dans ces usines ou des « accords de performance collectives » ont été conclus après une intimidation du type « baissez vos salaires ou on ferme ». C’est ce qui est arrivé aux salariés de Derichebourg récemment, mais aussi à ceux de Smart en Moselle en 2015,et leur usine a quand même fermé. Tout ça serait impossible s’il n’y avait pas de chômage en France.

Mais cette situation bien confortable ne leur suffit pas : comme il y a une assurance-chômage et qu’on ne se retrouve pas immédiatement à la rue quand on perd son emploi, le patronat reste insatisfait. Notre peur n’est pas assez grande.

Avec ce dernier décret d’application, des centaines de milliers de personnes sur le fil vont basculer dans la grande pauvreté. Ils auront beau, sous pression, accepter le pire job possible, tous n’en trouveront pas, car il y a une pénurie d’emploi en France. Ces gens iront grossir le rang de nos parents, proches, amis, connaissances, qui vivent au RSA, en proie aux contrôles administratifs et à une vie de galère. Ces gens nous feront nous souvenir que quitter ce job où l’on est maltraité est un trop gros risque, ils nous feront nous dire que ce boulot qui nous brise le dos n’est pas si mal, cette masse de gens dont la vie de misère et d’humiliations ravit la bourgeoisie car elle sèmera la terreur parmi les travailleurs qui osent encore lutter, désobéir, négocier, faire la grève.

Avec cette réforme, la classe dominante veut nous briser les genoux. Il devient vital de lui mettre une balayette si nous ne voulons pas passer notre vie à ses pieds.

Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Prix des courses : le patron millionnaire de Leclerc annonce « une sacrée hausse » en novembre

Michel-Edouard Leclerc a évoqué ce lundi sur CNews une hausse généralisée « de l’ordre de 5% » du prix des courses d’ici un mois. En pleine crise, les patrons de la grande distribution se cachent derrière l’inflation pour étouffer les classes populaires et continuent de faire des milliards de profits.

Pouvoir d'achat

Crédits photo : AFP

Michel-Édouard Leclerc, président du comité stratégique des centres Leclerc était invité sur CNews ce lundi. Celui qui se fait humblement appeler le «  patron préféré des français  » notamment pour «  sa défense inlassable de l’intérêt des consommateurs  » d’après Forbes, a été interrogé sur la question du pouvoir d’achat.

Ce dernier avait en effet une annonce importante, voire «  tactique  » à faire selon lui : « J’anticipe qu’il va y avoir une sacrée hausse de prix, dès ce mois-ci, dans tous les magasins, de toutes les enseignes, à la fois sur l’alimentaire - sur les pâtes, les huiles, le café et le cacao, par exemple -, et le non-alimentaire - bricolage, matériel de cuisson, hi-fi/son, (…) qui va impacter les plus pauvres. »

Le président de l’enseigne la plus rentable de la grande distribution française estime qu’il y aura «  une inflation beaucoup plus forte que ce qui est annoncé par l’INSEE ou le reste des prévisionnistes  », de l’ordre de 5%, comme dans les pays voisins «  en Espagne, en Allemagne…  », contre 2,6% selon les dernières estimations de l’INSEE.

Une annonce prévisible mais pas moins terrible pour la très grande majorité de la population qui subit déjà des augmentations dramatiques des prix de l’énergie, des produits de premières nécessités, des loyers et qui vont encore voir leur facture de course grimper «  chez Carrefour, Auchan, Leclerc…  », cite M. Leclerc.

Pourtant «  ce n’est pas nous qui faisons augmenter les prix  » se défend le millionnaire de la grande distribution. Au contraire, Leclerc serait même «  en mode combat [...] pour que ce ne soit pas aux consommateurs de payer  », expliquant qu’ils vont faire très attention lors des négociations avec les industriels «  qui devront être transparents  » s’ils veulent faire augmenter leurs prix. Pour autant, le patron s’est bien gardé de mentionner les bénéfices immenses de son groupe sur lequel il ne compte absolument pas rogner.

L’hypocrisie est telle que, à l’entendre parler des «  actionnaires des grandes multinationales  » vont empocher toutes les hausses de prix tandis qu’eux vont «  protéger le pouvoir d’achat des français  », on aurait presque envie de croire que les enseignes de la grande distribution seraient des œuvres de charité.
En réalité, l’avenir a rarement été aussi radieux pour ses enseignes. «  Leclerc a augmenté son chiffre d’affaires de 6%  » pendant la crise sanitaire, admet son président sur le plateau, dépassant les 50 milliards d’euros pour l’année 2020. Or, bien que Leclerc réussi à rester très confidentiel sur les bénéfices du groupe grâce à son découpage en centaines de franchises, Capital révélait qu’en 2019, la marge nette du groupe était d’environ 1,9%. Ce qui représente donc près d’un milliard d’euros de bénéfices cette année-là, soit près de 1,3 millions de bénéfice moyen pour chacun des 721 magasins Leclerc en France.

Alors que déjà en 2016, M.E. Leclerc assumait posséder une fortune personnelle d’au moins plusieurs dizaines de millions d’euros, le groupe Leclerc et ses dirigeants ne sont donc pas à plaindre, contrairement aux milliers de familles qui subissent de plein fouet l’augmentation des prix et qui témoignent avoir de plus en plus de mal à survivre à la fin du mois.

Même état des lieux pour Carrefour, qui publie ses résultats financiers chaque année. En 2021, sur les 34 milliards de chiffre d’affaires de 2020, en pleine crise donc, 383 millions ont été reversés en dividendes aux actionnaires, soit 2.1 fois plus que les 183 millions versés l’année précédente. C’est aussi le constat de tous les grands groupes de la pétrochimie, de l’énergie, qui font exploser les prix à la consommation depuis quelques mois, tout en enregistrant des bénéfices records sur l’année 2021. Le groupe TotalEnergies par exemple, qui enregistre 4,6 milliards de bénéfices au troisième trimestre 2021, assumait ouvertement «  tirer pleinement parti  » de l’explosion des prix des hydrocarbures dans son bilan annuel.

Tandis que les grands patrons se goinfrent de l’augmentation du prix de la vie, le gouvernement nous prend pour des imbéciles, se refuse à taxer les profiteurs de crise et n’a versé qu’un chèque de 100€ pour faire face à l’augmentation des prix du carburant, financé notamment par… cette même augmentation des prix du carburant et la hausse des revenus de la TVA qu’elle va engendrer. Exigeons la suppression de cette taxe injuste qu’est la TVA, le blocage des prix mais surtout l’indexation des salaires sur les prix. Des mesures qui doivent être financer en taxant les grands patrons qui font du profit avec nos vies !

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Conflans-Sainte-Honorine (78): les ouvriers oubliés du béton préfabriqué français

BONNA SABLA, leader français en béton préfabriqué, propose des solutions pour le BTP: assainissement et traitement des eaux, réseaux secs, génie civil, aménagement urbain et funéraire, équipements ferroviaires dont les travaux du RER E (Eole) en ce moment. Le boulot ne manque pas donc.

 

Leader du béton préfabriqué en France, mais dans les griffes d'un groupe étranger, le scandinave CONSOLIS. Celui envisageait en avril 2021 de vendre BONNA SABLA à EIM CAPITAL, fonds d'investissements nouvellement créé en avril 2021. Oui, le capitalisme n'a pas d'âme ni de frontière. Non content de détruire la nature. (Bien le bonjour à la COP 26 à Glascow.)

Alors, on ferme, notamment le site historique de Bonna Sabla à Conflans-Sainte-Honorine.

Conflans-Sainte-Honorine (78): les ouvriers oubliés du béton préfabriqué français

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Car la politique de casse contre la santé et contre l'hôpital public continue de plus belle

 

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SOURCE : France bleu

Le ministre de la santé détaillera ce lundi dans l'Eure la part du Ségur de la santé dont va bénéficier la Normandie. Les établissements de santé de la région vont recevoir de plus de 800 millions d'euros. La CGT santé se montre vigilante.

EURE : Véran attendu de pied ferme

Le ministre de la santé sera ce lundi dans l'Eure. Olivier Véran se rendra au centre hospitalier de Gisors et dans un EHPAD à Vernon pour préciser les 800 millions d'euros que vont toucher les établissements normands dans le cadre du Ségur de la santé. Dans Paris-Normandie Olivier Véran évoque un nouvel hôpital à Pont-Audemer avec une maison de santé et une restructuration des hôpitaux de proximité de Bernay et Eu. François His, secrétaire départemental de la CGT Santé et Action Sociale en Seine-Maritime invité de France Bleu Normandie demande à voir: "Qu'il y ait de l'argent investi dans le secteur de la santé est une bonne chose. Après il faut voir où va cet argent. Quand on parle de restructurations nous on s'inquiète"

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Autre exemple

 

Mont-de-Marsan : mouvement de grève à l’hôpital pour alerter sur les conditions salariales des contractuels
Une intersyndicale (Unsa, FO, CGT et CFDT) a déposé un préavis de grève pour ce lundi 8 novembre. Un rassemblement est prévu à 13 h 30, devant le bâtiment administratif du site de Layné

Un mouvement de grève, porté par une intersyndicale (Unsa, FO, CGT, CFDT), est annoncé pour ce lundi 8 novembre, au centre hospitalier de Mont-de-Marsan. Les manifestants prévoient de se rassembler vers 13 h 30, devant le bâtiment administratif du site de Layné.

Dans le cadre d’un mouvement national, les syndicats dénoncent les conditions salariales des 750 agents contractuels, « sous-rémunérés en les positionnant sur les anciennes grilles et en leur refusant l’accès au statut de la fonction publique par l’ouverture de concours internes. Il est fréquent qu’un agent contractuel reste cinq ans sans aucune évolution salariale, alors que la législation impose une révision de sa situation a minima tous les trois ans. »

 

Ce jour n’a pas été choisi au hasard. Le Comité technique d’établissement doit entériner ce lundi les lignes directrices de gestion (LDG) du centre hospitalier. Les grévistes espèrent peser.

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Accident du travail. Un éboueur de 61 ans entre la vie et la mort

Lundi, un travailleur éboueur a été renversé par un automobiliste devant les yeux de ses collègues qui ont dû reprendre le travail dès le lendemain. Cet accident nous rappelle qu'il est urgent de changer ces conditions de travail inhumaines !

Le capitalisme tue

Crédit photo : ERIC PIERMONT / AFP

Lundi matin, en Seine-Saint-Denis, un éboueur de 61 ans a été grièvement blessé lors de sa tournée après avoir été renversé par un automobiliste. Selon un article du Figaro, il serait aujourd’hui entre la vie et la mort.

Cet accident gravissime s’est déroulé devant les yeux des autres agents, dont faisaient notamment partie le frère de la victime, pourtant, comme le rapporte le Figaro, Mathieu Hanotin, Maire de Saint-Denis et président de Plaine Commune, a déclaré saluer « l’engagement et le professionnalisme des équipes, qui ont repris le travail ce mardi « malgré leur émotion. » Joachim Delpech, directeur général adjoint aux services urbains de proximité de Plaine, ajoute « la reprise n’était pas notre préoccupation absolue. Mais l’entreprise Suez a très bien réagi et a été à la hauteur, en accompagnant les agents. Le directeur général Île-de-France s’est déplacé pour voir ses équipes et une cellule psychologique a été mise en place pour les agents.  »

Un accident gravissime pour la victime mais, également, comme l’appuie abondamment Mathieu Hanotin et Joachim Delpech dans leurs déclarations, d’une violence psychologique extrême pour les agents et notamment pour le frère de la victime. Pourtant, les seules préoccupations de ces messieurs, alors même qu’un agent est entre la vie et la mort, est de saluer le « professionnalisme des agents qui ont repris le travail », comme si ces agents avaient eu le choix de reprendre le travail ! Un exemple de plus d’un management totalement inhumain qui gangrène tant les services publics que les entreprises privées.

En effet, le métier d’éboueur est des plus difficiles et de sa particulière pénibilité est bien connu de tous. Si ces agents sont retournés travailler le matin, ce n’est pas par professionnalisme, mais bien parce qu’ils en sont obligés. Par ailleurs, ces déclarations masquent très mal le dédain auquel font face les éboueurs par les collectivités territoriales. On se rappelle la manière dont ils ont été applaudi lors des premiers confinements et du mépris auquel ils ont dû faire face, en guise de réponse, durant le mouvement qui avait secoué une partie de la profession contre la réforme de la transformation publique. Une occasion de rappeler le rôle crucial que jouent ces travailleurs de première ligne dans la société et qui permettent à la population de vivre tous les jours dans des rues propres.

Finalement, si des travailleurs meurent sur leur lieu de travail c’est bien parce qu’ils subissent des conditions de travail précaires et dangereuses, comme cet accident le montre encore une fois. Chaque année, 500 000 accidents du travail sont recensés dont plus de 500 accidents mortels. Et cela ne va faire qu’augmenter avec la politique de privatisation et de mise en concurrence du public et la crise économique qui frappe le secteur privé. Nos vies valent plus que leurs profits !

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Interview. Répression syndicale à Vitesco : « il faut qu’on se prépare à d’autres coups qui vont suivre »

Suite au scandale de répression syndicale dans l'entreprise Vitesco Technologies France en Ariège, nous avons interrogé une déléguée syndicale CGT de l'entreprise qui nous explique les manœuvres de la direction ainsi que les perspectives face à cela.

Mouvement ouvrier

Crédit photo : DDM

RP : Pouvez-vous nous raconter la situation vis-à-vis des licenciements de trois de vos collègues dans l’entreprise Vitesco ?

Déléguée syndicale de la CGT à Foix : le 24 septembre 2021, 3 salariés ont reçu une mise à pied à titre conservatoire - qui débouche généralement sur un licenciement. Dans leur lettre de mise à pied, aucun motif, aucun élément n’est apporté. Le 6 octobre ces 3 salariés ont un entretien préalable, lors de cet entretien la direction leur a notifié les reproches qui leur ont été fait, à savoir d’avoir donné une opinion lors d’une réunion d’échange environnement/sécurité/hygiène. Cette animation proposée par l’entreprise avait comme slogan « venez échanger et partagez vos expériences ». Résultat : ces trois salariés ont tellement bien échangé et partagé qu’ils ont été licenciés.

La CGT considère que ces licenciements sont fondés sur un délit d’opinion. En effet, sur l’ensemble des stands, ces trois salariés ont eu un échange contradictoire avec des intervenants et on peut se demander si aujourd’hui dans cette société, le fait de ne pas être d’accord avec les principes et les idées de l’entreprise peuvent mener à une mise à pied quelle qu’elle soit. La réponse est oui. Richard Fitoussi était un ex-élu de la CGT, Ciaran Cullen ex-élu de chez Solidaires et Thomas Vialettes était un salarié lambda. Tous les trois étaient connus pour leur franc parler. Lors de cet événement même s’ils ont donné leur opinion et leur avis, il me semble quand même que l’on est encore dans un pays démocratique où l’on a le droit de donner une opinion sans pour autant avoir une sanction. Or là, la sanction a été immédiate.

Donc ils ont été licenciés pour faute grave, si on reprend le Code du Travail c’est « un danger grave et imminent dans l’entreprise  ». La question c’est, est-ce que quand on donne une opinion ou un avis qui diverge avec les idées d’une direction, est ce que ça fait d’eux des « dangers graves et imminents pour l’entreprise » ? Je ne crois pas. Le 18 octobre, suite à cet entretien préalable, ils ont reçu leur lettre de licenciement et comme c’est avec une faute grave, que tout ce qui est préavis de licenciement sauf les congés payés qui leur ont été rémunéré, tout le reste il n’y ont pas droit : pas indemnités pour les années d’ancienneté, impact sur la rémunération mais aussi sur la recherche sur leur emploi futur.

Ce sont clairement des licenciements abusifs ! Pour nous cette forme de répression à pour conséquences de réduire les capacités d’actions des syndicats envers les salariés, elle dissuade les salariés de se syndiquer, de s’organiser et aussi fragilise le collectif de travail dans leur capacité à se défendre et à faire respecter leurs droits et en gagner de nouveaux. Il faut que les choses soient dites et clairement. Le simple geste d’adhésion à un syndicat est stigmatisé, c’est un élément perçu comme déloyal à l’égare de l’entreprise. Dans cette entreprise il y a plusieurs organisations syndicales, aujourd’hui la seule qui est venue soutenir ces trois salariés c’est la CGT. Depuis la réorganisation de l’entreprise on sent bien que le style de management du nouveau comité de direction est rigide et autocratique, c’est un management par la peur qui muselle l’ensemble des salariés. La répression syndicale s’est durcie ces derniers mois, c’est un fait, on le vit dans toutes les entreprises.

RP : Pouvez-vous parler de la réorganisation de l’entreprise ?

Déléguée syndicale de la CGT à Foix : Avant la réorganisation nous étions l’entreprise Continental, le comité de direction allemand à décidé d’une stratégie différente à savoir qu’ils ont arrêté les injecteurs et les pompes ; par rapport à ça ils ont décidé de mettre en place un spin-off et de se débarrasser de la branche Powertrain - calculateur, injecteur et pompe. De cette scission on est passé de Continental à Vitescol. Le spin-off a été effectif en septembre 2021 et la scission a eu lieu courant 2018-2019.

RP : Vous avez ressenti une dégradation des conditions de travail ?

Déléguée syndicale de la CGT à Foix : Oui, par le turnover et une direction qui pratique un management par la peur.

Il y a avait déjà eu des cas de répression syndicale dans l’entreprise ?

Déléguée syndicale de la CGT à Foix : La répression syndicale il y en a dans toutes les entreprises, sur les organisations syndicales la pression il y en a, mais c’est les règles du jeu qui font que les élus sont sous pression, sous tension. Pour l’instant la direction s’en est pas directement prise à des élus, licencier des élus c’est plus compliqué, il faut avoir l’accord de la DIRRECTE. Aujourd’hui les 3 camarades de Foix qui ont reçu cette lettre ont reçu le motif d’"incivilité envers des intervenants et collègues extérieurs". La direction veut faire un exemple, jauger les autres salariés. Car si demain elle prépare d’autres mauvais coups, elle peut voir s’il va y avoir de la résistance. Là c’est clair que la résistance il y en aura. À la CGT, on pense que ces trois collègues ont été des exemples. Ca aurait pu tomber sur d’autres. Les choses s’étant passées comme elles se sont passées, la direction à profiter : ça a été une aubaine pour licencier 3 salariés en même temps et jauger la résistance des autres.

Ce qu’il faut comprendre c’est que cette attaque contre ces collègues c’est un avertissement, il faut qu’on se prépare à d’autres coups qui vont suivre c’est sur et certain dans notre entreprise. Pourquoi ? Parce qu’aujourd’hui on fait des calculateur thermique et notre entreprise a fait un choix stratégique de se tourner vers l’électrification. Sauf qu’aujourd’hui on a aucun projet électrique qui rentre. Donc c’est compliqué parce qu’il faut robotiser les lignes et la robotisation induit une diminution de la main d’œuvre. Les plans de départ volontaire qui ont été négociés, les objectifs de la direction n’ont pas été atteints : leur objectif était de supprimer 70 emplois. Nous on se demande si elle utilise pas d’autres moyens pour baisser les effectifs. Certains ont été licencié, d’autres sont partis en rupture conventionnelle, d’autres ont démissionné... apparemment ça ne suffit pas pour la direction. La phase 3 est l’utilisation de moyens pour licencier et imputer à des salariés des fautes graves ou lourdes...

RP : Surtout que les salariés dénoncent des choses d’une vérité absolue : le greenwashing de l’entreprise ainsi que son hypocrisie envers la santé mentale de ses salariés

Déléguée syndicale de la CGT à Foix : Ils ont juste donné une opinion sur un échange qu’ils ont eu avec un intervenant du stand risque psychosociaux. Dire à une intervenante que c’était mal venu de demander à des salariés lambda de diriger des salariés RPS (risques psychosociaux) vers des services aptes à les aider, moi je ne vois pas le problème. Car en effet il y a les élus, la CHSCT, l’observatoire du stress, des représentants du personnel qui sont là pour ça, ça fait partie de leur prérogative. Pourquoi aujourd’hui on va demander à des salariés lambda de diriger d’autres salariés ? C’est mal venu, ça va mettre en difficulté des salariés qui n’ont pas de mandat, aucune formation pour gérer ces salariés en situation de RPS. Je vous le dis comme eux ce sont exprimer, est ce que vous sentez de l’incivilité dans ce que je vous ai dit ? Est-ce que c’est diffamatoire ? Insultant ? A aucun moment ces trois salariés ont été insultants ou ont proféré des injures ou des agressions verbales. Ils ont juste donné un avis contradictoire.

Aussi, la direction reproche aux 3 salariés d’avoir entaché l’image de Vitesco Technologies France par rapport aux intervenants de Véolia - qui sont partenaires - sur une échange concernant la question environnementale. Les salariés ont reçu une gourde à l’effigie de l’entreprise qui prétend faire sa transition écologique alors qu’au fond il y avait écrit "Made In China", pareil pour un stylo. Cette critique aussi a déplu à la direction.

Enfin, on leur a également reproché d’avoir monopolisé le temps de parole ; on leur reproche de ne pas avoir respecté les distanciations entre eux et l’intervenant (2 mètres), sur un stand de 4m2 où l’affichage prévoit 2 personnes à l’intérieur, comment ces personnes-là pouvaient respecter le protocole sanitaire ? Bref, tout ceci est une machination.

Quels sont les perspectives au-delà de la pétition que vous avez mise en place ?

Déléguée syndicale de la CGT à Foix : Il y a de la combativité chez les salariés ! Par contre il y a des syndicats dans cette entreprise qui ont préféré ne rien faire, rester en retrait alors que trois salariés sont licenciés ! La répression syndicale s’exprime de différente manière : un plafond sur la carrière et la rémunération mais aussi sur l’égalité de traitement entre les organisation syndicales. Dans cette entreprise on est aussi là-dessus, certains syndicats sont plus ou moins derrière les intérêts de la direction... c’est une réalité et pas uniquement chez Vitesco.

Les salariés vont aller aux Prud’hommes, sans illusion qu’ils auront une réintégration mais au moins pour requalifier leur licenciement pour faute grave vers un licenciement "sans causes réelles et sérieuses". Ceci pour faciliter leur recherche d’emploi, sinon aucun employeur en Ariège ne les embauchera.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Plus de 400 jets privés pour parler CLIMAT à la COP26 de Glasgow

Ils transportaient les participants (chefs d'état, dirigeants politiques, personnalités des affaires et du spectacle) au sommet international pour le climat et parler de bilan carbone. Un très bel exemple quoi!

 

Environ 400 jets privés, moyen de transport le plus émetteur de CO2 au monde, ont afflué à Glasgow, en Ecosse, provoquant au passage un embouteillage sur le tarmac de l'aéroport écossais. Tellement que les avions ont dû parcourir 50 km, à vide, pour trouver une place de stationnement.

Le big boss qui accueillait ses potes en climat, Boris Jhonson, premier ministre de sa gracieuse majesté Elisabeth II d'Angleterre, a donné l'exemple: en jet privé Londres-Glascow. 640 km en 2 coups les gros alors que par train (moyen de transport peu goulu en émission de CO2), il fallait 4h 30.

Jo Biden, mister président de la libre Amérique a pris également les airs. Si on comprend bien qu'il ne peut pas traverser la mer océane dans une barcasse de réfugiés, pourquoi en plus de son Air Force One, 3 autres avions présidentiels et sur place un hélicoptère et une ribambelle de bagnoles qui ne roulent pas à l'électrique.

Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne de l'UE du capital, s’est rendue à Glasgow en jet qu’elle a décrit comme un «moment de vérité» pour l’avenir de la lutte contre le changement climatique.(sic) Sur 34 voyages officiels à l’étranger, 18 fois en jets privés. Dont une fois pour un trajet d’un peu plus de 50 kilomètres, selon les révélations du journal britannique The Telegraph.

Et notre Macron national, la main sur le coeur pour sauver la terre que le capitalisme détruit chaque jour davantage? En train, tout comme Anne Hidalgo, candidate pour le parti de François Hollande, et Yannick Jadot, le ni à gauche-ni à droite d'Eelv et candidat également pour l'Elysée en 2022.

Ben oui, faut faire bien et se montrer sur les photos. Mais dans le train, pas dans le même compartiment ? Si ?

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Certains CSE ont l’habitude de demander à leur expert de travailler sur les pratiques d’optimisation fiscale de leur entreprise. De nombreux groupes internationaux transfèrent en effet la marge réalisée en France vers d’autres pays où l’imposition est plus faible et où des mécanismes obligatoires tels que la participation des salariés aux résultats n’existe pas. Les dividendes prélevés sur le bénéfice échappent ainsi également à la fiscalité française. Cette pratique est courante et relativement facile à organiser, notamment par le biais de facturations excessives de prestations parfois fictives réalisées par une filiale étrangère et vendues à une filiale française. Ce transfert de marge est encadré par des normes internationales de l’OCDE, dont le respect limite la fraude mais pas l’optimisation.

Au-delà de ces mécanismes malheureusement habituels, une affaire d’évasion fiscale massive a éclaté en Europe en 2018 et une nouvelle enquête montre que l’ampleur de la fraude est encore plus importante qu’imaginé à l’époque. En effet, l’équipe « CumEx Files », un consortium de seize médias internationaux, vient d’aboutir à une estimation de 140 milliards d’euros sur les vingt dernières années au niveau européen (contre 55 milliards estimés lors de l’enquête de 2018) et 33 milliards d’euros pour la France en particulier.

La France est ainsi la principale victime de cette fraude dont le principe est le suivant : certains pays ont une convention fiscale avec des pays européens permettant à leurs résidents actionnaires de sociétés européennes de ne pas payer la taxe sur les dividendes qu’ils prélèvent sur leurs bénéfices. C’est le cas par exemple des Émirats arabes unis. Le système d’optimisation fiscale CumCum, à la frontière de la légalité, permet ainsi à un actionnaire de transférer ses actions à un prête-nom étranger juste avant le versement du dividende, pour éviter sa taxation, et de récupérer le dividende par la suite.

La pratique frauduleuse nommée CumEx va plus loin et permet à certains actionnaires de profiter de ces possibilités d’optimisation fiscale pour se faire rembourser la taxe sur les dividendes sans l’avoir pourtant payée. Le système est le suivant : juste avant le versement du dividende, plusieurs personnes basées dans des pays ayant ce genre de convention fiscale s’entendent pour procéder à de nombreux transferts de propriété d’un même titre, en particulier par le biais de la « vente à découvert » qui permet de vendre un titre avant même de le détenir. Ainsi, l’administration fiscale n’arrive pas à savoir qui est le réel détenteur des actions et qui a donc touché les dividendes. Les investisseurs demandent tous à se faire rembourser la taxe sur les dividendes, qu’ils n’ont en fait jamais payée.

Quatre grandes banques françaises sont dans le collimateur du fisc français, car elles auraient participé à l’organisation de cette fraude fiscale : BNP Paribas, la Société générale, Natixis et le Crédit agricole. Mais l’enjeu est avant tout politique : considérant que les conventions fiscales favorisant le versement de dividendes rendent la France plus attractive pour les investisseurs étrangers, le pouvoir en place n’a pour le moment rien mis en œuvre pour limiter cette fraude.

 

Publié par JDS

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Champagne et tout ce qui va avec: le CAC 40 est au plus haut des cieux!

Ce 2 novembre au soir, les 40 plus grandes entreprises cotées en Bourse ont franchi la barre des 6 927 points. La valeur d'origine (1 000 points) avait été fixée le 31 décembre 1987. C'est dire si ça va bien pour le capitalisme made in France depuis Mitterrand, Chirac, Sarkozy, Hollande et Macron

 

6 927 points, c'est comme si un record sportif, du temps où le dopage était roi, venait de tomber. Mais aujourd'hui, en terme de dopage, ce sont les flots de liquidités publiques et les plans de relance sortis du même tonneau public qui profitent aux actionnaires et plus à un pavillon national.

Pour le reste, annonce l'Insee, 14,6% de la population française survit en situation de pauvreté monétaire en 2020, avec moins de 60% du revenu médian (1 940 euros) calculé par le même institut. C'est à dire une moyenne entre le Smic et un salaire de 3 200 euros nets. Ben oui, il faut ce qu'il faut, la marche est haute. Mais l'Insee n'est pas une association caricative, qu'un organisme gouvernemental.

Covid : comment la France a évité une vague de pauvreté grâce au "quoi qu'il en coûte", pris sur Europe 1, mais pas que.
Et vous voudriez un commentaire sur votre pouvoir d'achat ?

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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