SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Une hécatombe qui passe pour les patrons par profits et pertes

Accident de grue à Turin en Italie le 22 décembre 2021  (ANSA)Accident de grue à Turin en Italie le 22 décembre 2021  (ANSA)

Près de deux millions de décès
liés au travail en un an

Vatican News - Radio LAPURDI Irratia

En 2016, les maladies et accidents liés au travail ont causé la mort de 1,9 million de personnes dans le monde, selon le récent rapport mondial conjoint établi par l'OMS et l'OIT. Un fléau rappelé par le Pape la nuit de Noël : un appel fort à s'engager concrètement pour mettre fin aux décès liés au travail.

En 2016, les maladies et accidents liés au travail ont causé la mort de 1,9 million de personnes dans le monde, selon le récent rapport mondial conjoint établi par l'OMS et l'OIT. Un fléau rappelé par le Pape la nuit de Noël : un appel fort à s'engager concrètement pour mettre fin aux décès liés au travail.
Isabella Piro - Cité du Vatican

Parmi les nombreux risques mortels que l'on peut courir sur le lieu de travail, il en est un qui guette toujours : celui de s'y habituer. Nous nous habituons aux décès au travail, à la "énième tragédie sur le lieu de travail", comme le titrent parfois les médias. S'habituer au fait qu'il est possible, presque normal, de perdre sa vie tout en gagnant son pain. Mais non. Le Pape François l'a dit clairement, dans son homélie de la messe de la nuit de Noël, le 24 décembre, dans la basilique vaticane : «Ce soir, Dieu vient remplir de dignité la dureté du travail. Il nous rappelle combien il est important de donner une dignité à l'homme par le travail, mais aussi de donner une dignité au travail de l'homme, car l'homme est seigneur et non esclave du travail – a-t-il dit. En ce jour de la Vie, nous répétons : plus de morts au travail ! Et engageons-nous à cela.»

La santé et le travail dans l'Agenda 2030

Son appel a été lancé quelques jours seulement après le tragique accident survenu à Turin, en Italie, où une grue s'est effondrée le 18 décembre, tuant trois travailleurs. Les paroles du Souverain Pontife ont attiré l'attention sur un aspect fondamental souvent négligé : la dignité du travail, afin que l'homme n'en soit pas l'esclave ou la victime. Mais les victimes sont malheureusement nombreuses dans le monde : il suffit de consulter le premier rapport conjoint publié en septembre dernier par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et l'Organisation Internationale du Travail (OIT). Il s'agit d'estimations des maladies et accidents professionnels dans 183 pays du monde. Rien qu'en 2016, on a enregistré près de 2 millions de décès prématurés (1,9 million pour être précis) qui auraient pu être évités. Des statistiques dramatiques qui entrent en conflit avec les dix-sept Objectifs de développement durable de 2030, parmi lesquels figurent la santé et le bien-être (OMD 3) et le travail décent (OMD 8).

750 000 décès dans le monde dus à une durée de travail excessive

Le rapport, qui analyse une période allant de 2000 à 2016, montre que la plupart des décès liés au travail sont dus à des maladies respiratoires et cardiovasculaires. Dans l'ensemble, les maladies non transmissibles représentent 81 % des décès, les principales causes étant les maladies pulmonaires obstructives chroniques (450 000 décès), les accidents vasculaires cérébraux (400 000) et les cardiopathies ischémiques (350 000). Les accidents du travail, quant à eux, représentent 19 % des décès (360 000). Parmi les facteurs de risque professionnels examinés par l'étude figurent l'exposition à de longues heures de travail (environ 750 000 décès), la pollution atmosphérique (450 000 décès), ainsi que le bruit et les substances cancérigènes. Les maladies et les accidents liés au travail - poursuit le rapport - n'affectent pas seulement la vie des individus, mais aussi l'ensemble du système social, car ils «mettent à rude épreuve les systèmes de santé, freinent la productivité et peuvent avoir un effet dévastateur sur les revenus des familles».

Il y a de bonnes nouvelles : l'étude montre qu'entre 2000 et 2016, le nombre de décès liés au travail a baissé de 14 % au niveau mondial. Une amélioration due à une plus grande attention portée à la santé et à la sécurité sur le lieu de travail. Mais il y a aussi le revers de la médaille : les décès dus aux maladies cardiaques et aux accidents vasculaires cérébraux associés à l'exposition à de longues heures de travail ont augmenté respectivement de 41 et 19 %. Et il s'agit d'un «facteur de risque psychosocial relativement nouveau» qui tend à augmenter sans cesse.

Les retombées de la pandémie

Il y a d'autres spécificités à prendre en compte, notamment la géographie : selon le rapport, «un nombre disproportionné de décès liés au travail survient parmi les travailleurs d'Asie du Sud-Est et du Pacifique occidental». L'Inde, par exemple, est l'un des pays les plus touchés par le problème des horaires de travail trop longs, avec 12 décès pour 100 000 personnes. L'Italie, en revanche, présente l'un des taux de mortalité par cancer du larynx associé à l'exposition à l'amiante les plus élevés au monde, avec 0,6 cas pour 100 000 habitants. Elle est suivie par la France avec 0,4 cas pour 100 000 habitants. En général, les statistiques montrent que la mort au travail touche davantage les hommes et les personnes de plus de 54 ans. Sans oublier que la pandémie de Covid-19 ajoutera «une nouvelle dimension» à la charge des maladies professionnelles. Et cette dimension devra être prise en compte dans les estimations futures.

Au total, dix-neuf facteurs de risque sont examinés dans le rapport, et chacun est associé à un certain nombre d'actions préventives qui peuvent être prises. Par exemple : pour éviter l'exposition à de longues heures de travail, un accord peut être conclu sur les heures de travail maximales autorisées ; ou pour réduire l'exposition à la pollution de l'air sur le lieu de travail, le contrôle des poussières, la ventilation et l'utilisation d'équipements de protection individuelle sont recommandés. En substance, l'étude souligne la nécessité de «lieux de travail plus sains, plus sûrs, plus résilients et socialement équitables», ce qui peut être réalisé grâce au «rôle central de la promotion de la santé et des services de santé au travail».

De nouveaux modèles et systèmes d'emploi sont nécessaires

«Il est choquant que tant de personnes soient littéralement tuées par leur travail», a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'Organisation Mondiale de la Santé. «Notre rapport est un signal d'alarme pour les pays et les entreprises, qui doivent améliorer et protéger la santé et la sécurité des travailleurs en honorant leurs engagements de fournir une couverture universelle des services de sécurité et de santé au travail». Maria Neira, directrice du département Environnement, changement climatique et santé de l'OMS, lui fait écho : «Ces presque 2 millions de décès prématurés auraient pu être évités. C'est une responsabilité partagée de veiller à ce qu'aucun travailleur ne soit laissé pour compte», a-t-elle ajouté. «Les gouvernements, les employeurs et les travailleurs peuvent tous prendre des mesures pour réduire l'exposition aux facteurs de risque sur le lieu de travail, notamment en introduisant des changements dans les schémas et systèmes professionnels», a conclu Guy Ryder, directeur général de l'OIT.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
A partir du premier janvier 2022, le forfait "patient urgence" entre en vigueur à l'hôpital

C'est 19,61 euros si le patient n'est pas hospitalisé. A payer sur-le-champ. Non remboursé par la Sécu. Remboursé si ledit patient a une "bonne mutuelle". C'est le député Thomas Mesnier, du parti de l'Elysée, qui en est à l'origine. Avant de siéger à l'Assemblée nationale, il était portant médecin urgentiste, mais pas du bon côté de la barricade pour défendre l'hôpital public.

 

En ce moment, pour préparer la réélection de son patron à l'Elysée, il est chargé de piloter le groupe de travail Santé du candidat-président. Avec le forfait patient urgence voté par les godillots à l'Assemblée, ça commence bien.

Ledit député a présenté ce forfait comme une mesure permettant de désengorger les urgences.

L’essentiel des patients -le mot est juste dans un service des urgences complètement saturé- arrive dans ce secteur pas par plaisir. Mais à cause de la rareté des médecins généralistes ou des spécialistes en ville et ceux en place sont généralement débordés.

Alors comment faire, par exemple, avec une infection dentaire, une otite à percer, ou simplement si votre gosse a 40° de fièvre et la diarrhée?

En pleine pandémie du coronavirus qui affaiblit plus encore l'hôpital public, asphyxié par les gouvernements de Sarkozy, Hollande et Macron, aucun plan pour sauver la santé publique. Mais un forfait "patient urgence". En revanche, on exonère à tire larigot le patronat de ses cotisations qui alimentaient le budget de la Sécu.

Alors ce dessin, mais pas pour rire:

A partir du premier janvier 2022, le forfait "patient urgence" entre en vigueur à l'hôpital

Ne sont exonérés de cette taxe que "les assurées bénéficiant de l'assurance-maternité (à partir du sixième mois de grossesse), des victimes d'accident du travail ou maladie professionnelle ayant une incapacité au moins égale aux deux tiers, des pensionnés d'invalidité, des nouveaux-nés dans les 30 jours suivant leur naissance, des mineurs victimes de violences sexuelles pour des soins consécutifs aux sévices subis, des donneurs d'organes pour tous les actes en rapport avec leurs dons, des victimes d'actes de terrorisme pour les soins en lien avec l'acte de terrorisme". Ah, merci Macron!

Publié par FSC

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

La CGT lance une pétition contre la mise en place d’un forfait payant pour les passages aux urgences sans hospitalisation. Un disposition qui, dans un contexte de crise sanitaire et d’explosion de la pauvreté, marque un nouveau recul pour l’accès de tous aux soins.
Alors que toute notre attention est fixée sur la capacité de notre système de santé à absorber le choc de l’épidémie de coronavirus, la loi de financement de la Sécurité sociale de 2022 (PLFSS) ce donne comme objectif de réaliser plus de 800 millions d’euros d’économie sur l’hôpital.
Une mesure punitive
Parmi les mesures préconisées, le gouvernement met en place, sans concertation, une «participation forfaitaire » pour chaque passage aux urgences dès lors que celui-ci ne serait pas suivi d’une hospitalisation. Sa mise en place va impacter 80% des patients qui passent par les urgences. Il remplace l’actuel ticket modérateur laissant à la charge du patient 20 % du coût de ses soins qui seront pris en charge par la complémentaire de santé… enfin pour ceux qui en ont une.


Double peine


Pour les 5% de français qui n’ont pas de complémentaire santé (… plus de 3 millions de français), cette décision risque d’aggraver un peu plus le renoncement aux soins. Compensant souvent les insuffisances de la médecine de ville, les urgences hospitalières étaient, jusqu’alors, la garantie d’être soigné quelques soient ses moyens. Cette disposition crée un nouvel obstacle à l’accès aux soins et rogne un peu plus sur le principe de solidarité de la Sécurité sociale.


Mauvaise réponse à un vrai problème


Les malades ne peuvent être rendus responsables du manque de médecins de ville ou de recours possibles à des soins de proximité qui les obligent à se rendre dans les services d’urgence. C’est pourquoi, pour la CGT « le gouvernement doit renoncer à la mise en place de ce scandaleux forfait urgence». C’est dans ce sens que la CGT a lancé une pétition contre la mise en place du “forfait urgences” à faire signer et à partager avec les salariés et les usagers. https://www.cgt.fr/petition/non-au-forfait-urgences

 

✴ l’Union Locale CGT du Bassin Montcellien vous souhaite une bonne année 2022 ;
✴ Qu’elle nous permette de faire valoir nos droits haut et fort ;
✴ Qu’elle apporte de meilleures conditions de vie et de travail ;
✴ Défendons ensemble sans relâche nos idéaux de justice, de progrès social et de paix dans le monde ;
✴ Continuons tous ensemble, forts de nos convictions et de notre indéfectible détermination ;
✴ La CGT est forte de vous toutes et de vous tous !

Publié par FSC

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Bonne Année 2022

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Hôpital: des milliers de manifestants à Paris pour réclamer "des lits, des  postes"

Plusieurs syndicats appellent à une manifestation le 14 juillet | LCI

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Promo du premier janvier 2022 pour la Légion d'honneur

Naturellement, cette capture d'écran ne va pas avec le titre de ma chronique.

Mais j'ai lu dans la presse: "Parmi les décorés est élevé au grade de commandeur le professeur Jean-François Delfraissy, président du conseil scientifique Covid-19, qui guide le gouvernement français face à la pandémie. « L’ensemble des membres du conseil scientifique sont également distingués dans cette promotion » de commandeur, à l’exception de deux personnalités déjà promues."

Un question toutefois: combien parmi les membres du conseil scientifique "qui guide le gouvernement français face à la pandémie" ont été à la tête des luttes contre la casse de l'hôpital public sous Sarkozy, Hollande et Macron?

D'un autre côté, Agnès Buzyn est de cette promo 2022 de la Légion d'honneur. Normal qu'elle soit récompensée pour ses "mérites éminents au service de la nation". Elle est directrice exécutive dans le cabinet du patron de l'OMS, l'Organisation mondiale de la Santé.

Avant cela, ministre de la Santé d'Emmanuel Macron, elle avait quitté son ministère à Paris, en peine pandémie, pour traverser la rue et devenir tête de liste pour le parti macronien aux municipales à Paris. Avant cela, dans ses pantoufles dorées sous les ors de la République, elle avait twetté ça:

Promo du premier janvier 2022 pour la Légion d'honneur

Bon, ex-ministre de la santé, Agnès Buzyn fut mise en examen vendredi 10 septembre 2021 pour « mise en danger de la vie d’autrui » à l’issue de son audition par des magistrats de la Cour de justice de la République (CJR), qui enquête sur la gestion de l’épidémie de Covid-19.

Mais mise en examen, on disait autrefois inculpée pour, ne veut pas dire coupable. La preuve, avec la plus haute décoration de la République française.

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Pendant que les hôpitaux craquent, le CAC 40 bat des records historiques

Mercredi, en parallèle du nombre record de cas testés positifs au COVID, le CAC 40 battait lui aussi un record historique et franchissait la barre des 7200 points. Alors même que les hôpitaux sont au bord du craquage, cette situation doit nous alerter d’un système capitaliste qui sacrifie nos vies pour ses profits monstrueux.

Scandale

Mercredi, à l’occasion du nouveau record enregistré en 24 heures de cas positifs au COVID-19, soit 208 000 cas, Olivier Véran annonçait que « chaque seconde, deux Français sont positifs au Covid-19 ». Le jour même, en parallèle, le CAC 40 franchissait lui aussi un nouveau record. En effet, l’indice boursier affichait de son côté plus de 7200 points, une première dans son histoire. Alors même que les hôpitaux sont aux bords de la rupture et manquent cruellement de moyens, ces bénéfices record enregistrés par les milliardaires français ne sont que la conséquence logique de la politique pro-patronale menée par le gouvernement durant toute la durée de cette crise sanitaire.

En effet, encore cette semaine, alors même que la 5ème vague, avec l’arrivée du variant Omicron, fait des ravages dans le monde entier et en France, Olivier Véran et Castex ont pris la parole suite à un conseil de défense sanitaire et à un conseil des ministres exceptionnel afin d’annoncer des mesures ridicules en vue de la situation sanitaire, mais surtout des mesures qui n’impacteraient pas l’économie qui menaçait d’être désorganisée par la flambée de l’épidémie. A ce titre, la volonté du gouvernement de faire complètement fi de l’explosion du nombre de cas en France, à visiblement payé pour les bénéfices du CAC 40.

Plus largement, cette année, c’est une augmentation historique à hauteur de 29 % qu’ont effectué les bénéfices des entreprises du CAC 40, érigeant la bourse française au sommet de la bourse mondiale qui se porte elle aussi pour le mieux. Le journal Les Echos écrit : « Les marchés mondiaux dans leur ensemble, regroupés au sein de l’indice ACWI de MSCI, ont grimpé de près de 17 % en 2021 et leur valorisation s’approche désormais des 100.000 milliards de dollars. » Des sommes astronomiques qui révèlent explicitement la logique purement capitaliste de la course aux profits, et ce, particulièrement dans cette période crise où les hôpitaux du monde entier sont au bord de l’explosion avec une crise qui n’en finit pas.

Pourtant, cette contradiction entre une épidémie qui a tué des millions de personnes avec des hôpitaux en manque criant d’investissement, également fait perdre à des millions de personnes leur emploi sous prétexte de prétendues difficultés économiques pour les patrons, et des milliardaires qui battent des records historiques, n’a pas l’air de déranger le moins du monde les hautes sphères de la société capitaliste. Il n’y a qu’à lire ces lignes du journal Les Echos au sujet de ce record historique du CAC 40 pour s’en convaincre : « les marchés peuvent espérer qu’il s’agisse « peut-être de la dernière grosse vague » et se rassurer avec « les perspectives d’immunité collective, les traitements, la vaccination et le fait que même si les cas progressent, la mortalité, notamment celle liée à Omicron, reste relativement contenue », explique Florence Barjou de Lyxor AM. » Ce qu’on lit ici, c’est tout simplement que la seule chose qui inquiète tous ces spéculateurs, c’est bien que la crise du COVID-19 puisse entraver leur course aux profits.

La pandémie ne doit pas enrichir une classe parasitaire comme celle des grandes fortunes. C’est précisément dans ces profits faramineux qu’il faut chercher les ressources nécessaires à soigner toute la planète pour enfin éradiquer ce virus et mettre fin à la pandémie.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Scandaleux. Le gouvernement fait travailler des soignants positifs au Covid dans les hôpitaux

Le 24 décembre, le Ministère de la Santé a adressé aux directions des hôpitaux un Message d’Alerte Rapide Sanitaire dans lequel il indique la possibilité de faire travailler les soignants positifs au Covid-19 lorsqu’ils sont asymptomatiques ou qu’ils présentent peu de symptômes. Une politique criminelle liée au manque de moyens et d’effectifs dans les hôpitaux, pour l’instant circonscrite aux services Covid mais dont la généralisation n’est pas à exclure.

Politique criminelle à l'hôpital

Crédit photo : PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP

Une note gouvernementale en date du 24 décembre et frappée de l’expression « diffusion restreinte », signée par le directeur général de la santé, la directrice générale de l’offre de soins et la directrice de la cohésion sociale a été adressée aux directeurs d’établissements hospitaliers par les différentes Agences régionales de santé.

Révélée par la CGT de l’Hôpital Nord France-Compté sur son compte Facebook, le gouvernement y autorise « en cas de risque avéré et immédiat portant sur la sécurité des patients ou résidents ou sur la continuité d’accompagnement et de prise en charge », le travail pour « un professionnel de santé détecté postitif et asymptomatique nécessaire à la continuité des prises en charge ». Cette dérogation peut aussi concerner les professionnels de santé « pauci-symptomatiques » (présentant peu de symptômes). Le ministère encadre cette pratique en la circonscrivant au travail auprès de certains malades du Covid seulement : les travailleurs ne pourront pas s’occuper « de patients à risque de formes graves de Covid-19 ou en situation d’échec vaccinal ». Toutefois, il est admis qu’en « dernier recours », les soignants pourront s’occuper de « patients négatifs, disposant d’un schéma vaccinal complet et non à risque de forme grave ».

 

Ainsi, alors que le nombre de contaminations bat des records inédits avec 208 000 nouveaux cas positifs ce mercredi, que la cinquième vague bat son plein avec un taux d’incidence de 1 000 cas pour 100 000 habitants dans 14 départements, le gouvernement autorise, main dans la main avec l’ARS et les directions d’hôpitaux, le travail des soignants qui sont eux-mêmes infectés par le Covid-19, sous prétexte qu’ils seraient asymptomatiques ou pauci-symptomatiques.

Dérogation uniquement pour travailler : interactions et cantines interdites

La note encadre cette possibilité de travailler d’une interdiction des « moments collectifs (repas, pause, etc.) ne permettant pas le port du masque », qui « auraient pour conséquence d’aggraver la situation de tension en ressources humaines ». De surcroît, la note gouvernementale précise en gras que « la dérogation accordée ne vaut que pour le temps de travail : l’isolement doit donc être respecté en dehors du lieu d’exercice ». Donc, quand les soignants contaminés auront fini leur journée de travail, passés aux côtés de leurs collègues excepté pour leurs pauses et leurs repas, ils seront gentiment invités à retourner se confiner chez eux.

Enfin, il est souligné que les soignants contaminés doivent veiller au « respect des gestes et mesures barrières et la limitation au maximum de leurs contacts avec les autres professionnels exerçant dans le service ».

Dans la foulée du message MARS 2021-53 du Ministère de la Santé, des directives similaires ont été envoyées localement aux soignants. Ainsi, l’APHP indique dans une note en date du 29 décembre à ses soignants que « il pourra être dérogé à la condition d’éviction afin d’assurer la continuité des prises en charge dans un contexte spécifique de risque pour la sécurité des patients ». Dans le même sens, les hôpitaux de Provence, le 29 décembre également, ont expliqué que « compte tenu du nombre actuellement important de contaminations et en cas de continuité des soins ne pouvant plus être assurée (…) il pourra être dérogé à l’éviction d’un professionnel de santé détecté positif et asymptomatique ou présentant très peu de symptômes ».

 
 

Mais certains hôpitaux n’ont pas attendu le message MARS pour permettre de telles pratiques. En effet, une note interne de l’hôpital Nord Franche-Comté en date du 3 décembre prévoyait déjà que le « maintien en exercice » des soignants asymptomatiques était possible, ajoutant que ces derniers devaient procéder à « une auto surveillance de leur état de santé ».

Cette mesure est criminelle, puisque même asymptomatiques ou pauci-symptomatiques, les soignants peuvent évidemment contaminer leurs patients et collègues – et les priver de manger ou passer leur pause ensemble est loin de diminuer suffisamment les risques.

En réalité, cette politique vise à appréhender un potentiel absentéisme des soignants alors que la situation au Royaume-Uni laisse présager d’une vague de contamination parmi le personnel hospitalier et une « désorganisation de la société » selon le Conseil scientifique. Avec un manque d’effectifs structurel dans les établissements du fait de la casse de l’hôpital public depuis plusieurs années, le plan blanc d’Olivier Véran semble ainsi devoir reposer sur des soignants malades.

En effet, la situation est révélatrice du véritable manque de moyens qui règne depuis des décennies dans les hôpitaux publics mais qui est véritablement exacerbé depuis le début de la crise sanitaire. Celui-ci donne lieu à des situations des plus critiques : cadences infernales pour des travailleurs en sous-effectifs, « tri » des patients, « plans blancs »… Débouchant de fait sur des démissions massives de soignants écoeurés par leurs conditions de travail.

« Ils ont foutu des soignants dehors parce qu’ils étaient non-vaccinés, mais ils viennent nous chercher maintenant même quand on est positifs »

A cela, il faut ajouter les mises à pied des soignants non vaccinés ainsi privés de rémunération, et qui risquent le licenciement à n’importe quel moment. « Ils ont foutu des soignants dehors parce qu’ils étaient non-vaccinés, mais ils viennent nous chercher maintenant même quand on est positifs, et on risque de contaminer et les collègues, et les patients » dénonce Maxence*, aide-soignant aux urgences dans un hôpital du Sud de la France.

Il ajoute : « C’est complètement scandaleux, et c’est tout ce que fait le gouvernement depuis des mois. Pourquoi ? Parce qu’on manque de soignants, parce qu’ils n’ont pas su rendre attractif l’hôpital avant, et ça on le dénonce depuis bien avant la crise, ça fait des années. Aujourd’hui le personnel est épuisé, il se barre de l’hôpital. »

Il faut en finir avec cette gestion catastrophique de la crise sanitaire. Alors que la situation sanitaire ne va que s’aggraver avec le variant Omicron, il est nécessaire de se mobiliser massivement avec un plan de bataille à la hauteur pour en finir avec cette stratégie criminelle. Il s’agit d’exiger des moyens massifs dans les hôpitaux, qui seuls permettront les embauches massives nécessaires et de meilleures conditions de travail. A cela, il faut bien sûr ajouter la gratuité des tests pour un dépistage et un suivi de qualité, de véritables protocoles sanitaires dans les écoles, les lieux de travail, les lieux publics et les transports ; et enfin, une stratégie vaccinale réelle, à l’international, avec une levée des brevets sans laquelle jamais nous n’en finirons avec la pandémie et ses potentielles nouvelles souches.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Guadeloupe. Elie Domota interpellé en manifestation : exigeons sa libération immédiate !

Le militant syndicaliste et membre du Collectif des organisations en lutte en Guadeloupe Elie Domota a été arrêté par la police ce jeudi alors qu’il participait à une manifestation contre le passe sanitaire et sa transformation en passe vaccinal. Face à cette répression politique, réclamons la libération immédiate d'Elie Domota et l'amnistie de toutes les personnes condamnées depuis le début de la mobilisation.

Répression coloniale

À Petit-Pérou, où se tenait ce jeudi une journée de mobilisation contre la politique sanitaire autoritaire du gouvernement, le militant syndicaliste et membre du Collectif des organisations en lutte Elie Domota a été arrêté par la police. L’arrestation a été filmée par la chaîne Canal 10. Selon le communiqué de l’UGTG – syndicat dont Elie Domota a été le secrétaire général – les policiers ont « fait usage de gaz lacrymogènes, tiré en plein visage » alors qu’il manifestait pacifiquement.

Pour le syndicat, cette arrestation « est une provocation », alors que le militant est une figure du mouvement actuel contre le passe sanitaire et la cherté de la vie, mais également une figure des mobilisations guadeloupéennes et notamment du grand mouvement de 2009.

Après avoir envoyé les militaires et le GIGN pour mater la colère de la population, cette arrestation est une énième démonstration de la gestion répressive et coloniale de la mobilisation du peuple guadeloupéen.

Nous exigeons la libération immédiate d’Elie Domota, victime de la répression d’Etat, mais également l’amnistie de l’ensemble des personnes arrêtées et condamnées depuis le début de la mobilisation en Guadeloupe ! Solidarité !

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Picsou au gouvernement

Publié par anti-K

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Se syndiquer CGT ?

Certains diront « à être défendu », d’autres « à lutter tous ensemble ». En fait, les deux idées sont inséparables. Le syndicat sert à s’unir, à s’organiser et à agir collectivement pour se défendre dans la lutte des classes et conquérir de nouveaux droits.
Le syndicat d’entreprise est la base du syndicalisme, car situé au plus près du salarié. Il fonctionne avec les syndiqués qui proposent, orientent et décident de l’activité.

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