SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Publié dans : #Notes d'information Cgt Unilever

SOURCE : https://letrois.info/actualites/pour-la-cgt-il-faut-construire-le-rapport-de-force/

 

 

Les signaux sont dans le rouge. Et les mauvaises nouvelles s’accumulent. Différents syndicats CGT de sites industriels (Alstom, GE Steam, GE Gaz…) du Territoire de Belfort se sont retrouvés mardi à l’union départementale de la CGT pour réfléchir à leurs actions. Face à cette situation, le syndicat veut aussi prendre le temps de la réflexion. Et mettre sur la table l’urgence d’avoir un débat de société autour de notre industrie et de notre énergie.

« Cela fait des années que nous avalons des couleuvres et la casse continue », déplore Damien Pagnocelli, président de l’union départementale de la CGT. Mardi, il a réuni autour de lui les syndicats CGT des différents sites industriels de Belfort. Il a accueilli des militants de l’entité turbines à gaz, ceux de l’entité turbines à vapeur, mais aussi d’Alstom transport. « On butte sur des politiques publiques où il n’y a pas d’ambitions industrielles », regrette-t-il.

Les nouveaux plans sociaux annoncés dans des entités de General Electric (Hydro et Grid hier, Steam demain) sont aussi de mauvais signaux. « Cela contribue à donner le sentiment que GE détricote, dénonce Dominique Thiriet, secrétaire général du syndicat site de General Electric. GE est en train de démolir l’outil. » Dans ses mots, on entend « la crainte » de voir l’outil être « dévasté » et les compétences disparaître. Selon le syndicaliste, les citoyens doivent « reprendre la main » sur cette question de l’énergie, alors qu’il y a une « dépendance énergétique de la France », regrette Nathalie Verdeil, secrétaire confédérale, qui a assisté à la réunion. Grâce à une « nationalisation », « une expropriation », énumère Dominique Thiriet. Il pose les questions. Mais aujourd’hui, il estime que la société doit s’en saisir. 

« Il y a une conscientisation qui va évoluer », croît Cécile Verzeletti, secrétaire confédérale de la CGT, qui a participé à ce temps d’échanges. « Vous aurez à souffrir de la précarité énergétique, prévient de son côté Cyril Caritey, délégué syndical de l’entité turbines à gaz. De voir la boîte découpée, morcelée, cela fait mal quand on connaît les conséquences pour la population. » Ce n’est pas l’annonce du prolongement jusqu’en 2025 du contrat du pdg de General Electric, Larry Culp, qui devrait les rassurer. Il pourra bénéficier d’un bonus de 230 millions d’euros s’il rétablit la valeur de l’action du géant américain. 230 millions (197 millions d’euros), c’est presque 4 fois le montant de l’amende que General Electric doit régler à la France pour ne pas avoir créer 1000 emplois à la suite du rachat d’Alstom énergie en 2015. Bien loin des politiques industrielles et d’investissement qu’ils attendent.

 
« Porter une vision »

« Aujourd’hui, nous avons besoin de temps d’analyse, de réflexion pour porter une vision », poursuit Cyril Caritey,  figure du conflit social de l’an passé. Il rappelle la capacité des forces syndicales à s’appuyer sur leurs « connaissances », pour définir « une cartographie » du mix énergétique. « Arrêtons avec tous ces groupes privés qui sont en train de tout démanteler », appelle-t-il également. Dominique Thiriet met en garde aussi sur les problèmes de « communication » de General Electric. Le plan social chez Grid et Hydro est présenté comme « un plan de simplification », dénonce-t-il. Il critique également la lettre envoyée ce lundi à tous les salariés de la branche vapeur qui annonce un plan social dans le secteur du charbon, dans les semaines qui viennent. « Il annonce cela comme ça… par mail », s’étonne-t-il.

Aujourd’hui, les urgences sociales sont nombreuses. Il faut se positionner dans le débat public, pour la CGT, alors « que le Gouvernement a lancé son plan de relance et que des milliards d’argent public sont donnés, sans contreparties », replace Nathalie Verdeil. À l’échelle locale, l’enjeu est aussi de fédérer toutes les entités de General Electric. « L’avenir du site passe par fédérer les branches », adhèrent les militants. « Un rapport de force, cela ne se décrète pas, relève Cyril Caritey. Ça se construit. » Aujourd’hui, face à l’ombre qui plane sur différentes entités industrielles belfortaines, c’est même fondamental. « Seul un véritable rapport de force fera évoluer les choses », conclut Cécile Verzeletti.

Inquiétude à Alstom

La CGT a profité de cet échange pour évoquer une inquiétude chez Alstom transports. « On reproduit ce qui s’est passé en 2016 », relève Eddy Cardot, délégué syndical CGT. Il observe que l’on sous-traite une partie des commandes. Et il remarque « qu’il n’y a aucune garantie que les tranches complètes des 200 locomotives du TGV du futur soient fabriquées à Belfort ». Le contexte, marqué par le rachat de Bombardier, ne renforce pas sa confiance. Et les questions sont nombreuses autour du projet de locomotive de fret fonctionnant à l’hydrogène.

https://letrois.info/actualites/pour-la-cgt-il-faut-construire-le-rapport-de-force/

 

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LA CGT A 125 ANS

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Fermeture de Bridgestone : combien d'argent public l'usine avait-elle touché ?

620.000 euros d'aides régionales. Entre 2008 et 2016, 500.000 euros ont été alloués par le Conseil régional des Hauts-de-France au fabricant japonais. Une somme à laquelle s'ajoutent encore 120.000 octroyés par la Région lors de l'actuel mandat, depuis 2016. Une subvention totale, donc, de près de 620.000 euros destinée à développer la formation des salariés et moderniser le site.

En 2008, la communauté d'agglomération de Béthune a versé presque 1,2 million d'euros au groupe japonais, en complément du versement de 500.000 euros de la Région mentionné précédemment. A cela s'ajoute 500.000 euros du FEDER (fonds européen) ainsi que 320.000 euros de l'Etat. Au total, les aides publiques depuis 2008 avoisinent donc 2,6 millions d'euros.

Ajoutons 1,8 million au titre de l'exercice 2017 au titre du CICE...

 

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Biocoop. Le droit de grève menacé.

 

Quelques conseils juridiques face à la

 

répression

 

Après 7 jours de grève aux magasins Biocoop, la direction menace les grévistes : sanctions disciplinaires, entretiens préalables à licenciement, intimidations. Face aux sanctions contre toutes celles et ceux qui relèvent la tête, connaître ses droits est indispensable. Elsa, élève-avocate revient sur la protection du droit de grève et donne les principaux arguments à connaître pour démonter le discours de la direction. Un préalable nécessaire mais insuffisant. Pour soutenir les grévistes de Biocoop, rendez-vous nombreuses et nombreux samedi sur le piquet de grève.

 


 

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Le groupe Total déclare la guerre aux

 

raffineurs de Grandpuits

 

Après plusieurs mois d'incertitude, la direction du groupe Total annonce la fermeture des unités de raffinage à Grandpuits ce jeudi 24 septembre.

 

Fermeture d'unités de raffinage

Crédit photo : DR
Nous relayons un article initialement publié sur le site de l’Anticapitaliste et rédigé par le comité NPA Grandpuits

Cette attaque menée au nom de la « compétitivité », si elle est appliquée et même si le projet de la direction n’est pas encore connu dans le détail, elle aura comme conséquence la suppression de plusieurs centaines d’emplois directs et indirects dans le bassin d’emploi de Seine-et-Marne.

Les salariés de la raffinerie, connus pour leur combativité et leur implication dans les différents conflits sociaux, se sont d’ores et déjà réunis en assemblée générale pour discuter d’un plan de bataille. En effet, la direction de Total a provoqué la tenue d’un CSE central, puis d’un CSE extraordinaire sur le site de Grandpuits, avec l’objectif de court-circuiter la demande d’expertise sur la viabilité du raffinage à Grandpuits qu’allait présenter la CGT suite à un droit d’alerte économique déposé le 9 septembre. La direction affirme ne pas avoir les moyens financiers pour réparer le pipe-line qui alimente la raffinerie en pétrole brut, alors que le groupe Total a versé 7 milliards d’euros de dividendes aux actionnaires cette année.

Les annonces risquent donc de mettre le feu aux poudres. Cette bataille qui sera menée de front par les raffineurs, devra devenir la bataille de l’ensemble des travailleurs et travailleuses, car si le groupe Total s’attaque aujourd’hui à Grandpuits, c’est aussi un symbole de lutte et de combativité qui est attaqué.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Les ouvriers de l’aéro lancent un appel à

 

préparer la bataille contre les

 

licenciements et les APC

 

Plus de 20 syndicats et collectifs de syndiqués et non-syndiqués lacent un appel au reste de l’aéronautique. Le secteur est un des plus touchés par les attaques patronales : près de 30 PSE en Haute-Garonne. « N’attendons pas d’être les prochains, si on touche à l’un on touche à tous ! » lancent les ouvriers de l’aéro dans cet appel.

Après Dérichebourg et AAA

Crédit photo : Révolution Permanente Toulouse
Rassemblement lors de la grève des Derichebourg au mois de juin contre l’APC qui menaçait 20% de leur salaire.

Suite à la rencontre du 17 septembre, qui a réuni des syndicats (CGT, UNSA et CFDT) et des collectifs de syndiqués et non-syndiqués de l’aéronautique, à l’initiative des Derichebourg et des AAA et de la CGT AHG (qui sont sous le coup d’un APC ou d’un PSE), un appel est lancé à l’ensemble de l’aéronautique. Les ouvriers appellent à se préparer à la bataille et à ne pas se battre usine par usine mais tous ensemble pour refuser tout licenciement et tout chantage à l’emploi au travers des APC.

Si vous êtes salarié de l’aéronautique, donneur d’ordre ou sous-traitant, de tout syndicat ou non-syndicat, vous pouvez les contacter à l’adresse suivante : coordination.aeronautique@gmail.com
Le but de cette rencontre et de cet appel est de grossir les rangs et de faire tourner cet appel très largement dans tout le secteur aéronautique ! « N’attendons pas d’être les prochains, si on touche à l’un on touche à tous ! »

Après Dérichebourg et AAA

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Rappel historique: Le 9 janvier 1986, sous Mitterrand président socialiste, son premier ministre, le non moins socialiste Laurent Fabius, promulguait la loi de "rénovation" de la fonction publique hospitalière. En clair, cela prévoyait qu'un fonctionnaire de l'hôpital public serait licencié si son poste était supprimé. Mais la lutte des personnels avait empêché que le gouvernement socialiste prenne les décrets nécessaires pour l'application de la loi.

1998: bis repetita. Cette fois, c'est Lionel Jospin, premier ministre socialiste, à la tête d'un gouvernement de la gauche plurielle, qui revient à la charge en essayant de promulguer un décret. Mais là aussi, la lutte des personnels de santé fait reculer le gouvernement dit de gauche.

Mais en bons commis du capital, droite et Parti socialiste au pouvoir ont enchaîné la fermeture de lits publics, de maternité, d'hôpitaux de proximité, etc, etc. Sans oublier la création des Agences régionales de santé, promulguée par madame Bachelot, ministre de droite de la Santé, structure comptable pour accélérer la mainmise du privé sur la Santé publique.

Et puis, avant la pandémie du coronavirus, il y eut la révolte des personnels de l'hôpital public contre "Ma santé 2022" présentée par Agnès Buzyn, ministre de Macron. Laquelle fut remplacée par l'ex-socialiste Olivier Véran qui, sous Hollande président, pilotait le Comité de réforme du mode de financement des établissements de santé en 2016. Déjà tout un programme!

Ensuite, il y eut le dit "Ségur de la santé", avalisé par FO, CFDT et UNSA, qui ne change en rien à la casse de l'Hôpital public. Et ce 3 septembre, ledit ministre de la Santé promulgue le décret pour faire appliquer la loi du socialiste Fabius pondue en 1998. En pleine crise sanitaire. Mais comme quoi, lorsqu'on gère les profits du capital au lieu de l'intérêt public, à être de droite ou de gôche, et cela avec la bénédiction de l'UE du capital.

Contacté, par Libération, le ministère de la Santé «déplore qu’un dispositif plus protecteur pour les agents hospitaliers fasse l’objet d’un détournement et de contre-vérités (...). Parmi ses objectifs : mettre fin à la possibilité de licencier un fonctionnaire hospitalier lorsque son emploi est supprimé»

Sans blââgue! Et il est toujours question de suppression de poste en pleine crise sanitaire! Et si ledit agent de la fonction publique hospitalière venait à refuser une mutation d'office?

En tout cas, le capital ne s'avance toujours pas masqué pour ravager la Santé publique. La Santé publique mais partout aussi ailleurs.

Pour finir, si j'ose dire, cette capture d'écran:

Macron autorise le licenciement des soignants pour accélérer  la casse de l'Hôpital public
 
Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Aéronautique. Les trois sites de Mecafi

 

en grève contre la suppression de 242

 

emplois

 

Ce lundi, les salariés de Mecafi Nexteam à Châtellerault, se sont lancés dans une grève reconductible face à la menace de suppression de 242 emplois sur les 500 que compte la filiale. Cette grève a été votée vendredi par les salariés, à la suite d’un comité d’entreprise extraordinaire, et s’accompagne aujourd’hui du blocage des trois sites de la production depuis ce matin.

 

Licenciements dans l'aéronautique

Crédit photo : www.le7.info

Dans l’entreprise aéronautique, les salariés entendent bien faire pression sur leur direction alors que les syndicats discutent actuellement du plan de sauvegarde de l’emploi, qui doit se clore le 20 octobre. Lundi 20 juillet, les salariés de l’entreprise, avaient suspendu 242 croix en bois aux grilles de l’entreprise, action symbolique illustrant la mise en danger des 242 familles des salariés menacés de licenciement.

Pour l’intersyndicale CGT-CFDT, les conditions offertes par l’employeur sont inacceptables : des primes supra-légale à 0 euros, six mois de congés de reclassement alors qu’ils estiment qu’il en faudrait 12 à 17, mais également un nombre d’emplois sauvegardés bien en deçà des chiffres préconisés par le rapport de l’expert Secafi, qui défend la possibilité de la préservation de 86 postes quand seulement 13 sont prévues. Plus scandaleux encore, Stephane le Bihan, secrétaire syndical, avance que même si la filiale Mecafi pourrait être en difficulté financière, son groupe Nexteam lui se porte très bien.

En août, Nexteam avait annoncé aux Echos qu’un défaut de sécurité ainsi que la diminution des carnets de commande avec la crise du coronavirus avait entraîné « un arrêt total de la production des moteurs d’avion en France comme à l’international », ajoutant que ces deux crises successives avaient placé l’entreprise dans une situation critique. Pour Stéphane le Bihan, cette situation est due en partie à un mauvais choix de l’entreprise qui ne se serait pas diversifiée : « On est dépendant à 80 % d’un seul donneur d’ordre, Safran, et c’est dangereux. La direction n’a pas pris conscience qu’il y avait d’autres possibilités, notamment dans le naval ou le médical. »

La filière aéronautique tout entière est marquée par des attaques contre les travailleurs, par des licenciements ou des dégradations durables des conditions de travail par des accords de performance collective comme à AAA, Derichbourg Aéronautique Services ou encore dans les Ateliers de Haute Garonne. Les travailleurs ne doivent pas être la variable d’ajustement d’entreprises dont les choix montrent le mépris qu’elles ont pour leurs salariés. La 17 septembre,une rencontre des salariés de l’aéronautiquea eu lieu à la Bourse du Travail de Toulouse. Les salariés participants ont défendu la nécessité de se coordonner à l’échelle de l’ensemble du secteur. Ils entendent rompre avec l’isolement des salariés dans leur entreprise pour établir un rapport de force qui leur permettra, bien au-delà de négocier des contreparties dérisoires face aux licenciements, de revendiquer zéro baisse de salaire, zéro licenciement, et la transparence de l’entreprise sur ses livres de compte contre le chantage à la faillite. Si l’entreprise est si en difficulté, qu’elle ouvre ses comptes !

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Bridgestone. Pour sauver les emplois,

 

sortir du dialogue social et construire la

 

riposte ouvrière

 

Alors que la direction de Bridgestone est déterminé à fermer le site de Béthune, les directions syndicales restent pour l'heure enfermées dans le cadre du dialogue social. « Accord de méthode » et demandes législatives diverses ne permettront pas de sauver les emplois. L'urgence est, au contraire, à la construction de la riposte ouvrière, par la grève, l'occupation de l'usine et, plus largement, un plan de bataille conséquent contre les suppressions d'emplois.

 

Édito

Si elle a déclenché une vague de déclarations scandalisées généralisée, tout autant chez les personnalités politiques que syndicale, l’annonce de la direction de Bridgestone, en pleine réunion ministérielle, a le mérite d’annoncer la couleur : il n’y a aucune issue à la fermeture du site de Béthune. Une prise de position brutale, condamnant plus de 800 ouvriers, et leurs famille, aux affres du chômage et de la précarité. Et c’est sans compter l’impact direct sur l’emploi qu’une telle fermeture engendrerait pour l’ensemble du tissu économique de la région.

Une ligne claire donc, mais qui paradoxalement ne déclenche pas, au delà de déclarations indignés, un véritable changement de stratégie pour imposer par le rapport de forces la sauvegarde du site et des emplois. Si l’Intersyndicale locale se borne toujours à un « accord de méthode » et à la recherche d’un compromis en misant sur l’appui du gouvernement, mécanisme dénoncé par les ex-Whirpool et ex-Continental, comme Xavier Mathieu, comme étant de la poudre aux yeux menant à la fermeture effective d’usines. En effet, ces « accords » ne permettent pas de « gagner du temps », mais d’enfermer la question sociale dans un cadre de négociations dont les règles sont dictés avant tout par le patronat. Sans rapport de force, impossible d’empêcher, à ce titre, la fermeture du site. Au mieux, ce seront une poignée d’emploi qui seront maintenus.

Pourtant, l’intersyndicale du site semble vouloir jouer ce jeu. Dans un communiqué publié ce 21 septembre, le plan de bataille se résume donc « à la recherche de solutions alternatives » en s’appuyant sur le « soutien » du gouvernement. Un second communiqué, lui aussi paru le 21 septembre, en dit un peu plus. Un « plan A [pour] sauver l’usine en obtenant de l’invertissement », un « plan B [pour] participer aux discussions autour d’un éventuel repreneur, limiter un maximum les suppressions de postes » et un « plan C [pour] accompagner au maximum les salariés dans le cadre de la fermeture de l’usine ». Dans les trois cas donc, aucune mention n’est faites à la possibilité d’une bataille contre la fermeture, privilégiant une tentative de discussion avec la direction, puis une acceptation de la fermeture du site si la direction de Bridgestone, qui a déjà annoncé qu’il n’y aurait pas d’autres issues que celle-ci, allait au bout de la démarche

De leur côté, les directions syndicales nationales brillent soit par leur silence, comme c’est le cas de Philippe Martinez de la CGT, soit par le maintien du cadre du dialogue social à tout prix. C’est le cas de Laurent Berger, invité sur Europe 1 ce 22 septembre. Si le chef de file de la CFDT dénonce le « bras d’honneur » de la direction de Bridgestone, la stratégie se borne à la demande express de dispositifs législatifs encadrant le versement d’aides d’Etat. L’idée serait donc d’exiger aux patrons fermant les usines et ayant bénéficié de ces aides de rembourser. Une stratégie qui s’insère donc dans la logique de demander des « contreparties » aux entreprises, ligne des directions syndicales dans leur ensemble dans les discussions avec le gouvernement et le Medef depuis plusieurs semaines. Si Berger avoue lui même qu’il sera « sans doute trop tard pour Bridgestone », il est aussi clair que cette stratégie, totalement utopiste, ne permettra en rien à freiner la vague de fermetures d’usines que le cas emblématique de Bridgestone annonce.

Rompre le cadre de dialogue social, occuper l’usine et organiser la solidarité ouvrière : Seule voie pour enrayer la spirale des licenciements et fermetures de site

Pourtant, et contrairement à ce qu’affirme, en filigrane, Laurent Berger, la voie de la fermeture, voire de licenciements massifs avec un maintien minimal d’activité, n’est pas la seule alternative pour Bridgestone. Au contraire, le site de Béthune peut aussi être le symbole de la résistance ouvrière, en arrachant une victoire qui changerai radicalement la situation politique actuelle.

Pour ouvrir la voie à une telle alternative, l’heure n’est pas à l’attentisme d’éventuelles solutions d’un gouvernement qui a, à maintes reprises, démontré que sa politique est acquise aux intérêt du grand patronat. Ainsi, rompre tout cadre de dialogue social est absolument essentiel pour commencer à construire un plan de bataille conséquent contre la fermeture du site. Un plan de bataille pour lequel « il vaille la peine de se battre », décidé collectivement en assemblée générale réunissant syndiqués et non-syndiqués autour du mot d’ordre « non à la fermeture » et de 0 licenciement. Alors que la direction assure déjà qu’il n’y a aucune autre issue que la fermeture, il s’agit d’exiger à ce que les livres de compte de l’entreprise, non seulement du site de Béthune mais de l’ensemble du groupe Bridgestone, soit rendu public et que les ouvriers, à qui on ne promet que chômage et misère, est accès à ces informations.

Dans la situation actuelle, et nombre d’éditorialiste expliquent eux-mêmes que Bridgestone n’est que le premier exemple de fermetures de site, il est clair que les ouvriers de Béthune ne pourront gagner seul. C’est pourquoi il est essentiel, dans un premier temps, que l’ensemble des salariés de la branche se solidarisent de ceux de Bridgestone, pour une riposte collective des ouvriers du secteur contre les attaques du patronat, en cours ou à venir.

Loin de toute négociation dans les salons feutrés de Matignon, il est indispensable d’exiger des directions syndicales un plan de bataille général contre les licenciements, les baisses de salaires, les fermetures d’usines et l’exigence de revendications telle que la baisse du temps de travail, seul moyen de lutter efficacement contre le chômage de masse, et la hausse générales des salaires, alors que 9 millions de personne vivent sous le seuil de pauvreté. C’est en effet par ce biais, sous le mot d’ordre du « on touche à un, on touche à tous » qu’il sera possible d’inverser la tendance actuelle, et ouvrir à une réelle alternative de gestion de la crise économique, sociale et sanitaire en cours.

 

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
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Le 7 septembre dernier, Plastalliance, une organisation patronale minoritaire au sein de la plasturgie, a mis en ligne un « guide de l’accord de performance collective ». Ayant accompagné à ce jour la signature de 51 APC dans sa branche professionnelle, l’organisation se lance dans une opération de communication pour promouvoir son modèle de « dialogue social » : abuser de travailleurs désarmés pour renforcer l’exploitation.

« Accords de Performance Collective » : une organisation patronale publie ses « secrets » pour atomiser le droit du travail

Crédit photo : Image d’illustration du Livre Blanc de Plastalliance

L’opération de communication d’une organisation patronale ambitieuse

En sortant son guide en septembre 2020, Plastalliance ne laisse rien au hasard. Alors que les APC, présentés par le Gouvernement et le patronat comme un remède à la crise, sont sur le devant de la scène, l’organisation patronale, minoritaire au sein de la plasturgie, veut montrer qu’elle a un train d’avance pour gagner en affluence en vue du calcul de la représentativité patronale en 2021. En effet, depuis 2017, la Fédération Plasturgie et Composites (FPC) représente plus de 80% des employeurs de la branche, ce qui lui permet de signer seule tout avenant à la convention collective de la plasturgie.

Or, pour Plastalliance, le modèle de l’organisation patronale négociant nationalement face aux organisations représentatives des salariés est dépassé. La stratégie présentée dans le « guide de l’accord de performance collective » est quelque peu différente : avancer sur un terrain calme, de préférence sans implantation syndicale, pour faire passer des reculs massifs des droits des travailleurs maquillés en accords « donnant-donnant ».

Abuser de travailleurs coupés des traditions du mouvement ouvrier

L’organisation patronale ne tarit pas d’éloges sur les comités sociaux et économiques (CSE) élus sans représentation syndicale et plébiscite les référendums organisés dans les entreprises de moins de 21 salariés dépourvues de CSE. Le constat est clair : sans organisations syndicales, « source de complication », les travailleurs coupés des traditions du mouvement ouvrier se laissent avoir bien plus facilement par les sirènes du patronat.

Et pourtant, les ficelles utilisées sont grossières. Primes d’ancienneté supprimées, indemnisation complémentaire des arrêts maladie réduite à néant, majoration des heures supplémentaires passant de 25% à 10%, introduction du travail de nuit, flexibilisation des horaires à l’extrême : la liste fait froid dans le dos. Les contreparties ? Des tickets restaurant, une prime de salissure (jusqu’à 0,75€ par jour), une prime de mobilité (jusqu’à 200€ par an hors Ile-de-France) ou encore un forfait mobilité durable (jusqu’à 400€ par an) : en clair, un catalogue de niches sociales qui, par un tour de passe-passe comptable, permet d’augmenter légèrement la rémunération nette des salariés en menaçant le financement de leur protection sociale pour l’avenir. L’organisation ne s’en cache pas et se vante même, avec ses propres mots, de « l’introduction de leviers périphériques souvent soumis à exonérations de charges sociales ».

« Ce n’est pas trop beau pour être vrai, c’est trop beau pour ne pas le faire » !

Ces accords, qui prévalent sur les contrats travail et une bonne part des garanties des conventions collectives, sont si avantageux pour les salariés qu’ils ne sont pas publiés sur Légifrance, le site officiel de publication du droit, voire même pas transmis à l’administration du travail. Comme le dit Christophe Clergé, président de Plastalliance en préface du guide : « ce n’est pas trop beau pour être vrai, c’est trop beau pour ne pas le faire » !

Ayant déjà accompagné la signature de 51 APC dans la plasturgie depuis 2017, auxquels s’ajoutent 19 accords encore en préparation, Plastalliance propose aux employeurs du secteur d’appliquer sa méthode miracle dans leur entreprise et de poursuivre avec elle son objectif de « maintien en toute indépendance de leur compétitivité ». En fin de guide, des patrons souriants témoignent de la « sérénité » et de la « souplesse » qu’ils connaissent depuis la signature de leur APC. En bref, essayer l’APC c’est l’adopter !

Promouvoir les APC comme moyen de réorganisation des entreprises

Cependant, loin de se cantonner à des enjeux sectoriels, ce guide alimente aussi le débat national en défendant une vision extensive et offensive des APC. Ainsi, tandis que le Ministère du travail affirme que seuls peuvent être concernés le temps de travail, la rémunération et la mobilité géographique et professionnelle des salariés, Plastalliance rétorque que ces domaines ne sont pas limitatifs et ne représentent qu’une partie des possibilités ouvertes par les APC, dans lesquels l’organisation voit un « champ des possibles jusqu’alors jamais vu avec un accord d’entreprise ».

La détermination des règles entreprise par entreprise, telle que la promeut Plastalliance, se révèle être un redoutable outil de casse sociale lorsque que l’employeur, épaulé par une organisation patronale combative et bien organisée, fait face à des salariés peu informés, voire privés de toute instance représentative, ou que les organisations syndicales elles-mêmes, comme dans l’aéronautique à Derichebourg ou à Aubert & Duval-Interforge, finissent par signer ces accords.

Dans de telles circonstances, les travailleurs doivent compter sur leur force collective et la conscience claire de leurs intérêts pour se défendre contre les reculs de leurs droits. C’est ce qu’ont fait les salariés de Derichebourg qui, en juin dernier, ont fait grève pendant 4 jours pour s’opposer à la baisse de leurs salaires par un APC, finalement signée par Force Ouvrière (FO). Malgré la défaite, les ex-grévistes appellent aujourd’hui les travailleurs de l’aéronautique à se coordonner pour se montrer plus forts dans les luttes à venir.

 

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Capture sur Fb

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Pour maintenir l'ordre, mais lequel, son ministre de la police soutient que le délit pénal d'attroupement s'applique désormais aux journalistes.

En effet, "le fait de se maintenir dans un attroupement après sommation" constitue pour eux un délit pénal. Et autre directive ministérielle, un officier de police "référent" est mis en place entre celui-ci et les journalistes dans une manifestation autorisée par la préfecture, pour "un canal d'échanges d'idées mis en place".

Avec ou sans matraque pour les journalistes dans ce cas ?

 

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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