SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux

SOURCE : L'Humanité Dimanche

L’ENQUÊTE
 

 

Amazon, le danger de mort plane sur l’entrepôt

 

Dans les usines d’Amazon, partout dans le monde, des ouvriers meurent sans avoir reçu à temps les soins qui auraient peut-être pu les sauver. En Pologne, où la journée de plus de 10 heures éreinte les salariés aux payes de misère, une syndicaliste a été licenciée alors qu’elle enquêtait sur le décès d’un collègue.

Dans sa lettre aux actionnaires publiée en 2021, Jeff Bezos, le fondateur d’Amazon, met en garde les lecteurs d’enquêtes ayant pour thème les conditions de travail dans son entreprise : « Si vous lisez certains reportages, vous pourriez penser que nous ne nous soucions pas de nos employés. Nos employés y sont décrits comme de pauvres hères traités comme des robots. Ce n’est pas le cas. (…) Lorsque nous interrogeons les employés de nos centres de traitement des commandes, 94 % d’entre eux déclarent qu’ils recommanderaient Amazon à un ami comme lieu de travail. »

Est-ce le cas des collègues d’Ali Benbezza, mort d’une crise cardiaque le 18 janvier 2022 dans l’entrepôt Amazon de Brétigny-sur-Orge (Essonne) ? Ce jour-là, ce travailleur intérimaire âgé de 62 ans franchit à 13 h 12 le portail de l’usine à colis robotisée, dans laquelle fourmillent de petits automates déplaçant des étagères. Il marche cinq minutes pour atteindre son poste – une cage métallique bruyante, où défilent des armoires lestées de marchandises à prélever. Trois heures plus tard, alors que le chronomètre compte toujours son temps de travail, les pompes funèbres pénètrent dans l’entrepôt afin d’évacuer son corps.

En retraçant la chronologie de cet accident mortel, les experts sollicités par le comité social et économique (CSE) de l’entreprise ont mis en évidence des dysfonctionnements dans la chaîne de secours. Communications vers les secours chaotiques, temps d’intervention des sauveteurs secouristes du travail (SST) trop longs, problèmes de batterie sur les défibrillateurs cardiaques : l’expertise pour « risque grave », que « l’Humanité magazine » a consulté, est accablante.

Marche et crève

Cet accident mortel illustre un paradoxe méconnu des conditions de travail chez Amazon. Alors que le numéro un mondial de la vente en ligne s’enorgueillit d’être capable d’expédier quotidiennement près de 2 millions de paquets en un temps record, et que le milliardaire Jeff Bezos affirme que sa volonté serait de faire d’Amazon « le meilleur employeur de la planète et le lieu de travail le plus sûr de la Terre », des salariés meurent dans ses entrepôts sans avoir reçu à temps les soins qui auraient peut-être pu les sauver.

Jusqu’à la date fatidique du 6 septembre 2021, Dariusz Dziamski a acheminé des paquets de cartons durant cinq années au sein de l’entrepôt logistique Amazon de Sady, en périphérie de Poznan (Pologne). Ce jour-là, dans la zone d’expédition, cet ancien militaire âgé de 49 ans claudique jusqu’à son supérieur hiérarchique afin de l’informer qu’il peine à respirer. Plutôt que de l’asseoir sur une chaise roulante et de l’emmener à l’infirmerie, située à cinq minutes de marche pour une personne en bonne santé, le manager lui donne pour consigne de s’y rendre à pied. Au cours de sa traversée de l’entrepôt, Dariusz Dziamski s’effondre. Ses collègues ne parviennent pas à le relever. Il trouve cependant la force de se redresser, poursuit péniblement sa marche, puis gagne l’infirmerie. Sitôt arrivé, exsangue et blême, il s’effondre une seconde fois. Et meurt.

« Levé à 3 h 30 et retour à 18 heures  »

Quelques minutes plus tard, Magda Malinowska, une syndicaliste du site, apprend la nouvelle. Cette élue d’Inicjatywa Pracownicza (IP) – « initiative des travailleurs » (lire notre encadré) – informe la direction du site qu’elle souhaite participer à l’enquête visant à élucider les circonstances de la mort de son collègue. Amazon refuse. Après quoi, des agents de sécurité entravent les déplacements de la syndicaliste dans l’atelier, afin qu’elle ne puisse pas collecter les témoignages. Elle se réfugie alors dans son automobile, garée sur le parking des employés, pour téléphoner à son avocat. Les agents de sécurité la suivent et encerclent son véhicule. Au cours de son appel, elle aperçoit au loin une équipe évacuant le corps du défunt. Quelques semaines plus tard, la direction d’Amazon accuse Magda Malinowska d’avoir porté atteinte à la dignité de son collègue mort en cherchant à photographier son corps. En guise de « sanction », Amazon la licencie pour « faute grave ».

« Je n’ai fait aucune photo et je n’ai pas essayé de le faire, c’est un motif fallacieux qu’Amazon a trouvé pour me licencier », explique la syndicaliste rencontrée dans un café du centre-ville de Poznan. « Malheureusement, le droit du travail est extrêmement mauvais en Pologne, ajoute-t-elle. Je conteste actuellement mon licenciement en justice, mais, même si je gagne et obtiens ma réintégration d’ici un an, je serai perdante. Car, pendant ce temps, Amazon aura obtenu ce qu’elle voulait : montrer du doigt mon syndicat comme un fauteur de troubles, et se débarrasser de moi. »

Dariusz Dziamski occupait le poste de « water spider » (« araignée d’eau »), un nom faisant référence à l’objectif ultime du lean management, la méthode d’organisation du travail en vigueur dans les entrepôts d’Amazon : « Organiser un flux semblable à celui d’une rivière sans rochers. » La tâche d’un water spider consiste à s’assurer que les cartons et autres consommables se trouvent en quantité suffisante sur toutes les tables de travail des packers – les ouvriers chargés d’emballer les colis –, afin que la chaîne de production des colis ne s’interrompe pas. Il s’agit d’un poste peu convoité dans l’entreprise, car réputé pénible et épuisant, mais qui offre l’avantage à ceux qui l’occupent de ne pas subir de pression psychologique des managers, puisqu’ils ne peuvent faire l’objet d’évaluation de leur productivité.

Au centre-ouest de la Pologne, dans le village de Muchocin, situé à plus d’une heure de route de l’entrepôt de Sady, Przemysław Wolnowski, 36 ans, père de deux enfants, nous reçoit à l’ombre d’un prunier dans son potager. « Chez Amazon, un water spider travaille comme une bête de somme », résume cet ancien chauffeur de camions poids lourds, alors que nous l’interrogeons sur la mort de Dariusz Dziamski. « Ces gars-là courent dans tous les sens, poussent de lourds chariots, portent des piles de cartons… Ils ne s’arrêtent jamais une seconde. Je ne voudrais de ce poste pour rien au monde », ajoute-t-il.

Comme la plupart des travailleurs d’Amazon polonais, Przemysław Wolnowski vit à la campagne, loin du site qui l’emploie, et gagne 3 000 zlotys mensuels (641 euros). Son ménage consacre la moitié de cette somme à l’achat de denrées alimentaires, et l’autre moitié à l’essence, au remboursement de crédits et au charbon pour se chauffer. « À la fin du mois, il ne nous reste rien. Cela fait sept ans que je travaille chez Amazon, poursuit-il. Quand je travaille de jour, je me lève à 3 h 30 du matin. Je passe ensuite une heure et quart dans le bus, puis je prends mon poste chez Amazon à 6 heures, où les journées de travail sont de dix heures, plus trente minutes de pause non payée. » Il quitte l’entrepôt à 16 h 30. « J’arrive ici à 18 heures, épuisé. J’ai à peine le temps de me doucher, de dîner, de m’occuper de mes enfants. Et le lendemain, je recommence. Même chose quand je travaille de nuit : lever à 13 heures, travail à 18 heures, sortie d’usine à 4 h 30, arrivée à la maison à 6 h 15. Quand tu vis à la campagne en Pologne et que tu veux nourrir ta famille, tu n’as pas le choix. »

Assise dans un centre commercial de Poznan, Irena Tomkowiak, 63 ans, nous explique qu’elle ne peut se soustraire à son travail chez Amazon, bien que celui-ci l’éprouve. Jadis, au temps du communisme, elle officiait comme dactylographe dans un journal. À l’époque, elle n’imaginait jamais qu’une fois à la retraite, elle serait contrainte de travailler à nouveau. « Mon mari est décédé en 2014, raconte-­ t-elle. Seule, je ne m’en sortais plus financièrement. Alors je n’ai pas eu le choix… » Irena Tomkowiak est « pickeur » ; elle marche 25 kilomètres par journée de travail afin d’aller prélever des marchandises dans les rayonnages. « À mon âge, ce n’est vraiment pas facile, confie-t-elle. Mes genoux et mes mains me font mal. J’ai toujours les jambes lourdes. Malgré cela, des managers me demandent d’avoir la même productivité qu’un jeune travailleur. Ils me mettent sans cesse la pression et me harcèlent pour que j’atteigne leurs objectifs de productivité. Malgré tout, je travaillerai chez Amazon tant que mon corps me le permettra. Ma retraite est trop faible. Je ne peux pas m’arrêter. » En Pologne, il n’existe aucune limite d’âge pour travailler comme ouvrier dans un site industriel. Bien qu’il s’agisse de cas exceptionnels, plusieurs travailleurs nous ont rapporté qu’ils ont déjà croisé dans l’entrepôt de Sady des intérimaires septuagénaires, voire octogénaires.

Une heure avant l’appel des secours

Au lendemain de la mort de Dariusz Dziamski, le procureur de Poznan a ouvert une enquête pour « homicide involontaire ». Mais, en décembre 2021, il a classé l’affaire. Le 16 décembre 2021, le syndicat IP a organisé un rassemblement devant le bureau du procureur. « Nous voulons que toute la lumière soit faite sur la mort de Dariusz ! » a clamé ce jour-là Magda Malinowska aux côtés de la veuve, qui tenait un portrait de son époux. Cette action militante, ainsi que les procédures du syndicat ont été utiles : le procureur a depuis rouvert l’enquête.

La défaillance de la chaîne de secours de l’entrepôt de Sady qui a précédé la mort de Dariusz ne constitue pas un cas isolé. En 2017, le journaliste d’investigation japonais Masuo Yokota a infiltré l’entrepôt d’Odawara (préfecture de Kanagawa) et publié un livre tiré de son expérience chez Amazon. Dans cet ouvrage, il révèle qu’au moins cinq salariés sont morts au travail sur le site d’Odawara depuis son inauguration en 2013, et qu’avant que certains d’entre eux ne rendent leur dernier souffle, l’organisation des secours a été particulièrement confuse. Relatant le cas d’une femme de 59 ans décédée le 10 octobre 2017, le journaliste écrit qu’après qu’un intérimaire a découvert cette travailleuse inconsciente parmi les rayonnages, il s’est écoulé dix minutes avant qu’un responsable ne se rende sur les lieux, et plus d’une heure avant qu’une ambulance ne gagne le site. Et ce, alors qu’une ambulance arrive en moyenne en huit minutes à Odawara.

États-Unis : 34 000 accidents graves en 2021

Aux États-Unis, Amazon est le 2e employeur du pays, derrière l’entreprise de grande distribution Walmart. Les données publiées par l’agence gouvernementale fédérale des États-Unis en charge de la prévention des blessures, maladies et décès dans le cadre du travail, l’Occupational Safety and Health Administration (Osha), sont éloquentes : elles montrent qu’en 2020, pour 200 000 heures travaillées chez Amazon – l’équivalent d’une centaine de travailleurs à temps plein durant une année –, il s’est produit 5,9 accidents graves. Contre 2,5 chez Walmart. Le Strategic Organizing Center (SOC), une coalition de syndicats américains, a recensé près de 40 000 accidents dans les entrepôts américains d’Amazon en 2021. Le SOC a découvert que si Amazon représente un tiers des emplois de la logistique américaine (33 %), la multinationale concentre la moitié des accidents du travail du secteur (49 %).

Au cours des dix dernières années, au moins une dizaine de travailleurs sont morts dans les entrepôts américains d’Amazon ou dans leurs environs immédiats, pendant ou après une journée de travail. Le dernier en date est un travailleur immigré originaire de la République dominicaine, mort le 13 juillet 2022 dans l’entrepôt de Carteret (New Jersey). Selon le syndicaliste Christian Smalls, le président de l’Amazon Labor Union, ce travailleur serait resté « inconscient dans l’atelier plus de vingt minutes » et il se serait écoulé « près d’une heure » avant qu’Amazon appelle une ambulance. À la suite de cet accident mortel, les communicants d’Amazon ont mobilisé la batterie d’arguments qu’ils emploient habituellement lorsqu’un employé succombe à la tâche, en affirmant que ce décès ne serait pas lié à ses conditions de travail, et que l’entreprise ne serait pas responsable de cet accident mortel. L’Osha mène actuellement son enquête afin d’établir ou non l’éventuelle responsabilité d’Amazon dans ce décès.

Un problème systémique

Reliés les uns aux autres à l’échelle mondiale, les cas de morts de travailleurs en entrepôt ayant fait l’objet d’enquêtes solides dessinent les contours d’un problème systémique dans la chaîne des secours de la multinationale. Du fait de l’immensité de ses entrepôts – où le simple fait d’appeler à l’aide requiert parfois plusieurs minutes de marche –, du turnover vertigineux de sa main-d’œuvre insuffisamment formée aux règles de prévention et de sécurité, et de la recherche effrénée d’économie et de productivité de l’entreprise, Amazon met ses salariés en danger de mort. « Chez Amazon, on traite mieux et plus rapidement les colis que les travailleurs accidentés », résume l’ouvrière polonaise Irena Tomkowiak.

par  Jean-Baptiste Malet ,

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
+15% sur les prix de l’énergie dès janvier : Borne présente un plan qui nous fait payer la crise

+15% pour les prix du gaz et de l’électricité en 2023, des chèques pour les plus précaires et pas touche aux profits des grandes entreprises : les annonces de la première ministre, ce mercredi, au sujet de la crise énergétique et de la flambée des prix sont claires, cet hiver les classes populaires vont devoir se serrer la ceinture.

Politique

Crédit photo : Bertrand Guay/AFP

Entourée des ministres de l’Economie Bruno Le Maire et de la Transition Energétique Agnès Pannier-Runacher, la Première ministre tenait une conférence de presse ce mercredi sur la flambée des prix de l’électricité, du gaz et des carburants. La Première ministre a ainsi décliné le plan du gouvernement face à la crise énergétique.

Ainsi, le « bouclier tarifaire » qui devait prendre fin le 31 décembre prochain sera finalement prolongé… mais il ne contiendra plus une hausse de 4% des prix du gaz : « Nous allons limiter les hausses de prix à 15 % pour le gaz en janvier 2023 et à 15% pour l’électricité en février ». En d’autres termes, les travailleurs et les travailleuses verront leurs factures d’énergie exploser cet hiver.

Pour « compenser » la première ministre a annoncé le versement « exceptionnel », « d’ici la fin de l’année » d’un nouveau chèque énergie d’un « montant de 100 ou 200 euros, selon le revenu ». Une miette de contrepartie, à la limite de l’insulte, tant le montant est dérisoire par rapport à l’augmentation généralisée des prix et aux fins de mois de plus en plus difficiles à boucler.

Dans la continuité des derniers discours de Macron, la Première ministre a par ailleurs intimé « chacun à prendre ses responsabilités » et à « faire preuve de sobriété ». Avant de clarifier : « La sobriété ce n’est pas produire moins. Il s’agit de réduire un peu le chauffage et d’éviter toutes les consommations inutiles ».

En clair, la sobriété c’est pour les travailleurs et classes populaires, pas pour les entreprises. Une fois de plus, l’appel aux « Français » et à la « responsabilité collective » masque mal le clivage entre ceux qui vont devoir effectivement se serrer la ceinture, et la minorité de patrons qui continue de s’engraisser.

« La prolongation du bouclier tarifaire que vient d’annoncer la première ministre coûtera 16 milliards d’euros en 2023 », « 11 milliards d’euros pour le gaz, 5 milliards d’euros pour l’électricité » a de son côté annoncé Bruno Le Maire. Une façon de souligner les dépenses publiques supplémentaires, qui permettront au gouvernement de justifier à l’avenir la dégradation des services publics. Comme un symbole, Bruno Le Maire a laissé entendre que des aides sur l’énergie pour les collectivités locales seraient subordonnées à leur respect de l’austérité budgétaire. « Quand je vois des collectivités qui ont embauché massivement et qui viennent ensuite demander à l’Etat, parce qu’elles ne peuvent pas faire face à des factures énergétiques, de payer à la place des collectivités, ça peut poser une difficulté » a-t-il ainsi affirmé.

En revanche, une fois de plus, pas touche aux profits des grandes entreprises. Car s’« il faut bien que des entreprises puissent augmenter leurs prix » selon Le Maire, pas question de toucher aux profits des grandes multinationales de l’énergie qui s’engraissent. Alors que ces dernières semaines il a multiplié les promesses de guerre sociale, entre la réforme des retraites, la préparation de l’acte II de l’assurance-chômage et la contre-réforme du RSA, le projet du gouvernement est donc clair : nous faire payer la crise.

Face à ce plan, il y a urgence à construire un plan de bataille autour d’un programme qui donne envie de se battre telles que l’augmentation des salaires et pensions de 300€ et leur indexation sur l’inflation ainsi que l’expropriation des grands groupes de l’énergie sous contrôle des travailleurs, seul moyen de faire payer les patrons !

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Grève nationale chez Renault pour les salaires : « c’est 300 à 400€ qui manquent sur la fiche de paye »

Ce mardi, un appel à la grève et à la mobilisation était lancé dans les usines Renault pour réclamer des augmentations de salaires. Une première étape pour construire une mobilisation plus large à l’automne.

Inflation

Crédits photo : CGT Renault

Chez Renault, les plus bas salaires sont en dessous du SMIC depuis le 1er août. Et alors que l’inflation continue d’augmenter, que les prix de l’énergie explosent, de plus en plus de salariés passent de la précarité à la misère. C’est face à cette situation qu’une journée de mobilisation était appelée ce mardi 13 septembre. Une journée qui a réussi à mobiliser un certain nombre d’ouvriers, pour ce qui est, du point de vue des syndicalistes, un premier jalon vers une mobilisation plus importante. « C’est une première journée, qui en appelle d’autres, pour rassembler les collègues, une première étape pour construire un rapport de force » nous résume Pascal Le Manach, de la CGT Renault Cléon (Sein-Maritime).

Il faut dire que la situation sociale chez Renault est catastrophique. Après la signature d’un accord de compétitivité par tous les syndicats (Force Ouvrière, CFDT et CFE-CGC) sauf la CGT, les conditions de rémunération ont encore baissé, avec la suppression du paiement de la pause de 20 minutes en milieu de journée. 82€ par mois en moins pour les nouveaux embauchés, qui sont payés entre 1350 et 1400€. Résultats : une pauvreté qui s’installe, avec « des salariés qui sont à découvert 7 jours après le versement de leur paye, et beaucoup d’autres qui étaient à moins de 500€ une semaine après leur paye » selon Richard Germain, secrétaire adjoint du syndicat CGT Renault Le Mans. Les bas-salaires sont tels qu’à Cléon, des intérimaires confient partir de Renault pour revenir travailler chez McDonald’s, qui paye mieux, « 50€ par mois en plus » selon l’un d’entre eux. Face à cela, la revendication des grévistes est simple : une hausse des salaires. « Si on veut continuer à nourrir nos familles ou se loger, c’est 300 à 400€ qui manque sur la fiche de paye  » résume un cégétiste.

Face à cela, de nombreux salariés se sont donc mis en grève : au Mans, sur l’équipe du matin, 30% des ouvriers étaient en grève. A Cléon, 150 ouvriers étaient en grève le matin, et 80 sur l’équipe d’après-midi. Enfin, sur les sites franciliens de Lardy (Essonne) et Flins (Yvelines), sur les équipes du matin, 80 grévistes pour le premier et 60 pour le second. Des assemblées générales ont été convoquées, tandis que le mouvement continue à toucher les équipes d’après midi et de nuit. Dans ces assemblées générales, c’est un discours de mobilisation qui prime : s’organiser, à la base, pour être plus fort et préparer les journées de grèves à venir, en premier lieu celle du 29 septembre. Pour Richard Germain, c’est un bon début, d’autant qu’au Mans, après quatre journées de grève en juillet, la direction n’a renouvelé aucun intérimaire s’étant rapproché ou ayant participé à la grève, qui a rassemblé, à chaque fois, près de 200 grévistes contre la suppression de la pause payée.

Mais depuis, l’été a passé, l’inflation a encore augmenté, et certains salariés se disent à bout : « plein de collègues ne sont pas partis en vacances cet été : on est pris à la gorge  », dénonce Pascal le Manach : « certains me disent que pour aller au boulot c’est 160€ de plus d’essence par mois, sans augmentation de salaire, on s’en sort plus ! ». Face à cela, la direction de l’entreprise, qui affiche des bénéfices de 967 millions d’euros en 2021. « Renault pleure la bouche pleine ! dénonce le syndicaliste manceau. Au premier semestre ils ont fait 650 millions de résultat net : le pognon il est là ». Face à ces résultats records, et l’inflation qui continue d’augmenter, Pascal nous confie regarder le mouvement ouvrier anglais se réveiller de l’autre côté de la Manche avec espoir, avant de conclure : « la situation va s’empirer, tout le monde en est convaincu ; on n’aura pas le choix de se battre pour défendre nos salaires. »

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Question de jugeote ou pas?

Et en attendant dans le cadre de la solidarité prolétarienne, pardon dans le cadre de l'entraide entre pays capitalistes, la France, qui en produit, va fournir de l'électricité à l'Allemagne, tout en augmentant les factures des particuliers de 15%.

 

En France, la production d'électricité est très largement d'origine nucléaire (environ 67 % de la production totale en 2020). Or, depuis fin avril 2022, près de la moitié des réacteurs du parc français sont à l'arrêt (on compte seulement 27 réacteurs en service actuellement).

Qui a dénationalisé EDF tout en accélérant la sous-traitance dans l'énergie et en sabotant ce service public au mépris de la sécurité et de l'intérêt général?

Bon, comme les journalistes ne posent pas cette question à ceux qui sont ou ont été aux affaires, Macron annonce de moins consommer et d'augmenter les tarifs pour le salut de la patrie. Sans augmenter les salaires et les retraites, tout en manipulant les chiffres du chômage pour faire avaler qu'il n'y a que des fainéants en France. Elle est pas belle la vie au pays du marché libre et non faussé.

En Suède, la droite et l'extrême droite remportent les élections législatives, et l'extrême droite devient la deuxième force électorale. En Italie, c'est peut-être également pour bientôt. En Espagne, l'extrême droite progresse à chaque élection dans un pays dirigé par un dictateur fasciste de 1939 à 1975. En France, 89 députés sont les héritiers du Fn de Jean-Marie Le Pen.

Toujours en France, l'extrême droite avance à vitesse grand v: 8 députés sur 17 en Picardie, 6 sur 12 dans le Pas-de-Calais, 6 dans le Nord et la Moselle, et tout l'arc méditerranéen, hier terres de luttes, aujourd'hui gangrénées par le chômage, la précarité, la mal-vie et l'insécurité.

Pendant ce temps, Cfdt et Fo ne participent pas à la mobilisation nationale d'actions CGT-Fsu-Solidaires-organisations de jeunesse du 29septembre 2022.

Pendant ce temps, la Nupes semble voir la vie en rose depuis Paris et l'Île-de-France, surtout Lfi et Eelv avec leur nombre de députés acquis.

Pendant ce temps, rien sur l'augmentation générale du pouvoir d'achat, du travail pour tous et la retraite à 60 ans.

Ah si, Macron se rendra aux funérailles d'Elisabeth number 2. On salive déjà dans les chaines d'infos pour faire avaler toujours plus de grosses couleuvres.

Dites, elle est pas belle la vie pour le Marché dans l'Ue du capital?

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Un mouvement de grève a démarré ce mercredi matin dans les entrepôts du groupe FM Logistic de Ressons-sur-Matz et de Crépy-en-Valois. Les salariés demandent une revalorisation de leur salaire.Dans l’Oise, grève pour la hausse des salaires chez FM Logistic
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Publié par CGT COMPIEGNE FACEBOOK

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VERS le 29 septembre

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
8 militants CGT  TUI convoqués par la police ce mardi : « On veut faire de nous un exemple »

Huit militants CGT de TUI France sont convoqués au commissariat du 17ème arrondissement le 13 septembre pour une action menée contre un plan de licenciement massif dans l’entreprise. Djaffar Razkallah, secrétaire général de la CGT TUI a répondu à nos questions et appelle au soutien mardi matin à 8h.

TUI, REPRESSION anti CGT !

SOURCE : Révolution Permanente 

Peux-tu revenir sur le combat des salariés de TUI France contre le PSE que la direction a annoncé le 17 juin 2020 pour licencier 583 personnes ?

Djaffar Razkallah :

Ce n’est pas le premier plan social, il y en a eu pas mal chez TUI. Dès l’annonce, on a annoncé à la direction qu’on allait se battre jusqu’au bout. Nous sommes un syndicat de lutte, on ne se considère pas comme des partenaires sociaux. On s’est réunis en assemblée générale avec les salariés, en pleine période de Covid. Puis, mais aussi avec d’autres boîtes en lutte qui subissaient des plans de licenciements. On a organisé des rencontres parce que l’on savait que tout seul dans notre coin, on n’arriverait à rien du tout. En octobre 2020, on en était à plus de 700 plans sociaux en France !

Il faut savoir que le groupe TUI, ce sont des « corona profiteurs », ils ont touché une aide de l’Etat de 30 millions d’euros ! On a fait face à une direction agressive, et tant mieux au final, cela nous a donné la rage de les combattre. On a organisé une manifestation en janvier 2021 qui a rassemblé plus de 3 000 personnes, composée d’organisations politiques et de syndicats. L’idée, c’était de rassembler, de faire converger nos forces. Les camarades de Grandpuits chez Total, les femmes de chambre en grève, les salariés de Monoprix ont accepté de nous rejoindre.

RP : Le 6 juillet 2022, après un long combat juridique, vous obtenez finalement l’annulation de l’homologation du plan en appel. Que s’est-il passé ensuite sur le terrain ? Les 600 ont-ils pu être réembaucher ?

Djaffar Razkallah : Oui, c’était une victoire. Malgré ce long combat, si c’était à refaire, on le referait. Faut savoir déjà que dans le tourisme, à notre période, c’est très compliqué de retrouver du travail, parce que le secteur du tourisme n’embauchait plus pendant la période du Covid. Entre l’homologation du PSE et son annulation en appel, ces patrons capitalistes n’ont reculé devant rien et ont activé leur plan. Maintenant, on se bat pour la réintégration des salariés. On a réussi à réintégrer une trentaine de salariés. D’autres sont passés à autre chose, se sont réorientés, car ils étaient dégoutés de toute cette histoire.

RP : En janvier 2021, pour contester ce plan de licenciement, vous organisez un rassemblement pour contester le plan de licenciement. C’est à cette occasion que la DIRECCTE de Nanterre vous accuse « d’injures publiques et diffamation envers un fonctionnaire ». Toi et 7 autres militants de la CGT TUI sont convoqués au commissariat ce mardi 13 septembre. Comment explique-tu cette nouvelle attaque de la part de la direction ?

Djaffar Razkallah : A travers tout ce système, on veut nous faire payer notre combativité. On avance la tête haute, on ne se laisse pas impressionner par ces capitalistes, qui nous vendent leurs discours du « nouvel avenir », « du nouveau modèle », etc... On a voulu crier notre colère à la DIRECCTE de Nanterre. Ce qui est une honte et important à noter, c’est le rôle qu’a joué cette dernière au tribunal lors de l’homologation. Au lieu de se soucier du sort des salariés ils ont validé le PSE sans sourciller. Il y avait comme une sorte de collusion entre les deux. Et ce qui nous a mis réellement en colère, au tribunal, c’est que l’agent de la Dirrecte se soit mis du côté de l’avocat de la direction !

Nous sommes donc partis envahir la DIRECCTE à Nanterre, sans violence, mais avec une importante colère de mères et pères qui allaient perdre leur boulot. Il n’y a eu aucune casse. Il y avait d’autres organisations politiques et syndicales présentes ce jour-là. Mais on veut nous faire payer, nous, militants de la CGT TUI, parce qu’on a toujours vu notre syndicat comme un syndicat lutte des classes. A l’époque, Elisabeth Borne, alors ministre du travail, avait appelé Philippe Martinez, en disant que c’était inadmissible ce qui s’était passé, et qu’elle ne comptait pas en rester là. Le problème, c’est toutes ces boîtes, qui font du bénéfice en touchant des aides sur le dos du contribuable, continuent de licencier.

RP : Vous appelez à un rassemblement ce mardi 13 septembre à 8h au 4 boulevard Berthier (métro Porte de Clichy) pour vous soutenir. Pourquoi est-ce important d’y être ?

Djaffar Razkallah :

Déjà, pour bien salir notre image, on nous convoque à la « brigade de la répression et de la délinquance contre la personne ». Face à ça, on n’en restera pas là et on organise ce rassemblement. C’est aussi un rassemblement pour tous ceux qui vivent la répression, parce qu’il y en a beaucoup en ce moment. On veut faire de nous un exemple, pour prévenir tous les autres syndicats combatifs qu’il est possible de se faire convoquer au commissariat. Nous ne sommes pas du tout impressionnés, cela nous donne encore plus de combativité !

Il faut noter quelque chose de très important dans cette affaire. Certains d’entre nous sont convoqués pour avoir fait une chose très simple : « avoir brandi une pancarte CGT ». Il faut se rendre compte de ce niveau d’offensive. Dans ces conditions, les manifestations, il faut arrêter toutes celles et ceux qui affichent une pancarte. Mais on va où ? Toutes ces lois anti-sociales, la loi sécurité globale, ces lois anti-immigrations, anti-jeune des quartiers, tout a était fait pour réprimer. On passe un cap avec cette convocation devant la justice. Quand Anasse Kazib était convoqué au commissariat, nous sommes venus en solidarité. Quand l’un d’entre nous se fait attaquer, on est présents. On doit faire bloc face aux capitalistes.

RP :

Le 29 septembre, l’intersyndicale appelle à une journée nationale et interprofessionnelle de grève et de manifestations pour les salaires. Dans un contexte mondial où ce sont les étudiant·e·s les plus précaires, les chômeur·euse et les travailleur·euse qui sont touché·e·s par la vie chère, que penses-tu de la perspective de coordonner les luttes à la base pour construire le rapport de force ?

Djaffar Razkallah : Ceux qui vont en premier lieu souffrir de cette guerre, ce sont bien sûr toutes ces personnes que tu as cité. Quand tu vois le président ukrainien faire une intervention dans le discours de rentrée du le Medef, on voit bien quel camp il choisit. Les prochains mois vont être très compliqués, il faut arrêter de faire les jeux des boutiques syndicales et se réunir pour mieux frapper ensemble. Il faut construire ce fameux plan de bataille que tout le monde attend. Il faut regarder du côté du Royaume-Uni ou du Sri Lanka, où la classe ouvrière relève la tête.

Tous ceux qui sont là, qui tournent la tête devant l’urgence de la situation, que ça soit dans certains partis politiques ou dans les directions syndicales, il faut qu’ils se regardent devant la glace. Nous on part du principe qu’il y a un seul camp social. On n’en a rien à faire des étiquettes syndicales. En tout cas, cette base-là, elle est prête à lutter, tous et toutes ensemble.

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

 

La CGT de TotalEnergies appelle l’ensemble du groupe et de ses filiales en France, à une grève nationale les 27, 28 et 29 septembre, notamment pour obtenir une revalorisation des salaires et une « compensation de l’inflation », a-t-on appris lundi 12 septembre 2022 auprès du syndicat.

 

La première revendication, « c’est la question des salaires et de la compensation de l’inflation, telle qu’elle est subie par l’ensemble des salariés » du géant des hydrocarbures, a indiqué à l’AFP Éric Sellini, coordinateur CGT pour le groupe.

 

Des embauches sont réclamées

 

« On a évalué notre revendication à 10 % d’augmentation des salaires, pour tenir compte du rattrapage nécessaire sur l’année 2021, puisqu’on a signé un accord qui ne couvrait pas l’intégralité de l’inflation, et la couverture de l’inflation sur cette année », a-t-il précisé.

Cette revendication concerne la branche pétrole « et toutes nos filiales », a indiqué le syndicaliste.

 

La CGT réclame par ailleurs des embauches, gelées selon elle par la direction, et des investissements, notamment « en matière de fourniture d’énergies durables », selon Éric Sellini.

TotalEnergies emploie en France 35 000 salariés, en comptant ses filiales.

 

D’énormes profits ces derniers mois

 

Une entrevue au niveau de la branche pétrole est prévue le 27, raison pour laquelle le début du mouvement est prévu ce jour-là, principalement dans les sites pétroliers.

 

Ils devraient être rejoints par les autres sites du groupe les jours suivants, avec en ligne de mire la journée d’action dans l’ensemble des secteurs économiques, à l’appel de la CGT et de Solidaires.

TotalEnergies a réalisé d’énormes profits au deuxième trimestre 2022, profitant à plein de la hausse des cours du pétrole et du gaz, qui a suivi l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

 

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
 
Si nous réveillions, au lieu de se faire lanterner par les obsèques d'une reine anglaise très fortunée.

Les images des funérailles de la reine du Royaume-Uni encombrent sans cesser les unes de la presse et les images à la télévision. A oublier ses privilèges indécents et son immense fortune qu'elle lègue à ses héritiers déjà bien munis en la matière.

 

A oublier aussi qu'elle est la souveraine de nombre de paradis fiscaux et son fils, Charles number 3, va désormais en être le porte étendard.

Et quand un premier ministre de la couronne fomentait un mauvais coup contre ses sujets, pas un mot royal de compassion.

Alors si nous nous réveillions. Le ministre du Travail, Olivier Dussopt, un ex-député socialiste, oui un socialiste, encore un,  vient de recevoir les syndicats. Au menu: les reculs sur l'assurance chômage, la retraire et le pouvoir d'achat. Et fi des revendications exprimées par les syndicats, particulièrement par la CGT.

Les syndicats se déclarent unanimes(sic) contre les prétentions macronistes en l'espèce. Mais la Cfdt, comme de coutume, est absente de la mobilisation nationale CGT-Fsu-Solidaires-organisations de jeunesse du 29 septembre 2022. Fo n'en sera pas non plus, car la mobilisation est trop politisée avec la présence du Npa et de la Nupes.

Cfdt et Fo appartiennent, comme la CGT, à la Confédération européenne des syndicats. De quoi on y discute? Du sexe des anges ou de la nécessaire et urgente mobilisation contre le Marché libre et non faussée?

Oui, si nous nous réveillions, amis et camarades!

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

ADRESSE de la vidéo rendant compte de cette initiative tenue le 6 septembre dernier :

 

https://www.facebook.com/UDCGT13/videos/759615655148815/

 

 

Ce 6 septembre à Marseille, devant la bourse du travail, l’UD CGT 13 a lancé par une meeting la rentrée sociale. Dans un discours offensif, le secrétaire de l’UD CGT 13 a appelé à la mobilisation et l’action, rappelant la responsabilité particulière des syndicalistes pour expliquer la situation, unir, organiser et mettre en mouvement les travailleurs pour défendre leurs droits.

Exposant des mots d’ordres clairs pour la paix et pour les salaires, en rappelant que 70% des travailleurs du pays s’attendent à des mouvements sociaux. Soulignant que la CGT est dans un choix historique : faire le choix de ceux qui ont faim, de ceux qui ont froid, et de ceux qui ne veulent ni avoir faim ni froid, ou d’être rangé au rang des objets inutiles. Le seul choix qui soit possible est donc d’aller à la lutte des classes.

  • 13 septembre : mobilisation du secteur de l’énergie
  • 22 septembre : mobilisation du secteur de la santé
  • 29 septembre : seule journée connue à ce jour, unitaire, interprofessionnelle et de grève
  • 22 octobre : manifestation à la sortie du congrès de l’UD CGT 13 contre la vie chère, avec l’ensemble des organisations progressistes du département.

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Un mouvement de résistance qui s'ammorce à mettre en rapport avec un mouvement similaire en Grande Bretagne où les citoyens britanniques sont appelés à ne pas régler leurs factures d'électricité.

Un mouvement qui pourrait se conjuguer avec la lutte pour la paix et contre les entreprises guerrières de l'OTAN et de Macron qui entendent faire payer aux peuples européens le prix de leur volonté hégémonique !

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Face à la hausse des prix de l'énergie, plusieurs communes prennent des mesures radicales : Elles ne paieront plus leurs factures d'énergie. 

Renzo Sulli et Jean-Pierre Bosino, maires PCF d'Echirolles et de Montataire, refusent de payer la facture d'électricité
La commune d'Échirolles dans l'Isère a mis en place depuis un mois un plan de sobriété pour réduire la facture (objectif, une réduction de -25% de consommation) et veut renégocier avec EDF son contrat. 

"Nous avions prévu 2,5 millions d'euros de chauffage et de consommation énergétique et là, ça fait un million de plus !", déclare le maire communiste d'Échirolles, Renzo Sulli. Face à cette situation, il explique à France Bleu que "nous contestons la facture. EDF a augmenté de manière unilatérale ces contrats et nous le contestons. Pour l'instant, nous refusons de payer, nous sommes en négociation avec EDF." 

Le maire de Montaire dans l'Oise, Jean-Pierre Bosino, ne veut plus payer ses factures d’électricité et appelle à la révolte des élus contre les prix de l'énergie. Pour l'élu communiste, les collectivités n’auront pas les reins assez solides pour supporter les hausses des coûts. L’élu menace de ne plus payer ses factures. 

"La facture d’électricité de la ville est multipliée par quatre !", expliquant à Oise Hebdo qu'elle passera de 600.000 € à 2,5 millions d'euros. 

Il appelle à "sortir le gaz et l’électricité du marché et fixer les prix en fonction de la réalité des coûts de production par EDF. Il faut également bloquer le tarif réglementé pour les concitoyens et enfin permettre aux collectivités de bénéficier du tarif réglementé pour ne plus être soumis au marché". 

Fabien Roussel, Secrétaire national du PCF, appelle "les maires à ne pas payer l’électricité quand celles-ci augmentent dans des proportions inacceptables". 

Les collectivités territoriales n’ont pas accès au tarif réglementé de l’électricité et sont obligés de se fournir dans le privé. EDF est obligée de vendre de l’électricité d’origine nucléaire à 50 euros le mégawatt à ses concurrents, ce qui lui coûte 8 milliards d'euros. Et les concurrents spéculent, font monter les prix et revendent cette électricité à 700, 800, 1.000 euros le mégawatt. 
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La hausse de la taxe foncière ne permet pas toujours de compenser l'augmentation de la facture d'énergie, mardi 30 août. À Montataire, dans l'Oise, un maire menace de ne pas payer sa facture d'électricité, qui pourrait être multipliée par quatre en un an.
 
Fermer la cantine, la médiathèque, ou payer la facture d'énergie ? C'est le choix que pourrait avoir à faire le maire de Montataire (Oise), mardi 30 août. Avec l'explosion des prix de l'énergie, la facture de cette collectivité va passer de 600 000 à 2,5 millions d'euros en 2023. Un surcoût que le maire refuse de payer. "On nous rajoute 1,9 million de dépenses alors que l'on n'a pas 1,9 million de recettes en face. Pour les avoir, il faudrait que l'on réduise les services municipaux pour faire des économies", regrette Jean-Pierre Bosino, maire PCF de Montataire.
 
Des réponses de l'État attendues
 
Cette prise de position a été saluée dans la commune de 13 600 habitants. Mais certains craignent de payer les pots cassés. "Le contribuable va être obligé de remettre la main à la poche", s'inquiète un habitant. À la veille de l'hiver, la question du coût de l'énergie s'annonce vitale pour les collectivités. Elles attendent dès à présent des réponses de l'État.
 

Publié par FSC

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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