SYNDICAT CGT UNILEVER FRANCE HPCI

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Syndicat CGT Unilever HPCI France

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« La gendarmerie est intervenue dès la première Assemblée générale ». Grève chez Servair à Roissy

Depuis le 6 décembre, un mouvement de grève est en cours dans l'entreprise Servair à l’aéroport de Roissy, une filiale sous-traitante de Air France qui s’occupe des plateaux repas dans les avions. Ils réclament notamment l’application de la convention collective que l’entreprise leur refuse malgré une décision de justice l’imposant. Nous avons interviewé Manu, délégué syndical CGT à Servairs.

Interview

Crédit photo : © Antoine FLEURY-GOBERT / Wikimedia Commons
Catering Servair A380 CDG

Quel est le rôle de Servair sur le site de l’aéroport de Roissy ?

Depuis pas mal d’années, je suis délégué syndical central à Servair. Servair, à la base c’est une filiale d’Air France. Ça représente 6 000 salariés sur Roissy et Orly. Elle s’occupe de préparer les plateaux repas pour les passagers des compagnies aériennes. Ils font aussi du nettoyage des avions et accompagnement des passagers avec un handicap. Servair représente 2 500 salariés dans la maison mère plus 3500 qui sont des filiales à Roissy pour la plupart.

Comment s’est organisée la grève ? Quelles sont les causes de la grève et quelles sont vos revendications ?

On a organisé entre le 6 et le 11, six jours de débrayage le matin et le soir. A chaque fois, les débrayages durent 2 heures et demie le matin et le soir. On a refait la même chose vendredi et samedi dernier, deux jours pareil.

La grève s’organise autour de différentes revendications. Tout d’abord, on demande l’application de l’accord de branche de la convention collective. La boite existe depuis 50 ans, et ils la présentent comme une entreprise de restauration alors que c’est faux. Cela leur permet d’éviter d’appliquer les règles de la branche professionnelle. En septembre, ils ont pourtant été condamnés à appliquer la convention du transport aérien. Mais ils résistent car cela voudrait dire une augmentation de salaire. Tout ce qui permettrait de donner plus de choses aux salariés, ils refusent de l’appliquer.

Depuis avril 2020, il y a deux usines principales : une de 1300 salariés et une de 300. Les deux usines sont distantes de 2 km à Roissy. Depuis le premier confinement ils ont transféré toute l’activité du deuxième établissement dans le premier. Au début, il y avait moins d’activités à cause du covid et jusqu’à une certaine période il y avait beaucoup de chômage partiel et le boulot était réduit. Mais depuis avril 2021, le boulot a augmenté mais les activités des deux centres sont restées concentrées dans une usine. Cela pose beaucoup de problèmes de conditions de travail, notamment par rapport à l’épidémie. On conseille le télétravail mais nous on est une des rares usines où malgré le covid, ils ont regroupé les gens. Une usine où on était 1300 avant le covid, maintenant on est 2000. Nous on demande qu’ils réouvrent le deuxième établissement pour que nos lieux de travail soient remis aux normes. Même en dehors du covid pour avoir des conditions de travail dignes. Cette situation est aberrante quand on nous répète qu’il faut travailler à distance.

La troisième revendication concerne le billet d’avion. Avant le covid on avait des billets avec gratuité partielle. On avait ce droit jusqu’en 2020 mais la direction nous l’a enlevé. L’État donne des milliards à Air France, avec l’argument que c’est pour développer une politique écologique puisque le gouvernement leur a donné des critères de préservation de la planète. Ce qui devient risible c’est que les avions ont des places vides. Avant le covid on pouvait bénéficier de ces places. Avec nos impôts on aide Air France à sortir de la crise, mais la direction refuse que le personnel ait accès à ce type de billet et on fait voler des avions avec des places inoccupées. C’est une tromperie de dire que Air France préserve la planète avec les milliards qu’on leur a donnés.

Une autre de nos revendications concerne la cantine. Un des paradoxes de Servair c’est que c’est la boîte qui fait des plateaux repas mais la cantine est devenue ridicule. Ils font vraiment des économies sur tout. On mange dans des barquettes de foire pour les frites. On demande le rétablissement d’une cantine normale.

On réclame aussi l’embauche des intérimaires et des CDD. Avant le covid il y avait 500 postes permanents d’intérimaires. Quand il y a eu le covid ils les ont virés, ils ont pas eu le droit au chômage partiel. On demande l’embauche des intérimaires dans l’ordre d’ancienneté avant le covid.

Enfin, on demande le licenciement des directeurs qui font de la discrimination syndicale et de la corruption de délégués.

Quelle a été la réaction de la direction face à ce mouvement de grève. Est-ce qu’il y a eu de la répression ?

L’avantage de la direction c’est qu’à Roissy ils ont la gendarmerie qui intervient à tout bout de champ. Dès le premier jour, on faisait une AG dans la cantine et la gendarmerie est intervenue pour exiger que tous les salariés quittent l’entreprise pour qu’on soit obligé de quitter l’établissement. On a des badges délivrés par la police pour travailler car on est soumis à une réglementation où le préfet peut suspendre notre droit à travailler si on ne renouvelle pas notre habilitation.

Les gendarmes sont intervenus le premier jour en disant que l’AG devait s’arrêter et que tous les grévistes qui restaient dans la zone de l’établissement pouvaient se voir retirer leur badge pour travailler. C’est la première chose qui a eu une incidence sur le mouvement de grève. Après nous on a dénoncé le fait que la gendarmerie emmerde les grévistes mais pas les patrons qui ne respectent pas la convention collective.

La direction a utilisé un autre argument : une loi dans le transport aérien exige que les grévistes se déclarent 48h avant. Normalement dans le privé on peut faire une grève surprise. Mais dans l’aérien ils utilisent une loi pour les pilotes, pour exiger que les grévistes se manifestent 48h avant de démarrer la grève. Normalement, lorsque la loi est passée en 2012, elle était faite avec le prétexte de permettre à la compagnie d’informer les passagers. Mais maintenant les entreprises comme Servair utilisent cette loi non pas pour informer les passagers mais pour contrecarrer les effets de la grève. Pendant 48h ils réorganisent le boulot, ils font venir des intérimaires, des cadres, des mecs de repos, des non-grévistes. Comme ça, le jour où la grève démarre, ils atténuent énormément son impact. Nous on dénonce cela comme un détournement de la loi. Ils ont fait pareil dans la sûreté.

Depuis 8 ans que cette loi existe ils arrivent beaucoup à limiter l’effet des grèves. Tout se passe sous l’œil de la gendarmerie qui laisse faire. Et si on empêche des intérimaires de travailler, on va retirer ton badge et les donner au préfet. Ce sont des techniques que l’on connaît bien. Par contre, l’intervention de la gendarmerie dès le premier jour dans une AG c’était inédit.

Quelles sont les perspectives pour la suite du mouvement ?

Au niveau du moral des gens, le fait qu’il y ait eu les 6 jours c’est plutôt positif. L’ambiance dans la boite est un ras le bol, surtout depuis le covid. On est passé d’une période sans boulot en 2020 quand les avions se sont arrêtés, avec une peur de perdre notre travail à un regain de l’activité. Avec l’aide de l’État pour soutenir les boîtes, les gens ont appris à voir que les patrons qui passent leur temps à pleurnicher qu’ils ont pas d’argent, au final ils étaient bien soutenus pour traverser la période. La direction s’est servi de ça pendant un an pour bloquer les salaires, baisser les primes, trouver des syndicats pour signer des APC (Accord de Performance Collective). Les gens maintenant ont un peu la haine. Un ras le bol et une colère, une rage contre le fait qu’ils continuent de récupérer des milliards mais de faire des économies sur les salariés et être mis de côté. Ils racontent des trucs sur le sanitaire mais dans la boite les patrons font ce qu’ils veulent, nous on est les uns sur les autres. Et la gendarmerie ne dit rien.

À la boite ce côté là ressort beaucoup, l’impression d’être pris pour un imbécile.

On va continuer la grève en janvier. Il y a une autre grève à Orly en ce moment, dans une boite similaire à Servair : Orly Air traiteur. Ils étaient en grève pour les mêmes revendications. Mais la direction met la pression sur les grévistes, elle vient de convoquer un entretien pour licenciement d’un délégué syndical. On est en contact avec les grévistes d’Orly et on se soutient puisqu’on a les mêmes revendications.

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Forfait payant de 20€ aux urgences : Macron commence 2022 avec une nouvelle mesure anti-sociale

À compter du 1er janvier, passer aux urgences sans être hospitalisé impliquera de payer un « forfait patient urgences » de 20€ non remboursé par la Sécu. Pour 2022, Macron s'offre ainsi une nouvelle mesure anti-sociale.

Sécurité sociale

Crédits photo : AFP

Faire payer un prix fixe à tous les patients qui se présentent aux urgences sans bénéficier d’une hospitalisation, voilà le contenu de la mesure « forfait patient urgences » contenue dans le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale du gouvernement. Validée par l’Assemblée nationale, cette disposition entrera en vigueur au 1er janvier 2022 et remplacera le « ticket modérateur » jusqu’alors en place, dont le montant variait en fonction des soins reçus.

Comme le rappelle le journal Ouest-France, jusqu’à aujourd’hui, pour un passage aux urgences, le patient recevait au domicile une facture « d’un montant de 25,28 € s’il n’a pas besoin de soins à suivre », dont 80 % était pris en charge par l’Assurance Maladie, soit un reste à charge déjà élevé d’environ 5 €. Désormais, pour toute consultation aux urgences non suivie d’une hospitalisation, le patient devra directement sortir sa carte bleue et régler le tarif unique de 19,61 €.

Le gouvernement prétend ainsi simplifier la tarification des urgences, et renflouer les caisses de la sécu. En réalité, elle remet entre les mains des mutuelles privées le remboursement des consultations d’urgence. Ce qui entraîne des conséquences potentiellement grave pour l’accès à la santé des personnes les plus précaires. « Il y a sûrement des gens qui n’iront plus aux urgences par peur de devoir payer, alors qu’il le faudrait » explique notamment une source hospitalière.

En effet, bien que le gouvernement assure que les mutuelles prendront en charge ce coût et défend ce qui serait surtout une mesure « technocratique » qui ne changera rien pour le grand public - comme l’affirme Thomas Mesnier, député LREM au Huffington Post - elle aura un impact pour une partie de la population. D’après cette dernière source, environ « 5 % de la population, qui peuvent être des retraités ou des chômeurs par exemple » n’ont pas de complémentaire santé, soit plus de 3 millions de personnes qui devront souscrire à une assurance privée s’ils veulent éviter des frais supplémentaires aux urgences.

Et même lorsque les frais sont pris en charge par une mutuelle, il faut encore être en mesure d’avancer ces frais avant d’être remboursés. Une situation qui mettra potentiellement des vies en danger, puisqu’en allant aux urgences, il faudra désormais se poser la question : « puis-je me le permettre ? ». Question qui pourrait conduire de nombreux malades à tenter de s’auto-diagnostiquer eux-mêmes avant de se rendre aux urgences pour estimer leurs « chances » de se voir hospitalisés ou non.

Une mesure qui aggrave donc encore les inégalités d’accès aux soins, et qui ne répond en rien à la situation dramatique des services d’urgences en France, aujourd’hui complètement dégradés. Car, contre la lubie des urgences débordées par des patients qui n’auraient rien à y faire, la première cause d’engorgement c’est le manque de moyens et la casse de l’hôpital public organisé par les gouvernements successifs, qui sont exacerbés avec la crise sanitaire. Face aux politiques libérales de rentabilité de la santé et la casse de l’hôpital public, nous exigeons la gratuité des soins et des embauches massives dans le secteur hospitalier. À lire dans le programme de Révolution Permanente : « la santé ne doit pas être un “budget” mais un droit, universel, gratuit, financé non par notre salaire différé mais intégralement par les cotisations patronales et sur la base de la nationalisation de toutes les mutuelles et leur intégration à la Sécu, gérée par les professionnels du secteur et les usagers, garantissant un remboursement intégral des soins pour tous celles et ceux qui résident sur le territoire. »

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Omicron: au lieu de l'urgence sanitaire, l'Elysée s'engage derrière le patronat

Et bonne nouvelle pour les parents d'élèves qui prennent les établissements scolaires pour de la garderie, la rentrée des classes ne sera pas différée. Sans surprise donc, pour ne pas dénaturer les profits du capital, Emmanuel Macron, du haut de son conseil de défense sanitaire(sic), lui offre des mesures individuelles et générales totalement impuissantes.

 

Et droit dans ses bottes, le praticien hospitalier, qui a été adoubé ministre de la Santé, n'engage rien pour soulager l'Hôpital public. Mais Olivier Véran n'a-t-il pas été  député socialiste sous Hollande président et même chargé de réduire l'organisation et le financement des établissements de santé par la ministre socialiste de la Santé: Marisol Touraine? Tiens, le bonjour à Anne Hidalgo, candidate socialiste à la présidentielle!

Ben oui et si le gouvernement interdit de "consommer debout" dans les bistrots, il autorise d'être serrés à table comme des sardines. En revanche, dans les transports publics, notamment en région parisienne, interdiction d'avaler un sandwich. Mais à travers un masque et pressurés avec ses voisins de corvée pire que des harengs dans de la saumure, aux heures de pointe, qui s'y aventurait?

Bref, les sirènes du patronat ont retenti fortement aux oreilles de la droite, celle de l'Elysée et celle du parti de Sarkozy-Fillon-Pécresse. Ce week-end, le patron des patrons voyait une éventuelle fermeture des écoles comme une « difficulté majeure » pour l'économie de la France. En clair pour les profits du capital. Cette semaine, cette même logique patronale va faire réduire la quarantaine chez les contaminés et les cas contacts.

La colère des personnels de la Santé va s'accroitre dans les établissements publics où la fermeture des lits et le manque de moyen humain poursuivent leur chemin.Mais pas de jauge dans les meetings politiques, ni de masques prévus. Au nom de la démocratie dans le cadre de la campagne de la présidentielle d'avril 2022.

Au nom de quoi et dans le cadre de quoi?

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Les salariés de la Fnac se mettent en grève à la veille de Noël

20 minutes modernise son logo – Blog Shane

Publié par http://canempechepasnicolas.over-blog.com

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

SOURCE : L'Humanité

 
Vendredi 24 Décembre 2021
Le 27 octobre, à l’appel de la CGT, les salariés sans papiers se sont mis en grève devant leur entreprise pour réclamer leur régularisation. Pierrick Villette
 
Droit du travail. Le système Sepur visé par une enquête
Vendredi 24 Décembre 2021

L’entreprise de collecte de déchets est accusée d’avoir employé des étrangers sans papiers, d’avoir recouru abusivement à l’intérim et d’avoir racketté ses salariés.

 

La fin d’une ère dans le monde du ramassage de déchets ? C’est en tout cas ce qu’espèrent les salariés de la société de collecte Sepur. L’inspection du travail, sous la supervision du parquet de Versailles, est en train de diligenter une enquête contre l’entreprise – qui réalise des missions de service public pour le compte de collectivités territoriales d’Île-de-France – pour « emploi d’étrangers en situation irrégulière ». Le recours de personnes sans titre de séjour par la société de nettoyage n’était pas un mystère. À la fin du mois d’octobre, 59 employés de Sepur sans papiers, à l’appel de la CGT et aux côtés d’autres salariés de la région, s’étaient mis en grève pour réclamer leur régularisation. « Aujourd’hui, une quarantaine de ces 59 travailleurs ont obtenu une réponse favorable à leur demande de régularisation. Quelques cas bloquent encore, nous continuons de travailler pour que ces dossiers aboutissent », détaille Jean-Albert Guidou

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Publié par FSC

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Depuis 1980 les salaires baissent…

Publié par anti-K

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Auchan, Carrefour... Grèves inédites dans la grande distribution pour l’augmentation des salaires

Depuis vendredi dernier, les travailleurs des grandes surfaces Carrefour et Auchan sont en grève pour l’augmentation de leur salaire. Un mouvement national rarement vu qui répond au mépris des directions envers les travailleurs et travailleuses qui ont continué à travailler la boule au ventre depuis le début de la crise sanitaire.

Mouvement ouvrier

Crédits photo : AFP

A la veille des fêtes de fin d’année les travailleurs de la grande distribution relèvent la tête et font entendre leur mécontentement. Dans la lignée des mobilisations à Leroy Merlin et Décathlon il y a quelques semaines, c’est au tour de Carrefour et Auchan de voir les grèves émerger à l’initiative d’inter-syndicale depuis la mi-décembre revendiquant l’augmentation des salaires. En région parisienne, le Carrefour d’Ivry-sur-Seine a été bloqué ce mardi par les grévistes, à Bordeaux les travailleurs d’Auchan se sont mis en grève au niveau du magasin et dans les sites logistiques fin de semaine dernière, dans le pas de Calais plusieurs enseignes sont aussi dans le mouvement, de même en Paca. En bref, une mobilisation juste avant les fêtes de Noël aux quatre coins de la France. Selon 20minutes, une trentaine d’enseignes d’Auchan ont appelé à la grève vendredi dernier. La CGT Carrefour appelle à la grève jusqu’au 23 décembre.

Que ce soit à Carrefour ou à Auchan, les travailleurs ont les deux dernières années passées en travers de la gauche. Alors qu’ils ont continué de travailler la boule au ventre au début de la pandémie, ils font face aujourd’hui au plus grand mépris de la direction entre négociations dans le cadre des NAO ridicule et plans de restructuration.

À Carrefour, les grévistes se battent contre les miettes mises sur la table par leur direction qui propose 1 % d’augmentation de salaire. Nous avons interrogé un délégué syndical de l’hyper-Carrefour à Bercy 2 indigné : « Gardez vos 1 %, ce n’est pas une augmentation, les organisations syndicales qui ont signé ce torchon c’est une honte, sur les majorités des salariés qui sont à 1 200 € ça va être 10€, 11 € d’augmentation, c’est une honte. De l’autre côté le PDG Bompard il augmente son salaire à coup de millions. » Ce mercredi, dans les colonnes de Sud Ouest nous pouvions lire la réaction d’Ina Kingue, caissière depuis 17 ans dans l’enseigne : « 1 % d’augmentation, pour moi, c’est dix euros supplémentaires. Ils sont fous de penser que c’est suffisant ! ». Même tonalité pour Laurent Lamaury, délégué syndical CGT des magasins Carrefour Market, qui explique pour L’Humanité : « La majorité des salariés des différentes sociétés de Carrefour, Market, hypermarchés, entrepôts, etc., ne touchent que 1 250 à 1 300€. 1 % de revalorisation des salaires, ça ne fait même pas 13€ par mois […]. Pire, pour les personnes employées en temps partiel, en majorité des femmes, la revalorisation ne représente que 7 euros ! ». Un mépris d’autant plus fort de la direction de Carrefour et - son PDG Alexandre Bompard - prépare depuis plusieurs mois le projet de « location gérante ». Rencontrant un profond rejet de la part des salariés, le délégué syndical de l’hyper-Carrefour à Bercy 2 nous explique : « C’est un plan social déguisé, il permet à total de se désengager envers les salariés qui sont revendus à un repreneur. Tout restera Carrefour sauf les salariés. » Autrement appelé « plan Bompard », celui-ci a de lourdes conséquences car « en moyenne les salaires vont baisser de 30%, et nos conditions de travail vont fortement se dégrader. […] Mis bout à bout, cela va nous faire perdre 2000€ à l’année. Par exemple les majorations des heures de nuit vont baisser, nous allons perdre la sixième semaine et toutes les protections que nous avons acquises par la mobilisation avec Carrefour. La santé des travailleurs est compromise. » C’est ce qu’explique aussi le tract de la CGT : « Le plan Bompard n’a aucun autre objectif que l’augmentation de la rentabilité, de la pressurisation des salaires, de la productivité, la suppression de plus de 20 000 emplois, l’automatisation, l’augmentation des amplitude horaires et des jours d’horaire ». Le temps des remerciements et des beaux discours de la direction sont bien loin, et les travailleurs font preuve de détermination à l’image des images combattives du Carrefour d’Ivry sur Seine totalement bloqué par les grévistes comme le rapporte ce reportage de France 3.

C’est la même chanson chez le groupe Mulliez, qui, après avoir connu les mobilisations à Leroy Merlin et Décathlon, voit émerger des mouvements de grève dans son enseigne Auchan. A l’instar de Leroy Merlin, la direction avance une augmentation de 2,2% des salaires, soit un montant inférieur à l’inflation actuelle. Repris par 20minutes et Boursorama, Gilles Martin, délégué syndical de la CFDT affirme : « ce n’est pas acceptable, on nous a qualifiés de héros pendant la crise sanitaire, tout ça pour nous proposer des augmentations plus faibles que l’inflation, le versement de 750 millions d’euros de dividendes aux actionnaires cet été a été la provocation de trop […]. Il y a un trop grand décalé entre les patrons et les bas salaires, qui n’arrivent pas à boucler leurs fins des mois. » Une situation qui a poussé une trentaine de magasins Auchan à prendre le pas du mouvement dans des ambiances souvent combattives comme à Buchelay dans les Yvelines où les salariés ont défilé dans la galerie marchande rythmée au cri de « salariés en colère ». Selon l’Humanité, à Carvin dans le Pas de Calais les travailleurs ont accroché sur les grilles du site une banderole expliquant que « qui sème la misère récolte la colère  ». Nous pouvons lire dans la Charente Libre que l’augmentation de 2,2% des salaires revient à une hausse de « 38€ bruts par mois, c’est dérisoire par rapport à ce qu’a fourni » proteste Clément Bruneau, délégué syndical d’Auchan en Charente. Pourtant, comme le dit Nathalie Prieur, déléguée syndicale CFDT à Auchan Perpignan dans L’Indépendant : « chez nous, une hôtesse de caisse au plus haut niveau, avec 23 ans d’ancienneté, ne gagne que 1250 € par mois pour 35 heures par semaine ».

« Héros » du début de la crise sanitaire, les employés de la grande distribution sont venus travailler au péril de leur vie comme l’explique le délégué syndical de Carrefour Bercy 2 que nous avons interrogé : « nous sommes venus travailler pendant la crise sanitaire, la direction ne le dit pas officiellement mais un collègue est surement mort après avoir attrapé la Covid-19. Plusieurs sont allés en réanimation. » D’autant plus, au-delà du mépris exprimé par les directions, l’inflation actuelle sur les différents coûts de la vie,que ce soit les denrées alimentaires, le carburants ou l’énergie ne rendent que plus compliquées les fins de mois après l’effort exceptionnel demandé depuis le début de la crise sanitaire. D’après RMC, le 10 du mois il reste en moyenne pour les salaires les plus modestes 55 euros dans le portefeuille des travailleurs. C’est donc une colère légitime qui s’exprime et un combat pour la dignité. Au niveau d’Auchan , les syndicats réclament 5% d’augmentation des salaires, au niveau de Carrefour, les grévistes demandent la hausse des revenus à 2 000 €.

Les mobilisations pour l’augmentation de pouvoir d’achat se multiplient ces dernières semaines chez celles et ceux qui malgré leur engagement durant la crise sanitaire font face au mépris de leur direction à présent. Il est évident que la question des salaires est une priorité pour une absolue majorité des travailleurs. Le groupe Mulliez n’est pas épargné par ces contestations, au contraire c’est même à Leroy Merlin que les salariés mobilisés ont montré la voie en obtenant une victoire sur les salaires par la grève et l’auto-organisation dans un secteur peu habitué à ces conflits. La lutte des salariés pour refuser des augmentations de salaire indignes est importante, dans la continuité des mouvements qui ont éclaté récemment à Décathlon, Sephora, Labeyrie, Arrivé Maitre-Coq, etc. Des mobilisations qui ont tout intérêt à se coordonner pour renforcer leur lutte et à exiger un plan de bataille des directions syndicales pour étendre la colère contre les faibles augmentations de salaire.

Enfin, il est essentiel d’exprimer des revendications radicales sur le terrain du pouvoir d’achat pour refuser que les travailleurs payent les pots cassés de la crise et s’attaquer aux profits gigantesques des grandes entreprises, en particulier celles de la grande distribution. C’est ce que proposent de défendre Anasse Kazib et Révolution Permanente dans la campagne présidentielle en portant l’augmentation de 300 € de l’ensemble des salaires et minima sociaux, un SMIC à 1 800 euros net et une indexation sur les prix, tout cela financé par le profit accumulé du patronat depuis maintenant trop longtemps.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux
Drame social. Un salarié d’Aldi se suicide dans son magasin

Le 8 décembre dernier, un salarié d’Aldi s’est donné la mort dans son magasin. Son suicide serait liée à de la souffrance au travail et à la « pression » subie.

Mort au travail

Crédits photo : Leon Kuegeler / AFP

Selon La Marseillaise, le 8 décembre dernier, un cadre du magasin Aldi à Fos-sur-Mer dans les Bouches-du-Rhône mettait fin à ses jours sur son lieu de travail. Il a été retrouvé pendu dans la réserve. gé de 47 ans et père de trois enfants, il subissait selon sa compagne « une forme de pression » dans son travail, selon laquelle « il fallait tout faire et être sur tous les fronts ». Il avait été placé en arrêt maladie un mois avant et la famille a décidé de porter plainte contre Aldi.

Ce suicide n’est pas un cas isolé dans le secteur de la grande distribution et exprime l’ampleur des violences et des souffrances au travail que subissent les travailleurs et les travailleuses au quotidien et qui se sont exacerbées avec la crise sanitaire dans de nombreux secteurs. Le contexte dans lequel a lieu ce suicide fait apparaitre un cynisme brutal, entre chiffre d’affaire en hausse, restructuration, licenciements et aides d’État. En effet, Aldi a vu son chiffre d’affaires augmenter de 92,95% entre 2019 et 2020 pour un montant total de 66 841 300 euros. Une augmentation qui doit tout au « travail essentiel » qu’ont continué de fournir les salariés, y compris durant les différents confinements.

Nous adressons toutes nos pensées à la famille de la victime.

Publié par REVOLUTION PERMANENTE

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Publié le par Syndicat CGT Le Meux

Et le pointage appuyé du pouvoir et les médias contre les non-vaccinés (qui au demeurant sont divers, du refus de principe à la difficulte ou l'impossibilité d'accès aux soins) ressemble étrangement à une entreprise de division et à une tentative de faire oublier la casse du service hospitalier public mis en grande difficulté ... bien avant la pandémie!

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La position de la CGT lors de la rencontre avec le patronat et le pouvoir

 

L’ensemble des organisations syndicales et patronales ont désapprouvé cette proposition.
 
Compte rendu de la réunion du 20 décembre 2021 avec le Ministère du travail
Montreuil, le 21 décembre 2021 :
 
Le ministère du travail a tenu une réunion avec les organisations syndicales et patronales le lundi 20 décembre portant sur l’extension du pass sanitaire à l’ensemble des travailleurs.
La proposition présentée consiste à généraliser aux salariés du privé comme aux agents du public soit à 25 millions d’actifs une sorte de permis de travail fondé sur les mêmes principes que celui qui a été imposé aux 2 millions de salariés de plusieurs professions en septembre dernier: à savoir un pass sanitaire qui prévoit soit un schéma vaccinal complet, soit une guérison récente du Covid, soit un test négatif de moins de 48 h.
L’ensemble des organisations syndicales et patronales ont désapprouvé cette proposition.
La CGT a repris les mêmes arguments développés depuis de nombreux mois sur la place du service public et en particulier la nécessité de renforcer les services de médecine du travail et l’accompagnement social des personnes les plus éloignées de l’emploi ou dans la précarité.
Plus convaincre que contraindre et éviter toute nouvelle décision de restriction des libertés qui divisent les salariés sur les lieux de travail.
Seuls 2 millions de salariés ont pu bénéficier de la vaccination par les services de médecine du travail sur 25 millions d’actifs, cela démontre la casse de ce service public, qui ne peut même plus vacciner sur un même site les salariés du donneur d’ordre et les sous-traitants, qui ne touchent pas les précaires…
Développer l’aménagement des entreprises pour faciliter les protections des salariés (capteurs, aération, matériel de protection…).
Réglementer le télétravail.
Favoriser une vraie politique de vaccination de masse à l’échelle mondiale en libérant les brevets.
Ne pas faire travailler les soignants malades ou positifs au Covid à l’hôpital ou dans les EHPAD pour pallier une politique mortifère du service public de la santé.
Devant le refus unanime des OS et Op la ministre a conclu sur la nécessité de poursuivre les échanges.
Il est à noter que ces décisions devront faire l’objet d’un ajout dans le projet de loi traitant du pass vaccinal envisagé pour l’accès aux loisirs (restaurants, cinéma…) et ne pourrait donc pas entrer en vigueur avant le courant du mois de janvier.
 
Publié par CGT COMPIEGNE FACEBOOK
 
Aux ordres de l’UE-MEDEF, Macron a réduit de 14 milliards d’euros les dépenses de l’assurance maladie et supprimé 14 000 lits d’hopitaux
VACCIN : refus du pass vaccinal au travail

Le projet de loi de finance de la Sécurité Sociale pour 2022 a été « débattu » à l’ Assemblée Nationale. Il a été adopté avec 20,4 milliards d’€ de déficit. Macron avait promis de faire 15 milliards d’économies sur les prestations de l’Assurance maladie en début de mandat, il a presque atteint son objectif, puisqu’il a réduit la dépense de 14 milliards. Cette « promesse » correspond aussi à la disparition de 14000 lits d’hôpitaux, six mois avant la fin de son mandat.

Mais c’est également le résultat de l’application du projet austéritaire de 2018 annoncé par sa ministre de la Santé, Agnè Buzyn, de début de mandat, intitulé « Ma Santé 2022 ».L’arrivée de la pandémie n’a pas stoppé pour autant ce projet de réduction des économies sur la protection sociale, au contraire il a été poursuivi par Olivier Véran, l’actuel ministre de la santé. 5700 lits ont ainsi été supprimés dans les hôpitaux publics en 2020, en plein pandémie.

Dans ce projet Macron avait bien projeté des fusions d’hôpitaux (les GHT) qui sont en chantier, avec pour conséquence la diminution de l’offre de soin et la suppression de 20 % de lits par la disparition d’hôpitaux. Les conditions de travail des personnels se sont gravement détériorées (dépression, anxiété, épuisement professionnel )notamment dans les services des urgences, la tendance était déjà observable avant l’épidémie, ont conduit certain personnels à la démission et il s’en est suivi la fermeture de services par manque de médecins et personnels soignants.

La politique de santé du gouvernement français correspond en réalité à la commande de la Commission européenne de destruction de l’hôpital public et de la sécurité sociale dans tous les pays de l’UE au nom de la réduction des coûts et de la rentabilité de la santé et de sa privatisation. En ce sens ces 20 dernières années, la Commission européenne a ordonné à 63 reprises la diminution des dépenses de l’hôpital public. C’est en particulier, avec le recul de l’âge de départ à la retraite et la baisse de l’indemnisation des chômeurs, l’un des points récurrents de ses diktats exprimés par les recommandations par pays notifiées au gouvernement français dans le cadre du semestre européen. Rappelons que ces « recommandations » sont des ordres : si elle ne sont pas appliquées la Commission européenne a le pouvoir de censurer le budget de l’État qui ne s’y plierait pas. Tout en le mettant sous la pression sanglante des marchés financiers puisque l’euro interdit le financement monétaire via la banque centrale pour les budgets publics. Dans le même temps, la banque centrale européenne et la commission européenne ont distribué sans aucun contrôle jusqu’à plus de 60 milliards d’euros chaque mois aux grandes banques et aux multinationales. Et décidé d’un « plan de relance » qui leur apporte là encore une manne financière sans précédent. Bref, l’euro c’est l’austérité pour les travailleurs avec la casse des services publics et la baisse des salaires, mais c’est les coffres ouverts pour les milliardaires. C’est la dure loi du système, de ce capitalisme monopoliste d’État, dont l’UE et l’euro sont les armes d’exploitation massive des travailleurs, imposant chaque jour la dictature de classe plus violente et fascisante.

Pour la santé, comme pour le reste, pour s’en sortir, il y a donc urgence de sortir de l’Union Européenne, de l’Euro et du Capitalisme. C’est vital. C’est bien le sens des mesures d’urgence proposées par le PRCF avec Fadi Kassem dans le cadre de la campagne présidentielle 2022 avec la construction de l’Alternative Rouge et Tricolore.

Gabriel & JBC pour www.initiative-communiste.fr

 

Publié par FSC

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